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vendredi 22 mars 2013

Manif pour tous : dimanche 24, depuis la Porte Maillot

Interdits de Champs Elysées, les opposants au mariage pour tous se rabattent sur l'Etoile

Malgré les entraves du pouvoir, ils espèrent encore faire retirer la loi et obtenir un référendum. 

Ils manifesteront dimanche à Paris.

Entretien de Frigide Barjot avec Ouest France 

L'accès au Champs-Élysées vous a été interdit. Où allez-vous défiler ?

Nous venons d'avoir l'autorisation de nous retrouver Porte Maillot et de remonter l'avenue de la Grande-Armée jusqu'à l'Arc de Triomphe, à partir de 14 h. J'espère que nous serons suffisamment nombreux pour descendre jusqu'à la Défense. 
On nous a interdit les Champs, soi-disant parce qu'on ne peut pas apporter la preuve qu'on ne cassera pas de vitrines ! Après toutes les manifs que l'on a organisées, c'est se moquer du monde.

Vos troupes sont-elles mobilisées ?

Ce n'est pas un baroud d'honneur. Le combat n'est pas fini ! Nous estimons que, pour bouleverser à ce point l'ordre naturel de la filiation inscrit dans le mariage, seul un référendum est légitime. Les chiffres tronqués de la dernière manifestation (340 000 selon la police, 1,2 million selon les organisateurs), les 700 000 pétitions déposées au Conseil économique et social mises à la poubelle ont créé un sentiment d'amertume très mobilisateur dans nos rangs.

Vos slogans sont plus incisifs...

C'est vrai. Cela ne change rien à notre côté pacifique, au respect que nous portons à la communauté homosexuelle. Mais nous devons être plus efficaces. L'un de nos slogans destinés à François Hollande est " Touche pas au mariage, occupe-toi du chômage ".

Votre vie a changé ?

Je ne m'attendais pas à un tel déferlement de violences. De " Casse-toi pauvre conne " aux crachats, j'ai tout eu. J'ai perdu des amis... J'en ai gagné d'autres.

samedi 9 mars 2013

Taubira nie le bouleversement du Code civil par la réforme de l'adoption et de la filiation

La ministre de Hollande est-elle inconsciente ou sournoise ?

Si, Madame Taubira, vous changez la filiation. Pour tous.

Koztoujours réagit à sa mauvaise foi
"Huit mois, ou presque, que de façon quasi-systématique, j'évoque l'adoption et la filiation dans mes billets sur le projet de loi. Et soudain, cet argument captivant : rien ne change [selon elle]. L'hallucination était collective et le projet de loi ne modifie[rait] en rien la filiation. Qu'allions-nous donc nous imaginer ?
Chronologiquement, c'est d'abord mon camarade et confrère [maître] Eolas qui a attiré mon attention - "Qu’est-ce que la loi sur le mariage pour tous change à cela ? La réponse est : rigoureusement rien. Le projet de loi ne touche absolument pas à la filiation" - avant d'être, et je l'en félicite, promptement repris par LeMonde.fr. Depuis, Christiane Taubira l'a répété, dans le JDD ou sur RTL" Pour la filiation, qui ne va concerner que les couples homosexuels, rien ne bouge, pas une virgule."

[L'effrontée se contredit]
On se souvenait pourtant d'une Garde des Sceaux plus allante, plus ambitieuse, lorsqu'elle déclarait à Ouest France : "C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation. Nous n'avons pas l'intention de faire comme si nous ne retouchions que trois ou quatre virgules dans le Code civil."

Et quelles que soient nos divergences, reconnaissons-le à Christiane Taubira : non, ce n'est pas un projet pour rien.

My bottom on the cupboard

Ne soyons pas injuste avec Christiane Taubira qui, si elle est Garde des Sceaux, n'est pas juriste, elle : le procédé peut abuser, même les personnes les mieux intentionnées.

Formalisme pour formalisme, on relèvera toutefois préalablement qu'il est inexact de prétendre que les dispositions relatives à la filiation restent totalement inchangées : l'article 2 du projet de loi modifie les articles 311-21 et 311-23 du Code civil, qui relèvent bien du titre VII, "de la filiation".

