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mardi 1 novembre 2016

Le PCF partagé entre la peste, Arnaud Montebourg, et le choléra, Jean-Luc Mélenchon

Les communistes se cherchent un CAO (Camp de l'Accord et de l'Outrance)
Montebourg fait des grâces à l'extrême gauche rebaptisée "gauche de la gauche"

Les relations entre les communistes et le chantre de la "France insoumise" sont dans un état d'avancement tel qu'une alliance avec certains candidats PS est en préparation.

Et si Jean-Luc Mélenchon était contraint de se passer du soutien du PCF? Machine militante et électorale précieuse et équipe performante de nervis en temps de campagne, le parti totalitaire dirigé par Pierre Laurent n'a toujours pas digéré la déclaration de candidature en solo du chantre de la France insoumise, à tel point que la direction du PCF oeuvre pour un rapprochement avec les candidats socialistes opposés au gouvernement, rapporte ce mardi 1er novembre Europe 1.

Une réunion à huis clos - on a le goût du secret chez les totalitaires- était d'ailleurs prévue ce mercredi 2 novembre, soit trois jours avant une conférence nationale censée clarifier la position du parti, rapporte la radio. Ce que des cadres du PC ont démenti, expliquant ce rendez-vous était en réalité programmé pour le 7 novembre et que la date citée par Europe 1 correspond à une entrevue prévue entre communistes et mélenchonistes. 
Pour ce qui est de la réunion avec la délégation de frondeurs, seuls Gérard Filoche (donneur de sperme volontaire) et Marie-Noëlle Lienemann ont confirmé leur présence.

Du côté de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on n'a jamais exclu l'hypothèse d'une alliance. 

Dès la Fête de l'Humanité, le premier, téléguidé par Emmanuelli, avait évoqué de "véritables convergences" entre son projet et celui de la "gauche de la gauche", ex-"gauche radicale" qui n s'assume plus à l'extrême gauche, alors que l'ex-redresseur de courbe de l'emploi est allé encore plus loin dimanche 30 octobre.

Interrogé par le JDD sur la possibilité d'un accord avec les communistes, l'ancien ministre stalinien de l'Industrie (pompeusement intitulé "ministre du redressement productif" !) a été clair: "pourquoi pas s'ils le souhaitent". "Mon projet a été applaudi à la Fête de L'Humanité comme dans des cercles d'entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage", a-t-il insisté, jouant la ritournelle de "l'union des gauches", 'marronnier' qui refleurit au printemps, tous les cinq ans. Et le p'tit gas de la Marine en marinière "made in France" de cibler directement Jean-Luc Mélenchon: "Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c'est sa radicalité et son isolement. Il faut unir les Français et non les radicaliser".

Le problème de la gauche, c'est son candidat, selon Montebourg

Si certains n'enterrent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, comme l'adjoint communiste de la Ville de Paris Ian Brossat, sensible à son charme, ce matin sur RTL, l'ex-socialiste n'est pas vraiment en odeur de sainteté au PCF. 
Au mois de septembre, Olivier Dartigolles, le porte-parole du parti, publiait un long texte sur Facebook pour dénoncer l'attitude de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité. Non seulement il avait publiquement taclé Pierre Laurent en lui reprochant de faire "du trotskisme des années 70", mais il avait, en plus, séché son discours. Un véritable affront pour la famille communiste. "Quand on est invité à la Fête de l'Humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non?", tacla Olivier Dartigolles.

La tension est encore montée d'un cran entre les deux, la semaine dernière sur Facebook. 
"Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sort de l'ambiguïté pour soutenir très clairement Montebourg", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, souhaitant aux communistes "un bon voyage avec le PS". Or, comme l'avaient repéré le Lab d'Europe 1, il s'avère que l'ancien sénateur socialiste avait lu un peu trop vite un tweet d'un journaliste du Figaro...

Plus récemment, un ultime épisode est encore venu jeter de l'huile sur le feu. Alors que dans sa course aux parrainages, Jean-Luc Mélenchon se heurte à la réticence d'élus communistes qui attendent servilement les directives du parti, l'ex-candidat à la présidentielle les aurait traités "d'abrutis", selon ses propos rapportés par Le Point. Si le champion de la "France insoumise" a depuis démenti sur sa page Facebook, cette insulte montre à quel point les relations sont tendues entre la direction du PC (favorable à une primaire à gauche) et Jean-Luc Mélenchon qui mise sur le mouvement "au-dessus des cartels de partis" qu'il a créé pour le porter jusqu'à l'Elysée.

