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samedi 23 novembre 2019

Quand des pompiers refusèrent d'assurer la sécurité de Macron

Ils n'assurèrent pas la sécurité incendie de l'avion de Macron à Mayotte


Il y a un mois, le 21 octobre, les sapeurs-pompiers de l'île se déclarèrent "solidaires" de leurs collègues de Métropole, qui ont notamment essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre dernier.

L'avion transportant Macron était attendu le mardi 22 octobre à l'aéroport de Mayotte. Mais son atterrissage dut se faire sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île, un département et une région français. Ils ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusaient d'assurer la sécurité incendie du jet du président.

Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV

— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019

Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre avaient usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers avaient éclaté et fait trois blessés.

Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précisa que "la sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs", et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. Les sapeurs-pompiers ajoutèrent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte pouvaient se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République avait eu à faire face à d'autres mécontentements de la population mahoraise durant son voyage officiel sur l'île, où les habitants réclament des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

lundi 24 juin 2019

Assurance-chômage la réforme qui réussit à hérisser même la CFDT

"Tout est problématique dans la réforme de l'assurance chômage," déplorent les réformistes de la CFDT

"On va passer d’un système d’indemnisation à un système d’accroissement de la pauvreté", met en garde Laurent Berger
Laurent Berger au siège de la CFDT, à Paris, jeudi:
il cire merveilleusement ses chaussures. Lui-même ?

Le secrétaire général de la CFDT dénonce le contenu de la réforme de l’assurance chômage dévoilée mardi. Et elle avait réussi à mettre en fureur le réformiste lors de sa présentation à Matignon.  A chaud, il s’était indigné contre un projet "profondément injuste". Deux jours plus tard, il a convoqué Libé au siège du syndicat pour revenir sur cette réforme qu’il jugeait toujours "extrêmement dure".

Votre colère concernant cette réforme est-elle toujours intacte ?

C’est une vraie colère. Quand j’étais conseiller en insertion professionnelle, j’ai trop vu de gens précaires pour feindre. Là, si je suis particulièrement en colère, c’est que
cette réforme n’a qu’un objectif budgétaire. L’essentiel des 3,5 milliards d’économie va se faire sur le dos des chômeurs. Elle repose sur l’idée fausse que s’ils le voulaient vraiment, les chômeurs retrouveraient du boulot. Or, toutes les études montrent que les abus ne dépassent jamais 15% des demandeurs d’emploi. On fait quoi pour les 85% d’autres? On fait payer à tous les conditions d’indemnisation.

Qu’est-ce qui pose problème dans cette réforme ?

Tout, à l’exception des dispositifs d’accompagnement, est problématique. Prenons les conditions d’accès à l’assurance chômage : elles passent à six mois au lieu de quatre auparavant. C’est une mesure purement budgétaire qui va toucher les jeunes et les contrats courts. Ça représente 240.000 personnes qui n’auront pas droit à l’indemnisation. Ils sont en train de créer des trappes à pauvreté. On va passer d’un système d’indemnisation chômage à un système d’accroissement de la pauvreté.

Quelle réforme auriez-vous souhaité ?

Mais il n’y avait pas besoin d’une réforme de l’assurance chômage, on l’avait faite en 2016 ! On avait alors fait 800 millions d’économies. On a toujours respecté nos engagements de gestionnaires, mais jamais en tapant sur les chômeurs.

Le gouvernement a aussi introduit le bonus-malus que vous défendiez depuis longtemps. Mais seulement dans sept secteurs d’activité. 

Vous êtes-vous senti trompé ?

En l’état, le dispositif est totalement insuffisant. On réclamait une mesure de responsabilité des entreprises mais le patronat a refusé de négocier. Donc on a dit au ministère du Travail : c’est bonus-malus pour tout le monde. Or, il ne va concerner que 34% des contrats courts. Dans son livre Révolution, Emmanuel Macron promet le "bonus-malus pour tout le monde" et "pas de dégressivité". La promesse n’a pas été respectée.

