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mercredi 26 novembre 2014

Hollande en campagne a réglé 700.000 euros à la société des proches de Kader Arif

Mediapart porte le pet sur les agissements de la bande à Hollande

Encore une amitié encombrante de Hollande
L’amitié de Kader Arif devient de plus en plus embarrassante pour François Hollande. Les contrats juteux avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées de Martin Malvy et le ministère de la Défense de Jean-Yves Le Drian ne sont pas les seuls entachés du soupçon de favoritisme visés par une enquête préliminaire sur  sociétés d’événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d’État démissionnaire. D’après des informations recueillies par Mediapart, la première d’entre elles, AWF Music, a aussi encaissé plus de 700 000 euros du candidat Hollande.
Cette entreprise du frère de Kader Arif, spécialisée dans l’image et le son,  a travaillé pour le candidat Hollande pendant la primaire socialiste de 2011 et la présidentielle de 2012 et  pour environ 700.000 euros, d'après des factures livrées à Mediapart. 
La collaboration a été brutalement interrompue à un mois du premier tour. En compensation, le PS aurait versé un "dédommagement" à l'entreprise.

Un chauffeur algérien qui a bien su prendre l'ascenseur social

Fils de harki débarqué en France à l’âge de 3 ans, ancien rugbyman (talonneur au Castres Olympique au début des années 80), Abdelkader Arif est entré au parti socialiste en 1983 où Lionel Jospin alors conseiller général de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste mise en 1987 sur ce militant de la diversité au crâne rasé et lui fait grimper tous les échelons à Toulouse jusqu'à lui confier la fédération de la Haute-Garonne, une des plus grosses de France, de 1999 à fin 2008. "Je ne suis pas le représentant d'une communauté: c'est d'abord l'appartenance à une classe sociale qui compte, le fait d'être immigré ajoute à la difficulté", assure Arif. Il est toutefois l'un des fondateurs et le vice-président de l'association France plus dès 1983. 

Ce fils d'ouvriers harkis illettrés construit lui-même sa réputation de détermination, expliquant : " J'avais la rage au ventre, une envie de donner toute mon énergie, un besoin d'appartenance à la République et de reconnaissance citoyenne". 

Lorsqu'il est conseiller général de Cintegabelle à partir de 1988, Jospin en fait un chargé de mission, en réalité, son chauffeur. A la fin des années 1990 Arif travaillait à la faculté du Mirail, pour l'université qui lui délivra en 1999 une maîtrise-maison en communication. Après la défaite de Jospin, le 21 avril 2002, Kader Arif renvoie l'ascenseur à l'ancien Premier ministre, lui permettant de renouer pour la première fois avec la vie politique, lors d'un meeting  à Toulouse au cours de sa campagne pour les élections européennes de juin 2004. Député européen du grand Sud-Ouest depuis 2004, Abdelkader Arif a aussi fait partie des rares socialistes à plaider à l'été 2006 pour une candidature Jospin à la présidentielle de 2007.
Depuis les instances dirigeantes du PS dont il fait partie depuis 2000, Arif a toujours été proche d'un autre disciple de Lionel Jospin, François Hollande, premier secrétaire de 1997 à 2008. Après les déboires de Hollande face à Ségolène Royal en 2007 et ceux de Dominique Strauss-Kahn qui devait se porter candidat à l'Elysée, il se tient auprès de Hollande dans son cheminement vers la présidence de la République. Arif fait figure de hollandien de la première heure. "Hollande incarne le rêve français, qui consiste à dire à chacun, quelle que soit son origine, qu'il appartient à une nation commune", déclare-t-il opportunément.


Kader Arif mêle aussi le sens des affaires et esprit de famille 

P
arallèlement à sa vie politique, l'ancien chauffeur et homme fort du PS de Toulouse, Arif partage  depuis 1998, avec son frère Aissa la société immobilière AA (comme Abdelkader et Aissa, leurs deux prénoms), dont il indique dans sa déclaration de patrimoine qu’elle " ne détient aucun bien". 

Or, la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif a travaillé 
pour la campagne présidentielle 
de François Hollande.
 Une activité familial qui vaut aujourd’hui à ce proche de François Hollande, la perte de son poste de secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants. Car son frère Aissa, Nathalie, l’épouse de ce dernier, et leurs deux fils Nassim et Idriss sont sous le coup d’une " enquête préliminaire" du nouveau Parquet général financier, soupçonnés de favoritisme lors de l’obtention de marchés publics

Le dossier de conflit d'intérêts est sensible. 
AWF Music et AWF, les deux sociétés d’audiovisuel d’Aissa Arif et de ses enfants, ont décroché plus de 2 millions d’euros de contrats au Conseil régional Midi-Pyrénées à majorité socialiste, dans le fief de l’ex-secrétaire d’Etat.


AWF Music a ainsi participé à l’organisation de plus d’une vingtaine de meetings de l'actuel président de la République, lors des primaires du Parti socialiste, puis pendant sa campagne présidentielle de 2012. 
Et le président Hollande a pourtant maintenu Kader Arif à son poste aux Anciens Combattants dans tous les gouvernements Ayrault I et II, puis Valls I et II...

vendredi 21 novembre 2014

Kader Arif, proche de Hollande, chassé du gouvernement sur soupçons de favoritisme

Enquête autour du secrétaire d'Etat: de la perquisition à la démission, par respect de la fonction ...

Une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués par le secrétaire d'Etat Kader Arif à des proches
Des soupçons ont conduit à une perquisition dans un service du ministère de la Défense. Suite à la récupération d'une information du site du magazine régional La Voix du Midi  par Médiapart, site trotskiste d'investigation par téléphone et sur internet, la police judiciaire avait perquisitionné la sous-direction des achats du ministère, le 6 novembre. Secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Kader Arif est placé sous l'autorité du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête avait pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère et sa belle-soeur, puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la Région Midi-Pyrénées.

Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement sous prétexte que ces mises en cause émanaient de l'opposition de droite au Conseil régional. L'enquête préliminaire a été ouverte à la suite d'un "signalement" déposé par le groupe "Osons Midi-Pyrénées" du Conseil régional. Dès le 12 septembre, ses locaux ont été perquisitionnés par la police et le Parquet de Toulouse s'est dessaisi pour confier le dossier au magistrat qui a une compétence nationale. 
L'enquête avait suivi son cours et s'est attachée à déterminer si les procédures d'appels d'offre ont notamment été respectées. Les enquêteurs agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire menée par le parquet national financier (PNF) qui avait récupéré mi-septembre un dossier initialement ouvert à Toulouse. La création du parquet national financier a été votée en décembre 2013 par le Parlement, après le vif émoi suscité par l'affaire Cahuzac.

