POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est collectif. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est collectif. Afficher tous les articles

jeudi 26 septembre 2019

Marlène Schiappa adopte un drôle de genre : secrétaire d'Etat du "troisième type" ?

Campagne de com' de Schiappa : réalisation d'un fantasme ou pétage de plomb ?

Pendant que ses collègues travaillent, elle s'amuse comme une folle !

Demain, son compagnon en 'drag queen' ?
Marlène Schiappa n'assume décidément pas son genre et le prouve.
Pour soutenir le collectif Sista - pour qui "les femmes sont le plus grand réservoir de talents inexploités au monde" - dans son combat sexué pour la défense de l’entreprenariat féminin, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes (d'abord) et les hommes a changé de genre. La condition de la femme est son fonds de commerce, mais aussi sa douleur.

Dans un tweet provocateur qui se veut drôle, Marlène Schiappa se met en scène en homme sur une photo-montage juxtaposée à l'image que lui renvoie son miroir, ci-dessus, tout ça en surfant sur l'écume du sujet en croyant l'aborder de front. 

Au cabinet de la blogueuse, on s'amuse comme on peut...
Lundi soir, Marlène Schiappa a en effet posté sur son compte Twitter un montage de deux images : sa photo, d'un côté, et son visage photoshoppé en homme. Les deux visages sont extrêmement ressemblants, sauf que l'un a les attributs superficiels d'une femme et l'autre les caractéristiques extérieures d'un homme, ce que nient précisément les féministes.

Locataire de l'hôtel du Petit Monaco
, situé au 55, rue Saint-Dominique, Paris VII, en partage avec l'ambassadeur de Pologne en France, Schiappa milite pour que les femmes accèdent à des responsabilités que les hommesquant à eux, gagnent au mérite : selon elle, les femmes auraient tous les droits auxquels ne les destinent pas naturellement leurs compétences. 

La secrétaire d'Etat récupère la campagne de communication du collectif de femmes entrepreneuses Sista, visant à dénoncer les inégalités dans le monde des startups, lequel est censé être dynamique, sur la base d'un fort potentiel de croissance économique et d'une capacité à lever d'importants fonds d'investissement, du fait de son caractère innovant. Or, les femmes découvrent un univers où les temps sont plus longs qu'elles ne pensent (phases de recherche et de développement, de tests d'idée, de validation de technologie ou de modèle économique) et où le taux élevé de risque d'échec est très supérieur à celui d'autres entreprises, ce qui suppose des projets de plus en plus rigoureux.
Les filières balisées qu'elles ont suivies ne les prédisposent que rarement à ce milieu et elles revendiquent donc de nouveaux passe-droits.  Tout sauf égalitaire, l'idéologie incarnée par Marlène Schiappa leur fait miroiter la perspective d'un assistanat qui leur ferait brûler les étapes et, "en même temps", effacerait  leurs concurrents masculins qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes. 

Sista a commandé une étude au baromètre du Boston Consulting Group.
Dévoilé le 11 septembre dernier, il constate que 85 % des startups ont été fondées par une équipe intégralement masculine, et seulement 5 % par une équipe totalement féminine : la mixité ne fonctionne pas mieux dans un sens que dans l'autre... Les femmes sont en outre arrivées plus tard sur le secteur ouvert par des hommes : ces chiffres se fondent sur les entreprises fondées en France depuis 2008.

Marlène Schiappa vante son texte "pour l'émancipation économique des femmes". Selon le collectif Sista, "la France fait un peu mieux que l'Allemagne, mais moins bien que le Royaume-Uni," pays anglo-saxon précurseur. Outre-Rhin, il n'y a que 4 % de startups lancées par des femmes, et 8 % au Royaume-Uni. Pour être innovantes et performantes, les femmes ont bien des aigreurs à avaler, juste pour être positives et faire le "job", sans arrières-pensées, ce en quoi la ministre et les collectifs dans une logique de guerre des sexes ne les préparent pas. 
Les théories marxistes ont fait leur temps, mais le "monde nouveau" de la macronie y puise des excuses à ses échecs, en matière d'anticolonialisme réchauffé, comme de lutte des classes d'arrière-garde.

