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lundi 16 mars 2020

Face aux Français insouciants, Macron se prépare à lancer l’armée

Macron se trompe-t-il de cible ?

Le LB40 a fait ses preuves contre les Français en révolte, mais est inopérant contre le coronavirus : l'exécutif est désemparé !

Résultat de recherche d'images pour "requisition de l armee"Macron prépare le recours à l’armée. 
Dimanche 15 mars, son gouvernement a publié un décret préparant le recours aux personnels de l’armée. Elle envisage depuis quelques années la possibilité d’une pandémie comme celle d’aujourd’hui, ce que montre un scénario qu’elle avait commandé en 2014.

Ce décret, relatif à l’affectation temporaire des militaires, a été publié au Journal officiel du 15 marsLe texte permet l’affectation temporaire de militaires, pour une durée limitée, dans des organismes civils. Parmi ces organismes, on relève notamment les établissements de santé publics ou privés, les groupements de coopération sanitaire.

Un général décrypte ce texte

"Le texte organise le cadre réglementaire pour pouvoir affecter des spécialistes de l’armée — notamment les infirmiers et médecins des armées — dans un hôpital en temps de crise." L’armée est en effet équipée pour pouvoir gérer des situations sanitaires d’urgence, et ses moyens pourraient venir compléter un service hospitalier public en surchauffe.

"Ce dispositif ne concerne pas le maintien de l’ordre", précise l'officier génral, en pensant au confinement général envisagé par les autorités. "Ce serait l’objet d’autres textes."

Le texte paru au JO n’a "aucun lien avec le Covid-19", selon un tweet du ministère des Armées publié lundi 16 mars après-midi. Il se serait qu'une "simple mesure de rédaction juridique". Il permettra donc aux autorités militaires compétentes d'effectuer des affectations, par exemple, dans des services de santé.  

L’armée dispose de divers dossiers, dont des scenarii de pandémie.

Les services d’analyse de la Défense nationale élaborent en permanence des scénarii sur des situations apparemment improbables. En 2014, l’armée a ainsi commandé à l’IRIS un rapport sur les effets que pourrait avoir le changement climatique sur les activités militaires (Conséquences du dérèglement climatique pour le ministère de la Défense). Des chercheurs de ce centre d’études internationales avait donc élaboré plusieurs scénarii, dont celui d’une pandémie. Le voici, tel que présenté dans le rapport, p. 92 :
Au cœur de l’été 2026, la France savoure quelques semaines de répit. L’année a été difficile, notamment marquée par une grève de plus de 45 jours de tous les fonctionnaires des services publics de santé, épuisés par les coupes budgétaires opérées sans discontinuer depuis dix ans. Une grève populaire, alors que les indices de morbidité ne cessent de se dégrader. Personne n’a remarqué que, comme en Grèce, en Italie et en Espagne, les services de surveillance des maladies vectorielles et tropicales se sont largement étiolés durant ces années. Le gouvernement n’a cependant rien cédé sur le fond, sauf à la marge, ce qui a permis au mouvement de s’arrêter avec la satisfaction d’avoir obtenu une contrepartie.
A la suite d’un printemps singulièrement pluvieux, une canicule s’est abattue sur le pays pendant le mois de juin. L’Etat, les collectivités locales et les populations ayant appris à s’adapter, ses conséquences n’ont pas été trop graves : on ne dénombre qu’environ 300 décès dus à une chaleur intense, un chiffre dans la moyenne des quatre canicules de la décennie passée. En juillet, il a plu abondamment, mais sans excès, et enfin, au début du mois d’août, la météo retrouve une tonalité estivale plus classique.
Cependant, dans le nord de l’Italie, a éclaté une épidémie de dengue : par dizaines, et bientôt par centaines, des Lombards meurent de fièvre hémorragique. Les services hospitaliers, eux aussi affaiblis par des années de crise, sont débordés, les médicaments manquent, le gouvernement est démuni et rapidement renversé à l’Assemblée.
Mais à peine les media français répandent-ils les nouvelles transalpines que la panique se propage à Nice, à Toulon, à Marseille, tout au long de la Côte d’Azur. Des cohortes de moustiques envahissent la région : les victimes sont encore peu nombreuses, mais les routes sont encombrées de touristes qui fuient en masse le littoral. Les services publics, en latence durant l’été, tardent à prendre la mesure du phénomène et ne réagissent pas immédiatement. Les chiffres de l’infection commencent à être connus — plus de 500.000 personnes touchées, selon le professeur de l’Institut Pasteur, Jean-Marc Marnac, descendu en urgence, et de sa propre initiative, à Marseille. Le 12 août, il tient une conférence de presse avec des collègues médecins, pour dénoncer l’impéritie des autorités et annoncer que plus de mille personnes sont déjà décédées. Le lendemain, alors que le gouvernement tient une réunion d’urgence, c’est au tour de collègues lyonnais de déclarer devant les caméras de télévision que l’épidémie a gagné Lyon, où ils recensent déjà 224 décès dus à la dengue.
Le soir même, la première ministre, Charlotte Bonfait, intervient solennellement à l’hôpital du Val de Grâce, à Paris. Elle annonce une série de mesures : mobilisation de tous les fonctionnaires des hôpitaux qui doivent revenir de vacances ; réorganisation de la Protection civile sous la houlette du préfet du Nord, Pascal Hansin, en remplacement de Pierre Pitoef, qui est destitué ; mobilisation de tous les services de gendarmerie pour réguler les flux de populations et d’automobiles qui ont transformé, depuis trois jours, le couloir rhodanien en un embouteillage géant où ambulances et autres véhicules prioritaires peinent à se frayer un passage. La Première ministre annonce aussi le recours à l’armée : les engins militaires seront requis pour déblayer les routes ou déplacer les véhicules immobilisésles militaires passeront dans les habitations distribuer des lettres d’information et des kits de protectionils répandront des pesticides dans les zones repérées par les spécialistes sous la coordination du Professeur Jean-Marc Marnac. Dès le soir, le chef d’état-major, le général Justin de La Rafort, annonce la mise en œuvre de ces mesures, non sans faire remarquer devant les micros tendus que l’armée déploie en même temps une importante mission en Arctique."

