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mardi 25 mai 2010

Ariège: roué de coups par 3 camarades socialistes !

Echec de la politique de prévention interne au PS ?...

Michel Teychenné est ancien député européen (2008-2009) et ancien premier secrétaire fédéral (1999-2003) du Parti socialiste (PS) en Ariège.
=> De 1986 à 1988, il fut assistant parlementaire de Lionel Jospin, député de Haute-Garonne et Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
=> De 1988 à 1992, il fut aussi chargé de mission au cabinet de Lionel Jospin, ministre d'État, ministre de l’Education nationale.


En 2007
, il adhéra à Désirs d'avenir et soutint Désirdavenir Royal jusqu'à sa défaite à la présidentielle.

Le responsable socialiste a été roué de coups jeudi dernier par trois militants de son parti à la sortie d'une réunion de section à Pamiers (Ariège), a révélé le Parquet de Foix.
M. Teychenné a été blessé au visage et hospitalisé après ce que le parquet a appelé "une altercation et un échange de coups entre personnes du même parti le 20 mai". L'élu a porté plainte pour blessures volontaires avec plus de 8 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
Une des trois personnes mises en cause par M. Teychenné a également porté plainte contre une cinquième personne qui l'a légèrement blessée, entraînant une ITT de 3 jours.

"Je regrette que mes agresseurs se disent socialistes. Recrues "low cost" à la section de Pamiers, leur comportement n'a rien à voir avec nos valeurs", a déclaré ce politicien de 52 ans sur son blog, où il a diffusé une photo le montrant avec le visage tuméfié (ci-dessous). Il y écrit: «Les 10 jours d’arrêt ne seront pas de trop, mais j'ai retrouvé une vision à peu près normale. Les céphalées restent fortes, et la dent cassée me fait souffrir. Quant à la couleur des hématomes, elle reste bleu foncé... foncé ! »
Les protagonistes de cette affaire devaient être entendus cette semaine par le procureur afin de tirer l'affaire au clair.

Michel Teychenné est en rupture avec la direction départementale du PS.

Il milite à L'Espoir à gauche, animé par l'illustre Peillon-la-honte (Lire PaSiDupes).

Mais il affirme avoir été écarté de la liste socialiste aux Régionales en raison de son homosexualité (il représenta le PS à la gay pride de Bucarest), ce que dément la direction du PS. Martin Malvy, toujours président PS de région, était mis en cause. Lire Rue89

Nono Montebourg annonçait justement sa volonté de « changer le visage de la gauche »



C'était au cours du Talk Orange-Le Figaro, mais il semble bien que le député PS et président de la commission rénovation du PS arrive après la bataille...



Petits rappels de PaSiDupes

La brutalité socialiste à l'Assemblée nationale, avec Cambadélis, menaçant D. de Villepin du poing.

jeudi 1 avril 2010

Mélenchon insulte media et journalistes: grave !

A tous les « refoulés politiques » de la « petite bourgeoisie voyeuriste »

Jean-Luc Mélenchon est un rustre

On avait déjà eu le bras d'honneur de l'amer Mamère dans l'hémicycle...
Pierre Lellouche a déjà dû subir les mauvaises manières du député socialiste Mélenchon: Lire PaSiDUPES

Dignitas et gravitas...


Que de simagrées à la télévision pour finalement se vautrer comme un malpropre ! Et l''individu, vous le noterez, s'étonne du taux élévé d'abstention...
L'allié du PCF parle latin comme un curé
et tutoie les « petites cervelles » comme un mal-appris
VOIR et ENTENDRE

Les propos se passent-ils de commentaires ?
On le verrait bien à l'Education Nationale !
Et le personnage compte briguer l'Elysée...

Rappel du cas Hervé Eon, un de ses proches, dans PaSiDupes
Mélenchon peut-il se permettre d'injurier Eric Besson ? Lire PaSiDupes

vendredi 19 mars 2010

Régionales: alliance PS-Verts contre, plutôt que pour

La fusion de l'opposition aux forceps est-elle viable ?

Les coulisses du rassemblement augurent mal de l'avenir


VOIR et ENTENDRE : lors de la déclaration finale, les apparences dissimulent mal la réalité de la soumission des Verts à Huchon-ronron. La proximité du pouvoir régional a rendu Cécile Duflot plus souple que Jean-Vincent Placé, numéro 2 et secondaire...

Détail des marchandages du 16 mars au Novotel

Alors que lundi, peu avant 20 heures, le PS se félicitait de la signature d’un accord national avec les écologistes pour le second tour des régionales, Europe Ecologie démentait aussitôt par la voix du nunéro 2 des Verts, Jean-Vincent Placé.
Le cas de la Bretagne est l'une des causes de cette mésentente, qui ne devait pas pour autant compromettre la fusion des listes entre les deux partenaires de gauche dans les régions.

Le ballet du Novotel.
Certains négociateurs avaient proposé le Formule 1 de la porte de Saint-Ouen pour être tranquilles et complaire aux plus défavorisés. Mais les habitudes de confort eurent finalement le dessus et ce fut finalement le Novotel quatre étoiles des Halles, au coeur de Paris... Raté pour la discrétion et l'imagerie populaire !
Au restaurant, François Lamy, Claude Bartolone et Christophe Borgel, les trois experts du PS, déjeunèrent avec leurs homologues d’Europe Ecologie. A l’écart, le Front de gauche attendait le second service. A 14 heures, les délégations s'éclipsèrent dans le salon Caillebotte pour les marchandages sur le dos de l’Ile-de-France. François Delapierre, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, un des partenaires du Front de gauche, fit le pied de grue en attendant le bon vouloir de ses interlocuteurs du PS. « Ils préfèrent négocier en sous-main avec le PC. Les vieux couples se retrouvent… », grinça-t-il, hors caméras. La solidarité est sauve !

« Ne lâche rien ! »
Les téléphones portables du Verts Jean-Marc Brûlé et de Françoise Coutant dégagent du CO2. La tête de liste Europe Ecologie mène des négociations tendues avec Sa Cynique Majesté Royal en Poitou-Charentes. « Ne lâche rien ! » lui ordonne Placé, à l'attention du public de ce psychodrame convenu.
Finalement, l’inévitable "deal" est annoncé en grande pompe. Un rideau de fumée est lâché: plutôt que de s'étendre sur leurs divergences; les "fusionnels" s'en prenne aussi sec à la droite ! « La droite nous attendait divisée, c’est raté. Les Français nous attendaient rassemblés, on leur a répondu », claironne Christophe Borgel, le Monsieur Elections du PS. La pièce est jouée.