Figure importante du PS en Midi-Pyrénées, proche du chef de l'Etat, Kader Arif était monté sur ses grands chevaux, dénonçant à l'automne des "amalgames et des insinuations". L'enquête avait été déclenchée par un signalement d'élus de l'opposition de droite du Conseil régional.
VOIR et ENTENDRE le vertueux secrétaire d'Etat de Ayrault, puis de Valls, clamer son innocence le 11 septembre:

Poids lourd du parti socialiste en Midi-Pyrénées, K. Arif avait affirmé qu'il n'a "rien à voir avec ça" et a regretté des "amalgames et des insinuations". De son côté, M. Malvy a estimé que l'enquête mettrait fin aux "persiflages".

Pas de justice spectacle et de mise en examen(!), 

mais Arif démissionne...

Arif, viré du gouvernement par Valls
Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants a présenté sa démission à Manuel Valls et François Hollande l'a acceptée. 

Il est remplacé par un instituteur devenu directeur d'école primaire et même carrément inspecteur de l'Éducation nationale..., le sénateur PS de la Moselle Jean-Marc Todeschini (à droite), qui connaît déjà ce ministère pour avoir occupé le poste de chef de cabinet du mosellan Jean-Pierre Masseret (1997-2001) dans le gouvernement Jospin.

Kader Arif a affirmé avoir choisi de démissionner "par respect pour la fonction ministérielle" et "par respect" pour les commémorations et le monde combattant dont il avait la charge.
N'est-ce pas trop de respect soudain chez cet honnête homme ?


samedi 6 novembre 2010

Le torchon brûle entre les régions et le gouvernement

L'Association des régions de France serait-elle totalitaire ?

Rien ne va plus entre les régions de gauche et le gouvernement

L'ARF se vide
Les trois conseils régionaux gérés par la droite - sur 26 au total - ont quitté leur association commune, l'ARF, et aucun ministre n'a participé à son congrès annuel vendredi.
Le président de la région Réunion Didier Robert (UMP) et celui de la Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG élu avec le soutien de l'UMP) ont annoncé leur départ de l'ARF.
Ils suivent l'exemple du président d'Alsace, Philippe Richert (UMP), qui avait présenté son initiative mercredi et préside depuis septembre une nouvelle association rivale, l'Association des élus de régions de France (AERF).

Le président PS de l'ARF polémique

Alain Rousset, le camarade président, a aussitôt accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "imposé" à La Réunion et à la Guyane de quitter l'association.
"Le président de la République a convoqué hier (jeudi) les présidents de région de droite pour leur imposer de démissionner de l'ARF", a commenté M. Rousset en marge du congrès. "Jamais un tel geste n'a eu lieu", a-t-il admis.
Rousset est un mal-aîmé! Il observe en effet que, pour la première fois, aucun ministre n'a participé au congrès. "Une invitation a été envoyée au Premier ministre qui nous a répondu de manière très républicaine qu'il ne pourrait pas venir, mais il ne nous a pas dit par qui il serait remplacé", a-t-on déploré à l'ARF. Le rapporteur de la commission des lois à l'Assemblée Gilles Carrez (UMP) ne suffit sans doute pas à flatter la vanité du président de l'ARF et qu'il ait participé à une table ronde ne flatte pas son ego.

Comme pour confirmer que l'affaire n'est qu'un moyen pour Rousset de marquer sa réélection à la présidence en avril 2010, son principal rival au sein de l'ARF s'est également saisi de ce sujet pour se donner quelqu'importance après son échec. "C'est une honte qu'il n'y ait aucun représentant de l'Etat", a dans l'indifférence générale estimé Michel Vauzelle (PS), le président de PACA, région n'a toujours pas changé de nom. Dans La Provence du 22 mars dernier, Michel Vauzelle avait avoué s'intéresser de très près à l’Association des régions de France (ARF). "Je vais en briguer la présidence, avait-il indiqué. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy." Qui a dit que l'ARF ne fait pas de l'anti-sarkozysme primaire ? (lien)

Le président de la région Auvergne, René Souchon (PS), en a aussi profité pour s'en prendre Brice Hortefeux ou Alain Marleix, puisqu'ils représentent des menaces régionales d'envergure, en tant qu'élus du Conseil régional. Malgré leurs nombreux engagements, respectivement en qualité de ministre de l'Intérieur et de secrétaire d'Etat aux collectivités, il leur fait le procès de leur absence à ce congrès.

Jean-Paul Huchon (PS, Ile-de-France) n'a pas manqué de perspicacité en expliquant que la défection que les régions sont majoritairement à gauche depuis 2004. Mais il n'a pas noté que ce congrès est le dernier d'une association appelée à disparaître.

Mort programmée des Régions


Le seul objectif de la réforme territoriale, actuellement à l'étude au Parlement, "est la création du conseiller territorial" qui doit remplacer à partir de 2014 conseillers généraux et régionaux, "ce qui va aboutir à la disparition de la région qui perd ses outils et ses élus", a expliqué le nostalgique Martin Malvy (PS, Midi-Pyrénées).

Face aux critiques de mauvaise gestion formulées contre les régions de gauche (lien PaSiDupes), M. Malvy a souligné qu'"elles disposent de plus de 2 milliards d'euros d'autofinancement net". Il a prétendu que les milliards allaient disparaître avec la réforme, comme si les Conseils territoriaux devaient pouvoir s'en passer. Bizarre encore, puisqu'en 1998 les membres de cette association voulurent "mettre en commun les expériences vécues dans les régions avec le transfert des compétences décidé par les lois de décentralisation".
Cette réforme sera remise en cause après l'élection présidentielle de 2012 en cas d'alternance, a prévenu J.-P. Huchon.

Ségol'haine Royal s'est encore faite porter pâle. Mais l'absence de la présidente de Poitou-Charentes n'a créé aucun manque. Elle souffrirait d'une angine blanche et diplomatique mais ses camarades présidents ne souffrent pas de son absence: les messages de prompt rétablissement n'affluent pas.

Le PS n'est pas à une contradiction près

Ceux qui vont mourir te saluent
Pour François Bonneau (région Centre), la "décentralisation" serait, paradoxalement, à la fois "une volonté de pouvoir extrêmement personnel", et "une vision où tout doit être marchandisé", parce que "l'Etat veut moins d'action publique".
M. Rousset a jugé que les difficultés avec l'Etat ne sont pas un problème gauche-droite: "c'est un problème girondins-jacobins, la décentralisation et la modernisation, contre la ringardise et la régression".