dimanche 26 janvier 2020

Castaner fait l'annonce remarquable de l'interdiction de grenade... 

Quelqu'un doit lui dire qu'on ne la fabrique plus depuis 2013

Castaner annonce le retrait de la grenade lacrymogène GLI-F4

Or, cet outil utilisé dans le cadre du maintien de l'ordre n'est plus fabriqué depuis sept années. Il devrait être remplacé par une grenade vide d'explosif. Cette grenade, petite par la taille (17,8 cm de hauteur, 5,6 cm de diamètre, 190 g), a un triple effet lacrymogène, sonore (forte détonation) et de souffle. Sa dangerosité réside dans son caractère explosif (elle contient 26 g de TNT). 

Selon un rapport de la police cité par le Défenseur des droits, "la France est le seul pays d'Europe à continuer d'employer des munitions explosives" dans le maintien de l'ordre face à des manifestants.

Christophe Castaner a annoncé dimanche 26 janvier le retrait symbolique d'une grenade lacrymogène controversée, la
GLI-F4, régulièrement accusée de provoquer de graves blessures chez des manifestants.

Ces armes de répression "n'ont pas une couleur, elles n'ont pas un signalement spécifique et il est arrivé, il y a plusieurs mois, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d'une menace et que des manifestants les prenant volontairement en main se blessent gravement. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il nous faut retirer les GLI-F4", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur France 3.
 
L'exécutif français admet désormais certains «manquements déontologiques" parmi les forces de police 

Résultat de recherche d'images pour "GLI-F4"

Saisi en juillet 2019, notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la CGT,  le Conseil d'Etat avait rejeté des requêtes contre l'usage de la grenade GLI-F4, grenade lacrymogène instantanée.
Le retrait de cette grenade était toutefois prévu puisqu'elle n'est plus fabriquée depuis 2014. Elle est remplacée par une autre grenade - GM2L - à usage semblable mais sans explosif, ni effet de souffle.
"Cette décision n'a pas été prise du jour au lendemain. Elle s'inscrit dans le schéma national, un travail qui a duré plus de huit mois, avec des experts. Nous avons écouté aussi les associations", explique l'entourage du ministre. "Nous choisissons d'arrêter tout et maintenant. C'est une décision forte"...

Un syndicat policier déplore un "coup de com" après l'annonce de ce retrait. "C'est simplement un effet d'annonce à vocation politique à quelques semaines des municipales", rétorque Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP-FO.

Macron admet aujourd'hui certains "manquements déontologiques" dans la police 

L'exécutif français a changé de ton ces derniers jours sur la question du maintien de l'ordre. Alors que la liste de blessés lors de manifestations s'allonge,
Des événements récents ont changé la donne, comme le décès d'un père de famille de 42 ans, des suites d'une asphyxie avec fracture du larynx, à la suite d'un plaquage ventral par des policiers et une clef d'étranglement. Ou la diffusion d'une vidéo montrant une femme précipitée au sol par le croche-pied volontaire d'un policier. "Un geste imbécile", a dit le ministre, en connaisseur. 
"On ne fait pas de croche-pied à l'éthique", avait-il pourtant assuré après avoir appelé les policiers à l'"exemplarité" et à un "usage juste et proportionné de la force".

Le président Macron a, lui, fustigé "des comportements pas acceptables", pouvant "atteindre la crédibilité et la dignité" des forces de l'ordre, enjoignant Christophe Castaner de faire des "propositions pour améliorer la déontologie" dans leurs rangs, après des années de brutalités et de mutilations, notamment au moyen du LBD 40, un lance-grenade automatique tiré à l'épaule de calibre 40×46, destiné à des applications policières et militaires.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'interdiction immédiate des grenades GLI-F4, jugée trop dangereuse. Sauf qu'en réalité, son arrêt était prévu de longue date, d'ailleurs elles ne sont plus fabriquées depuis... 2013.