Les cactus breton et limousin
Quelques minutes plus tard, Jean-Vincent Placé (Verts) relance les marchandages.
En Bretagne, les maquignons sont plus intraitables. « Jean-Yves Le Drian (président sortant et tête de liste socialiste) a voulu nous humilier, il refuse de discuter », lance Stéphane Bigata, plus rouge que Verts. Europe Ecologie tente alors un chantage au maintien au second tour.
Côté PS, on dénonce « les prétentions démesurées » des écologistes. « Ils demandaient même la vice-présidence en charge de l’agriculture. En Bretagne, c’est impossible », confie un proche du baron Le Drian, qui, mathématiquement, ne semble pas avoir besoin des écologistes pour se faire réélire. En Ile-de-France, Huchon a donc bien dû en rabattre... Soumis aux pressions de la direction parisienne, le patron de la Bretagne fit de la résistance.
Autre épine dans le talon, le Limousin.
Le PS n’a pas souhaité s’embarrasser du Front de gauche (13,13 % au premier tour): il dissimule en effet le NPA du Che-Besancenot en son sein. Les trotskistes sont ainsi responsables d'une triangulaire entre la gauche, la gauche radicale et l’UMP.
L’heure limite pour le dépôt des listes était fixée à 18 heures, mardi soir.

Il ne restait plus qu'à faire bonne figure devant un café
Ce qui fut fait: la comédie était jouée.

samedi 13 février 2010

Dissidence au PS: le bureau national doit exclure Collomb

Le maire de Lyon soutient Frêche
Les trois mousquetaires, Collomb, Moscovici, Guérini,
bientôt quatre, avec Frêche

La bande de Désirdavenir Royal entre en dissidence

Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, soutient la liste conduite par Georges Frêche en Languedoc-Roussillon.
Collomb pourrait même aller lui apporter son soutien en Languedoc-Roussillon « avec femme et enfants ».
Barons locaux en mal de reconnaissance parisienne, Georges Frêche et Gérard Collomb partagent des aigreurs et un fonctionnement autocratique de leur zone d'influence, acceptant mal la collégialité.
=> Gérard Collomb reste profondément mortifié d’avoir été tenu à l’écart de la composition de la liste PS pour les Européennes dans le Sud-est: il a claqué la porte.
Le tempérament les oppose toutefois : Collomb est aussi prudent, discret et courtois que Frêche est bouffon, iconoclaste et vulgaire. Au risque de se marginaliser davantage du PS, le premier vient cependant d'apporter son soutien au second.

Le PS dit oui à l'antisémitisme mais non au racisme

Les propos du Président sortant de Languedoc-Roussillon sur la « tronche pas catholique » du « mec » Fabius ont suscité un sursaut vertueux au bureau national à l'approche des Régionales - Lire PaSiDupes. Le PS a créé une liste alternative menée par une proche de Martine Aubry, Hélène Mandroux, maire de Montpellier par la grâce de Frêche. Cette liste est l'alibi du PS supposé égratigner Frêche, sans lui faire trop de mal. Le sortant est en effet la meilleure chance socialiste de conserver officieusement la région au PS bien que le DvG Frêche soit officiellement exlu pour antisémitisme, racisme et autres abjections.

Le PS a une conception restrictive du délit de faciès
Dans le contexte du débat sur l'identité nationale, la gauche joue l'indignation politicienne et prétend ne pas faire l'amalgame entre nation et religion. Elle y réussit au-delà de toute espérance et les amis de Fabius, le « mec à la tronche pas catholique », se sentent fort peu considérés par le PS, voire méprisés.

Au PS, la loi du moins vertueux prime s'il est le plus fort

Dans cette compétition de premier tour entre les trois listes de gauche, Collomb a donc choisi, après que la liste PS n'a pas réussi à rallier Europe Ecologie. Pour Collomb, ce sera Frêche. Quitte à enfoncer un peu plus la candidate officielle du PS, déjà en délicatesse au vu des sondages.

=> Collomb toutes voiles dehors
Dans le bras-de-fer entre Solférino et Georges Frêche (lien), Collomb a pris en compte la fronde socialiste de la région Languedoc-Roussillon. Jeudi, Didier Codorniou, l’allié du président socialiste de la région, a en effet assigné le PS pour faire annuler sa liste anti-Frêche, conduite par Hélène Mandroux. La présidence du tribunal de grande instance de Paris a fixé l’audience au 10 mars, quatre jours avant le premier tour. Dans son assignation, Codorniou, conseiller régional sortant, estime que «la décision autoritaire du bureau national désignant Hélène Mandroux, hors de tout vote des adhérents, [...] et, plus largement, hors de tout processus démocratique, constitue une violation des statuts du parti socialiste et de son règlement».

=> Collomb a pour Frêche les yeux de Chimène
« C'est une grande gueule à qui l'on peut reprocher beaucoup de choses, pas d'être antisémite », déclare au journal le Progrès le sénateur-maire de Lyon, une ville qui fut pourtant une plaque tournante de la résistance . « On est tombé dans la caricature » à propos de l'ancien maire de Montpellier, estime-t-il même, s'inscrivant contre la morale mais aussi la décision du bureau national, le président du Grand Lyon rappelle que Frêche tient sa «légitimité du vote des militants» pour les régionales. Pragmatique, il considère que la campagne est trop avancée pour lancer une autre liste. Mais elle existe.

=> Collomb de Lyon envoie même des fleurs à Frêche
« A la tête d'une Région, [il] a su trouver une architecture subtile entre l'urbanisation de la capitale languedocienne et le milieu rural ». Le Lyonnais est même prêt à aller soutenir le paria actuel du PS « avant la fin du mois de février » si le Héraultais l'invite à déjeuner avec « femme et enfants ». Une incruste bienvenue pour le Président du Languedoc-Roussillon, qui souffre d'une absence de soutien dans son ancien parti.

=> Fabius appréciera cette prise de position de la bande à Ségo
C'est à une véritable mise en cause de l'équipe Aubry à laquelle se livre le proche de Marie-Ségolène Royal. « Si effectivement la direction du parti socialiste avait voulu que Georges Frêche ne soit pas candidat, c’était en septembre qu’il fallait le dire», s’agace le socialiste, en appelant «au calme pour que la direction constate, à un moment donné, que [Frêche] a une véritable implantation populaire».

Les lignes bougent au PS

Dans ce contexte gloaque, la publication socialiste de la liste des 57 « couacs » de l'UMP est quelque peu mal venue et dérisoire...

=>
Le réveil des ex-compagnons de route de l'amère Royal
Un flottement certain est perceptible depuis de nombreux mois dans les rangs de l’Espoir à gauche (LEAG) animé par Vincent Peillon-la-honte. Les rapports entre le courant le plus important au sein du PS (29% des voix des militants lors du vote des motions du congrès de Reims) et Sa Cynique Majesté Royal sont notoirement rompus. D’autre part, l’entrée au sein de la direction nationale de plusieurs représentants de LEAG (Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, Guillaume Garot, David Assouline et quelques autres) -sans que la ligne de la direction ne s’en trouve vraiment modifiée- avait brouillé l’image du courant dirigé par Peillon, loin d’être épargné par la déroute européenne. Les personnalités au goût marqué pour l’indépendance tirent LEAG à hue et à dia.
=> La direction du PS avait condamné Vincent Peillon-la-honte pour son coup bas à France 2 (Lire PaSiDupes)