Aujourd’hui, cette mesure est pourtant présentée comme celle qui équilibre la réforme…

Au Pôle Emploi de Clichy-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 17 avril 2018.
Le gouvernement met en avant la nécessaire transition écologique et la justice sociale. Or, les premières mesures après le discours de politique générale, ce sont ces mesures injustes sur l’assurance chômage. Donc oui, c’est difficile pour nous de combattre ce double discours…
Comment contester cette réforme désormais ?

Dans les conclusions du grand débat, 53% des gens pensaient que pour réduire les dépenses publiques, il fallait toucher aux allocations sociales. Donc, je ne vais pas faire rêver à un grand soir. D’autres le feront, pas moi. On va organiser, le 25 juin, un rassemblement devant le ministère du Travail avec l’Unsa, la CFTC, la CGC, la Fage et des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. C’est symbolique, c’est pour dire : on n’est pas dupe. A chaque fois qu’une décision sera injuste, la CFDT sera là pour le dire. Et, selon les sujets, on se mobilisera. Mais la mobilisation revêt des formes différentes, selon la capacité de construire le rapport de forces.

A aucun moment vous n’avez envisagé une action commune avec, notamment, la CGT ?

La CGT va manifester devant l’Unédic, qui gère le système d’assurance chômage, le 26 juin. Elle se trompe de cible. Rappelons quand même qu’ils n’ont jamais signé un accord sur l’assurance chômage et ont toujours considéré que c’était à l’Etat de faire. Eh bien voilà, c’est la fin de l’histoire : l’Etat gère. Et il le fait comme il l’entend… et c’est moins en faveur des demandeurs d’emplois que les compromis passés entre partenaires sociaux.

Il n’y a donc plus de marge de manœuvre ?

Dans une agence Pôle Emploi à Montpellier (Hérault).Hélas, je ne crois pas. Il y aura un décret dans l’été. Je pourrais vous dire qu’on va mettre demain 3 millions de personnes dans les rues, mais ça ne serait pas vrai, ne rêvons pas. Vous n’avez jamais assisté à des dîners avec des amis où certains parlent de "celui qui abuse" ? C’est tellement ancré. C’est pour ça qu’on n’arrive pas à mobiliser sur cette question des chômeurs. C’est dangereux, je suis persuadé qu’une société s’élève quand elle s’occupe de ceux qui sont le plus en difficulté et leur permet de s’en sortir. 

Que faire, alors ?

Il faut incarner davantage. On veut rendre visibles les demandeurs d’emploi, parce que cette réforme n’est pas du tout à hauteur de femmes et d’hommes. Nous voulons permettre aux chômeurs de s’exprimer. Cela peut avoir de la puissance de dire "voilà ce que cette réforme va produire". C’est aussi un des engagements du "Pacte du pouvoir de vivre" que nous défendons : évaluer les politiques publiques à l’aune de leur effet sur les 10% les plus pauvres de notre pays. Nous ne sommes pas découragés.

Pour les précaires, ça reste difficile de se mobiliser. Les syndicats en font-ils suffisamment ?

La CFDT a en son sein beaucoup de chômeurs. Mais nous n’organisons pas spécifiquement les demandeurs d’emploi car le chômage est, normalement, une situation passagère. Dans les accords successifs de l’assurance chômage, la CFDT a toujours porté la voix des plus précaires.

Et pour les travailleurs précaires justement, les abonnés aux CDD ?

Nous nous en occupons de plus en plus dans les entreprises. Avec la mise en place du comité social et économique, la nouvelle instance représentative du personnel, les salariés de la sous-traitance peuvent compter dans l’effectif des entreprises. Dans les boîtes, les élus portent désormais les préoccupations de ces travailleurs du nettoyage, du gardiennage. D’autres équipes syndicales font du gros boulot sur la titularisation des intérimaires, en allant parfois en justice. Si le syndicalisme ne s’intéresse pas encore plus à ces publics précaires, il sera en faute, il perdra une partie de sa raison d’être.

