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dimanche 28 mai 2017

Port du voile à l'école: Finkielkraut appelle Schiappa au sens de la responsabilité

Le philosophe réagit à la volonté de secrétaire d'Etat de militer pour le voile à l'école

La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa provoque l'indignation d'Alain Finkielkraut 

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Schiappa, échevelée par sa notoriété
Activiste de la  libre pensée, comme son père historien corse, la membre du gouvernement a tenu des propos provocateurs dans un post de blog sur le port du voile à l'école. Si bien que, par lettres interposées, Marlène Schiappa et Alain Finkielkraut s'invectivent depuis plusieurs jours. Les positions développées de la nouvelle secrétaire d'Etat sur le port du voile à l'école ont de quoi irriter le philosophe vigilant. 

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Milieu cossu
Dans une nouvelle tribune publiée ce samedi dans Libération, 'Finkie' maintient que la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité des femmes et des hommes milite pour l'interdiction du voile à l'école. Mais, niant tout en bloc, l'arrogante, 35 ans, invite le philosophe de 67 ans à faire "l’effort de chercher en bibliothèques" pour éviter de verser "dans la société du spectacle"

"Aurais-je donc menti ? Me serais-je laissé abuser par les "fake news", les faits alternatifs, la post-vérité qui prospère sur Internet ?", s'interroge, le penseur, interloqué. Dans un texte publié dans le quotidien Libération ce samedi, Alain Finkielkraut maintient l'argumentaire de sa chronique au vitriol sur RCJ le 21 mai dernier.

Le philosophe met en garde contre l'activisme de la nouvelle secrétaire d'Etat pour le port du voile à l'école

"Cette très active blogueuse s'en est prise violemment à Manuel Valls parce qu'il avait osé dénoncé l'antisémitisme dans les quartiers populaires
Elle a écrit que "l'interdiction du voile à l'école est contraire à l'esprit de la loi de 1905", dénonce Finkielkraut dans l'émission 'L'esprit de l'Escalier'.

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa journal ecole"Il s'étonne aussi que le président Macron ait nommé la blogueuse à ce poste et que Schiappa  se signale déjà parmi "les membres les plus dynamiques et les plus inquiétantes" de l'équipe d'Emmanuel Macron. 
Pour appuyer ses propos, le philosophe cite un article du blog de Marlène Schiappa intitulé "Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites", lettre ouverte datant de 2014, la blogueuse donnant suite aux déclarations contraires de l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui constatait à l'inverse "la montée de l’antisémitisme, qui se nourrit dans les quartiers populaires." La fondatrice et présidente du réseau féministe 'Maman travaille' y écrivait surtout 
que "l'article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. (...) Interdire le voile, c'est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l'école est donc contraire à la loi de 1905".

Libération du 23 mai dernier rend publique sa réponse adressée à Alain Finkielkraut

Marlène Schiappa défend son attachement à la laïcité. Un incontournable. "Certains de mes amis pensent que vous êtes philosophe", ironise la responsable du pôle "égalité femmes-hommes" du mouvement politique En marche !. "C'est un honneur d'être (...) la cible privilégiée d'une personnalité telle que vous", poursuit-elle, dans un ton polémique de twitto, du haut de son diplôme de communication et nouveaux media, option écritures électroniques, via une validation des acquis de l’"expérience passée à l’Université de Grenoble" (sic) pendant un congé maternité. Respect !...

Ca vole aussi haut que possible
Mais la péronnelle ne tente pas d'argumenter et ça donne : "Je pensais que vous fondiez vos réflexions sur des éléments tangibles, des sources contradictoires. (...) Au lieu de cela, vous vous transformez en Don Quichotte : lui combattait des moulins qui n'existaient pas, vous combattez une position que je n'ai jamais eue", se renie-t-elle. 

