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dimanche 3 août 2014

Les bons et les mauvais élèves de l'Assemblée nationale

Les cancres du Palais Bourbon, diplômés comme des bacheliers ordinaires ? 

Les feuilles de présence et les rapports d'activité des députés vont édifier leurs électeurs


Le site internet Nosdeputes.fr a flashé l'activité parlementaire des 577 élus du Palais-Bourbon. Selon les données du site, certains députés ont été contrôlés à des vitesses de mollusques. 

Parmi les représentants les plus assidus aux séances, on retrouve le député UDI de la Marne, Charles de Courson, ci-contre, le député PS de l'Isère, François Brottes, et Christophe Caresche, député socialiste de Paris, par ailleurs beaucoup vu à la télé cet hiver. Pour certains, les prestations télévisées sur LCP semblent assimilées au travail parlementaire...  Ces élus peuvent se prévaloir de 40 semaines de présence sur 40
Une assiduité qui contraste avec la transparence proche du néant de certains, à l'instar de Franck Marlin, député d'Essonne, qui a quasiment déserté les bancs de l'Assemblée. Ce quinqua, maire d'Etampes, n'a fait acte de présence qu'une seule semaine sur l'ensemble de l'année. Des habitudes probablement prises à la base de plein air et de loisirs qu'il dirigea dans sa ville.

Une activité bien détaillée

Au nombre d'interventions, les députés les plus exhibitionnistes sont mis en valeur sur les plus pudiques ou introvertis.
N'ayant jamais pris la parole en séance, le député
Patrick Balkany appartient à un lot de  trente à n'être jamais intervenus et qui n'ont pas même été aperçus près du radiateur. 
A l'inverse le député UMP des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, ci-contre, totalise plus de 6.000 interventions - dont 1.540 qualifiées de longues. "Quand nous sommes dans l'opposition, l'expression est notre seule arme", a-t-il d'ailleurs fait valoir au Parisien.

Et pendant que certains multiplient les prises de parole, d'autres se montrent en réunion pour les amateurs de La Chaîne Parlementaire. C'est le cas du député PS, François Brottes, déjà mis à l'honneur pour sa présence. L'élu a assisté à 200 réunions en douze mois. A contrario, en ne recherchant pas les caméras, Christian Jacob, qui préside le groupe UMP, et Éric Jalton, député PS en Guadeloupe, font figure de mauvais élèves : en un an, ils n'ont jamais assisté à une seule commission. Ce n'est pas le rôle d'un président de groupe et si Le Roux s'y fait voir, c'est pour tenir ses membres sous contrôle.

"Un vrai contrôle démocratique"

Par ailleurs, Thierry Lazaro, député UMP du Nord, se place comme le grand champion des questions d'actualité, interrogeant les ministres sur des sujets variés. Sur les douze derniers mois, l'élu a soumis 1.213 questions écrites.

Mais que signifient véritablement ces données chiffrées ? 
Pour Bernard Accoyer, ancien président UMP de l'Assemblée, elles ne représentent pas un indicateur significatif de la qualité de travail d'un parlementaire. En qualité de médecin, il ne manque pas de souligner que l'absentéisme peut notamment cacher des problèmes personnels. 
Au contraire, le Premier ministre Manuel Valls croit, quant à lui, discerner "un progrès et un vrai contrôle démocratique"... Mais alors ça doit être un frémissement, comme celui de la courbe du chômage...

samedi 16 juin 2012

Assemblée nationale: vol de rapaces du PS au-dessus d'un perchoir

Qui sera le quatrième personnage de l’Etat?



Parmi les fonctions les plus prestigieuses de la République, la présidence de l’Assemblée nationale aiguise les appétits. 

On peut -en campagne- ne pas aimer les riches, mais rechercher pour soi les fastes de la République
En cas de victoire de la gauche , ils seront plusieurs à se battre pour succéder à Bernard Accoyer, le président sortant, et s’installer pendant cinq ans dans le magnifique hôtel de Lassay afin de faire régner l’ordre et la démocratie au Palais-Bourbon. 