Cet individualisme rampant n’offre-t-il pas un boulevard au gouvernement pour faire exploser la protection sociale ?

Quand le consentement à la solidarité recule, c’est l’individualisme qui progresse. Et ça offre un boulevard à tous ceux qui pensent que la protection sociale devrait être un filet minimal de sécurité. C’est l’inverse de la philosophie de 1945, à savoir l’idée que chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Si la protection sociale est en danger, cela veut dire que sur la réforme des retraites vos inquiétudes sont grandes ?

Le 7 mars 2018, à Paris, sur le stand de Pôle Emploi au Forum Emploi Senior.
Non, parce que sur ce dossier il y a eu une concertation. Si le gouvernement a la même logique à l’égard de nos propositions que sur ce précédent dossier, c’est-à-dire d’en avoir rien à faire, évidemment, nous serons en opposition. Mais nous ne serons pas de ceux qui diront que tout est à jeter et qu’il faut déjà faire des mobilisations sur une réforme dont on ne connaît même pas le début.

Une des dernières grandes mobilisations syndicales portait sur les retraites. C’était en 2010…

C’est aussi le dernier grand échec syndical. La réforme est passée malgré la mobilisation, et il y a eu beaucoup de perte pour le syndicalisme. Par contre, en 2013, sans aller dans la rue, nous avons obtenu l’instauration du compte de la pénibilité. La mobilisation syndicale ne se résume pas à des cortèges.

Cette réforme a-t-elle été prise par des gens hors sol ?

En tout cas elle est hors réalité quotidienne vécue par ceux qui subissent la précarité. Chaque semaine, je vais au moins une fois sur le terrain [en souliers vernis] pour discuter avec les militants dans les entreprises. Un certain nombre d’éditorialistes mais aussi d’acteurs politiques devraient le faire plus souvent.

A force, face à ces réformes qui se font sans prendre en compte l’avis des syndicats, vous n’êtes pas déçu ?

Les militants d’entreprise ne choisissent pas leur patron. C’est la même chose avec un gouvernement… C’est vrai que cela faisait au moins cinq ou six ans que je n’avais pas autant eu les nerfs. Mardi, j’avais la boule au ventre, car je sais qui sont les chômeurs qui seront touchés, je les connais. Evidemment, on est tenté de se dire que face à des gens qui ne comprennent pas les réalités, cela ne sert à rien de se battre. Mais on a choisi d’être militants. Parfois on prend des coups, mais on doit continuer de se battre. Et tant qu’on pourra discuter, on discutera. 

mardi 13 mars 2018

Mayotte : des milliers de manifestants défilent avant une rencontre avec Girardin

La ministre des Outre-mer ne convainc ni à Saint-Martin, ni à Mayotte

Les initiateurs du mouvement ont boudé la ministre : 
inappropriée face à une population mahoraise à 95 % musulmane sunnite ? 

Manifestation du 7 mars 2018 à Mamoudzou
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour  à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, archipel où les catholiques de la République n'ont pas le droit de faire sonner leurs cloches avant la messe, alors que dans l'après-midi la ministre des Outre-mer doit rencontrer les initiateurs du mouvement de contestation populaire qui entre mardi dans sa quatrième semaine. La rencontre d'Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, avec l'intersyndicale et le collectif est programmée à 14 heures (midi, heure de Paris).

Les manifestants sont-ils frontistes ??
Ils protestent contre l'insécurité et l'immigration clandestine et réclament davantage de présence de l'Etat, alors que Macron rentre de trois jours passés en couple en Inde. "On est là pour crier notre colère. A partir d'aujourd'hui, nous allons défier le gouvernement", a lancé un porte-parole du collectif, au début de la manifestation. Mercredi dernier, un autre rassemblement avait déjà réuni plusieurs milliers de personnes. 