Et poursuivant dans l'invective, de conseiller au philosophe "de faire l’effort de chercher en bibliothèques et non sur Google– et j’ai là aussi, beaucoup de respect pour Google- raconte-t-elle inutilement. Elle n'assume pas et prétend elle "n'a jamais milité contre l’interdiction du port du voile par les enseignantes ou par les élèves à l’école".
En finir avec Wonderwoman et le syndrome de Cendrillon
La trentenaire a 
attrapé la grosse tête quand les féministes ont commencé à la prendre en compte en 2013. " On a été reçu au ministère de la Famille et auditionné[es] à l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi sur l’égalité professionnelle qui est en train d’être votée, déclara-t-elle alors à lemans.maville.com. Nous avions également été reçues par les candidats à la présidentielle en 2012 et nous allons rencontrer Najat Valaud-Belkacem, ministre du droit des femmes, qui souhaite connaître nos propositions. Les femmes politiques sont sensibles à notre parole. En juin dernier, plusieurs d’entre elles comme Barbara Pompili, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, et Nathalie Kosciusko-Morizet sont venues à la journée Maman travaille à Paris".
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En réponse ce samedi , le philosophe distille également un conseil à la secrétaire d'Etat. 
"Marlène Schiappa devrait, toutes affaires cessantes, lire le dernier état des lieux publié par Georges Bensoussan "La France soumise" préfacée par Elisabeth Badinter (...) et le rapport de Malek Boutih ['Génération radicale', juillet 2015, un cri d'alarme sur la radicalisation de la jeunesse française]. Ainsi, débarrassée de ses oeillères idéologiques, pourra-t-elle commencer à du bon travail", conclut-il sa tribune.

En revanche, TheMuslimPost écrit que "Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, est victime d'une campagne de déstabilisation de la LICRA".
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Faut-il maintenant redouter que
d'autres sectaires du gouvernement se renient et se fassent passer pour plus respectables qu'ils ou elles ne sont.

N.B. Au moment de son entrée en fonction comme secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, la presse a rappelé avec à propos que Schiappa expliquait dans son livre Maman travaille comment frauder la sécurité sociale...

lundi 22 mai 2017

Législatives 2017 : énorme sac de noeuds autour de l'investiture de Malek Boutih par le PS

Malek Boutih est-il, oui ou non, investi par le Parti socialiste aux législatives de juin 2017 ? 

Ce 22 mai, rien ne semble encore scellé
Au lendemain d’une nouvelle confirmation de son investiture socialiste par l’intéressé, la Rue de Solférino assure que Malek Boutih n’a toujours pas reçu l'onction de Jean-Christophe Cambadélislequel avance une étrange explication pour dire 'niet'. Un bon gros imbroglio de 5 noeuds.

Noeud 1 : Valls et Boutih, non investis

Dans un premier temps,  le PS avait tranché, affirmant le 15 mai que ni Manuel Valls ni Malek Boutih n’était investi par le parti, sans toutefois produire de candidat socialiste face à eux. Seul
Et puis, on apprenait que seul l’ancien premier ministre faisait l'objet d'un veto et que Malek Boutih était officiellement investi.
En fait, l'un et l'autre postulant bénéficiait d'un "ni-ni" : ils ne pourraient pas être candidats sous l’étiquette PS, mais ne se verraient imposer aucun socialiste.

Le PS a tranché, c'est le NI/NI pr @manuelvalls et Malek Boutih : ni investiture PS, ni candidat PS face à eux pr les Législatives @BFMTV

Noeud 2 : Boutih confirme son investiture

Interrogé  le 16 mai, le député socialiste sortant assurait qu’il était bien investi "à contre-cœur pour eux" [par le Parti socialiste]. 
Et de confirmer un candidat estampillé 'En marche!' contre lui : Est-ce un plus ou un moins ?

Noeud 3 : affichage du nom de Boutih sur le site du PS

Depuis le dépôt officiel des candidatures, Malek Boutih figure bel et bien dans la liste des candidats investis par la rue de Solférino dans la 10e circonscription de l’Essonne.
Capture d’écran site du PS ce 22 mai :

Un cadre socialiste -Rachid Tema - avait d’ailleurs demandé à Malek Boutih de "rendre l’investiture." Il était reproché à Boutih d'avoir soutenu Emmanuel Macron, dès avant le premier tour de l’élection présidentielle, ainsi que Manuel Valls qu’il avait non seulement soutenu, mais encouragé à se présenter à la primaire organisée par… le Parti socialiste : la "Belle Alliance Populaire".

