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lundi 17 décembre 2018

"Gilets jaunes" : révélation d'une manipulation de l'information par France 3 accusée de désinformation avec une photo truquée

La chaîne de service publique prise en flagrant délit de truquage d'une photo 

Cette presse mal-aimée qui se plaint d'être agressée est-elle vraiment vertueuse et respectable ?

Acte V de la manifestation de "gilets jaunes" devant l'Opéra,
à Paris le 15 décembre 2O18
Subventionnée ou d'Etat, elle clame son indépendance et se défend d'être partisane. Mais, dans son journal télévisé, France 3 a diffusé la photo d'une pancarte brandie par un manifestant. Or, elle est tronquée, amputée du nom de sa cible, le président Macron. La chaîne, accusée de censure sur les réseaux sociaux, invoque une ...erreur humaine.
Le CSA et Franck Riester ont-ils condamné la faute ?

Chaîne publique de France Télévisions, France 3 a présenté des excuses dimanche 16 décembre après avoir avoir diffusé une photo retravaillée d'un "gilet jaune" brandissant une pancarte où seul apparaissait le mot "dégage" avait été expurgée du nom du président Macron, alors que sur le cliché original, on lisait "Macron dégage".

Tandis que les confrères solidaires et indulgents jetaient un voile complice sur la tromperie, c'est sur les réseaux sociaux scandalisés par la manipulation et la censure que la photo modifiée a provoqué l'indignation. La direction de la communication de France Télévisions a raconté qu'il s'agit "d'une erreur et d'un manque de discernement de la part d'une personne qui concourt à la fabrication du journal télévisé".











La chaîne, accusée de censure après avoir diffusé cette photo retouchée lors de son journal télévisé de samedi, a tweeté dimanche qu'il n'y avait "aucune volonté de masquer cette pancarte", invoquant "une erreur humaine" et précisant que "cela ne se renouvellera pas".

 

"Nous tenions à vous présenter nos excuses (...) nous vous devions cette explication au regard de la confiance que vous nous accordez", a annoncé par la suite la chaîne dans son JT du soir.

Hypocrisie vertueuse du même tonneau insondable que celle-ci, apparaissant notamment sur l'ensemble des sites internet de cette presse exemplaire qui prétend nous "expliquer" l'actualité, comme Macron, ses 'carabistouilles' sociales: 

"Il ne s'agit ni d'une censure, ni d'une volonté de dissimuler une quelque information", a assuré la chaîne. La direction  a par ailleurs contacté la direction de l'information de l'AFP "pour présenter ses excuses à l'Agence et au photographe auteur de l'image retouchée".
Aucune volonté de masquer cette pancarte dans #jt1920 ¿@JTweFrance3¿ hier soir.
C’est une erreur humaine. Nous en avons identifié l’origine. 
Cela ne se renouvellera pas. pic.twitter.com/d4qzwUFYJq
— JT du WE de France 3 (@JTweFrance3) 16 décembre 2018

Sur l'image diffusée par France 3, on voit des policiers à cheval, de dos, faisant face à des "gilets jaunes" debout sur un escalier, sur la place de l'Opéra à Paris, pendant la 5e journée de mobilisation de ce mouvement samedi.

L'un des manifestants brandit une pancarte blanche où le nom "Macron" apparaît au-dessus d'un espace étrangement vide. La photo originale, prise par un photographe de l'agence, laisse apparaître le slogan "Macron dégage" inscrit, signe que la photographie a bien été retouchée par un journaliste militant pour faire disparaître le mot "dégage"

Censure des images en France macronienne comme en Union soviétique 

Staline a fait appel à un grand nombre de "retoucheurs" pour retirer ses ennemis de nombreuses photos officielles. L’un d’entre eux est Nikolaï Iejov, chef suprême du NKVD qui a supervisé les purges staliniennes. Longtemps bras droit du dictateur, l’homme a ordonné l’exécution de milliers de responsables du Parti communiste. Mais en 1939, Iejov perdit les faveurs de Staline et fut finalement arrêté, jugé par un tribunal secret et exécuté.
Les retoucheurs du dictateur soviétique se mirent alors au travail et firent disparaître Iejov de l’ensemble des photographies officielles sur lesquelles il apparaissait. La plus célèbre restant sans doute celle où il se trouve à la gauche du dictateur (voir photos ci-dessous).

