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mercredi 28 juin 2017

PMA : l'Eglise demande à Macron "de ne pas réveiller les passions"

Les croyants mettent en garde le président

Le Comité consultatif national d'éthique est favorable à l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux ...femmes célibataires 

24 heures après l'expression de son avis consultatif, le mardi 27 juin, les consciences de tout bord s'émeuvent. 

Ainsi les Catholiques. 
Chargé par l'épiscopat des questions d'éthique, Mgr Pierre d'Ornellas estime, dans une tribune au Monde, qu' "il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions".

Mais aussi les musulmans.
Dans la religion musulmane, "seuls les couples mariés peuvent bénéficier d’une aide médicale à la procréation". Aucune "tierce personne" ne peut interférer dans la vie sexuelle du couple ou faire le don d’un ovule, de spermatozoïdes ou d’embryon : le recours aux mères porteuses est donc également proscrit.

Dans le cadre d’une insémination artificielle, seul le sperme du conjoint peut être utilisé car "le Coran ne reconnait que la filiation biologique, très protégée", affirme Tarik Abou Nour.

La fécondation in vitro (FIV), elle, est tolérée par cette charte, à condition qu’elle ne représente aucun danger pour la mère et qu’elle ne s’effectue uniquement qu’avec les ovocytes de la femme mariée et les spermatozoïdes de son conjoint.

Le président du CCNE

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C'est Marisol Touraine qui a semé la petite graine en train de germer: elle est responsable de la nomination d'un professeur d'immunologie à la tête de ce comité consultatif, en novembre 2016, Jean-François Delfraissy, 69 ans. 
Or, le 15 juin 2017, sans tarder, le Pr. Delfraissy annonça son intention de porter le débat sur l'aide médicale à la procréation (AMP) pour des couples de femmes. son avis vient d'être publié par le CCNE le 27 juin pour affranchir le président Emmanuel Macron de la responsabilité du vote d'une loi en faveur de l'homoparentalité par l'Assemblée nationale.

Jean-François Delfraissy n’a pas un parcours d’éthicien.
Façonné par la lutte contre le sida, il appartient à la catégorie des praticiens qui ont le souci de préserver la place nouvelle prise par les patients. A l'école, les "apprenants" ont ainsi été placés au centre du système éducatif. C'est dans l'air du temps. Simplement, les malades, pardon, les patients, au même titre que les scolaires, sont-ils les "sachants" ? Le professeur en médecine est également partisan d’une coopération réelle entre les pays du Nord et du sud. Sa réflexion est marquée par la pensée dominante. 
Longtemps chef de service au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), cet immunologiste est un grand mandarin qui joue collectif. C'est dans son tempérament: c'est un timide détestant les conflits. En même temps, "il sait être éminemment politique," confie le professeur Pierre-Marie Girard, ami proche.

Jean-François Delfraissy est croyant. Ne s’en cache pas. "Je ne l’ai jamais vu imposer ses idées ou sa morale, insiste un autre de ses proches. Et puis les années sida lui ont appris à s’ouvrir à tout."

Un timide façonné par son époque
Ces dernières années, le professeur vieillissant a paru comme sur la réserve, presque en retrait. Sur les grandes questions clivant la société, comme celle de la fin de vie ou des fécondations artificielles, ses derniers avis ont pu décevoir. Delfraissy semble être sous influence de son entourage. 
La libre pensée est en marche et les laïcs en chemin.

mardi 13 juin 2017

Macron aura l'Assemblée la plus mal élue de son Histoire

Plus une majorité est massive, moins elle est saine, quand elle est historiquement mal élue. 

La vague La République en marche de ce dimanche 11 juin plonge certains dans l'extase, mais quand la presse évoque un raz-de-marée, elle suggère un tsunami, avec son cortège de victimes et de dégâts.