Noeud 4 : Boutih re-confirme son investiture

Invité de BFM TV le 21 mai, Malek Boutih re-confirme avoir l’investiture du PS.
Et quand on lui demande si elle lui sera retirée, il répond "non…" avant d’ajouter, critique envers la direction du parti :
"Ils ont passé leur temps, au lieu de faire de la politique, à faire des sanctions. Ce n’est plus un parti politique, c’est un tribunal politique.

Noeud 5 : Cambadélis retire l’investiture à Boutih

Le cas Malek Boutih rebondit ce lundi 22 mai. Invité à réagir sur les candidatures socialistes se revendiquant de la "majorité présidentielle" sur leurs documents de campagne, voire l’image d’Emmanuel Macron (comme Myriam El Khomri), Jean-Christophe Cambadélis a mouillé les noeuds sur France Inter  :
"Il y a une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste et, dedans, deux personnalités qui n’ont pas l’investiture du PS, Manuel Valls et Malek Boutih.
Ce n’est pas ce qu’affiche le site du PS, ci-dessus. 
Le PS aurait-il subi une cyber-attaque de Poutine ? L'entourage de Jean-Christophe Cambadélis assure que "Boutih n’a pas l’investiture" et avance une raison à sa présence sur la liste des candidats socialistes : c'est la faute au web. "C’est une erreur transmise au web…"

vendredi 21 octobre 2016

Le député PS Boutih réclame "une offensive anti-racaille"

Le petit beur est-il inspiré par le démantèlement de la "jungle" de Calais ?

Téléguidé par Manuel Valls, Boutih a réclamé une "vraie offensive antiracaille", en réponse à l'exaspération des manifestants policiers
 
Le député socialiste Malek Boutih, proche de Manuel Valls, a une réaction  pour le moins radicale aux agressions de policiers et à leur manifestations. Le petit Boutih a prôné jeudi une "vraie offensive anti-racaille dans les banlieues", alors que les policiers manifestent depuis plusieurs jours après la "très violente agression de quatre d'entre eux à Viry-Châtillon": on peut - à vrai dire- parler de tentative d'assassinats, n'en déplaise à l'AFP et à ses copieurs-colleurs. "Il faut arriver à isoler les voyous aujourd'hui du reste de la population et de la jeunesse. il y a une vraie offensive antiracaille à avoir dans les banlieues", a déclaré le gros bras, ancien président de SOS Racisme, sur RTL. "Ce n'est pas qu'une question de moyens. Ce qui a changé, c'est le niveau de violence, le terrorisme, et cette frange de population qui veut tuer un policier." Ce n'est pourtant pas ce que déclare l'AFP...

Malek Boutih a évoqué un "nouveau gangstérisme...
... né de la prohibition de la drogue, de l'abandon des territoires, d'une décentralisation qui fait qu'on a des élus locaux parfois, soit qui parlementent avec les voyous, soit les laissent faire, soit qui disent "Il me faut de l'argent, de l'argent" ".

"C'est normal que les mecs aient les boules", assure l'élu socialiste "pour justifier la colère des policiers", commente l'AFP.

Le député de l'Essonne a cependant rendu hommage à Bernard Cazeneuve. "D'abord, il y a un ministre de l'Intérieur, tout le monde le reconnaît [sic], qui travaille vraiment beaucoup, qui est dévoué à sa tâche, qui n'en fait pas une carrière politique. Pour un ministre de l'Intérieur, ça change un peu quand même", a polémiqué ce proche du chef du gouvernement de Cazeneuve.

S'agissant des manifestations de policiers, "c'est normal que les mecs aient peur; on doit les protéger". Sauf que les mecs dénoncent d'abord et avant tout le manque de soutien réél du pouvoir, qui les assure de sa compréhension mais déclenche une enquête du GIGN contre eux à la moindre occasion. Peuvent-ils en effet protéger la population s'ils ne sont pas eux-mêmes protégés ? 

