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dimanche 21 juin 2015

Sondage: le voyage privé de Valls en jet gouvernemental reste sur l'estomac des Français

Le supporter indélicat du Barça perd deux points

Son "si c'était à refaire, je ne le referais pas" ne vaut pas des excuses


"I believe I can fly"
aux frais de la princesse !
La cote de popularité du Premier ministre, Manuel Valls, perd deux points depuis un mois, tombant à 35 %, reconnaît le baromètre IFOP qui limite les dégâts de mauvaise grâce pour le Journal du dimanche: en compensation, celle du président François Hollande gagnerait royalement 1 point, à 22 % en juin. A croire que les sondés apprécieraient ses voyages de campagne à travers la France à deux ans de la présidentielle et qu'ils tiendraient peu rigueur au Premier ministre qui paierait ainsi au prix faible les frais de sa faute du voyage familial à Berlin dans un avion de la République.

A la question
"êtes-vous satisfait ou mécontent de François Hollande comme président de la République ?", 77 % (-1 pt) se disent mécontents (39% plutôt mécontent, 38 % très mécontent), tandis que 22 % (+1 pt) maintiennent qu'ils sont "satisfaits" (2% très satisfaits, 20% plutôt satisfaits). 1 % ne se prononce pas.

Avec 35 % de satisfaits (-2 pts),
la cote de popularité de Manuel Valls retrouve son plus bas niveau, qu'il avait déjà atteint en septembre et décembre 2014. 4 % des sondés se disent très satisfaits, 31 % plutôt satisfaits.
Jamais depuis avril 2014, le nombre de mécontents a été aussi élevé:
64 % des sondés se disent mécontents du Premier ministre (+2 pts par rapport à mai). 38 % sont plutôt mécontents et 26 % très mécontents). 1 % ne se prononce pas.

Marqué au fer rouge par l'affaire du voyage privé Poitiers-Berlin et retour en jet de la République.

Le Premier ministre
 s'est à jamais  déconsidéré  par l'affaire du voyage familial Poitiers-Paris-Berlin et retour en jet privé le fatal weekend du Congrès PS de juin. Malgré sa tentative de polémique suivie de soi-disant excuses, Manuel Valls continue de payer cette escapade. Il retrouve son niveau de décembre 2014, avant les tragiques attentats meurtriers de janvier. 
VOIR et ENTENDRE Valls nier la gravité de son comportement, appelant à "rester sur l'essentiel":


Le locataire de Matignon "s'est pris les pieds dans le tapis" rouge, selon Claude Goasguen interrogé sur BFMTV. Le député Les Républicains (ex-UMP) considère que "la méthode n'est pas conforme à la vertu signalée par le gouvernement depuis quelques années. Il aurait dû payer dès le départ."

Et puisque, contrairement au credo socialiste, selon lequel "ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie", le député Daniel Fasquelle va plus loin et "demande qu'il rembourse à l'Etat français ce qu'a coûté ce déplacement". Les Républicains pointent en effet "une faute de comportement d'une exceptionnelle gravité surtout quand on a un bilan aussi catastrophique que le sien".Dans la majorité, Olivier Falorni considère pourtant que Manuel Valls n'a volé personne, mais que l'éthique voudrait que le Premier ministre assume le transport de ses deux enfants et qu'il paie pour eux.

Pour mémoire, le 12 juin dernier, le sondage Odoxa pour 'CQFD' sur i-télé et  le Parisien -  Aujourd’hui en France , indiquait que cette affaire a laissé des traces dans l’opinion, puisque 67 % des Français considèrent ce voyage  à Berlin avec ses deux fils en avion de la République comme une affaire "grave".

Le Parisien parle d'une "grosse gaffe" et Libération titrait même, le mercredi 10 juin: "Valls marque contre son camp". 
Et le secrétaire d'État aux Sports n'est même pas humilié. Ecarté du jet de Valls, au profit des enfants du premier ministre, probablement consultés par Michel Platini, Thierry Braillard a chanté le lien particulier qui unit le premier ministre au FC Barcelone, qui a remporté la finale. "On sait que son papa a écrit l'hymne du Barça", a-t-lancé sur France Info. Un argument comme un autre, à cela près que ce n'est pas le père mais le cousin du père de Manuel Valls qui a composé la musique du fameux hymne... La peur que suscite Valls inspire  aux godillots une flagornerie aveugle.

