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mercredi 9 août 2017

Nice: sa condamnation confirmée, le passeur de clandestins ...condamne la justice

"On croyait que la justice était souveraine; on s'est trompé," estime Cédric Herrou 

Le passeur de migrants illégaux et agriculteur intermittent, Cédric Herrou, à nouveau condamné en appel

Herrou fait de la formation à la révolte anti-républicaine 
En effet, il a fait entrer clandestinement des migrants sur le territoire national, mais il a jugé paradoxal l'obligation d'assistance aux personnes en danger et la réponse de la justice. Ce berger n'a ainsi aucune notion de légalité dans une société civilisée.

Cédric Herrou, 37 ans, a bénéficié d'un sursis assortissant sa condamnation mardi en appel à 4 mois de prison. La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence renforce la décision du tribunal de première instance qui l'avait condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis pour avoir fait passer la frontière franco-italienne à environ 200 migrants et en avoir accueilli chez lui en 2016. 

Dès
 mardi midi, Europe 1 a fourni à l'agriculteur la possibilité de faire entendrer sa colère.

Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles"
Le berger décrète ce qui, dans la loi égale pour tous, lui convient.  "Nos actions sont, pour nous, légales, décide-t-il. Il s'agit d'alerter les pouvoirs publics sur le fait qu'il y a des mineurs isolés [les enfants restent une valeur sûre de chantage dans l'opinion et les situations médiatisées], des personnes en demande d'asile qui ne sont pas considérées", dans la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne. Une demande ne doit-elle pas être acceptée par les accueillants, plutôt que satisfaite sans autorisation légale et par un état de fait imposé ? 

Le citoyen au-dessus des lois s'en prend à la Justice.
"On a voulu, en ayant confiance en la justice, l'alerter, en pensant qu'elle était souveraine et indépendante. Je crois qu'on s'est un peu trompé", glisse-t-il dans un rire jaune. Alerter sur une situation humanitaire grave. La politique subversive du fait accompli - déjà en vigueur avec les naissances sur le territoire d'enfants d'illégaux -  n'a force de loi que dans les pays faibles et la notion de vigilance citoyenne trouve ici une illustration de son caractère anti-républicain.

Le passeur militant instrumentalise l'humanisme à des fins politiques
Image associée
Photo d'un homme de spectacle pour les media
Outre son appropriation machiavélique des illégaux les plus jeunes, il joue de la corde sensible humanitaire pour contester leur traitement "en tant qu'humains". Médiatisé par la presse en mal estival de copie et de repères républicains, le berger passe pour symbole de l'aide et de la défense des migrants, bien que clandestins. 

Cédric Herrou n'assume pas sa condamnation. 
A ses yeux d'internationaliste, sa condamnation serait un paradoxe. "D'un côté, il y a la loi qui nous oblige à assister des personnes en danger. On le fait, on alerte via la presse l'Etat et la justice sur ce problème dans notre vallée, et la réponse, c'est une menace de prison", s'insurge-t-il et faisant oublier par ses cris que son raisonnement est fondamentalement faux. Le danger auquel s'exposent les migrants clandestins est-il plus grand en Europe que dans leurs pays d'origine ? Afghanistan ou Syrie ?  
Le berger confie son troupeau à des sympathisants et culpabilise la France
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles""Il faut rappeler ce qu'est la France, le pays des droits de l'homme. La France s'est battue pour la protection de l'enfance, il ne faut pas perdre tout ça. (…) On n'est pas là à vouloir faire rentrer toute l'Afrique. On veut que les gens qui se trouvent sur le territoire français [introduits sans autorisation] soient considérés en tant qu'humains, et non pas en tant que colis, que bestiaux [sic] comme actuellement. ", surjoue-t-il, aux limites de l'indécence populiste
L'amour de Herrou pour son pays est touchant : "On veut que la France reste digne, noble, belle." 😶

Le militant en appelle désormais à Emmanuel Macron. 
Une volonté de médiatisation maximale ? "J'alerte monsieur le Président, que je respecte beaucoup. 😈Je l'appelle à agir, à réagir, à prendre position", lance-t-il sur Europe 1. 