=> Ni vraiment Ségolâtres ni farouchement anti-Royal, LEAG repartirait bien à la pêche aux palourdes: outre Désirdavenir Royal, le courant compte en effet dans ses rangs un nouveau présidentiable, Manuel Valls.
-> Dans LEAG, la Ligne Claire n'est pas nette.
Pour l’instant, l'amère Royal ne leur manque pas vraiment puisque ses sondages sont à marée basse, mais, faute de sole, le maire de Lyon n'exclut pas de retourner à la pêche aux palourdes et se verrait bien reconstituer La Ligne Claire, cette ligue des grands élus dissoute dans LEAG juste avant le congrès.
La route est-elle encore longue?
Esquissant le rassemblement du parti au centre-gauche, cassant l'initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti, le camarade Gérard Collomb et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), sont engagés dans une longue marche de rassemblement du Parti socialiste autour d'une "ligne claire". Ils ont ainsi été rejoints en 2008 par d'autre camarades. Après Manuel Valls, député maire d'Evry, ils ont en effet enregistré le ralliement du strauss-khanien Pierre Moscovici (lien Le Monde). Or, Moscovici prône le soutien du PS à Frêche au 2e tour contre la droite... Lire PaSiDupes
Pourquoi pas Frêche, en effet, pour plus de clarté de la Ligne Claire !

dimanche 22 novembre 2009

Delanoë: L'amère Royal « pense trop à elle »

Désirdavenir Royal ne mérite pas de porter les espoirs de la gauche

Bertrand Delanoë, maire de Paris et membre du Bureau National du PS, a jugé que pour devenir leader en politique, il fallait "porter quelque chose de plus grand que soi" et "s'oublier un peu".

Après une semaine marquée au PS par la tentative de coup de force de l'amère Royal -elle montre, ci-contre à gauche, la porte à Peillon, sur un courant (Lire PaSiDupes), et lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1-Aujourd'hui en France le 22 novembre, le maire de Paris était invité à réagir sur un propos sur l'ex-candidate battue à la présidentielle qu'il tenait récemment dans un livre : "elle a une certaine propension à s'exposer au détriment de l'intérêt collectif".

"Je le maintiens", a dit Bertrand Delanoë, "je pense que Ségolène comme beaucoup d'autres leaders pensent trop à eux [...]. Je l'ai vu avec François Mitterrand, avec Lionel Jospin, on devient leader quand on s'oublie un peu".

Le maire de Paris fait la leçon à l'amère de Melle

"Il faut s'oublier un peu pour mériter de porter quelques chose de plus grand que soi, qui est une ambition pour son pays, pour son peuple et pour les valeurs dans lesquelles on croit, et ça ne peut pas aller avec le marketing électoral, avec le spectacle ou avec l'égoïsme et je le dis pour tous les socialistes sans exception", a-t-il ajouté. (Lire PaSiDupes)

Au centre, vraie "tête à claques"

mercredi 18 novembre 2009

Peillon combat les contre-vérités de la putschiste Royal

L'amère Royal a encore fait l'oeuf ...dans le nid d'un autre
La femelle coucou est célèbre pour son habitude de parasiter les nids d'autres espèces en y pondant ses œufs. L'oiseau est difficile à surprendre. La femelle -socialiste- pond un seul œuf dans 6 à 25 nids différents, imitant l'œuf de l'oiseau hôte pour éviter d'être repérée. Elle retire un des œufs -Peillon- du nid hôte -l'Espoir à gauche- avant d'y pondre le sien. Le jeune coucou éclôt après 11 à 13 jours et éjecte immédiatement les autres œufs et les poussins hors du nid. L-usurpateur/-trice est alors nourri(e) par ses parents adoptifs -tel Pierre Bergé- , qui le considèrent comme un(e) des leurs, et prend son envol entre 17 et 21 jours, bien qu'il/elle continue souvent à être nourri(e) encore quelque temps après avoir quitté le nid.

Vincent Peillon annonce vouloir mettre fin à la violente lutte de pouvoir que mène Sa Cynique Majesté Royal.

Tout en restant ferme et en lançant quelques banderilles, il regrette qu'elle l'ait précipité dans ce chaos, du fait de son raid sur Dijon où avait lieu un rassemblement du courant dirigé par le maire de Lyon, Gérard Collomb, et auquel elle n'était pas invitée.
Quitter la direction du courant est hors de question pour Vincent Peillon

"On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis leader d’Espoir à gauche et celui qui a créé un rassemblement", a souligné le député européen.
"Par contre, si Ségolène, avec quelques-uns de ses amis qui sont dans le courant, veut quitter la structure de l’Espoir à gauche, elle le peut. Elle a Désirs d’avenir, dont elle parle depuis deux ans; elle a son courant, qui est entièrement tourné vers une personne. Nous c’est une œuvre collective."


Peillon ne craint pas le chantage au vote des militants que brandit aventureusement l'amère Royal
, pour les départager après les élections régionales.
"Je souhaite même qu’il ait lieu plus tôt, indique au contraire Vincent Peillon. Elle enterre, comme souvent après avoir fait une boulette. Elle se rend compte qu’elle va perdre ce vote comme elle a perdu tous les derniers votes."


Le député européen a également attaqué les méthodes de Désirdavenir Royal

"Pourquoi aller dans les grands media, débarquer avec TF1 à Dijon pour faire exploser tout ? Pourquoi aller à Canal+ pour régler ce genre de question ? Je ne peux pas me laisser intimider par quelqu’un qui ne vient pas créer, qui ne vient pas aider, mais, dans la querelle permanente, détruire. Je ne reculerai pas."
Sa Cynique Majesté Royal instrumentaliserait-elle la presse en alimentant un feuilleton à rebondissements incessants ?
Qui tient les media par la bouche ?

Au final, la grande gagnante de cette querelle pourrait bien être Martine Aubry, la première secrétaire du PS, qui s’est clairement placée mardi soir sur France 2 au-dessus de la mêlée. "Elle a bien raison de rester à part de cette affaire-là et si j’avais pu le faire, croyez-bien que je l’aurais fait", a conclu Vincent Peillon.

Qui aura le dernier mot entre Vincent Peillon et le coucou du marais poitevin ?

  • Pousse-toi de là que je m'y mette
    Une méchante querelle de parcelle de terrain oppose donc les deux occupants de l'Espoir à gauche. Depuis le week-end dernier et l’intrusion de la raideuse aux journées de Dijon (lien Europe 1), la fracture semble totale.
    Mardi soir, c’est l’ancienne candidate battue de la gauche qui avait jeté de l’huile sur le feu, en utilisant Canal + pour expulser Peillon du terrain de l'Espoir à gauche (lien
    Europe 1).
  • Mercredi matin, Vincent Peillon lui a sèchement riposté sur les ondes d’Europe
    "Tout ça devient insupportable. Il faut que cela cesse, c’est destructeur, a déclaré le député européen à la présidente de Poitou-Charentes. Je lui dis : ‘c’est un spectacle désolant. Arrête-toi Ségolène. Tu as fait beaucoup de mal samedi. Occupe-toi de tes régionales, on parlera de tout ça après’.
    Ce qui a été fait samedi était inacceptable. Ce qui a été fait hier soir est ridicule. Donc, on s’arrête."
    Vincent Peillon prévient toutefois : "Si elle ne s’arrête pas, je continuerai et nous irons au bout de cette affaire."