Principales réformes du territoire
C'est à l’Assemblée constituante que nous devons les modalités d’un nouveau découpage territorial de la France, le premier, en 1789, tandis que la loi du 21 mai 1790 créa le Conseil général de la commune de Paris. Déjà la soif de pouvoir ?
La Constitution du 22 frimaire an VIII maintint le département, mais son administration fut profondément modifiée et la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) institua les préfets, nommés et révoqués par le Premier Consul, puis par l’Empereur.
Sous la Ve République, apparaissent les vingt et un préfets de région, par décrets du 14 mars 1964 et la région parisienne est réorganisée en 8 départements par la loi du 10 juillet 1964. La réforme territoriale est donc un long processus qui n'a pas été engagé aujourd'hui pour déplaire au PS d'Aubry.

Enfin, les lois de décentralisation datent de ...mai 1981 et mars 1983.
Le gouvernement de Pierre Mauroy, premier ministre et maire de Lille,
et de son ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Gaston Defferre,
maire de Marseille les font voter. Elles créent une nouvelle catégorie de collectivités locales : les régions.

En Régions, la gauche ne respecte pas la minorité

Depuis les dernières élections régionales en mars, 23 régions sur 26 sont gouvernées à gauche, tandis que l'Alsace, la Réunion et la Guyane sont à droite.
En annonçant son départ de l'ARF, M. Richert avait reproché à l'association de n'être plus qu'"une amicale d'opposition au gouvernement". Depuis les dernières élections régionales, elle est devenue une officine militante anti-gouvernementale dont la seule raison d’être est la critique systématique de l’action du président de la République.Cette attitude est notamment incarnée par M. Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire."

mardi 25 mai 2010

Ariège: roué de coups par 3 camarades socialistes !

Echec de la politique de prévention interne au PS ?...

Michel Teychenné est ancien député européen (2008-2009) et ancien premier secrétaire fédéral (1999-2003) du Parti socialiste (PS) en Ariège.
=> De 1986 à 1988, il fut assistant parlementaire de Lionel Jospin, député de Haute-Garonne et Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
=> De 1988 à 1992, il fut aussi chargé de mission au cabinet de Lionel Jospin, ministre d'État, ministre de l’Education nationale.


En 2007
, il adhéra à Désirs d'avenir et soutint Désirdavenir Royal jusqu'à sa défaite à la présidentielle.

Le responsable socialiste a été roué de coups jeudi dernier par trois militants de son parti à la sortie d'une réunion de section à Pamiers (Ariège), a révélé le Parquet de Foix.
M. Teychenné a été blessé au visage et hospitalisé après ce que le parquet a appelé "une altercation et un échange de coups entre personnes du même parti le 20 mai". L'élu a porté plainte pour blessures volontaires avec plus de 8 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
Une des trois personnes mises en cause par M. Teychenné a également porté plainte contre une cinquième personne qui l'a légèrement blessée, entraînant une ITT de 3 jours.

"Je regrette que mes agresseurs se disent socialistes. Recrues "low cost" à la section de Pamiers, leur comportement n'a rien à voir avec nos valeurs", a déclaré ce politicien de 52 ans sur son blog, où il a diffusé une photo le montrant avec le visage tuméfié (ci-dessous). Il y écrit: «Les 10 jours d’arrêt ne seront pas de trop, mais j'ai retrouvé une vision à peu près normale. Les céphalées restent fortes, et la dent cassée me fait souffrir. Quant à la couleur des hématomes, elle reste bleu foncé... foncé ! »
Les protagonistes de cette affaire devaient être entendus cette semaine par le procureur afin de tirer l'affaire au clair.

Michel Teychenné est en rupture avec la direction départementale du PS.

Il milite à L'Espoir à gauche, animé par l'illustre Peillon-la-honte (Lire PaSiDupes).

Mais il affirme avoir été écarté de la liste socialiste aux Régionales en raison de son homosexualité (il représenta le PS à la gay pride de Bucarest), ce que dément la direction du PS. Martin Malvy, toujours président PS de région, était mis en cause. Lire Rue89

Nono Montebourg annonçait justement sa volonté de « changer le visage de la gauche »



C'était au cours du Talk Orange-Le Figaro, mais il semble bien que le député PS et président de la commission rénovation du PS arrive après la bataille...



Petits rappels de PaSiDupes

La brutalité socialiste à l'Assemblée nationale, avec Cambadélis, menaçant D. de Villepin du poing.

dimanche 11 avril 2010

Xynthia: la Royal indifférence de Poitou-Charentes pour la Charente-Maritime

Bussereau renonce à un "impôt Xynthia"

Le président du Conseil général de Charente-Maritime annonce renoncer à son projet d'augmentation de 6% des impôts dans son département pour financer les dépenses engendrées par la tempête Xynthia. Ce projet devait être soumis au vote des conseillers généraux le 16 avril.

Bussereau n'est pas Bartolone. Ni d'ailleurs Montebourg

Les emprunteurs toxiques ont pris des risques et appellent maintenant l'Etat au secours. Mais pour faire face aux coûts de la catastrophe naturelle occasionnée par la tempête, la Charente Maritime ne comptera que sur elle-même.

Selon le président Dominique Bussereau (UMP), le département fera ce qu'il faudra pour dépenser environ 27 millions d'euros, qui a ravagé le littoral vendéen le 28 février. "Nous avons la possibilité de ne pas augmenter l'impôt", a déclaré Dominique Bussereau lors d'un entretien téléphonique.
Il a précisé avoir pris en compte trois éléments:
- l'aspect "anxiogène" d'un nouvel impôt "au moment où les gens sont dans une grande détresse dans le département".
- de plus, "le Premier ministre a rendu un arbitrage permettant au Conseil général de percevoir dès cette année (au lieu de 2011) la TVA sur les travaux liés aux destructions dues à la tempête, soit 3,4 millions d'euros que je n'avais pas prévus".
- les services du Conseil général avaient pu faire un état de travaux prévus en 2010 qui pouvaient être redéployés en 2011.

L'amère Royal, solidaire d'EADS, se désolidarise de la Charente-Maritime

Le Poitou-Charentes, laboratoire de la «république du respect » ?