Macron ne s'en prend encore qu'aux tags irrévérencieux ou hostiles
Ce fut le cas sur l'Arc de Triomphe, avant le passage du président, le 11 novembre 2018, comme l'attestent les photos ci-dessous:



 Manu 1er pourra conserver ses illusions intactes...


vendredi 5 février 2016

Cécile Duflot fait un lot de Valls, Vichy et la déchéance nationale

Cécile Duflot assimile Valls et la déchéance de nationalité à Vichy

L'altermondialiste a vivement critiqué le projet de révision constitutionnelle et la politique du gouvernement.
 

"Le dernier régime à avoir massivement utilisé la déchéance de nationalité fut Vichy", a notamment lancé la coprésidente du groupe des écologistes radicaux de l'Assemblée, soulevant l'indignation de Manuel Valls, alors que le premier ministre présentait aux députés son projet de révision constitutionnelle visant à graver dans le marbre des dispositions de circonstances sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité.

La gauche a "jeté aux oubliettes nos valeurs," a aussi frontalement accusé la coprésidente d'Europe Ecologie-les Verts (EELV), ce vendredi à la tribune de l'Assemblée nationale. Face au premier ministre Manuel Valls, elle s'est livrée à une dénonciation de la politique gouvernementale post-attentats du 13 novembre.

VOIR et ENTENDRE
Cécile Duflot, 
haletante, s'improvisant constitutionnelle :
L'élue EELV de Paris a également défendu une motion de rejet préalable de ce projet de loi constitutionnelle 

Avec l'extrême gauche, elle juge le texte "inutile" et "dangereux." Et jugeant qu'avec cette réforme, "nous emprunterions le chemin de nos ennemis" islamistes, elle a aussi souligné que "la réforme proposée divise profondément". Qu'a fait Hollande de sa prétendue aspiration à l'unité nationale ?
Et d'estimer que "notre pays vient de gâcher une occasion historique de refonder le contrat qui nous lie".  "Après janvier, le premier ministre avait eu des mots très forts pour dénoncer les inégalités de condition, parlant même d'apartheid, a-t-elle rappelé. Au choc des mots a succédé le vide des actes", a dénoncé celle qui s'oppose régulièrement aux positions de Manuel Valls.

"Vichy, ce n'est pas la République. C'est une part de la France et je rappelle mes mots, mais ce n'est pas la République. Ce n'est pas la République !" a répliqué le premier ministre.
Valls n'a encore pas rassemblé. "Et puisque vous-même, et vous avez parfaitement raison, vous disiez qu'il faut sortir des quolibets, des approximations, des caricatures, je vous demande seulement, dans le rappel qui est fait de cette période sombre, de ne pas associer la démarche et la volonté du gouvernement et de quiconque dans cette Assemblée avec cette période que chacun d'entre nous ne peut pas supporter", a-t-il assuré, sous les applaudissements. 
La presse hollandienne continue pourtant d'évacuer la compromission de l'URSS avec le régime hitlérien. 
Au final, 15.000 individus - dont une soixantaine de députés communistes - perdront leurs papiers français, dont 40% de Juifs. La motion de rejet, soutenue par les écologistes altermondialistes et par les députés communistes du Front de gauche, a été repoussée par 120 voix contre 23.

Collaboration aussi de Jacques Duclos avec l'Union soviétique

Derrière l'apparence de ce petit homme rond de 1m49 au fort accent du terroir et responsable du PCF clandestin pendant la période de l'occupation (1940-1944) se dissimulait une figure aux contours plus troubles. Rouage essentiel de l’Internationale Communiste, Duclos a régné pendant plus de trente ans sur l’appareil parallèle et clandestin du PCF. Au service de l’Union soviétique et de Staline, il organise des réseaux secrets d’information et de décision, s’initie au "travail illégal", veille à la formation des cadres, mène la lutte contre les trotskistes, dirige le PC clandestin sous l’Occupation… S’appuyant sur les archives des services de renseignements français, suisses, américains ou britanniques, Frédéric Charpier ne laisse aucun doute sur l’appartenance de Jacques Duclos à l’appareil de renseignement soviétique, ni sur sa compromission dans des opérations criminelles.