    ENTENDRE l'entretien de Vincent Peillon avec Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1.


    La sémillante Martine Aubry qui est déjà subi les manières de voyou de l'éternel battue, apparaît désormais clairement comme la victime de la prétendante à tout et coûte que coûte.
  • PS: Vincent Peillon invite l'amère Royal à se ressaisir

    Les socialistes effarés minimisent le conflit
    Encore 7 ans de psychanalyse...


    Vincent Peillon a appelé Désirdavenir Royal à la raison mercredi 18, au lendemain du coup de force de la candidate de la gauche battue à la présidentielle tendant à évincer Peillon de l'Espoir à gauche, tandis que plusieurs ténors du PS ont tenté de relativiser cette violente querelle.

    Le philosophe Vincent Peillon fait de la psycho

    "Tout ça devient insupportable, il faut que cela cesse, c'est destructeur", a déclaré Vincent Peillon sur Europe 1, déplorant "ce spectacle délétère que nous impose une fois encore et malgré nous Mme Royal".

    Sa logique peut-elle atteindre la perverse ?
    "On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis donc le leader de l'Espoir à gauche", a poursuivi cet ancien proche de la battue de 6 points à présidentielle.

    Vincent Peillon a en outre invité la présidente picto-charentaise à "s'occuper de (ses) régionales" et de son association Désirs d'avenir.

    Les camarades tentent d'aprivoiser la mégère
  • Frère François Rebsamen s'y est collé en tant que membre de l'Espoir à gauche et de dirigeant de la campagne présidentielle socialiste. Interrogé sur LCI, il s'est appliqué à relativiser le divorce Royal-Peillon. "Je voudrais que ces bisbilles cessent. Elles sont déplacées. Elles prennent un tour désagréable", a observé le sénateur-maire socialiste de Dijon, un fin gestionnaire.
    "Je ne me mêle pas de cette bataille, elle me semble dépassée", a-t-il insisté, en souhaitant la "bienvenue" aux Pieds Nickelés placés mardi soir par Sa Cynique Majesté Royal en tampon avec Vincent Peillon: s'il en faut trois pour faire un Peillon ...

  • Son ex-concubin, Hollande fait le constat de sa gestion: bilan négatif !
    "J'ai passé 10 ans de ma vie à faire que les socialistes soient une force organisée; je ne me satisfais pas de la situation actuelle", a soupité pour sa part François Hollande sur RMC, assurant ne "rien" penser du duel Royal/Peillon. Les bras cassés du PS progressent: si Aubry n'y « comprend rien », Flamby 1er « ne pense rien » !
    Il suit le même « raisonnement » que la patronne. "Ce n'est pas aujourd'hui ma préoccupation, ce sont des affaires qui intéressent des sensibilités du Parti socialiste (...) Moi, je suis passé à un autre niveau de responsabilité", a assuré l'ex-premier secrétaire, candidat déclaré aux primaires pour désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012.

    Peillon en appelle au vote des militants

    Vincent Peillon a réaffirmé mercredi qu'il restait "le leader de l'Espoir à gauche" et a invité la perverse Royal à faire don de sa personne au Poitou-Charentes et à se consacrer au sauvetage de son association moribonde.
    "Nous n'allons pas nous laisser congédier. C'est d'ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants", avait répliqué V. Peillon.

    C'est l'occasion d'évaluer le mythe de la dévotion des militants pour la bien-aîmée auto-proclamée.
  • Conflit Royal-Peillon: Aubry avoue qu'elle « ne comprend rien »

    Puisqu'elle ne lit pas non plus, a-t-elle toutes ses facultés ?

    Le premier secrétaire du PS avait déjà admis qu'elle ne lit pas

    A propos du livre de Frédéric Mitterrand, "La mauvaise vie", Martine Aubry avait déclaré début octobre non seulement ne pas oser "imaginer" que Frédéric Mitterrand se soit livré à une "apologie du tourisme sexuel", mais aussi qu'elle n'a aucune lecture, faisant ainsi tache par rapport à Marine Le Pen qui en connaissait toutes les 'bonnes pages'. Bac +3, Benoît Hamon avait marqué sa différence, voire sa supériorité de professeur d'université (si frais que les murs collent encore), et avait relancé la polémique salace et malveillante lancée par le Front National, apparaissant du même coup sur la même longueur d'onde. Lire PaSiDupes

    Aubry est-elle encore plus basse de plafond qu'il n'y paraît ?

    Ne voilà-t-il pas en effet que, suite à l'irruption de Royal, adjudant de quartier au PS, dans la chambrée de Vincent Peillon à Dijon (lire PaSiDupes), la maire de Lille laisse échapper maintenant, tout premier secrétaire qu'elle soit quelque peu : « "Moi, je n'ai rien compris

    A-t-elle le QI d'un céphalopode du Cambrien ou fait-elle l'autruche ?

  • Face à la bataille fratricide que se livrent l'amère Royal, qui se dit dépouillée, et Vincent Peillon, qui refuse d'être mis à la rue en pleine trêve hivernale, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, regarde ailleurs, s'exposant du même coup à des poursuites judiciaires pour non-assistance à personnes en danger.

    "Moi, je préfère ne pas voir ça", a-t-elle avoué mardi soir sur France 2 !
    En réponse à Malek Boutih qui accuse le PS de ne pas casser le manche, la Ch'tite Aubry a lancé: "Je préfère voir les socialistes qui aujourd'hui travaillent." Ainsi, ne voit-elle rien, n'entend-elle rien et refuse-t-elle de commenter le fond du différend.

    Martine Aubry a d'autres enfants attardés dans la grande classe et assure être « à la tête du principal parti d'opposition », ajoutant qu'elle est "très occupée par ce qui intéresse les Français. Je sais que j'ai une responsabilité : qu'en 2012 la gauche puisse proposer aux Français un projet qui leur donne envie de se dire : demain mes enfants vont réussir, les personnes âgées vont être amenées jusqu'au bout, l'avenir de notre pays et de la planète va être pris en compte". "C'est cela l'essentiel. Le reste, ce sont des petites bisbilles."

    Royal cherche à reprendre à Peillon le jouet qu'elle a laissé tomber au sol

    Son association bat de l'aile et se marginalise.

    Alors, l'amère Royal a de nouveau des visées sur la direction du courant Espoir à gauche . La présidente de Poitou-Charentes a affirmé ne pas avoir laissé tomber "son" courant en quenouille et en avoir confié la gérance "l'animation", à un trio de proches.

    Interrogée mardi soir sur Canal+, elle a, dans un premier temps, affirmé qu'il fallait "reporter après les élections régionales l'organisation" du mouvement. Avant de confirmer le coup de force: "D'ici là, j'ai confié à un vieux rossignol plumé un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec, bien sûr, tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible." Ainsi surgit du néant le fameux triumvirat dont personne n'avait encore soupçonné l'existence et l'action !...

    « Meurtrie » mais tranquille ?
    Ce n'est pourtant pas gagné.

    Vincent Peillon, qui a fait survivre le courant et s'est imposé ces derniers mois à sa tête, a d'ores et déjà rétorqué qu'il n'entendait pas se laisser "congédier" par Désirdavenir Royal.