SISTA@wearesista
Les inégalités d'accès au financement pénalisent les #fondatrices de startup ! En cette rentrée, découvrez notre Baromètre #SISTAxBCG  :
Petit thread pour tout savoir sur le sujet en 1mn ! 
18:04 - 11 sept. 2019

Parmi les obstacles qui peuvent décourager les femmes de se lancer - lorsqu'elles n'ont pas la motivation requise - Sista indique que "les startups féminines françaises ont 30 % moins de chances d'être financées par les principaux investisseurs". Recherchent-ils des pleureuses ?
"Nous y travaillons dans le cadre de la loi pour l'émancipation économique des femmes", a répondu sur Twitter Marlène Schiappa, mettant en avant ce texte présenté lors du G7 et qu'elle défendra en 2020 au Parlement. La sous-ministre se trompe encore de stratégie : le forcing et la polémique ne sont pas facteurs  de réussite?, si le projet est mal ficelé. 

Image
D'autres personnalités françaises ont participé à cette campagne de communication, dont l'ancienne ministre de la Culture de François Hollande, Fleur Pellerin, orpheline coréenne à qui une famille française a donné sa première chance dans la vie, mais dont le bilan au gouvernement n'est pas un exemple pour les féministes.
On retiendra d'elle qu'en mars 2016, elle a signé le "manifeste pour un Printemps républicain", paru dans Marianne et Causeur, a été signé par Elisabeth Badinter, le philosophe Marcel Gauchet, Gérard Biard et Zineb El Rhazoui de Charlie Hebdo, avec Richard Malka (avocat de Charlie Hebdo et de la crèche Baby Loup), Gilles Clavreul (le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme), Frédérique Calandra, maire PS du 20e arrondissement, les 'frondeurs' socialistes Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, ou Gilles Kepel, chargé du formatage des esprits à la chaire Moyen-Orient Méditerranée de l'Ecole normale supérieure (le sociologue Vincent Geisser l'accuse ainsi de contre-vérités, de raccourcis simplistes, et d'une tendance à "islamiser" à outrance les problèmes des banlieues), en faveur d'une ligne offensive en matière de laïcité à gauche, autour du PS. Le manifeste appelle au réveil des "citoyens libres": les vertueux se distinguent des autres: "les faiseurs et défaiseurs identitaires de tous bords (qui) ont tenté de profiter de l’occasion pour faire encore progresser leurs idéologies délétères".
Les signataires de la tribune entendent clairement "peser sur les organisations de gauche", en rassemblant «les combattants épars de la laïcité, attaqués sur les réseaux sociaux et dans les media, par ceux qui nous ont caricaturés en racistes". Et de préciser : "On n’est pas une secte, pas une Eglise de la laïcité, pas là pour aller arracher des niqabs ou brûler des églises [mais à choisir ?]. On ne lance aucune croisade, nous." Se défendre, avec une telle ardeur, d'être sectaires est révélateur des objectifs refoulés de ces vertueux exemplaires.
Ce qui donne un aperçu des généralités globalisantes des influenceurs de la sous-ministre, par ailleurs fille de "radical de gauche " et "libre-penseur".

vendredi 26 juillet 2019

Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : l’IGPN blanchit les policiers qui les ont humiliés

L’enquête de l’IGPN classée sans suite, malgré une scène rappelant "les heures sombres de notre Histoire"

Oubliées les "années 30" fustigées par Macron et la "peste brune", par Darmanin

Scène filmée en France, le 6 décembre 2019 :
des lycéens interpellés sont mis à genoux face à un mur
Certains y avaient vu des propos appelant au devoir de mémoire, d'autres à un bourrage de crâne, mais aucun organe de presse ne stigmatise l'IGPN. Avec son classement sans suite des mesures disproportionnées et humiliantes de la police de Macron contre des mineurs de Mantes-la-Jolie, la coupe est pleine. 
Il fait suite en effet aux blanchiments de deux comportements de François de Rugy comme président de l'Assemblée qui fait bombance entre amis, lequel a pourtant récidivé comme ministre d'Etat. Point commun de ces trois jugements : ils sont prononcés par des instances qui sont juges et parties, puisque des députés ont statué sur des dépenses somptuaires du premier des leurs et la "police des polices", sur des humiliations imposées par ses collègues. 

