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samedi 23 novembre 2019

Quand des pompiers refusèrent d'assurer la sécurité de Macron

Ils n'assurèrent pas la sécurité incendie de l'avion de Macron à Mayotte


Il y a un mois, le 21 octobre, les sapeurs-pompiers de l'île se déclarèrent "solidaires" de leurs collègues de Métropole, qui ont notamment essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre dernier.

L'avion transportant Macron était attendu le mardi 22 octobre à l'aéroport de Mayotte. Mais son atterrissage dut se faire sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île, un département et une région français. Ils ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusaient d'assurer la sécurité incendie du jet du président.

Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV

— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019

Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre avaient usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers avaient éclaté et fait trois blessés.

Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précisa que "la sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs", et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. Les sapeurs-pompiers ajoutèrent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte pouvaient se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République avait eu à faire face à d'autres mécontentements de la population mahoraise durant son voyage officiel sur l'île, où les habitants réclament des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

jeudi 3 octobre 2019

Les policiers descendent dans la rue pour une "marche de la colère" inédite

Des milliers de policiers ont participé à une "marche de la colère" contre l'institution, la hausse des suicides et la réforme des retraites.

A l'appel d'une large intersyndicale inédite en vingt ans


La démonstration de force des syndicats a réuni 27.000 policiers, selon les organisateurs, soit près de 18% des quelque 150.000 fonctionnaires que compte la Police nationale. Un taux équivalent à celui des grévistes habituels du SNU-ipp dans les écoles. Parti de Bastille aux alentours de 13h30, le cortège a rejoint la place de République aux sons des pétards et des sirènes entrecoupés de chants de la "Marseillaise".  

"La manifestation est un succès et un signal fort de la profession. C'est un avertissement sévère au gouvernement et à la présidence. On attend maintenant des réponses et des actes concrets", a déclaré le secrétaire général d'Alliance, Fabien Vanhemelryck, qui marchait en tête du cortège aux côtés de ses homologues des autres organisations, une image d'unité rare dans un univers syndical marqué par les rivalités, mais aussi bridé par le devoir de réserve. 

"Il faut redonner du sens au métier de policier." Les instituteurs de l'école maternelle Méhul de Pantin ne disent pas autre chose, après le suicide de leur directrice, sur son lieu de travail, samedi 28. "52 suicides [de policiers] depuis le début de l'année; c'est dramatique et ça montre tout le malaise dans la profession. Il y en marre de la stigmatisation des policiers", a dit Philippe Capon, secrétaire général d'UNSA police.

De mémoire de syndicalistes policiers, on n'avait pas vu un tel appel unitaire, gardiens de la paix, officiers et commissaires, depuis 2001. 
A l'époque, la mobilisation avait été provoquée par le meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste.
Cette fois, pas d'élément déclencheur spécifique circonstanciel, mais une usure opérationnelle liée aux ordres de répliques systématiquement disproportionnées au mouvement social des Gilets jaunes, où des violences policières ont été dénoncées, et un bond des suicides dans la police nationale.
"Nous sommes venus ici pour nous battre pour nos conditions de travail, et surtout pour rendre hommage à nos collègues qui ont mis fin à leurs jours", déclare Damien, 24 ans, policier à la Brigade des réseaux transiliens, à Paris.
"Nous sommes là car c'est un ras-le bol", explique Yves, 54 ans, policier à Montpellier. "On remet en cause la réforme des retraites, les politiques, les media, le traitement des affaires. Pour nous il n'y a jamais de présomption d'innocence".

Quelques Gilets jaunes, dont Eric Drouet, étaient venus faire "acte de présence" non loin de la place de la Bastille, très encadrés par des gendarmes mobiles pour éviter tout incident avec les manifestants. "On est venu rappeler qu'il y a aussi eu des violences policières depuis dix mois", a déclaré cette figure du mouvement social né en novembre 2018. 

Cinq revendications principales mettent en cause plusieurs ministères

Ce sont la qualité de vie au travail (ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner), une véritable politique sociale pour les agents du ministère de l'Intérieur, une réponse pénale "réelle, efficace et dissuasive" (ministre de la Justice, Nicole Belloubet), la future loi d'orientation et de programmation (LOPSI, 2002) et la réforme des retraites (portée par le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn).