    La capricieuse présidente picto-charentaise démontre une nouvelle fois qu'elle est capable de tout et Martine Aubry trouve dans cette nouvelle velléité Royal une belle occasion de se placer au-dessus de la mêlée et de redorer le blason de la maison Solférino.
  • lundi 16 novembre 2009

    Nouvelle poussée de l'amère Royal, tumeur maligne du PS

    Ne construit-elle que son propre malheur ?
    Sa Cynique Majesté Royal cherche-t-elle à entraîner le PS dans son naufrage personnel

    La présidente picto-charentaise a déclenché lundi une nouvelle polémique au sein de sa formation pour occuper toute « sa place » au Parti socialiste
    , se prévalant du soutien supposé des militants de 2007.

    Reuters qualifie l'intrusion de la pique-assiette socialiste d' « apparition inopinée » , autant dire céleste, à une réunion du centre-gauche pourtant organisée samedi pour l'Espoir à gauche par Vincent Peillon à Dijon. Elle n'était pas la bienvenue, mais se croyant toujours indispensable, son irruption a outrageusement perturbé la fête et scellé pour longtemps la rupture avec ses anciens partisans.

    Alors qu'elle se tenait au-dessus des contingences du quotidien socialiste depuis le congrès de Reims, où, au sortir de son frigo, elle avait été battue par Martine Aubry il y a tout juste un an, elle misait plutôt sur les dévôts de son association. C'est donc de façon aussi inattendue qu'intempestive qu'elle est descendue de son Olympe pour venir rappeler lundi à leurs "devoirs" d'allégeance les émancipés du courant "Espoir à gauche".
    "Je suis là, je suis bien là", a déclaré l'arrogante Royal sur France Inter, niant avec force toute "solitude" politique pourtant manifeste. Il est vrai qu'elle se pose là ! "Qui me lâche? Où avez-vous vu cela", a-t-elle riposté, s'estimant "meurtrie" par les "déclarations agressives" du week-end.

    Il faut donc lui dresser une liste incomplète de proches notoires qui n'ont pas tenu le coup
    : Me Mignard ou le multi-milliardaire P. Bergé, l'acteur raté Besnehard ou l'insignifiante Aurélie Filipetti, le fameux gestionnaire François Rebsamen (Dijon), Gérard Collomb (Lyon) ou Jean-Noël Guérini (Marseille). «Elle a choisi sa ligne», explique Manuel Valls, qui ne la suit pas.

    La teigne est une incomprise

    Samedi, "je n'ai rien de fait de mal, je suis allée saluer les militants. D'ailleurs, tous ont été ravis de me voir", a assuré la présidente de la région Poitou-Charentes."Je ne sais pas si c'est la moutarde de Dijon qui a provoqué cette mini-crise de nerfs", a-t-elle ironisé.

    A quatre mois des élections régionales de mars 2010, Désirdavenir Royal espère être encore présidente de région et s'en faire de nouveau un tremplin vers la présidentielle. Sur France Inter, elle a dénoncé "ceux qui peuvent avoir des ambitions personnelles et que je gêne peut-être un peu" au PS. L'ambition est ainsi son domaine réservé: l'échec donne des droits...

    Le PS sature
    Jack paraît effaré en effet

    < style="COLOR: #ff0000">Vincent Peillon
    a noté qu'elle a cherché à sacrifier la création d'une alternative à Nicolas Sarkozy sur l'autel de son ambition personnelle.
    Aussi rassembleuse qu'elle se dise, pour lui, elle n'a donc pas les qualités requises pour être candidate en 2012. "
    Pour gagner, il faut rassembler, avoir des idées et avoir de la constance", a-t-il fait valoir sur LCI.
    Disant tout haut ce que pense tout le monde, il ajoute: "
    Je crois aujourd'hui qu'elle désespère beaucoup de ceux qui avaient placé leurs espoirs en elle. Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse", ajoute-t-il dans Libération.

  • Manuel Valls, qui fut l'un des plus virulents soutiens de l'amère Royal, a jugé son attitude "absurde et (...) pathétique". "Ségolène Royal a un problème de cohérence et de crédibilité", a estimé le député-maire d'Evry sur Canal+.
  • Pierre Moscovici a déploré ces "colères médiatiques" qui ont permis à Sa Cynique Majesté Royal "de se poser en victime". "Personne n'y gagne", estime le député sur son blog.
  • Le député socialiste Jack Lang (ci-dessus) a fustigé dimanche l'attitude de l'amère Royal ce week-end à Dijon , estimant "qu'elle avait jeté une certaine forme de discrédit" sur le PS. "Cela fait un drôle d'effet quand vous revenez d'Asie ( mission en Corée du Nord ). Arrivé en France et à Paris et découvrir ce spectacle, on se pince, est-ce vraiment vrai que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a organisé tout ce tintamarre ? ", a lancé Jack Lang, invité du rendez-vous TV5Monde/RFI/Le Monde . "Est-ce vraiment vrai qu'à une réunion sur ce sujet très important qu'est l'éducation, on ait ainsi introduit le trouble", s'est interrogé celui pour qui "la passion personnelle du pouvoir et des médias ne doit pas aller jusqu'à créer ce désordre".

    Poil à gratter ou mélanome socialiste

    Depuis la fin de l'été, la présidente de Poitou-Charentes a pris les positions socialistes à contre-pied sur nombre de dossiers, de la taxe carbone à l'envoi de renforts militaires en Afghanistan en passant par le débat sur l'identité nationale.
    L'originalité limitée de ses prises de position a été mise au jour avec le référendum interne organisé en octobre, à l'occasion duquel Martine Aubry l'a privée en partie de son message politique sur la rénovation et l'organisation de primaires présidentielles au PS.

    Les socialistes qui se détournent d'elles se tournent ailleurs

    Certains se demandent encore si le PS peut exister sans produit d'appel ?
    Des militants nostalgiques de Charlety ou de Bercy rêvent encore d'un grand show promotionnel, mais d'autres réalisent combien le grand Guignol est destructeur. "Il n'y a pas de courant Ségolène Royal au Parti socialiste", a d'ailleurs tranché Vincent Peillon sur LCI.

    En organisant le dialogue avec des représentants des centristes du MoDem en vue d'une éventuelle alliance en 2012, le député européen avance aussi sur le terrain qu'elle avait exploré entre les deux tours de la présidentielle de 2007 sans réussir à séduire de sa verroterie la peuplade centriste en voie d'extinction .

    Le monde politique observe ce comprtement suicidaire

  • Depuis samedi, la direction du PS observe un silence embarrassé
    "Il ne faut pas comparer la vie des sensibilités et ce mauvais épisode et ce qui est en train de se passer avec Martine Aubry", a toutefois fait valoir Claude Bartolone sur Europe 1.
  • A droite, on regrette ce "spectacle" lamentable qui porte atteinte à l'ensemble du monde politique.
    "Ségolène Royal nous a fait un caca nerveux. Elle n'était pas la vedette, elle a donc trépigné pour avoir le feu des caméras et des spotlights sur elle", a regretté lundi le porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé.
  • dimanche 15 novembre 2009

    Peillon, victime des mauvaises manières anti-démocratiques de l'amère Royal

    Chassée d'Espoir à gauche par la porte, Royal entre par la fenêtre

    La battue de la présidentielle, battue du PS et virée du courant supposé la soutenir, a tapé l'incruste à Dijon.