Un casque pour tous les Français
Les électeurs sont donc mis en garde. Ils seront plus conscients des conséquences de leur vote s'ils sont en possession des éléments qui précisent le risque encouru en se laissant gagner par l'euphorie de la presse mercantile et versatile qui place aujourd'hui ses espoirs dans le banquier-président, après avoir pointé les riches à la suite du candidat Hollande qui appela à l'Elysée un salarié de la banque Rothschild, dès son arrivée en 2012. L'instinct grégaire a conduit les électeurs du premier tour à suivre le mouvement impulsé par les hommes d'affaires propriétaires de plusieurs organes de presse concentrés entre leurs mains. Cet effet de masse est qualifié de "vague Macron", de raz-de-marée, de tsunami. 

Plus de la moitié du corps électoral a toutefois refusé de se déplacer aux urnes en moutons de Panurge ce qui suggère leur lucidité et une forme de respect pour leur résistance à la manipulation de l'opinion. Mais le choix du refus est-il le meilleur ?

L'abstention est un refus de participation, mais
elle conduit à la formation  d'une minorité qui s'impose à la majorité. Une majorité de façade est un leurre dont profitent les puissants et engendre le malheur des faibles et des rebelles négatifs. Voter, c'est faire vivre la démocratie comme barrage aux technocrates et aux plutocrates. Or, les voici qui s'installent aux commandes, quand ils ne l'étaient déjà.

Le second tour est l'occasion unique pendant cinq ans de mettre un terme au mélange des genres qui s'insinue. La société civile est présentée comme un antidote au désenchantement produit par l'arrivée de Hollande aux responsabilités. Ses acolytes et lui ont en effet saccagé le paysage politique, à l'instar de l'Education nationale mise à mal par Najat Vallaud-Belkcem, et les entrepreneurs qui prennent le pays pour une start-up font figures d'innovateurs, comme si le numérique et la comm' étaient les réponses au mal-être hexagonal. Un pari sur l'avenir, voilà ce qu'ils proposent. 
Car, tels qu'ils nous sont vendus, les redresseurs du pays ont pour première qualité d'être plus jeunes. Or, la jeunesse est un critère éphémère et discutable. La fraîcheur contre la connaissance et l'inexpérience contre la compétence nous promettent, aléatoire et indéterminé, un temps d'apprentissage des recrues de Macron qui risque de peser sur la reprise économique en France, pays à la traîne en Europe. Avons-nous besoin de ce handicap supplémentaire ?

La vague pro-Macron masque une fragile légitimité électorale du président

Jamais si peu de Français n'ont voté pour des candidats d'une majorité présidentielle au premier tour des élections législatives. Ce sera certainement le cas à l’Assemblée nationale dimanche prochain, à l’issue du second tour de ces élections législatives qui devraient donner une confortable majorité au président de la République. Mais la réalité est moins souriante qu'il y paraît si on se donne la peine de regarder de près ce qui s’est passé dans les têtes, ce dimanche 11 juin. 

32% de suffrages exprimés : un score historiquement faible 
Quelque 32,32% des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour un candidat de La République en marche (LREM) ou du MoDem. Les macroniens devancent ainsi leurs adversaires mais ce score est illusoire pour une majorité présidentielle, mais surtout annonciateur de lendemains qui déchantent. 
Aux législatives de 2012, après l’élection de François Hollande, le PS et ses alliés avaient ainsi raflé près de 40% des voix au premier tour. Et jamais sous la Ve République un chef de l’Etat n’avait obtenu un résultat aussi faible aux législatives qui ont accompagné son élection. 

7 millions de voix : un score historiquement faible 
En valeur absolue aussi, le résultat de dimanche devrait inciter le camp Macron à la modestie. Depuis 2002, le parti du président de la République nouvellement élu et ses alliés avaient toujours franchi le seuil des 10 millions de voix au premier tour des législatives. C’est loin d’être le cas d’Emmanuel Macron : ses candidats et ceux du MoDem ne recueillent que 7,3 millions de suffrages... 

15% des inscrits ont fait confiance aux 'hommes' de Macron: un score… historiquement faible 
La leçon la plus alarmante de ce premier tour est évidemment l’abstention massive : 51,34% des électeurs ne sont pas allés voter, un record pour des législatives sous la Ve République. Rien à voir avec les chiffres des sondages ! 
Les Français ont accordé une légitimité incertaine à LREM, si on prend en compte l'ensemble du corps électoral. Seuls 15% des électeurs inscrits ont voté pour un candidat macronien au premier tour. Par comparaison en 2012, les partis soutenant François Hollande pouvaient tout de même se prévaloir d’un score de 22% des inscrits et, en 2007, les pro-Sarkozy étaient parvenus à rassembler 27% du corps électoral. Le raz-de-marée pro-Macron sera-t-il suivi de répliques désastreuses ? 