La grenade de substitution pourrait être plus dangereuse encore

Quelque 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, ont été tirées ou lancées par les gendarmes depuis le début de leur intervention sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, selon les informations de L’Essor, journal indépendant de la Gendarmerie Nationale.
Le millier de grenades restantes sont des grenades lacrymogènes instantanées GLI F4, qui possèdent trois caractéristiques : effet de souffle, assourdissantes et lacrymogènes. Interrogé par L’Essor, le général Bertrand Cavallier (2S), ancien patron du CNEFGN de Saint-Astier, le centre national d’entraînement de la Gendarmerie au maintien de l’ordre, a qualifié ce chiffre de 11.000 grenades de “considérable” pour ces vingt dernières années.

Pour autant, ce spécialiste explique ce chiffre par la durée de l’engagement (onze jours ce jeudi 19 avril 2018) des 25 escadrons de gendarmes mobiles (75 par escadron), soit 1.900 gendarmes. Le général Cavallier ajoute la superficie “à tenir” (24 km2, près du quart de la superficie de Paris) et l’exigence de “ne pas aller au contact” en tenant à distance les manifestants.

Les gendarmes font face à des “adversaires très dangereux” qui lancent des billes d’acier avec des frondes, des cocktails molotov ou disposent des pièges contenant des IED (engins explosifs rudimentaires), assure le général Cavallier. 

Début août 2017, le Service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (Saelsi) a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de grenades et de leurs lanceurs pour les gendarmes et les policiers. Un marché, estimé à 22 millions d’euros, vise à remplacer les GLI F4 actuelles. Concrètement, les nouvelles grenades de calibre 56 mm ne contiendront plus d’explosif (ici de la tolite), mais un dispositif pyrotechnique sans explosif brisant permettant le déclenchement de la munition.

Un cadre juridique strict et réglementé.
L’emploi de la force au maintien de l’ordre obéit à un cadre juridique précis régi par le code pénal et le code de la sécurité intérieure.
Dans ce cadre, la Gendarmerie a une doctrine qui permet d’avoir une réponse adaptée à chaque situation. La règle est celle de la gradation de l’emploi de la force et l’usage de grenades se situe à un niveau de violence assez, voire très, important. L’emploi de la force doit respecter les principes d’absolue nécessité, de proportionnalité au trouble à faire cesser et de simultanéité (art R.211-14 du code de la sécurité intérieure/CSI). Il est caractérisé par une progressivité, une gradation des moyens et des matériels mis en œuvre, qui permet de passer de la dissuasion à, s’il en est besoin, l’emploi de la force avec usage des armes.

Les grenades employées pour le maintien de l’ordre en Gendarmerie
La liste des grenades utilisables pour le maintien de l’ordre est définie par le code de la sécurité intérieur (art R.211-16 à D.211-20). Il en existe 4 types en dotation au sein de la Gendarmerie : des grenades lacrymogènes (MP7 et CM6) ; des grenades à effet lacrymogène, sonore et de souffle (GLI F4) ; des grenades à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes (GM2L) et des grenades de désencerclement (DMP).

Depuis le retrait d’emploi de la grenade offensive suite au décès de Rémi Fraisse, la grenade GLI-F4 est la grenade la plus puissante que possède la Gendarmerie. Elle est actuellement en cours de remplacement par la GM2L. Toutes ces munitions disposent d’un dispositif retardateur de la mise à feu, d’une durée de quelques secondes. Cette durée est variable en fonction de selon l’usage qui en est fait : lancer de grenade à la main, tir avec le lance-grenades sur des distances de 50 à 200 mètres.

GRENADE GLI F4

La grenade à fusil et à main lacrymogène instantanée (GLI) modèle F4, est une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle. Son caractère explosif, en raison de la présence de tolite, en fait une arme de force intermédiaire. La grenade GLI F4 de calibre 56 mm peut être lancée soit à la main (avec bouchon allumeur à main) soit propulsée grâce à un lanceur de 56mm de type LGGM Cougar après adjonction d’un Dispositif de Propulsion à Retard (50, 100 ou 200m).

Caractéristiques : hauteur totale : 178 mm. Diamètre : 56mm. Masse totale : 190 g. Masse active : 45 g. Durée d’émission du CS : 25 à 30 secondes.

Emploi : le tir tendu est strictement interdit. en tir courbe, la balistique de la munition (trajectoire, explosion, dispersion du produit lacrymogène en l’air) permet d’éviter que les personnes ne soient directement impactées et ne puissent ramasser les plots au sol afin de les renvoyer en direction des forces de l’ordre.
GRENADE GM2L

La grenade GM2L calibre 56 mm à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes, est destinée aux opérations de rétablissement de l’ordre tant en milieu urbain que rural. Capacité assourdissante. La grenade GM2L peut être lancée à la main ou tirée depuis un lanceur de 56 mm de type LGGM cougar (50, 100 ou 200m). L’utilisation de cette grenade permet un double effet (lacrymogène et assourdissant) sans éclat vulnérant. La zone couverte est d’environ 10 à 20 mètres carrés.