Pour le reste, de fait, le texte du projet loi ne change rien aux articles du Code civil relatifs à la filiation. C'est la beauté du Droit, sa magie, sa sensibilité aussi. C'est la raison pour laquelle des juristes - chers à mon coeur - se font injustement brocarder lorsqu'ils portent une attention minutieuse à tous les termes d'un contrat, à l'articulation de ses articles, à son préliminaire comme à ses dispositions finales : il n'est pas nécessaire de changer tous les articles pour changer le sens d'un acte juridique. Une disposition finale ou un préliminaire différent, et c'est tout le contrat qui prend une autre voie.

[...] Prendre argument du fait que les textes eux-mêmes ne sont pas modifiés pour affirmer que rien ne change, alors qu'on les applique à une réalité différente, n'est définitivement pas recevable, et tend abusivement à prendre les citoyens pour des truffes. C'est également choisir de borner sa capacité de raisonnement à une approche purement littérale d'un texte, sans vouloir en saisir l'esprit.

C'est enfin une étrange manière de désunir la filiation. Car seules les dispositions du titre VII du Livre I du Code civil seront (presque) inchangées. Les dispositions du titre VIII, "de la filiation adoptive'" sont en revanche sérieusement remaniées.

Certes le titre VII s'intitule "de la filiation" quand le titre VIII s'intitule "de la filiation adoptive", ce qui pourrait être interprété comme une séparation nette. Cela suffit probablement à ceux qui se satisfont du littéralisme, mais même ainsi, on comprend bien que la filiation adoptive est une déclinaison de la filiation (non adoptive), qu'elle prend appui sur elle. Et si l'on s'abstrait des arguments textuels - car le Droit n'est que la transcription d'une réalité ou d'une intention qui le précède - on comprend bien que, précisément, il est de l'intérêt des parents adoptants comme des enfants adoptifs que tel soit le cas. Il y a donc évidemment une cohérence d'ensemble de la filiation en droit français.

Il est d'ailleurs évident que, dès lors que des personnes de même sexe peuvent procéder à une adoption plénière et être qualifiées de "parents", cela modifie la définition de cette notion... pour tous.

Notez d'ailleurs que cette petite controverse illustre de façon manifeste comme il est risible et artificiel de distinguer le mariage et la filiation (dont l'adoption). Elle souligne encore à quel point les sondages séparant l'un et l'autre sont spécieux : la filiation est impactée du seul fait de la modification des dispositions relatives au mariage, sans même modifier un article du Code sur la filiation. Comment mieux souligner que l'un et l'autre sont intrinsèquement liés dans une institution globale... et que l'opposition au mariage procède de l'opposition à l'adoption, et non l'inverse ?

Et, de fait, on ne peut pas prétendre que construire une filiation sur l'engendrement (à tout le moins sa possibilité, pour l'adoption) ou s'en abstraire recouvre la même réalité. Sans qu'il soit forcément nécessaire d'emprunter au lyrisme de Christiane Taubira pour y voir un changement de civilisation, la nature de la filiation change, et cette évolution n'est pas des plus heureuses.

De l'engendrement à la filiation d'intention

Comme l'explique fort bien Aude Mirkovic dans son opuscule, Mariages des personnes de même sexe - La controverse juridique (éd. Tequi), la filiation en droit français est fondée sur l'engendrement. Celui-ci est soit biologique soit symbolique (par l'adoption) mais dans un cas comme dans l'autre, il indique à l'enfant son origine.

Avec le projet de loi [Taubira], la filiation ne peut plus se rattacher à l'engendrement. Interrogée par mes soins, Aude Mirkovic souligne que si l'intention n'est pas absente de la filiation - qu'il s'agisse de l'adoption, de la reconnaissance de paternité ou de sa non-contestation - elle s'est toujours rattachée à cet engendrement, réel ou symbolique. Tel ne sera plus le cas.

Il n'est d'ailleurs pas neutre de retrouver, dans ce de débat encore, l'invocation par les partisans du projet de loi de la notion de projet parental, qui relève bien de l'intention. C'est aussi la raison qui a conduit à élaborer la notion de parentalité en lieu et place de la parenté, afin de s'abstraire de l'engendrement. Plus largement, c'est une vraie divergence de fond car faire dépendre une filiation d'un projet parental place l'enfant dans une situation instable et conduit à le concevoir comme dépendant de la volonté des parents. Certains partisans du projet ne s'en cachent pas et affirment que "ce qui fait un parent, c'est l'engagement", ce qui est à tout le moins partiel et assurément faux dans le cas de la mère.[Le projet scélérat du "mariage pour tous" invite à repenser les liens d'alliance et de parenté dans l'optique de parents homosexuels].