A Montreuil, la loi travail était tombé sur la tête de Macron : 

La poudre de perlimpinpin du "renouvellement" 


Ce gadget est une supercherie et le président Macron a d'ores et déjà pointé une oreille, voire les deux. Dès le départ, le gouvernement Macron a un problème avec la liberté de la presse et montre aussi des faiblesses avec l'éthique.

Ainsi la nouveau pouvoir a-t-il commencé par écarter la presse qui l'a fait. 
Bien que trentenaire pour quelques mois encore, Macron a sacrifié à cette vieille tendance du pouvoir à museler les journalistes. On pense ainsi à l'organisation du voyage au Mali du président de la République, quand, dans la semaine qui suivit l'élection de Macron, l'Elysée sélectionna les journalistes chargés de couvrir ce déplacement en France-Afrique. Pas question d’"imposer" des choix aux rédactions, rassura le pouvoir pyramidal, tandis que, dans le même temps deux ministres, Bayrou et Pénicaud (venue de la société civile, Dassault, Danone ou Orange!) envoyaient des signaux préoccupants sur la conception de l’indépendance des media et leur nouvelles limites. Le "renouvellement" est-il vraiment en marche...

Le compère François Bayrou a emboîté le pas à Macron, se comportant comme au bon vieux temps de l'ORTF. En effet, le garde des Sceaux n'a pas hésité à exercer des pressions sur Radio France pour faire taire d'un coup de fil les journalistes qui faisaient filtrer des informations sur les agissements du parti dont il est le patron, le MoDem, au Parlement européen, exploité comme pompe à fric par une dizaine de ses élus, dont les actuelles ministres du gouvernement Philippe, les dames Sylvie Goulard (52 ans), Nathalie Griesbeck (61 ans) et Marielle de Sarnez (66 ans), trois glorieux exemples de parité et de renouvellement des moeurs politiques par les femmes. La féministe Pénicaud est d'ailleurs cofondatrice de l’événement EVE pour le développement du leadership des femmes (2010-2014)...
Après le coup de téléphone du Garde des Sceaux à France Inter et la plainte déposée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à la suite d'un article de du journal Libération, une vingtaine de sociétés de journalistes et de rédactions dénoncent des pressions.


L'affaire Richard Ferrand est-elle emblématique d'un pouvoir corrompu à coeur ?
La jeune équipe est imprégné des pratiques anciennes. 
Ferrand, premier compagnon
de route de Macron
Le nouveau ministre de la Cohésion des territoires et met en péril la cohésion de l'exécutif. Des révélations autour de Richard Ferrand, député socialiste du Finistère depuis 2012, jettent en effet l'opprobre sur le gouvernement Philippe, lequel "assume", comme on dit aujourd'hui à propos de tout, sans pour autant apporter l'ombre du commencement d'un début de preuve d'innocence à une quelconque mise en cause.
En qualité de directeur-général de Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a aménagé l'achat (Macron le chargera de l'aménagement des Territoires: utilisation des compétences!...) et signé en son nom propre - abusant de la confiance de ses collègues mutualistes - le compromis de vente de locaux par sa compagne Sandrine Doucen, pour qu’elle les loue aux Mutuelles et touche un loyer sur un bien acquis avec des fonds mutualistes, avant la constitution de sa SCI.
Après cette affaire immobilière, Le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, rapporta que le chouchou du président est en outre soupçonné d’emploi fictif concernant Emile Ferrand, son fils, que le député breton aurait rémunéré comme assistant parlementaire en 2014, aux frais du contribuable. Bien que pris dans le flou de ces affaires d'enrichissement personnel ou d'emplois fictifs, les Modernes se disent pourtant attachés au renouvellement de la transparence de la vie politique, mais peuvent-ils faire mieux que les Anciens avec des responsables corrompus (et des candidats à la députation dont on ne sait rien de la moralité), comme peut l'être par ailleurs la dizaine d'eurodéputés du MoDem - alliés de En marche!, mouvement présidentiel - vivant sur la bête de Strasbourg ?