Médecins du Monde n'est jamais très loin derrière Cédric Herrou. 
L'extrême gauche condamne la justice et les juges de son pays : seraient-ils partisans ? Pour le défendre contre la justice,  outre la Cimade ou Médecins du monde, une centaine de militants, entre autres de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de La France Insoumise, Emmaüs, sont venus intimider les juges de la Cour d'appel, munis de pancartes "La solidarité n'est pas un délit" et derrière une banderole "Je connais ton nom, étranger; tu t'appelles mon frère".

Parmi eux, Me Magalie Abenza, avocate au nom basque, spécialisée en droit des affaires et en propriété intellectuelle (vous voyez le lien?) et membre du Syndicat des Avocats de France, proche de la LDH et de nombreux collectifs pour la défense des droits des étrangers, établit un parallèle révélateur de son engagement, s'étonnant qu'"au moment où on célèbre les 'Justes' qui agissaient en 1940, aujourd'hui, les mêmes personnes qui viennent en aide aux migrants passent devant un tribunal". Cherchez les nazis...
Pour Me Monika Mahy-Ma-Somga, une famille implantée à Robion (Vaucluse), spécialiste du droit des assurances et de l' immobilier (le militantisme déborde encore sur la profession : quant à la déontologie...), ces militants "ne font que venir en aide à d'autres personnes" et ne peuvent être condamnés. La dame en bavette est en charge de la défense et non du verdict : le monde est vraiment mal fait !

L'ancien organisateur de concerts reconverti en paysan des Alpes-de-Haute-Provence n'agit pas seul et ses soutiens sortent de la garrigue. "C’est l’Etat qui devrait être condamné et Cédric Herrou remercié », a déclaré le porte-parole du Parti communiste français, Olivier Dartigolles. Geneviève Jacques, présidente de la Cimade dont la presse vante la modération,  s’est dite, elle, "scandalisée" par cette décision des juges.
Herrou  a d'ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation.
Alors que ce squatteur croit pouvoir faire sa loi, la Cour d’Appel l’a également condamné pour l’occupation illicite d’un bâtiment vacant de la SNCF. L'illégal du 06 a  pourtant annoncé qu’il va se pourvoir en cassation. "Il n’y a aucune flagrance de passage à la frontière, rien", se félicite-t-il. "Je revendique seulement le fait d’accueillir des gens qui ont passé la frontière par leurs propres moyens", a-t-il affirmé après l’audience. Et quand il les prend à bord de son véhicule personnel fait-il seulement de l'accueil humanitaire ?
En février dernier, à Aix-en-Provence devant une foule de soutiens venus faire pression sur le verdict, alors que la situation ne cesse d'empirer à la frontière, l'activiste se plaignait. "Je me sens considéré comme un contrebandier" par la justice "alors qu'on parle de gens". Mais, de son propre aveu, l'agriculteur bio de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) a "transporté des gens", des migrants, majoritairement des Soudanais et Érythréens, dont des mineurs, depuis l'Italie et aidé jusqu'à 200 clandestins, " admettait-il.

mardi 1 novembre 2016

Le PCF partagé entre la peste, Arnaud Montebourg, et le choléra, Jean-Luc Mélenchon

Les communistes se cherchent un CAO (Camp de l'Accord et de l'Outrance)
Montebourg fait des grâces à l'extrême gauche rebaptisée "gauche de la gauche"

Les relations entre les communistes et le chantre de la "France insoumise" sont dans un état d'avancement tel qu'une alliance avec certains candidats PS est en préparation.

Et si Jean-Luc Mélenchon était contraint de se passer du soutien du PCF? Machine militante et électorale précieuse et équipe performante de nervis en temps de campagne, le parti totalitaire dirigé par Pierre Laurent n'a toujours pas digéré la déclaration de candidature en solo du chantre de la France insoumise, à tel point que la direction du PCF oeuvre pour un rapprochement avec les candidats socialistes opposés au gouvernement, rapporte ce mardi 1er novembre Europe 1.