"Il y a toujours un peu d'organisation derrière", insinue Boutih

"Je suis un militant, je sais comment ça se passe," ajoute-t-il. "Il y a peut-être des gens d'extrême droite qui chauffent, il y en a toujours, affirme-t-il, dénonçant ainsi une emprise de policiers d'extrémisme de droite. Boutih est passé de peu à côté d'une accusation de fascisme, pour cette fois. 
"Mais je ne pense pas que ce soit le coeur des mécontentements", a-t-il insinué, distillant les germes de la suspicion. Et de la division. 

Il condamne au passage la sortie du premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, la jugeant "pas délicat(e)". 
"Qu'on s'occupe de tous les jeunes de banlieue qui, eux, ne sont pas des voyous. Tous ceux dont on ne parle jamais", a-t-il délicatement nuancé.

Malek Boutih défend clairement l'option Valls pour la présidentielle de 2017, alors que le président de la République s'est précipité dans une crise de confiance profonde après la multiplication de ses confidences à des journalistes sulfureux du journal Le Monde. "Pour l'instant, [Valls] ne veut pas. Moi, j'ai envie de le pousser [de mes petits bras] en disant : il y a non assistance à gauche en danger".

mercredi 17 août 2016

Des "islamistes qui avancent mosquées", puis des "salafistes" et maintenant des musulmans

L'Etat de droit est une menace pour la survie de notre modèle de civilisation

L'
éclatante duplicité qui aveugle la gauche


"Comment les salafistes avancent mosquées" (Le Canard enchaîné, 2 déc. 15)

"DEPUIS le 13 novembre, les mosquées salafistes et intégristes [pléonasme?] rivalisent de communiqués d’indignation pour condamner les attentats. Difficile, pourtant, de donner Allah sans confession à ces bonnes âmes quand on découvre d’autres déclarations, bien plus guerrières ou fort alambiquées, faites précédemment par ces mêmes religieux. Une guerre sourde, mais parfois violente, avec menaces et coups de force, oppose les ultras aux musulmans pacifiques [continue-t-on, à gauche, de s'imaginer, tant elle se sent piégée à son idéologie marxiste et post-colonialiste, après l'avoir pourtant été au communisme]. Petite tournée dans ces lieux de prière pas très recueillis.

Trois jours avant d’être assigné à résidence, en vertu de l’état d’urgence, Mohamed Khattabi, l’imam salafiste de la mosquée Aïcha de Montpellier, a tenté de se refaire une virginité. Dans un prêche en français mis en ligne vendredi 20 novembre, le religieux tirait à boulets rouges contre les partisans de Daesh, ces "chiens de l’enfer" [dissidents].
Mais, le 13 novembre, jour des attentats, c’était un tout autre discours - en arabe, cette fois - que tenait l’imam. Il implorait Allah de 'soutenir les moudjahidines partout". Et de lancer cette diatribe : "Ils veulent nous contrôler pour que nous ne nous réveillions pas de notre sommeil, car le musulman est un géant endormi et, s’il se réveille, malheur à celui qui se trouve dans les parages." 

D’autres patrons de mosquées salafistes s’adonnent aux joies du double discours. Ainsi, à Roubaix, après l’arrestation de Mehdi Nemmouche (un jeune originaire de la ville et auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles), un responsable de la mosquée Abou Bakr Essedik [de Roubaix] s’était un peu énervé : "Est-ce qu’on doit encore répéter que l’islam n’a rien à voir avec ça ?" (La Voix du Nord, 3/6/14). Pourtant, un an plus tard, sa mosquée accueillait un excité : un cheikh saoudien [cheikh Mohammed Ramzan al-Hajiri] interdit de séjour sur le territoire "en raison de ses prêches islamiques radicaux" [et cela, malgré l'état d'urgence, déclaré à compter du 26 novembre 2015, par la loi du 20 novembre 2015]. Il a pu vitupérer devant 1.500 fidèles, comme l’a révélé Le Canard (20/5). [Lien La Voix du Nord "Un cheikh saoudien interdit d’entrée en France vient pour la troisième fois dans une mosquée de Roubaix")

