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vendredi 4 septembre 2015

Mazerolle découvre que la presse est désormais soumise à la censure de la diversité

Des internautes reprochent les questions naturelles de Mazerolle à la nouvelle ministre du travail

Le procès d'intention de la presse à certains d'entre eux: chasse aux sorcières ?

M. el Khomri, sous l'étroite surveillance
de M. Valls et F. Hollande, visiblement tendus
"Elle est attendue au tournant", reproche d'emblée le HuffPost à son confrère. Myriam El Khomri, tout juste nommée ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen, va devoir faire ses preuves à ce poste-clé. Bien que " benjamine du gouvernement" -et inexpérimentée, quoi qu'en disent les personnes bien informées de l'entourage élyséen- relayée par la presse en service commandé, elle a accepté  ce portefeuille alors que le chômage touche près de 6 millions de personnes, toutes catégories confondues. Sa première faute aura été de se croire les épaules plus solides que Rebsamen et  Sapin-le-roi-des-forêts de chômeurs, avant lui.
Réduire le chômage et réformer le Code du travail. Tels sont les défis qui attendent la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Aux camarades à qui elle a été préférée, A. Vidalies, S. Le Foll ou Pruneau Le Roux, garde-chiourme des députés PS, et aux lucides qui expriment leur légitime surprise à cette nomination surprise, ès-qualité de proche de François Hollande, et qui doutent du bienfait d'un tel parrainage, elle répond : "Je ne suis pas un poids lourd, mais j'ai une légitimité qui vient du terrain". Et c'est justement ce qui, selon elle, fait sa force. Mais cette expérience du terrain est partagée par tant d'autres qu'on comprend bien qu'elle a accepté de se sacrifier en rendant service et qu'elle sera la chose des techniciens du ministère.

La nomination par défaut et de la dernière heure
Lundi matin, rien n'était fait, le soir venu, les Français étaient stupéfaits. 
Invitée sur RTL ce jeudi 3 septembre, Myriam El Khomri a été d'abord interrogée sur "ses origines" ou son parcours, comme il se devait, puisqu'elle est inconnue du plus grand nombre, tandis que son nouveau poste n'est en revanche que trop connu et sur son carnet de route. Olivier Mazerolle, qui a succédé à Jean-Michel Aphatie à la rentrée, lui pose cette première question: "Vous dites, je suis Marocaine par mon père. Ça donne quel trait de caractère?". Savoir quel plus sa part de Maghreb apporte au gouvernement est une question utile. Elle y répond sans sourciller "chaleureuse". Même question avec sa mère, Bretonne, dont elle dit avoir hérité le côté "tenace". Ca reste à voir, mais rien de choquant.

La toute nouvelle ministre a ensuite [le  ] droit à une question sur son patronyme: ce nom n'est pas encore typiquement breton, en effet. "Alors vous avez décidé de faire carrière sous votre nom de jeune fille, alors que vous auriez pu vous présenter avec votre nom de femme mariée. Votre mari est un Bordelais pur sucre. Pourquoi ? Parce que c'est important de montrer qu'en France quand on s'appelle El Khomri, on peut réussir tout aussi bien que, je ne sais pas moi, Marcelline Dupont ?", lui suggère le journaliste, pour preuve de sa compréhension, évoquant Claudine Dupond, sa coreligionnaire franco-marocaine du gouvernement.
Ces questions sont celles que se posent les Français mais que le journaliste de RTL n'aurait pourtant pas le droit de poser?

Blasée ou consciente, Myriam El Khomri répond qu'elle a eu "une vie avant de me marier". "J'ai eu une vie politique, j'ai été élue à Paris et adjointe au maire de Paris. Il m'a semblé important de conserver [mon nom, mais on ne comprend toujours pas pourquoi, à la différence de Najat Vallaud-Belkacem]. Beaucoup de femmes mariées conservent leur nom de jeune fille. Qu'on s'appelle El Khomri ou non. Pour moi c'est important de pouvoir conserver mon nom, surtout que j'avais commencé ma carrière politique avant", a-t-elle répété, sans avancer dans la justification. Après cela, elle s'agace des conséquences de son propre choix: "Quand on me voit arriver, on ne voit que mes origines marocaines." Ni plus ni moins que les origines françaises au Maroc, mais il est vrai qu'aucun de nos émigrés ou 'expatriés' (réfugiés?) n'est ministre du roi Mohamed VI: cherchez d'où monte le "relent de racisme" !...
VOIR et ENTENDRE un montage polémique dû au HuffPost:

Ces deux premières questions semblent avoir heurté certains auditeurs

Bien que Twitter ne soit pas une référence, la presse monte en épingle des messages dénonçant un supposé "relent raciste", selon l'expression consacrée.

Stéphanie Vovor:

Le journaliste a-t-il posé la question que suggère ce tweet ?