Ces organismes de contrôle, IGPN ou commission d'enquête parlementaire, toutes agissent en interne. 
Ils ne servent visiblement qu'à dédouaner leurs pairs (leur président, des repas "professionnels" qui ont eu lieu à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était au perchoir de l’Assemblée nationale. Concernant les travaux effectués dans son appartement, c'est Matignon qui diligente une enquête sur les dépenses de son numéro 2, ministre d'tat, mais nous sommes toujours dans le même cas de figure.
La tendance à la déresponsabilisation des acteurs politiques au sommet de l'Etat est pareillement à l'oeuvre avec des instances comme la CRE (Commission de régulation de l'énergie), l'ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et de postes) ou le CSA. A l'instar de Macron, nos responsables politiques n'ont qu'un mot à la bouche "j'assume", ce qui n'a aucun sens dans la mesure où ils se défaussent sur ces autorités et autres commissions qu'on dit "indépendantes", mais qui ont à leur tête des président désignés ou recommandés par l'Elysée ou Matignon...
     
Une vidéo de la rafle de 151 lycéens en décembre dernier avait fait scandale

On voyait ces adolescents à genoux, mains sur la tête, encerclés de policiers.

A l'IGPN, le malaise est passé...
Enquête classée sans suite, le 26 juillet, jour de grands départs en vacances estivales. La conclusion de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après les investigations lancées au sujet, non pas de la vidéo, comme l'écrit une certaine presse, mais des faits choquants qu'elle révèle. 
Le document montre l'arrestation le  6 décembre ...2018 de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie (commune UMP-LR des Yvelines, depuis 1995) par des militaires en armes. Les adolescents - dont le plus jeune avait 12 ans - étaient filmés à genoux, encerclés par les forces de l'ordre casquées, équipées de matraques et de boucliers.

Le syndicat lycéen association lycéenne UNL, puis dix mineurs, avaient déposé plainte, notamment pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique ainsi que pour diffusion illégale de l'image de personnes.

Violences urbaines plus graves qu'ailleurs ?

L'enquête avait été ouverte le 12 février et concernait 12 plaintes. Ce vendredi 26 juillet, la procureure de Nanterre, où a été dépaysé le dossier a conclu que " le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d'entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible".

Par ailleurs, les plaignants "placés en garde à vue ont bénéficié des droits légaux attachés au régime de la garde à vue", souligne-t-elle, comme si le respect de la loi était chose extraordinaire. 

Les "violences aggravées" dénoncées par quatre mineurs "ne sont corroborées, ni par leurs déclarations ou les observations de leurs conseils, ni par les examens médicaux des médecins légistes, ni lors de leur présentation à un magistrat dans le cadre de la prolongation de leur garde à vue."
Conclusion : il ne s'est rien passé, ni usage du LBD, ni mutilations physiques...

Une "non-enquête"

Des lycéens interpellés par les forces de l'ordre jeudi 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines)
Des adolescents traités comme des résistants sous l'Occupation
L'affaire n'est pas close pour autant. 
Cette décision du Parquet placé sous l'autorité du ministère de Nicole Belloubet  "n'a pas de sens, ni factuel, ni juridique, et elle est sans conséquence sur l'enquête qui se mène", a réagi Me Arié Alimi, avocat des familles et de l'UNL. 

Me Alimi a indiqué qu'une vingtaine de nouvelles plaintes a été déposée et qu'un juge d'instruction va être saisi du dossier.
L'avocat a en effet déposé, dès le 6 mai, une plainte avec constitution de partie civile , qui doit aboutir prochainement à l'ouverture d'une information judiciaire. Au milieu de l'été, "cela ressemble plus à des effets d'annonce qu'à des annonces", a-t-il estimé. 
Seules "4 victimes" ont été entendues, a précisé l'avocat, qui parle d'une "non-enquête".

"Là encore, il n'y a pas de surprise", a déclaré Yessa Belkhodja, dont le fils est scolarisé au lycée Jean Rostand, porte-parole du Collectif de défense des jeunes du Mantois . Elle évoque elle aussi la saisine prochaine d'un juge. "Concernant les enquêtes préliminaires, la police qui enquête sur la police, on n'y croit pas vraiment".