Les syndicats policiers craignent ainsi une remise en cause de leur avantageux système de bonifications. 
"On va construire cela tous ensemble. Il faut partager les contraintes, qu’il y ait une solidarité. Il y aura une grande négociation, un grand débat. Rien n’est décidé", a martelé le chef de l’Etat. Ce qui n'est pas de nature à rassurer les policiers. Seront-ils conviés aux débats voulus par le chef de l’Etat lors d'une série de déplacements pour recueillir les doléances et les questions des citoyens sur le futur projet de loi ?
Actuellement les policiers bénéficient d'une bonification spéciale dite "du cinquième" ou "quinquennale", qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités et, pour y être éligible, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans.

Les propos du ministre de l'Intérieur n'ont pas dissipé non plus les inquiétudes.


"Il y aura une modification de leur régime comme pour tous les Français, mais il y aura la prise en compte de la dangerosité de leur métier de policier", a affirmé Christophe Castaner mercredi sur France 2."Il faut faire la différence entre ceux qui sont dans un métier dangereux et l'ensemble des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur qui ne sont pas confrontés aux mêmes réalités", a aussi déclaré le ministre. "Ca ne nous rassure pas", a réagi Yves Lefèbvre, secrétaire général d'Unité-Force Ouvrière, premier syndicat de la Police nationale en France avec 40,38 % des voix. "Il faut qu'il joue cartes sur table. Il doit vouloir ce que nous voulons : la défense du régime particulier des policiers".
Or, face à cette nouvelle fronde, le ministère de l'Intérieur oppose les efforts budgétaires depuis l'arrivée du duo Castaner/Nuñez en octobre 2018.

"La police souffre d'un abandon budgétaire depuis de très longues années", a raconté le ministre fêtard, mercredi devant le Sénat, n'hésitant pas à relancer la polémique sur les 13.500 suppressions de postes sous le quinquennat Sarkozy, il y a plus de sept années, et bien que Macron soit au pouvoir depuis bientôt deux ans et demi. 

Ces accusations de suppressions remontent à Bernard Cazeneuve qui, en tant que ministre socialiste de l’Intérieur, assurait fin juin 2016, puis fin septembre et de nouveau le 12 octobre que l’ancien chef de l’Etat était responsable d’une baisse de 13.000 postes dans les effectifs de police et de gendarmerie pendant son mandat. Sur Europe 1, interrogé sur un bilan de 10.000 postes supprimés (et non pas 13.000, détail de taille), le candidat à la primaire de la droite avait assuré qu’il s’agissait d’un "mensonge", considérant la période 2002-2012 et englobant son passage au ministère de l’Intérieur (quand les effectifs avaient bien augmenté de 7.000) et son mandat présidentiel, sans compter les 2.700 adjoints de sécurité créés dans la police.
Désolée pour la pub : Dailymotion, c'est Vivendi à 100%...
Mettant en avant la promesse des 10.000 créations chez les forces de l'ordre d'ici 2022, il a aussi souligné l'augmentation du budget de la Police depuis le début du quinquennat, d'un milliard d'euros, pour répondre à la crise sociale portée par les Gilets Jaunes.

Des discussions autour d'un Livre blanc sur la sécurité intérieure doivent être lancées mi-octobre, prélude à une loi d'orientation et de programmation prévue en 2020.

samedi 4 mai 2019

1er Mai: record d'exactions policières, sous couverture gouvernementale

Jet de pavé, gifles et matraque dans le pantalon: trois enquêtes de l’IGPN sur les abus de pouvoir policiers du 1er-Mai

L’" "incident" (sic nouvelobs) a eu lieu lors d’un face à face entre des policiers et des manifestants
Parti-pris politique du journal Le Figaro


Les investigations devront déterminer l’identité des policiers impliqués et les conditions de leurs gestes. Encore faudra-t-il qu'elles soient menées à leur terme et que des sanctions exemplaires soient prononcées, car les nombreuses précédentes enquêtes "diligentées" restent sans suite... Une fois saisie, l’inspection générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l'Intérieur, peut-elle incriminer son patron ?
bien que cette direction ait pour mission de "traquer et dénoncer" les dérives de la Police nationale, l'IGPN ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers, souligne Amnesty International. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure (ministère de l'Intérieur), qui ferait tout pour que les "bavures" policières soient couvertes, comme le sont les fautes de la presse qui, elle aussi, couvre solidairement ses journalistes coupables de désinformation et d'un usage abusif du "secret des sources".
"Qu’est-ce que t'as, toi ?" 
Image d\'une vidéo montrant un policier giflant un homme à Paris lors des manifestations du 1er-Mai 2019.

Les réseaux sociaux divulguent ce que la presse institutionnelle dissimule.