Une réunion à huis clos - on a le goût du secret chez les totalitaires- était d'ailleurs prévue ce mercredi 2 novembre, soit trois jours avant une conférence nationale censée clarifier la position du parti, rapporte la radio. Ce que des cadres du PC ont démenti, expliquant ce rendez-vous était en réalité programmé pour le 7 novembre et que la date citée par Europe 1 correspond à une entrevue prévue entre communistes et mélenchonistes. 
Pour ce qui est de la réunion avec la délégation de frondeurs, seuls Gérard Filoche (donneur de sperme volontaire) et Marie-Noëlle Lienemann ont confirmé leur présence.

Du côté de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on n'a jamais exclu l'hypothèse d'une alliance. 

Dès la Fête de l'Humanité, le premier, téléguidé par Emmanuelli, avait évoqué de "véritables convergences" entre son projet et celui de la "gauche de la gauche", ex-"gauche radicale" qui n s'assume plus à l'extrême gauche, alors que l'ex-redresseur de courbe de l'emploi est allé encore plus loin dimanche 30 octobre.

Interrogé par le JDD sur la possibilité d'un accord avec les communistes, l'ancien ministre stalinien de l'Industrie (pompeusement intitulé "ministre du redressement productif" !) a été clair: "pourquoi pas s'ils le souhaitent". "Mon projet a été applaudi à la Fête de L'Humanité comme dans des cercles d'entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage", a-t-il insisté, jouant la ritournelle de "l'union des gauches", 'marronnier' qui refleurit au printemps, tous les cinq ans. Et le p'tit gas de la Marine en marinière "made in France" de cibler directement Jean-Luc Mélenchon: "Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c'est sa radicalité et son isolement. Il faut unir les Français et non les radicaliser".

Le problème de la gauche, c'est son candidat, selon Montebourg

Si certains n'enterrent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, comme l'adjoint communiste de la Ville de Paris Ian Brossat, sensible à son charme, ce matin sur RTL, l'ex-socialiste n'est pas vraiment en odeur de sainteté au PCF. 
Au mois de septembre, Olivier Dartigolles, le porte-parole du parti, publiait un long texte sur Facebook pour dénoncer l'attitude de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité. Non seulement il avait publiquement taclé Pierre Laurent en lui reprochant de faire "du trotskisme des années 70", mais il avait, en plus, séché son discours. Un véritable affront pour la famille communiste. "Quand on est invité à la Fête de l'Humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non?", tacla Olivier Dartigolles.

La tension est encore montée d'un cran entre les deux, la semaine dernière sur Facebook. 
"Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sort de l'ambiguïté pour soutenir très clairement Montebourg", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, souhaitant aux communistes "un bon voyage avec le PS". Or, comme l'avaient repéré le Lab d'Europe 1, il s'avère que l'ancien sénateur socialiste avait lu un peu trop vite un tweet d'un journaliste du Figaro...

Plus récemment, un ultime épisode est encore venu jeter de l'huile sur le feu. Alors que dans sa course aux parrainages, Jean-Luc Mélenchon se heurte à la réticence d'élus communistes qui attendent servilement les directives du parti, l'ex-candidat à la présidentielle les aurait traités "d'abrutis", selon ses propos rapportés par Le Point. Si le champion de la "France insoumise" a depuis démenti sur sa page Facebook, cette insulte montre à quel point les relations sont tendues entre la direction du PC (favorable à une primaire à gauche) et Jean-Luc Mélenchon qui mise sur le mouvement "au-dessus des cartels de partis" qu'il a créé pour le porter jusqu'à l'Elysée.

Une possible réconciliation ?