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.

samedi 24 août 2013

Démocratie: le PS exclut le député Falorni préféré par le peuple au profit de la battue Royal

Falorni, le député PS banni de l'Université d'été socialiste

La presse française n'a pas appris la démocratie


Le prestigieux entourage... 
Tout pour l'amère Royal


Beaucoup de bruit pour pas grand chose:
la photo ne montre pas la "foule" assemblée !

20 Minutes titre "
Flinguée par Olivier Falorni, Ségolène Royal a fait son retour à l’université d’été du PS" après avoir séché le rassemblement précédent, meurtrie par sa défaite à la législative 2012. 

La parachutée de La Rochelle accapare la presse présidentielle. 
Le  peuple souverain a choisi le "flingueur", mais la presse lui reproche son rejet de la coquecigrue du marais poitevin.
Les media ont besoin de "bons clients" et les crevures ostracisent le député titulaire de Charente-Maritime banni par l'appareil socialiste mené par un premier secrétaire, non pas élu, mais désigné par l'ex-concubin arrivé par défaut à l'Elysée.
Le journal a trouvé le moyen d'écrire que "Royal est comme à la maison à la Rochelle" !
VOIR et ENTENDRE l'élu du peuple de Charente-Maritime:

Plus indulgente envers l’exécutif qu’au Congrès de Toulouse et cantonnée en région où elle sera à nouveau candidate en 2015, l'aigrie y est néanmoins allée de ses remontrances insidieuses.

20 Minutes a évidemment entendu des militants acclamer la battue
de la présidentielle qui vendait son cher Poitou-Charentes où Sa Cynique Majesté Royal est assignée à résidence par les électeurs. 

L
'ex-"tête de gondole" du PS (lien) a polémiqué en mode binaire sur son camp "élu pour mettre fin aux scandales financiers" et la droite qui "baisse le rideau pour cause d’inventaire".

Soubresaut pathétique d'une marginale
Au rencart à la BPI, la sexagénaire a de moins en moins de poids au PS. Son courant s’est dissous. Ses anciens protégés (Najat Vallaud-Belkacem, Dominique Bertinotti ou Guillaume Garot) ont tracé leur route, alors qu'elle est restée sur le bas-côté. Delphine Batho a même rompu avec elle et les deux femmes n'échangent plus que des invectives. 
Lien PaSiDupes (février 2009): "Hamon suggère que Royal pourrait adhérer au FN " 

Sa réinjection dans le circuit n'est plus d'actualité par le biais d'un remaniement. "C’est une question qui vous obsède. Elle ne réclame rien, elle n’est pas dans l’obtention de quelque chose", certifie une proche, anonyme.

vendredi 4 janvier 2013

Ségolène Royal prétend avoir refusé le ministère de la Justice

Trierweiler ne préfère-t-elle pas encore Taubira ?

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, rongée par les regrets 

Perdue dans ses bottes, elle se mine d'avoir choisi (?) de ne pas accepter le ministère de la Justice. 
Cette position forte place Vendôme l'aurait aidée, explique-t-elle, à réussir son atterrissage, lors de la législative à La Rochelle où le peuple lui a préféré son rival Olivier Falorni, un dissident du PS à Paris, mais candidat légitime dans sa région

La battue de la présidentielle n'est qu'une plaie

L'ex du Président Hollande accumule les vestes (et revers, aussi !) 

Sa descente aux enfers la fait déprimer: elle est aussi vertigineuse que la chute du père de ses enfants dans les sondages.
Elle se croyait chérie de la population, mais se fit battre de six points par Nicolas Sarkozy en 2007.
En 2008 au congrès de Reims, elle confirme sa candidature au poste de premier secrétaire le second tour la donne perdante de 42 voix face à Martine Aubry.
Candidate à la primaire socialiste de 2011, elle n'arrive que quatrième, derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande, avec 6,95 % des voix...
Qui voudrait d'une poisseuse ?

Sa Cynique Majesté Royal entretient la rumeur de son arrivée à la Justice
Interrogée par VSD cette semaine, la refoulée a détecté l'origine de ce borborygme  de lendemain de fêtes dans les salles de rédaction: ce serait "le fait qu'ON m'avait proposé d'être Garde des Sceaux. Mais pourquoi ne pas désigner ce 'ON' ?
"J'ai refusé parce que j'avais dit que je serais candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. J'aurais dû accepter: le fait d'être ministre m'aurait aidée à gagner la législative". Telle est son idée du respect des institutions, considérées comme tremplin aux ambitions personnelles.