Une possible réconciliation ?

Reste que dans les rangs communistes, l'hypothèse Mélenchon n'est pas totalement écartée. "Jean-Luc Mélenchon est une possibilité, mais il faut qu'il fasse le choix du rassemblement, de l'ouverture (...) pour qu'il nous permette d'avoir un fort candidat de gauche qui soit apte à être au second tour de l'élection présidentielle", a précisé Ian Brossat, sur RTL.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Jean-Luc Mélenchon et sa nouvelle organisation La France insoumise puissent travailler avec les organisations du Front de gauche, avec l'écologie politique, avec les socialistes en rupture avec la politique gouvernementale. Que tout ce monde là se mette de nouveau autour de la table pour réfléchir à des batailles communes", expliquait lundi Olivier Dartigolles sur les ondes de RFI. L'aveu que le parti serait prêt à le suivre en cas de main tendue. Chose que Jean-Luc Mélenchon se refuse à faire, comme il l'a expliqué ce mardi au Figaro.
"Je suis candidat. Que me demande-t-on? De renoncer à ma candidature pour ouvrir une improbable quête de perfection? Les écologistes sont dans le processus de leur primaire, les frondeurs ont annoncé qu'ils acceptaient le cadre de la primaire PS... De quoi parlons-nous, alors? Je n'ai qu'une chose à préciser sur ce point: le 'n'importe qui sauf Mélenchon', ce n'est pas une ligne politique".
Une pétition appelant les communistes à se rallier à Jean-Luc Mélenchon a recueilli pour le moment plus de trois mille signatures. Assez pour que Pierre Laurent se résigne à le soutenir ? Réponse le 5 novembre.

mardi 4 août 2015

Cambadélis, un handicapé à la tête du PS

La dyslexie, obstacle de Jean-Christophe Cambadélis sur le chemin de la politique

Si, à cinquante ans, on n'est pas patron du PS, on a raté sa vie !
 
Le parti socialiste a eu une femme à sa tête; il lui manquait un handicapé assumé... 
Le premier secrétaire du PS s'est livré, dimanche dans L'Opinion, sur la manière dont il a utilisé la lecture et la parole pour vaincre son "handicap" développé à l'école primaire. Sa dyslexie l'a conduit de Neuilly-sur-Seine à l'Organisation communiste internationaliste (OCI) et au Parti socialiste.

Un gauchiste  gaucher contrarié !
Fils de tailleur de diamants à Athènes, Jean-Christophe Cambadélis a révélé dimanche les origines de sa dyslexie et sa souffrance scolaire, ainsi que sur la manière dont, selon lui, il en est venu à bout. A 64 ans, il met ainsi en accusation la volonté de son instituteur de dixième [équivalent du CE1], de le faire redoubler et de faire de ce gaucher un droitier, quitte à lui plaquer le bras dans le dos, raconte-t-il.
La transformation, si elle a fonctionné, s'est faite non sans mal, provoquant la naissance d'une dyslexie profonde chez le député de Paris. Une véritable contrariété, face à laquelle seule la lecture lui a permis  - paradoxalement - de lutter, l'entraînant à mémoriser les mots. 'Je lisais tout ce qui me passait sous la main. J'ai aussi soigné ce handicap par la parole", confie-t-il au quotidien, citant notamment Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, ainsi que sa "révélation": 'Jean Barois' - roman-document qui livre la première représentation littéraire de l'Affaire Dreyfus et du procès Zola qui lui est associé - de Roger Martin du Gard. Né à Neuilly-sur-Seine, ce pacifiste idéaliste - ami d'un autre pacifiste, André Gide (un bourgeois qui, comme Cambadélis, n'a jamais connu le travail ni les fins de mois difficiles) - reçut fâcheusement le prix Nobel de littérature en... 1937, au moment de la montée du nazisme, engageant la responsabilité du mouvement pacifiste qui contribua gravement à l'impréparation psychologique et matérielle de la France à la guerre qui se profilait.

François Bayrou, longtemps victime de bégaiement, peine à s'imposer

"Il m'a fallu des années pour parvenir à maîtriser l'écriture. J'y suis arrivé à l'âge de 20 ans", se souvient encore le patron de Solférino, qui confirme que "Histoire de la Révolution russe", de Léon Trotski, a "marqué la vie". "On n'a jamais fait mieux. On y trouve un romantisme échevelé mélangé à l'engagement. Le tout sous une très belle plume", affirme celui qui semblait presque destiné à "écrire" sa vie à gauche. Bien qu'il ait finalement été contraint de le faire de la main droite.

