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lundi 17 décembre 2018

"Gilets jaunes" : révélation d'une manipulation de l'information par France 3 accusée de désinformation avec une photo truquée

La chaîne de service publique prise en flagrant délit de truquage d'une photo 

Cette presse mal-aimée qui se plaint d'être agressée est-elle vraiment vertueuse et respectable ?

Acte V de la manifestation de "gilets jaunes" devant l'Opéra,
à Paris le 15 décembre 2O18
Subventionnée ou d'Etat, elle clame son indépendance et se défend d'être partisane. Mais, dans son journal télévisé, France 3 a diffusé la photo d'une pancarte brandie par un manifestant. Or, elle est tronquée, amputée du nom de sa cible, le président Macron. La chaîne, accusée de censure sur les réseaux sociaux, invoque une ...erreur humaine.
Le CSA et Franck Riester ont-ils condamné la faute ?

Chaîne publique de France Télévisions, France 3 a présenté des excuses dimanche 16 décembre après avoir avoir diffusé une photo retravaillée d'un "gilet jaune" brandissant une pancarte où seul apparaissait le mot "dégage" avait été expurgée du nom du président Macron, alors que sur le cliché original, on lisait "Macron dégage".

Tandis que les confrères solidaires et indulgents jetaient un voile complice sur la tromperie, c'est sur les réseaux sociaux scandalisés par la manipulation et la censure que la photo modifiée a provoqué l'indignation. La direction de la communication de France Télévisions a raconté qu'il s'agit "d'une erreur et d'un manque de discernement de la part d'une personne qui concourt à la fabrication du journal télévisé".











La chaîne, accusée de censure après avoir diffusé cette photo retouchée lors de son journal télévisé de samedi, a tweeté dimanche qu'il n'y avait "aucune volonté de masquer cette pancarte", invoquant "une erreur humaine" et précisant que "cela ne se renouvellera pas".

 

"Nous tenions à vous présenter nos excuses (...) nous vous devions cette explication au regard de la confiance que vous nous accordez", a annoncé par la suite la chaîne dans son JT du soir.

Hypocrisie vertueuse du même tonneau insondable que celle-ci, apparaissant notamment sur l'ensemble des sites internet de cette presse exemplaire qui prétend nous "expliquer" l'actualité, comme Macron, ses 'carabistouilles' sociales: 

"Il ne s'agit ni d'une censure, ni d'une volonté de dissimuler une quelque information", a assuré la chaîne. La direction  a par ailleurs contacté la direction de l'information de l'AFP "pour présenter ses excuses à l'Agence et au photographe auteur de l'image retouchée".
Aucune volonté de masquer cette pancarte dans #jt1920 ¿@JTweFrance3¿ hier soir.
C’est une erreur humaine. Nous en avons identifié l’origine. 
Cela ne se renouvellera pas. pic.twitter.com/d4qzwUFYJq
— JT du WE de France 3 (@JTweFrance3) 16 décembre 2018

Sur l'image diffusée par France 3, on voit des policiers à cheval, de dos, faisant face à des "gilets jaunes" debout sur un escalier, sur la place de l'Opéra à Paris, pendant la 5e journée de mobilisation de ce mouvement samedi.

L'un des manifestants brandit une pancarte blanche où le nom "Macron" apparaît au-dessus d'un espace étrangement vide. La photo originale, prise par un photographe de l'agence, laisse apparaître le slogan "Macron dégage" inscrit, signe que la photographie a bien été retouchée par un journaliste militant pour faire disparaître le mot "dégage". 

Censure des images en France macronienne comme en Union soviétique 

Staline a fait appel à un grand nombre de "retoucheurs" pour retirer ses ennemis de nombreuses photos officielles. L’un d’entre eux est Nikolaï Iejov, chef suprême du NKVD qui a supervisé les purges staliniennes. Longtemps bras droit du dictateur, l’homme a ordonné l’exécution de milliers de responsables du Parti communiste. Mais en 1939, Iejov perdit les faveurs de Staline et fut finalement arrêté, jugé par un tribunal secret et exécuté.
Les retoucheurs du dictateur soviétique se mirent alors au travail et firent disparaître Iejov de l’ensemble des photographies officielles sur lesquelles il apparaissait. La plus célèbre restant sans doute celle où il se trouve à la gauche du dictateur (voir photos ci-dessous).

Macron ne s'en prend encore qu'aux tags irrévérencieux ou hostiles
Ce fut le cas sur l'Arc de Triomphe, avant le passage du président, le 11 novembre 2018, comme l'attestent les photos ci-dessous:



 Manu 1er pourra conserver ses illusions intactes...


jeudi 4 février 2016

France 2 s'indigne que Michel Drücker fasse de la résistance

Les totalitaires de France 2 rappellent Drucker à l'ordre : "Nous ne sommes pas dupe de sa petite musique"

"Tout va bien avec France 2", assurait ce week-end Michel Drücker
dans
les colonnes du journal Le Parisien. 