Reste que dans les rangs communistes, l'hypothèse Mélenchon n'est pas totalement écartée. "Jean-Luc Mélenchon est une possibilité, mais il faut qu'il fasse le choix du rassemblement, de l'ouverture (...) pour qu'il nous permette d'avoir un fort candidat de gauche qui soit apte à être au second tour de l'élection présidentielle", a précisé Ian Brossat, sur RTL.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Jean-Luc Mélenchon et sa nouvelle organisation La France insoumise puissent travailler avec les organisations du Front de gauche, avec l'écologie politique, avec les socialistes en rupture avec la politique gouvernementale. Que tout ce monde là se mette de nouveau autour de la table pour réfléchir à des batailles communes", expliquait lundi Olivier Dartigolles sur les ondes de RFI. L'aveu que le parti serait prêt à le suivre en cas de main tendue. Chose que Jean-Luc Mélenchon se refuse à faire, comme il l'a expliqué ce mardi au Figaro.
"Je suis candidat. Que me demande-t-on? De renoncer à ma candidature pour ouvrir une improbable quête de perfection? Les écologistes sont dans le processus de leur primaire, les frondeurs ont annoncé qu'ils acceptaient le cadre de la primaire PS... De quoi parlons-nous, alors? Je n'ai qu'une chose à préciser sur ce point: le 'n'importe qui sauf Mélenchon', ce n'est pas une ligne politique".
Une pétition appelant les communistes à se rallier à Jean-Luc Mélenchon a recueilli pour le moment plus de trois mille signatures. Assez pour que Pierre Laurent se résigne à le soutenir ? Réponse le 5 novembre.

samedi 20 août 2016

Burkini : les candidats à la primaire à gauche laissent faire ou encouragent

La gauche détourne le regard, mais les candidats à la primaire de la droite condamnent

Artificielle, la majorité présidentielle se fracture toujours plus largement


L'impudique Valls - révélant ci-contre ses genoux et son nombril - refuse à légiférer sur le burkini, mais estime pourtant qu'il "n’est pas compatible avec les valeurs de la France. Dans son incohérence, le premier ministre de Hollande a même soutenu les maires prenant des arrêtés anti-burkini, mais Valls se comprend ! 
Quant à Hollande, tout chef de l'Etat qu'il puisse paraître, il n'a toujours pas tranché l'affaire d'un de ses fameux  "il faut ...", ni d'aucune constitution d'un comité ad hoc. S'il n'a toujours pas ouvert les dossiers qui l'attendent depuis plusieurs semaines, on se demande comment il peut donc prétendre qu'il n'a pris que onze jours de vacances. Peut-être est-il tenté d'y rester, un nouveau renoncement dont il ne lui serait pas fait grief...

VOIR et ENTENDRE la prise de conscience de Valls sur 13 ans:

Cette position énerve passablement Benoît Hamon, député frondeur, fraîchement déclaré candidat à la primaire du PS, qui se demande jusqu'où ira cette chasse aux signes religions musulmans :
"Dans certaines communes, dans lesquelles on n'a jamais vu aucun burkini, on prend des arrêtés pour dire qu'il est interdit de porter une tenue qui n'est pas interdite par la loi et qui pourrait troubler l'ordre public, sans qu'on sache si oui ou non ça trouble l'ordre public... Mais, à partir de ce principe-là, si on considère que sur les plages il ne faut pas donner une visibilité à sa religion, qu'est-ce qui empêchera que la djellaba et la barbe soient considérées comme une forme de provocation ?"
"Vous rendez-vous compte aujourd'hui où nous en sommes arrivés ? Nous en sommes arrivés à ce que sur le burkini, le premier ministre dise que c'est une forme d'asservissement de la femme mais qu'il ne faut pas légiférer, s'étouffe-t-il à moitié, ce matin au micro de France Inter. c'est si grave, qu'il légifère !"
Et d'enfoncer le clou :
"Je revendique appartenir à une tradition politique qui considère que la laïcité est une laïcité sans épithète. (…) L'islam doit être traité comme une religion ordinaire. Ce n'est pas une sous-religion que l'on traite par un biais post-colonialiste ou une religion dont on considère qu'elle est un nid permanent de terroristes que l'on traite par le biais sécuritaire. (…)
Et de poursuivre: "Le cadre ne peut pas être trouvé par des déclarations intempestives de dirigeants politiques qui ne cessent de vouloir faire leur beurre politique et leur beurre électoral sur l'islam." Le camarade Hamon  s'est cette fois révélé aussi véhément dans l'expression que sa pensée est radicale.