Or, à son arrivée à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand n'avait pas abandonné la poule aux oeufs d'or mutualiste. Il a certes démissionné de sa fonction de directeur général de Mutuelles de Bretagne, mais a conservé un poste de "chargé de mission", rémunéré 1.250 euros par mois. Mieux, la première loi que R. Ferrand a proposée avec sept autres députés socialistes (Christian Paul, gauche du PS, battu au premier tour de la législative 2017, Fanélie Carrey-Conte (UNEF et LMDE -mutuelle étudiante-, proche de Benoît Hamon et opposante farouche à Manuel Valls), Laurence Dumont (soutien Benoît Hamon, s'est désistée en faveur d'Elisabeth Guigou, battue à la législative 2017), Hervé Féron (battu au premier tour de la législative 2017, Chantal Guittet (universitaire du ...Finistère), Denys Robiliard (avocat et militant d'Amnesty International ) et ...Bruno Le Roux, chef de file des députés PS à l'Assemblée, puis ministre de ...l'Intérieur de Cazeneuve, contraint à la démission du gouvernement à la suite de révélations sur la signature de 24 contrats d'emplois fictifs de collaboratrices parlementaires à ses filles, dès l'âge de ...15 ans) – concerne… les mutuelles, en leur permettant de mettre en place des réseaux de soins "fermés", plus avantageux pour leurs adhérents – et incitant les clients potentiels à rejoindre les mutuelles et leurs réseaux, développant ainsi le système mutualiste et les ressources de la mutualité.

Le député bien-aimé de Macron assure avoir "toujours tenu à conserver une activité professionnelle quels qu’aient été [ses] mandats" et se défend de tout mélange des genres. Matignon défend "l'honnêteté" de Richard Ferrand: il n'y a pas d'" affaire Ferrand", soutient le premier ministre.
La HATVP décrit pourtant un conflit d’intérêts comme "toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction". Ferrand n'est toujours pas mis en examen et peut donc défier la presse et l'opinion.

VOIR et ENTENDRE Richard Ferrand administrer une leçon d'éthique aux journalistes:

lundi 29 mai 2017

Législatives: la 'République en marche' a investi un candidat inéligible

Moralisation : un candidat LREM investi malgré une peine d'inéligibilité

Le meilleur choix de 'La République en marche' moralisatrice...

Pierre Cabaré, investi dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne, a été condamné en 2003 à un an d'inéligibilité
, révèle ce dimanche La Dépêche du Midi.
Pierre Cabaré
C’est une entorse aux règles d'investiture. En cause, la gestion de son compte de campagne lorsqu’il était candidat DVD aux élections législatives de 2002 en Haute-Garonne.
Contrairement à la loi, Pierre Cabaré n'avait ni mandataire financier, ni compte bancaire spécifique pour la prise en charge de ses frais de campagne, si bien que ses comptes de campagne avaient été rejetés et que le Conseil constitutionnel l’avait sanctionné d’une peine d’inéligibilité.

Pierre Cabaré avait dissimulé cette condamnation, assure la commission d’investiture d’En Marche! qui avait imposé de "ne pas avoir été condamné à une peine d’inéligibilité" pour être candidat. Une bavure gênante pour Le République en marche, qui souhaite incarner une classe politique irréprochable.

"Il y a inéligibilité et inéligibilité", répond le candidat

Contacté par La Dépêche, Pierre Cabaré s’étonne que ce qu’il qualifie "d’histoire sans intérêt" remonte à la surface quatorze ans après.
"Il y a inéligibilité et inéligibilité, considère le candidat. A l’époque, j’ai péché par inexpérience. C’est vrai, je n’avais pas ouvert de compte de campagne, mais mes seules dépenses se résumaient à trois pots de colle que j’avais achetés environ 100 euros sur mes propres deniers et qui ne m'ont jamais été remboursés." Le Conseil constitutionnel ne comprend rien à rien...