Sa loyauté de 55 ans au service public est pourtant mise à rude épreuve... Animateur de Vivement Dimanche jugé indéboulonnable à 73 ans, la direction de France 2 fait chanceler Drücker sur son piédestal pour avoir osé dénoncer dans la presse un certain "jeunisme" et "racisme de l'âge" à la tête de  France Télévisions après l'éviction de Julien Lepers de Questions pour un champion,

Le patron de France 2 enrage
Les timides détestent les plus populaires qu'eux 
"Les animateurs (...) ne sont pas propriétaires de leur case ou de la politique éditoriale de la chaîne. Chacun doit avoir sa juste place", lance Vincent Meslet, 50 ans, un habitant du XIXe arrondissement qui dirige la chaîne, dans un entretien accordé ce mardi au Figaro.
Il confesse qu’il n’a aucune disposition pour faire de la télé : "Je n’y vois que d’un œil - le gauche - depuis ma naissance et je n’ai commencé à parler qu’après l’entrée en maternelle," raconta-t-il à Libération. En plus, cet être pataud admet qu'il n'est pas doué pour la communication: "Je revendique d’avoir un mode de renseignement circulaire, je tourne autour du pot longtemps." Alors que peut bien faire à ce poste cet "accident de la nature", né d'une mère de 46 ans et d'un père de 50, lui-même atteint d'un cancer du rein à 24 ans ? Pourquoi Delphine Ernotte s'est-elle fait escorter d'un tel handicapé de la vie, trop timide pour devenir journaliste, mais titulaire d’un DESS télévision et télécommunications qui se donna "un an pour entrer dans une chaîne de télé" ? Cet islamiste du petit écran compte-il détruire tous les monuments pour exister ? 

"Il faut faire bouger les choses pour se renouveler. Dans ce contexte, la ligne éditoriale prime sur les intérêts particuliers des uns et des autres", ajoute-t-il, précisant que "faire fuiter des informations dans la presse n'y changera rien". 
"Il n'y a pas de chasse gardée, ni à France 2 ni à France Télévisions", insiste-t-il encore, alors qu'il se murmure que Michel Drücker pourrait ne pas renouveler son contrat avec la chaîne la saison prochaine. En dix-neuf ans à France Télévisions et quatre à Arte, en tant que directeur éditorial, le patron de France 2 reste associé à Plus belle la vie sur France 3, imaginé à l’origine en réaction à l’ovni Loft Story ("On s’est dit : 'Nous, service public, qu’est-ce qu’on fait face à ça.' "). Et il reste fier de Plus belle le vie: tout est dit, mais ça fait peur !

Le patron de France 2 confirme d'ailleurs être "en discussions éditoriales et économiques" avec Michel Drücker, tout comme d'ailleurs avec Patrick Sébastien, qui, selon certains, serait lui aussi sur la sellette. Et Vincent Meslet de rappeler à l'ordre l'animateur de Vivement Dimanche, sans le citer : "Je ne suis pas dupe de la petite musique orchestrée par certains (...) autour du 'racisme anti-vieux' pour tenter de nous forcer la main dans des négociations".
Pourtant, en décembre dernier, on apprenait l'éviction surprise de Julien Lepers, 66 ans, de France 3. Quelques jours plus tard, on nous révélait que le coucou de son jeu phare Questions pour un champion, serait Samuel Etienne. "Globalement, on ne peut pas s'adresser qu'aux retraités. On chercher à viser les actifs et les urbains, tout en conservant notre public âgé, c'est à dire les plus de 70 ans," lâchait Dana Hastier, la patronne de France 3, en décembre 2014. Depuis, l'idée a fait son chemin, mais France 2 tente parallèlement de séduire Thierry Ardisson, 67 ans (lire PaSiDupes : "France 3: embauches et limogeages au faciès "), ce qui donne à penser que, pour faire jeune, France Télévisions joue la carte du 'trash': c'est leur idée de la jeunesse !
Tout un programme en effet, voire un objectif froidement inquiétant, voire glaçant de celui qui, selon Libération, "se dit que, pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu’être élu."

Racisme anti-vieux : juste une coïncidence...

Alors que France Télévisions se défend de vouloir mettre à la porte ses animateurs les plus emblématiques depuis l'arrivée de Delphine Ernotte à la tête du groupe l'été dernier, Vincent Meslet jure pourtant ses grands dieux qu'il ne s'adonne pas "au tir aux pigeons". "Je n'ai personne dans le viseur, je ne suis pas venu avec l'idée d'organiser une chasse aux sorcières", assure-t-il
"Ni le jeunisme ni la nostalgie ne dessine la ligne éditoriale de France 2". "Il n'est pas question de faire table rase du passé. Mais à l'inverse, il ne faut pas penser non plus que c'était mieux avant et que l'on ne peut plus rien créer", tranche-t-il. 

Peut-on en revanche faire du jeune avec du vieux, à la direction ?
Michel Field vient d'être nommé directeur exécutif de France 5 à 61 ans.
Mais tous dissimulent désormais leur âge, pour preuve que la chasse aux seniors est pur fantasme dans le service public. Ainsi, bien qu'il ait intégré l'ORTF en 1970, Michel Kops, directeur exécutif en charge de l’outre-mer (et aussi de France Ô), n'a plus d'âge...
A la direction de la communication de France Télévisions, Niloufar Soyeux du Castel, ancienne directrice-fondatrice de Parnasse (Orange, remplacée à la communication par Xavier Couture), ici à droite au temps de sa jeunesse, quel âge ?

