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samedi 21 avril 2018

Loi Asile-immigration : projet contesté par des 'rebelles' de la majorité et dénoncé par l'opposition

Un texte qui fait quasiment l'unanimité contre lui

Des battus socialistes dirigent la stratégie des "rebelles" à Macron

Les conseils des ex-"frondeurs" PS aux députés "rebelles" LREM pour résister aux pressions.
Deux anciens frondeurs PS -  Alexis Bachelay et Laurent Baumel - donnent leurs conseils aux députés LREM "indisciplinés", en lutte contre le projet de loi asile et immigration qui secoue pour la première fois les rangs de la majorité, mais qui doit être adopté ce week-end en première lecture à l’Assemblée nationale. 
Or, dès la mi janvier 2018, Emmanuel Macron et le patron des députés LREM, Richard Ferrand, ont dû recadrer leurs troupes, leur demandant de "faire bloc", rapporta le Canard enchaîné, mercredi 17 janvier.
Certains marcheurs ont néanmoins annoncé qu’ils s’abstiendront ou qu’ils voteront contre le texte controversé. C'est le cas de Jean-Michel Clément (lien PaSiDupes), 63 ans, qui s'attend à une exclusion, la première à l'Assemblée, avant une dizaine d'autres, à l'instar de la Franco-marocaine Naïma Moutchou, une avocate qui a exercé dans un cabinet proche de la LICRA et de la LDH, qui a réclamé, en vain, la suppression du délai de solidarité ou de Martine Wonner (médecin psychiatre qu'Anticor a épinglée pour des indemnités versées par la Sécurité sociale lors d'un congé maladie alors qu'elle menait campagne pour les législatives) et Sandrine Mörch, journaliste pour Médecins Sans Frontières, qui font sentir leurs désapprobations : "Quand on parle de l'humain, je pense qu'il sera bien de prendre un tout petit de distance et de hauteur", indique l'une, avant que l'autre n'ajoute, tout aussi "bisounours" : "On n'est pas en train de parler d'administration mais de personnes humaines; voilà, je pense que ça vous dépasse un peu tout ça, donc je pense qu'on arrête le débat...", dit-elle avant que ne s'élève un bruit de fond protestataire.  Car leur garde-chiourme, Richard Ferrand leur dénie le droit de voter contre.
Un début de fronde dans la majorité, souligné par le dépôt par des députés LREM de 200 amendements, un record.

Résister au caporalisme.