Le 28 février 2007, Airbus a présenté un plan de restructuration dit "Power 8".
L'avenir d'Alain Rousset (Aquitaine), de Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et singulièrement de l'amère Royal (Poitou-Charentes), alors candidate de la gauche à la présidentielle de mai 2007, était lié à celui d'Airbus. Les trois socialistes firent alors preuve d'une sollicitude inégalée, puisqu'ensuite, ni la CAMIF (lien 1 - lien 2), ni Heuliez (lien PaSiDupes) ne retinrent leur attention. Aujourd'hui, les élections régionales sont passées et ils n'ont pas entendu parler de la détresse occasionnée par la tempête Xynthia.
La présidente de région Royal a mis en place, à La Rochelle, ...une « antenne d'urgence des services techniques de la Région pour assurer une coordination avec les services de l'Etat, du Département de Charente-Maritime et de la Ville de La Rochelle ». Un dispositif administratif à la limite de l'indécence ? Ce n'est pas sa générosité qui risque d'emporter une digue !
La présidente de Poitou-Charentes les lâche avec un élastique et invite les autres à la solidarité. Elle "demande, par solidarité et pour redonner de l'espoir, que les Français viennent passer leurs vacances d'avril et d'été sur le littoral".
Elle a en revanche récupéré la catastrophe Xynthia à des fins politiciennes.
« Face à la nouvelle épreuve que subissent les ostréiculteurs et les conchyliculteurs », Sa Cynique Majesté Royal « exige du gouvernement qu’il verse très rapidement les 20 millions d’euros promis », selon un communiqué du Conseil régional.

Pourtant, à Toulouse en 2007, M. Malvy avait évoqué une prise de participation d'Airbus à hauteur de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d'euros), une initiative qui nécessitait un décret en Conseil d'Etat, selon le code général des collectivités territoriales. Désirdavenir Royal avait envisagé une autre solution: la possibilité pour les régions "d'intervenir au niveau de la trésorerie" par "des prêts à taux préférentiel" à Airbus ou par "une garantie d'emprunts".

En mars 2007, après l'annonce du plan de restructuration d'Airbus, huit présidents de régions à majorité socialiste avaient écrit au Premier ministre, Dominique de Villepin, pour lui demander de définir dans quelles conditions elles pourraient entrer dans le capital d'EADS. Lien PaSiDupes

En octobre 2007, Martin Malvy en était toujours aux intentions et chiffra l'apport des régions françaises: « Nous avons le sentiment que les Allemands ont pesé dans le débat de façon bien plus forte […] Nous sommes capables de réunir 150 millions d'euros à cet effet. »

Ne rêvons pas: l'idée d'une entrée au capital ne venait pas des trois présidents français en pointe sur ce coup médiatique. Des régions allemandes (Länder), telles que la Basse-Saxe ou la Bavière, devaient leur montrer la voie...

Plus nuancée, l'ancien ministre des Affaires européennes, Noëlle Lenoir, avait alors indiqué qu'elle n'était "pas certaine que la solution soit une entrée dans le capital d'EADS". "Le débat sur l'actionnariat des régions dans les entreprises, qui a été rouvert à l'occasion de la loi sur la décentralisation d'août 2004, est sans doute à revisiter, mais méfions-nous des débats lancés dans l'urgence et sous le coup de l'émotion, qui est par ailleurs parfaitement légitime", affirma-t-elle dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien.

Au bout du compte, après tout ce ramdam médiatique, le 11 novembre 2007, la plus grosse commande arriva du Prche-Orient, avec l 'annonce par la compagnie Emirates Airlines, de l'achat de soixante-dix futurs A350 XWB et onze très gros porteurs A380. Contrat estimé à 20,2 milliards de dollars.

Suite à la tempête Xynthia, la France est restée « sous le coup de l'émotion, qui est par ailleurs parfaitement légitime », sauf à la présidence de Poitou-Charentes... Les Emirats Arabes Unis, peut-être ?
Pour Sa Grandeur, c'est un tsunami ou rien !

mardi 2 mars 2010

Régions socialistes: l'envolée de la fiscalité

Gestion socialiste et alibi du désengagement de l'Etat

La fiscalité socialiste, talon d'Achille des présidents de région sortants

De 2004 à 2010, les régions ont beaucoup investi, prenant à leur charge de nouvelles compétences. Mais cela ne suffit pas forcément à justifier l'envolée de la fiscalité, puisqu'elles ont accumulé les erreurs de gestion et se sont laissés aller à la démagogie.
À deux semaines du premier tour des élections régionales, l'heure est au bilan économique de la mandature qui s'achève. En la matière, un constat s'impose :.

Les Conseils Régionaux de métropole ont en moyenne relevé de 36 % les taux d'imposition !
Ce sont les données du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, une association de collectivités locales coprésidée par un élu de droite et un élu de gauche, entre 2004 et 2009.

  • Les ménages en ont supporté directement les conséquences, à travers une forte hausse de leur taxe foncière (perçue par les régions) tout comme les entreprises qui, de surcroît, étaient soumises jusqu'à l'an dernier à la taxe professionnelle. Cette tendance est la même quelle que soit la couleur politique de la région. L'Alsace, présidée par la droite, a pourtant sensiblement moins augmenté ses taux (de 23 %) au cours des cinq dernières années.
    «Nous récupérons seulement 7 % des impôts locaux. Pour que les montants perçus au titre de la fiscalité augmentent vraiment, nous devons appliquer de fortes hausses en pourcentage», se justifie-t-on du côté de la plaintive Association des régions de France (ARF).

    C'est, dans tous les cas, la faute des autres
    De fait, sur les six dernières années, les régions ont alourdi la facture de leurs habitants de 3 euros par an seulement, contre 7,90 euros pour les départements et 8,60 euros pour l'échelon communal, toujours selon le Forum pour la gestion des villes. Il faut dire que les ténors de l'ARF ne sont autres que Jean-Paul Huchon, premier vice-président, René Souchon, trésorier et Sa Cynique Majesté Royal, porte-parole qui ne « remue les lèvres » que lorsque sont concernées ses ambitions.
    Mais la vraie question est surtout de savoir si cette hausse de la fiscalité était justifiée. «Oui, répond-on à l'ARF. Les élus ont mené de nouvelles politiques. » Nouvelles ne signifie pourtant pas 'bonnes'. Et l'association aux mains du PS l'avoue: « Ils ont aussi voulu se constituer un matelas de sécurité face aux transferts de compétences » L'énoncé de l'alibi tarte à la crème ne se fait pas attendre: « Ils ne sont pas toujours bien compensés financièrement par l'État.»
    Si le tableau n'est pas rose en région pour les Français, c'est qu'on peut le compléter avec Alain Rousset (Aquitaine) à la présidence, et Martin Malvy (Midi-Pyrénées) au secrétariat général.

    La déviance clientéliste de la décentralisation socialiste

    Les socialistes au pouvoir dans 20 régions métropolitaines n'ont pas appris avec le temps.