Et la Société des Journalistes de France 2 s'est dit "stupéfaite" par l'éviction de son patron de l'info, Pascal Golomer, nommé directeur exécutif en charge de l'information de la chaîne, tandis qu'au final,
France 3 n'est pas mécontente de la dissolution de "l'équipe Thuillier".

jeudi 3 décembre 2015

Bidon, le sondage de popularité de Hollande qui ne profite pas aux candidats PS

Les assassinats islamistes profitent à Hollande dans les sondages, au FN sur le terrain

Régionales: les attentats de Paris profitent au FN, selon Francetv.info

Le chef du service politique de France 3 tire les enseignements officiels d'un sondage par une entreprise commerciale, Ipsos, réalisé par sa maison-mère, France Télévisions, sur les intentions de vote aux élections régionales après les attentats de Paris. Michel Dumoret est donc en mission pour nous assurer que la victoire annoncée du FN dans au moins deux régions serait, non pas la conséquence de la politique économique et sociale de Hollande depuis bientôt quatre ans, mais un dommage collatéral des attentats du vendredi 13 et que la montée du Front national est donc toute fraîche et  le risque tout neuf... 

"Quels enseignements peut-on tirer du sondage [scientifique ?], réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, sur les intentions de vote aux régionales, dont le premier tour aura lieu le 7 décembre [sic] ?" interroge Francetv info, le 24/11/2015. Outre que les électeurs qui se présenteraient le 7 arriveraient après la bataille du 6, le déni est flagrant quand francetv.info émet des doutes à la hauteur de l'aveuglement de Martine Aubry (PS) qui "ne veut pas croire"  sur France Info ce matin que sa gestion puisse être sanctionnée par la victoire du FN dans sa région: "D'abord, la dynamique électorale semble pencher du côté du Front national, hier [et encore] en PACA, aujourd'hui en Ile-de-France,  écrit la centrale d'informations du service public de télévisions. Celle-ci se livre d'ailleurs subrepticement à un amalgame entre les deux régions: en Ile-de-France, Valérie Pécresse est aux coude-à-coude avec le PS et donnée plutôt vainqueur...

"
Ensuite, la droite ne parvient pas à freiner la montée du FN. C'est le contraire qui se passe. Sa victoire promise aux régionales pourrait être moins éclatante, même si Les Républicains gagnaient l'Ile-de-France."
VOIR et ENTENDRE France 3 estimer que les succès du FN seraient une défaite de la droite républicaine, bien que, jusqu'à plus ample informé, c'est  la gauche qui est aux responsabilités, qui a mis en oeuvre le PACS des 13 régions et qui a réglé le mode de scrutin:

Enfin, le sursaut de popularité du chef de l'Etat constaté ces derniers jours ne profite que très peu au candidat socialiste. 



Au final, BFMTV conclut pourtant que Nicolas Sarkozy - et non pas Les Républicains, et donc Fillon et Juppé - ne serait pas totalement vainqueur des Régionales...

Que dire alors de l'exécutif socialiste et du PS ?

62% (+8) des Français 
ont le sentiment que F. Hollande "défend bien les intérêts de la France... à l'étranger" (contre 37%). Or, seulement 38%  jugent qu'il "dit la vérité aux Français", contre 62%, et seulement 38%  qu'il "est proche des préoccupations des Français", contre 62% qu'il ne l'est pas.

dimanche 10 mai 2015

Le service public propose un plan à trois, sous poppers

France Télévisions pénètre le marché du porno

"Poubelle la vie" (PBLV) suscite enfin de saines réactions

France Télévisions
Laurence Rossignol comprend-elle mieux le premier degré que le second ?
Gaspar Noé et Larry Clark peuvent aller se rhabiller depuis l’épisode 2747 de la dixième saison de "Plus belle la vie" (PBLV). Le feuilleton aux ambitions sociétales, diffusé mardi 5 mai sur France 3, à l'heure de l'apéro, a en effet franchi les limites de l'humour paillard à la française pour verser dans le réalisme cru, mais éducatif. 

France Télévisions tombe du culturel prétendu dans le racoleur 
La chaîne publique de télévision a offert un "sujet de société" aux jeunes, priorité de François Hollande:  l'addiction au sexe. Il faudrait être non seulement un ringard de l'UMP doublé d'un suspicieux du Front de gauche pour voir dans ce peep show d'une scène de triolisme une volonté de boost  et de buzz susceptible de sauver les finances de la chaîne en "mâle" de pub. La "jeune fille", dénommée... Marine, surveillante de... lycée, utilise deux hommes, Stéphane Prieur, infirmier, et un ami de la marseillaise libérée, comme des sex-toys, après consommation de poppers, (extrait ci-dessous):

Pour combattre l'ennui à l'école, selon Najat Vallaud-Belkacem, l'émission est diffusée en prime time à 20h45, heure non pas du goûter, mais moment néanmoins privilégié de partage familial. Les papas et les mamans ont donc désormais tout intérêt à consulter les programmes s'ils en sont restés à Hélène et les garçons et croient encore que seules les chaînes privées (M6 ou D8) sont dévergondées. Les bisounours ont dû faire de l'explication de texte à froid, sauf à avoir toujours, eux aussi, des poppers à portée de main. 