Richard Ferrand a déjà prévenu : "On ne fait jamais d’omelettes sans casser des œufs, et s’il faut casser des œufs, je le ferai !", a menacé le forcené, lors d’une réunion du groupe, menaçant les rebelles d’exclusion.
L’ancien chef de file des frondeurs socialistes,
Laurent Baumel, se souvient de pressions similaires : "Il y avait une montée de la tension, qui s’exacerbait le matin du vote. A neuf heures, on avait une réunion pour déterminer notre position; on comptait alors les députés prêts à déboîter. Ça déclenchait toute une contre-offensive menée par Matignon, le groupe PS, quelques ministres, voire l’Elysée". Baumel cafarde :
"Pour tenter de réduire le nombre de frondeurs, il pouvait y avoir une pression morale par téléphone, un "je te chope dans le couloir après le déjeuner". Il y avait les "bad cops", comme Jean-Marie Le Guen, qui disait "tu vas avoir de gros problèmes". Et les "good cops", dans un autre genre : "t’as besoin de quoi pour ta circonscription ?" "
Alexis Bachelay, proche de Benoît Hamon, repasse une couche : "Etre contre son groupe, c’est une position désagréable. On entre dans une sorte de schizophrénie. On se dit qu’on appartient bien à la majorité, mais il y a une forme de déchirement… Ça crée des tensions avec les collègues, qui nous regardent de travers. Le président de groupe - Bruno Le Roux - n’était pas apprécié et n’a jamais ramené personne à la maison… On n’est pas dans un climat de confiance, de sérénité. Je n’ai jamais voté contre avec légèreté ou gaieté de cœur".
"Chez nous, il y avait deux types de frondeurs, les occasionnels et les historiques. Le pic de défiance a été atteint sur deux textes, la loi Macron et la déchéance de nationalité, lorsque tous les frondeurs se sont mis en mouvement en même temps, se souvient Alexis Bachelay, ancien député des Hauts-de-Seine. On est entré dans une mécanique; on était dans le groupe PS, mais on avait notre propre agenda. On a rapidement pris le droit de déposer des amendements contre le gouvernement quand la fronde s’est durcie. On en déposait aussi avec d’autres groupes, les Verts, le PCF. La motion de censure de gauche [déposée pendant la loi Travail] était commune avec la bande à Duflot et la bande à Chassaigne [patron du groupe communiste] ».
A plusieurs reprises, Richard Ferrand a appelé à la discipline de vote. 
"En réalité, un bon frondeur est quelqu’un qui aspire à être un vrai parlementaire. Tous les députés devraient être potentiellement des frondeurs. Quand ils ne sont pas d’accord, que le projet n’est pas dans le programme initial, ou que l’équilibre s’est déplacé, les marcheurs devraient pouvoir exprimer leur opinion. Sinon, ce sont des députés godillots", juge Laurent Baumel. "Nous, on avait 20 ou 30 ans d’expérience politique derrière nous. L’expérience des media, du débat interne, de la pression. Les marcheurs sont en quelque sorte franchisés à Macron; ils ont dès le départ signé pour la fermer, en gros", tranche l’ex-député d’Indre-et-Loire.
"Je dis à ceux qui hésitent qu’ils ont raison de faire primer leur conscience personnelle sur leur discipline de groupe. Je crains que cela reste marginal car le ciment d’En Marche reste l’allégeance à Macron. C’est plus difficile quand on n’est pas aguerri, mais leur force, c’est qu’ils ne viennent pas du monde politique. S’ils ne sont pas réinvestis, ils pourront retourner travailler. Ils peuvent avoir cette liberté de ne pas vouloir faire de carrière politique", confie Alexis Bachelay.
Le décompte des frondeurs se fera au moment du vote, prévu samedi, voire dimanche.

L'opposition dénonce un vote "en catimini", "l'impossibilité des débats"

L'organisation "incompréhensible" des débats à l’Assemblée nationale provoque l'irritation des groupes politiques d’opposition contre le projet de loi asile et immigration, alors que la moitié seulement des amendements avaient été examinés avant la sixième journée de discussions.

Eric Ciotti (Les Républicains) a fait un rappel au règlement, dès l'ouverture de la séance, pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" depuis lundi, avec un vote "en catimini", prévu dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

Jean-Luc Mélenchon a également pointé l’"impossibilité" que le débat s’achève dans les délais, réclamant une réunion de la conférence des présidents autour de François de Rugy (LREM et ex-Verts).




Devant l'insistance du groupe LR sur la question des sans-papiers, @JLMelenchon intervient : "Réflechissez-y ! Comment les faites-vous partir ? Combien de trains ? Combien d'avions ? (...) Vous n'échapperez jamais à la nécessité d'une régularisation !"

Encore quelque 540 amendements à examiner.
Laurence Dumont (Parti Socialiste) a elle aussi souligné qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un vote solennel sur ce texte, promettant de prendre "le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a également abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu’aucune loi de cette importance" n’avait été adoptée dans de telles conditions.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettent pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant l’absence de vote solennel.

En début d’après-midi, quelque 540 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.
RÉTENTION DES MINEURS : LA GAUCHE MONTE AU CRÉNEAU CONTRE UNE "SOLUTION BARBARE"
Les députés de gauche sont montés au créneau ce samedi contre le placement en rétention des mineurs, y voyant une "solution barbare"», le gouvernement assurant que les centres seront réaménagés pour cette situation "évidemment exceptionnelle" et "strictement encadrée".
Entamant les débats sur un des volets les plus contestés du projet de loi asile-immigration, socialistes, communistes et insoumis ont exhorté à ne pas faire une "balafre de plus à la République", selon la formule d’Eric Coquerel (LFI).
Allonger la durée de rétention de 45 à 90 jours
Pour Collomb, un article "fondamental"
Gérard Collomb a défendu un article "fondamental", présentant la rétention comme "un ultime moyen" qui "reste nécessaire", et soulignant que d’autres pays européens sont allés au delà pour la durée, dont l’Allemagne ou les Pays-Bas.
Très critiqué par les associations, l’article 16 vise à porter la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours pour les étrangers en attente d’expulsion.
Pour plusieurs élus de gauche, il "normalise" le fait que des enfants pourront être enfermés 90 jours, alors que la France a été condamnée plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). En métropole, le nombre d’enfants concernés a crû de 45 mineurs en 2014 à 305 l’an dernier, selon la Cimade.
Et les députés ont exprimé leur désaccord : "Rien ne justifie l’enfermement d’un gosse", "vous ne pouvez pas dire que vous agissez avec humanité si vous maintenez des enfants" en rétention.
"Nous sommes ici un certain nombre à être absolument, totalement, radicalement, complètement, absolument, totalement, opposés à la rétention des enfants", a ensuite lancé Jean-Luc Mélenchon, pronostiquant des condamnations "à tour de bras" avec cette «solution barbare».
"Si on n’a pas cette dernière solution, alors cette loi ne sert strictement à rien", a-t-il martelé.