Mais à aucun moment, ni Valls, ni l'extrême gauche n'a été placée face à sa vision partisane
qui condamne Vichy sans évoquer le pacte germano-soviétique passé en 1939 entre Ribbentrop pour l'Allemagne nazie et Molotov, pour l'Union soviétique. 
Ce pacte n’est qu’une des multiples horreurs de l'idéologie marxiste que l'extrême gauche voudrait réduire au stalinisme, que les media occultent et que l’Éducation Nationale aborde à peine dans ses manuels scolaires.

VOIR et ENTENDRE 
un rappel des faits par Alexandre Adler:

Les communistes français du PCF suivent pourtant les ordres de Moscou qui le finance.
 En 2009, le 24 août, Le Monde diplomatique, organe non officiel du Parti Communiste, continuait de faire obstacle à tout procès de Staline, par une apologie complète et assumée, scandaleuse mais jamais dénoncée (ils sont de gauche, ils ont tous les droits) : 
"Soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde guerre mondiale, le 1er septembre 1939, on ne saurait trop en vouloir à qui imaginerait que c’est Joseph Staline qui en aurait été le responsable principal pour avoir signé, le 23 août, le pacte germano-soviétique, prélude à l’invasion de la Pologne ; et que ce sont les Etats-Unis qui l’auraient remportée en débarquant en Afrique du Nord, puis en Italie, enfin et surtout en Normandie. La réalité est quelque peu différente… A partir de 1938, le Royaume-Uni et la France cherchent à retarder – voire à prévenir – la guerre avec l’Allemagne nazie (accords de Munich en septembre 1938, ouvrant la voie à la liquidation de la Tchécoslovaquie) ; à partir de l’été 1939, l’Union soviétique en fait autant (pacte germano-soviétique organisant le dépeçage de la Pologne). Et pour tous, le conflit ne démarrera vraiment que le jour précis où Adolf Hitler en prendra l’initiative." Lien Le Monde diplomatique

On constatera
la même mauvaise foi d’une bonne partie de la gauche lors de la parution du "Livre noir du communisme". 

Bref, tout est bon pour blanchir l’idéologie communiste, quitte à plonger dans l’infâme. La gauche a des spécialistes, pour ne pas dire des experts. Ils infiltrent l'école, l'université et la presse.



samedi 29 août 2015

Les Jeunes socialistes entrent "en résistance" contre Valls à La Rochelle

Le malaise d'EELV gagne le PS ? 

Outre que le mouvement des MJS garde rancune à Valls depuis l'éviction d'Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon,
les jeunes socialistes condamne les propos sur les 35 heures de son ministre de l'Economie.


Sur la forme, "il y a un problème démocratique"
C'est la brutalité du remaniement qui a d'abord choqué les Jeunes socialistes, historiquement proches des 'frondeurs' et notamment d'Henri Emmanuelli et donc de son bras droit, Benoît Hamon, l'un des ministres congédiés. "C'est la première fois dans un gouvernement de gauche qu'on muselle le débat comme ça", s'agace Manon Comte, 23 ans, cadre de la fédération du Val d'Oise.
"On ne peut pas soutenir un gouvernement qui refuse le débat", lance Brian Mooroogen, 20 ans, "pour qui la Ve République arrive à bout de souffle". Sa compagne de voyage dans le train qui les conduit à La Rochelle (Charente-Maritime) pour l'université d'été du PS, une militante des Jeunes socialistes (MJS) tente vendredi 29 août de calmer ses camarades. "Vous n'avez pas pris vos brassards 'Front de libération de l'intérieur' ? Même Pierre Laurent - le patron du Parti communiste -, il est moins trash que vous avec le nouveau gouvernement", polémique la jeune femme.

La veille,  l'animateur de la fédération des Hauts-de-Seine du MJS a annoncé que le MJS 92 entre "en résistance" dans un communiqué,
Lénine gardé par Trotski sur la place Sverdlovà Moscou, 
devant le théâtre du Bolchoï, face à des unités 
de l’Armée rouge rassemblées le 5 mai 1920
 face au nouveau gouvernement. 
 