Caractéristiques : diamètre : 56 mm. Longueur : 125 mm. Poids : 170 g. Effet sonore : 145 db à 10 mètres. Gaz : 10 g de poudre lacrymogène au CS pur (conforme à la norme MIL-R-51029C, réglementation REACH). Utilisation possible avec BA (1,5 ou 2,5s) et DPR (50,100,200m). Emploi Les jets et les tirs de GM2L dans des locaux de faible capacité, sauf circonstances exceptionnelles, sont proscrits.

GRENADE MP7

La grenade multipots MP7 est une munition de rétablissement de l’ordre destinée à émettre un nuage lacrymogène important, persistant et dense. La grenade lacrymogène est un dispositif pyrotechnique à effet lacrymogène. Lors de son utilisation, la grenade MP7 libère ses 7 palets ou sous-munitions qui émettent du gaz CS. (gaz lacrymogène)

La légèreté et la petite taille de ses 7 palets évitent en théorie, par la fusion des conteneurs, le risque de relance par les manifestants. Elle peut être lancée à main (avec bouchon allumeur retard 2,5s) ou à l’aide d’un lanceur de 56 mm (avec un dispositif de propulsion à retard de 50, 100 ou 200m), elle garantit une distance de sécurité à l’utilisateur et évite tout contact entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Caractéristiques : la durée d’émission du nuage lacrymogène et fumigène est d’environ 30s +/- 10s. La zone couverte est de 1000m 2 . Diamètre extérieur : 56 mm. Longueur sans ou avec dispositif d’allumage :165 mm. Masse totale : 360 g. Masse active : 154 g. Pourcentage de CS : 7 %.

GRENADE CM6

Spécialement étudiée pour le rétablissement de l’ordre en milieu urbain et pour la protection d’installations sensibles, la grenade CM6 émet rapidement un nuage fumigène et lacrymogène important, persistant et dense. Elle permet de créer une distance de sécurité pour les forces de l’ordre. La grenade CM6 contient 6 capsules actives de CS (gaz lacrymogène). Elles sont libérées avant même que la grenade arrive au sol empêchant tout renvoi sur le tireur.

Caractéristiques : diamètre extérieur : 56 mm. Longueur : 199 mm. Masse totale : 340 g. Masse active : 98 g. Pourcentage de CS : 15 %. Elle peut être utilisée à main (avec bouchon allumeur retard de 1,5 ou 2,5s) ou à l’aide du LGGM cougar (avec DPR 50,100, 200m). La zone de couverture des gaz est importante, jusqu’à 800 m2 sur 3 à 5 m de haut et durant environ 30s.

GRENADE MP7 COMMANDO

Cette grenade est utilisée par les forces de l’ordre comme moyen de dispersion face aux manifestations de masse en milieu urbain rapproché. Utilisable par les unités légères, isolées ou en patrouille, elle peut être tirée à partir d’un véhicule. Les grenades MP7 commando (multi-pots) présente un double effet lacrymogène et fumigène et contiennent 7 coupelles actives au CS (gaz lacrymogène de la classe des irritants oculaires). La grenade peut être lancée à la main avec un bouchon allumeur, par le LGGM avec un dispositif de propulsion à retard ou à partir de son tube. La distance de projection avec le moteur propergol est de l’ordre de 100 m. La zone couverte par le gaz est importante : entre 300 m 2 et 500 m2 sur 3 à 5 m de haut. 1.2

Caractéristiques : poids total : 640 grammes. Nombre de plots fumigènes : 7. Gaz : 7% d’agent lacrymogène CS. Délai du retard d’allumage : 2,25 s. Portée maximale : 100 m. Durée d’émission du gaz : 25 s. Poussée initiale: 60 Newton.

GRENADE A MAIN DE DESENCERCLEMENT

La grenade à main de désencerclement (GMD), aussi connue sous le nom de DMP (dispositif manuel de protection), est une grenade qui permet la projection de 18 galets en caoutchouc lors de son explosion.

L’affectation individuelle d’une GMD s’effectue impérativement selon les conditions cumulatives suivantes : elle concerne tous les militaires de gendarmerie titulaires d’une habilitation ; elle est temporaire et doit répondre aux besoins d’une mission ; elle est effectuée, pour la Gendarmerie nationale, sous la responsabilité du commandant d’unité ; elle est conditionnée à l’autorisation écrite ou verbale du commandant d’unité ou du chef de patrouille.