Bien que la presse dirigée par des partisans du président, aussi bien que par des hommes d'affaires, prétende expliquer aux "gens" plutôt que de restituer l'actualité dans toute sa vérité, l'information est de moins en moins filtrée : les journalistes sont en effet débordés par les internautes et les media indépendants.
C'est ainsi que sont diffusées les images que la presse subventionnée confisque: 
"L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête, vendredi 3 mai, raconte France-Info, pour la forme, à propos de la diffusion de cette vidéo montrant un membre des forces de l’ordre en train de gifler"violemment"  un manifestant (sic, ce que ne confirment pas les images qui montrent plutôt un geste à caractère d'humiliation), devant un commerce du boulevard du Montparnasse où son groupe est contraint de trouver refuge lors du défilé du 1er-Mai à Paris.

Ces images d'humiliation ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. 
"Capturées sur le boulevard Montparnasse, elles montrent le face-à-face de la police avec les manifestants en marge du rassemblement du 1er-Mai," écrit L'Obs, alors qu'il s'agit en fait d'une action d'isolement d'un groupe pacifique contraint de passer sous le rideau métallique du magasin. Alors qu’il repousse un autre manifestant, "avec virulence", selon Justine Chevalier pour BFMTV, le premier interpelle le policier : "Qu’est-ce que tu as, toi ?" lui rétorque le CRS irrespectueux, avant de lui "asséner" deux gifles. Les "gifles assénées" n'ont pas la violence indiquée: elles sont néanmoins mortifiantes.
gifle
Les images montrent, non pas une extraction de manifestants
hors d'un magasin, mais leur rétention à l'intérieur
Lors qu’une femme âgée tente de s’échapper de la nasse constituée par le magasin, les échanges se tendent et deviennent plus violents. 
L'auteur de la vidéo est alors chassé sans ménagements : "Vos collègues donnent des patates sur des manifestants, les gars", s’exclame-t-elle, septuagénaire indignée qui n'a pas non plus la sagesse recommandée par Macron à celle de Nice, bousculée par une charge de police et hospitalisée dans le coma. "Ce sont des casseurs; ils n’ont pas le droit d'être là", lance un policier, alors que le groupe semble constitué d’une quinzaine de manifestants, dont cette personne âgée.

Les inspecteurs de   l’IGPN saisis par le préfet de police de Paris Didier Lallement devront déterminer qui est le policier filmé et les conditions de son geste. Aucune plainte n’a encore été déposée.
Interrogé par BFMTV, l’avocat Maître Vincent Olivier rappelle que les policiers "doivent employer la violence si cela est nécessaire et de manière proportionnée". "Là, il n’y a aucune justification, son geste ne s’inscrit pas dans une démarche légitime de maintien de l’ordre." 
Selon l'avocat, la gifle donnée par le policier (mari violent, par ailleurs?) est caractéristique de violences volontaires avec une circonstance aggravante, le fait que ce soit une personne dépositaire de l'autorité publique. Un délit punit de cinq ans de prison. Le rôle de la presse d'investigation sera d'assurer le suivi de cette annonce d'une enquête...interne !

Un pavé jeté par un CRS

Sur la vidéo de l’agence Line Press, un CRS en train de jeter un pavé vers des manifestants.
Montage ? Avec les "infox" (fake news), ils ont bon dos
La "police des polices" a également été saisie vendredi, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un policier jetant un pavé vers une foule de manifestants. La scène se déroule mercredi lors d’échauffourées entre forces de l’ordre et militants de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire agissant en black bloc pendant le défilé parisien. 

La vidéo n'est encore pas filmée par un organe de presse subventionnée.
Elle montre en effet plusieurs CRS armés de boucliers et de lanceurs de balles de défense (LBD, autrement nommés "flash balls", condamnés par le Conseil de l'Europe - et non pas par le Parlement européen, comme indiqué par de grands professionnels prétentieux comme Libération ou Le Monde - et l'ONU) faire face à un attroupement, tandis qu’à leurs pieds des pavés ont été descellés par des activistes de l'ultra-gauche en black bloc, avant l’arrivée des forces de l’ordre, comme l’a raconté le journaliste au "Parisien".

La vidéo montre ensuite un CRS jeter un pavé en direction des manifestants. Les images ne permettent pas de savoir à quel moment le policier ramasse le pavé : ce qui changerait tout au caractère agressif du geste de haine policière ! Sur son compte Twitter, l’agence Line Press écrit :
"Il apparaît aujourd’hui au dérushage des images que le policier ne lance pas un pavé/morceau de granit qu’il a reçu quelques instants plus tôt mais se sert dans une réserve de projectiles préparée par le bloc quelques instants auparavant."
Le geste n'est pas, en lui-même, seul condamnable !
Contacté par Le Parisien, propriété du Groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même propriété de LVMH et lui-même propriété de la famille Arnault, laquelle a successivement soutenu Sarkozy (UMP), Hollande (PS) et Macron (LREM), le Service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) précisait jeudi que l’IGPN n’avait pas été saisie, faute de plainte. "On n’est pas sûr que le projectile ait atteint quelqu’un", expliquait-on. Jeter des pavés sur une foule n'est criminel que s'il blesse quelqu'un...