Qui voudrait d'elle aujourd'hui au gouvernement ? 

Pour la sexagénaire, "l'échéance politique normale pour un remaniement se situe après le scrutin municipal de 2014. Avant, je n'en vois pas l'utilité, ni la justification. Mais ça n'est pas moi qui décide".

"Vous savez, après les élections législatives, j'aurais pu tout arrêter", lâche l'ex-ministre, en guise de test compassionnel. "J'ai au contraire décidé de poursuivre ma carrière politique. Alors évidemment, si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterai avec fierté de servir mon pays".

"Au risque de vous paraître immodeste, je considère que j'ai beaucoup de choses à apporter", insiste-t--elle encore.

On ne s'en débarrassera pas comme ça



Royal n'est pas expulsable ?

Elle confirme par ailleurs qu'elle siégera au conseil d'administration de la Banque publique d'investissement pour y représenter l'Association des Régions de France.
Destinée notamment à garantir le financement des PME, cette nouvelle structure bancaire (la loi la créant a été publiée au JO le 1er janvier), "doit être un outil essentiel" pour le "sauvetage" puis "la modernisation du tissu industriel", commente Mme Royal.

"Je n'ai pas décliné l'Institut du Monde Arabe que l'on m'a effectivement proposé de diriger, mais j'ai considéré que je pouvais être encore plus utile ailleurs", déclare-t-elle.

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée ?
Qui la claquera ?



jeudi 12 juillet 2012

Lettre ouverte du Professeur B. Debré à Valérie Trierweiler


La première concubine de France qui voulait se fait aussi grosse qu'une première dame
Madame,
Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eût quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.
Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.
Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.
Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État.
Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens, ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivée et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.
Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?
Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».
Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !
Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !
Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.
Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.
Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l’élection présidentielle de 2007.
Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.
Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?
Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.
Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».
Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.
La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.
Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.
Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.
Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien MinistreDéputé de Paris

samedi 16 juin 2012

Assemblée nationale: vol de rapaces du PS au-dessus d'un perchoir

Qui sera le quatrième personnage de l’Etat?



Parmi les fonctions les plus prestigieuses de la République, la présidence de l’Assemblée nationale aiguise les appétits. 

On peut -en campagne- ne pas aimer les riches, mais rechercher pour soi les fastes de la République
En cas de victoire de la gauche , ils seront plusieurs à se battre pour succéder à Bernard Accoyer, le président sortant, et s’installer pendant cinq ans dans le magnifique hôtel de Lassay afin de faire régner l’ordre et la démocratie au Palais-Bourbon. 

La répartition des rôles était pourtant réglée d’avance

La quatrième position lui irait parfaitement au regard de ses scores successifs. Depuis plusieurs mois Marie-sEGOl'haine Royal, 58 ans, répète à qui veut l’entendre que le poste lui a été réservé par François Hollande. Une femme au perchoir, pour la première fois sous la Ve République, l’image aurait eu de l’allure, selon celle qui s'était rêvée en première femme présidente en 2007…
Le cauchemar se renouvelle
C’était sans compter avec le duel fratricide de La Rochelle où elle est allée povoquer Olivier Falorni, l'élu socialiste désigné par la base. La défaite probable de l’ex-candidate à la présidentielle en Charente-Maritime a rouvert le jeu. Officiellement, personne n’est candidat. " On ne va pas spéculer sur sa défaite ", glisse un prétendant. Ce qui n’empêche pas certains et certaines de se préparer, en coulisse. Et de sa chute renaît l'espoir … 

Jean Glavany, 63 ans, député des Hautes-Pyrénées, est parti le plus tôt. Son credo : le TSS, " tout sauf Ségolène  " ! " Il m’a déjà appelé pour me dire : Pas question que ce soit elle ", raconte un député de base. L’ex-directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002 est un adversaire historique de Royal au PS.
Problème pour Glavany en cas de défaite Royal , le TSS s’effrondre. Et un autre rival pourrait bien sortir du bois : 