Bref, un enfant n'émane pas du projet de ses parents, il est [par lui-même]. D'ailleurs, comme le relève Aude Mirkovic, "si c'est le projet qui fait le parent, que devient l'enfant lorsque disparaît le projet pendant la gestation ?".

En outre, le droit français ne peut pas connaître simultanément deux définitions de la notion de parent sans tomber un jour dans l'incohérence. Sauf à créer une situation ubuesque que le goût pour l'égalité des pro-projet réprouvera, il ne sera pas possible de considérer qu'il existe une définition du parent pour les homosexuels et une définition différente pour les autres. Ceci laisse ouverte la possibilité à l'avenir pour tout père biologique de contester sa paternité en déniant son intention parentale, ou sa participation au projet. C'est là aussi, et pour tous les couples, tous les enfants, la remise en question de la présomption de paternité et de la stabilité à laquelle elle est censée contribuer.

Par ailleurs, à quoi peut bien mener cette reconnaissance d'une parenté sociale ? 
Puisque le lien à l'engendrement est écarté, il n'y a plus de raisons spécifiques de se contenter de deux parents.

Si tel est le cas dans la filiation adoptive, c'est bien par référence à la filiation biologique. Puisque le lien à l'engendrement est nécessairement rompu lorsque deux hommes ou deux femmes deviennent parents, cette référence sera considérée comme dépassée. Prenez l'exemple pas si rare d'un enfant élevé par un couple d'hommes et un couple de femmes: peut-on considérer que le compagnon ou la compagne n'est pas partie au "projet parental" ? Pourquoi alors lui dénier la possibilité d'être parent ? On sait que cela existe déjà, notamment dans un Etat dit "en avance", l'Ontario au Canada, dont la Cour d'appel n'a pas eu d'autre choix que de reconnaître l'existence de trois parents (Cour d'appel de l'Ontario, 2 janvier 2007, AA. c. BB. et CC.). A l'enfant de se repérer et de se construire dans tout cela. De façon finalement plus anecdotique et moins nouvelle, on songe aussi aux questions de droit de visite, de garde partagée (etc.), que cela pourra susciter en cas de séparation.

Ce projet de loi change donc, nécessairement, la conception française de la filiation. 
Il n'est guère honnête de se retrancher derrière une vision formaliste du Droit. Et il n'est pas responsable d'ignorer les conséquences de ce texte. Comme celle du juriste, la mission du législateur ne consiste pas à dresser les actes d'un tableau idyllique, mais à prévoir et prévenir les difficultés, telles qu'elles découleront de l'application des textes et de leur interprétation par les tribunaux. Il semble que la majorité ait fait le choix de les éluder."

Publié le 30 janvier 2013 par Koz (maître Erwan Le Morhedec, avocat)



mardi 5 février 2013

Le "Mariage pour tous", prétexte de la gauche à tous les procès d'intention contre la droite

Taubira a encore piqué une crise à l'Assemblée 


La ministre de la Justice s'en est prise au chef de file des députés UMP Christian Jacob



Au "petit théâtre(Libération) de l'Assemblée, Christiane Taubira a joué la grande scène de la colère, dénonçant l'emploi des expressions " triangle rose " et " triangle noir " par le député Elie Aboud, en référence aux symboles utilisés par le régime nazi. Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, qui a jugé  " indigne " la réaction de la ministre, a notamment rappelé à la malveillante que c'est un député PS qui avait le premier évoqué la semaine dernière le " triangle rose ".


Sans référence aucune à la couleur de la peau, le triangle noir était dans l’univers concentrationnaire nazi, le symbole utilisé pour marquer les prisonniers considérés comme "socialement inadaptés", catégorie floue qui mêlait aussi bien les vagabonds, les marginaux, les alcooliques, les drogués et certains malades mentaux, que les prostituées, les femmes qui employaient des contraceptifs et les lesbiennes.



Christian Assaf (PS) commença par lancer que "le temps du triangle rose est terminé"


Cette formule du député PS de l'Hérault, dans la veine des propos de feu José Frêche, a indigné les élus UMP,
mercredi 30 janvier.
Durant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers d'homosexuels masculins allemands arrêtés et déportés étaient forcés d'arborer un "triangle rose". Le Mémorial de l’Alsace-Moselle à Schirmek, à proximité du site de l’ancien camp de concentration de Natzwiller, au lieu-dit " Le Struthof " ouvert par les nazis en août 1940, leur rend notamment justice (lien).