    => La décentralisation

    Elle a été longtemps réclamée parce qu'elle confère de plus grandes libertés d'actions aux régions, quand elles ne sont pas clairement fédérales, voire autonomes.
    En France, les premières lois de décentralisation remontent à 1871 et 1884 quand furent organisées l'administration du département et du conseil général ainsi que déterminé le régime d'administration communale avec deux autorités : le maire et le conseil municipal. Les régions furent créées par la loi Defferre promulguée le 2 mars 1982... Mais, cette loi Defferre (PS) de 1982 par le gouvernement Mauroy (PS) a été suivie de peu d'effets.

    => Le transfert des compétences

    Les lois de décentralisation de 2004 ont accru les pouvoirs des régions.
    Ces dernières ont notamment récupéré près de 51 000 agents de l'État, principalement des TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Éducation Nationale, puisque les lycées sont entrés dans leurs compétences. «Nous avons dû embaucher plus de 2000 personnes pour encadrer les TOS ou remplacer ceux qui n'ont pas voulu être transférés», prétend-on à l'ARF. C'est ce qui explique l'essentiel de la hausse des effectifs des régions, passés de 11 000 à 68 000 personnes de 2004 à 2009t et l'augmentation concomitante de 75 % des dépenses de fonctionnement.

    => Le palmarès des recrutements

    Restent tout de même près de 4 000 recrutements sans lien aucun avec la décentralisation.
    Dans la plupart des régions, malgré la prévision d'une nécessaire adaptation à leurs nouvelles charges, les socialistes ont continué à sacrifier à leur culture du clientélisme et à recruter de nouveaux fonctionnaires territoriaux pour s'attacher de nouvelles familles. «Sur ce plan, les choix politiques ont joué à plein», constate Olivier Regis, délégué général du Forum pour la gestion des villes. «Certaines régions, comme Poitou-Charentes, la Bourgogne, la Basse-Normandie ou l'Auvergne, ont recruté massivement ; d'autres, comme le Centre ou les Pays de la Loire, beaucoup moins. Développement local, animation, culture… il existe de nombreux domaines où faire la différence.» Sans surprise, ce «palmarès» des recrutements correspond à celui du poids de la fiscalité. Sauf pour Poitou-Charentes, où les impôts n'ont crû que de 14,3 % en six ans, ce qui en fait la deuxième région la plus sage de métropole (hors Corse, qui a un régime particulier), derrière la Haute-Normandie.

    => Une fiscalité politicienne

    Fût-ce au prix d'un coup de matraque fiscal sur les administrés, les régions ont voulu donner matière reproches à l'adresse du gouvernement qu'elles accusent de toutes les turpitudes, tout en dégageant -l'air de rien- un solide excédent de fonctionnement. «Les élus auraient même pu s'endetter davantage pour financer l'investissement. La dette des régions peut se rembourser en 2,5 ans en moyenne, ce qui est très peu», estime Olivier Régis. TER, co-financement des lignes à grande vitesse, aide à l'université : l'échelon régional a repris à son compte des dépenses auparavant assurées par l'État. Au total, elles ont néanmoins accru leur investissement de 45 % par rapport au précédent mandat.

    Dans le lot, on retrouve cependant des investissements dispendieux, dans des hôtels de région notamment qui ressemble à des établissements bancaires...
    S'y ajoutent parfois des dépenses plus difficiles à justifier, en communication par exemple (1,3 millions pour le nouveau logo de Rhône-Alpes). «On parle souvent de 200 à 250 millions de dépenses inconsidérées. C'est condamnable, mais cela représente à peine 1 % du budget des régions», note-t-on à l'ARF, qui, selon le cas, manie alertement les millions d'euros.
    Reste une critique de fond : un quart du budget des régions correspond à un choix libre de financement de dépenses qui sortent de leurs compétences exclusives (qui sont la formation professionnelle, les transports, les lycées et l'action économique). «Soutenir les manifestations culturelles attire les touristes. Et, sans les financements croisés régions, départements et communes, beaucoup d'équipements sportifs ne sortiraient pas de terre», estime Olivier Régis.
    Sans compter les frais de propagande socialiste financés par les CR...
    => Exemple de la région PACA - Lien vers la critique par Thierry Mariani (UMP) du financement de la campagne socialiste de Michel Vauzelle par le Conseil Régional du président sortant. Aux électeurs de juger du bien-fondé des options budgétaires des régions socialistes.
  • Devoir de mémoire
    l'affaire Sylvie Andrieux (vice-présidente PS de région)

    lundi 21 septembre 2009

    Les salariés de Molex acceptent finalement le plan social

    Le plan social auquel Christian Estrosi a travaillé

    Les salariés de Molex
    refusaient depuis 11 mois la fermeture programmée de leur usine à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Ils ont finalement accepté mardi soir que leurs élus au Comité d'Entreprise signent le plan social, qui doit se traduire par le licenciement des 283 salariés.
    Par un vote à bulletins secrets, les salariés ont voté à 140 voix contre 74 pour entériner le plan de reprise partielle par un fonds de pension américain, HIG, sous la pression de la direction du groupe américain, qui avait fixé la date butoir du 15 septembre pour des négociations sur l'indemnisation des licenciements.

    Les réactions au plan social

    Ce plan devrait leur permettre de toucher environ un mois de salaire par année d'ancienneté, a précisé l'un des représentants syndicaux, ainsi que le paiement des jours de grève de juillet et août.
    "On en vient à accepter ce qu'on refusait en juillet", reconnaissait le délégué CGT, Guy Pavan, qui refusait le dialogue. Il a encore lancé: "On va prendre la monnaie mais la bagarre continue".
    Dans le front intersyndical CGT-CFDT-FO-CGC-CFTC, des nuances se sont manifestées pour la première fois.
    Le secrétaire du CE, Denis Parise (CGT), n'a pas donné de consigne de vote.
    Les autres organisations syndicales traduisaient la lassitude générale.
    "On joue la sécurité", expliquait Marc Gaillard (CFE-CGC).
    Thierry Bonhoure (FO) justifie le clash, ajoutant pour ne pas perdre la face: "En combattant, on a gagné huit mois sur la date des licenciements, et pour l'emploi c'est un peu mieux que rien".
    Le syndicaliste ne s'est pas étendu sur le sort des 283 salariés licenciés.
  • En revanche, peu avant minuit, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a assuré que "les 283 salariés conserveront 100% de leur rémunération pendant 9 mois et un cabinet de reclassement interviendra durant 15 mois",saluant "un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité".
    Le ministre a évalué à "plus de 17 millions d'euros" les indemnités dont bénéficieront les salariés. Il a en outre annoncé la création "d'un comité de suivi de la réindustrialisation du site", en collaboration avec les élus locaux.