L'intersyndicale et le collectif avaient refusé de rencontrer la ministre lundi - elle a seulement discuté avec des élus -, dénonçant une "mascarade" et regrettant qu'il n'y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications".

"Un travail de long terme" à engager

L'intersyndicale avait présenté vendredi 50 mesures revendicatives. Annick Girardin avait indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il y avait, parmi elles, des mesures qui méritaient d'être travaillées "avec les auteurs de cette plateforme". 
De leur côté, les élus ont présenté un "plan de convergence" sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d'euros. 

Une rentrée scolaire sous haute sécurité policière
"Cela fait des années, voire des décennies que le situation est difficile", a polémiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur France 2, mardi. "Le premier sujet dans l'immédiat était de faire en sorte que la rentrée scolaire se fasse", ce qui a été le cas pour "110 des 180 classes à Mayotte", a-t-il avancé, en rappelant que "1.000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées" à cette occasion.
"Il fallait agir dans l'urgence sur la rentrée scolaire, sur la sécurisation, et ensuite c'est un travail de long terme qu'il va falloir engager avec les élus, avec le monde économique, avec le monde syndical et avec l'ensemble des administrations sur l'île", a-t-il expliqué, en forme de catalogue, pour ne rien dire de concret au final.
Dans le département français de Mayotte, dès l'âge de six ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

Un nouveau passage de Girardin prévu en avril
Seule politicienne avec Jean-Yves Le Drian à être successivement  membre d'un gouvernement de Hollande et de Macron, la quinquagénaire a fait plusieurs annonces concernant la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine.
Assurant que Mayotte restera un département français, elle a appelé à redéfinir les compétences du département et à renforcer l'accompagnement de l'Etat, un renforcement qui s'adresse à elle-même...

L'ex-députée radicale de gauche (PRG) de Saint-Pierre-et-Miquelon a d'ores et déjà promis de revenir avant la mi-avril, pour voir l'avancée des travaux engagés par trois ..."missionnaires" laïcs, Jean-Jacques Brot, non pas jeune startupper de LREM, mais ancien préfet de Mayotte (et Haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie), 62 ans, connu pour avoir dirigé la mission de coordination pour l'accueil des réfugiés syriens et irakiens auprès du directeur général des Étrangers en France de 2015 à 2017, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l'Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d'État, venus avec elle. J.-J. Brot était préfet de la Vendée en février 2010, quand eut lieu la tempête Xynthia dans les communes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer. Bon augure ?
Ils vont travailler sur "cinq piliers", pour "préparer Mayotte de demain": la lutte contre l'immigration clandestine, la coopération avec les Comores, un plan d'investissement public, le renforcement de services de l'État et le fonctionnement des institutions du territoire, annonce Girardin, titulaire d'un diplôme d'animatrice socioculturelle.

mercredi 24 mai 2017

Le "revenu universel" prôné par Hamon, déchiré par l'OCDE

Un revenu de base, inefficace pour réduire la pauvreté, selon l'OCDE

Accordé sans aucune condition à tous les individus d'âge actif et aux enfants,
un revenu de base serait ne serait pas un outil efficace pour réduire la pauvreté 

Image associéeet serait neutre pour les finances publiques, estime l'OCDE ce mercredi.

Dans une note intitulée "le revenu de base, que changerait-il ?", l'OCDE a étudié pour quatre pays (France, Finlande, Italie et Royaume-Uni) un revenu universel qui serait versé, sans conditions de ressources, à tous les individus d'âge actif, ainsi qu'aux mineurs.

D'un coût neutre pour les finances publiques et fixé à "un niveau pertinent" (456 euros par mois par adulte jusqu'à 62 ans et 100 euros pour les moins de 18 ans en France) - et non pas - , il exigerait un alourdissement de la fiscalité et des réductions des prestations existantes (sociales et familiales). 