Une vidéo choc

Le 6 décembre dernier, comme plusieurs villes en France, Mantes-la-Jolie est le théâtre de manifestations lycéennes contre la réforme de l'université. Ce jour-là, le blocus du lycée Saint-Exupéry suscite l'interpellation de 151 adolescents par la police de Macron et Castaner.
Une vidéo de l'arrestation, filmée par un auteur dont on ignore l'identité, est postée sur les réseaux sociaux. On y voit des lycéens à genoux, certains face au mur, les mains sur la tête. D'autres ont les bras attachés dans le dos. "Voilà une classe qui se tient sage", lance une voix moqueuse derrière la caméra.

L’auteur de la vidéo, un "fonctionnaire de police, fait l’objet d’une procédure de sanction administrative, et une action disciplinaire est sollicitée auprès du procureur général de Versailles", a précisé vendredi  26 la procureure de Nanterre. 
En revanche, la personne ayant diffusé la vidéo n’a pas été identifiée, "le site hébergeur refusant de répondre à la réquisition judiciaire, au nom de la protection des “droits et libertés des utilisateurs” ".

Dans cette affaire, deux autres enquêtes ont été ouvertes. 
Une enquête administrative a conclu à l’absence de "faute" ou de "comportements déviants de la part des policiers"à la mi-juin, selon Brigitte Jullien, la patronne de l’IGPN depuis janvier 2019. 
L’enquête du Défenseur des droits, qui s’est lui-même saisi du dossier, est quant à elle toujours en cours.

lundi 1 juillet 2019

Macron et Castaner font "gazer" des manifestants écologistes à Paris

Les bloqueurs pacifistes du Pont de Sully ont vécu l'escalade de la répression policière sous Macron

Des activistes écologistes brutalement délogés par les CRS à Paris

Ils scandaient "La police avec nous; on fait ça pour vos enfants !"

Résultat de recherche d'images pour "pont Sully Paris Extinction"Mais le message n’a pas été entendu du QG de la préfecture de police des forces de l’ordre. Sous un soleil de plomb, partagé par des Gilets jaunes, des militants verts du collectif 'Extinction Rebellion' ont organisé une manifestation sur le pont de Sully, situé dans le 5e arrondissement de Paris, vers midi. Des dizaines d'activistes se sont assis sur le bitume pour exiger du gouvernement la reconnaissance de l'urgence climatique, le zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2025, l’arrêt de la destruction des écosystèmes et la création d'assemblées citoyennes.


Mais, très vite, la situation a commencé à se tendre.
Greta Thunberg et Marion Cotillard font partie des personnes à interpeller la police française suite à ces images "insoutenables"

Les CRS ont appliqué la procédure en demandant aux "pastègues" (vert dehors, mais rouge dedans), sans espoir d'être entendus, de partir avant d’employer la méthode forte. Sur les images, filmées par des journalistes présents sur les lieux, les forces de l’ordre sont vues vidant des bombes de gaz lacrymogène à bout portant sur les militants assis et les bras entrelacés, en chaîne humaine, selon les consignes. 

Les plus radicaux ont été délogés manu militari. 
"On est non-violents, pourquoi vous nous gazez ?", se plaignaient les activistes 'briéfés' avant le départ des nombreux groupuscules vers le point de rassemblement (initialement prévu secrètement sur le Pont au Change, lequel conduit du Palais de Justice à la Bourse, via le théâtre du Châtelet). 
"Ce n’est pas votre boulot de faire mal aux gens", clamaient les vertueux écologistes. 

Résultat de recherche d'images pour "pont Sully Paris Extinction"
Le journaliste indépendant Clément Lanota a publié une vidéo dans laquelle on voit les quelque 150 manifestants d' 'Extinction Rebellion' (d'autres sources n'hésitant pas à en dénombrer 300) - un mouvement de désobéissance civile pacifiste, selon Le Monde - assis agrippés les uns aux autres, se faire pousser, se faire ôter leurs lunettes de soleil et gazer à quelques centimètres du visage.