VOIR et ENTENDRE maintenant si BFMTV fait mention de cette origine franco-marocaine reprochée à Olivier Mazerolle:

Il est temps de
VOIR et ECOUTER l'original qui provoque cette polémique artificielle:

Myriam El Khomri : "je suis de l'école Bertrand... par rtl-fr

La polémique aura permis à Valls à se mettre au clair
Lors du remaniement d'août 2014, le premier ministre avait écorché le nom de sa secrétaire d'État, la rebaptisant 'Myriam El Kawi'.
Aujourd'hui, il ne se plaint pas du nombre de franco-marocains au gouvernement (et à la tête des mosquées). Or, en juin 2009, lorsqu'il était maire d'Evry, il s'inquiétait de la proportion  croissante de "personnes de couleur" et de "l'image qu'elles donnent de la ville": "Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos," avait-il réclamé.


Les polémistes en réclament-ils encore?

mercredi 18 mars 2015

Elections départementales: Juppé tire contre son camp

Le maire de Bordeaux fustige la ligne "à droite toute" de l'UMP qui, selon lui, "fait le jeu du Front national"

Et si Juppé combattait plutôt le FN et le PS ?

Le candidat à la primaire UMP s'en prend à Nicolas Sarkozy... Ancien Premier ministre UMP - il y a vingt ans (1995 – 2 juin 1997), il dénonce mercredi, dans un entretien avec à La Voix du Nord, une ligne "à droite toute" qui ferait "le jeu du Front national". Alain Juppé déclare:"Je suis pour une ligne d'alliance de la droite et des centres et non pas pour une direction du parti "à droite toute" qu'on dit "décomplexée." Sans rien démontrer, il assure qu' "on voit bien qu'en réalité, elle fait le jeu du Front national".

Comme Manuel Valls - premier ministre socialiste  en vacance du pouvoir -  le maire de Bordeaux est mercredi dans le Nord, à Roubaix et Tourcoing, pour soutenir les candidats aux élections départementales. Avant une réunion publique en soirée à Tourcoing au côté du député-maire UMP de la ville, Gérald Darmanin, il visitera un site culturel et deux entreprises spécialisées dans le numérique et le textile. On imagine qu'il aura un mot de soutien en faveur de l'élu local qui s'est fait insulter par la garde des Sceaux, puis stigmatiser en pleine Assemblée nationale par un premier ministre socialiste dans tous ses états. 


Juppé prend prétexte des Départementales pour faire campagne contre le président de l'UMP 


L
'extra-lucide bordelais fait un procès d'intention à la direction de son parti. 
"On voit bien qu'une partie non négligeable des militants (UMP) est tentée de rejoindre le Front national. Eh bien, le rôle des dirigeants, c'est de ne pas suivre ce mouvement", insiste Alain Juppé, obnubilé par Marine Le Pen et ligué avec le PS. Il fustige "toute compromission avec le FN", pour des raisons à la fois "de principe ou de programme". Or, c'est depuis que l'Etat-PS est aux commandes que le parti d'extrême droite prospère à chaque élection.  


Marine Le Pen "s'est précipitée dans les bras de M. Tsipras et de l'extrême gauche grecque parce qu'elle y trouvait un discours anti-européen. C'est son obsession, son seul élément de programme, tous nos maux viennent de l'Europe", ironise-t-il. Or, Juppé néglige totalement les autres soutiens de Tsipras, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Parti communiste.


"Décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs"
"Or, qu'est ce qui se passe en Grèce depuis trois mois? Le nouveau gouvernement a mangé son chapeau et ses électeurs ont dû se sentir trompés. Alors, que les adhérents du Front réfléchissent un peu au caractère démagogique de promesses qui ne seront pas tenues", ajoute-t-il, décidément plus préoccupé de vilipender que de proposer.


Affronter la présidente du FN, c'est "décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs", "défendre notre propre projet" et "enfin, faire l'union", ajoute Alain Juppé, 70 ans, dont on attend
 effectivement qu'il apporte sa contribution au combat collectif...

Pris en défaut de courtoisie, notamment alors qu'il était supposé accueillir le président de l'UMP dans sa municipalité, Juppé a provoqué l'assistance et
s'est fait huer à plusieurs reprises dans des réunions UMP pour avoir plaidé en faveur d'une alliance avec le MoDem. Or, le président de ce parti centriste avait clamé - avec une belle constance - en 2012 qu'il voterait -personnellement- pour le socialiste Hollande, après s'être déjà compromis avec la candidate Ségolène Royal en 2007. Fallait-il, alors que la crise économique se développait, s'est précipiter dans les bras du candidat de la gauche et donc se compromettre avec l'extrême gauche ?

jeudi 11 avril 2013

Terrorisme intellectuel d'écolos radicaux du Sénat

Incident de scéance au Sénat : communiqué de presse du 11 avril 2013

EELV a relégué la sérénité des débats du Sénat dans le passé
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Esther Benbassa, en jaune, au centre
VOIR et ENTENDRE les propos détournés par la gauche au cours du débat sur le mariage homosexuel et en particulier le procès d'intention de J-V Placé tentant d'instrumentaliser l'interprétation de la sénatrice : 

Ce jeudi 11 avril, lors de l’examen au Sénat du projet de loi sur le Mariage Pour Tous, des sénateurs de la majorité m’empêchaient de développer mes arguments par une agitation peu respectueuse des habitudes de cette assemblée.