Quand les sermons ne suffisent plus, certains de ces joyeux drilles passent aux arguments frappants. A Lunel (Hérault), l’imam Elhaj Benasseur, qui avait fermement condamné le départ pour la Syrie de quelques-uns de ses paroissiens, s’est vu menacé par deux djihadistes qui voulaient "tabasser à l’agonie ses trois enfants" (sic).
Depuis, il a obtenu la condamnation des (complètement) fous d’Allah, mais il n’en a pas moins été contraint de quitter la ville cet automne. Quelques furieux ont même tenté de prendre le contrôle de la mosquée, dont la construction a été financée, semble-t-il, par le Qatar. Finalement, sur les conseils du préfet, l’association des fidèles a pu verrouiller juridiquement ses statuts et élire, le 1er novembre, un président d’ouverture. Ouf...

A Montpellier, un autre imam, Farid Darrouf, a dû plier bagage pour échapper aux menaces qui visaient sa famille. En 2013, ce religieux progressiste avait osé prendre la place occupée jusqu’alors par l’imam Mohàmed Khattabi à la mosquée de La Paillade...

Longtemps cette chasse à l’homme contre les modernistes a été couverte par le silence gêné de la communauté musulmane, qui répugnait à voir les kouffar (mécréants) [les autochtones français] se mêler de leurs affaires religieuses [à cela près que, souvent comme souvent en pareils cas, il s'agit aussi bien d'une lutte d'influence pour la prise du pouvoir]. Et, dans ces conditions, il était difficile pour les élus locaux d’y voir clair [d'autant que ces municipalités sont ancrées à gauche (Montpellier, Gennevilliers ou Paris) ou en alternance avec la droite, à Roubaix et Lunel].

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), la municipalité communiste a soutenu la création d’un nouveau lieu de culte, inauguré en 2011. L’édifice est géré par une association légaliste et républicaine. En revanche, des salafistes ont profité du déménagement pour squatter l’ancienne mosquée du port, qui devait être détruite. Pour éviter les polémiques, les autorités ont préféré laisser faire. Jusqu’au 23 novembre, quand, au nom de l’état d’urgence, la police a pu débouler pour perquisitionner et fermer les lieux.

Un certain bazar règne également sur la scène musulmane parisienne, sans que l’on sache très bien qui est modéré et qui est extrémiste. Officiellement, la capitale ne compte qu’une demi-douzaine de mosquées. Mais d’inextricables querelles de minaret bloquent les projets [et non pas la majorité de gauche autour de Anne Hidalgo].
Ainsi, la reconstruction de la mosquée de la rue de Tanger - réputée, naguère, pour être un nid d’islamistes - se fait attendre depuis dix ans. Pendant que deux associations rivales [marocaine et algérienne] se battent comme des chiffonniers, sur fond d’accusations de malversations, les fidèles en sont réduits à prier dans des hangars provisoires [sous les caméras de la presse compatissante]. Et des sectes islamistes en profitent pour draguer les paroissiens esseulés ... [Le 29 juillet, cette mosquée se disait "bouleversée" par l'"assassinat abject d'un prêtre en prière" et se déclarait "en deuil"]

Le trop-plein de pratiquants se déverse dans près de 70 salles de prière au statut incertain. Une cinquantaine de lieux de culte se sont ainsi implantés dans des foyers de travailleurs migrants. Qui se retrouvent de facto transformés en mosquées de quartier, comme le relève une étude réalisée en 2010 par l’Atelier parisien d’urbanisme (lié à la Mairie).