RTS2K0C9

La gauche radicale n'a pas manqué d'instrumentaliser ces méthodes disproportionnés de maintien de l'ordre 
Clément Lanot est un journaliste indépendant français passé par France 2. Il dénonce des atteintes aux droits de l'homme (prisons, écologie ou Gilets jaunes,...)
La journaliste Pauline Bock est une britannique travaillant pour le Newstatesman (intello-bobo, favori des étudiants gauchistes), mais aussi The Guardian, the NYT, the New Yorker, ou Télérama (groupe Le Monde).

Au vu des images, nombreux sont les récupérateurs indignés 

Comme l’ex-ministre du Logement de Hollande, mais qui n'a jamais voulu de l'Ecologie, bien qu'elle ait été secrétaire générale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot qui a tweeté depuis sa niche à ...Oxfam : "France 2019 allégorie : 44,3 degrés, record absolu de température battu, en juin..! mais pendant ce temps les militants pour le climat sont maltraités, sur les passoires énergétiques c’est “on verra en... 2023” et le Président fanfaronne au G20....". Amorce-t-elle un retour sur le bitume politique ?

Des acteurs et actrices nantis s'affichent aussi. 
Ainsi, sur Instagram, le samedi 29 juin, l'ambassadrice pour la maison de couture Dior, détenue par l'homme d'affaires multi-millionnaire Bernard Arnault (LVMH) Marion Cotillard a-t-elle laissé exploser sa colère...  

dimanche 28 avril 2019

Le collectif des "mutilés pour l’exemple", une création des Gilets jaunes

Ce collectif fait écho aux "fusillés pour l'exemple"

Une vingtaine de manifestants blessés par les forces de l’ordre s'est réunie ce dimanche à la ferme de l’horloge à Gennevilliers

2019 : des Français tirent
contre des Français
Les blessés réclament notamment l’interdiction des tristement célèbres LBD-40, responsables de graves blessures aux yeux, voire des énucléations, ou des mutilations.  Richi, Jérôme, Franck, Jacky, Jean-Philippe, Vanessa, Fiorina, etc... sont arrivés avec des béquilles, un bandage au poignet pour une amputation de la main ou équipés d’un cache œil ou de lunettes noires. Dix-neuf manifestants gravement blessés par les forces de l’ordre - sur ordre du gouvernement Philippe et de Castaner -venus de toute la France, ont convergé vers Gennevilliers, ce dimanche matin, parsemée pour l’occasion d’affiches aux écrits jaunes.

Ils y ont annoncé la création d’un collectif baptisé "les mutilés pour l’exemple", en référence aux "fusillés pour l’exemple", des soldats exécutés par l’armée française, lors de la Grande guerre. 
Ils ont également lancé un appel à une grande manifestation nationale le 26 mai prochain à Paris, pour les blessés.

"On réclame la vérité, la justice et l’interdiction des armes sublétales"
Le maire (PCF et cadre salarié au comité d'entreprise d'EDF), Patrice Leclerc, a exprimé son soutien aux Gilets jaunes et aux blessés en leur prêtant une salle de la ferme de l’horloge pour y organiser une conférence de presse.
Résultat de recherche d'images pour "Gennevilliers, ce dimanche 28 avril 2019. Jérôme Rodrigues (debout, à gauche). LP/Marjorie Lenhardt"
"On réclame la vérité, la justice et l’interdiction des armes sublétales", indique le Gilet jaune Robin Pagès, handicapé depuis sa grave blessure au pied survenue durant une précédente manifestation en 2017 à Bure (Meuse) contre le projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires. Il énumère alors le prénom des manifestants venus de la région parisienne, Montpellier, Lille, Bordeaux, Quimperlé qui ont été mutilés lors d’affrontement avec les forces de l’ordre depuis le 17 novembre dernier.
"Ça fait 22 personnes qui ont perdu un œil ou l’usage de leur œil, c’est ça la vérité, martèle-t-il. Cinq personnes ont eu une main arrachée et il y a eu d’autres mutilations. Axel a perdu son odorat et Fabien a reçu un tir dans un testicule qui a dû être amputé".

"D’autres blessures sont moins visibles..."