Répondant à la sénatrice Esther Benbassa qui ne cessait de m’interrompre, je lui ai signifié que
notre différence de couleur politique ne devait pas nous empêcher de nous écouter. J’ai ajouté avec humour qu’il y avait une autre différence de couleur entre nous, pour rendre hommage à sa tenue vestimentaire aux couleurs éclatantes. Quelques uns ont saisi au bond cette occasion pour m’accuser d’avoir tenu des propos xénophobes envers de cette sénatrice, qui est par ailleurs ma voisine de bureau au Sénat.


Ces accusations sont honteuses et elles me blessent profondément. Je défie quiconque de trouver chez moi un seul propos xénophobe en 25 ans de vie politique. D’ailleurs, l’incident a été clos très vite par une déclaration qui a levé toute ambiguité.


Je dénonce donc cette fausse indignation orchestrée par la gauche pour éviter de répondre sur le fond à mes arguments.

Bruno Retailleau

Sénateur de la Vendée


VOIR et ENTENDRE l'émission du jour de Public Sénat, On refait la séance:

Documentation


Née en 1950 à Istamboul dans une famille descendante de Juifs expulsés d'Espagne ,
la couleur de peau de cette tri-nationale ne saute pas aux yeux, mais semble mal vécue par cette universitaire irascible et peu conviviale.

samedi 9 février 2013

Le "Mariage" pour tous, impréparé, déclenche les passions

Des débordements verbaux ont émaillé le débat

Retour sur les moments forts de ces 10 jours

Chanson de Juliette Gréco
Après plus de 100h de débat sur le projet de loi sur le "mariage" pour tous, les députés étaient vendredi dans la dernière ligne droite, l'UMP accélérant le rythme. 

TF1 adressé un florilège des petites phrases et coups de sang provoqués par le débat pour un mariage entre personnes du même sexe:



- DEMARRAGE. Discours d'ouverture de la ministre de la Justice Christiane Taubira. Son discours, sans notes et émaillé de références littéraires, bluffe les députés PS, admiratifs. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino (UMP), plaide, dans un discours lyrique aux accents gaulliens, pour un référendum (29 janvier). 



- CIRCULAIRE. Les députés UMP brandissent une circulaire de Christiane Taubira, la garde des Sceaux, sur la délivrance des certificats de nationalité aux enfants nés de mères porteuses à l'étranger. L'UMP hurle à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) en France, ce que le gouvernement nie farouchement. Pour une de leur seules apparitions, les deux frères ennemis de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, accusent le gouvernement d'avancer "en catimini" vers la GPA (30 janvier).


- TRIANGLE ROSE. Christian Assaf (PS) révolte l'UMP en lançant que "le temps du triangle rose est terminé". Les députés ont failli en venir aux mains lors d'une suspension de séance, a raconté par la suite un socialiste (30 janvier).

Lien PaSiDupes - "Mariage pour tous: " triangle jaune " contre Taubira pour le saccage du Code civil" : Taubira a encore piqué une crise à l'Assemblée



- SOURD. Frigide Barjot, porte-voix des opposants au projet, assiste dans les tribunes à ce qu'elle déplore être "dialogue de sourds" (1er février). 




- "PEDE". "Vous auriez mieux fait de me traiter de pédé": l'écologiste Sergio Coronado, un des seuls députés à avoir dévoilé son homosexualité, comme l'UMP Frank Riester qui soutient le texte, se livre à un procès d'intention attribué à un président du groupe UMP médusé, Christian Jacob, qui avait qualifié une des ses interventions d'"hystérique" (1er février).

VOIR et ENTENDRE l'intervention du névrosé :

- TWITTER. Des tweets concernant le député UMP Hervé Mariton pousse Ch. Jacob à intervenir. C'est le début d'une incursion inédite du réseau social Twitter dans l'hémicycle, poussant certains jeunes députés UMP (Gérald Darmanin, Guillaume Larrivé) à réclamer l'interdiction de twitter dans l'hémicycle (1er février). 
Lien PaSiDupes -

- ARTICLE 1. Les députés adoptent l'article 1 du projet, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe, y compris étrangères. La droite prédit un "tourisme nuptial" (2 février). 