Cette situation oblige parfois les associations d’alphabétisation à déménager dans d’autres lieux (réfectoires, hangars ... ), voire à émigrer à l’extérieur des locaux. Sans que personne semble s’en émouvoir..." souligne Le Canard


Et le nombre des musulmans "bifaces" est grandissant

Nous avons plus à craindre du double-jeu des musulmans intégristes dits "modérés" du mouvement associatif subventionné que des coups d'éclat de "gentils" électrons libres sortis de leur sommeil, dits "radicalisés récents". Lors de tueries ponctuelles, ces derniers font de nombreux morts, mais s'ils frappent les corps et les esprits, ils ne s'inscrivent pas vraiment dans la durée.

On a souvent entendu des musulmans clamer qu'ils sont "les premières victimes des attentats" et que, par conséquent, les mécréants n'ont pas à se plaindre. L'article du Canard enchaîné en date du 2 décembre 2015, intitulé "Comment les salafistes avancent mosquées", en fait corrobore largement ce détournement de la réalité.
Que ce soit le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) qui, en novembre 2012, fit une campagne d'amalgame entre racisme et islamophobie, intitulée "Nous sommes la nation" (déjà !) appelant l'État à l'exercice de son pouvoir et de son devoir de protection, de sécurité et de mieux-vivre ensemble", ou Abdallah Zekri (CFCM) qui déclara en avril 2015: "Je ne reconnaîtrai jamais l’Islam de France [..] c’est de la foutaise !", tous instrumentalisent la démocratie à leurs fins totalitaires de conquête.

De ces fanatiques "isolés", il faut distinguer les manipulateurs froids et organisés, souvent plus instruits et engagés dans un activisme sournois sur les moyen et long termes. 


La presse joue aussi un jeu dangereuxavec pour mission politique le maintien de la paix sociale, le temps de la présidence de Hollande.
BFMTV a donné la parole à "un hommece mardi. Il a témoigné  d'un acharnement raciste qui aurait causé la rixe à Sisco, en Haute-Corse, samedi dernier. Une version qui contredit celle évoquant une photo prise par des touristes de baigneuses en burkini, mais un témoignage partisan, puisque lla "personne d'origine maghrébine" n'est autre que le mari de la femme enceinte.


VOIR et ENTENDRE
 le témoignage d'un Maghrébin anonymé (filmé à hauteur de la taille):


Toutes tendances confondues, les musulmans institutionnels utilisent l'Etat de droit français

Le président de l’Observatoire contre l'islamophobie s’est dit "stupéfait" par une déclaration du député Malek Boutih, d'origine algérienne, dans le magazine L’Obs. "M. Boutif affirme que le salafisme a gagné la bataille idéologique et culturelle de l’islam en France, alors que nous menons un combat quotidien et sans relâche contre cette infime minorité qui prêche la haine et la violence dans notre pays", affirme Abdallah Zekri, dans un communiqué adressé à Algeriepatriotique. "Concernant le voile, souligne-t-il, je tiens à lui préciser que nous sommes dans un pays démocratique et que la loi s’applique à celles qui portent le voile intégral et non à celles qui ont le visage découvert."  

Zekri fait la leçon au député qui "n’est pas sans savoir que la laïcité ne s’immisce pas dans la tenue vestimentaire de la femme"

Zekri dit aussi s’inscrire "totalement en faux lorsqu’il [Malek Boutih] déclare que les responsables musulmans sont sous la pression des salafistes, car ils craignent des représailles". "Je suis musulman pratiquant qui milite pour le bien vivre ensemble depuis des années et je n’ai ni à craindre des salafistes ni des intégristes de tout bord y compris certains politiques" français qu’il accuse de jouer la carte de la division. "Concernant la peur que nous impute M. Boutih, il est complètement à côté de la plaque", réplique Abdallah Zekri, qui rappelle, pour étayer son propos, qu’il est "parmi les premiers responsables musulmans à avoir réclamé haut et fort à travers les médias la fermeture des mosquées salafistes" [mais, dans sa position de président, il  n'a rien tenté d'autre que des incantations]. Après toutes ces accusations, le président de l’Observatoire contre l’islamophobie affirme qu’il n’a pas "de leçon à recevoir de M. Boutih"