On déplore 22 éborgnés en quatre mois du fait de la police de Macron armée de lanceurs de balle de défense, LBD-40 ou 'flash-balls' 


Se levant devant une dizaine de caméras, le Parisien Jérôme Rodrigues, figure du mouvement éborgné lors d’une manifestation à Paris en janvier, prend la parole à son tour : "vous avez 19 personnes devant vous et vous n’avez que 26 yeux qui vous regardent. Faites le compte, il y a un problème", s’insurge-t-il.
Résultat de recherche d'images pour "fusillés pour l'exemple"
Le 11 novembre 2015, France 3 diffusait "Les fusillés", quelques-uns des 650 soldats français réfractaires fusillés pour l’exemple
Résultat de recherche d'images pour "lyceens mantes la jolie a genoux face police"
Décembre 2018, plus de 700 lycéens ont été interpellés par la police de Macron, dans toute la France, dont Mantes-la-Jolie, Yvelines

Ainsi, comme de nombreuses autres associations, le collectif demande l’interdiction des LBD - 40 (lanceurs de balle de défense) qui envoient des balles de caoutchouc de 40 mm de diamètre à une puissance de 160 joules (dix fois la puissance d’un paintball). 
Ils réclament par ailleurs le retrait des grenades GLI-F4, essentiellement composées de TNT et des grenades de désencerclement. 
"D’autres blessures sont moins visibles, mais de nombreuses personnes ici présentes ont des plaques en titane et des vis dans le visage", ajoute Robin Pagès.

"Je comprends leur besoin de devoir se retrouver, de pouvoir exprimer leur traumatisme et puis le collectif permet de rendre visible ces mutilations et ces blessures", remarque Elsa Faucillon, député (PCF) de Gennevilliers, Colombes et Villeneuve-la-Garenne. Cette dernière a déposé une proposition de loi pour l’interdiction des LBD, le 6 mars dernier. "Là, on a des chiffres concrets qui montrent l’ampleur du phénomène, 22 éborgnés en quatre mois, c’est inédit et extrêmement grave", conclut-elle.

Début mars, le ministère de l’Intérieur comptabilisait 13.095 tirs de LBD depuis le premier acte de ce mouvement et 83 enquêtes pour des tirs potentiellement problématiques. En janvier, le Conseil d’État avait rejeté les demandes de la Ligue des droits de l’homme et de la CGT de l’usage du lanceur de balles de défense.

"Un plombier à une main, ça n’existe pas" 

Résultat de recherche d'images pour "les gueules cassees"
"Gueules cassées" de la Grande guerre...

"J’étais à 10 m des gendarmes, je me suis juste penché, et ça a explosé. J’ai vu ma main, c’était l’horreur". 
Il a eu la main arrachée par une grenade lacrymogène instantanée (GLI F 4) devant l’Assemblée nationale durant l’acte XIII des gilets jaunes. Sébastien Maillet, Argenteuillais de 30 ans, a vu sa vie basculer ce jour-là.

Résultat de recherche d'images pour "gilet jaune main arrachee"
Sébastien Maillet a eu la main arrachée par une grenade lacrymogène instantanée (GLI F4) devant l’Assemblée nationale lors de  l’acte XIII  
Les street medics sont immédiatement venus à son secours puis il a été soigné dans l’Assemblée nationale par les pompiers avant de partir à l’hôpital. Depuis, plus rien n’est pareil. "Le quotidien, c’est l’enfer, ce sont des insomnies, des cauchemars, tout est compliqué avec une main; psychologiquement, c’est l’horreur".
Le trentenaire s’était reconverti dans la plomberie il y a un peu plus d’un an. Mais aujourd’hui sa carrière est brisée : "un plombier à une main, ça n’existe pas". Il est en arrêt maladie pour l’instant et va certainement être licencié ou faire une rupture conventionnelle dans les mois à venir. L’avenir, pour l’instant, il ne l’imagine pas. "Ma priorité, c’est de me soigner, on verra plus tard dans quoi je vais pouvoir me reconvertir".