VOIR et ENTENDRE à partir de 4'15 :


Des protestations se sont immédiatement élevées des bancs de l'UMP

L'un des principaux orateurs du parti de l'opposition sur le projet de loi, Hervé Mariton, a peu après dénoncé "un propos inacceptable". "Nous condamnons absolument l'homophobie, les actes inqualifiables accomplis par le régime nazi à l'encontre des personnes homosexuelles. Oui, nous sommes en sympathie avec tous ceux qui ont souffert du régime nazi et les homosexuels en font partie", s'est exclamé le député de la Drôme.
"Faites attention à vos propos, à vos critiques, à votre vindicte", a prévenu Hervé Mariton. "Sans doute la fréquentation prolongée du très subtil Georges Frêche en son temps vous a appris les règles de la subtilité", avait-il lancé peu avant au député PS de l'Hérault.


Le gouvernement cherche l'affrontement 

Tandis que les élus de gauche font de la provocation et crient à tout propos à l'homophobie, les media sont à l'affût, prêt à déformer et gonfler le moindre propos mal tourné. C'est ainsi que, faisant les questions et les réponses, Sergio Coronado (EELV) prêta à Christian Jacob des propos que le patron du groupe UMP n'avait pas tenus. 


VOIR et ENTENDRE le procès d'intention de l'altermondialiste "inverti " sur des injures non prononcées :
Coronada a fait son coming-out par tweet le samedi 30 juin 2012.



L' "hystérique" présumé est en revanche l'auteur d'un de ces tweets outrageants qui foisonnent sur Twitter et que l'exécutif voudrait par ailleurs sanctionner quand ils sont homophobes :


Dimanche, " le gouvernement a cherché à nous humilier en organisant cette séance de nuit [jusqu'à 8 heures lundi matin], alors qu’il n’y avait pas d’urgence." Pour autant, il crée les conditions pour qu’en "développant ses arguments", la droite parvienne "à libérer des voix à gauche".


VOIR et ENTENDRE le député Aboud évoquer le 'Triangle noir'


Elie Aboud évoque le "triangle noir" à l... par LeLab_E1



Noms de famille





L'UMP a continué sa longue bataille contre le texte, à coups notamment d'amendements identiques visant à supprimer plusieurs dispositions. Pour écourter quelque peu des débats tournant en rond à ses yeux, la gauche a voté à plusieurs reprises une disposition pour réduire la durée de la discussion générale sur chaque article, ce que la droite a dénoncé. De longs échanges ont porté sur une disposition du texte qui prévoit qu'en cas de désaccord ou d'absence de choix des parents, les noms de chacun d'eux, accolés dans l'ordre alphabétique, seront donnés à l'enfant, alors qu'actuellement c'est le nom du père qui est attribué.

« Une révolution », selon Bernard Accoyer (UMP). Accusant gouvernement et majorité de « tromper les Français », Hervé Mariton (UMP) a notamment souligné qu'à l'avenir, « en l'absence de déclaration conjointe, s'il n'y a pas de démarche des parents, l'enfant ne prendra pas le nom du père ». Favorable politiquement à la disposition sur la transmission du nom, le radical de gauche Alain Tourret s'est inquiété de son aspect « technique », évoquant la possibilité qu'un enfant adopté ne se retrouve avec trois noms. La ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti a affirmé dans les couloirs que « les choses ne sont pas figées » et que le gouvernement allait « essayer de trouver quelque chose de satisfaisant », peut-être à la faveur de la navette parlementaire.

VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira répond à Elie Aboud: 





"Père " et " mère "

Autre critique récurrente à droite: la future loi va « fragiliser les adoptions à venir », notamment internationales. Argument récusé par Mme Bertinotti, qui a reproché à l'UMP « à nouveau de jouer sur les peurs ». Très débattues aussi, les modifications du code civil sur les mots « père » et « mère ». L'article 4 réécrit du projet de loi (dit « balai »), constitué d'une longue série de coordinations visant à remplacer les termes de père et de mère par parents, indique que les dispositions du code civil s'appliquent « aux parents de même sexe lorsqu'elles font référence aux père et mère », etc. « Un tour de passe-passe mettant 170 fois à la trappe les termes +père et « mère+ qui transforme profondément le droit de la famille et de la filiation », a dénoncé l'un des principaux orateurs de l'UMP, Philippe Gosselin. Et l'UDI Charles de Courson de s'écrier: « Si vous avez aimé le roman +1984+ de George Orwell, vous adorerez l'article 4, stricte application de la +novlangue+ ». La ministre de la Justice Christiane Taubira a martelé que, sur la filiation biologique, « rien n'a été modifié » mais que les « modifications nécessaires » avec le terme « parents » notamment concernaient la filiation adoptive.