Lui-même imposable, ce revenu de base "modifierait probablement le niveau de vie de vastes pans de la population", faisant des gagnants mais aussi des perdants. En France et en Italie, les préretraités et un grand nombre de chômeurs seraient ainsi perdants.

En France, et dans une moindre mesure en Finlande et au Royaume-Uni, les ménages à revenu intermédiaire, qui ne peuvent pas actuellement prétendre à des prestations sous conditions de ressources, seraient gagnants.
"Si on veut quelque chose de neutre en termes d'effort budgétaire, ça ne sera pas un instrument efficace contre la pauvreté ou les inégalités", a commenté Michaël Forster, en charge des inégalités et de la pauvreté à l'OCDE.
Résultat de recherche d'images pour "revenu universel"Benoît Hamon ne s'engageait que sur la première étape de son projet. Dès janvier 2018, auraient été concernés les résidents de plus de 18 ans, étudiants, travailleurs ou chômeurs, touchant maximum 1,9 Smic brut par mois (soit 2.800€, 5.600€ pour un couple). Les allocataires du RSA étaient inclus : pour ceux touchant le RSA socle, le revenu universel viendra remplacer cette aide, pour ceux touchant le RSA majoré (un ou plusieurs enfants à charge), la majoration sera conservée et augmentée de 10%. Les étudiants souhaitant bénéficier du RUE ne devaient pas être rattachés au foyer fiscal de leurs parents, qu'ils habitent chez eux ou pas. D'après le candidat, 10 millions de ménages devraient voir leurs revenus augmenter.
En 2018,
le candidat souhaitait revaloriser le RSA à hauteur de 600 euros et rendre le versement automatique pour les ayant-droits. Pour les 18-25 ans et les travailleurs, une prime leur aurait été versée de manière dégressive, selon leurs conditions de ressources, de 600 euros, à ceux n'ayant aucun revenu jusqu'à zéro à ceux touchant plus de 1,9 Smic.
Selon le scénario de l'étude, de nombreux ménages à faibles revenus, qui perçoivent actuellement des aides, seraient moins bien lotis. Le taux de pauvreté augmenterait en Finlande, en France et au Royaume-Uni, et resterait inchangé en Italie.

Les débats en cours sur un revenu de base et l'évolution rapide du marché du travail 

Le moment est propice à une réflexion sur "le type de protection sociale que veulent les sociétés", souligne l'OCDE.
Parmi les pistes de réflexion figurent l'instauration d'un revenu de base d'un montant plus bas, mais qui laisserait inchangée une grande partie des aides existantes, ou encore un dispositif "limité dans le temps" ou mis en place progressivement, par tranches de génération.

Objet d'expérimentations à petite échelle ou de projets dans plusieurs pays, notamment la Finlande, le revenu de base ou "universel" était la proposition phare du candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon.

lundi 24 novembre 2014

Duflot note que la politique de Valls "aggrave les inégalités"

L'ancienne ministre écologiste met les ministres de Hollande  dans son viseur

Les déclarations d'Emmanuel Macron sur un assouplissement des 35 heures sont "une erreur d'analyse assez fondamentale"
Spécialiste du coup de force
selon  l'ancienne ministre écologiste du Logement de Ayrault.

La politique de l'exécutif "aggrave les inégalités" et "crée du chômage", estime ce lundi la chef de file d'Europe Ecologie -les Verts (EELV), courtisée par l'extrême gauche . 
"La majorité de 2012, elle n'a pas été élue pour conduire la politique menée; elle a été élue pour le changement, pas pour poursuivre une vieille politique, une politique que promeut encore la Commission européenne, qui aggrave les inégalités -on a vu l'augmentation de la pauvreté encore aujourd'hui en France- et crée du chômage", a affirmé l'altermondialiste sur RTL.

En réaction aux déclarations du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, qui a évoqué un assouplissement des 35 heures,  l'écologiste radicale tacle "des gens qui ne comprennent pas ce qui se passe".et parle une erreur d'analyse assez fondamentale" commise par , a estimé.