Le joli mois de mai et ses nombreux jours de congé sont prometteurs d'un printemps chargé en travaux pratiques, avec ou sans poppers. La scène se déroule dans une des chambres de l’hôtel Céleste et recommande aux participants de partager entre ami(e)s une ampoule de poppers, vasodilatateurs initialement utilisés en médecine mais, comme le sait tout élève du primaire, depuis détournés à des fins intimes) pour se désinhiber et se stimuler. 
Certes la scène est interrompue par le générique de fin, mais l'épreuve de français du bac ne comporte-t-elle pas justement une épreuve de création littéraire ? Najat Vallaud-Belkacem peut donc se féliciter du soutien des poppers et du service public pour stimuler l'imagination des lycéens dans cet exercice, leur faire oublier la "carte de géographie" du matin et faire grimper les statistiques de réussite au bac (et du brevet des collèges) à Béziers et au-delà: l'ardeur à réviser est garantie par l'industrie pharmaceutique ou remboursée par Delphine Ernotte, mais c'est l'Etat qui paie.

La féministe qui sert de sous-ministre à la famille va battre des mains
Non, elle ne fantasmera plus sur un inceste imposé, c'est promis. Elle tournera la langue dans sa bouche et simulera une réaction personnelle après avoir pris conseil de son entourage avant de parler. Car c'est la petite femme libérée -ou effrontée, comme on voudra-  qui tend les accessoires, subterfuges et stimulants et crie "moteur" pour une séquence qui promet d'être hard mais laisse son public frustré et sur sa faim ! L'attrape-c*uillon a fonctionné à plein et les parents n'ont plus eu d'autre priorité que d'envoyer les enfants au lit pour retourner au plus vite à leur triste vie à deux. Les Modernes assurent aux Anciens, qui ne jurent que par les activités naturelles, qu'il n'y a rien à redire aux artifices, puisque la scène se passe entre individus  majeurs, libres et consentants ! Libres, mais assistés de relaxants et d'euphorisants, comme il se doit dans notre société. 
Et la télévision joue, selon eux, son rôle de service public: faire évoluer les moeurs et les mentalités en informant la France au plus profond des régions sur les moyens de mettre un peu de piment dans leurs vies de labeur et d'austérité. Or, si le CSA a mieux à faire que de visionner les programmes qu'elle cautionne, les débutants et les couples en errance se laissent piéger aux bonheurs artificiels qu'ils croient validés par... l'Etat. 

France 3 assume en effet : "c'est dans l'air du temps" 

Après la polémique sur la drogue, le mariage homosexuel ou encore l'islamisme, France 3 récidive. 
Les déclarations de la chaîne n'ont pas suffi à stopper l'onde de choc et d'indignation après la diffusion de l'épisode. Le public a mal digéré cette scène d'excitation artificielle, diffusée en dessert sur une chaîne nationale, à une heure de grande audience qui enchaîne sans crier gare sur le JT, et sa confiance est, en conséquence, trahie.
C'est tout ce qui compte 

Il en faut davantage encore à la journaliste du Parisien, Caroline Bonacossa, pour être choquée. Elle soutient les provocations de France 3 qui a réussi, selon elle, à traiter le thème du triolisme et de l'usage des stimulants sexuels d'une manière "très sobre et assez soft". Avec délicatesse et respect de tous les publics ?

Pour François Viot, directeur de la rédaction du magazine Télé Câble Sat Hebdo, cette scène n'est rien d'autre qu'une escalade dans le voyeurisme. Il estime que c'est très hypocrite de la part du producteur de procéder ainsi afin de provoquer le buzz.
"La scène aborde un sujet de société, mais elle n'apporte rien à l'intrigue. C'est complètement gratuit." (François Viot, directeur de la rédaction du magazine Télé Câble Sat Hebdo)
Forte de sa mission, la chaîne responsable se retranche derrière l'alibi de la mention "interdit aux moins de 10 ans" qui ne bloque que les moins transgressifs, mais racole les autres pour les abandonner en rase campagne, frustrés et échauffés, et les jeter dans la rue avec les sens en éveil, prêts à assouvir leurs besoins insatisfaits. 

La "pipe" de Patrick Sébastien, c'est devenu du flûtiau... (cf. libellé 'pipe' ou 'Sébastien', ci-dessous)
Ce week-end du 8 au 10 mai 2015 est marqué par la 9ème édition des Journées Européennes de l’Opéra, placée sous le signe des nouvelles technologies.

jeudi 8 janvier 2015

Tuerie de Charlie hebdo: France-Télévisions avait donné la vedette à l'un des frères suspects

Quand Chérif Kouachi faisait déjà parler de lui il y a dix ans

Un reportage de Pièces à Convictions, diffusé en 2005, citait l'un des deux frères suspectés d'avoir participé à la tuerie de Charlie Hebdo

"Un avis, une référence, c'est ce que recherchait ce garçon, Chérif Kouachi", âgé de 22 ans lors d'un reportage de 2004 par l'émission de France 3, Pièces à conviction, diffusé en 2005. 
Ce magazine d'investigation, diffusé en seconde partie de soirée, fut produit et présenté par Elise Lucet d'octobre 2000 à août 2005. Cette journaliste -qui fut ensuite promue du 19/20 de France 3 au journal de 13 heures sur France 2- soutint durant toute leur captivité Hervé Ghesquière (journaliste sans escorte enlevé et détenu par des taliban à la fin de leur reportage pour le magazine Pièces à Conviction de France 3 en Afghanistan (29 décembre 2009-29 juin 2011), et recruté par France Télévisions en 2005) et Stéphane Taponier (journaliste de France 3 pareillement enlevé en Afghanistan et libéré). Au moment de leur capture, les deux journalistes préparaient un reportage en Afghanistan pour l'émission Pièces à Conviction dont Elise Lucet poursuivit la présentation sur France 3, cumulant sur deux chaînes différentes du service public de France Télévisions -pendant près de six ans, sous la présidence de Patrick de Carolis- jusqu'en juin 2011, alors qu'elle était passée sur France 2 en août 2005...