VOIR et ENTENDRE 
l'invraisemblable tirade de l'arrogant Benjamin Griveaux, porte-parole su mouvement présidentiel, réagir avec hargne. Lorsque Richard Ferrand est pris le doigt dans le pot de confiture, il s'en prend à Bernard Accoyer (LR) et en appelle à "la liberté de conscience de nos parlementaires" : 

Benjamin Griveaux réplique en évitant le fond et les faits reprochés à Ferrand:
"Richard Ferrand a participé au débat (...), sur un sujet qu’il connaît bien. Je vais poser une question à monsieur Accoyer, qui est médecin: est ce qu’il a participé aux débats sur tous les projets de loi de financement de la sécurité sociale? Évidemment oui (…). Mais enfin, grand diable, si on veut des élus compétents, qui aient des domaines d’expertise, un passé professionnel qui ne soit pas qu’un passé politique, il est heureux d’avoir des gens qui ont exercé des fonctions et qui évidemment vont exprimer des votes sur des sujets qu’ils connaissent sans doute mieux que d’autres. Je fais confiance à la liberté de conscience de nos parlementaires." Confiance mal placée...
Et de conclure en polémiquant, puisque 'En marche!' n'a rien changé des procédés politiciens, en arrivant sur le marché: "Cette mise en cause est scandaleuse. Ça en dit long sur le désarroi des Républicains. Quand leur secrétaire général est réduit à cela, c’est sans doute qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer sur le fond."
Désarroi de Griveaux et de son mouvement à peine éclos, aussitôt pourri de l'intérieur ? Le porte-parole du président Macron est aux abois: il en est réduit à citer Bruno Le Roux, contraint à la démission de son ministère à Bercy pour avoir employé ses filles à l'Assemblée aux frais du contribuable...

Pierre Cabaré reconnaît n’avoir rien dit à la commission d’investiture d’En Marche. "Si j’avais pensé que c’était important, je l’aurais signalé," assure-t-il. Bien que la commission d’investiture confirme que "quelqu’un qui a déjà été sanctionné d’une peine d’inéligibilité ne peut être candidat de la République en marche"Pierre Cabaré se dit "déterminé à aller jusqu'au bout". Sa liberté de conscience l'y encourage...

C’est un embarrassant sparadrap qui colle au mouvement du président, sur la 1re circonscription, la Haute-Garonne et l'hexagone.
Ce prothésiste dentaire de 59 ans est  passé par tous les partis politiques (France Ecologie, UDI, Cap21), sans que En marche! s'interroge sur ses convictions et sa probité. Combien d'autres comme ça à venir ?

 

Affaire Ferrand : Cambadélis dénonce un "enrichissement personnel"

Le PS ne partage pas la vision de la paire Macron-Ferrand sur la moralisation de la vie publique

"Il y a évidemment un aspect d'enrichissement personnel, via une mutuelle qui organise normalement la solidarité"

Image associée
Homme intègre-type de la Macronie
Suite aux révélations du Canard enchaîné sur le montage financier d'une affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires dans le gouvernement Philippe, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé vendredi au micro de BFMTV l'atteinte morale que constitue l'"aspect d''enrichissement personnel" de cette opération  de Richard Ferrand.

Résultat de recherche d'images pour "dessin Ferrand richard"Selon Le Canard enchaîné, Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur général, a souhaité en 2011 créer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins et, parmi trois offres, a choisi celle d'une société immobilière appartenant précisément à la compagne du ministre.
Ferrand se défend en affirmant qu'il n'était plus en lien avec Mutuelles de Bretagne. Or, il n'avait pas rompu avec la  mutuelle: le député était resté en rapport avec le conseil d'administration, en qualité de ...chargé de mission. 