    Ce comportement hautement démocratique et bassement emblématique de la "république du respect" avait déjà donné lieu à un échange de commentaires aigres samedi, qui fait florès dimanche. Plus rien ne semble donc plus les arrêter. Chacun dégaine en toute occasion et tire plus vite et plus fort que la fois précédente.

    Arrivée prétendument "joyeuse" et se déclarant contre toute évidence "en famille" à Dijon aux rencontres organisées samedi par Vincent Peillon, en vérité Royal a joué les trouble-fête. Reproduirait-elle au PS le modèle de famille qui est celui de son enfance ? Quant à celui qu'elle a imprimé à la sienne, à son tour, cela ne nous regarde pas...

    La refoulée avait fini par durcir le ton face aux critiques de son ex-petit lieutenant. Furieuse de n'être pas invitée, elle a imposé sa présence, ses hypocrisies et autres menaces, polluant l'atmosphère, pour au mieux reprendre possession des lieux et au pire faire "un coup médiatique". En fin de journée, après ce "dérapage verbal" (voir la vidéo), la maîtresse avait même adressé un "avertissement" à Peillon, ex-prof de philo. Jugeant que "les choses avaient besoin d'être recadrées", elle avait menacé de revenir chaque fois qu'elle estimerait sa présence nécessaire.

    Assistance visiblement consternée

    Une mise en garde qui ne fut pas du goût de Vincent Peillon qui avait réitéré ses critiques dans la soirée sur LCI, évoquant une venue "stupide" (voir la vidéo).

    Dimanche sur Canal+, le méchant garçon alla plus loin : "Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012". "J'entends Ségolène Royal dire 'je vais recadrer'. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même", lança l'ancien porte-parole de la candidate à la présidentielle.
    Il se demanda même si la présidente du Poitou-Charentes entendait recadrer également "les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen..."

    Coup de force anti-démocratique

    L'amère Royal a certes "gâché la fête", mais surtout montré en quelle considération elle tient ses pairs et quel danger elle représente pour la démocratie en France.

    "Je crois qu'elle voulait se recadrer dans un mouvement qui lui échappe", a encore estimé Peillon, l'eurodéputé qui a demandé le "droit d'asile" dans le Sud-Est, en rappelant l'absence de Désirdavenir Royal à la première rencontre organisée le 22 août à Marseille de son courant "L'Espoir à gauche".
    Samedi à Dijon, "c'est un événement politique majeur qu'elle est venue, d'une certaine façon, abîmer et ça rend service à la droite", a rappelé Vincent Peillon, regrettant que sa venue ait occulté le travail réellement accompli lors de cette journée de débat.

    Conclusion donc, selon Vincent Peillon, la peste Royal et ancienne candidate poisseuse à la présidence en 2007 "s'est disqualifiée" à Dijon .
    VOIR et ENTENDRE l'indignation de V. Peillon sur Canal+

    La réponse de la hargneuse picto-charentaise n'a pas tardé.
  • Depuis les Deux-Sèvres, où elle s'apprêtait à lancer la campagne de défense de son seul mandat électif, la présidente de Région a évoqué ‘l'affaire' devant la presse, assurant, mais un peu vite, que, pour elle du moins, "l'incident est clos".
  • Se contredisant dans l'instant, la teigneuse ne put se tenir d'adresser une nouvelle provocation: "Aujourd'hui, nous passons aux choses sérieuses. Je crois que la politique, c'est de rassembler, ce n'est pas d'exclure". Et, pour ceux qui n'auraient pas compris : "la politique c'est de rassembler et de ne pas exclure et que chacun se comporte respectueusement, paisiblement sereinement".

    D'autres déjà commencent à s'en mêler

    Le porte-parole Royal, Guillaume Garot, a estimé que l'agresseuse était agressée et qu'il fallait "que ces agressions verbales contre ségolène Royal cessent". Alors, incident vraiment clos ?

    Comment peut-on d'une part se poser en candidate légitime et évidente et d'autre part se livrer à de tels coups de force dérisoires ?
    En la repoussant du pied en 2007, les Français(es) n'ont manifestement pas perdu une authentique opportunité de vivre ensemble, « respectueusement, paisiblement, sereinement » ! Si les mots ont un sens.
  • L'amère Royal est venue reprendre l'Espoir à gauche à Vincent Peillon: respect !

    Donné, c'est donné; reprendre, c'est voler...
    Royal, parasite socialiste

    De six points battue comme plâtre, l'ex-candidate à la présidentielle s'est invitée samedi 14 novembre aux premières rencontres du rassemblement «social, écologique et démocrate». La maîtresse, Désirdavenir Royal, y a sévèrement grondé l'élève Vincent Peillon, son ancien souffre-douleur, qui ne l'avait pas invitée à Dijon.

    Royal ne fait pas de la prévention ... «C'est un avertissement. Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire» a-t-elle lancé depuis l'estrade où elle s'est invitée samedi au rassemblement de ce qui était L'espoir à gauche, organisé par Vincent Peillon.
    La veille, la présidente de Poitou-Charente avait décidé de récupérer coûte que coûte le courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, mais qu'elle avait abandonné à Vincent Peillon pour mieux quadriller l'espace socialiste. Or, son ex-porte-parole de campagne, qui ne l'avait pas invitée, avait pourtant clairement fait savoir que la battue de la présidentielle était indésirable, en tant que présidentiable porte-poisse , et avait parlé de « coup médiatique » sur Europe 1.

    Peillon, une tête à se fait tirer les oreilles

  • Le 28 février 2009 d'abord,
    Pour les élections européennes du 7 juin, il est parachuté de Picardie pour être tête de liste naturelle du PS dans le Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse): « pas à l’insu de son plein gré mais contre son plein gré », puisqu'il souhaitait conserver son siège d'origine. Il s'agissait alors pour la Ch'tite Aubry, de permettre à l'un de ses proches, Gilles Pargneaux, d’être tête de liste et de punir Peillon, qui avait fait un bout de route avec Sa Cynique Majesté Royal. Aux régionales du 7 juin 2009 , la liste Peillon obtint le brillant score de 14,49 % et se classa troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 % des voix, 5 élus), et, plus surprenant, derrière celle d’Europe Écologie.
  • Et le 14 novembre 2009
    C'est ensuite Sa Cynique Majesté Royal qui est venue punir Peillon devant toute la classe
    Il fut pourtant l’un de ses trois porte-parole de campagne, mais Sa Cynique Majesté Royal ne l'a jamais plus estimé que les autres.
    Elle l'épingle aujourd'hui. «Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», avait-elle répliqué. Femme maltraitée et sensible au temps qui passe, elle s'était plainte: «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », a dénoncé la tête de gondole des soldes de la saison passée. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.» La bergère aux roses moutons serait-elle chaleureuse ? Il est vrai qu'elle les compte en boucle, sans trouver le sommeil.