Caractéristiques : projection circulaire de 18 projectiles en caoutchouc. Effet sonore et de choc intense (plus de 155 db). Diamètre : 56 mm. Poids des projectiles : 10 g. Force cinétique unitaire : 80 joules. Rayon d’efficacité : 10 m. Poids total : 250 g.

mardi 27 août 2019

Pas de "violences irréparables" du pouvoir contre les Gilets jaunes, estime Macron 

Des mots "terribles" et "dangereux", objecte la Ligue des droits de l'homme

Macron, dans le déni des mutilations et amputations sur manifestants

Résultat de recherche d'images pour "arc de triomphe MASQUE de Rude cassé"Avocat membre du bureau national de la Ligue des droits de l'Homme et conseil de plusieurs Gilets jaunes, maître Arié Alimi,  réagit aux assertions d'Emmanuel Macron, qui a assuré lundi que les forces de l'ordre n'ont pas commis de "violences irréparables" lors de ce mouvement social.
"Je trouve ces mots terribles et profondément dangereux", a -t-il expliqué sur franceinfo lundi 26 août, suite à l'entretien du président innocent sur France 2 : son ministre de l'Intérieur, Castaner, n'a pas commis l'irréparable en ordonnant aux forces de l'ordre équipées de LBD 40 (le "lanceur de balles de défense"), de grenades GLI-F4 et de balles en caoutchouc), de taper dans le tas.

La Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe ne sait pas ce qu'elle dit donc lorsqu'elle se déclare "gravement préoccupée" par la gravité des blessures provoquées par les armes utilisées par les forces de police au cours des manifestations de Gilets jaunes. L'inquiétude de Dunja Mijatovic n'est donc pas fondée, malgré le "grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement" dans les manifestations. Pour elle, le climat d’hostilité qui règne dans certaines manifestations, ou la surcharge de travail des policiers, ne saurait d'ailleurs justifier "le nombre et la gravité des blessures résultant de l’usage de la force par les forces de l’ordre." 
La Commissaire aux droits de l’homme déplore au passage "une formation insuffisante aux techniques de maintien de l’ordre et à l’usage de certaines armes" de certaines unités de force de l’ordre engagées dans les manifestations.

Les violences policières se sont imposées également aux députés européens qui ont "dénoncé le recours à des interventions violentes" et condamné l'usage "disproportionné" des forces de police et militaire par "les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques".

Jusqu'à la communauté internationale qui s'est indignée de la répression. 
L'ONU s'est quant à elle prononcée sur ce sujet dans un communiqué qui cite un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations Unies. Ils s'inquiétaient du "nombre élevé d'interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d'armes dites 'non-létales', telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou 'flashballs', ajoutant que "les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l'ordre pour garantir l'exercice des libertés"

Les experts alertent également sur le risque de "sévères restrictions à la liberté de manifester" que pourrait causer la loi anticasseurs. Cette dernière permet en effet aux préfets de prononcer des interdictions de manifester, un point validé à chaud par la majorité présidentielle en émoi à l'Assemblée nationale, le 30 janvier dernier.


"Un homme qui fait primer l'ordre public sur le droit à la vie"

"Je m'interroge de savoir ce que vous penseriez d'un homme qui fait primer l'ordre public sur le droit à la vie", poursuit l'avocat, évoquant les cas de Zineb Redouane, une femme atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement en marge d'une manifestation de Gilets jaunes à Marseille, en décembre 2018, et de Steve Maia Caniço, jeune fêtard de la fête de la musique, retrouvé mort dans la Loire à Nantes à la suite d'une charge policière.
Résultat de recherche d'images pour "Rodrigues J enucléé"On notera que les Gilets Jaunes énucléés - tel Jérôme Rodriguès, le 26 janvier, ou David, tailleur de pierre de 31 ans, le 1er décembre 2018 - ne sont pas mentionnés...

Arié Alimi a également pointé du doigt "un homme qui fait primer l'ordre public sur la liberté d'expression et d'opinion". "Que penseriez-vous d'un homme qui, face aux familles de ces personnes mortes, mutilées, qui ont perdu un membre ou un œil, leur dirait qu'il n'y a pas eu de violences irréparables ?" L'avocat "ne pense pas qu'il y ait un véritable mea culpa". Il évoque plutôt "une reconnaissance à pas feutrés", mais qui écarte toute "compassion pour les victimes du mouvement".

Au G7 de Biarritz,
la presse hexagonale a pu faire croire que Macron est un interlocuteur autrement plus respectable que Poutine ou Bolsonaro...

lundi 3 juin 2019

Les mutilations de Gilets jaunes, détails des violences policières, selon Nuñez

"Pas de regret" sur la gestion de l'ordre public," assure Nuñez, secrétaire d'Etat à l'Intérieur 

"Ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un œil a été éborgné" qu'il y a eu faute des forces de l'ordre," a estimé le binôme de Castaner

Résultat de recherche d'images pour "place Tian'anmen""Nous n'avons pas de regret sur la façon dont nous avons mené l'ordre public et la sécurité publique. C'est une crise inédite depuis 50 ou 60 ans; personne n'a eu à affronter ce que nous avons eu à affronter avec Christophe Castaner et les choses se sont quand même globalement bien passées en matière d'ordre public", a déclaré Laurent Nuñez lors de l'émission le "Grand Jury" sur RTL/LCI/le Figaro, dimanche.