"Stupéfaction", "coup de poignard", "décision anti- démocratique"... Les mots sont durs, mais assumés: ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rassemblés à La Rochelle. Le texte a d'ailleurs disparu du site des Jeunes socialistes Hauts-de-Seine, comme lorsque Trotski disparaît des clichés officiels, par la volonté de Staline... Ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rencontrés à La Rochelle.
Photo truquée de G.P Goldstein: en 1927, Staline 
a dû  effacer le souvenir du rôle politique joué par Trotski
Hostiles à la constitution, les jeunes du MJS voient dans cette crise une nouvelle illustration de ses déboires. "Il y a un problème démocratique, avec trop de place pour l'exécutif et pas assez pour le Parlement", regrette Leila Frat, de la fédération du Nord. 

Sur le fond, "ce n'est pas la couleur annoncée en 2012". 
Les militants MJS reprochent à François Hollande de ne pas mener la politique pour laquelle il a été élu. "Ce n'est pas la couleur annoncée en 2012. Quand Marine Le Pen parle d'UMPS, elle est crédibilisée par la politique économique de François Hollande", déplore Brian Mooroogen. 

Le faible score de Manuel Valls (6%) et le discours du Bourget, où le candidat Hollande avait fait du "monde de la finance" son adversaire, reviennent régulièrement dans la bouche de ces jeunes militants. "Le Bourget, c'est le discours qui a donné le ton, rappelle Manon Comte. Ensuite, il y avait des marqueurs forts, comme la taxe à 75%. On voudrait retrouver ces marqueurs une fois au pouvoir".
Présidente du MJS, Laura Slimani tempère, se disant tout de même convaincue "que l'équilibre sur lequel se base le gouvernement n'est pas celui de la gauche". Elle déplore le "signal contradictoire", lancé en pleine université d'été, avec l'abandon de l'encadrement des loyers en dehors de Paris."On en arrive à reculer sur une de nos victoires", regrette-t-elle.

Emmanuel Macron a passé "la ligne rouge"

La presse dévôte le classe parmi les ministres les moins impopulaires, mais Emmanuel Macron, fait l'unanimité contre lui dans les rangs des jeunes socialistes. Son parcours de banquier d'affaires ne passe pas chez ces militants qui organisent à cette université d'été un atelier "l'adversaire, c'est toujours le monde de la finance". "Macron, c'est un affront, balance Manon Comte. Il a nommé l'un des plus grands financiers de la terre à l'économie".

Son entretien, accordé au magazine Le Point avant sa nomination, où il suggère d'assouplir les 35 heures n'a pas arrangé les choses. "Si Arnaud Montebourg a franchi la ligne jaune à Frangy, Emmanuel Macron a franchi la ligne rouge", grond Thomas Boudier-Pothier, 23 ans, de la fédération du Nord.
Attitudes de militants des Jeunes socialistes lors de 
l'intervention de l'ex-trotskiste et actuel premier secrétaire du PS, 
J.-Ch. Cambadélis, le 29 août 2014 à La Rochelle

L'impression d'être "retombés dans l'opposition"

Conscients du malaise de leurs jeunes radicaux, les caciques du PS tentent de calmer le jeu à La Rochelle. Alors qu'il aurait mieux à faire en se consacrant à temps plein à la détresse des éleveurs, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a fait une apparition dans la salle où le MJS organise des ateliers, pour briefer Laura Slimani, mère normande, père d'origine algérienne, soutenue par un ancien président du MJS, Razzye Hammadi, dont elle a été attachée parlementaire pendant quelques mois.
"Je comprends qu'il y ait des questionnements, a publiquement expliqué Le Foll. "On est en responsabilité devant les Français, on a une obligation de réussir, a-t-il admis, certifiant toutefois que "la ligne n'a pas changé depuis 2012". Emmanuel Macron ? "Il faut arrêter les procès d'intention", a-t-il insisté. Sous prétexte qu'il a réussi ses études et bossé dans une banque, il ne pourrait pas être de gauche ?", feint-il de s'interroger, avec la mauvaise foi qui le caractérise. "L'appel à la résistance ? "Il faut rester solidaire", réplique-t-il.

Gag du slogan 2015
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est lui prêté au jeu des questions-réponses avec la salle. Un drôle de jeu où les questions - sur l'encadrement des loyers - ont été beaucoup plus applaudies que les réponses - "c'est une idée généreuse mais difficile techniquement à mettre en oeuvre". "Il a botté en touche", regrette un militant, dépité.