Comme lui, le président du MoDem, François Bayrou a dû lutter contre un trouble d'expression. Pas de difficultés à l'écrit, mais un sérieux problème d'élocution: le bégaiement. Le centriste a en effet souffert, de longues années durant, de défauts de prononciation. "Il faut apprivoiser cette bête sauvage qui mord de l'intérieur à l'endroit le plus sensible: la communication avec les autres", a-t-il ainsi écrit, en préface du livre de William Chiflet 'Sois bègue et tais-toi'. Considérant notamment l'on "ne sort jamais tout à fait" de ce handicap. 
Autre figure d'importance dans la culture politique française qui ne s'est pas laissé arrêter par ce trouble de l'expression qu'est le bégaiement: Georges Clémenceau. La postérité retiendra le sens aigu des formules qui a marqué la carrière "du tigre".

Quelques signes révélateurs de la dyslexie

Général

  • Apparemment intelligent, s'exprimant bien à l'oral, mais incapable de lire, d'écrire ou d'orthographier au niveau de sa classe.
  • Etiqueté paresseux, sot, peu soigneux, immature, avec des problèmes de comportement.
  • N'est pas suffisamment en difficulté pour justifier une prise en charge.
  • Bon QI, mais échoue aux évaluations en classe. Réussit mieux à l'oral qu'à l'écrit.
  • A peu d'estime de soi. Dissimule ses faiblesses grâce à des stratégies de compensation ingénieuses. Niveau élevé de frustration et de stress face à la lecture et aux contrôles.
  • Doué pour les arts, dont celui du conte, le design ou la construction.
  • Se disperse et rêve souvent. Se perd facilement et n'a pas la notion du temps qui passe.
  • A du mal à soutenir son attention. Peut paraître hyperactif ou absent.
  • Apprend plus facilement à travers la manipulation et les supports visuels.

    Vision, lecture et orthographe

  • Se plaint de vertige, de mal de tête ou de mal de ventre lorsqu'il lit.
  • Désorienté par les lettres, les chiffres, les mots, les séquences ou les explications orales.
  • Lorqu'il lit ou écrit, fait des répétitions, des substitutions, des omissions, des additions, des transpositions et des inversions de lettres, de chiffres et/ou de mots.
  • Se plaint de ressentir ou de voir des mouvements non existants lorsqu'il lit ou écrit.
  • Donne l'impression d'avoir des problèmes de vision non confirmés par un bilan ophtalmologique.
  • Très observateur ou manque de vision binoculaire et de vision périphérique.
  • Orthographe phonétique et incohérente.
  • Lit et relit avec des difficultés de comprendre.
  •  Audition et langage


  • Hypersensibilité auditive. Entend des choses qui n'ont pas été dites ou non perçues par les autres. Facilement distrait par les bruits.
  • Difficulté à formuler ses pensées. S'exprime avec des phrases télescopiques. Ne termine pas ses phrases. Bégaie lorsqu'il est sous pression. A du mal à prononcer les mots complexes, mélange les phrases, les mots et les syllabes lorsqu'il parle.
  •  

    dimanche 15 février 2015

    Au top 5 de l'horreur totalitaire, qu'a Staline à envier à Hitler ?

    Pourquoi le PS ne se vante pas de ses alliances avec les communistes

    Pendant que ses troupes affrontaient les nazis, le "petit père des peuples" s'en prenait aux Juifs d'URSS. 
     
    Parmi ces "cosmopolites", très peu échappèrent à la purge. Le livre de Guennadi Kostyrtchenko nous le rappelle.

    En septembre 1942, on se bat à Stalingrad. Au même moment, la direction de la propagande du comité central rédige un rapport sur les institutions artistiques de l'URSS. Elle feint de découvrir que, un Arménien et un Russe exceptés, les responsables du Bolchoï, centre de l'art lyrique soviétique, sont tous des juifs. La situation serait identique aux conservatoires de Moscou et de Leningrad. Peu après, le dirigeant de la cinématographie révèle qu'il s'est opposé au cinéaste Eisenstein. Celui-ci voulait confier à une actrice "aux traits sémites très accentués" le rôle d'une princesse russe dans son film Ivan le Terrible.