Résultat de recherche d'images pour ""marche des mutilés""Au même moment se déroulait à Paris une "marche des mutilés" organisée par des Gilets jaunes dénonçant l'utilisation de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades de désencerclement, accusés d'avoir éborgné ou arraché des mains lors des manifestations. Cet événement a rassemblé entre 300 et 400 personnes.
Depuis le début du mouvement le 17 novembre, 2.448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l'ordre, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur au 13 mai. 
Les manifestations de la place Tian'anmen se sont déroulées entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 à Pékinen république populaire de Chine. Pendant près de sept semaines, des étudiants, des intellectuels et des ouvriers installés pacifiquement devant la Cité Interdite ont tenu tête au pouvoir. Elles se sont conclues par une vague de répression qui a fait 10 000 morts civils "estimation minimale", 1.000, selon Euronews...

"Quand il y a une agression contre des policiers et qu'il y a une riposte proportionnée, oui il peut y avoir des blessés", s'est froidement justifié Laurent Nuñez, "ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un oeil a été éborgné, que la violence est illégale".
"Je ne présente pas d'excuses, je m'en remets à la justice de mon pays", a-t-il insisté, alors que le procureur de Paris a annoncé jeudi que des policiers seront jugés pour violence.

Le secrétaire d'Etat a souligné que "le nombre d'enquêtes est très faible au regard de l'engagement qui a été celui des policiers"

Résultat de recherche d'images pour "Nunes et castaner"
Et "le nombre de dossiers pour lesquels le procureur annonce qu'il pourrait y avoir des poursuites est encore plus faible".
"Une poursuite ne veut pas dire qu'il y aura condamnation", a-t-il aussi dit, assurant qu'en cas de condamnation, il y aura appel. "J'ai toute confiance dans les policiers et gendarmes de ce pays (...) Nous savons qu'ils ont employé la force de manière proportionnée dans la plupart des cas, et la force n'a été employée que quand il s'agissait de riposter à des agressions violentes contre eux-mêmes ou contre nos institutions", a-t-il affirmé. Elément de langage à destination des juges...

"Avec Christophe Castaner nous avions toujours dit que s'il y avait des fautes commises dans l'emploi de la force, il y aurait bien évidemment des sanctions", a-t-il toutefois assuré, décidant qu'il s'agissait d'un "nombre infime de cas".

mardi 7 mai 2019

Police parisienne: Frédéric Dupuch, limogé par Christophe Castaner

Frédéric Dupuch refuse de porter la casquette pour le fêtard

Le serviteur de l'Etat qui a dirigé la sécurité de proximité à Paris et sa petite couronne jusqu'au 5 mai 2019 en a gros sur le coeur

Résultat de recherche d'images pour "Frédéric Dupuch"Dans un message d'adieu adressé aux 26.000 policiers qui composent la plus importante direction de la préfecture de police, Frédéric Dupuch (ci-dessus) qui refuse d'être traité comme un vulgaire fusible aux mains d'un margoulin, n'a pas manqué d'étriller les coupeurs de têtes. Brutalement limogé le 16 mars, en même temps que le préfet Michel Delpuech, le jour même de violences de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire organisée en Black bloc à l'occasion l'Acte XVIII des Gilets jaunes. Il a rendu hommage aux fonctionnaires qui servaient sous son autorité "en dépit des trop faciles reproches extérieurs d'en faire trop ou pas assez".

Le directeur visait autant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner que son secrétaire d'État Laurent Nunez, ce dernier ayant - à la différence de l'autre - une connaissance intime du fonctionnement de la préfecture de la police pour y avoir effectué une grande partie de sa carrière. 
Le tandem en place à Beauvau a reproché à Frédéric Dupuch ses "tergiversations" et ses "initiatives" durant les opérations de maintien de l'ordre lors des différentes manifestations des Gilets jaunes. Ils lui reprochent d'avoir décidé d'adapter l'armement, notamment les LBD 40 décriés par de nombreuses ONG, avec des munitions moins puissantes afin d'éviter les dégâts physiques sur les manifestants. À cause de ses décisions, il aurait bridé la capacité de riposte de ses policiers sur le terrain. Sur l'usage du LBD40, les défenseurs du patron de la DSPAP avaient rétorqué qu'il ne faisait qu'appliquer une directive de la direction générale de la police nationale. 

Une femme se tenait prête dans l'antichambre de Beauvau

L'ancien directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne a été remplacé par Valérie Martineau, ex-patronne de la DTSP (Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité) du Val-de-Marne. 

Dans son message, Frédéric Dupuch regrette de ne pas être allé au bout de son mandat commencé en janvier 2018. "Au-delà des difficultés qu'il ne m'aura pas été possible de résoudre (...), la force de la police, c'est aussi de former une famille avec ses tensions et ses querelles, mais surtout sa solidarité et son soutien aux plus fragiles." "Je vous quitte avec regret et émotion", a-t-il conclu.

En dépit de son limogeage public, après le 16 mars, Frédéric Dupuch avait continué à assurer sa mission jusqu'à la nomination de son successeur, ce week-end. Il a signé son dernier dispositif de maintien de l'ordre le samedi 4 mai pour le compte de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne. 