    La socialiste a le sens de la propriété chevillé au corps

    Son association Désir d'Avenir ne lui suffit pas: elle réclame toujours plus. Je pars et «Je reviens travailler dans mon courant»...

    Questionné sur le fait que ce courant qu'il représente depuis le rassemblement de Marseille puisse faire doublon avec Désirs d'avenir, Vincent Peillon a déclaré : « Il y a un courant, dans lequel Ségolène a été, qui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie». De fait, sa réunion fondatrice s'est déroulée en l'absence de Désirdavenir Royal, alors en déplacement à l'étranger.
    => ENTENDRE Ségolène Royal existe-t-elle encore?
    => LIRE dans Libération « Pourquoi Peillon prend ses distances avec Royal

    Samedi 14 novembre 2009, l'amère Royal tape l'incruste

    Alors que s'agitaient quelques drapeaux fripés de militants nostalgiques de la présidentielle 2007 mais inconscients de ce qui se tramait et malgré la fermeture d'Amora-Maille par Unilever, l'amère Royale s'est déclarée «très joyeuse» d'être présente à Dijon, assurant néanmoins que « nous sommes tous dans la même famille politique». Sentiment visiblement partagé !

    «Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle menacé. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle insisté. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs », selon elle. Elle reprend d'une main ce qu'elle a donné de l'autre

    Isolée, voire rejetée du PS, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes est arrivée à Dijon à la mi-journée. Elle a été accueillie par quelques vieux boulets abandonnés traînant par là ... le sénateur-maire de la ville, François Rebsamen, co-directeur de campagne de la battue à la présidentielle, mais passé depuis à François Hollande, par Jean-Louis Bianco, son fidèle lieutenant qui n'a pas trouvé à se ré-employer, ainsi que par le député socialiste Gaétan Gorce, député-maire de ...La Charité-sur-Loire, qui "veut encore espérer de la gauche » et qui est resté en phase avec le courant « L’espoir à gauche » de Vincent Peillon.

    Désirdavenir Royal fait monter la moutarde au nez de plus d'un

    Interrogé sur cet «avertissement» par quelques journalistes, Vincent Peillon n'a pas caché son agacement, estimant que «Mme Royal est venue faire à Dijon une conférence de presse» et parlant «de méthodes un peu déplacées et assez ridicules».
    Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est une tentative de dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.

    La présence de l'amère Royal n'a donc pas été du goût de tout le monde.

  • Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique».
  • Si Sa Cynique Majesté Royal est venue réclamer des subventions, elle sera rentrée bredouille. «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui finance désormais le courant.? Persona non grata, elle peut se gratter...
  • Un brin méprisante, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté l'intrusion de Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres».
  • Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues.

    Désirdavenir aura-t-elle senti passer le vent du boulet...
  • vendredi 28 août 2009

    Université d'été: l'entreprise Aubry de rénovation ne va pas tarder à se mettre au travail

    Bayrou doit se soumettre ou disparaître

    Université d'été du PS: Aubry raconte ses vacances
    A la pêche au gros
    Elle en a attrapé un gros comme ça...
    PaSiDupes lui souhaite d'autres prises !

    Le Premier secrétaire va plus loin que les ségoléniens primaires.

    Martine Aubry a promis de rénover le Parti socialiste de A à Z.
    Une convention nationale de modification des statuts se tiendra avant l'été 2010, mais, en tout état de cause, elle se serait tenue sans que les ségoléniens ne se mobilisent..
    En grandes pompes, Martine Aubry a annoncé à l'université d'été du Parti socialiste ce qui avait transpiré avant même son ouverture vendredi à La Rochelle.
    «La refondation des idées du PS est indissociable de la refondation du parti, alors cette rénovation, on va y aller, de A à Z, de C comme cumul des mandats jusqu'à P comme primaires», a lancé le Premier secrétaire. L'alphabet socialiste est tombé à 14 lettres, avec des lacunes: un beau début en soi.


  • Le calendrier
    La maire de Lille a dévoilé un calendrier et le mode d'emploi de cette révolution de l'organisation du PS. Une consultation des militants socialistes sera organisée le 1er octobre pour «fixer le cap du changement». Ensuite, le parti tiendra une convention nationale extraordinaire de modification de ses statuts «avant l'été 2010».
  • La consultation
    «Ces primaires doivent être une opportunité pour nous afin de conduire un grand mouvement populaire et non pas un problème entre nous», a rêvé la vainqueur du congrès de Reims. Ces primaires ouvertes seraient «sûrement au premier semestre 2011».
    Sans garantie, puisque tout reste à débattre. «Nous déciderons des modalités tous ensemble», a-t-elle insisté. Comme s'ils avaient mis à profit les vacances pour suivre une thérapie de groupe, on apprend que les socialistes seraient prêts à discuter avec «toutes les forces de gauche» et «non pas en décidant nous-mêmes à la place des autres».
    Or, André Vallini a déjà exprimé ses doutes sur la faisabilité d'une telle entreprise et le PCF, comme le transfuge socialiste, Jean-Luc Mélenchon, sont sur la défensive.
    Comme Daniel Cohn-Bendit (ci-contre à droite, à la gauche de Le Foll), ils ne croient pas un instant que le PS puisse abandonner ses habitudes hégémoniques.

    Martine Aubry a principalement promis d'instaurer ces primaires sous la pression de son opposition interne. 100 socialistes ségoléniens sectaires ont ainsi signé sans savoir ce que le concept pouvait recouvrir. Il leur importait seulement de remettre en selle l'instigatrice de la pétition en punissant le Premier secrétaire d'avoir battu Désirdavenir Royal.

    Bille en tête vendredi, en ouverture de l'université d'été de La Rochelle, la maire de Lille a coupé l'herbe sous le pieds des ségoléniens. Comme les signataires sectaires de la pétition en faveur de primaires, elle ignore pourtant ce qu'il faut entendre par « primaires ouvertes », ce qui n'empêche la presse socialiste de fonder d'insensés espoirs sur un miraculeux concept, mais facteur de divisions. Pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012, les militants meurtris qui ont déjà commis l'erreur d'envoyer l'amère Royal à la défaite en chantant devront renouveler l'opération kamikaze, en se prononçant sur la question des primaires ouvertes dont tout le monde ignore tout.
    Or, à la différence des pétitionnaires sectaires, la maire de Lille est manifestement moins obnubilée par la Présidentielle que par la réforme du parti. Les militants devront donc aussi exprimer leur opinion sur le non-cumul des mandats.

    « Une rénovation en profondeur du PS » sans tabou

    L'amère Aubry a donc aussi annoncé son intention de régler leur affaire aux cumulards des mandats.
    «Faut-il un mandat parlementaire unique ? Faut-il limiter le nombre de mandats exercés simultanément ou successivement. Voilà les questions que nous poserons aux militants», a promis Martine Aubry.
    => La belle affaire, puisque, depuis la loi organique du 5 avril 2000, les députés et sénateurs ne peuvent déjà plus cumuler leur mandat avec plus d'un mandat de conseiller régional, conseiller à l'assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller municipal d'une commune de 3 500 habitants ou plus. Il était donc grand temps qu'en cessant de truster les mandats, les démocrates vertueux du Bureau national du PS n'ajoutent pas à l'affaiblissement de la démocratie aux niveaux local et national.