On découvre des images de l'un des deux frères suspectés d'avoir participé à la tuerie de Charlie Hebdo. Sur les images, qui ne sont pas sans rappeler les vidéos amateur de Mohammed Merah diffusées sur France 2, le documentaire présente un jeune de banlieue normal. Dans ce film d'une association, tourné en 2004, le jeune homme né en 1982, "a alors les rêves de beaucoup de jeunes de quartier. C'est un fan de rap, plus prêt à profiter de la vie et des jolies filles que d'aller à la mosquée", raconte la journaliste. 
En quelques mois, ce jeune normal va toutefois rapidement tomber dans l'Islam radical au contact d'un 'émir', Farid Benyettou, qui pilotait "la filière des Buttes-Chaumont". Ce réseau organisait l'envoi de djihadistes en Irak, au profit de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dirigée à l'époque par Abou Moussab al Zarkaoui.

Quelques joggings aux Buttes-Chaumont pour s'entraîner

Benyettou lui aurait ainsi inculqué "les bienfaits" de la violence: dans son témoignage, le jeune homme explique ainsi que "Farid m'a dit que les textes donnent des preuves de bienfaits des attentats-suicides. C'est écrit dans les textes que c'est bien de mourir en martyr". Selon le magazine d'investigation, Chérif Kouachi est rapidement convaincu et se prépare alors pour la guerre. D'une façon très étonnante: quelques joggings dans le parc parisien des Buttes-Chaumont, une rencontre "fugace" avec un "spécialiste des armes qui lui enseigne le maniement d'une Kalachnikov". Le territoire dirigé par un émir -ou prince- se nomme... émirat.

Au moment de la diffusion du document sur France 3, Chérif Kouachi venait d'être arrêté, en compagnie de son 'émir'. Il avait été interpellé juste avant de s'envoler à destination de la Syrie, puis de l'Irak, il avait été jugé en 2008 et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis. Pourtant, toujours dans Pièces à conviction, un éducateur social raconte que Kouachi disait avoir conscience de s'être fait "rouler dans la farine" par son maître, et qu'il avait pris conscience d'avoir été embrigadé, "sans s'en être aperçu", en somme, à l'insu de son plein gré !

Suite à la fusillade meurtrière à Charlie Hebdo, la police a diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi les photos de deux suspects, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans. Nés à Paris et de nationalité française, les deux frères, sont "susceptibles d'être armés et dangereux", prévient la Préfecture de police de Paris et "toute personne détenant des informations" les concernant est invitée à joindre le numéro vert 0805 02 17 17.



mardi 15 janvier 2013

Manif contre le saccage du Code Civil: succès sans appel méprisé par Hollande

Manif pour tous: 12 vidéos que Hollande peut voir

Vous pouvez vivre ou revivre cette folle journée de mobilisation contre la dénaturation du mariage et pour les droits de l’enfant.

Le Champ-de-Mars vu de la Tour Eiffel vers 17h (c’est-à-dire 2h30 avant l’arrivée des derniers manifestants) :

La vidéo officielle de la Manif pour tous :

Une vidéo qui montre l’énorme foule place Denfert Rochereau, l’un des trois points de départs de la Manif pour tous :

Une vidéo qui résume en 4 minutes les 3h30 durant lesquelles un des trois cortèges est passé à Montparnasse :

Dans son 19-20, France 3 ne peut pas s’empêcher la contre-vérité que la foule est " peu métissée " :

Caroline Fourest qui, une fois encore, sort une bêtise plus grosse qu’elle (« Il y a des hétérosexuels qui font des enfants très tordus, très délinquants. Même dans 98 % des cas, c’est ce qui se passe », vers 4’50’’). Un peu plus tard, elle traitera Nicolas Dupont-Aignan de « dominant » :

Même l’International Herald Tribune fait sa Une sur la Manif pour tous :

Thierry Fréret, le présentateur de la météo de la très socialiste chaîne i>télé, qui tente de démobiliser les manifestants en fin de bulletin vendredi un peu avant 19h : " Il fera plus froid dimanche donc on ressortira les doudounes et les écharpes pour la grande manifestation parisienne ", provoquant l’embarras de la chaîne.

Samedi, c’est le très viril présentateur de la météo politisée de France 3, Jean-Marc Souami, qui repasse une couche avec ses gros pataugas : " Dimanche après-midi, alors ce n’est même pas la peine de mettre de mettre le nez dehors tellement le ciel sera chargé ". Avant d’insister, tout sourire : " Une journée à rester sous sa couette ".

Dimanche soir sur BFM TV, Christine Boutin met en garde Najat Vallaud-Belkacem contre un relance du mouvement bafoué par le gouvernement Ayrault:
Le reportage du site Enquête et Débat :


La presse est-elle indépendante du pouvoir socialo-écolo ?

jeudi 30 juin 2011

France Télévisions a réquisitionné le service publique pour une fête de famille


Les journalistes se prennent-ils pour le centre du monde ?


Combien d'heures d'antennes aura coûté cette célébration corporatiste ?