    Ainsi, en pleine guerre contre le nazisme, se prépare sournoisement la vague d'antisémitisme soviétique qui ne se calmera qu'à la mort de Staline, "le Pharaon rouge", en mars 1953. Elle aura plusieurs étapes, marquées par des meurtres, des tortures et des procès. Vaste entreprise d'épuration qui frappera l'Etat, le Parti, sans épargner aucun domaine de la société.
     
    Guennadi Kostyrtchenko, un chercheur russe, est devenu le spécialiste de cette décennie de persécutions en URSS. Il a eu accès à des documents classés jusque-là "secrets". Sans se prononcer sur la part de judéophobie paranoïaque du dictateur et de machiavélisme politique dans la chasse aux éléments "cosmopolites", il analyse la mise en place d'un antisémitisme d'Etat bâti sur le vieux fond de xénophobie et de chauvinisme du "peuple russe". 

    Les méthodes impitoyables de Staline et de ses sbires

    Elles s'illustrent dans la liquidation du Comité antifasciste juif, créé dès les premiers mois de la guerre. L'URSS a encouragé les contacts de ce comité avec les organisations internationales juives à l'étranger, surtout en Amérique. Elle a également fait miroiter le projet d'une autonomie juive en Crimée, avant de le dénoncer. Le responsable du comité, directeur du Théâtre juif de Moscou, Salomon Mikhoëls, sera assassiné à Minsk, en janvier 1948. On interdira Le Livre noir, rédigé par une équipe d'écrivains juifs liés au comité. Provocations, aveux, montages auront raison des survivants, figures de la littérature yiddish. 

    La purge, menée sous l'étendard de la lutte contre le "cosmopolitisme sans racines", s'étend comme la peste. Elle touche la presse, allant jusqu'à menacer Zaslavski, un journaliste protégé par Staline, qui se voit reprocher son abonnement au Théâtre juif. Des têtes tombent à la Pravda. Les intellectuels juifs sont chassés des journaux, de la radio, de l'enseignement supérieur. Ils survivent en donnant des conférences ou rejoignent des secteurs moins exposés. On "nettoie" la pédagogie, la philosophie, l'économie, l'industrie, la production et la recherche militaires. Seuls quelques juifs, peu nombreux, appartenant à l'élite, échappent au combat contre la "pollution". 

    Un complot imaginaire

    L'affaire des médecins, dite "des Blouses blanches", marque le paroxysme de cette politique délirante. Elle est analysée minutieusement par Kostyrtchenko. On invente de toutes pièces un complot des médecins du Kremlin, dont beaucoup sont juifs. Ils auraient assassiné des leaders soviétiques, comme Jdanov, disparu en 1948, et préparé l'assassinat de plusieurs autres. On les arrête. On les soumet à la question. La fin de Staline leur épargne une liquidation certaine. Quant à ceux qui furent mêlés à cette opération criminelle, hormis Beria, ils ne connurent aucun remords et vécurent avec les honneurs dus à leur rang. 

    Le bilan des victimes de ce pogrom bureaucratique ne dépasse pas la centaine. Il n'a donc rien à voir avec l'extermination des juifs par les nazis. Staline dut se contenter de détruire les âmes, de briser les volontés, et, même s'il envisagea des déportations massives de Juifs vers l'Altaï ou le Kazakhstan, il ne put réaliser son plan.
    Le "mur des cons" du SM n'a rien inventé...