Cazeneuve devrait s'excuser auprès de Rugy, selon la député radicale

"Nous sommes dans un mode de développement qui a trouvé ses limites, un continent où après 150 ans de révolution industrielle, après un système où on a produit pour produire, notamment avec l'épuisement des ressources naturelles, avec le renchérissement du coût de l'énergie, avec la concurrence au niveau mondial, il faut travailler à un autre système qui crée des emplois et de la prospérité avec un faible niveau de croissance", a débité la député de Paris, par la grâce du PS qui lui avait bloqué un siège immanquable.

L'ancienne ministre a ravivé les tensions ayant opposé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve au co-président du groupe écologiste François de Rugy à l'Assemblée nationale, le ministre ayant dénoncé la "haine" du député sur fond d'affaire tragique du réservoir d'eau de Sivens. 
A l'Assemblée nationale, l'écologiste avait effectivement tenu des propos insultants à l'encontre de Bernard Cazeneuve, pointant "son mépris" pour "ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas penser comme lui", et déclarant que le ministre de Hollande "n'est pas un bon ministre de l'Intérieur", que c'est "un homme raide", "très péremptoire et arrogant", et qu'il a "sali l'honneur de la gendarmerie"...

En soutenant les agressions verbales ad hominem en plein hémicycle, la patronne d'Europe Ecologie-les Verts 
démontre l'extrémisme d'EELV et révèle son absence de respect de la fonction républicaine de ministre.

dimanche 7 septembre 2014

Des "sans-dents" manifestent leur indignation près du palais de l'Elysée

Le Parisien n'en a vus que 32 !

Du jour au lendemain, le collectif des "Sans-Dents" a mobilisé 
"une centaine" 
de manifestants - "quelques manifestants", selon L'Express 

L'expression de Hollande a mordu à vif. 
Un important dispositif de police a maintenu les manifestants à bonne distance du palais de l'Elysée, ce vendredi, contre "quelques dizaines", selon lexpress.fr. 
Ils réclamaient la démission du président François Hollande, en réaction à l'ignominie de la plaisanterie  sur les pauvres que lui prête dans son livre l'ex-compagne Valérie Trieweiler.
Régime policier?
Plus de policiers que de "Sans Dents" !


"Le mouvement n' a rassemblé que quelques dizaines de manifestants, empêchés d'approcher de l'Elysée par un important dispositif policier", rapporte lexpress.fr qui a visiblement choisi son camp.
L'Express ne s'interroge pas un instant sur l'indifférence de la gauche extrême au mauvais traitement des pauvres par le président Hollande...

"Parmi les manifestants qui ont effectué un sit-in dans le calme, certains arboraient des T-shirts sur lesquels on pouvait lire "Hollande dégage". 


Les Français opprimés se défoulent

Puisque la presse institutionnelle ne prend pas le parti des plus défavorisés, l'information se développe sur les réseaux sociaux:








lundi 28 avril 2014

Plan de stabilité: Valls officialise la pauvreté en France

Valls annonce un plan pauvreté pour compenser les économies

Pour faire voter son plan de stabilité, le Premier ministre recule 
Vont-ils tenir bon?
dans une lettre adressée aux députés PS.

Le Premier ministre avait promis de faire un geste en faveur des plus pauvres. Pour les convaincre de voter en faveur du programme de stabilité mardi 29 avril, Manuel Valls détaille, dans une lettre adressée aux députés PS, une série de mesures destinées aux plus modestes. 

Objectif : compenser les efforts demandés aux Français dans le cadre des 50 milliards d'euros d'économies. Ce plan pauvreté doit être appliqué au 1er septembre.
En voici le contenu. 