Claude Bartolone, 61 ans, président d'un Conseil général lourdement endetté ( Seine-Saint-Denis), qui s’attendait à devenir ministre, se contente pour l’instant de botter en touche : "Lundi, vous m’invitez, je vous le dirai ", a-t-il lancé à la radio. Mais il fait campagne pour sa candidature. Les députés socialistes élus dès le premier tour ont ainsi tous reçu un message de « félicitations » de " Barto ". Comme Glavany, le député de Seine-Saint-Denis n’était pas prévu dans le dispositif Hollande. Mais durant la campagne, Bartolone a bénéficié du double coup de projecteur que lui valent les quartiers populaires et la forte concentration d'immigrés de son département ciblé de surcroît pour sa jeunesse : la Seine-Saint-Denis, est la banlieue où Hollande s’est le plus rendu avant l’élection présidentielle. Mais surtout, alors que c’est celui qui a voté le plus socialiste — devant la Corrèze! —, il ne compte aucun représentant au gouvernement.

A 72 ans, Jack Lang, qui n’est pas certain d’être réélu demain soir dans les Vosges, s’est, lui aussi, porté candidat mais le parachuté de la Place des Vosges au département du même nom a bien peu de chances de séduire un groupe qui sera largement renouvelé et rajeuni.
Lien PaSiDupes : "
Jack Lang vient concurrencer l'amère Royal pour le perchoir du Palais Bourbon"

En réalité, aucun de ces candidats ne sort du lot 

Les regards se tournent donc vers François Hollande et Jean-Marc Ayrault. 
A l’Elysée, on espère qu’il n’y aura pas d’affrontement. Et l’idée d’une femme au perchoir n’est pas abandonnée. Mais laquelle? Marylise Lebranchu aurait fait savoir qu’elle n’est plus intéressée. Deux noms circulent avec insistance. Celui d’Elisabeth Guigou, 66 ans, l’ancienne ministre de Lionel Jospin, mais qui n’est guère populaire parmi les députés. 
Elle s'est affublée d'un nouveau handicap. elle est réélue députée au premier tour, sans avoir combattu, faute de combattants: elle était candidate unique !

La postulante la plus surprenant est Laurence Dumont, 54 ans, chargée d'études, députée du Calvados et vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle est une proche de Martine Aubry depuis le congrès de Reims (novembre 2008) Mais, bien qu'elle ait été faite secrétaire nationale à la Formation, aux yeux de certains, elle apparaît comme une députée bien " ordinaire ". Ce qui, avec une présidence normale, peut tout de même constituer un atout.

jeudi 14 juin 2012

Législatives: l'arrogante Ségolène Royal manque de dignité

La parachutée de La Rochelle, cyclothymique et pitoyable


Les larmes de crocodile
de l'éléphante socialiste

Un numéro pathétique de star déchue

L'opinion s'indigne que le PS rétablisse la candidature unique
Sa Cynique Majesté Royal s'est attribuée un statut particulier et la direction du Parti socialiste l'a dispensée de la primaire qui est la règle s'appliquant aux autres.
La presse militante continue de louer son obstination et admire qu'elle ne s'avoue pas vaincue. Mais l'arrogance et les passe-droits irritent le peuple républicain et  les chances d'élection dimanche en Charente-Maritime de la candidate nominée  paraissent de plus en plus ténues face au candidat socialiste local choisi par les militants, Oliver Falorni dans le combat le plus invraisemblable du second tour des législatives. 

Le ton a viré à l'aigre jeudi entre les duellistes
L'usurpatrice venue des Deux-Sèvres a en effet dénoncé une "opération de déshonneur politique" de son adversaire qui l'a accusée en retour de "perdre totalement les pédales".

Rompue aux coups bas, aux manoeuvres et aux revers, l'"icône" qu'une majorité des Français a stoppée dans son élan lors de la présidentielle de 2007, chancelle: les observateurs comparent La Rochelle à la dernière station d'un chemin de croix politique entamé depuis son échec de 2007, suivi de son éviction du congrès de Reims et sa rétrogradation au 4e rang des primaires "citoyennes" de 2011.
"Tout semble indiquer que Ségolène Royal va perdre cette élection. Il y a une vraie mobilisation de la droite sur place. Si la droite locale peut la faire chuter dans la perspective des élections territoriales de 2014, elle ne va pas s'en priver", estime François Miquet-Marty (ViaVoice, le baromètre politique mensuel de ...Libération).