A l'inverse, 
pour Frédéric Cuvillier, maire PS de Boulogne-sur-Mer, interdire le burkini serait "attentatoire à la liberté." L'ancien ministre délégué aux Transports auprès de la ministre de l'Écologie, Cuvillier, s’inscrit dans la catégorie des j-m-en-foutistes aveuglés d'idéologie. Le maire de Boulogne-sur-Mer ne suivra pas la tendance du chef du gouvernement. "C’est assez attentatoire à la liberté", se justifie ce proche de François Hollande dans les colonnes de la Voix du Nord, le 18 août. Il ajoute que ce n’est pas le rôle du maire de décider d’interdire cette tenue de bain ostentatoire qui couvre la quasi-totalité du corps (dont la tête, épargnant le visage, au contraire de la burqa) :
"Je ne suis pas persuadé que ce soit la mission du maire de demander à quelqu’un si le port du burkini est lié à sa religion ou pas." Cuvillier fuit ses responsabilités d'autant plus courageusement que Boulogne n'attire pas les burkini. Sans dommage, il s'obstine ainsi à ignorer que c'est une perversion de l'islam qui impose cette négation du corps des femmes et que les musulmans "raisonnables" font confiance en la femme.
Dans le même esprit, Cuvillier fut le premier ministre en exercice à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe, le 1er juin 2013. 
A noter que sur leur liste électorale ci-contre la paire Saintignon-Cuvillier ne respecte pas l'alternance stricte femmes-hommes...
En août 2014, il refusera sa reconduction dans le gouvernement Valls II, qu'il trouve trop à droite.

Ce membre du Conseil national du Parti socialiste prône plutôt "la tolérance vestimentaire".
Et pour montrer son hermétisme à la culture de son propre pays et de la gravité de la polémique qui parcourt la population en ce mois d’août. Fort malencontreusement pour un universitaire franc-maçon du Grand Orient de France (GODF) prend l’exemple de "religieuses" croisées sur la plage :
"La dernière fois, à la plage, j’ai vu plusieurs religieuses prendre un bain de pieds. Pourtant, leur tenue est un signe ostentatoire. Il faut rester raisonnable : tout est question de goût." (Cuvillier)
Tête de liste dans le Pas-de-Calais, l'ex-collaborateur de Hollande essuya  une défaite historique, la liste PS se faisant éliminer au premier tour des Régionales 2015 dans le Boulonnais - sauf à Outreau.

VOIR et ENTENDRE  d'ailleurs la méthode Cuvillier pour arrêter la montée du FN :
En revanche, Laurence Rossignol veut combattre "sans arrière-pensée" le burkini, qu’elle juge "profondément archaïque." Elle ss justifie:
"Le burkini n’est pas juste une nouvelle gamme de maillot de bain [...] mais aussi un projet de société, une vision en particulier de la place des femmes et ne peut pas être abordé uniquement sous l’angle d’une pseudo-mode ou des libertés individuelles, tente-t-elle de faire entendre à Cuvillier. Bien sûr, chacune s’habille comme elle veut, mais le burkini a un sens : cacher le corps des femmes pour cacher la femme. Un argument qui passe au-dessus de la tête d'un macho, fût-il maire de Boulogne. La place que ça accorde aux femmes est une place que je combats, que d’autres avant moi ont combattu. [La notion historique de lignée de femmes est étrangère à Cuvillier, notamment quand il s'agit de religieuses]. Il y a quelque chose de profondément archaïque. Il n’y a rien de moderne dans le burkini. [...] Je combats cet archaïsme qui consiste à considérer que les femmes sont impures, que leur corps est par définition une provocation aux hommes et à la société. Les électrices de Cuvillier seraient-elles impures ?
Avec les maires LR David Lisnard et Lionnel Luca qui ont décidé d’interdire cette tenue de bain islamique sur la plage de leurs communes, Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), au nom de la laïcité, le maire PS de Sisco (Haute-Corse), Ange-Pierre Vivoni, a pris un arrêté similaire ce lundi 15 août, après les incidents violents de la crique de sa commune.