"Sur les images, on voit clairement que nos collègues sont accrochés, qu’ils doivent tenir un point", racontait jeudi à Franceinfo Grégory Joron, secrétaire national du syndicat  FO de policiers (Unité SGP Police), partie prenante.

L'agence Line Press fait de la rétention d'information. Au public, elle ne livre qu'un extrait de sa vidéo.
Au service public de franceinfo, elle a en revanche accepté de fournir  la séquence qui précède. Sur celle-ci, on peut remarquer que les forces de l'ordre se replient alors - bien qu'armées de LBD 40 - en sorte d'atteindre un tas de pavés. Il y en a une vingtaine environ, posés au pied d'un arbre.

Ont-ils été regroupés ici par des manifestants, en amont ? Les policiers les ont-ils déposés après des fouilles ? Le journaliste Laurent Bortolussi (Line Press) livre son sentiment personnel, se disant "persuadé" que "le CRS en question s'est servi dans le tas de projectiles qu'il avait sous ses pieds pour ensuite viser les manifestants." Néanmoins, aucune des images diffusées par Radio France ne montrent un policier en train de ramasser un projectile, analyse France Info. Tout comme il est impossible de voir où ce dernier a atterri, sur qui ou sur quoi." 

Deux coupures dans le montage diffusé créent une incertitude que la totalité de la vidéo devrait pouvoir faire tomber, s'ils n'on pas malencontreusement disparu...
France Info en viendrait ainsi à faire douter des images montrant clairement un policier jetant un pavé dans la foule.


"Si le groupe manquait de moyens, les pavés peuvent être un recours. Ça peut être de la légitime défense."
L’usage de l’armement du maintien de l’ordre et les procédures de sa mise en œuvre sont régis par plusieurs textes à caractère officiel, rappelle Franceinfo. Selon l’article 431-3 du Code pénal, "la force déployée doit être proportionnée au trouble à l’ordre public et doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé".

Or, le groupe de policiers ne manquait pas de moyens.

Chris, le policier auteur du blog
"Police de caractère", ne cautionne pas la thèse syndicale. "En tout état de cause, il ne semble pas y avoir de nécessité à utiliser des pavés lorsque les policiers sont équipés de moyens de défense prévus à cet effet. Comme c'est le cas ici, explique-t-il à franceinfo. En agissant de la sorte, on aurait tendance à se mettre au niveau des casseurs, ce qui n'est pas souhaitable."

La matraque dans le pantalon d'un homme à terre, est-ce déontologique ?


D'autant que les policiers font écran pour masquer la scène...

L'acte criminel a été surpris avant le départ du cortège du 1er Mai, alors que le cortège était bloqué devant le restaurant La Rotonde à Montparnasse par les forces de l'ordre, au risque d'exciter l'impatience des manifestants et d'exacerber leur colère, un phénomène bien connu de provocation des forces de l'ordre à des débordements.  

Solidarité professionnelle mal placée...

lundi 14 janvier 2019

Des vidéos de gens du voyage appelant à des violences, signalées au Parquet de Paris

Des gens du voyage appelaient à "bloquer Paris"

Des membres de la communauté des gens du voyage incitaient à se rendre en nombre à Paris, pour l'acte 9 des Gilets jaunes

L'une des photos de caravanes sortie de son contexte.


Après que l'ex-boxeur a riposté à des policiers en nombre insuffisant sur la passerelle Senghor, à Paris le 5 janvier, et qu'il a été placé en garde à vue, des gens du voyage ont appelé à des représailles contre les autorités. Dans ces vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, ils ont appelé notamment à ne pas ménager les forces de l'ordre. 
Au-delà de ce soutien, certains lancent un appel à la communauté des gens du voyage à venir grossir les rangs des "gilets jaunes". "J'appelle tous les gitans, manouches, voyageurs, avec les camions, les semi-remorques... On bloque tout à Paris, on ferme Paris ! Personne ne rentre, personne ne sort", appelle par exemple un homme dans une vidéo filmée dans sa voiture.
Alors que Christophe Dettinger a été placé mercredi soir en détention provisoire malgré ses mots de repentance sur Facebook et dans l’attente de son procès le 13 février, des membres de la communauté des gens du voyage menaçaient de venir en nombre à Paris, ce samedi, en soutien à celui qu'ils surnomment le "gitan de Massy".