Le ministre @gerardcollomb veut doubler les délais de rétention mais reconnaît que "les conditions de rétention ne sont aujourd'hui pas admissibles".
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samedi 9 février 2013

Le "Mariage" pour tous, impréparé, déclenche les passions

Des débordements verbaux ont émaillé le débat

Retour sur les moments forts de ces 10 jours

Chanson de Juliette Gréco
Après plus de 100h de débat sur le projet de loi sur le "mariage" pour tous, les députés étaient vendredi dans la dernière ligne droite, l'UMP accélérant le rythme. 

TF1 adressé un florilège des petites phrases et coups de sang provoqués par le débat pour un mariage entre personnes du même sexe:



- DEMARRAGE. Discours d'ouverture de la ministre de la Justice Christiane Taubira. Son discours, sans notes et émaillé de références littéraires, bluffe les députés PS, admiratifs. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino (UMP), plaide, dans un discours lyrique aux accents gaulliens, pour un référendum (29 janvier). 



- CIRCULAIRE. Les députés UMP brandissent une circulaire de Christiane Taubira, la garde des Sceaux, sur la délivrance des certificats de nationalité aux enfants nés de mères porteuses à l'étranger. L'UMP hurle à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) en France, ce que le gouvernement nie farouchement. Pour une de leur seules apparitions, les deux frères ennemis de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, accusent le gouvernement d'avancer "en catimini" vers la GPA (30 janvier).


- TRIANGLE ROSE. Christian Assaf (PS) révolte l'UMP en lançant que "le temps du triangle rose est terminé". Les députés ont failli en venir aux mains lors d'une suspension de séance, a raconté par la suite un socialiste (30 janvier).

Lien PaSiDupes - "Mariage pour tous: " triangle jaune " contre Taubira pour le saccage du Code civil" : Taubira a encore piqué une crise à l'Assemblée



- SOURD. Frigide Barjot, porte-voix des opposants au projet, assiste dans les tribunes à ce qu'elle déplore être "dialogue de sourds" (1er février). 




- "PEDE". "Vous auriez mieux fait de me traiter de pédé": l'écologiste Sergio Coronado, un des seuls députés à avoir dévoilé son homosexualité, comme l'UMP Frank Riester qui soutient le texte, se livre à un procès d'intention attribué à un président du groupe UMP médusé, Christian Jacob, qui avait qualifié une des ses interventions d'"hystérique" (1er février).

VOIR et ENTENDRE l'intervention du névrosé :

- TWITTER. Des tweets concernant le député UMP Hervé Mariton pousse Ch. Jacob à intervenir. C'est le début d'une incursion inédite du réseau social Twitter dans l'hémicycle, poussant certains jeunes députés UMP (Gérald Darmanin, Guillaume Larrivé) à réclamer l'interdiction de twitter dans l'hémicycle (1er février). 
Lien PaSiDupes -

- ARTICLE 1. Les députés adoptent l'article 1 du projet, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe, y compris étrangères. La droite prédit un "tourisme nuptial" (2 février). 

- COUAC SUR LA PMA. Le gouvernement s'emmêle les pinceaux sur le calendrier de l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes avec des déclarations successives et un recadrage par Matignon de la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, dépassée. L'UMP revendique une "victoire" et un "recul" du gouvernement (3 février). 