Il a été remplacé à partir de ce lundi 6 mai par Valérie Martineau, ex-directrice territoriale de la sécurité publique du Val-de-Marne. 
Elle tient sa revanche, puisqu'elle avait été limogée et son service fermé dès la prise de fonction de Frédéric Dupuch à la DSPAP (Direction des services de police de l'ensemble de l'Agglomération parisienne) qui couvre Paris et les trois départements de petite couronne, en janvier 2018.
Valérie Martineau est réputée pour être aussi "rugueuse" que le préfet de police Didier Lallement, mais néanmoins plus "collective" dans la prise de décision que son prédécesseur. Elle était la candidate de la Place Beauvau, et non celle du préfet de police, on l'a bien compris...

samedi 4 mai 2019

1er Mai: record d'exactions policières, sous couverture gouvernementale

Jet de pavé, gifles et matraque dans le pantalon: trois enquêtes de l’IGPN sur les abus de pouvoir policiers du 1er-Mai

L’" "incident" (sic nouvelobs) a eu lieu lors d’un face à face entre des policiers et des manifestants
Parti-pris politique du journal Le Figaro


Les investigations devront déterminer l’identité des policiers impliqués et les conditions de leurs gestes. Encore faudra-t-il qu'elles soient menées à leur terme et que des sanctions exemplaires soient prononcées, car les nombreuses précédentes enquêtes "diligentées" restent sans suite... Une fois saisie, l’inspection générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l'Intérieur, peut-elle incriminer son patron ?
bien que cette direction ait pour mission de "traquer et dénoncer" les dérives de la Police nationale, l'IGPN ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers, souligne Amnesty International. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure (ministère de l'Intérieur), qui ferait tout pour que les "bavures" policières soient couvertes, comme le sont les fautes de la presse qui, elle aussi, couvre solidairement ses journalistes coupables de désinformation et d'un usage abusif du "secret des sources".
"Qu’est-ce que t'as, toi ?" 
Image d\'une vidéo montrant un policier giflant un homme à Paris lors des manifestations du 1er-Mai 2019.

Les réseaux sociaux divulguent ce que la presse institutionnelle dissimule.

Bien que la presse dirigée par des partisans du président, aussi bien que par des hommes d'affaires, prétende expliquer aux "gens" plutôt que de restituer l'actualité dans toute sa vérité, l'information est de moins en moins filtrée : les journalistes sont en effet débordés par les internautes et les media indépendants.
C'est ainsi que sont diffusées les images que la presse subventionnée confisque: 
"L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquêtevendredi 3 mai, raconte France-Info, pour la forme, à propos de la diffusion de cette vidéo montrant un membre des forces de l’ordre en train de gifler"violemment"  un manifestant (sic, ce que ne confirment pas les images qui montrent plutôt un geste à caractère d'humiliation), devant un commerce du boulevard du Montparnasse où son groupe est contraint de trouver refuge lors du défilé du 1er-Mai à Paris.

Ces images d'humiliation ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. 
"Capturées sur le boulevard Montparnasse, elles montrent le face-à-face de la police avec les manifestants en marge du rassemblement du 1er-Mai," écrit L'Obs, alors qu'il s'agit en fait d'une action d'isolement d'un groupe pacifique contraint de passer sous le rideau métallique du magasin. Alors qu’il repousse un autre manifestant, "avec virulence", selon Justine Chevalier pour BFMTV, le premier interpelle le policier : "Qu’est-ce que tu as, toi ?" lui rétorque le CRS irrespectueux, avant de lui "asséner" deux gifles. Les "gifles assénées" n'ont pas la violence indiquée: elles sont néanmoins mortifiantes.
gifle
Les images montrent, non pas une extraction de manifestants
hors d'un magasin, mais leur rétention à l'intérieur
Lors qu’une femme âgée tente de s’échapper de la nasse constituée par le magasin, les échanges se tendent et deviennent plus violents. 
L'auteur de la vidéo est alors chassé sans ménagements : "Vos collègues donnent des patates sur des manifestants, les gars", s’exclame-t-elle, septuagénaire indignée qui n'a pas non plus la sagesse recommandée par Macron à celle de Nice, bousculée par une charge de police et hospitalisée dans le coma. "Ce sont des casseurs; ils n’ont pas le droit d'être là", lance un policier, alors que le groupe semble constitué d’une quinzaine de manifestants, dont cette personne âgée.

Les inspecteurs de   l’IGPN saisis par le préfet de police de Paris Didier Lallement devront déterminer qui est le policier filmé et les conditions de son geste. Aucune plainte n’a encore été déposée.
Interrogé par BFMTV, l’avocat Maître Vincent Olivier rappelle que les policiers "doivent employer la violence si cela est nécessaire et de manière proportionnée". "Là, il n’y a aucune justification, son geste ne s’inscrit pas dans une démarche légitime de maintien de l’ordre." 
Selon l'avocat, la gifle donnée par le policier (mari violent, par ailleurs?) est caractéristique de violences volontaires avec une circonstance aggravante, le fait que ce soit une personne dépositaire de l'autorité publique. Un délit punit de cinq ans de prison. Le rôle de la presse d'investigation sera d'assurer le suivi de cette annonce d'une enquête...interne !