Aujourd’hui, Sébastien ne participe plus aux manifestations, mais il soutient toujours les Gilets jaunes, premier mouvement de sa vie dans lequel il s’enrôle. Il sera en revanche présent le 26 mai prochain à Paris lors de la manifestation des blessés. Le 13 février dernier, une marche blanche avait été organisée pour lui à Argenteuil. "Je suis soutenu, ça fait du bien, ce n’est pas le cas de tout le monde".

vendredi 6 avril 2018

Un photographe accuse un CRS de l'avoir frappé à la tête : à suivre...

Y a de la diffamation gauchiste dans l'air...

Blessé lors d'une manifestation, un photographe accuse un CRS de l'avoir frappé à la tête 

Cliché de 'Tuff' par 'Graine'
Il dit avoir été frappé à la tête et à la cuisse par au moins un CRS lors de la manifestation depuis la gare de l’Est et en direction de la gare Saint-Lazare contre la réforme de la SNCF qu'il couvrait, mardi 3 avril à Paris. 

Il est environ 16 heures, rue de Maubeuge, au nord de la capitale, quand le photographe note "une agitation certaine". Je vois des manifestants courir. D’un coup, les CRS arrivent en formation et déclenchent une première charge. 
Selon la préfecture de police de Paris, les forces de l'ordre sont intervenues "pour faire cesser les troubles", alors que "des dégradations de vitrines de magasins et de mobilier urbain" avaient lieu à hauteur "de la rue de Maubeuge et du boulevard de Rochechouart". 

"Ce que j'ai vécu peut arriver à n’importe qui," assure la victime présumée, qui tente désormais de citer son aventure en exemple, faisant de son cas une possible généralité.  

Or, le plaignant est 'Tuff'membre du collectif La Meute 

Ce collectif de gauche s'est aguerri dans la couverture des manifestations et son militant dénonce aussitôt des violences policières. 
Tuff raconte à franceinfo qu'il s'est avancé en tête du cortège, "plutôt sur le côté, pour diminuer les risques", afin de prendre des clichés, raconte-t-il. "Je crie que je suis photographe" Alors qu'il estime la situation "sécurisée", 
Selon lui, une "deuxième charge", qu'il n'anticipe pas, a lieu à ce moment-là. Les CRS matraquent à tout-va, assure-t-il. L'un d'eux arrive vers moi en hurlant. J'agite les mains en l'air et je crie que je suis photographe." 
Tuff, photographe indépendant assure à France Info ne pas être "belliqueux" et  précise qu'il n'est pas cagoulé, comme c'est le cas d'autres manifestants en tête de cortège. Cet activiste est davantage dans la guerre psychologique que dans l'affrontement. 
Il n'arbore pas le brassard l'identifiant comme un photographe – à la différence des journalistes – car il ce signalement attire plus d'ennuis qu'il ne protège, polémique-t-il. Mais  il tient à la main son appareil photo, son arme psychologique. 
Le CRS me donne un premier coup sur le crâne. Je tombe. Je suis désarçonné, j'ai mal. L'acctiviste assure ensuite être "frappé à la cuisse", probablement par "un autre CRS". 

Un autre photographe, qui se fait appeler Graine, lui aussi membre du collectif LaMeutePhoto, assiste à la scène.
Deux bonnets noirs
qui n'ont pas seulement une caméra au poing
Ce témoin partial confirme évidemment à franceinfo la version de son camarade. Il criait 'photographe, photographe', assure-t-il. Le CRS ne pouvait pas ne pas savoir. 
Sur une photo prise à ce moment par Graine, on voit un CRS, matraque à la main, s'approcher de Tuff et d'un autre homme, qui a, lui, le visage masqué et un bâton à la main : un groupe d'au moins trois activistes, donc... 

Un nombre important de photographes - militants à LaMeute - recruté par France Info
Sur une autre photographie, prise quelques instants plus tard par un troisième photographe, dans la même zone d'affrontements, on peut encore voir Tuff, toujours à terre et cherchant à se protéger. Un CRS est au dessus de lui, matraque à la main. Deux photographes en meute avec la pseudo victime, elle-même photographe, ont-ils monté cette affaire d'agression ? 

Immédiatement après son agression, Graine porte secours à son camarade de luttes, en l'emmenant à l'écart de la manifestation. Tuff enlève le bonnet qu'il porte, "et c’est là que tout le sang coule". Je comprends à ce moment-là que c’est un peu plus grave qu’un simple bleu comme je le pensais, commente le militant. 