- LA NUIT LA PLUS LONGUE. Après avoir siégé tout le week-end, une première depuis 2004, la séance est levée à 8h du matin après 22 heures de débat. Hervé Mariton (UMP) confie tenir grâce à la confiture de figue et le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS) au chocolat (3 au 4 février).

- PHOTO. Le président des députés PS, Bruno Le Roux, n'accepte pas que soit révélé l'activité ludique de certains députés PS en séance et, plutôt que de condamner  qu'ils jouent au scrabble dans l'hémicycle en plein débat, s'en prend à l'opposition, jugeant "inadmissible", voire "diffamatoire", cette diffusion via le compte Twitter d'un député UMP  (5 février). 
VOIR et ENTENDRE Bruno Le Roux, à côté de la plaque:

- FOU RIRE. Christiane Taubira, auteure d'une allusion sexiste graveleuse, est prise d'une crise de fou rire en plein débat avant de réciter un poème du Guyanais Léon-Gontran Damas (5 février).

- AUTORITARISME DE LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE . Les députés UMP réclament Claude Bartolone au perchoir alors qu'il est occupé par la vice-présidente PS, Laurence Dumont au comportement hégémonique, voire totalitaire, qui refuse d'appliquer le réglement. Aux "Bartolone !, Bartolone !" scandés par la droite répondent les "Machos ! Machos !" sur les bancs de gauche.

Un peu plus tard, une journaliste du Monde se fait apostropher depuis l'hémicycle par des députés UMP qui l'accusent à tort de prendre des photos avec son smartphone (6 février).
>>>Mariage gay : quand la majorité se permet n'importe quoi

- MISOGYNE. Christiane Taubira rappelle à l'ancien champion de judo et député David Douillet des extraits de son autobiographie: "oui je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes. Pour moi une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas valorisant" (7 février). 

OOPS - De sa voix profonde, la ministre des Sports de Hollande déclare que l'escrimeuse Laura Flessel est judoka. Elle affirme le lundi 30 juillet 2012, sur France 2: "On a envie, avec le Président, de pouvoir aller voir plusieurs disciplines, qu'il s'agisse de la boxe, qu'il s'agisse d'aller au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel, ses 5e jeux "[...]

A la sélection de TFI manque aussi la provocation gratuite d'un coprésident du groupe des Verts: de Rugy n'a fait sa réapparition dans l'hémicycle à la dernière du débat que pour faire le roquet et répéter le poncif qui fait mouche mais que rien ne justifie, en se livrant à une diatribe frontale et haineuse, coup de sabot de l'âne, dans la dernière ligne droite, en début de nuit du 9 février 2013.
VOIR et ENTENDRE le fielleux François de Rugy provoquer la droite avec une grossièreté inouïe jusqu'ici au Palais Bourbon :


L'arrogant Rugy est un habitué de l'agression frontale: rappelons-nous ses divagations sur le "Copé Comedy Club"
VOIR et ENTENDRE le "stand-up" de l'histrion:

De sa langue fourchue, le freluquet Verts n'aura pas le courage d'articuler mieux que des "regrets", front bas et regard fuyant du pleutre.

Le florilège de TF1 est au final extrêmement lacunaire et donc partisan.


VOIR et ENTENDRE le psychotique de Rugy se déclarer menacé par ses électeurs opposés au projet de loi qui autorisera le mariage à tous:
Novembre 2012: de Rugy cristallise les passions, cette fois à propos de l'aéroport du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Nantes. Le député François de Rugy se fait saccager sa permanence (EELV).
: lien Libération

Incohérence de la gauche socialo-écolo 


Elle refuse que le peuple vote par référendum pour décider d'un changement majeur du Code civil qui hypothèque gravement son avenir et impose à notre société le "mariage" pour les personnes du même sexe, mais elle propose un référendum dans le cadre étroit de Nantes et du projet Ayrault d'un aéroport pour sa région. de Rugy déraille à nouveau: "Pourquoi pas un référendum sur Notre-Dame-des-Landes ? " clame-t-il... Lien métrofrance


samedi 16 juin 2012

Assemblée nationale: vol de rapaces du PS au-dessus d'un perchoir

Qui sera le quatrième personnage de l’Etat?



Parmi les fonctions les plus prestigieuses de la République, la présidence de l’Assemblée nationale aiguise les appétits. 