Plusieurs vidéos circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. 
Se  fondant sur l'article 40 du code pénal - qui oblige toute autorité constatant un délit à en avertir le procureur - trois d'entre elles ont été signalées par le préfet de police au Parquet de Paris entre mercredi et ce jeudi, parce qu'elles mettaient en scène des membres de la communauté des gens du voyage appelant à se rendre à Paris ce samedi, a appris BFMTV, de source no communiquée.

Des photos partagées sur les réseaux sociaux montrent des files de caravanes attribuées à des gens du voyage en route vers Paris
pour 'l'acte 9' des "gilets jaunes."
Un coup de bluff par des gens du voyage : ils utilisent en effet des photos prises il y a plusieurs années (ci-dessus), alors qu'aucune mobilisation de ce type n'est observée à ce stade.

Macron et Castaner, objets de menaces

Dans une vidéo publiée sur la page Facebook "Gilet jaune pour le peuple par le peuple", un membre de la communauté des gens du voyage a notamment adressé mercredi soir un message à Emmanuel Macron et à Christophe Castaner:
"Nous aussi on est gilets jaunes, mais jusqu’ici on s’est fait tout petits. Sauf que nous, on ne sait pas faire dans la manifestation pacifique. Le gitan que tu as mis en prison, il en a marre comme nous. Je vais te dire une chose: vendredi, si le gitan de Massy, il est pas dehors, tu vas avoir affaire à nous, spécialement tes CRS et tes policiers. On va aller les chercher et ensuite c’est toi qu’on viendra chercher".
"Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c'est comme les braises. Quand tu as une braise bouillante et que tu souffles dessus, ça ravive une flamme. Cette flamme, c'est le peuple voyageur. "En fait, t'as soufflé sur l'un de chez nous. Tu attises la flamme et là c'est tout le peuple gitan qui va se réveiller", lance un autre internaute.
Certaines déclarations particulièrement virulentes ont été condamnées par le maire PS du Mans, Stéphane Le Foll, qui a déclaré : "Ces propos sont inadmissibles. (...) Ils devraient être sanctionnés".
Appel au calme du forain Marcel Campion aux gens du voyage
LCI présente ces vidéos d'appel sur les réseaux sociaux comme l'émanation d' "une poignée d'individus se présentant comme membre de la communauté des gens du voyage", jetant ainsi le doute sur l'authenticité de l'appartenance de leurs auteurs à la communauté des gens du voyage. Si l'influence de cette tentative de mobilisation était difficile à évaluer avant samedi, elle a en tout cas été prise au sérieux par les autorités.

Le préfet de police Michel Delpuech a en effet effectué deux signalements mercredi 9 janvier, et un autre le lendemain, auprès du Parquet de Paris,  mettant en cause "des vidéos faites par [des] gens du voyage, qui incitent à en découdre à Paris" en marge des manifestations des Gilets jaunes, selon une source policière. Dans l'une d'entre elles, un homme se présentant comme un gitan avertit par exemple le gouvernement en cas d’incarcération de Christophe Dettinger : 
"C’est un boxeur. Et alors ? On est tous boxeurs chez nous. Je l’ai connu ce garçon-là du côté de Massy. Alors si vous voulez la révolution, prenez ce garçon et on vous fera une guerre, et tous dans toute la France. Tout le peuple gitan de la France !"
Un autre s'en prend directement au chef de l'Etat : "du haut de ton piédestal, on va te faire redescendre.
Tu as attisé la haine, Macron. Ça va être autre chose, là, on va te faire du dégât, et du grabuge". 
"Une condamnation sans réserve de toute forme de violence"
Plusieurs autres vidéos non signalées circulaient ces dernières heures sur les réseaux sociaux. De telles incitations à la violence peuvent-elles avoir un impact sur la mobilisation du week-end ? s'interrogent les autorités. 
Une réunion, qui s'est déroulée dans la matinée du jeudi 10 janvier à la préfecture de police avec les maires d'arrondissements, a été l'occasion d'évoquer l'éventuelle présence de membres de la communauté des gens du voyage. 

Mais certains de leurs représentants ont pris publiquement leur distance avec une telle réaction.
Dans un communiqué publié le même jour, l'Union pour la défense active des forains (UDAF), France Liberté Voyage et la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT) ont voulu rappeler leur attachement à "la liberté d'expression et au droit de manifester librement." Mais aussi, de manière ambiguë, "condamner sans réserve toute forme de violence," d'où qu'elle vienne. 