Et Bekri de rendre le pouvoir socialiste responsable des attentats islamistes et des provocations musulmanes. Il dénonce en effet  une "surenchère médiatique de la part de certaines personnalités publiques (françaises) qui par leurs déclarations intempestives font le jeu des recruteurs de Daesh", s’insurge Abdallah Zekri. 
Pour mémoire, Malek Boutih a en effet été chargé par le chef du gouvernement, Manuel Valls, d’une réflexion sur les phénomènes de "basculement des nouvelles générations dans le terrorisme en lien avec les filières djihadistes". Le député Malek Boutih a remis un rapport au chef de l’Exécutif français en juin 2015, intitulé 'Génération radicale', dans lequel l'ex-président de SOS Racisme conclut que "l’action publique en réponse au radicalisme doit s’inscrire dans une logique de contre-attaque".
La porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, association située à la mosquée En-Nasr à Marseille 10e, Feiza Ben Mohamed, est musulmane ou citoyenne française en fonction des circonstances.
VOIR et ENTENDRE la réaction de Feiza Ben Mohamed aux attentats de Paris :  

Et ce matin, 
Abdallah Zekri a pareillement haussé le ton. 
Il s'en est pris de manière virulente aux déclarations de Manuel Valls et de Jean-Pierre Chevènement. A propos des provocations au burkini sur les plages, de Cannes en Corse, le président de l'Observatoire contre l'islamophobie au Conseil français du culte musulman se dit "surpris" par Valls qui, à la fois, refuse de légiférer en la matière et condamne le port du burkini - ce qui, selon Zekri, est "une manière de faire du populisme" - appelle le premier ministre de Hollande à mettre fin à "un débat inutile"
Et d'argumenter de mauvaise foi: "Est-ce que 10 ou 12 femmes portant le burkini [aveu de la réalité des faits, alors que des parents des Maghrébins présents à Cisco (Haute-Corse) nient sur BFMTV les baignades en burkini] mettent en danger la République, lance-t-il. "Je n’y crois pas du tout", insiste-t-il, indiquant à plusieurs reprises "ne pas comprendre" la polémique. "Ces femmes portent librement le burkini; certaines pour se préserver, par pudeur, d’autres par convictions religieuses", maintient Abdallah Zekri.

Le président de l'Observatoire contre l'islamophobie
 clame son refus que les attentats islamistes et affrontements inter-communautaires soient imputés aux musulmans autant qu'ils sont et qu'ils soient rappelés à leurs devoirs, mais, en revanche il a violemment revendiqué des droits en tant que citoyens français. Appuyé en cela par la gauche révolutionnaire institutionnelle (PCF et NPA, notamment), ou non.
Le président du CFCM conteste le premier ministre, jugeant que "ce n'est pas de l'intégrisme", tandis que Rareq Oubrou, l'imam marocain "modéré" de Bordeaux,  considère que les propos du Premier ministre "ne vont résoudre aucun problème" et Olivier Dartigolle (PCF) affirmant que "Manuel Valls joue un jeu très dangereux".
VOIR et ENTENDRE pourquoi les ennemis de l'intérieur sont aussi menaçants que Daesh:

Et pendant ce temps, Flanby fait savoir qu'il n'a eu que onze jours de vacances.
Et tous nient que le CCIF et Tariq Ramadan ont conjointement appelé à voter pour François Hollande. 

dimanche 24 juillet 2016

"Au PS, on a beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale," déplore Boutih

En démocratie, "on ne peut donc pas demander à l'opposition de se taire"

Le député socialiste propose l'installation d'une commission nationale de défense à laquelle serait associée l'opposition 

Malek Boutih fait l'éloge de l'unité nationale face au terrorisme, sans épargner sa famille politique.

Au Parisien Magazine, le député PS d'origine Kakyle lance vendredi: "En mars, le président aurait dû constituer un gouvernement de guerre, dans lequel chaque ministre aurait été recruté pour faire face. Il a fait un gouvernement de campagne électorale, c'était une erreur". 