Pour Hollande, le tweet minable de Trierweiler sera son affaire du Fouquet's

Le "tweet" de la concubine jalouse de François Hollande, mardi, en faveur d'Olivier Falorni et contre la parachutée, ajouté à un sondage désastreux, mercredi, ont ému aux larmes Sa Cynique Majesté Royal, tout comme en octobre dernier les humiliants 7% de la primaire d'investiture socialiste à la présidentielle de 2012.

La défaite en pleurnichant


L'enquête, réalisée par IFOP, crédite de 58% Olivier Falorni et sa rivale de 42%. Le candidat légitime refuse de se désister au profit de la protégée du Bureau national parisien, malgré l'intervention du Président Hollande, les appels du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et les menaces du panzer Aubry. La gauche n'est  "molle" qu'à l'Elysée.

Olivier Falorni, ex-premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime, exclu du parti en février pour avoir refusé de se soumettre au "diktat" de l'état-major socialiste, bénéficierait d'un fort report de voix des électeurs UMP (82%). Le président du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, presse de plébisciter "le candidat de terrain".

"C'est un choc, car je ne pensais pas que la droite se reporterait aussi massivement sur mon concurrent, dissident de gauche ayant le soutien de la droite, de l'extrême droite et de certaines vieilles complicités d'appareil. Mais je ne m'avoue jamais vaincue", a glapi Désirdavenir Royal à ...Libération.
"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", a-t-osé déclarer la candidate au-dessus des règles communes.

Son complice, Maxime Bono, le maire socialiste de La Rochelle et député sortant qui a vendu son âme à la diablesse, n'a pas craint de lâcher une contre-vérité jeudi sur France Inter, estimant qu'Olivier Falorni est le "cheval de Troie" de la droite. Et avec elle les militants et sympathisants de Charente-Maritime qui l'ont désigné ?

La théorie du complot fait encore de l'usage

Le paradoxe veut que l'iconoclaste Royal, qui s'est aliénée les éléphants du PS dès  2006 en voulant se construire par-delà les partis, risque de payer dimanche une candidature validée par l'appareil au nom du rassemblement de la gauche.

Dans VSD, l'ancienne ministre dit voir la main de Lionel Jospin et de ses soutiens locaux - l'ancien Premier ministre réside souvent sur l'île de Ré toute proche - dans ce psychodrame à la frontière de l'intime et du politique : "Ces revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau". Un ficelle usée qui en dit long sur son désespoir.
Dans "L'Impasse", publié en septembre 2007, Lionel Jospin stigmatisait l'ex-candidate Royal, "une figure seconde de la vie publique".

Sa Cynique Majesté Royal revisite le rôle de la femme victime du machisme
"Rien ne m'a été épargné alors que j'ai été exemplaire pendant la primaire et la campagne présidentielle", déplore dans Libération celle qui en 2007 a répudié le père de ses quatre enfants, et qui, dans l'inconscient français, constitue toujours une malédiction.

Le tweet de Trierweiler est une conséquence de l'échec du couple politique Ségollande
"L'affaire du tweet peut peut-être corriger un tout petit peu la situation en plaçant Ségolène Royal en situation de victime, mais c'est marginal", espère sans y croire le dévoué Jean-François Doridot (IPSOS).

En revanche,  Emmanuel Rivière, directeur du département stratégies d'opinion de TNS SOFRES, suggère que ce rebondissement "peut faire que des électeurs de droite restent chez eux pour ne pas participer à cette mascarade et que les électeurs de gauche se mobilisent, parce qu'ils craignent que la défaite de Ségolène Royal mette François Hollande en difficulté".

La candidate de la direction parisienne envisage son propre échec

La présidente de Poitou-Charentes s'est de longue date attribuée la présidence de l'Assemblée: le 61e engagement apocryphe de François Hollande !

Elle a prévenu mardi qu'elle n'arrêtera pas la politique en cas de défaite. 
"Si c'était facile, ça se saurait. Avec moi d'ailleurs, ça n'est jamais très facile", a encore grincé Ce gond rouillé du PS.


A-t-elle implicitement annoncé sa candidature à la mairie de Melle ?