Les Français ont encore subi la dictature des fonctionnaires de l'information
Nous étions heureux du retour des deux otages, mais le sommes-nous désormais tant que cela ? Nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger. Qu'étaient-ils allés faire dans cette galère, sans autorisation -bien qu'ils s'en défendent- sur un théâtre d'opérations ? Pour nous informer ! Ne sommes-nous pas pourtant submergés de reportages contradictoires et d'images à ne plus savoir qu'en faire ? Nos volontaires y laissent la vie sans que cette presse ne fasse mieux que de tenir à jour le chiffrage déshumanisé et tendancieux des jeunes victimes militaires, qui, en ce qui les concernent, font le sacrifice de leurs vies pour la liberté, et non pour faire du papier.

Elise Lucet, qui a passé sa matinée à Villacoublay, n'a pas manqué de temps pour préparer son JT: la préparation du journal télévisé de la mi-journée demande-t-elle autant de temps que ce qu'ils nous disent ? La rédactrice en chef ne compterait-elle pas double ses heures de travail ? Une réévaluation des salaires des présentateurs vedettes s'impose en cette période de crise qui frappe moins durement les privilégiés de la presse vertueuse que les défavorisés dont ils ne partagent le sort qu'à l'antenne. Et si peu, donc.
Lire PaSiDupes sur Elise Lucet et la Marseillaise sifflée en octobre 2008

L'indécente teuf médiatique

Toute la journée, France 3 et France 2, mais aussi les radios nationales et autres chaînes multiples du service public, nous ont imposé d'interminables émissions spéciales - mais vides - en continu depuis Villacoublay, avec des coupures de son et des commentaires en boucle, à satiété, jusqu'à la nausée.

Les journalistes ont théâtralisé le retour de leurs confrères et se sont mis en scène à qui mieux mieux: d'étreinte en étreinte et les yeux mouillés, ils ont rivalisé en secondes cumulées de présence à l'écran, le comité de soutien tentant de ne pas se faire écarter par les journalistes militants omniprésents. La direction des chaînes était d'ailleurs reléguée au rang de figurants derrière la base des camarades syndiqués et de leurs suiveurs contraints.

Les couacs de la grand messe laïque
Sur France Info, la journaliste militante de la plage horaire de midi, l'ânonnante Sophie Auvigne, dénonça une rupture de consensus. Elle accusa en effet TF1 de la prise de photos de la descente d'avion des otages et de leur accueil par le Chef de l'Etat: le SNJ maison craignait-il que Nicolas Sarkozy gagne des points de popularité dans l'opinion ? Pour cette prestation partisane, la sinistre malfaisante ne devrait-elle pas être repoussée au bulletin de minuit ? C'est la même Auvigne qui, le 8 janvier 2009, prôna la révolte, bille en tête en ouverture de son sujet sur la suppression de la publicité sur le service public : "Il faudra prendre ses précautions autrement".
Lire aussi l'article de PaSiDupes
Ou celui-ci sur les accrocs à la grève (septembre 2010)

Aujourd'hui, la peu fiable journaliste annonça 300 journalistes rassemblés sur le tarmac pour fêter le retour des otages: sur i>télé, ils n'en ont vus qu'une centaine et l'estimation deses téléspectateurs est même inférieure encore: est-il utile de demander leur décompte aux RG ?

Au JT de 13h00, France 2 diffusa en effet la video de TF1, la chaîne rivale, sur cette séquence du retour en France. Bon gré, mal gré, France 2 se résolut donc à partager l'événement et concéda que le gouvernement ait le droit de recueillir sa part du mérite de cette libération.

Les contribuables de la redevance audiovisuelle étaient les otages tristes du jour

Depuis combien de jours et pour combien encore ?

Sans aucune notion de la durée à venir de leur captivité.

mercredi 29 juin 2011

Nos journalistes, otages en Afghanistan, ont été libérés

Hervé Ghesquière et Frank Taponier sont libres

François Fillon a confirmé cette libération devant les députés.

Les deux journalistes français, otages en Afghanistan depuis dix huit mois, ont été libérés.

Le Chef de l'Etat a téléphoné aux familles des ex-otages pour leur donner la bonne nouvelle.

Ils pourraient être de retour sur le sol français dès ce mercredi. Ils devraient atterrir en fin de journée à l'aérodrome de Villacoublay (Yvelines). La nouvelle de leur libération a été confirmée par un membre de la famille d'Hervé Ghesquière, puis par le Quai d'Orsay.

Ils avaient été capturés, avec leurs trois accompagnateurs, dont deux guides afghans, le 30 décembre 2009, alors qu'ils enquêtaient pour le magazine de France 3, "Pièces à conviction".
Les deux reporters s'étaient rendus en zone talibane, malgré l'interdiction de l'armée, mais avec le feu vert de leur hiérarchie.

Le 22/02/2011, Libération proposa un entretien avec Florence Aubenas:
Brindamour. Est-ce qu'il faut verser une rançon? Si oui, de combien?
Florence Aubenas. Oui, il faut toujours verser une rançon pour libérer des otages, c'est même le principe! Ce qui varie c'est la composante de cette rançon: politique (libération de prisonniers, par exemple). Ou financière, voire les deux. Il est très difficile de savoir ce qui est «payé»: dans mon cas, par exemple, je ne l'ai jamais su (mais je ne désespère pas).