PMA

Tôt lundi matin, Hervé Mariton avait jugé que « la pression de l'opposition et de l'opinion aura servi à quelque chose avec le rétropédalage du gouvernement sur l'assistance médicale à la procréation ». L'élargissement de la procréation médicalement assistée, actuellement réservée aux couples hétérosexuels stériles, à d'autres cas (couples d'homosexuelles, femmes seules, etc) divise, y compris au sein du gouvernement et de la gauche.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assuré lundi qu'un projet de loi sur la famille incluant la PMA , initialement annoncé pour un Conseil des ministres en mars, était en fait prévu « avant la fin de l'année », après l'avis du Comité consultatif national d'éthique attendu à l'automne. Si la PMA ne figurait pas dans un projet de loi famille, « les députés socialistes feraient le nécessaire », a prévenu Frédérique Espagnac, une porte-parole du parti, faisant planer la menace d'un amendement. Un enterrement de la PMA est cependant « probable », a jugé à l'inverse un député PS.

mardi 29 janvier 2013

L'épouse de Jospin prête à manifester contre le mariage homo

Sylviane Agacinski se rebelle contre le projet Hollande de mariage homo

Le jour de l'ouverture des débats parlementaires


Opposée au mariage comme à l'adoption par des couples de même sexe, Sylviane Agacinski, philosophe et épouse de l'ancien Premier secrétaire du PS et ex-Premier ministre,  Lionel Jospin, se dit prête à aller battre le pavé si nouvelle manifestation il y avait. Ce sont les propos qu'elle a tenus au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce mardi 29 janvier, à l'heure où le projet de loi mariage homosexuel s'apprête à être débattu à l'Assemblée nationale.

Quand le journaliste lui demande si elle est prête à descendre dans la rue, Sylviane Agacinski répond :
"Absolument !"

Et d'expliquer à Jean-Michel Aphatie : "Ce n’est pas la question de savoir qui on rejoint mais de savoir au nom de quel principe on parle. Je pense qu’il y a une grande violence."

Le mariage homosexuel est discriminant
Quand une militante dit "moi je ne veux pas me coltiner un mec pour devenir mère", c’est une extrême violence de dire "j’exclue à priori toute place, toute présence, tout rôle symbolique du père pour pouvoir faire adopter mon enfant par une autre femme."

Elle faitvaloir qu' être une femme de gauche ne l'empêche pas de s'opposer au mariage homosexuel, ni de critiquer le gouvernement socialiste.
"Quand je réfléchis à des questions graves, je ne réfléchis pas en tant que socialiste, ni en tant qu’épouse ou en tant que femme de gauche.
Je pense que ce problème déborde absolument et totalement –c’était le cas de la parité aussi- le clivage droite-gauche

Et la façon dont on veut impressionner en nous disant "si vous n’est pas totalement d’accord avec ceci ou cela, c’est que vous êtes forcément réactionnaire etc", c’est extrêmement pénible et infondé."

Comme elle l'avait déjà fait sur Europe 1 le 25 janvier, Sylviane Agacinski enchaîne quatre jours plus tard sur les explications de cette prise de position.




Pourquoi certaines réserves de ma part ? 
"C’est parce que le gouvernement a voulu faire comme si la logique traditionnelle du mariage pouvait s’appliquer aussi bien dans le cas de couples de personnes de même sexe que dans le cas de couples un homme-une femme. [...]
Le mariage [...] était fondé sur l’idée de cadrer la procréation, tel homme, telle femme, ils font des enfants et automatiquement d’une certaine manière, ils sont les parents de cet enfant." 

C'est ensuite l'argument "naturel" que la philosophe avance.
"La question est de savoir quel est le schéma, quel est modèle […] de la filiation ?
Il vient, comme l’a souligné Levi-Strauss, du modèle naturel, biologique dela procréation puisqu’il faut un homme et une femme pour faire des enfants."