- COUAC SUR LA PMA. Le gouvernement s'emmêle les pinceaux sur le calendrier de l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes avec des déclarations successives et un recadrage par Matignon de la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, dépassée. L'UMP revendique une "victoire" et un "recul" du gouvernement (3 février). 

- LA NUIT LA PLUS LONGUE. Après avoir siégé tout le week-end, une première depuis 2004, la séance est levée à 8h du matin après 22 heures de débat. Hervé Mariton (UMP) confie tenir grâce à la confiture de figue et le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS) au chocolat (3 au 4 février).

- PHOTO. Le président des députés PS, Bruno Le Roux, n'accepte pas que soit révélé l'activité ludique de certains députés PS en séance et, plutôt que de condamner  qu'ils jouent au scrabble dans l'hémicycle en plein débat, s'en prend à l'opposition, jugeant "inadmissible", voire "diffamatoire", cette diffusion via le compte Twitter d'un député UMP  (5 février). 
VOIR et ENTENDRE Bruno Le Roux, à côté de la plaque:

- FOU RIRE. Christiane Taubira, auteure d'une allusion sexiste graveleuse, est prise d'une crise de fou rire en plein débat avant de réciter un poème du Guyanais Léon-Gontran Damas (5 février).

- AUTORITARISME DE LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE . Les députés UMP réclament Claude Bartolone au perchoir alors qu'il est occupé par la vice-présidente PS, Laurence Dumont au comportement hégémonique, voire totalitaire, qui refuse d'appliquer le réglement. Aux "Bartolone !, Bartolone !" scandés par la droite répondent les "Machos ! Machos !" sur les bancs de gauche.

Un peu plus tard, une journaliste du Monde se fait apostropher depuis l'hémicycle par des députés UMP qui l'accusent à tort de prendre des photos avec son smartphone (6 février).
>>>Mariage gay : quand la majorité se permet n'importe quoi

- MISOGYNE. Christiane Taubira rappelle à l'ancien champion de judo et député David Douillet des extraits de son autobiographie: "oui je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes. Pour moi une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas valorisant" (7 février). 

OOPS - De sa voix profonde, la ministre des Sports de Hollande déclare que l'escrimeuse Laura Flessel est judoka. Elle affirme le lundi 30 juillet 2012, sur France 2: "On a envie, avec le Président, de pouvoir aller voir plusieurs disciplines, qu'il s'agisse de la boxe, qu'il s'agisse d'aller au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel, ses 5e jeux "[...]

A la sélection de TFI manque aussi la provocation gratuite d'un coprésident du groupe des Verts: de Rugy n'a fait sa réapparition dans l'hémicycle à la dernière du débat que pour faire le roquet et répéter le poncif qui fait mouche mais que rien ne justifie, en se livrant à une diatribe frontale et haineuse, coup de sabot de l'âne, dans la dernière ligne droite, en début de nuit du 9 février 2013.
VOIR et ENTENDRE le fielleux François de Rugy provoquer la droite avec une grossièreté inouïe jusqu'ici au Palais Bourbon :


L'arrogant Rugy est un habitué de l'agression frontale: rappelons-nous ses divagations sur le "Copé Comedy Club"
VOIR et ENTENDRE le "stand-up" de l'histrion:

De sa langue fourchue, le freluquet Verts n'aura pas le courage d'articuler mieux que des "regrets", front bas et regard fuyant du pleutre.

Le florilège de TF1 est au final extrêmement lacunaire et donc partisan.


VOIR et ENTENDRE le psychotique de Rugy se déclarer menacé par ses électeurs opposés au projet de loi qui autorisera le mariage à tous:
Novembre 2012: de Rugy cristallise les passions, cette fois à propos de l'aéroport du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Nantes. Le député François de Rugy se fait saccager sa permanence (EELV).
: lien Libération

Incohérence de la gauche socialo-écolo 


Elle refuse que le peuple vote par référendum pour décider d'un changement majeur du Code civil qui hypothèque gravement son avenir et impose à notre société le "mariage" pour les personnes du même sexe, mais elle propose un référendum dans le cadre étroit de Nantes et du projet Ayrault d'un aéroport pour sa région. de Rugy déraille à nouveau: "Pourquoi pas un référendum sur Notre-Dame-des-Landes ? " clame-t-il... Lien métrofrance


mardi 5 février 2013

Le "Mariage pour tous", prétexte de la gauche à tous les procès d'intention contre la droite

Taubira a encore piqué une crise à l'Assemblée 


La ministre de la Justice s'en est prise au chef de file des députés UMP Christian Jacob



Au "petit théâtre(Libération) de l'Assemblée, Christiane Taubira a joué la grande scène de la colère, dénonçant l'emploi des expressions " triangle rose " et " triangle noir " par le député Elie Aboud, en référence aux symboles utilisés par le régime nazi. Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, qui a jugé  " indigne " la réaction de la ministre, a notamment rappelé à la malveillante que c'est un député PS qui avait le premier évoqué la semaine dernière le " triangle rose ".