A l'extrême gauche, la charge est encore plus violente.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est allé bien plus loin
,
quelques minutes plus tôt, sur France Info. "Il n'a rien d'autre à faire le premier ministre de notre pays suite à Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, au regard des enjeux colossaux auxquels nous sommes confrontés ?", lance-t-il. "En suivant les pas d'une droite très radicalisée qui court après le Front national, [Manuel Valls] joue un jeu très dangereux (…) Après Charlie Hebdo, on a parlé de République, de démocratie, de vivre-ensemble, des belles valeurs républicaines. Aujourd'hui, il y a une tentative de détournement du débat public des grands enjeux avec la question religieuse". Le religieux est secondaire, tant qu'il n'est pas islamique, voire islamiste.

Proche du secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Dartigolles, 5 % à la Régionale de 2015, estime que Manuel Valls "fait le jeu des terroristes puisque c'est précisément ce que veulent au final les terroristes : la guerre de religions, les tensions permanentes et le basculement vers des ferments de guerre civile".

Comme François Fillon ce vendredi, plusieurs candidats à la primaire de la droite se sont déclarés pour l'interdiction du burkini.

La provocation islamiste - qui épargne les modérées et non les femmes subversives - est devenue le feuilleton de cette fin d'été, envahissant les colonnes des journaux depuis plusieurs jours et les télévisions qui n'ont pas encore effectué leur rentrée. Tous multiplient les entretiens politiques avec des experts d'astreinte ou de secours et autres analystes dont les orientations restent floutées. Puisque les faiseurs d'opinion ont  abandonné le terrain, il n'est pas étonnant de voir les media étaler leur satisfaction de pouvoir harponner la plupart des candidats à la primaire de la droite et du centre, qui assument leurs positions dans les media en mal de couverture, à la différence des ténors de la gauche.

La députée européenne Nadine Morano est lucide
Très active sur le réseau social Twitter, l'ancienne ministre s'est exprimée sans détours sur les sujets du port du burkini et de l'assassinat du père Hamel, ou proposant aux internautes de signer une pétition pour que la loi soit "durcie" et "appliquée". Quelques tweets valent probablement mieux qu'un long discours.



Ça suffit ! meurtres égorgements, indemnisation d'islamiste Burka Burkini auto-école pour femmes...sauvons la France

Voile intégral et burkini : ça suffit !
Durcissons la loi et faisons la appliquer > Signez la pétition




Voilà comment ils contournent nos lois ! Suspension des droits civiques et sociaux pour le port du voile intégral !
François Fillon est le dernier en date à s'être opposé au port du burkini sur les plages de France. Mais, contrairement à ses collègues, l'ex-premier ministre n'a pas choisi un média traditionnel pour faire connaitre sa position, préférant le réseau social Facebook. Vendredi après-midi, il a rédigé un long post sur sa page pour apporter "son soutien aux maires" prenant des arrêtés d'interdiction de burkinis.
"Ne tombons pas dans le piège. Le port du burkini, de la même façon que celui de la burqa, doit être perçu dans la dimension politique qui lui est inhérente. Les maires prenant des arrêtés d'interdiction du burkini ont une attitude responsable, dans un contexte d'état d'urgence, et cohérente avec la décision d'interdiction de la burqa prise par mon gouvernement en 2010", peut-on lire dans le communiqué digital du député de Paris.