Avant de parler d'une éventuelle "inégalité" entre les enfants issus de couples hétéro et homosexuels.
"Je pense que donner à un orphelin deux parents du même sexe, ce n’est pas forcément leur faciliter les choses.
Mais surtout, c’est créer une inégalité entre les enfants. C'est-à-dire que c’est créer deux types de règles de filiation qui touchent au statut de l’enfant et à la relation entre les générations.

Mais, en toute mauvaise foi, Taubira maintient qu'elle ne touche pas au Code civil...

lundi 21 janvier 2013

Hollande recevra les associations pour le respect du mariage

Hollande réaffirmera aux associations sa détermination à faire adopter le projet
Arrivée des opposants au projet de la gauche
(Champ de Mars à Paris, le 13 janvier 2013)

"Le principe ne changera pas" !, prévient le locataire de l'Élysée

Traduction de ce "foutage de gueule": "Cause toujours !"
Sans préciser de calendrier de rendez-vous à la veille de la manifestation de soutien de son projet, le président François Hollande a fait savoir qu'il recevra les associations qui militent contre le mariage entre personnes du même sexe, pour leur réaffirmer sa volonté de faire adopter son texte, a-t-on froidement annoncé lundi au palais présidentiel, un soupçon provocateur. 

Ce mépris obstiné a été rapporté par Frigide Barjot

La chef de file du mouvement pour le respect du Code civil tenait une conférence de presse à Paris sur les suites de la manifestation massive qui a mobilisé environ 1 million d'opposants au saccage de l'institution du mariage, le 13 janvier. 

Interrogée sur un rendez-vous à l'Élysée, la publiciste a simplement répondu : "Nous attendons que les modalités soient fixées et annoncées de façon officielle. Je serais ravie d'avoir l'information directement.

Elle  laissait ainsi comprendre que la convocation d'une nouvelle manifestation dépendrait du contenu de l'entretien. "Si le projet n'est pas suspendu, il y aura une nouvelle manif", a-t-elle assuré.

Valérie Pécresse a mis en cause la duplicité du chef de l'État

La responsable UMP a estimé lundi matin qu'  "en refusant de recevoir à l'Élysée les anti-mariage homosexuel, il dit bien qu'il les considère comme des citoyens de seconde zone."

Le pouvoir manipule l'opinion

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui porte ce projet, nie en effet que " les mots de père et de mère vont disparaitre du Code civil mais ces mots demeurent dans le titre 7 du code civil relatif à la filiation et dans le chapitre 8" sur la filiation adoptive", a-t-elle affirmé. 
Le texte est désormais prêt à affronter l'Hémicycle, à partir du 29 janvier prochain. 

L'Assemblée nationale a fini d'examiner le projet en commission 
Dans la nuit de mercredi à jeudi,  droite et gauche se sont surtout affrontées sur les mots "père" et "mère", menacés de disparition du Code civil une fois votée  la loi sur le mariage homosexuel
"Nous sommes au coeur du texte", a souligné Hervé Mariton au Palais Bourbon. 
Désormais délégué général au projet dans le nouvel organigramme de l'UMP, il dénonce la volonté de la gauche de nier toute altérité sexuelle dans les textes officiels. Pour preuve, le député Philippe Gosselin (UMP) a ajouté : "Dans les formulaires de la SNCF pour les familles nombreuses, les termes de père et de mère sont déjà remplacés par ceux de parents 1 et 2. Nous voulons stopper cela!", a-t-il fait valoir.

D'ailleurs, le rapporteur du texte, Erwann Binet, pense avoir trouvé la ruse sémantique. 
En effet, le député socialiste a fait voter un amendement-balai, modifiant l'article 4 du texte projet de loi. En clair, ce nouvel article prévoit qu'à chaque fois que le Code civil fait référence à "père" et "mère", ces dispositions s'appliqueront également "aux parents du même sexe".