La répartition des rôles était pourtant réglée d’avance

La quatrième position lui irait parfaitement au regard de ses scores successifs. Depuis plusieurs mois Marie-sEGOl'haine Royal, 58 ans, répète à qui veut l’entendre que le poste lui a été réservé par François Hollande. Une femme au perchoir, pour la première fois sous la Ve République, l’image aurait eu de l’allure, selon celle qui s'était rêvée en première femme présidente en 2007…
Le cauchemar se renouvelle
C’était sans compter avec le duel fratricide de La Rochelle où elle est allée povoquer Olivier Falorni, l'élu socialiste désigné par la base. La défaite probable de l’ex-candidate à la présidentielle en Charente-Maritime a rouvert le jeu. Officiellement, personne n’est candidat. " On ne va pas spéculer sur sa défaite ", glisse un prétendant. Ce qui n’empêche pas certains et certaines de se préparer, en coulisse. Et de sa chute renaît l'espoir … 

Jean Glavany, 63 ans, député des Hautes-Pyrénées, est parti le plus tôt. Son credo : le TSS, " tout sauf Ségolène  " ! " Il m’a déjà appelé pour me dire : Pas question que ce soit elle ", raconte un député de base. L’ex-directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002 est un adversaire historique de Royal au PS.
Problème pour Glavany en cas de défaite Royal , le TSS s’effrondre. Et un autre rival pourrait bien sortir du bois : 

Claude Bartolone, 61 ans, président d'un Conseil général lourdement endetté ( Seine-Saint-Denis), qui s’attendait à devenir ministre, se contente pour l’instant de botter en touche : "Lundi, vous m’invitez, je vous le dirai ", a-t-il lancé à la radio. Mais il fait campagne pour sa candidature. Les députés socialistes élus dès le premier tour ont ainsi tous reçu un message de « félicitations » de " Barto ". Comme Glavany, le député de Seine-Saint-Denis n’était pas prévu dans le dispositif Hollande. Mais durant la campagne, Bartolone a bénéficié du double coup de projecteur que lui valent les quartiers populaires et la forte concentration d'immigrés de son département ciblé de surcroît pour sa jeunesse : la Seine-Saint-Denis, est la banlieue où Hollande s’est le plus rendu avant l’élection présidentielle. Mais surtout, alors que c’est celui qui a voté le plus socialiste — devant la Corrèze! —, il ne compte aucun représentant au gouvernement.

A 72 ans, Jack Lang, qui n’est pas certain d’être réélu demain soir dans les Vosges, s’est, lui aussi, porté candidat mais le parachuté de la Place des Vosges au département du même nom a bien peu de chances de séduire un groupe qui sera largement renouvelé et rajeuni.
Lien PaSiDupes : "
Jack Lang vient concurrencer l'amère Royal pour le perchoir du Palais Bourbon"

En réalité, aucun de ces candidats ne sort du lot 

Les regards se tournent donc vers François Hollande et Jean-Marc Ayrault. 
A l’Elysée, on espère qu’il n’y aura pas d’affrontement. Et l’idée d’une femme au perchoir n’est pas abandonnée. Mais laquelle? Marylise Lebranchu aurait fait savoir qu’elle n’est plus intéressée. Deux noms circulent avec insistance. Celui d’Elisabeth Guigou, 66 ans, l’ancienne ministre de Lionel Jospin, mais qui n’est guère populaire parmi les députés. 
Elle s'est affublée d'un nouveau handicap. elle est réélue députée au premier tour, sans avoir combattu, faute de combattants: elle était candidate unique !

La postulante la plus surprenant est Laurence Dumont, 54 ans, chargée d'études, députée du Calvados et vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle est une proche de Martine Aubry depuis le congrès de Reims (novembre 2008) Mais, bien qu'elle ait été faite secrétaire nationale à la Formation, aux yeux de certains, elle apparaît comme une députée bien " ordinaire ". Ce qui, avec une présidence normale, peut tout de même constituer un atout.