En off, un membre du MJS croisé quelques heures plus tard à la réunion du courant de Benoît Hamon prend encore moins de gants avec le gouvernement et le parti :"nos militants ont l'impression d'être retombés dans l'opposition".

vendredi 27 mars 2015

Chômage, déficits: C’est mieux que si c’était pire, à entendre le gouvernement socialiste !

Le verbe tient lieu d'action: l'intox sémantique à prix le pouvoir

Comment tromper le peuple est devenu une obsession socialiste 

Fallacieux et incroyable, plus c'est gros, mieux ça passe ? Le gouvernement est depuis plusieurs mois passé maître dans l’art de présenter les chiffres sous un angle mensonger. Inventivité rhétorique, prévisions gonflées, hausses minorées transformées en baisses: tout est bon pour anesthésier l'opinion, puisque la presse ne dénonce pas les méthodes socialistes...

Le sens moral du marchand de sable socialiste est toutefois moins méconnu désormais. 12.800 chômeurs supplémentaires, 4 % de déficit, 9,7 milliards de trou de la Sécu : rien que des bonnes nouvelles, si on en croit les ministres et élus PS ou autres analystes et décrypteurs militants qui ont studios d'information ouverts. Dorénavant, on les appelle "experts" et il en sort de toutes parts: ils semblent plus nombreux encore que les actifs -en voie d'extinction- du vrai monde du travail. 

"Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer"


Hollande, petit père du peuple français ?
La bande à Hollande nous avait promis le redressement de la courbe de l'emploi avant décembre 2013. Dsignal positif en frémissement, les branquignols continuent d'annoncer des jours meilleurs, mais la dette publique brute ne cesse d'enfler, pour le plus grand bonheur des générations à venir. En attendant que les économies européennes nous envoient un peu de la croissance promise en partage, on guerroie ici et là, on accuse  de tous nos maux Poutine, al-Assad ou Merkel. Et la presse se laisse mettre... sous hypnose, ravie de servir les puissants, à défaut d'informer le peuple qui travaille et consomme de cette pub qui la fait vivre, de moins en moins bien d'ailleurs, puisqu'il faut du pouvoir d'achat pour accéder au superflu. Les media ont misé sur le mauvais cheval, mais ils défendent la seule idéologie qu'ils connaissent, l'avoine dont on les a gavé: nous sommes, avec la tragédie de l'A320, au temps du suicide altruiste... JeSuisl'A320 !

Entre les deux tours des élections départementales, le gouvernement tente par tous les moyens de positiver, coûte que coûte, les "valeurs", l'éthique -et quoi encore?- dussent-elles en souffrir et d'abord le pays. Pour cela, les Raspoutine de l'Elysée jouent sur les peurs de l'exécutif et produisent un effet de contraste fallacieux : ces chiffres sont moins mauvais que les perspectives qu’il avait lui-même tracées au cours des derniers mois. Ont-ils consciemment  faussé leurs propres prévisions par avance pour qu'ils paraissent moins désastreux au final ? La suspicion populaire entame la crédibilité de ce pouvoir  gangrené par les contre-vérités et le mensonge. Il n'est pas seulement  impopulaire pour ses promesses non tenues et ses échecs. Il est surtout détesté pour ses tromperies et son manque de respect des gens qui souffrent, les "illettrés" méprisés par Emmanuel Macron, les "sans dents" ridiculisés par Hollande et les 5 millions de Français désespérés qui se tournent vers le FN, certains venus de l'extrême gauche, déconsidérée par son archaïsme idéologique et son sectarisme haineux, marginalisée aussi par le PS, son allié hégémonique.

La descente en enfer est amorcée

Le seul souci sera que Hollande et Valls entraînent tout le pays avec eux, car les Français ont maintenant fait le tour de l'exécutif socialiste.
Le pouvoir de nuisance du pouvoir socialiste en place est immense: il est la résultante d'axiomes tels que "gauche de progrès", "gauche républicaine", "exemplarité", "garants des droits de l'homme," "humanisme", etc... C'est au nom de ces contrefaçon de la vérité que le PS se croit légitime à mépriser et humilier. 
C'est ainsi que Mélenchon (FG) est blessé jusqu'à l'os, non pas parce qu'il serait "sans dents" (selon Hollande) ou "illettré" (selon Macron), mais parce que les socialistes se croient d'une essence supérieure. Tant et si bien que les indésirables (Batho, Cahuzac, Hamon, Filippetti ou Montebourg) se sont fait exfiltrer du gouvernement Ayrault et que les écologistes ont claqué la porte du gouvernement avant d'être éjectés. Non seulement les impuissants de la majorité présidentielle malfaisante agressent en permanence l'opposition de droite, mais ils pulvérisent la gauche en mille morceaux, façon puzzle, comme dit l'autre.
   