    Mais les purges staliniennes ont existé, en plusieurs vagues d'ampleur et de significations différentes.
    Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un
    climat de terreur et de suspicion policières, elles détruisaient toute possibilité d'opposition dans et hors du parti. En attribuant ses échecs à des boucs émissaires, elles justifiaient aussi les mesures de Staline. Enfin, elles faisaient disparaître non seulement les acteurs de la révolution d'Octobre qui portaient ombrage au maître du Kremlin, mais aussi les apparatchik qui auraient voulu s'émanciper de sa tutelle. Les premiers procès préfabriqués, celui des ingénieurs de l' "affaire Chakhty", celui du "parti industriel", celui du "bureau fédéral menchevik", font leur apparition dès la fin des années vingt (1928-1931). Ils sont suivis d'arrestations massives: la collectivisation forcée s'accompagne de la déportation de millions de familles paysannes qualifiées de koulaks. 
    Mais le coup d'envoi de ce qu'il est convenu d'appeler la grande purge se situe au lendemain de l'assassinat de Kirov, le 1er décembre 1934, un acte isolé que Staline mit à profit sans tarder. L'explication immédiate du déclenchement de la grande purge réside dans la conjoncture : malgré le radicalisme des méthodes mises en œuvre pour la collectivisation et l'industrialisation, on assistait à un échec partiel. Au sein du bureau politique, une jeune équipe stalinienne, Kirov en tête, assassiné en 36, s'apprêtait à entreprendre une action visant à destituer Staline. 
    Dès lors, le mécanisme des purges va s'accélérer sous l'égide du N.K.V.D. (commissariat du peuple aux Affaires intérieures). Il se situe à plusieurs niveaux: les grands procès des vieux dirigeants bolcheviques en sont la facette publique et le véritable début. Entre 1929 et 1931, plus de 250.000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour "déviationnisme droitier". En janvier 1937 se déroule un deuxième procès, celui du "Centre anti-soviétique trotskiste de réserve". Le verdict est le même que lors du premier procès : les dix-sept accusés sont jugés coupables et, à une exception, tous condamnés à mort.

    Les procès de Moscou sont le signal du début de purges massives. 
    La phase la plus violente se déroule de fin 1936 à 1938, et coïncide avec la Iejovschina. Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725.000 exécutions. L'ordre opérationnel no 00447 du 31 juillet 1937, qui ordonne de réprimer les "éléments anti-soviétiques et socialement dangereux", marque le début des purges à grande échelle. Iejov y ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75.950 personnes et d'en envoyer 193.000 au goulag.
    Pour Robert Conquest, la Grande Terreur aurait entraîné au moins
    six millions d'arrestations, trois millions d'exécutions et deux millions de décès dans les camps du goulag (la photo ci-contre n'est pas prise dans un camp nazi).
    Beaucoup d'"ennemis du peuple" sont poursuivis sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation au trotskisme ou de participation à la subversion étrangère. L'automne 1938 marque la fin de la "Grande terreur". La pratique des arrestations arbitraires continue toutefois jusqu'à la mort de Staline.

    Mais il ne faut pas oublier que l'un de ses successeurs, Brejnev, voulut en finir à son tour avec un peuple qui tenait à ses traditions, à sa langue et à sa culture. Il l'obligea à un second Exode.

    Prisonniers du Pharaon rouge, par Guennadi Kostyrtchenko. Trad. par Michèle Kahn. Solin/Actes Sud, 448 p.

     

    mardi 2 avril 2013

    Aveux de Cahuzac: Edwy Plenel bafoue la pésomption d'innocence

    Le trotskiste reproche ax républicains d'avoir laissé  la justice travailler

    Plenel accuse la droite d'avoir respecté le mis en examen et ses juges

    Le président et co-fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a réagi aux aveux de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac (PS) de Ayrault ce mardi 2 avril. 
    Il confirme qu'il a eu des comptes en Suisse et un compte à Singapour garni de 600.000 euros. Les derniers dépôts datent de 2001, mais le dernier continue de fructifier.

    Edwy Plenel n'en a pas fini avec Cahuzac

    Le léniniste  souligne qu'
    "il ne suffit pas que Cahuzac commence à avouer pour que l'enquête s'arrête", a-t-il commenté. Le journaliste veut légitimement savoir "d'où vient cet argent et pourquoi a-t-il été dissimulé ", alors qu'il semble établi que le médecin a touché de laboratoires pharmaceutiques.



    Le communiste révolutionnaire s'en prend à  la classe politique

    Selon lui,
    les élus auraient dû mettre la pression sur les juges et bafouer le principe de présomption d'innocence... VOIR et ENTENDRE

     Des aveux qui satisfairaient Mediapart, mais seulement provisoirement, car la révolution reste à faire !

    mercredi 10 octobre 2012

    Brésil: Trois proches de Lula reconnus coupables par la Cour suprême

    La corruption trotskiste révélée à la gauche internationaliste béate

    Vous m'avez-vu ?
    Quand le candidat Hollande travaille sa stature internationale,
    il va chercher l'onction du corrupteur Lula...
    "La droite me connaît mal visiblement", a-t-il prévenu en octobre 2011 !
    Devons-nous craindre le pire ?


    Corrupteur désigné personnalité de l'année 2009 par le journal Le Monde...