Sans référence aucune à la couleur de la peau, le triangle noir était dans l’univers concentrationnaire nazi, le symbole utilisé pour marquer les prisonniers considérés comme "socialement inadaptés", catégorie floue qui mêlait aussi bien les vagabonds, les marginaux, les alcooliques, les drogués et certains malades mentaux, que les prostituées, les femmes qui employaient des contraceptifs et les lesbiennes.



Christian Assaf (PS) commença par lancer que "le temps du triangle rose est terminé"


Cette formule du député PS de l'Hérault, dans la veine des propos de feu José Frêche, a indigné les élus UMP,
mercredi 30 janvier.
Durant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers d'homosexuels masculins allemands arrêtés et déportés étaient forcés d'arborer un "triangle rose". Le Mémorial de l’Alsace-Moselle à Schirmek, à proximité du site de l’ancien camp de concentration de Natzwiller, au lieu-dit " Le Struthof " ouvert par les nazis en août 1940, leur rend notamment justice (lien).

VOIR et ENTENDRE à partir de 4'15 :


Des protestations se sont immédiatement élevées des bancs de l'UMP

L'un des principaux orateurs du parti de l'opposition sur le projet de loi, Hervé Mariton, a peu après dénoncé "un propos inacceptable". "Nous condamnons absolument l'homophobie, les actes inqualifiables accomplis par le régime nazi à l'encontre des personnes homosexuelles. Oui, nous sommes en sympathie avec tous ceux qui ont souffert du régime nazi et les homosexuels en font partie", s'est exclamé le député de la Drôme.
"Faites attention à vos propos, à vos critiques, à votre vindicte", a prévenu Hervé Mariton. "Sans doute la fréquentation prolongée du très subtil Georges Frêche en son temps vous a appris les règles de la subtilité", avait-il lancé peu avant au député PS de l'Hérault.


Le gouvernement cherche l'affrontement 

Tandis que les élus de gauche font de la provocation et crient à tout propos à l'homophobie, les media sont à l'affût, prêt à déformer et gonfler le moindre propos mal tourné. C'est ainsi que, faisant les questions et les réponses, Sergio Coronado (EELV) prêta à Christian Jacob des propos que le patron du groupe UMP n'avait pas tenus. 


VOIR et ENTENDRE le procès d'intention de l'altermondialiste "inverti " sur des injures non prononcées :
Coronada a fait son coming-out par tweet le samedi 30 juin 2012.



L' "hystérique" présumé est en revanche l'auteur d'un de ces tweets outrageants qui foisonnent sur Twitter et que l'exécutif voudrait par ailleurs sanctionner quand ils sont homophobes :


Dimanche, " le gouvernement a cherché à nous humilier en organisant cette séance de nuit [jusqu'à 8 heures lundi matin], alors qu’il n’y avait pas d’urgence." Pour autant, il crée les conditions pour qu’en "développant ses arguments", la droite parvienne "à libérer des voix à gauche".


VOIR et ENTENDRE le député Aboud évoquer le 'Triangle noir'


Elie Aboud évoque le "triangle noir" à l... par LeLab_E1



Noms de famille





L'UMP a continué sa longue bataille contre le texte, à coups notamment d'amendements identiques visant à supprimer plusieurs dispositions. Pour écourter quelque peu des débats tournant en rond à ses yeux, la gauche a voté à plusieurs reprises une disposition pour réduire la durée de la discussion générale sur chaque article, ce que la droite a dénoncé. De longs échanges ont porté sur une disposition du texte qui prévoit qu'en cas de désaccord ou d'absence de choix des parents, les noms de chacun d'eux, accolés dans l'ordre alphabétique, seront donnés à l'enfant, alors qu'actuellement c'est le nom du père qui est attribué.

« Une révolution », selon Bernard Accoyer (UMP). Accusant gouvernement et majorité de « tromper les Français », Hervé Mariton (UMP) a notamment souligné qu'à l'avenir, « en l'absence de déclaration conjointe, s'il n'y a pas de démarche des parents, l'enfant ne prendra pas le nom du père ». Favorable politiquement à la disposition sur la transmission du nom, le radical de gauche Alain Tourret s'est inquiété de son aspect « technique », évoquant la possibilité qu'un enfant adopté ne se retrouve avec trois noms. La ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti a affirmé dans les couloirs que « les choses ne sont pas figées » et que le gouvernement allait « essayer de trouver quelque chose de satisfaisant », peut-être à la faveur de la navette parlementaire.

VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira répond à Elie Aboud: 





"Père " et " mère "

Autre critique récurrente à droite: la future loi va « fragiliser les adoptions à venir », notamment internationales. Argument récusé par Mme Bertinotti, qui a reproché à l'UMP « à nouveau de jouer sur les peurs ». Très débattues aussi, les modifications du code civil sur les mots « père » et « mère ». L'article 4 réécrit du projet de loi (dit « balai »), constitué d'une longue série de coordinations visant à remplacer les termes de père et de mère par parents, indique que les dispositions du code civil s'appliquent « aux parents de même sexe lorsqu'elles font référence aux père et mère », etc. « Un tour de passe-passe mettant 170 fois à la trappe les termes +père et « mère+ qui transforme profondément le droit de la famille et de la filiation », a dénoncé l'un des principaux orateurs de l'UMP, Philippe Gosselin. Et l'UDI Charles de Courson de s'écrier: « Si vous avez aimé le roman +1984+ de George Orwell, vous adorerez l'article 4, stricte application de la +novlangue+ ». La ministre de la Justice Christiane Taubira a martelé que, sur la filiation biologique, « rien n'a été modifié » mais que les « modifications nécessaires » avec le terme « parents » notamment concernaient la filiation adoptive.

PMA

Tôt lundi matin, Hervé Mariton avait jugé que « la pression de l'opposition et de l'opinion aura servi à quelque chose avec le rétropédalage du gouvernement sur l'assistance médicale à la procréation ». L'élargissement de la procréation médicalement assistée, actuellement réservée aux couples hétérosexuels stériles, à d'autres cas (couples d'homosexuelles, femmes seules, etc) divise, y compris au sein du gouvernement et de la gauche.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assuré lundi qu'un projet de loi sur la famille incluant la PMA , initialement annoncé pour un Conseil des ministres en mars, était en fait prévu « avant la fin de l'année », après l'avis du Comité consultatif national d'éthique attendu à l'automne. Si la PMA ne figurait pas dans un projet de loi famille, « les députés socialistes feraient le nécessaire », a prévenu Frédérique Espagnac, une porte-parole du parti, faisant planer la menace d'un amendement. Un enterrement de la PMA est cependant « probable », a jugé à l'inverse un député PS.

Sergio Coronado, député EELV provocateur, mal informé et agressif

Coronado déblatère dans l'hémicycle et  sur Twitter

Cet élu altermondialiste intolérant est-il hystérique ?

Son instabilité caractérielle l'a déjà distingué du lot.
VOIR et ENTENDRE un ignomineux procès d'intention récent :


Ce 3 février, en plein débat sur le mariage homosexuel à l'Assemblée, Hervé Mariton a demandé un nouveau rappel au règlement. Si la méthode est courante, le motif l'est moins : son rappel concerne un tweet de son collègue écologiste, Sergio CoronadoEt porte sur sa préférence religieuse.

Que s'est-il passé ? 
Sergio Coronado est l'un des députés les plus actifs sur twitter où il fait sensation pour son sectarisme. Adepte du live-tweet en séance, il n'hésite pas à commenter les débats. [>> des tweets acerbes qui lui ont déjà valu une suspension de séance, comme nous vous le racontions ici]

Ce 3 février, il parle ainsi du retard d'Hervé Mariton - principal orateur UMP contre le mariage gay - en séance :


Une attaque personnelle discriminatoire sur l'appartenance religieuse - supposée catholique - d'Hervé Mariton et que l'intéressé juge très déplacée .
D'autant plus que le député est de confession juive... C'est dire qu'en république laïque vue de gauche, touts les religions font l'objet de stigmatisations.

Pour le faire comprendre à Sergio Coronado, Hervé Mariton va subtilement renvoyer le député ... à sa fiche Wikipédia :
"Participant à une réunion ce matin à Evry, j’étais en effet en retard en séance et je prie mes collègues et le président de m’en excuser. "

Ce départ a été (tout aussi finement ?) imputé par S. Coronado à un problème d’horaire de messe. "Puis-je me permettre de vous rappeler cher collègue que nous sommes ici pour défendre les convictions qui nous paraissent utiles et heureuses ? Et s’agissant de l’argument que vous évoquez, je pense qu’il est aussi utile que les députés sachent lire et je vous renvoie à ma fiche Wikipédia."


Fiche Wikipédia sur laquelle chacun peut effectivement lire : "Issu d'une famille modeste, il est le fils d'un père militaire drômois et catholique, et d'une mère pied-noir juive, dont il adopte le culte; marié, et père de quatre enfants, ces derniers sont élevés dans la religion catholique, obédience de son épouse." Une tolérance qui pourrait impressionner - et inspirer ? - tous les Coronada qui développent actuellement des procès en sorcellerie au moindre prétexte.