Les retraites inférieures à 1.200 euros par mois ne seront pas gelées
Les retraités percevant moins de 1.200 euros mensuels ne seront pas concernés par le gel des pensions prévu par le plan d'économies du gouvernement, annonce le Premier ministre. Leurs pensions devraient donc être revalorisées le 1er octobre. Une revalorisation traditionnellement indexée sur l'inflation, pour que les Français conservent leur pouvoir d'achat malgré l'augmentation des prix. Selon l'entourage de Manuel Valls, cette mesure concerne "6,5 millions de personnes".
Initialement, seules les retraites inférieures au minimum vieillesse (792 euros pour une personne seule) étaient épargnées par le gel décrété par le gouvernement jusqu'à l'automne prochain.

Hausse du RSA, "mesure fiscale" pour les ménages modestes...
Le plan pauvreté prévoit aussi une hausse de 10% du revenu de solidarité active (RSA) en dix ans. La première étape de cette revalorisation interviendra le 1er septembre.

Valls promet également "une mesure fiscale de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes", "effective dès cette année", sans plus de détails. Ses modalités seront déterminées "dans les prochains jours pour la loi de finances rectificative".

Un coup de pouce à certains fonctionnaires

Le pacte de responsabilté prévoyait un gel du point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires, en 2015, 2016 et 2017. Il l'était déjà depuis 2010. "Ce qui revient à bloquer leurs salaires (hors carrière et avancement) pendant sept années consécutives", explique Le Monde. Les agents les plus modestes (catégorie C et certains de la catégorie B) verront leurs rémunérations revalorisées : "Cela représente en moyenne environ 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain pour 1,6 million d'euros", promet  le Premier ministre. 


Autre annonce

Manuel Valls promet une clause de revoyure, qui permettrait de revenir sur le gel du point d'indice des fonctionnaires en fonction du retour éventuel de la croissance
L'UDI risque d'y croire et les rebelles socialistes de rentrer dans le rang, après beaucoup de simagrées..

samedi 12 avril 2014

Même la CFDT demande le respect de la hausse des minima sociaux

Laurent Berger s'émanciperait-il ?

Il demande au "gouvernement de combat" ne pas sacrifier la lutte contre la pauvreté 
dans le cadre de son plan d'économies... 

La hausse des minima sociaux prévue le 1er septembre doit être respectée.
"Il est prévu une augmentation des minima sociaux le 1er septembre, je souhaite qu'elle ait lieu", a affirmé sur RTL le secrétaire général de la CFDT, visiblement alarmé, au lendemain de sa rencontre avec Manuel Vallsle Premier ministre"Il y a un problème de pauvreté dans ce pays", qui touche "les plus fragiles", a souligné Berger, comme s'il était déjà arrivé que la pauvreté touchât les riches !

Selon lui, pour réduire les dépenses publiques, "il faut faire des réformes structurelles (c'est quoi?) et il faut discuter" et non "pas raboter" les dépenses de santé ou celles des collectivités territoriales.

L'autre "ligne jaune" de la CFDT est un nouveau gel du salaire des fonctionnaires

La CFDT fixe la feuille de route de Valls
Berger a jugé bon de rappeler au Premier ministre qu'outre la lutte contre la pauvreté,  "il est hors de question qu'il y ait un moratoire sur la mise en place du compte pénibilité, comme le réclame le patronat".
"C'est une mesure de justice sociale" qui est "actée dans la loi" et "doit être mise en oeuvre". "C'est une question de l'autorité de l'Etat", a-t-il insisté.

Mesure emblématique de la réforme des retraites, ce compte est destiné aux salariés du secteur privé exposé à des situations pénibles ou des produits dangereux.

Une CFDT dans l'ambiguité de sa proximité au gouvernement au pouvoir
Interrogé sur le fait de savoir s'il est dans une position de "combat ou de coopération" avec le gouvernement, M. Berger a répondu: "aucun des deux termes ne me convient. La CFDT est un interlocuteur exigeant et constructif"...
Valls peut dormir sur ses deux feuilles de chou, Berger ne lui ébouriffera pas la frange clairsemée, soigneusement passée au gel fort des salaires.