Jean-Christophe Cambadélis a également pointé "la possibilité d'engager son fils" comme assistant parlementaire

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Un autre volet des révélations de l'hebdomadaire satirique évoque en effet l'embauche du fils de Richard Ferrand (ci-contre) entre janvier et mai 2014 comme collaborateur parlementaire de son père. Le député socialiste lui aurait versé 8.704 euros brut sur l'ensemble de la période.
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Ce qui serait une somme anodine, selon Benjamin Griveaux. Pourtant, Richard Ferrand a déclaré mercredi que "si c'était à refaire", il "ne le referai(t) pas", déplorant qu'"aujourd'hui (...) il y a un rejet total de l'idée qu'un parlementaire puisse embaucher l'un de ses proches".

En février dernier, Ferrand était encore intransigeant, mais avec les autres...
"Ce qui est à la fois licite mais moralement répréhensible", a jugé Cambadélis, également sur BFMTV

Cambadélis prédit la démission du ministre de Macron
Jean-Christophe Cambadélis a pronostiqué une possible "démission" du ministre de la Cohésion des territoires : 
"Acte 1 : un journal satirique ou autre révèle une affaire. 
Acte 2 : l'homme politique dit 'Il n'y a rien à voir, circulez'. 
Acte 3 : il y a l'explication la semaine suivante de cette affaire. 
Acte 4 : il démissionne." 

Richard Ferrand a encore exclu jeudi de démissionner
et se dit "coupable de rien, ni sur le plan légal, ni sur le plan moral". Sous Mitterrand, le premier ministre Edith Cresson aussi était "responsable, mais pas coupable"; le renouvellement n'a rien changé.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a craint que "cette affaire" devienne "l'affaire principale de cette élection". 
"Pendant la présidentielle, tout a tourné autour de M. Fillon. Là, tout va tourner autour de M. Ferrand", a conclu Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS.

samedi 27 mai 2017

Affaire Ferrand: la Justice assume son décalage avec la morale et l'opinion

Le Parquet selon Bayrou fait bloc derrière le ministre préféré de Macron

Le Parquet national financier (PNF) se déclare incompétent "à ce stade" pour ouvrir une enquête

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Le PNF ne compte pas se saisir de l'affaire immobilière impliquant le ministre Richard Ferrand", car les infractions révélées dans la presse ne rentreraient pas dans le champ de compétences du PNF, selon les juges financiers dépendants de François Bayrou, ministre de la Justice, mercredi de source proche du dossier.
Des infractions qui ne rentrent pas dans les compétences du PNF: le Parquet de la République se satisfait d'une simple lecture du journal satirique.  "A la lecture du Canard enchaîné et au vu de l'article 705 du code de procédure pénale" qui énumère les infractions qu'il couvre, "les faits évoqués à ce stade n'entrent pas dans le champ de compétence du PNF", a affirmé cette source. 
La morale politique exigeant des explications approfondies, le parti Les Républicains avait auparavant annoncé son intention de saisir le PNF pour qu'il ouvre une enquête sur les "agissements" présumés du ministre de la Cohésion des territoires. Cette saisine se ferait au moyen de l'article 40 du code de procédure pénale qui oblige les autorités publiques à dénoncer des délits éventuels dont ils auraient connaissance.

Au ministère de la Justice, Bayrou fait circuler la patate chaude.
Seul le Parquet de Brest serait pour l'heure compétent pour se saisir du dossier. Mercredi soir, Les Républicains ont d'ailleurs également annoncé  qu'ils comptaient saisir le procureur de la République de Brest, compte tenu de faits présumés "d'une gravité certaine" et qui "pourraient revêtir plusieurs qualifications pénales", a indiqué le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, dans un communiqué.

Selon le Canard enchaîné de mercredi, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, était le directeur-général au moment du montage financier irrégulier et jusqu'en 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros et au nom d'une SCI qui n'était pas encore constituée au moment de l'attribution du marché par le conseil d'administration des Mutuelles dirigées par le compagnon de la bénéficiaire.

Le Parquet de Brest s'aligne sur Paris et n'ouvrira pas d'enquête sur Ferrand

Les révélations du Canard enchaîné ne changent rien. Elles jettent pourtant sur la place publique un montage financier de Richard Ferrand au profit de sa compagne et l'emploi d'assistant parlementaire dont a bénéficié son fils. Mais elles  ne permettent pas d'ouvrir une enquête, selon le procureur de la République de Brest, vendredi. 
"Il apparaît qu'en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire", annonce le procureur, Eric Mathias, dans un communiqué.