Une information que les plus malveillants peut également recueillir dans ce portrait de Libération daté de ...2006.

L'inconsistant Sergio Coronado s'était déjà fait tacler pour un de ses tweets par Christian Jacob, la veille, et avait même entraîné une suspension de séance
Avec élégance, le susceptible député écologiste cherchait déjà des noises le même Hervé Mariton à Bree Van de Kamp, une des héroïnes - que l'on pourrait qualifier de conservatrice coincée - de la série Desperate Housewives.

Coronado aurait avantage à se former sur Arte (ou France 2, qui a des prétentions culturelles) plurôt que sur M6.

mardi 8 janvier 2013

Quand E. Guigou s'opposait au mariage homosexuel

La Garde des Sceaux de Jospin est-elle  pour autant homophobe ?


La gauche des petits pas furtifs

Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux, cherchait rassurer ceux qui voyaient dans le PACS l’ouverture de la boîte de Pandore, lorsqu'elle cherchait à faire mettre le doigt des Français dans son projet d'union civile. 

Le mardi 3 novembre 1998
,  alors que la loi autorisant le PACS était sur le point d’être adoptée par l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou minimisait le risque que cette loi puisse être jamais la première d’une longue série autorisant, in fine, le mariage homosexuel et l’adoption – donc la filiation.

Dans son allocution, la Garde des Sceaux de Jospin affirmait la dissociation volontairement mise en place entre le PACS et le mariage. 

Ainsi, le PACS n'avait d'autre but, selon elle, que de
faire reconnaître par l’Etat l’engagement de deux personnes, homosexuelles ou hétérosexuelles. Ce faisant, le gouvernement statuait sur le couple, et non pas sur la famille et l’enfant. " Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? " tonnait alors Elisabeth Guigou. " Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir la différence entre les sexes. " […] 

Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que
ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant. […] 
Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir en face de lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. "

VOIR et ENTENDRE

Manque de  lucidité ou double jeu socialiste ?

Forte d’une bel argumentaire,
Elisabeth Guigou, en guise de conclusion, apostrophait ses adversaires
" Je n’ignore pas le procès d’intention sur un éventuel 'après' de cette proposition qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait " une valise à double fond ", ironisait-elle. 
Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande qui fait croire que ce texte cacherait autre chose […] est inacceptable," lançait-elle avec véhémence

Quatorze années après, le droit peut désormais créer des filiations artificielles La gauche entre dans la phase 2

Les contrebandiers de l’époque avaient-ils raison ? Ignorant et niant même la différence des sexes - après avoir soutenu la "théorie du genre" (ou "gender" aux USA) - alors que deux parlementaires UMP (Virginie Duby-Muller et Xavier Breton,) jugent qu'elle constitue une menace contre notre contrat social -,  il faudrait croire que le droit à l’enfant serait accepté par une majorité de Français et que l’enfant n’aurait nullement besoin en face de lui d'un modèle d’altérité sexuelle. Aujourd'hui, les apprentis-sorciers prennent le risque d'imposer la déstructuration de l’enfant, la gestation pour autrui, en phase 3 dans quelques années, avec le ventre des femmes comme objet de commerce. Ils se fabriquent de biens beaux sujets d'indignation et de lutte pour l'avenir.

Considérée comme acquise du seul fait d'elle figure au programme présidentiel de François Hollande, la loi sur le mariage homosexuel fracture la société aussi bien verticalement que transversalement et son adoption ne sera pas chose facile. 

Initiateurs d'un combat 
 archaïque des Anciens et des Modernes, mais probablement inquiets des dégâts politiques et anthropologiques dont cette prétendue "avancée" sociétale du mariage homosexuel est porteuse, le gouvernement tente de calmer le débat qui tourne à l'affrontement et ouvre une nouvelle "guerre scolaire". 

Depuis que Najat Vallaud-Belkacem a été prise en flagrant délit de prosélytisme auprès de collégiens malléables du Loiret à l'invitation d'une association militante de gays et lesbiennes, le ministre de l'Education, Vincent Peillon a pris prétexte d'une lettre de recommandation modérée du directeur de l'enseignement catholique pour rappeler le milieu éducatif à la "neutralité". Il encadre la concertation et la limite aux puissantes associations qui, dès le départ, poussaient le projet. Interrogé sur la précipitation de l’exécutif et sa surdité au débat, le sénateur Jean-Pierre Sueur (PS, comme par hasard dans le Loiret) s’est au contraire félicité que le gouvernement ait permis le débat par voie de presse !