  • Mardi matin, Christian Estrosi avait annoncé la signature d'un accord pour une reprise partielle par HIG, représentant "dans un premier temps entre 60 et 70 personnes". "Je veux une remontée en puissance de 200 à 300 salariés dans les trois ans qui viennent", ajoutait-il.
    Le ministre indiquait alors que l'Etat apportait "6,6 millions d'euros sous forme d'un prêt à titre de garantie", et HIG Capital "un million d'euros en capital".
  • Les élus PS Malvy et Izard sont-ils présents ?

  • Les élus socialistes de la région et du département de Haute-Garonne se sont contentés de commentaires, pour déplorer "l'extrême fragilité" du plan de reprise de l'usine "par un fonds de pension dont ce n'est pas le métier".
    Quel est le montant de l'apport respectif de Pierre Izard (PS), président du Conseil Général de Haute-Garonne et de Martin Malvy (PS) président de la région Midi-Pyrénées ?
    A l'instigation de Désirdavenir Royal, ce dernier n'avait-il pas envisagé de mettre la main à la poche des habitants de Midi-Pyrénées
    pour aider EADS ? Avec le président de région Aquitaine, Alain Rousset (PS), il souhaitait que les “régions aéronautiques françaises” entrent dans le capital d'EADS (Airbus). C'était en mars 2007 et quelques semaines avant ...la présidentielle ! Combien ont-ils reçu, en fait ? Cette opération d'esbroufe n'était à l'évidence qu'un voeu pieux pour les media...

    A noter par ailleurs que
    Pierre Izard n'a pas de problème d'emploi. En seulement 35h, il est:
    Président du Service Départemental d’Incendie et de Secours.
    Président du Syndicat Départemental d’Electricité de la Haute-Garonne.
    Président du Centre de Gestion de la Fonction Publique et Territoriale.
    Président de l’Agence Technique Départementale.
    Président du SIVOM de Villefranche-de-Lauragais.
    Président du Syndicat Mixte Environnement de la Haute-Garonne.
    Président du C.A de L'hôpital Marchant.
    Président du Syndicat Mixte Eurocentre.
    Adjoint au Maire de Villefranche-de-Lauragais.
    Vice-Président de l'ADF (Assemblée des Départements de France).
    N'est-ce pas ce qu'on appelle un cumulard ?

  • mercredi 25 mars 2009

    Que font les collectivités territoriales pour les emplois menacés de Heuliez à Amora ?

    A quoi servent Rebsamen et Désirdavenir Royal ?

    Au-delà des effets d’annonce
    Combien les huit régions socialistes ont-elles versé en 2007 pour entrer au capital d’EADS et sauver Airbus ?
    Voilà à peine plus de deux ans, en mars 2007, Sa Cynique Majesté Royal était une candidate pleine d’illusion à l’Elysée. L’esbroufe semblait devoir faire recette et elle se faisait la porte-parole de la proposition de Martin Malvy de faire entrer les huit régions socialistes concernées d’entrer au capital d’EADS, à hauteur de 150 millions d’euros (lien L'Express).
    Elle déclarait alors que “tout le monde doit faire bloc” en France face au plan de restructuration d’Airbus, sujet qu’elle évoqua avec Angela Merkel, et proposa un plan d’action. “Au-delà des sensibilités politiques, en Allemagne, tout le monde a fait bloc. Donc, en France, tout le monde doit faire bloc dans la situation actuelle pour sauver l’aéronautique”, plaida-t-elle la candidate socialiste lors d’un point de presse à son QG de campagne, au terme d’une réunion des huit présidents PS des régions concernées par les suppressions d’emplois (dont sa région Poitou-Charentes).

    Pas de politique politicienne quand Désirdavenir est dépassée
    Encore une déclaration à sens unique: “Ce sujet ne mérite pas de politique politicienne. Il faut savoir dépasser les antagonismes politiques pour travailler ensemble dans l’intérêt général”, précha-t-elle alors, invitant l’Etat à “tendre la main” à l’initiative des régions socialistes !Face au plan Power 8, elle présenta un plan d’action en quatre volets qui resta lettre morte.

    La grève, la réponse socialiste à tout

    Les salariés menacés ont théoriquement sous la main une Présidente de région qui fut candidate, certes malheureuse, de l’ensemble de la gauche, et qu’est-ce que ça change ?
    Frère François était numéro 2 du PS, rien de moins ! Il est toujours maire de Dijon. Sachant que les socialistes ont une solution à tout, voire plusieurs, comment expliquer que 244 emplois y soient encore menacés ?

    N’est-ce qu’une question d’argent ?

    Les sites d’Amora-Maille de Dijon (dont le maire socialiste, François Rebsamen, fut un proche de François Hollande, puis de l'amère Royal) et d’Appoigny (près d'Auxerre dont le maire est Ferraz, un socialiste), dans l’Yonne, restent en effet fermés. Une fermeture pour l’instant due à la grève menée depuis dix jours par les salariés mais qui sera bientôt définitive : Amora-Maille s’est vendu en 2000 au groupe Unilever, qui l’a décidée. En tout, près de la moitié des emplois pourraient être supprimés (sur un effectif de 453). Le site de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or), que la direction veut développer, était bloqué mercredi 25 mars, les grévistes affirmant détenir un stock de 22 000 palettes de produits Amora.

  • Mercredi soir, la pression était énorme. La direction a promis de verser 40 000 euros à chaque salarié, en plus des indemnités légales (avec un plafond de 90 000 euros d’indemnités au maximum). Mais les syndicats réclament 125 000 à 140 000 euros. La direction leur a donné jusqu’à ce soir minuit pour accepter la proposition. Sinon, les strictes indemnisations légales s’appliqueront.
  • «Inacceptable, estime Jean-Pierre Cordier, de FO, le syndicat majoritaire. Quand on sait qu’ Unilever a fait 5,3 milliards de bénéfices nets en 2008…» Quant à la proposition de sauver 32 postes de plus en rapatriant une ligne de production de vinaigrette, produite en République tchèque : «Du flan. Je ne les vois pas démonter une ligne toute neuve [en Tchéquie] pour réimplanter en France une vinaigrette qui de toute façon ne se vend plus depuis qu’on a changé son emballage…»
    «Entre les mesures d’âge, les projets personnels et les reclassements, je peux déjà présenter autant de solutions que de salariés concernés», confiait au contraire la semaine passée Hervé Laureau, le président d’Amora-Maille. Notamment grâce à la création de 150 emplois chez FM logistic, qui s’est vu confier l’activité de distribution et où les ex-Amora seraient prioritaires. Hier soir, la CFDT espérait convaincre les autres syndicats d’organiser un vote des salariés sur les propositions de la direction. A main levée ?