    Trois des plus proches collaborateurs de l'ex-président Lula ont été reconnus coupables de "corruption active" par la Cour suprême du Brésil pour avoir acheté des voix au Parlement. Les peines seront prononcées dans plusieurs semaines.

    Les accusés sont José Dirceu (ancien chef de cabinet de l'ex-président Lula, un ex-président du syndicat de la métallurgie, en 1975), l'ancien patron du Parti des travailleurs (PT, d'inspiration trotskiste, que Lula a fondé) José Genoino, ainsi que l'ex-trésorier de ce parti, Delubio Soares. Tous trois ont été reconnus coupables d'avoir orchestré un vaste système de versement de pots-de-vin sous le premier mandat de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

    L'annonce de leur culpabilité a été rendue publique mardi, entre les deux tours des élections municipales au Brésil. Le PT est toujours au pouvoir avec l'actuelle présidente Dilma Rousseff. 

    Ex-guérillero
    M. Dirceu est âgé de 66 ans. Cet ex-guérillero et ancien  bras droit de Lula est le principal accusé politique de ce procès entamé début août et dont la presse se fait largement l'écho. Il est considéré par le rapporteur du procès comme le "chef" de ce système.

    Dirceu avait été obligé de démissionner en 2005 quand le scandale de corruption avait été révélé. Il a toujours nié avoir versé des pots-de-vin aux parlementaires et se proclame innocent.

    Vieille pratique
    Les juges ont statué que les trois accusés distribuaient de l'argent à des parlementaires. Ils ont ainsi pu recueillir illicitement le soutien de partis politiques alliés pour former la coalition du gouvernement fédéral. L'achat de vote au parlement est une vieille pratique au Brésil.

    Excuses publiques
    Le procès implique 37 accusés. Une collusion entre hommes politiques, hommes d'affaires et banquiers: cela ne fait-il pas un peu mauvais genre en milieu trotskiste ? Hollande non plus n'aime ni la finance, ni les riches, ni les banquiers,  à quelques exceptions près... Une trentaine ont déjà été reconnus coupables.

    L'affaire dite du "mensalao" avait failli coûter sa réélection à Lula en 2006, même s'il a été mis hors de cause par la justice. Lorsque le scandale a éclaté, il avait déclaré se sentir trahi et s'était excusé publiquement au nom de son parti.


    Lula, soi-même, en délicatesse avec la justice




    Rencontre entre le président Luiz da Silva "Lula"
    et Ségolène Royal, 
    le 30 janvier 2009 à Belém, 
    lors du Forum social mondial 


    En février 2011, le ministère public réclame l'ouverture d'une procédure contre lui pour utilisation irrégulière de fonds publics et sollicite le gel de ses avoirs. Lula est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004, pour un coût estimé à quatre millions d'euros
    Le 27 septembre 2011, Sciences Po Paris lui remet le titre de docteur honoris causa...

    vendredi 4 mai 2012

    La gauche fait confiance à un proche du dictateur Kadhafi dans l'accusation de financement de la campagne de Sarkozy en2007


    Avec Mediapart, un témoin sulfureux relance la polémique de campagne de F. Hollande



    En 2007, Pierre Moscovici recherchait la collaboration  du dictateur Kadhafi dans la polémique sur la libération des soignants bulgares détenus en Libye: il jugeait "envisageable de demander à Kadhafi d'une façon ou d'une autre d'apporter son témoignage.  


    "République exemplaire": aucune diffamation n'est trop grotesque pour la gauche politico-médiatique

    L'ex-Premier ministre libyen du dictateur Kadhafi a calomnié, depuis sa prison tunisienne, à la satisfaction de la gauche qui ne prend pas ses allégations avec des pincettes
    Selon ce responsable de l'insurrection populaire lybienne, le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne 2007 du candidat Nicolas Sarkozy. Une allégation qui sanctionne la position de la France en faveur des insurgés, confirmerait les révélations du site trotskiste Médiapart, malgré des  réfutations par d'autres témoignages.
    Le  site trotskiste
    Médiapart avait lancé cette boule puante contre le candidat Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle.
    Alors que mercredi, le Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi, réfute l'information selon laquelle l'ancien despote aurait financé en partie la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, jeudi c'est l'ex-Premier ministre libyen déchu et poursuivi, al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, qui vient apporter sa version des faits. Une version contradictoire rapportée jeudi à Tunis par ses avocats, mais qui vient en représailles contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, mise en oeuvre par Alain Juppé, très en pointe dans son soutien du peuple.