Ils nous disent aujourd'hui qu'ils ont évolué
=> Elisabeth Guigou, sénatrice en 2012:
"A l'époque, l'important était de faire passer le pacs. Il y avait une résistance farouche au pacs à l'Assemblée, mais aussi dans la société avec des manifestations, des débordements verbaux inadmissibles... Donc, l'important, c'était de dissocier le pacs du mariage, sur le plan légal et sur le plan symbolique. En 1998, il n'était pas possible de mettre sur la table la question du mariage homosexuel, même au sein du gouvernement, il a fallu que j'insiste. [...]
Aujourd'hui, j'ai évolué sur le mariage, j'ai considéré, en parlant avec les associations que, dès lors qu'il s'agissait de consentement mutuel entre deux adultes, il n'était pas possible de refuser une égalité des droits. La société a beaucoup évolué, moi même je garde mes interrogations sur l'adoption [ainsi se prépare-t-elle à tromper de nouveau les Français]; il faut trouver comment écrire dans le code civil comment s'organise la filiation d'un enfant qui est adopté par un couple homo." La manipulatrice de l'opinion ne renonce pas.

=> Catherine Tasca, ancien ministre et sénatrice des Yvelines, qui affirmait en 1998 " le pacs n'est pas un mariage bis, il n'est pas le mariage des homosexuels, il n'est pas une attaque contre la famille, entre autres", a aujourd'hui viré sa cuti et avoue " J'ai constaté que les homosexuels n'ont pas été les premiers utilisateurs du pacs, ce qui m'amène à réfléchir : ce que nous avions taillé sur mesure pour sortir les homosexuels de leur marginalité n'est pas suffisant pour eux, puisque cela a été suivi d'une autre revendication, d'une revendication d'égalité à laquelle je ne peux être opposée. C'est à ce titre que je soutiendrai cette nouvelle étape."


=> Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute Saône et autre girouette élus du  PS dans le sens de l'Histoire, disait en 1998 ce que la gauche reproche en 2013 aux "réactionnaires""Je pense fondamentalement qu'il y a dans le couple homosexuel une singularité et qu'il ne lui servirait à rien de singer le couple hétérosexuel qui, pour moi, reste fondé sur l'altérité des sexes et auquel, seul, le mariage doit être ouvert." 

Mais son pédalo avance aujourd'hui à la godille : " Il fallait alors rassurer en disant qu'il n'était pas question d'adoption. A l'époque, il y avait déjà des revendications de la part des homosexuels pour le mariage et cette revendication a été maintenue ; il s'agit de l'égalité de tous devant la loi, je n'y vois pas d'inconvénient.

Mais cela est plus compliqué à faire passer dans la société traditionnelle; le mot mariage implique la parentalité, or notre travail ne va pas au bout de la logique, la logique serait de leur prévoir toutes les possibilités d'enfants. Sur la question de la parentalité, on proposera d'aller plus loin dans nos amendements. Si l'on parle de mariage, il faut régler complètement la question de la parentalité, sinon c'est un texte boiteux qui répond à des revendications d'égalité des droits. " Réclamez, il vous sera donné !

Le débat s'organise au corps défendant du pouvoir


Laurence Tcheng, l'intellectuelle de gauche, 

Frigide Barjot (au centre) et 

Xavier Bongibault, 
homosexuel et athée

Se voyant contournés, les opposants s’organisent contre un projet qui remet intrinsèquement en cause un modèle millénaire. 
La percutante co-organisatrice du collectif la "Manif pour tous"Frigide Barjot est aux premières loges pour défendre la famille, appuyée par la socialiste Laurence Tcheng et un jeune homosexuel, Xavier Bongibault

Un collectif pour la famille
 
(l'association Alliance Vita) formé de jeunes professionnels vient aussi de voir le jour. Il entend fédérer et coordonner l’ensemble des initiatives, à commencer par une pétition nationale lancée il y a 5 jours :Sauvegardons les droits de l’enfant !


Les élus se mobilisent 
Bon nombre de députés s'emparent du débat qui les évite. 
Chez les élus locaux, la prise de conscience est encore plus forte et chez certains, ça ne passe pas. Le premier à avoir ouvert le feu se nomme Philippe Brillault. Le maire du Chesnay (qui avait battu Christian Blanc aux municipales de 2008, seul et contre tous) vient de sortir une motion. Celle-ci a été présentée à l’ensemble du Conseil municipal et affiche clairement le refus des élus de voir modifier le code civil mais plus encore d’être pris en otage par un texte qui pose " un vrai cas de conscience " et que " seul un référendum légitimerait ". Un premier chiffon rouge agité en direction du président de la République, avant d'autres.

Le 17 juillet 1984, le gouvernement de Pierre Mauroy tombait sous la pression du mouvement de l’école libre
Un million de personnes était descendu dans la rue pour s’opposer au projet de loi Savary. 
Qu’il s’appelle Bertinotti ou Taubira, le projet de loi autorisant le mariage homosexuel et l’adoption risque lui aussi de passer à la moulinette de la rue. C’est le prix à payer lorsque l’on étouffe le débat.

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