"La gauche est dans la même situation", poursuit-il, "au bureau national du PS, ces derniers mois, on a beaucoup plus débattu, avec beaucoup plus de passion, de la loi travail et d'Emmanuel Macron que de la sécurité nationale !

"Je pense qu'une guerre ne peut pas être traitée comme un problème de sécurité lambda", insiste le député de l'Essonne.

Boutih propose la création d'une "commission nationale de défense" 

Sa lourde charge est assortie d'une proposition pour rassembler tous les responsables politiques autour d'une même table. "On ne peut pas demander à l'opposition de se taire. On doit lui proposer un cadre pour organiser le débat". Le député PS fait allusion aux élus de la majorité qui s'indignent de la dénonciation de failles de sécurité et des défaillances de l'Etat-PS par Alain Juppé ou Eric Ciotti.

Certains tweets de responsables socialistes sont insupportables en démocratie.  
Ainsi, les grands airs de Carlos DA SILVA (lettres capitales, s'il vous plaît !), second couteau de Manuel Valls - il est son député suppléant - sont-ils insupportables, singulièrement en la circonstance du mensonge du ministre de l'Intérieur sur la vidéosurveillance de la tuerie de Nice.


 
Lisez encore ci-dessous le tweet agressif de l'intolérant Gérard Sebaoun, néo-député PS du Val-d'Oise élu de justesse dans la circonscription voisine de Beaumont-sur-Oise - qui en est actuellement à sa 5e nuit d'émeutes suite à la mort naturelle d'Adama Traoré, un repris de justice après interpellation - et qui craint pour son siège:
En tant que conseiller départemental, Sebaoun a contribué à la réduction des subventions pour les polices municipales et la vidéosurveillance et s'est opposé au subventionnement des polices municipales armées... Sans cette décision irresponsable du Conseil général du Val-d'Oise, Adama Traoré serait peut-être en vie.

Le 3 juin 2013, Marc, le fils de ce député né à Alger, fut placé en garde à vue pour avoir importé 22 kg de cannabis du Maroc.

Depuis l’attentat de Nice, l’Algérie s'inquiète des défaillances françaises
Aux yeux du général-major Tartag, le chef militaire qui a succédé au général Toufik à la tête d’un DRS remanié, il se passe en France de troublants dysfonctionnements qui peuvent mettre en péril l’efficacité de la coopération sécuritaire entre les deux pays.
"Les différents services français sont clairement divisés, notent nos voisins, et leur travail d’infiltration est de moins en moins efficace". Selon eux, des cellules de Daesh se composent rapidement et passent à l’action. "Les divers dispositifs français peinent à les contrer et ces groupes terroristes peuvent ensuite prospérer et développer leurs activités sans que personne ne puissent les arrêter”, analyse un autre officier du DRS qui demeure, lui, toujours en poste et n’hésite pas a railler “l’amateurisme” des actuels responsables des services français.
Boutih propose ainsi de faire entrer l'opposition dans un cadre qui contraindrait aussi le Front national et Jean-Luc Mélenchon. 
"Quand une force politique comme le Front national représente 30% de l'électorat et qu'on parle de la sécurité de la communauté nationale, on ne la met pas de côté."

"Il n'y a pas une France de droite et une France de gauche pour les islamistes", fait valoir Malek Boutih. A l'Etat islamique, "on doit lui montrer ce visage" de l'unité, insiste-t-il. Ajoutant: "Il faut que tous ensemble nous disions 'entre Français on s'engueule, mais envers vous, l'Etat islamique, on est impitoyables et on ne changera pas' ".

Dans la commission qu'il prône, les forces politiques auraient "accès, sous le sceau du secret défense, à des données de sécurité nationale et seraient associées à des choix stratégiques de défense". Sa proposition vise ainsi à rompre "la chaîne des causalités" où "personne, ni à droite ni à gauche", ne se serait "montré à la hauteur de la situation ces trente dernières années". Les dirigeants français, dit-il, "portent une lourde responsabilité dans la gestion des problématiques qui nourrissent l'islamisme".
L'auto-flagellation reste une activité foncièrement socialiste.