    Et la déclaration est très péremptoire : "Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007", a déclaré à la presse Me Bechir Essid, avançant un montant de quelque 50 millions d'euros. Cette dernière accusation dans une affaire qui fait polémique en France vient appuyer une information du site d'information en ligne Médiapart. Ce dernier a publié une note dont l'authenticité est contestée par son supposé destinataire, suggérant que le régime libyen était, en 2006, prêt à financer la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d'euros, alors qu'elle est réglementairement plafonnée à un peu plus de 20 millions.

    Nicolas Sarkozy a contribué à la mise sur pied de la coalition internationale qui est intervenue en Libye contre Kadhafi et a été applaudi par Martine Aubry qui s'est dite "heureuse que la France ait été à cette initiative". "Il s'est engagé au bon moment", a dit Mme Aubry sur TF1 à propos de Nicolas Sarkozy. "Aujourd'hui, chacun peut se féliciter que la France se soit grandie en s'engageant avec détermination et succès pour gagner la bataille de la liberté en Libye", a ajouté
    Jack Lang. Mais le PS exploite maintenant un document contesté contesté produit par des proches du dictateur lybien. 


    Combat judiciaire
     

    A quelques jours du second tour de la présidentielle en France, la publication de cette note malveillante a provoqué une tempête politique dans l'Hexagone.

    Dénonçant une "infamie", le président sortant Sarkozy a porté plainte contre le site Mediapart pour "faux et usage de faux", conduisant le Parquet de Paris à ouvrir une enquête.
    Mediapart a contre-attaqué mercredi soir en annonçant porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre Nicolas Sarkozy. Pour autant, outre l'ex-Premier ministre libyen, deux autres anciens dignitaires libyens, dont l'ex-chef des services de renseignements extérieurs de Kadhafi, Moussa Koussa, en exil à Doha, ont affirmé que ce document était un faux.

    Toutefois, le dernier témoignage de l'ex-Premier ministre du régime dictatorial libyen est une aubaine pour Médiapart. Les avocats du site d'information ont ainsi ont demandé au Parquet de Paris de s'assurer que l'ex-dignitaire libyen puisse répondre à la justice française. "Monsieur al-Baghdadi al-Mahmoudi est un témoin tout à fait essentiel dans l'instruction des deux plaintes", ont déclaré Mes Mignard (PS, ex-patron de l'association de soutien à la campagne de Ségolène Royal en 2007  et parrain d'enfants Hollande) et Tordjman dans une lettre adressée jeudi au procureur de la République de Paris. Les deux avocats affirment cependant que le "témoin" risque d'être extradé en Libye, où il risque "un procès injuste" et "une exécution arbitraire rapide".

    Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a réagi sur Canal+ qualifiant d'"infamie" les accusations de l'ex-Premier ministredu tyran libyen sur le financement de sa campagne de 2007.

    "Hier, le CNT, le gouvernement libyen, a indiqué que c'était un faux, le traducteur de M. Kadhafi a indiqué que c'était un faux, le destinataire du fameux virement a indiqué que c'était un faux", a affirmé N. Sarkozy, selon qui les accusations d'al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, est "une infamie", ajoutant: "C'est grotesque".

    dimanche 29 avril 2012

    Mediapart une nouvelle fois démenti par une de ses "sources"

    L'officine trotskiste d'Edwy Plenel en flagrant délit de diffamation

    Les méthodes diffamatoires de la gauche fébrile



    2007 -
    Mouammar Kadhafi a offert au socialiste Zapatero
    la " possibilité de contrats " d'un montant total estimé à 11,8 milliards d'euros
    pour les groupes espagnols en Libye



    Après le coup mediatico-politique du journal de gauche The Guardian

    L'ex-président du Fonds Libyen des investissements africains a démenti dimanche "avoir jamais été destinataire d'un tel document."
    Bachir Saleh, ce destinataire supposé d'une note citée par Mediapart,  a contredit  le site trotskiste d'Edwy Plenel,  dans une déclaration transmise  par son avocat, Me Pierre Haïk.
    Recherché par Interpol, Bachir Saleh,  témoin  de moralité de Mediapart, se trouve actuellement en France, après avoir obtenu un titre de séjour "au nom du regroupement familial".
    Réagissant ce dimanche matin à l'agit-prop  révolutionnaire de Plenel, le premier ministre François Fillon a qualifié le site d'information en ligne "d'officine financée par de riches amis" de François Hollande.