Martine Aubry envisage la victoire d'O. Falorni sur S. Royal

Mais la Ch'tite de Lille menace l'élu du "goulag" socialiste
Les méthodes totalitaires de Stalina Aubry

Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, a décidé jeudi qu'Olivier Falorni, le candidat désigné par les militants de Charente-Maritime, mais exclu par la direction parisienne au profit de S. Royal, la protégée de la "nomenklatura" aux législatives à La Rochelle, ne siégera  pas au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale s'il gagne dimanche.


L'échec de la parachutée, annoncé par les sondages, est acté au PS

"En cas de victoire, il ne sera jamais dans le groupe de gauche à l'Assemblée nationale", a juré l'amère Aubry, lors d'un déplacement à Chartres.
"S'il est élu à La Rochelle dimanche soir, il le sera grâce aux voix de la droite et à celles du Front national", a-t-elle imaginé, méprisant ainsi le vote des électeurs socialistes de la circonscription.

Hargneuse, Martine Aubry a aussi accusé "les candidats soutenus par le Front national de se moquer totalement des électeurs du Front national: ils ne veulent que leurs voix", a-t-elle commenté.

La dirigeante socialiste effectuait une visite de soutien au candidat PS David Lebon, dans un quartier populaire de Chartres.
Dans cette 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, le Front national a lancé un message de soutien implicite au député UMP sortant Jean-Pierre Gorges face à David Lebon qualifié de "socialo-communiste".
Dimanche dernier, au premier tour, J.-P. Gorges a obtenu 118 voix de plus que son opposant.

mercredi 13 juin 2012

Législatives: Ayrault-Hollande veulent le pouvoir sans partage

Ayr-Aubry battent le rappel pour le 2e tour 

Herr Ayrault et la Ch'tite Aubry ont appelé à la mobilisation 


Lors d'un dernier meeting commun - qui a peu mobilisé mercredi soir à J-4 du deuxième tour des législatives- ils ont tenté de dramatiser les législatives en mettant en garde contre l'abstention qui priverait la gauche de la majorité absolue.

Diabolisant le FN du fait de sa forte poussée, les alliés de l'extrême gauche ont dénoncé des "petits arrangements" entre l'extrême droite et l'UMP
Devant quelques curieux au Zénith de Paris (les organisateurs ont dû réduire la salle en tirant des rideaux), le Premier ministre et la première secrétaire du PS ont occulté la polémique autour du tweet de Valérie Trierweiler contre sa rivale Royal. Dans la journée, comme l'amère de Lille avait pris soin d'apporter de nouveau son soutien à l'ex-candidate à la présidentielle, le Premier ministre Ayrault, autrement appelé "la Voix de son Maître", demanda fermement au rival dissident socialiste, mais désigné par le vote démocratique des militants, Olivier Falorni, de se désister en faveur de la pistonnée de la direction parisienne. 
Les pressions exercées par la troupe des éléphants parisiens sur cet ex-socialiste exclu du PS sont restées sans effet, puisqu'il n'est plus  sensible aux oukases du patronat socialiste.

Ce terrain étant contourné, ils ont pointé le risque FN, dénonçant en choeur la règle "ni Front national, ni Front républicain" fixée par l'UMP. "C'est une équivalence coupable à laquelle les dirigeants de l'UMP se sont livrés", a jugé la Chtite Aubry. Mais avec ce "ni-ni", l'UMP "ne récoltera dimanche prochain que le 'et, et': et la défaite et le déshonneur", a estimé le premier secrétaire du PS. 
Elle a ainsi évoqué des "petits arrangements de désistements réciproques" entre le FN et l'UMP, tout en passant sous silence le ralliement du suppléant de Catherine Arkilovitch (PS) au candidat de l'UMP à Carpentras.

A noter en outre que la gauche plurielle connaît des ratés. 
Ainsi, en Seine-Saint-Denis, le député sortant communiste Patrick Braouezec (31,17% au 1er tour) se maintient-il au second avec le soutien du camarade Asensi, face au candidat PS, Mathieu Hanotin (36,51%) qui fait  se fissurer le
"front républicain". 
La candidate socialiste s'est en revanche désistée face à Marie-George Buffet, mais celle-ci n'est autre que l'ancienne n°1 du PCF et la socialiste sacrifiée est Najia Amzal, la beurette de service placée là pour faire illusion dans la communauté.