Florence. Aujourd’hui, a-t-on une preuve, est-on sûr que nos deux amis sont toujours en vie?
Oui, c'est même aujourd'hui la seule chose dont nous pouvons être absolument sûrs: ils sont vivants. Cela va vous sembler un peu sinistre, mais toutes les négociations sont, bien entendu, menées à la condition que des preuves soient fournies à chaque fois.

Pourquoi. 428 jours, c'est beaucoup, qu'est-ce qui coince?
Olfy. 428 jours, c'est énorme.. comment expliquez-vous cette longévité?
Didine. Et que sait-on des négociations en cours ?
Il est toujours difficile d'avoir des informations sur des négociations en cours, celles-ci doivent par définition rester secrètes. Les autorités mettent d'ailleurs beaucoup d'énergie pour empêcher la presse d'en savoir quelque chose. Plus généralement, le délai assez long pourrait s'expliquer par le fait qu'il a fallu beaucoup de temps à nos politiques pour s'asseoir à la table des négociations.

Nicole. Le silence autour de ces otages est inquiétant. Je me souviens du bruit qui a été fait quand vous étiez otage en Irak. Est-ce que la politique de la France est, selon vous, la raison pour laquelle cette affaire traîne?
Votre pseudo. En quoi ces deux personnes mériteraient une couverture médiatique corporatiste différente de celle accordée aux autres otages actuellement détenus dans le Sahel et en Somalie ? Ne pensez-vous pas que votre action aboutit à faire monter les enchères et est radicalement contreproductive ?
Il est frappant de voir que, dans cette affaire, on nous reproche à la fois de ne pas faire assez de bruit ou, à l'inverse, d'en faire trop. Le problème est délicat. La réponse est complexe. Certains familles, comme celles des otages au Niger, préfèrent ne pas médiatiser le sort des leurs. C'est leur choix et, quoi qu'on pense de cette stratégie, les médias la respectent toujours. Cela a aussi été le cas d'Hervé et Stéphane pendant les trois premiers mois de leur détention, ce qui explique le peu d'informations données à ce moment-là. Leurs familles ont ensuite changé d'avis et estimer qu'il valait mieux porter leur dossier sur la place publique.
Personnellement, et peut être parce que l'information est mon métier, je pense que la médiatisation est préférable: elle leur sert de bouclier. En terme de comparaison, les Américains ne médiatisent aucune de leur prise d'otage. On a pu constater que, malheureusement, les issues sont bien plus tragiques pour ceux qui ont été enlevés.

Nicole. Hé Libé! Ma question n'est pas de contester le bruit fait autour des otages... vous me mettez dans le même sac que ceux qui disent cela en coupant ma question... La politique trop «virile» de la France en matière d'otages (Somalie, Niger) est-elle en cause? Merci de rectifier, je suis furax!
Désolée, je n'ai pas vu que la question avait été coupée. Pour aller vite, il existe deux manières de libérer des otages: l'intervention ou la négociation. La plus sûre est bien sûr la seconde. Jusqu'à présent, la France avait la réputation (enviée ailleurs dans le monde) de «sortir» ses otages en négociant. Personnellement, je trouve que c'est la voie la plus digne: répondre à la violence par la violence me semble toujours mener à une impasse. En revanche, discuter (même avec des terroristes) me paraît l'essence même de la démocratie et des valeurs qui y sont attachées.
Aujourd'hui, des questions se posent sur un changement de stratégie des autorités françaises: va-t-on, désormais, utiliser la méthode américaine, c'est-à-dire avec des interventions armées? Nous avons posé la question officiellement. Nous attendons la réponse.

Troisquatorzeimmo. On dit qu'ils ont été enlevés après avoir fait leur reportage et qu'ils ont voulu aller visiter une région qu'on leur avait fortement déconseillé, accompagnés de guides non autorisés?
D'après ce que nous en savons, Hervé et Stéphane ont commencé à faire leur reportage en immersion auprès de l'armée française dans un avant-poste de montagne. Ils n'ont pas voulu se contenter des informations officielles et ont choisi ensuite de partir de leur côté, dans cette même région, pour avoir le point de vue des habitants. C'est à ce moment-là qu'ils auraient été enlevés. Quant à leurs guides, nous connaissons leurs familles, rien de particuliers à signaler. En tout état de cause, ils nous donneront leur version en arrivant. On les attend!

HERPE. Peut-on vraiment croire que le gouvernement met tout en œuvre aujourd'hui pour libérer les deux otages, alors que Sarkozy les a montrés du doigt et en a fait des tonnes lorsqu'ils ont été capturés?
Ed. Plusieurs fois, les autorités politiques ont déclaré que l'on avait été près d'une libération. Cette formulation est parfois usitée dans le cadre de prises d'otages. Comment interpréter cette formulation?
Otonas. Pourquoi entend-on notre Président s'agiter sur tous les sujets sauf celui-là (pas un mot lors de sa récente allocution télé par exemple) l'Etat s'occupe-t-il réellement de ce dossier? Que fait-il? Pourquoi si longtemps? Quelles mesures particulières sur le terrain? qui négocie?
C'est vrai: au début, Nicolas Sarkozy, mais aussi Claude Guéant et un général, ne se sont pas privé de salir Hervé et Stéphane en les traitant d'imprudents. C'est lamentable à beaucoup de points de vue. D'abord, parce qu'il ont fait leur métier de journaliste de terrain, qui est difficile et compliqué: on ne peut pas à la fois dire qu'on se déploie en Afghanistan pour défendre les droits de l'homme et demander à la presse de ne pas exercer celui d'informer.