Le procureur de Brest confirme avoir reçu un signalement de la part de l'avocat du parti Les Républicains.
Vendredi, le député Les Républicains et ancien magistrat George Fenech a annoncé  avoir saisi l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution, organe de supervision des banques et des assurances, pour "forte suspicion" sur "les conditions d'occupation, de fixation des loyers et des montants des travaux".

Maître du PNF et du Parquet de Brest, le ministre de la Justice ne s'est encore pas exprimé sur le débat politique ouvert.

samedi 1 avril 2017

Débat de philosophes : programme et expérience vs. éthique

L'Heure des Pros du 30/03/2017, débat animé par Pascal Praud sur CNews

Un échange paisible et utile plaçant morale et action politiques dans la perspective présidentielle

"Un candidat doit-il être irréprochable moralement", tel est le thème de la discussion: 

dimanche 19 juillet 2015

Prix de la viande: Hollande sacrifie le pouvoir d'achat des Français

Les "sans dents" s'en privent; les consommateurs doivent payer leur viande plus cher ! 

Le président socialiste dresse les agriculteurs contre les grandes surfaces

"Nuit de l'élevage en détresse", opération escargot des agriculteurs bretons 
qui lancent une opération N12, entre Lamballe et Saint-Brieuc 
(Côtes-d'Armor, PS de 1949 à 2015, jeudi 2 juillet 2015)
Le président de la République dégage sa responsabilité sur la grande distribution pour qu'elle augmente la rémunération des éleveurs et sur les consommateurs pour qu'ils achètent de la viande française, afin de sortir l'élevage de la crise qui ronge le milieu agricole, alors que la sécheresse menace les exploitations jusque sur les zones humides, comme à Sivens, où les écologistes radicaux ont entravé la création d'un barrage et d'une réserve d'eau à destination des exploitations agricoles du Tarn

En visite en Lozère samedi 18 juillet, pour suivre la 14e étape du Tour de France, le président socialiste a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, de réduire leurs marges pour soutenir les éleveurs en détresse.
"Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu'elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix", a lâché le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d'une table-ronde autour du ministre de l'Agriculture. "Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer", a-t-il insisté, en l'absence de Stéphane Le Fol, le ministre intermittent de l'Agriculture et alors que les  traitements des fonctionnaires et les pensions de retraites sont bloqués depuis mai 2013.
VOIR et ENTENDRE le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, énoncer les raisons du désespoir des agriculteurs:

Il faut que les consommateurs fasse un effort

Sur la ligne d'arrivée de l'étape du Tour de France, le président a incité "les consommateurs à faire aussi un effort" face à la gravité de la crise et "à manger autant qu'il est possible les produits de l'élevage français". Quitte à payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon. Les musulmans sont dispensés d'effort national !...

Le patron du groupe Système U assure qu'il n'y a "rien de neuf". En début de soirée, le socialiste Serge Papin a assuré que "les enseignes sont unanimes pour payer les prix" convenus lors de la table-ronde.
Mais sur France Info, il a surtout appelé à "un plan de sauvegarde de l'agriculture française" face aux distorsions de concurrence avec les voisins allemands, qu'il accuse de pratiquer du "dumping social"dans les ateliers d'abattage et de transformation.
Ça ne coûte rien à l'Etat: c'est le consommateur qui paye
Ainsi l'éthique de la solidarité socialiste est-elle conditionnée par le patriotisme des consommateurs, lesquels sont déjà des vaches à lait: travailleurs au pouvoir d'achat bloqué, donc réduit, "riches" pressurés d'impôts, familles aux allocations familiales abaissées et tous, des automobilistes traqués.

Retraités et fonctionnaires, familles matraquées et nouveaux demandeurs d'emploi, seniors et jeunes, faites plaisir à Pépère, avec le sourire. Lui, indifférent à tout, garde le moral: à des adolescents, futurs chômeurs qui devront en outre payer la facture de l'endettement socialiste, il a lancé: "Il n'y a pas de pôle emploi des présidents."