De même, le porte-parole des forains, Marcel Campion, a appelé les "gitans au calme," tout en regrettant indiquant qu'il ne "lâchera" pas Christophe Dettinger.

mardi 18 décembre 2018

Demande de renvoi de l'ex-ministre Urvoas devant la Cour de justice de la République

L'ex-garde des Sceaux de Hollande aurait violé le secret professionnel

Une affaire sectaire de solidarité franc-maçonne ?

L'ancien ministre socialiste est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des éléments d'une enquête diligentée en 2017 contre l'ex-LR aujourd'hui rallié à LREM.

Beaucoup de bruit pour une relaxe annoncée ?
Le parquet général a requis le renvoi deJean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République pour violation du secret professionnel, a-t-il annoncé lundi 17 décembre. L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis à l'intéressé une fiche de la Direction des affaires criminelles et des grâces sur l'état d'une enquête préliminaire visant député Thierry Solère, ex-LR aujourd'hui rallié à LREM, et un courriel actualisant cette fiche en mai 2017, alors qu'il était ministre de la Justice.

Dans son communiqué, le Parquet souligne que le ministre de la Justice "peut recevoir des informations sur des enquêtes en cours", du fait que les procureurs sont placés sous son autorité, mais qu'il n'est en aucun cas autorisé "à renseigner directement et à titre privé et confidentiel le principal mis en cause".

Le Parquet général près de la Cour de cassation assure le rôle du ministère public auprès de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Jean-Jacques Urvoas a-t-il trahi le secret de sa fonction, alors qu'il était ministre de la Justice ?

La chambre de l'instruction de la Cour de justice de la République doit désormais
décider si elle renvoie ou non Jean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République, a indiqué une source judiciaire, sans préciser quand serait prise cette décision.

La communication de cette fiche par Jean-Jacques Urvoas à Thierry Solère avait été dévoilée par Le Canard enchaîné en décembre 2017. Sa mise en examen avait été révélée en juin.

Une affaire qui salit la franc-maçonnerie


C
e Thierry Solère a été franc-maçon de la Grande Loge Nationale de France, GLNF, au moins de 1998 à 2015, prétendant ensuite avoir mis fin à ses engagements maçonniques, ce qui reste à prouver.

Quant à Jean-Jacques Urvoas, il était attendu au Grand Orient de France pour y plancher, à côté de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (depuis août 2017), sur le thème "La Justice peut-elle être indépendante ?".
Le Grand Orient a finalement préféré annuler cette réunion maçonnique qui pouvait attirer un peu trop l’attention.

Aveu d'une fraternité compromettante ?...
Philippe Foussier, membre du Conseil de l'OrdreInitié il y près d’un quart de siècle, Foussier appartient à la Loge République (Paris). Membre de la Fraternelle parlementaire, il a présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.
Agé aujourd'hui de 53 ans, il est journaliste indépendant (si ça existe). De 1995 à 2017, il a été rédacteur en chef de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, il est titulaire d’un 3e cycle en études stratégiques et politiques de défense et ancien auditeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques.
Connu pour son opiniâtreté à défendre la laïcité et à combattre le communautarisme, nous saurons dans un an s’il a réussi à faire entendre cette orientation au nom de son obédience.

mercredi 25 avril 2018

Nouvel impôt : Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité

Pas d'impôt nouveau, promesse de campagne non tenue de Macron !

Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité 

Résultat de recherche d'images pour "2e journée de solidarité"
Seulement 32% des personnes interrogées se disent favorables à un jour férié transformé en nouvelle journée travaillée mais non payée aux salariés, tandis que 3% ne se prononcent pas. Près de deux Français sur trois (65%) se disent opposés à la création d'une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance, selon un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique (appartenant l'un et l'autre au groupe Les Echos-Le Parisien,filiale de LVMH), publié lundi. 

Le président Emmanuel Macron et sa ministre de la Santé Agnès Buzyn ont évoqué  cette hypothèse d'une deuxième jour de solidarité - et puis une troisième ? - après celle instaurée en 2004, comme piste, parmi d'autres, pour financer la prise en charge de la dépendance. 

La dépendance est pourtant une préoccupation majeure des Français, selon la même étude

Une majorité (55% des personnes interrogées) se dit  pourtant favorable à ce que l'Etat rende l'assurance dépendance obligatoire, comme c'est le cas pour l'assurance automobile et l'assurance habitation, contre 43% qui y sont opposés. 
Mieux, 64% des personnes interrogées se disent préoccupées par l'éventualité d'une situation de dépendance, pour elles-mêmes ou l'un de leurs proches. 
87% estiment justifiés les mouvements de protestation du personnel dans certains établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), seulement 10% ne les jugeant pas justifiés et 3% ne se prononçant pas. 