Le Parti socialiste est suicidaire
Parce que ce sont les mentalités qui se sont perverties durant la traversée du désert et parce que Hollande, premier secrétaire, n'a pas mieux formé la relève nationale que les présidents de conseils généraux, localement,  le PS accumule les échecs électoraux sans parvenir à se réformer. 

Le PS est en train de s'auto-détruire.
Cette nouvelle défaite du 1er tour des départementales va créer un délitement de l’organisation, car c’est un parti d’élus locaux, qui trouve son assise notamment sur les maires. Et l’échec aux départementales survient après la saignée des municipales, où les socialistes avaient perdu un tiers des villes. Jamais un parti n’avait subi une telle défaite aux élections locales depuis 1945. Après les maires, qui avaient été souvent recasés dans les équipes parlementaires ou dans les cabinets ministériels, nombre de conseillers généraux vont se retrouver sur le carreau. Et ce sont eux, avec leurs collaborateurs, qui font vivre les sections locales du PS. Or, dans certains départements, le parti n’existe que parce qu’il détient le conseil général.
Beaucoup d’élus sont amers car ils avaient mis en garde contre les risques de l’exercice du pouvoir national -par exemple, Daniel Percheron, le président du Conseil régional Nord/Pas-de-Calais. Le PS a une culture d’élus locaux dont certains préfèrent perdre les élections nationales pour préserver le socle du parti.

La base militante a subi une forte hémorragie. Le chiffre officiel de 140.000 totalise les adhérents, qui souvent ne militent pas. Aux Etats Généraux, en décembre, seulement 60.000 militants ont voté. Et le choix du Flamby comme menu de substitution n’a rassasié aucun militant.

Imbus de leurs personnes, les branquignols ont fait mieux. Avec la belle confiance qu'ils ont en leurs petites personnes, ils ont fixé à 12,5 % des inscrits le nouveau seuil pour se présenter au second tour. Cette barre se voulait un obstacle anti-Front National, mais elle s’est retournée contre le PS. Sans compter que la création de cantons plus grands a dilué son implantation locale.

La grande peur de Valls est de se trouver face à la mort
Il ne va presque plus rien rester du parti ! Les conseils régionaux emploient beaucoup de cadres du PS. Or, la défaite annoncée des candidats socialistes arrivés derrière ceux du Front National sera largement due à la règle vertueuse de respect de leur engagement à faire échec au FN: ils se retireront et n’auront donc aucun élu, ni aucun besoin de cadres attachés aux nouveaux Conseils départementaux. La désertification du paysage socialiste est engagée et le PS risque d'y laisser sa peau.

Ce n'est pas ni la désastreuse politique de Hollande, ni la 
stratégie de la terre brûlée de Valls qui peut sauver leur parti. Ses réseaux se mettront en mode hiberbation en attendant des jours meilleurs, mais le printemps de la gauche sera tardif. Savoir donc si Manuel Valls n'aura pas avantage à saborder le pédalo socialiste pour espérer le reconstruire après 2017. Sans frondeurs, mais en attirant le centre-gauche, puisque le PS a repoussé l'échiquier politique sur la droite -au grand dam des Juppé et Fillon. 
Valls parviendra-t-il à enjamber le prochain congrès du PS en évitant l’affrontement ? Il lui faudra attendre que le parti se dessèche pour pouvoir mieux le réhydrater. Pour peu que le centre idéaliste et la droite molle lui tendent la main...

Le pire de Sarkozy, c'est le meilleur de Hollande.

dimanche 22 février 2015

De Staline à Hollande, il n'y aura bientôt plus qu'un pas

Hollande est passé du 49.3 aux menaces sur les "frondeurs" en interne au PS et... en externe

En route pour la rééducation des masses














"Ô, Grand Staline" / "Ô, Grand François"

Ô Grand Staline, Ô chef des peuples;
Toi qui fais naître l'homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Tu es la fleur de mon printemps
Un soleil reflété par des millions de coeurs humains.