    Ainsi, outre que Stéphane Le Foll est passé de professeur d'économie au lycée agricole de Rouillon (72) à chargé de cours à l'Université de Nantes, avec en tout et pour tout une maîtrise et un ...DEA, comme tout bon socialiste moyen, l'ex-directeur du cabinet de François Hollande fut à la fois conseiller municipal du Mans, vice-président de la communauté urbaine Le Mans Metropole et député européen depuis 2004. Aurait-il aussi été député hexagonal, si le méchant réformateur François Fillon ne l'avait pas mis KO au premier round, dès le 1er tour, le 10 juin 2007, avec 53,39 % des suffrages ?
    En revanche, Benoît Hamon, le porte-parole de la Ch'tite Aubry, n'est élu à rien, refoulé à tous les scrutins, dont les Européennes de 2009, mais présent devant toutes les caméras. Gageons qu'il n'est pas hostile à l'alignement des socialistes cumulards...
    Le Premier secrétaire les interrogera également sur la parité, des moyens de faciliter les adhésions et de la future chartre d'éthique du PS.

    L'anti-sarkozisme, échec d'un projet primaire

    La gauche s'oppose aussi au PS sur la question des alliances, depuis l'évocation par l'aventureux philosophe Peillon d'un rassemblement de gauche allant du PCF au MoDem, de l'Oural à Pau. Le Premier secrétaire a refusé de se laisser forcer la main.
  • Les velléités hégémoniques du PS continuent de bloquer
    Sarnez en jeans sur le devant de la scène de l'Espoir à gauche
    avec Taubira,Peillon,
    Hue,Rebsamen et Dany-le-Rouge

    Bien qu'elle-même élue à Lille grâce à l'apport de voix du MoDem, Martine Aubry continue d'exiger de François Bayrou des gages de loyauté. A sa décharge, il faut noter que l'inénarrable Marielle, vice-présidente du MoDem, a beaucoup flirté avec les Verts d'Europe Ecologie. Puisque Zizou-Bayrou refuse de se laisser tripoter la braguette par Dany-le-Rouge, la vieille pomme ridée de Sarnez s'est sacrifiée, malgré la préférence de Dany-le-Rouge pour les fruits verts. L'amère de Lille a donc sommé François Bayrou de clarifier une fois pour toute ses positions.

    «François Bayrou, qui dit vouloir combattre l'UMP, doit répondre à deux questions : Soutenez vous les listes de gauche aux régionales ? Est-ce que vous nous rejoignez sur notre projet économique, social et écologique ? Pouvez-vous partager ce que nous sommes ? ». «Le PS est ouvert aux démocrates mais François Bayrou doit apporter la clarté», a prévenu la première secrétaire du PS.
    «Il faut se mettre d'accord d'abord sur nos priorités avant de discuter des alliances, mais l'antisarkozysme ne suffit pas à bâtir ensemble un avenir», a réalisé Martine Aubry.

  • dimanche 23 août 2009

    Atelier d'Espoir à gauche: Blanche-Neige et ses sept nains

    Les nains Verts de Marseille feront-ils du PS un géant ?
    Recomposition ou éclatement du PS ?

    Pour Vincent Peillon, la Picardie, c'est bien fini; l'euro-député nomade que le parachuté dans le Sud-Est a élu domicile à Marseille samedi. Dans l'atelier du contremaître Peillon, Sarnez, Bianco, Hue, Cohn-Bendit, Valls et Taubira, les sept nains de Marie-sEGOlène Royal ont travaillé à des Primaires de la gauche.
    Cette mousse médiatique suffira-t-elle à voiler le temps de l'université d'été de la Rochelle monté par le trio Aubry-Cambadélis-Bartolone, rien n'est moins sûr, mais il est certain qu'elle a gâté dimanche la petite fête champêtre de la Rose à la gloire de Nono Montebourg à Frangy-en-Bresse.

    La stratégie du PS consisterait-elle à se rassembler en rangs dispersés? L'avenir dira si ces opérations dissidentes permettront le gigantesque collage que recherche la gauche.


    Première victime, les Primaires

    Le clan hétéroclite des gnomes a en effet perverti ce système novateur en le confisquant à son profit.

    Nous avons en fait assisté à une farce savante : la comédie du front uni anti-sarko à usage interne. Il s'agissait clairement de prendre -pour leur bien- les camarades de vitesse et de miner le spectacle in du festival d'été du PS en Avignon à La Rochelle par le divertissement off de Marseille. Le grotesque Peillon dans le rôle de la sardine qui bouche le port de Marseille n'a pas fini de faire rire sur la Cannebière. Sarnez n'est-elle pas la femme qui a fait réélire Tiberi maire du 5e arrondissement de Paris? De quel produit transgénique la pastèque orange de Bayrou et la pastèque rouge de Cohn-Bendit vont-ils accoucher sur les étals ? Quelle fade couleur le PS va-t-il arborer aux Régionales, entre le rose brique de Peillon, le cavalier de la reine Royal, le rose pâle de Valls, le socialiste honteux, et le rose soutenu de la sombre Taubira ?
    Benoît Hamon, le fou de la Ch'tite Aubry, a le pompon rouge: "Je ne conçois pas une alliance avec le MoDem". Avec le PCF, tenu à l'écart, aucun problème, en revanche.

    Va-t-elle se bouger ou va-t-elle se figer?

  • Certains considèrent que le Premier secrétaire est condamné à l'immobilisme par l'inertie de sa majorité pourtant forte de présidentiables DSK-Fabius-Delanöe qui caracolent en tête des sondages d'évaluation du PS. Dans l'attente des régionales, la ch'tite maire de Lille gère les affaires courantes et fait le dos rond, convaincue que sa légitimité fera tout le reste.
  • En revanche, si contre toute attente l'amère Aubry se découvrait un désir subi d'avenir et annonçait sa propre candidature à ces Primaires, elle ferait ce que tentent actuellement ses détracteurs: prendre tout le monde de vitesse. Ainsi, les éléphants devraient-ils se mettre en branle et Valls, Peillon ou tout autre jeune lion, pourrait-il encore se faire limer les crocs par un Premier secrétaire en majesté. Y sera-t-elle contrainte pour pousser les Sept Nains de l'atelier Peillon de Marseille à se dévoiler en faveur de Blanche-Neige du marais poitevin, avant que les sondages ne refassent le coup de la présidentielle dans l'opinion...
    Blanche Neige ou méchante reine ?

    Il faudrait que le PS se découvre la motivation qui lui fait défaut

    Le PS se résigne en effet à la force d'appoint d'Europe Ecologie en 2010, et, en 2012, la gauche unie se voit déjà perdante, sachant que c'est le président sortant qui gagne.
    La gauche de Moscou à Pau en est toujours aux velléités de détermination, d'unité et de programme commun... Elle caresse ses pièces, mais rien ne bouge.
    La gauche joue aux échecs en observant les règles du poker menteur !