La paire Ayr-Aubry s'est concentrée sur la mobilisation des électeurs de gauche 

Pour réunir tous les pouvoirs dimanche prochain, Herr Ayrault a lui aussi appelé à la mobilisation: il revendique "une majorité large, cohérente et solidaire" pour François Hollande et lui permettre de "tenir ses engagements". 
Une majorité relative ne le satisferait pas. "Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix. Il faut mobiliser, mobiliser, mobiliser pour convaincre jusqu'à la dernière heure", a-t-il martelé. 
Il s'en est pris, lui aussi, à l'attitude de l'UMP traitant ses responsables de "Tartuffe et d'hypocrites" engagés dans "des positions de plus en plus extrémistes" "L'UMP court derrière" le FN"sans savoir qu'elle se précipite dans la gueule du loup", a-t-il craint pour elle !
 
L'alliance du PS et de l'extrême gauche communiste est pourtant l'équivalent des   "petits arrangements  qu'Herr Ayrault et Aubry stigmatisent à droite.
Mais le PS craint en vérité d'être "précipite dans la gueule du loup" des totalitaires communistes et des altermondialistes ingérables d'EE-LV, par le scrutin du 17 juin, car si le PS totalise 46,77% des voix, c'est en additiionnant celles du PCF et des écolos radicaux contre 34,07% à l'UMP et 13,6% au FN. 
Le FN fait donc particulièrement peur au PS qui n'est pas assuré d'obtenir à lui tout seul la majorité absolue à l'Assemblée.
La Ch'tite Aubry a aussi dit sa volonté de rejeter la pensée d'une nouvelle expérience - dont elle était pourtant - de la "gauche plurielle" voulue par Lionel Jospin, qui, au passage, aura donc reçu sa volée de bois vert 

A l'affaire du tweet de la Première concubine de France, le PS compte faire  porter la responsabilité de cet échec annoncé.

L'exécutif s'est jeté dans la mêlée malgré ses promesses
La twitteuse a en effet suscité un tel émoi en apportant son soutien au paria Olivier Falorni, alors que l'exemplaire François Hollande avait apporté son soutien à sa rivale, son ex-concubine et mère de ses quatre enfants, que le
Premier ministre a tenté à son tour de conjurer la future dégelée Royal. Il a d'abord affirmé la soutenir "à fond", puis il s'est à nouveau "sali" en haussant le ton mercredi dans une nouvelle déclaration à la place du Président Hollande retourné à son mutisme.
Le Premier ministre a en effet explicitement demandé à O. Falorni de se désister. 
Alors que l'Elysée tente de faire oublier son interventionnisme, Ayrault s'efforce de mettre la seconde concubine au pas, en lieu et place de la "gauche molle".  Il a fermement conseillé à l'hôtesse de l'Elysée de conserver "un rôle discret". 

Plusieurs responsables PS ont aussi critiqué mercredi la "faute" de Valérie Trierweiler, tandis que la droite brocardait cette nouvelle affaire de femme, un équivalent de l'hypermédiatisée affaire du Fouquet's en 2007 comme un "vaudeville" au sommet de l'Etat, rappelant irrésistiblement  l'affaire un équivalent de l'hypermédiatisée affaire du Fouquet's en 2007 du Fouquet's en 2007

Mardi, à La Rochelle, Martine Aubry venue soutenir son ex-rivale du congrès de Reims en compagnie de sa complice d'EE-LV, Cécile Duflot, a prétendu que l'entente entre les socialistes et leurs partenaires était bonne. Aussi bonne entre Ayrault et Aubry qu'entre Mélenchon et Hollande...
Il reste très peu de cas de dissidences à gauche pour le deuxième tour. 
C'est dire que si la Ch'tite Brochen-Aubry n'a pas su empêcher le duel fratricide et historique entre deux socialistes à La Rochelle, l'un élu par la base et l'autre nommée par la direction du parti, elle s'est copieusement salie au contact de l'extrême gauche et que leurs  "petits arrangements ont permis que  "sur 46 candidats investis par le PS ou ses partenaires, et confrontés à des dissidents au premier tour, 33 se sont qualifiés pour le second tour". 

Un "front républicain" d'orage s'est rassemblé sur Carpentras dans la 3e circonscription du Vaucluse, où la socialiste Catherine Arkilovitch a décidé de se maintenir dans une triangulaire face à la candidate FN Marion Maréchal-Le Pen.