On peut -en campagne- ne pas aimer les riches, mais rechercher pour soi les fastes de la République
En cas de victoire de la gauche , ils seront plusieurs à se battre pour succéder à Bernard Accoyer, le président sortant, et s’installer pendant cinq ans dans le magnifique hôtel de Lassay afin de faire régner l’ordre et la démocratie au Palais-Bourbon. 

La répartition des rôles était pourtant réglée d’avance

La quatrième position lui irait parfaitement au regard de ses scores successifs. Depuis plusieurs mois Marie-sEGOl'haine Royal, 58 ans, répète à qui veut l’entendre que le poste lui a été réservé par François Hollande. Une femme au perchoir, pour la première fois sous la Ve République, l’image aurait eu de l’allure, selon celle qui s'était rêvée en première femme présidente en 2007…
Le cauchemar se renouvelle
C’était sans compter avec le duel fratricide de La Rochelle où elle est allée povoquer Olivier Falorni, l'élu socialiste désigné par la base. La défaite probable de l’ex-candidate à la présidentielle en Charente-Maritime a rouvert le jeu. Officiellement, personne n’est candidat. " On ne va pas spéculer sur sa défaite ", glisse un prétendant. Ce qui n’empêche pas certains et certaines de se préparer, en coulisse. Et de sa chute renaît l'espoir … 

Jean Glavany, 63 ans, député des Hautes-Pyrénées, est parti le plus tôt. Son credo : le TSS, " tout sauf Ségolène  " ! " Il m’a déjà appelé pour me dire : Pas question que ce soit elle ", raconte un député de base. L’ex-directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002 est un adversaire historique de Royal au PS.
Problème pour Glavany en cas de défaite Royal , le TSS s’effrondre. Et un autre rival pourrait bien sortir du bois : 

Claude Bartolone, 61 ans, président d'un Conseil général lourdement endetté ( Seine-Saint-Denis), qui s’attendait à devenir ministre, se contente pour l’instant de botter en touche : "Lundi, vous m’invitez, je vous le dirai ", a-t-il lancé à la radio. Mais il fait campagne pour sa candidature. Les députés socialistes élus dès le premier tour ont ainsi tous reçu un message de « félicitations » de " Barto ". Comme Glavany, le député de Seine-Saint-Denis n’était pas prévu dans le dispositif Hollande. Mais durant la campagne, Bartolone a bénéficié du double coup de projecteur que lui valent les quartiers populaires et la forte concentration d'immigrés de son département ciblé de surcroît pour sa jeunesse : la Seine-Saint-Denis, est la banlieue où Hollande s’est le plus rendu avant l’élection présidentielle. Mais surtout, alors que c’est celui qui a voté le plus socialiste — devant la Corrèze! —, il ne compte aucun représentant au gouvernement.

A 72 ans, Jack Lang, qui n’est pas certain d’être réélu demain soir dans les Vosges, s’est, lui aussi, porté candidat mais le parachuté de la Place des Vosges au département du même nom a bien peu de chances de séduire un groupe qui sera largement renouvelé et rajeuni.
Lien PaSiDupes : "
Jack Lang vient concurrencer l'amère Royal pour le perchoir du Palais Bourbon"

En réalité, aucun de ces candidats ne sort du lot 

Les regards se tournent donc vers François Hollande et Jean-Marc Ayrault. 
A l’Elysée, on espère qu’il n’y aura pas d’affrontement. Et l’idée d’une femme au perchoir n’est pas abandonnée. Mais laquelle? Marylise Lebranchu aurait fait savoir qu’elle n’est plus intéressée. Deux noms circulent avec insistance. Celui d’Elisabeth Guigou, 66 ans, l’ancienne ministre de Lionel Jospin, mais qui n’est guère populaire parmi les députés. 
Elle s'est affublée d'un nouveau handicap. elle est réélue députée au premier tour, sans avoir combattu, faute de combattants: elle était candidate unique !

La postulante la plus surprenant est Laurence Dumont, 54 ans, chargée d'études, députée du Calvados et vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle est une proche de Martine Aubry depuis le congrès de Reims (novembre 2008) Mais, bien qu'elle ait été faite secrétaire nationale à la Formation, aux yeux de certains, elle apparaît comme une députée bien " ordinaire ". Ce qui, avec une présidence normale, peut tout de même constituer un atout.