samedi 19 janvier 2013

Civitas annonce une prière de rue, le 29 janvier

Une prière de rue devant l'Assemblée pour la préservation du Code civil
Une veillée de prières devant l'Assemblée nationale dans la soirée du 29 janvier
L'Institut Civitas a appelé vendredi 18 janvier à des prières publiques, au moment où s'ouvrira le débat sur le projet de loi ouvrant le "mariage" de personnes du même sexe.
Dans un communiqué de son président Alain Escada, l'association qui se définit elle-même comme un " lobby catholique traditionaliste ",  estime que "la prière est l'arme la plus puissante contre les forces du mal" et contre ce projet de loi "contre-nature". "Implorons Dieu de nous préserver de cette loi inique", poursuit le communiqué, selon lequel "le 29 janvier, devant l'Assemblée nationale, nous supporterons le froid comme une pénitence".


civitas assemblée
Civitas a revendiqué la présence de 50.000 personnes lors de sa manifestation du 13 janvier 2013, distincte de celle du collectif "La manif pour tous" qui a estimé le nombre de ses manifestants à au moins 800.000, voire 1.000.000. La préfecture de police s'est donnée le ridicule de déclarer 340.000 personnes. Le 18 novembre dernier, une manifestation contre le mariage homosexuel avait été organisée à Paris à l'appel de Civitas.


Civitas propose-là sa version de "la prière de rue"

Alors que l'Institut des cultures d'islam (ICI), dont la première tranche doit être livrée en janvier 2013, les fidèles musulmans du 18e arrondissement de Paris continuent de prier dans la rue. La mosquée de la rue Myrha, qui attire surtout des fidèles d'origine maghrébine, et celle de la rue Polonceau, fréquentée par des musulmans d'Afrique subsaharienne, notamment maliens, disent manquer de place pour accueillir l'ensemble des pratiquants, dont il faut dire que bon nombre sont des intégristes, viennent d'ailleurs dans Paris, pour amplifier la réalité du besoin.

Une certaine presse de gauche trouve d'ores et déjà à y redire

Or, des précédents existent qui avaient été occultés


Les Nantais catholiques, protestants et orthodoxes ont prié ensemble le jour de Pâques 2011, en pleine rue, sur la place centrale de la ville. 

Une célébration oecuménique était également organisée sur la Place Royale, au coeur de la ville, le dimanche de Pâques.


Les communautés juives et musulmanes avaient alors exprimé leur bienveillance à l'égard de cette initiative. "Cette année, la date de Pâques est commune pour nos trois églises chrétiennes. Elles ont souhaité saisir l'occasion pour organiser un événement marquant, visible et festif au cœur du département à Nantes", est-il expliqué.


Provocatrices habillées en nonnes
En novembre 2012, accom-pagnées de la féministe Caroline Fourest, militante comme elles du  " Mariage pour tous" avait utilisé la rue à des manifestations autrement plus répréhensibles avec la manifestation de militantes internationales aux seins nus de Femen


un mouvement d'origine ukrainienne qui, depuis son " centre d'entraînement " parisien, organisent des manifestations théatralisées,

allant jusqu'à se faire "agresser" par des complices sous l'oeil des caméras solidaires de la manipulation de l'opinion.

En octobre 2011, Femen apporta son soutien au mouvement ...Occupy Wall Street : féminisme ou activisme anti-libéral ?



mercredi 16 janvier 2013

Delanoë frappe au portefeuille le collectif la Manif pour tous

Le maire PS de Paris réclame 100.000 € pour des dégâts supposés

Equité idéologique: certains manifestants sont taxés, d'autres non

Delanoë soutient LGBT
et la théorie du genre
Taxe sur la liberté d'expression: 
8 euros par manifestant,
 retraité ou enfant


Telle est la facture présentée par le maire homosexuel de Paris. 

Bertrand Delanoë annonce qu'il va adresser au ministère de l'Intérieur pour réparer les dégâts de la «manif pour tous» qui a eu lieu à Paris dimanche dernierValls et la préfecture de police de Paris qui ont autorisé la manifestation endosseront-ils les frais ?
Le maire de la capitale a chiffré le coût de la remise en état des pelouses du Champs-de-Mars après le passage de la manifestation pour le respect du Code Civil.

Et pourtant dimanche soir, une section de bénévoles a travaillé tard dans la nuit pour ratisser le Champ-de-Mars
et démonter les écrans et la scène installée pour l'occasion. La mairie de Paris précise à ce sujet qu'effectivement la pelouse était vierge de tout détritus.