    Mieux que l’invective à la Royal, le président aux « bras ballants »

    C’est acquis, la présidente de la région Poitou-Charentes est une incapable. Après EADS et la CAMIF pour lesquels elle n’a apporté que des déclarations, elle ne peut davantage pour Heuliez, sur son territoire.

    Pour Heuliez, les "cadeaux" deviennent possibles…
  • L’amère de Melle n’a que 5 millions à offrir: il faudra que les Français mettent 10 millions d’euros dans le sous-traitant automobile Heuliez.
    Si l’entreprise familiale se plie aux exigences du gouvernement, le Fonds d’investissement stratégique (FSI) contribuera à son sauvetage en rentrant au capital, après s’y être d’abord refusé. Dans le cas contraire, les 10 millions seront quand même versés, mais sous la forme d’un «traitement social d’entreprise en restructuration». Autrement dit, la cessation de paiement ne serait pas évitée et elle interviendrait dès le 10 avril.

    Temps mort dans les invectives

    L’entreprise a besoin de 45 millions d’euros et «la moitié n’est pas trouvée», a dit hier Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie, qui exige que la famille Quéveau, propriétaire d’Heuliez, mette la main à la poche. Selon Luc Chatel, seules les contributions de la région Poitou-Charentes présidée par Désirdavenir Royal (5 millions), de l’Etat (10 millions) et du fonds d’investissement Demeter (7 millions) sont acquises. Reste à trouver 23 millions auprès de banques ou d’industriels. Des partenariats pourraient être noués. Avec des bénéficiaires du bouclier fiscal ?

    Le gouvernement exige aussi que le sous-traitant lui soumette «un vrai projet industriel».

    Ce qui suppose de renoncer aux activités en déclin telles que l’emboutissage ou la carrosserie. Actuellement, les 1 014 salariés sont au chômage partiel un tiers de leur temps. Le gros de l’activité réside dans la production de l’Opel Tigra Twin-Top, qui cesse en juillet.

    Heuliez fait valoir son projet de véhicule électrique Friendly, prévu pour 2010. «Ce projet n’occupe que 45 salariés», oppose Chatel. Et les développements attendus paraissent inatteignables. «L’objectif de coût de production est extrêmement ambitieux compte tenu d’un prix de vente de la Friendly très bas, de même que celui d’accaparer 25 % du marché en deux ans alors même qu’il n’y a pas de client confirmé», liste le directeur du FSI, Gilles Michel, qui reconnaît qu’il «faudra une forme de réorganisation ou de restructuration».

    Les licenciés sont-ils "inreclassables"?
    Les salariés, reçus hier par le secrétaire d’Etat, craignent des licenciements. «Le gouvernement ne nous le dit pas clairement mais il nous demande d’expliquer en quoi notre projet tient la route entre septembre 2009 et avril 2010», confie Emile Bregeon, délégué CFDT. Il souligne qu’avec les contrats futurs, comme celui de fabrication de portes d’hélicoptères pour Eurocoptère, «150 personnes ne seront pas affectées sur des projets». Et souhaite que ce sureffectif soit géré via du chômage partiel : «Dans le contexte actuel, les gens sont inreclassables».

    Aujourd’hui , Luc Chatel doit se rendre dans le fief de Sa Cynique Majesté Royal, au siège du groupe, à Cerizay (Deux-Sèvres), pour expliquer la démarche du gouvernement.
    L'opposition "qui fait bloc" lui enverra-t-elle des syndicalistes survoltés? SUD se distinguera-t-il ?
    Qu’au moins la gauche ne fasse pas du blocage !...

    jeudi 18 septembre 2008

    L’amère Royal perd la boule : CAMIF ou MACIF, c’est donc kifkif ?

    Royal s’en prend aux mutuelles et casse la CAMIF
    Touche pas à mon prof !
    Chacun peut se souvenir que, pendant sa campagne présidentielle, Désirdavenir Royal avait cassé du prof en les menaçant tous d’heures supplémentaires pour le même salaire, au prétexte, selon elle, qu’ils travailleraient tous au noir dans le privé pour gagner décemment leur vie. Mais par franchise, elle admet qu'elle ne"va pas le crier sur les toits" !... La scène se passait près d'Angers, dans une arrière salle enfumée de section départementale du PS (lire PaSiDupes et REVOIR et ECOUTER la vidéo pirate qu’elle a aussitôt contestée pour renier ses propos agressifs et discriminatoires). A parler sans cesse, de manière péremptoire et avec la franchise que révèle la vidéo, voilà ce qui arrive.

    Sa Cynique Majesté Royal perd la boule
    La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes était l'invitée du JT de 20 heures le lundi 15 dernier et a une nouvelle fois démontré son incompétence, sur deux plans.
    Sa Cynique Majesté Royal pourra bien prétendre que cette fois ce n’est pas elle qui, comme au Proche Orient, n’a pas entendu distinctement, mais nous tous. Pourtant, si Désirdavenir n’est pas claire dans sa tête, les preuves le sont, et bien davantage que son esprit, au mieux surmené, mais au pire (d)écervelé.


    Les bourdes Royal : d’une pierre, deux coups
  • Première victime
    Royal n’a pas craint de montrer du doigt l'assureur mutualiste des commerçants et industriels de France et des cadres et des salariés de l'industrie et du commerce, la MACIF, et l’a livré à la vindicte populaire, "comme un exemple de mauvaise politique sociale."

  • Deuxième victime
    La malencontreuse candidate du PS à la présidentielle est décidemment fort malheureuse. Elle s’est à nouveau mélangée les crayons et confondu la MACIF et la CAMIF ! Pour le coup, la prétendante n’allège pas le cartable des enfants mais pèse un peu plus lourdement sur la besace de leur maîtres du SNUipp…
    Imaginons un peu maintenant qu’une fois bombardée à l’Elysée elle se mélange aussi les doigts sur le bouton nucléaire…

    Désirdavenir scie la branche sur laquelle elle est assise !
    L’amère Royal frappe toujours plus fort !
    L’amère de Melle a-t-elle jamais posé un escarpin en Poitou-Charentes ?
    L’arrogante p’tite présidente de Poitou-Charentes offre ainsi l’image détestable de ces potentats locaux parachutés qui ne connaissent pas leur circonscription, ou leur région, et décident depuis leurs bureaux, ou mieux, tranchent par téléphone portable.
    Celle-ci, qui se pare de toutes les vertus –et de bien d’autres encore– s’en est prise avec aplomb à l’une des mutuelles proches du PS, auquel elle doit autant qu’il lui doit, et s’aliène ainsi du même coup les sympathisants socialistes, adhérents des deux mutuelles, la présumée innocente et la présumée coupable, aux dires de la procureur générale socialiste.
    A chacune de ses bourdes, on espère toujours à gauche qu’elle a enfin atteint le fond, mais Royal repousse toujours ses limites et démontre que nous ne sommes pas égaux face au seuil d’incompétence : certains ont en effet le privilège de marges plus copieuses que d’autres, sur lesquelles la CGT et FO devraient se pencher, puisque ces syndicats n’ont pas le vertige des profondeurs.