(Rashimov, poème publié dans la Pravda, 28 aôut 1936)



Un syndicaliste anglais rencontre des jeunes kolkhosiens en 1937. 

Il témoigne. "Pourquoi sont-ils si enthousiastes ? me demandai-je. Ils sont pauvrement vêtus. Ils ne sont même pas bien nourris. Tous ont l'air affamés... Se croient-ils vraiment les maîtres du pays ? S'imaginent-ils vraiment que quelque chose les attend, tout près qui vaille la peine ? Je songe à la méthode communiste : s'emparer des enfants dès la crèche, les suivre dans les jardins d'enfants, puis à l'école, les enrôler ensuite dans les Pionniers et les jeunes komsomols. Toujours les tenir en main par une propagande incessante ! La propagande ! La propagande ! Du matin au soir. Par la TSF [radio, avant la télévision], le film, l'image, l'affiche, le manuel, elle les poursuit partout." 
Walter Citrine, A la recherche de la vérité en Russie, 1937.

Vincent Peillon a imaginé les rythmes scolaires qui "s'emparent des enfants" 

et le candidat François Hollande s'est engagé à développer les pouvoirs des mouvements associatifs. En mars 2012, à l'occasion d'une rencontre avec plusieurs centaines de responsables associatifs réunis à Saint-Denis,... Seine-Saint-Denis, le candidat socialiste annonça la création, s'il est élu, d'un nouveau congé afin de favoriser le bénévolat associatif: "le congé engagement". 

Engagement 27: "
Je lancerai une nouvelle génération d’opérations de renouvellement urbain, je les compléterai par des actions de cohésion sociale en lien avec les collectivités et les associations."

Engagement 37: " Je ferai en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle."

Engagement 38: " Dans l’intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n’ont aucun équivalent en Europe."



Les attentats de djihadistes de France à Paris sont le prétexte pour Najat Vallaud-Belkacem de prendre des mesures (pour un coût de plus de 250 millions d'euros sur trois ans), au nom de la "mobilisation" de l'école dans l'encadrement et le formatage de la jeunesse. Un plan "exceptionnel" sera déployé pour former, d'ici à juillet, "mille premiers formateurs aguerris"à "la laïcité et à l'enseignement moral et civique", nouveaux "hussards de la république"notamment des professeurs d'origine maghrébine et sub-saharienne plus ou moins récente


Autre mesure: un "nouveau parcours citoyen" de l'école élémentaire à la terminale qui "se nourrira du futur enseignement moral et civique", prévu dès la prochaine rentrée, selon la ministre. Sur l'ensemble de la scolarité, il représentera 300 heures qui "ne doivent pas être théoriques" mais devront aussi éduquer aux media et à l'information, "inciter" [?] à débattre et à argumenter dans les classes,  sur la voie et dans les limite du politiquement correct marxiste, anticolonialiste et antilibéral.

Avec immixtion des associations et réseaux dans le milieu scolaire

Il y aura des "films sur les combats historiques de la République"... et les luttes sociales ou de libération, la Journée de la laïcité sera célébrée à l'école chaque 9 décembre, les élèves participeront à la Semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, 
pour "mettre fin aux préjugés encore trop prégnants" dans les établissements. L'enseignement laïc du fait religieux est prévu.

Najat Vallaud-Belkacem change ainsi d'orientation prioritaire de sa politique. Mais implique-t-elle l'abandon, après bientôt trois ans, de toute velléité - et de temps perdu - sur la "théorie du genre" ?

lundi 16 février 2015

Un député PS diffame le FN sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union

Philippe Bies (PS) établit un lien entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et le FN

Sur quels faits étaye-t-il son accusation ?
il en est une qui honore le Parti socialiste: elle est proférée par son député du Bas-Rhin, Philippe Bies, ci-contre, un nouvel élu de 2012.
Sur les réseaux sociaux, l'élu alsacien a révélé la bassesse des sentiments qu'il avait masqués dans un précédent communiqué où il condamnait "avec la plus grande fermeté cet acte ignoble tant par le symbole que par l'ampleur." Il ne s'en tenait d'ailleurs pas à la langue de bois de cette déclaration "exemplaire" et s'emportait: "Ça suffit ! L’Alsace a été un des théâtres les plus sombres de la persécution des juifs. Persécution à nouveau répétée là, jusque dans leur mort. Nous ne pouvons accepter que l’antisémitisme continue de prospérer."