Ce photographe indépendant de 24 ans souhaite porter plainte

"Je veux témoigner"... 
"Ça résonne dans mon crâne. Comme si j'étais tombé très fort sur du carrelage," précise le traumatisé.  Graine demande alors à son ami de le prendre en photo, le sang ruisselant sur le visage. "C'est mon seul moment de lucidité, assure le jeune homme blessé. Je veux témoigner, je me dis que c'est grave ce qui se passe.

Un journaliste indépendant qui couvre lui aussi la manifestation, publie ensuite sur Twitter une photo où apparaît possiblement du sang, attribué à Tuff, répandu par terre.
Selon le récit de Graine et Tuff, parties prenantes à l'affaire, des manifestants auto-formés aux premiers secours, les "street medic", ont ensuite porté assistance au photographe blessé, en attendant l'arrivée des pompiers. Il est évacué à l'hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement. 

Le certificat - que franceinfo a pu consulter -, établi à cette occasion, constate un "traumatisme crânien" avec une "plaie de 7 cm", nécessitant la pose de "sept agrafes", ainsi qu'un "hématome à la cuisse droite". Un arrêt de travail de quatre jours - lui aussi consulté par franceinfo - est en outre prescrit mercredi 5 avril à Tuff par un médecin qu'il va voir pour vérifier l'état de sa plaie. 

Avec le recul, le photographe s'estime "chanceux" d'être "encore vivant". 
"Mon bonnet a bien amorti le choc." Il dit donc vouloir porter plainte auprès de l'Inspection générale de la police (IGPN) et il promet de "retourner en manifestation faire [s]on travail" dès qu'il sera remis. 

Ce que j'ai vécu peut arriver à n’importe qui, carte de presse ou pas. 
Contactée par franceinfo, la préfecture de police de Paris dit pourtant ne "pas avoir eu connaissance" de cet incident. 
Alexandre Langlois, secrétaire général de la ...CGT Police - également joint par franceinfo, très investi - a été mis au courant par voie de presse, mais n'a pas parlé aux policiers accusés. S'il reconnaît que "l'image [du CRS et de Tuff] est choquante, évidemment", il attend de connaître le contexte dans lequel Tuff a été frappé pour se prononcer sur la légitimité ou non des violences. 
Le syndicaliste d'extrême gauche rappelle simplement que "frapper la tête n'est pas enseigné en formation", mais il reconnaît qu'"avec les mouvements de foule, le coup qui doit atterrir dans le torse peut être dévié. Je ne peux pas imaginer qu'un CRS ait choisi de frapper volontairement la tête."

La manifestation où les violences présumées se serait déroulées avait lieu
à l'appel de plusieurs syndicats, dont la CGT.

Le photographe Graine affirme que cette attaque ne visait pas seulement le jeune homme mais toute une profession. 
Habitué lui aussi des mouvements sociaux, il dit remarquer une escalade des violences policières depuis 2015 :
"Depuis la loi travail, on voit qu’on est visé en tant que photographe. Quand on n’arrive pas à calmer un mouvement social parce qu’il grossit, la deuxième tentative pour l’endiguer, c’est de s’attaquer à sa communication, du moins la diffusion de ses idées dans les media. On vise notre travail, comme ça a pu être le cas avec le journaliste Alexis Kraland, le vidéaste ou le reporter-photographe Nnoman qui avait été interdit de manifestation pendant la loi travail sans raison.
Tuff a levé les bras au ciel pour ne pas être frappé,
on lui a mis un coup de matraque au visage. C’est bien que c’est le photographe qui est visé," analyse Graine.
Pour pouvoir continuer à exercer leur profession en sécurité, de nombreux photographes de manifestations essaient de se rassembler et des initiatives devraient être lancées prochainement, annonce Graine qui semble être l'homme -orchestre.

Quant à La Meute, elle se défend d'être une association proche de l'extrême gauche et ayant partie liée avec l'islam radical. Le réseau féministe mixte et international La Meute qui est engagé contre la publicité sexiste, et membre du Collectif national des droits des femmes et l'association Chiennes de garde constituent depuis 2008 La Meute des Chiennes de garde.