    Royal a encore débloqué !
  • Pendant sa campagne présidentielle, en mars 2007, Désirdavenir Royal était grisée par le sentiment de toute-puissance et avait fustigé à Pau a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique Airbus et avait annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS, mais en particulier les présidents des régions Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur. Selon la présidente du Poitou-Charentes en campagne, les régions pourraient, "comme l'ont fait les länder allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise. C’est le moment de demander jusqu’où ils sont effectivement allés et à quoi ils sont parvenus : de la transparence, en somme !
  • Le 19 mai dernier, Sa Cynique Majesté Royal avait annoncé qu’elle débloquerait un "fonds d'urgence de 500.000 euros" pour "aider les familles des pêcheurs à vivre", du fait des difficultés de trésorerie liées à l’augmentation du prix du baril de pétrole. On espère qu’ils ont effectivement reçu le chèque, car personne n’en a vu passer la photo qui aurait immortalisé le don généreux…
    Elle a atteint le comble du ridicule, bien qu’elle se croie à l’abri.
    Ce qu’elle ignore, c’est que la CAMIF, dont elle dénigre les responsables, a son siège social … sur le territoire de Poitou-Charentes, la région qu’elle préside de loin, très loin...
    Comme la MACIF, d’ailleurs, avec ses 8 600 salariés dans 11 régions de France et 4,662 millions de sociétaires, ce qui aggrave doublement le cas de la pauvrette !
    Qu’elle ait donc pu traverser Niort, une ville peuplée d’employés des mutuelles, et manquer les imposants bâtiments en béton de la CAMIF et de la MACIF, donne un petit aperçu de son intérêt pour la région.
    Quant à la CAMIF, en fait incriminée, c’est la coopérative des adhérents à la MAIF, la mutuelle des … instituteurs de France (SNUipp), soit 1,150 million sociétaires. Cette coopérative rencontre des difficultés depuis les années 90 et le retour de la gauche au pouvoir tardant dangereusement. La perte d'exploitation s'est creusée à 18 millions d'euros et amena donc la CAMIF à se restructurer et à se recapitaliser dès 2003, puis en 2005 et 2007, avec l'appui de … la MAIF, de la …MGEN et de la …CASDEN BP.
    La CAMIF reste donc dans la tourmente et dans l’œil du cyclone Royal, qui est prête à lui donner le coup de grâce en prenant parti contre le plan de relance. Elle reproche à la MACIF CAMIF d’envisager la suppression de 509 emplois plutôt que la faillite de l’entreprise et la mise au chômage de 1.927 salariés, dont quelque 400, rien qu’à Niort dans le fief de la candidate à vie à l’Elysée.
    L’Humanité décrit la situation et justifie l’appel aux pouvoirs publics: « Les représentants du personnel ne sont pas écoutés au sein de l’entreprise, regrette la syndicaliste [CGT, Geneviève Paillaud]. À partir du moment où la direction nous présente un plan social, on doit s’attendre à ce que toutes les décisions soient déjà prises. » Les Niortais commencent à être habitués aux plans sociaux : il s’agit du quatrième en seulement huit ans. Pour les deux syndicats, FO et la CGT, ce énième plan de réorganisation, « prélude à une disparition totale », n’est pas dû à une fatalité. Dans leur communiqué commun, les deux organisations dénoncent la responsabilité des dirigeants successifs, un sentiment partagé par de nombreux employés. « Les salariés ont toujours considéré qu’il s’agissait d’une très mauvaise gestion. Le but, selon nous, de ces licenciements massifs, prévus pour décembre, est d’attirer des nouveaux investisseurs pour une - CAMIF sans salariés, spécialisée dans la vente sur Internet. Dans ce cas-là, ce n’est pas le dernier plan social que connaîtra le groupe », soupire Geneviève Paillaud. Une manifestation de soutien aux salariés est prévue le 13 septembre. » Les mutuelles, ce serait donc devenu çà ?

    Mais qu’à propos de la MACIF et de la CAMIF la présidente de la région cencernée se mélange les pieds ampoulés est d’autant plus alarmant qu’elle avait tout juste manifesté pour la défense des emplois des salariés de la CAMIF en défilant dans les rues de Niort le samedi 13 septembre avec 800 personnes, et que, trois jours plus tard, dès le lundi 15 sur TF1, elle ne sache plus pour qui elle avait pourtant si bien parlé… Elle avait donc oublié qu’à l'issue de la manifestation elle avait réclamé davantage de transparence au plan économique: «Il n'y a aucune raison d'être moins exigeant dans le secteur de l'économie sociale que dans le secteur concurrentiel», avait affirmé la socialiste, admettant ainsi que la première ne fait pas mieux que le second… Elle avait même désigné les coupables et leurs parachutes dorés ('sociaux', donc) , dans le secteur mutualiste, comme dans le privé, sans que les responsables de la mutualité ne toussent. «Il faut dénoncer le scandale des dirigeants successifs» de la Camif et des indemnités perçues lors de leur départ, avait accusé la présidente de région. Elle avait exigé «un moratoire tant qu'on n'a pas de réponses claires et surtout financières» à la situation actuelle dont la Région sera amenée à assumer les conséquences. Un moratoire à défaut de proposition… La CAMIF, ce n'est pas Airbus, où bien nous ne sommes manifestement plus en campagne: dommage pour les 509...

  • VOIR et ENTENDRE

    Ségo boulette envoyé par MHD79

    Mais qu’a-t-elle donc contre tout le monde ?
    Responsable et pas démagogue un seul instant, Désirdavenir Royal a réglé son compte aux professeurs et maintenant aux dirigeants de la CAMIF.
    Les profs savent que l’amère Royale considère qu’ils ne font pas assez d’heures en présence des élèves, en plus de leur temps de préparation, de corrections et de formation. Ils ignoraient peut-être qu’elle pouvait lâcher aussi son électorat sur les sujets de protection sociale
    Qu’elle perde la boule n’est pas une excuse, car ce qui lui est essentiellement reproché, c’est son manque total de fiabilité.

    L’amère Royal a confirmé son incompétence et son ignorance, en confondant une mutuelle d’assurance et le 3° groupe de vente par correspondance, mais elle a aussi rappelé à tous qu’elle est capable de larguer ses soutiens –et sans état d’âme…