Les "casseurs" du Champ de Mars

Dans le détail, un premier état des lieux dimanche soir a établi qu'un piétinement important autour de la sono et de la tribune avait détérioré environ 3 600 m2 de gazon. Ces zones-là seront facturées en priorité. Viennent ensuite 23 000 m2 ayant subi des dégradations moins importantes, mises sur le compte des piétinements des manifestants. 

Reste qu'en toute logique, ce ce n'est pas une foule de 340.000 personnes qui aurait pu faire de tels dégâts !

Pour Bernard Loing, le président de l'Association des Amis du Champ-de-Mars, les dégâts sont minimes par rapport au nombre de manifestants. Ce connaisseur de l'esplanade donne d'ailleurs l'exemple de la course de la Parisienne, en septembre dernier, qui avait fait bien plus de dégâts que la Manif pour tous. Et d'ajouter : "il est certain qu'ils étaient beaucoup plus nombreux que 340 000 puisque les gens ont défilé sur l'esplanade de 15 heures jusqu'à 21 heures ! " 

La bataille des chiffres n'est donc pas terminée.


A l'avenir, les homosexuels devront éviter de
souiller le gazon de Monsieur le maire,
le 27 janvier 


Habituellement la municipalité envoie la facture aux organisateurs d'évènements comme des meetings politiques, des concerts, ou lors du 14 juillet. A la mairie du VIIe arrondissement, cette déclaration coince un peu. "C'est la première fois que le maire de Paris fait savoir qu'il envoie une facture !" 

Il est vrai que venant du maire de Paris, cette annonce n'est pas totalement neutre et "juste"

Un poids, deux mesures quand on se souvient de la manifestation de SOS Racisme du 14 juillet 2011, à qui la mairie de Paris avait alloué une subvention de 230 000 euros pour l'organisation d'un concert... sur les mêmes pelouses !

 VOIR et ENTENDRE le parti pris par Bertrand Delanoë en 2008 :


VOIR et ENTENDRE la prise de parole de Christiane Taubira au JT de 20 heures sur TF1 au soir de la manifestation du refus du saccage du Code civil:
La Garde des Sceaux se satisfait d'un débat limité aux commissions parlementaires et encadré par la presse qui écartent le peuple. 
La loi ne retirera rien aux couples hétérosexuels !...


mardi 15 janvier 2013

Manif contre le saccage du Code Civil: succès sans appel méprisé par Hollande

Manif pour tous: 12 vidéos que Hollande peut voir

Vous pouvez vivre ou revivre cette folle journée de mobilisation contre la dénaturation du mariage et pour les droits de l’enfant.

Le Champ-de-Mars vu de la Tour Eiffel vers 17h (c’est-à-dire 2h30 avant l’arrivée des derniers manifestants) :

La vidéo officielle de la Manif pour tous :

Une vidéo qui montre l’énorme foule place Denfert Rochereau, l’un des trois points de départs de la Manif pour tous :

Une vidéo qui résume en 4 minutes les 3h30 durant lesquelles un des trois cortèges est passé à Montparnasse :

Dans son 19-20, France 3 ne peut pas s’empêcher la contre-vérité que la foule est " peu métissée " :

Caroline Fourest qui, une fois encore, sort une bêtise plus grosse qu’elle (« Il y a des hétérosexuels qui font des enfants très tordus, très délinquants. Même dans 98 % des cas, c’est ce qui se passe », vers 4’50’’). Un peu plus tard, elle traitera Nicolas Dupont-Aignan de « dominant » :

Même l’International Herald Tribune fait sa Une sur la Manif pour tous :

Thierry Fréret, le présentateur de la météo de la très socialiste chaîne i>télé, qui tente de démobiliser les manifestants en fin de bulletin vendredi un peu avant 19h : " Il fera plus froid dimanche donc on ressortira les doudounes et les écharpes pour la grande manifestation parisienne ", provoquant l’embarras de la chaîne.

Samedi, c’est le très viril présentateur de la météo politisée de France 3, Jean-Marc Souami, qui repasse une couche avec ses gros pataugas : " Dimanche après-midi, alors ce n’est même pas la peine de mettre de mettre le nez dehors tellement le ciel sera chargé ". Avant d’insister, tout sourire : " Une journée à rester sous sa couette ".

Dimanche soir sur BFM TV, Christine Boutin met en garde Najat Vallaud-Belkacem contre un relance du mouvement bafoué par le gouvernement Ayrault:
Le reportage du site Enquête et Débat :


La presse est-elle indépendante du pouvoir socialo-écolo ?