Or, quand les Juifs subissaient les persécutions nazies, les anciens signataires du "Pacte germano-soviétique" entre Molotov, représentant Staline, et Ribbentrop, envoyé de Hitler, persécutaient eux-mêmes les Juifs. Et malgré leur connaissance de ces faits historiques, Bies et les socialistes exemplaires s'allient toujours avec le PCF, lequel était entretenu par l'Union soviétique.


Bies et ses collègues socialistes indignés sont d'autant plus véhéments que le camarade Staline encouragea l'antisémitisme d’une partie importante des populations d'URSS et renoua avec les théories du "complot juif." Les Grandes Purges staliniennes des années 30 firent de nombreuses victimes juives (cf. libellé PaSiDupes et lien).

Mais, animé par la haine plus que par la raison, posément, froidement, cet élu socialiste a ensuite cherché des têtes

Sur la page FB de Bies
Et c'est par réflexe que le partisan est tombé sur le Front national, sans "calculer" un seul instant les pro-palestiniens du Front de gauche, communistes et Mélenchon, ou NPA de Besancenot, car, dans son univers, les staliniens et les trotskistes sont fréquentables.

Ainsi, son esprit "Charlie hebdo" n'a pas un instant été traversé par le souvenir des quatre morts de la supérette casher de Vincennes, victimes d'Amedi Coulibaly, djihadiste de France, pas plus que par celui, pourtant tout frais, du tueur de Copenhague, un Danois du nom de Omar, qui a tiré des rafales sur les participants à un débat sur "Islam, blasphème et liberté d'expression", en soutien aux offenses libertaires des dessinateurs assassinés du journal anarcho-révolutionnaire de Paris.       

Dans son viseur, l'élu socialiste a les électeurs du FN, qui ont réalisé des scores élevés lors de la législative partielle du Doubs, le 8 février 2015.
Sur Facebook, selon Le Figaro, après avoir posté le même message, l'insinuation du parlementaire n'a pas échappé à l'un de ses "amis" indignés qui, avec modération et fermeté, objecta: "Philippe, je ne pense pas que l'on (puisse) rejeter la faute sur une communauté en particulier, qu'elle soit religieuse ou politique (...) Aucun parti n'incite à de tels actes". Bies a donc des "amis" que la haine du FN n'a pas contaminé. La réponse du socialiste est alors sans équivoque: "Aucun parti n'incite à de tels actes? C'est une blague...", a écrit cet ancien conseiller technique au cabinet de Catherine Trautmann, puis de Roland Ries, maire de Strasbourg, connu pour son accueil du palestinien Yasser Arafat ou de Tomislav Nikolic qui nie le "génocide" de Bosniaques musulmans à Srebrenica en 1995. 



Or, Bies n'assume plus... Le statut du courageux élu socialiste a semble-t-il été épuré depuis, ou du moins caché au public sur sa page Facebook
Quant au Huffington Post, il banalise les profanations, titrant d'abord " Les nombreux précédents de dégradations dans les cimetières juifs", puis rectifiant le tir avec "Profanations de tombes juives: les principaux précédents en France."
A noter que Roger Hanin, beau-frère du président François Mitterrand, a préféré se faire inhumer dans son Algérie natale, plutôt qu'en France.

De quoi provoquer la colère des élus frontistes locaux. 

"Vos insinuations sont insultantes pour les électeurs de Sarre-Union que je représente"
, a écrit sur Twitter Baptiste Pierre, conseiller municipal de Sarre-Union, secrétaire départemental du FNJ. Il a lui-même condamné la profanation, ainsi que plusieurs cadres du FN, à commencer par Marine Le Pen.


Bies est le député des quartiers du Neudorf, de la Meinau, de l'Esplanade ou de Neuhof à Strasbourg. 

Or, c'est là que s'établirent les Black bloc anti-capitalistes du contre-sommet de l'OTAN d'avril 2009 à Strasbourg que dévastèrent ces anarchistes et no-borders (comme les "Anonymous", non-identifiables...) venus de toute l'Europe, ciblant les McDonald's ou les succursales des grandes banques. Les dessinateurs de Charlie hebdo sont aussi des militants anarchistes.