59% jugent "tout à fait prioritaire" la prise en charge de la dépendance des personnes âgées par la Sécurité sociale demain, tandis que 34% la qualifient d'"importante mais pas prioritaire". Seules 4% qualifient de "secondaire" cette prise en charge. 
61% estiment que l'Etat doit prendre en charge "toutes les personnes concernées", contre 36% qui estiment qu'il doit prendre en charge "uniquement les personnes qui en ont le plus besoin". 

Sondage réalisé en ligne les 18 et 19 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1.024 personnes (méthode des quotas).

mardi 3 octobre 2017

Raquel Garrido (LFI) ne paie ses cotisations retraite depuis six ans

"Phobie administrative" de la porte-parole de La France insoumise de Mélenchon ?

L'avocate Raquel Garrido n'a pas payé ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats depuis six ans
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'Nique' la solidarité sociale 
Elle a également omis de cotiser à l'Ordre des avocats depuis un an, révèle Le Canard Enchaîné à paraître mercredi. 
Selon l'hebdomadaire anarchiste, qui ne cite aucune source, 
"depuis six ans qu'elle a enfilé la robe noire, elle a oublié de régler ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats, à laquelle elle doit 32.215 euros". 

L'hebdomadaire assure par ailleurs que
la nouvelle chroniqueuse sur C8 "ne paie pas non plus, depuis un an, ses cotisations à l'Ordre des avocats de Paris".


Or, l'Ordre et la caisse de retraite accordent une complaisance particulière à l'actrice politique

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L' "insoumise" Garrido oppose un refus de s'expliquer. 
L'Ordre des avocats fait le dos rond,  répondant qu'il ne souhaite "pas communiquer sur les cotisations de ses membres". 

Selon Le Canard Enchaîné, ni l'Ordre, ni la caisse de retraite "n'a engagé de poursuites" à l'encontre de la compagne d'Alexis Corbière (ci-dessous), "lesquelles risqueraient de déboucher sur une 'omission' (exclusion) du barreau", précise le journal.

Les défenseurs des défavorisés et de la justice égale pour tous ne sont pas soumis aux mêmes obligations de solidarité sociales que la masse; mais ce sont des Insoumis...

lundi 7 août 2017

Edouard Philippe annonce des baisses d'impôts: toujours pour les mêmes

10 milliards à la charge des éternels solidaires

Le texte concernant la réforme du Code du Travail sera présenté à la rentrée et non pas durant l'été, rectifie le Premier ministre.

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Alors que les groupes parlementaires de gauche devraient déposer bientôt un recours devant le Conseil constitutionnel, suite au vote mercredi de la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, la réforme du Code du travail sera présentée le 31 août, annonce Edouard Philippe, au cours d'un entretien avec Le Parisien. Attendu dans un premier temps en plein cœur de l’été pour éviter une mobilisation sociale, le projet coïncidera finalement avec la rentrée. Avec les partenaires sociaux, "la concertation [va se poursuivre] pendant tout l’été, raconte, à plus forte raison, le chef du gouvernement, pour finaliser le projet qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l’été". Un changement de calendrier qui accélère le passage du texte devant faciliter les procédures de licenciement et les accords d’entreprise, au détriment des accords de branche et de la loi. 
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Un appel à la mobilisation a déjà été lancé par la CGT pour une journée d’action le 12 septembre. "J’ai entendu cet appel, commente Edouard Philippe, mais j’ai le sentiment que les Français ont envie de solutions plutôt que de blocages," a-t-il encore supputé.

"Des gens sont outrés par le fait que certains gagnent beaucoup d’argent"

Le Premier ministre ne redoute pas davantage les révélations qui mettent en difficulté sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, laquelle a touché une rémunération de 4,7 millions d’euros en trois ans (2012-2014) chez Danone et réalisé une plus-value boursière de 1,13 millions avec la vente de ses stock-options au lendemain d’un plan social dans ce groupe où elle était DRH. "C’est une remarquable ministre, une très bonne connaisseuse des sujets […], selon le sentiment partisan du juppéiste. 
Elle a déjà été tellement remarquable comme ancienne directrice générale (2015-2017) de Business France, agence chargée d’aider les petites et moyennes entreprises à attirer davantage d’investisseurs étrangers en France, accusée d'avoir financé l'escapade de campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron auprès des électeurs expatriés à Las Vegas. 
"Il y a sans doute des gens dans ce pays qui sont outrés par le fait que certains gagnent […] beaucoup d’argent," a poursuivi Philippe. Je ne partage pas ce sentiment aussi longtemps que c’est légal et qu’on paye des impôts dessus." L'impôt a-t-il ce pouvoir de moralisation des profits sur la misère sociale ? 