Il y a aussi une autre raison. Quand vous êtes otage, vos ravisseurs jouent en permanance avec votre moral et font tout pour vous fragiliser. Si ceux-ci ont eu connaissances des déclarations de Sarkozy, ils ont certainement dû les utiliser contre Hervé et Stéphane, sur le mode: «Regardez, votre gouvernement vous laisse tomber, vous ne sortirez jamais d'ici». Pour moi, le devoir de représentants politiques est plutôt d'aider leur concitoyens dans le danger plutôt que les enfoncer.

En effet, les autorités ont annoncé plusieurs fois leur libération. Ils ont même donné des dates: ce sera avant l'été, puis avant l'hiver, puis avant Noël. On est au mois de mars, ils ne sont toujours pas là. Cette manière de faire semble d'autant plus hallucinante, que les libérations d'otages sont des moments extrêmement délicat. Je me souviens de la mienne: cela a duré toute une journée et les ravisseurs changeaient sans cesse d'avis. On la libère? Oui? Non? Je redescendais menottée dans la cave, puis on revenait me chercher, etc... Ces annonces perpétuelles sont surtout terribles pour les familles, on joue avec leur espoir pour des raisons de communication politique.

Léa. Vous qui avez été dans leur situation, les otages sont-ils au courant du battage médiatique autour de leur cas et/ou de l'existence et de l'avancée des négociations?
Je n'ai personnellement pas été au courant de ce qui se passait. Je ne vous cache pas que je le regrette: savoir qu'on pense à vous, qu'on ne vous oublie pas, c'est de la lumière dans un endroit où il n'y en a pas. Jean-Paul Kaufmann, qui a été otage au Liban, raconte qu'il a entendu sa femme à la radio un jour. Cela a illuminé le reste de sa détention. Donc, on espère, oui, qu'il en reçoive des bribes, mais on n'en est pas sûr.

Crevette. Pensez-vous que l'arrivée de Guéant et Juppé aux affaires étrangères soit une bonne nouvelle pour leur libération?
BURNS. Avez vous confiance en Alain Juppé pour régler cette affaire?
Bonjour Madame Crevette (quel beau pseudo!), je crois qu'il est encore trop tôt pour se réjouir vraiment. M'autorisez-vous à un soupçon de polémique? Je ne pense pas que cela puisse être pire.

Nico. Au fond, ne s'agit-il pas, pour nous «l'opinion publique», de maintenir la pression sur notre gouvernement plus que sur les ravisseurs ?
C'est vrai: en matière de prise d'otage, les maîtres du temps restent toujours les ravisseurs. Sur eux, nous (c'est-à-dire l'opinion publique, comme vous dites) n'avons que peu de moyens de pression. En revanche, oui, il faut demander de toutes les manières possibles à nos représentants de s'asseoir à la table des négociations et faire vite. Dans la pluspart des dossiers, on a d'ailleurs constaté que certains contextes politiques sont plus porteurs que d'autres. Pour un Président, libérer des otages est toujours très valorisant: souvenez-vous, par exemple, de Cécilia Sarkozy ramenant les infirmières bulgares.

Peusodenime. Vous dites «on les attend»... cet optimisme est-il raisonné ?
Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de désespérer! Pour être plus rationnelle, on peut imaginer que s'ils ont été gardés pendant si longtemps, c'est parce que les ravisseurs veulent eux-aussi que les négociations aboutissent.

Nicole. Peut-on faire quelque chose, nous, pékins moyens ? Et quoi ?
Otonas. Ne faudrait-il pas faire le pied de grue devant le quai d'Orsay, banderolles 24/24, étendre les témoignages de soutien aux autres chaînes que celles du groupe france télévisions, marches de solidarité ... ? les Français ne semblent pas très très concernés, le pouvoir politique encore moins.
Toutes les idées sont les bienvenues! L'essentiel est de ne pas relâcher la pression, harceler les autorités, ne jamais laisser tomber. Pour les 500 jours, on est train de se demander que faire pour remettre Hervé et Stéphane au coeur des préoccupations politiques (n'hésitez pas à nous contacter sur le site du Comité de soutien si vous avez des lumières). Je pense qu'il n'y a pas de petits gestes et que tout acte de solidarité est important. Mais encore une fois, on ne parle d'Hervé et Stéphane, en oubliant les autres. Il n'y a pas de bons et de mauvais otages. Au contraire. Leurs deux noms sont mis en avant, parce que les proches le veulent bien et qu'à travers eux, c'est une manière de parler de tous les autres. Chers amis, il ne me reste qu'à vous dire au revoir. J'ai été ravie de passer ce moment avec vous. Vivement le prochain.

Le gouvernement a réussi l'impossible

Nicolas Sarkozy, depuis le début de son quinquenat, avait fait de la libération des otages, une sorte de priorité.
Dans un climat de circonspection, voire de doute, les négociations mises en place entre le Quai d'Orsay et l'Afghanistan pour tenter de trouver une issue favorable à cette détention n'ont jamais faibli: l'Elysée vient d'annoncer à leurs familles leur libération.

Le pouvoir sera-t-il salué pour sa détermination et son efficacité ?

Rien n'est moins sûr !
Interrogée, ni sur LCI, ni sur France 3, la journaliste Florence Aubenas n'a pas eu un mot pour l'action du gouvernement.