Un pavé jeté par un CRS

Sur la vidéo de l’agence Line Press, un CRS en train de jeter un pavé vers des manifestants.
Montage ? Avec les "infox" (fake news), ils ont bon dos
La "police des polices" a également été saisie vendredi, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un policier jetant un pavé vers une foule de manifestants. La scène se déroule mercredi lors d’échauffourées entre forces de l’ordre et militants de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire agissant en black bloc pendant le défilé parisien. 

La vidéo n'est encore pas filmée par un organe de presse subventionnée.
Elle montre en effet plusieurs CRS armés de boucliers et de lanceurs de balles de défense (LBD, autrement nommés "flash balls", condamnés par le Conseil de l'Europe - et non pas par le Parlement européen, comme indiqué par de grands professionnels prétentieux comme Libération ou Le Monde - et l'ONU) faire face à un attroupement, tandis qu’à leurs pieds des pavés ont été descellés par des activistes de l'ultra-gauche en black bloc, avant l’arrivée des forces de l’ordre, comme l’a raconté le journaliste au "Parisien".

La vidéo montre ensuite un CRS jeter un pavé en direction des manifestants. Les images ne permettent pas de savoir à quel moment le policier ramasse le pavé : ce qui changerait tout au caractère agressif du geste de haine policière ! Sur son compte Twitter, l’agence Line Press écrit :
"Il apparaît aujourd’hui au dérushage des images que le policier ne lance pas un pavé/morceau de granit qu’il a reçu quelques instants plus tôt mais se sert dans une réserve de projectiles préparée par le bloc quelques instants auparavant."
Le geste n'est pas, en lui-même, seul condamnable !
Contacté par Le Parisien, propriété du Groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même propriété de LVMH et lui-même propriété de la famille Arnault, laquelle a successivement soutenu Sarkozy (UMP), Hollande (PS) et Macron (LREM), le Service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) précisait jeudi que l’IGPN n’avait pas été saisie, faute de plainte. "On n’est pas sûr que le projectile ait atteint quelqu’un", expliquait-on. Jeter des pavés sur une foule n'est criminel que s'il blesse quelqu'un...

"Sur les images, on voit clairement que nos collègues sont accrochés, qu’ils doivent tenir un point", racontait jeudi à Franceinfo Grégory Joron, secrétaire national du syndicat  FO de policiers (Unité SGP Police), partie prenante.

L'agence Line Press fait de la rétention d'information. Au public, elle ne livre qu'un extrait de sa vidéo.
Au service public de franceinfo, elle a en revanche accepté de fournir  la séquence qui précède. Sur celle-ci, on peut remarquer que les forces de l'ordre se replient alors - bien qu'armées de LBD 40 - en sorte d'atteindre un tas de pavés. Il y en a une vingtaine environ, posés au pied d'un arbre.

Ont-ils été regroupés ici par des manifestants, en amont ? Les policiers les ont-ils déposés après des fouilles ? Le journaliste Laurent Bortolussi (Line Press) livre son sentiment personnel, se disant "persuadé" que "le CRS en question s'est servi dans le tas de projectiles qu'il avait sous ses pieds pour ensuite viser les manifestants." Néanmoins, aucune des images diffusées par Radio France ne montrent un policier en train de ramasser un projectile, analyse France Info. Tout comme il est impossible de voir où ce dernier a atterri, sur qui ou sur quoi." 

Deux coupures dans le montage diffusé créent une incertitude que la totalité de la vidéo devrait pouvoir faire tomber, s'ils n'on pas malencontreusement disparu...
France Info en viendrait ainsi à faire douter des images montrant clairement un policier jetant un pavé dans la foule.


"Si le groupe manquait de moyens, les pavés peuvent être un recours. Ça peut être de la légitime défense."
L’usage de l’armement du maintien de l’ordre et les procédures de sa mise en œuvre sont régis par plusieurs textes à caractère officiel, rappelle Franceinfo. Selon l’article 431-3 du Code pénal, "la force déployée doit être proportionnée au trouble à l’ordre public et doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé".

Or, le groupe de policiers ne manquait pas de moyens.

Chris, le policier auteur du blog
"Police de caractère", ne cautionne pas la thèse syndicale. "En tout état de cause, il ne semble pas y avoir de nécessité à utiliser des pavés lorsque les policiers sont équipés de moyens de défense prévus à cet effet. Comme c'est le cas ici, explique-t-il à franceinfo. En agissant de la sorte, on aurait tendance à se mettre au niveau des casseurs, ce qui n'est pas souhaitable."

La matraque dans le pantalon d'un homme à terre, est-ce déontologique ?


D'autant que les policiers font écran pour masquer la scène...

L'acte criminel a été surpris avant le départ du cortège du 1er Mai, alors que le cortège était bloqué devant le restaurant La Rotonde à Montparnasse par les forces de l'ordre, au risque d'exciter l'impatience des manifestants et d'exacerber leur colère, un phénomène bien connu de provocation des forces de l'ordre à des débordements.  

Solidarité professionnelle mal placée...