Avant lui, la plupart des candidats à la primaire s'étaient déjà exprimés sur le sujet et avaient exprimé la même conviction. En pleine tournée des plages pour recueillir des parrainages en vue de la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet a été interrogée sur la question du burkini mercredi par i-télé, en duplex de Leucate. La députée de l'Essonne a elle aussi pris la défense des maires qui l'ont interdit : "A partir du moment où ces tenues créent sur certaines plages des tensions, où elles sont vécues comme des provocations, je comprends et je soutiens la démarche des élus qui ont pris des arrêtés anti-burkini. [...] Ce geste d'interdiction doit être considéré d'une certaine manière comme un geste d'apaisement. [...] Ces tenues manifestent une asymétrie entre les hommes et les femmes. Une forme d'enfermement des femmes. Et, oui, si vous peignez en rose les barreaux d'une prison, ça reste une prison."




, candidate à la  : "Si c'est un débat entre 6 hommes, ce ne sera peut-être pas complètement moderne"
Depuis plus d'une semaine, Jean-François Copé multiplie également les interventions médiatiques pour réclamer l'interdiction du burkini. Dès le 8 août, le maire de Meaux défendait notamment la création "d'un délit permettant de sanctionner les propos ou comportements contraires à la République et prônant un islam radical". 
Plus récemment, sur le ondes de France Info, il soulignait "le silence gêné des responsables politiques", même "des candidats à la primaire" sur le sujet, a considéré qu'il s'agissait là d'une "énième provocation des intégristes islamistes". 
S'il est élu en 2017, Jean-François Copé a annoncé vouloir mettre en place par ordonnance "un code de laïcité" avec "ce qui est compatible et ce qui ne l'est pas" dans l'exercice des cultes.



Le  est une atteinte à l'égalité homme-femme, il faut l’interdire !
➡️ L'interview de @jf_cope 
Enfin, l'un des candidats les plus flexibles à se présenter à la primaire, Frédéric Lefebvre a également exposé son sentiment, hier dans la matinale d'i-télé. Le député des Français de l'étranger a notamment donné l'exemple des affrontements de Sisco pour étayer sa pensée : "Chaque pays a son histoire, sa culture, ses valeurs. Quand on regarde ce qu'il [en français: "ce qui"] s'est passé en Corse notamment, on voit qu'on est même dans une forme de terrorisme intellectuel. Il y a une volonté de s'approprier l'espace [avec le voile islamique d'abord et maintenant avec le burkini, qui n'était pas pratiqué avant les attentats de janvier 2015], et il y a une symbolique là-dedans : c'est de s'approprier la France, la culture de la France, les valeurs de la France. Donc, évidemment, la République doit être ferme, et les élus ont raison d'être fermes." Ferme comme la figue sèche Valls, un premier ministre vidé, qui a tout donné, et dont on ne tire plus rien ? 

Depuis,
le procureur de Bastia en charge de l'affaire - tout indépendant qu'il se défende d'être - a diffusé l'"élément de langage" du pouvoir socialiste: cette affaire n'a rien à voir avec la question du burkini. Trolls et complotistes, passez votre chemin... Le journal Libération a aussitôt publié un article intitulé 
"Se baigner en robe, c’est pas pratique, ce burkini est une libération". 

Mais
comment la presse "indépendante" peut-elle être vecteur des choix du pouvoir politique à un tel degré de soumission, plutôt que de prendre le pouls de la population, ces lecteurs potentiels qu'elle malmène ?

VOIR et ENTENDRE
donc ces voix musulmanes que la gauche a cessé d'écouter:
La pirouette de Caroline Fourest ne mettra pas tout le monde d'accord. 
"Optons pour le nudisme !," préconisait le 16 août cette féministe engagée aux côtés des Femen, activistes aux seins nus, pour défendre la laïcité. La légèreté de sa prise de position, "interdire le burkini sur les plages publiques non, mais défendre le burkini, encore moins". est la preuve, si besoin était, que la gauche est désorientée et que l'alternance politique s'impose.