    Mediapart n'est en effet connu que par les rumeurs infondées dont il vit.
    Mediapart lança la rumeur Laurent Tapie et s'acharna sur Eric Woerth. Dans L'Express, Raphaël Enthoven, également agressé, riposte à Plenel et évoque à propos de Mediapart " le journalisme illicite à l'abri de la loi."
    En revanche, Mediapart et le Canard enchaîné ont auto-censuré l'affaire Cohn-Bendit de pédophilie: lien PaSiDupes

    La presse de gauche est-elle capable de tout ?

    The Guardian a publié vendredi une resucée de l'affaire DSK maquillée en complot 
    C'était à une semaine du second tour de la pésidentielle
    L'entourage de Dominique Strauss-Kahn fait savoir aujourd'hui dimanche que les propos publiés par le quotidien britannique "sont un montage fait à partir d'un livre à paraître" du journaliste américain Edward Epstein.

    Les électeurs -toutes tendances confondues- vont-ils enfin sanctionner les procédés de la gauche-socialo-communiste ?


    Cette nouvelle affaire Mediapart succède aux bassesses de Libération (PS) et L'Humanité (PCF)

    Défense et illustration de la "république exemplaire" prônée par Hollande

    Les socialistes de F. Hollande s'alignent
    sur les staliniens du "pacte germano-soviétique"
    pour insulter la droite (avril 2012)

    Staline serre la main du dignitaire nazi Von Ribbentrop (1939)


    Le quotidien pro-Hollande emploie les mêmes méhodes totalitaires que l'organe officiel communiste, mais accuse Sarkozy de droitisation avec deux Unes odieuses qui rappellent en effet les insultes de la Mélenchon et de la propagande stalinienne.

    La cohérence socialiste


    La vieille lune de la thèse du financement de la campagne 2007 de Sarkozy  par Khadafi

    Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi,  "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".



    L'information au pas de l'oie  à la graisse d'oie.
    Les amis de Mélenchon sont les amis de Hollande:
    ici, le dictateur libyen sanguinaire, Bachar el-Assad, est fréquentable


    Le site Mediapart a publié samedi un document attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil et qui peut difficilement confirmer, affirmant que Tripoli aurait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, ferait état d'un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles,  Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de
    cinquante millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

    Pour mémoire, la limite supérieure fixée par la réglementation sur les comptes de campagne est établie à un peu plus de 20 millions...

    Selon ce document, traduit par Mediapart, Moussa Koussa préciserait que cet accord est consécutif à une "réunion tenue le 6/10/2006", à laquelle ont participé côté libyen "le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire actuellement détenu en Mauritanie) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français Brice Hortefeux et Ziad Takieddine".


    Hugo Chavez, camarade de Mélenchon,
    accueille cordialement Khadafi au Vénézuela




    Passe d'arme entre F. Fillon et Plenel

    Diffusion de propos diffamatoires entre les deux tours de la présidentielle
    Elle a déclenché une passe d'armes entre l'équipe du candidat PS François Hollande et celle du président candidat UMP Nicolas Sarkozy.

    Nicolas Sarkozy a estimé samedi que DSK "devrait avoir la pudeur de se taire".
    Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ironisé sur François Hollande qui "vient de se trouver un nouveau témoin de moralité en la personne de Dominique Strauss-Kahn", "un témoin de moralité qui est mis en examen pour proxénétisme aggravé" dans l'affaire du Carlton de Lille, après celle des violences physiques de New York.

    L'équipe Hollande riposte faiblement
    Hollande, candidat suppléant de DSK,  n'a rien à gagner à la réactivation des turpitudes sexuelles du favori des sondages dont il a pris la relève au pied-levé et à son corps défendant. Il a simplement dénoncé "une exploitation outrancière" de la part du  camp adverse.

    Plus tôt dans la matinée, François Fillon avait qualifié Mediapart d' "officine financée par de riches amis" de Hollande
    Il a mis en doute le document produit hier par le site d'informations en ligne. "On peut faire preuve d'esprit critique à l'égard de Mediapart, une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse de vouloir traîner dans la boue le président de la République et nous sort, à sept jours des élections, selon une méthode ancienne (...), un document faux, en tout cas impossible à authentifier", a ainsi déclaré le Premier ministre, invité du "Grand Rendez-vous Europe1/i>tele/Le Parisien-Aujourd'hui en France.