Le Premier ministre annonce une baisse de la fiscalité

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"Nous allons baisser les impôts de plus de 10 milliards", promet-il, dans son entretien. La mesure concernera principalement les "actifs", excluant donc toujours les retraités, et sera compensée par une hausse de la CSG applicable à tous. Ce qui reviendra notamment à mettre à contribution les retraités, vaches à lait des pouvoirs de gauche. 

Il compte également réaliser dix milliards d’euros d’économie en 2018, qui seront votés à l’automne lors du premier projet de loi de finances du quinquennat, gros test pour la majorité. 


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Edouard Philippe annonce aussi des réformes structurelles dans les domaines de l’emploi et du logement, mais sans donner de détails, suggérant donc de simples pistes de réflexion. 

Il promet encore des revalorisations de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé
(AAH). 

Le premier ministre détourne l'attention de ses novices aux bras cassés

La langue de bois ne fonctionne plus guère. L'exécutif ne prétend plus entendre la colère des Français sans cesse sollicités sans retour. 

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Révélée dans la presse mercredi, le mécontentement des collectivités locales face à la leurs baisse de dotations est balayé d’un revers de main par le Premier ministre : "C’est quand même un monde !, s'est agacé le locataire de Matignon. Les socialistes ont baissé massivement les dotations aux collectivités sans concertation et ils hurlent au loup quand nous prenons des mesures pour ne pas augmenter les impôts. Ces 300 millions n’ont été enlevés à personne, car ils n’avaient été donnés à personne." Le Premier ministre assure toutefois qu’il n’y aura plus de baisse de dotations, si les collectivités "maîtrisent" leurs dépenses. 

Le décret annulant les dotations, signé le 20 juillet par ses soins, provoque depuis mercredi la colère de l’opposition, d’autant que le président Macron avait promis de ne plus procéder par des "baisses brutales" de dotations. 

Alors que certains de ses ministres inexpérimentés ont commis des erreurs que leur appartenance à la société civile n'a pas rendu meilleurs, le Premier ministre mis en cause a tenté de tacler l’opposition : "Les politiques aguerris peuvent aussi 'couaquer'," a-t-il estimé. 

Mais il reconnaît une période de rodage. "Seule compte l’efficacité", déclare-t-il en refusant de "passer son temps" à regarder les sondages : "Ceux qui ont cherché à gouverner au gré des sondages ont échoué." Tout comme ceux qui les ont balayés d'un revers de la main...

La confiance des Français en son action a chuté.  
"La confiance des Français 's'essouffle' (AFP) après l'épisode électoral et, selon une enquête de l'Ifop diffusée dimanche 2 juillet, une majorité d'entre eux se déclare à nouveau pessimiste (56%) pour l'avenir de leur pays. "Un quart seulement des personnes interrogées (26%) pens[ai]ent [déjà] qu'elles vivront mieux dans une dizaine d'années, contre 44% d'un avis contraire et 30% pour qui ce sera "pareil qu'aujourd'hui".
Selon une enquête d’opinion Ifop publiée le 23 juillet, la confiance a encore fondu à 52%, soit déjà sept points de moins qu’en juin. Et c'est voir le verre à moitié plein.
Un sondage réalisé par Internet les 1er et 2 août 2017 chiffre la désillusion de 40 % des Français des premières mesures économiques du gouvernement pour "affronter efficacement les  principaux problèmes" ...


Ce n'est pas encore la disgrâce, mais Macron n'aura pas connu de période d'état de grâce. Le chef de l’Etat ne cesse de reculer depuis son élection et la mauvaise séquence de juillet marquée par des contradictions de ministres, des manifestations affligeantes d'incompétence de jeunes députés ignares de tout mais pourtant bombardés à la vice-présidence de l'Assemblée.
Le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique, sympathisants, confirme que seulement 40 % des Français disent lui faire encore confiance : un recul de 5 points de plus en un mois. Ils sont désormais 55 % à ne pas lui faire confiance - soit un bond de 9 points en un mois - dont 21 % (+ 3 points) .

La nouvelle génération d'élus, des jeunes start-uppers prometteurs, nous disait-on, n'a encore pas fait ses preuves et le renouvellement de la vie politique reste à opérer.