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dimanche 26 janvier 2020

Castaner fait l'annonce remarquable de l'interdiction de grenade... 

Quelqu'un doit lui dire qu'on ne la fabrique plus depuis 2013

Castaner annonce le retrait de la grenade lacrymogène GLI-F4

Or, cet outil utilisé dans le cadre du maintien de l'ordre n'est plus fabriqué depuis sept années. Il devrait être remplacé par une grenade vide d'explosif. Cette grenade, petite par la taille (17,8 cm de hauteur, 5,6 cm de diamètre, 190 g), a un triple effet lacrymogène, sonore (forte détonation) et de souffle. Sa dangerosité réside dans son caractère explosif (elle contient 26 g de TNT). 

Selon un rapport de la police cité par le Défenseur des droits, "la France est le seul pays d'Europe à continuer d'employer des munitions explosives" dans le maintien de l'ordre face à des manifestants.

Christophe Castaner a annoncé dimanche 26 janvier le retrait symbolique d'une grenade lacrymogène controversée, la
GLI-F4, régulièrement accusée de provoquer de graves blessures chez des manifestants.

Ces armes de répression "n'ont pas une couleur, elles n'ont pas un signalement spécifique et il est arrivé, il y a plusieurs mois, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d'une menace et que des manifestants les prenant volontairement en main se blessent gravement. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il nous faut retirer les GLI-F4", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur France 3.
 
L'exécutif français admet désormais certains «manquements déontologiques" parmi les forces de police 

Résultat de recherche d'images pour "GLI-F4"

Saisi en juillet 2019, notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la CGT,  le Conseil d'Etat avait rejeté des requêtes contre l'usage de la grenade GLI-F4, grenade lacrymogène instantanée.
Le retrait de cette grenade était toutefois prévu puisqu'elle n'est plus fabriquée depuis 2014. Elle est remplacée par une autre grenade - GM2L - à usage semblable mais sans explosif, ni effet de souffle.
"Cette décision n'a pas été prise du jour au lendemain. Elle s'inscrit dans le schéma national, un travail qui a duré plus de huit mois, avec des experts. Nous avons écouté aussi les associations", explique l'entourage du ministre. "Nous choisissons d'arrêter tout et maintenant. C'est une décision forte"...

Un syndicat policier déplore un "coup de com" après l'annonce de ce retrait. "C'est simplement un effet d'annonce à vocation politique à quelques semaines des municipales", rétorque Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP-FO.

Macron admet aujourd'hui certains "manquements déontologiques" dans la police 

L'exécutif français a changé de ton ces derniers jours sur la question du maintien de l'ordre. Alors que la liste de blessés lors de manifestations s'allonge,
Des événements récents ont changé la donne, comme le décès d'un père de famille de 42 ans, des suites d'une asphyxie avec fracture du larynx, à la suite d'un plaquage ventral par des policiers et une clef d'étranglement. Ou la diffusion d'une vidéo montrant une femme précipitée au sol par le croche-pied volontaire d'un policier. "Un geste imbécile", a dit le ministre, en connaisseur. 
"On ne fait pas de croche-pied à l'éthique", avait-il pourtant assuré après avoir appelé les policiers à l'"exemplarité" et à un "usage juste et proportionné de la force".

Le président Macron a, lui, fustigé "des comportements pas acceptables", pouvant "atteindre la crédibilité et la dignité" des forces de l'ordre, enjoignant Christophe Castaner de faire des "propositions pour améliorer la déontologie" dans leurs rangs, après des années de brutalités et de mutilations, notamment au moyen du LBD 40, un lance-grenade automatique tiré à l'épaule de calibre 40×46, destiné à des applications policières et militaires.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'interdiction immédiate des grenades GLI-F4, jugée trop dangereuse. Sauf qu'en réalité, son arrêt était prévu de longue date, d'ailleurs elles ne sont plus fabriquées depuis... 2013.


La grenade de substitution pourrait être plus dangereuse encore

Quelque 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, ont été tirées ou lancées par les gendarmes depuis le début de leur intervention sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, selon les informations de L’Essor, journal indépendant de la Gendarmerie Nationale.
Le millier de grenades restantes sont des grenades lacrymogènes instantanées GLI F4, qui possèdent trois caractéristiques : effet de souffle, assourdissantes et lacrymogènes. Interrogé par L’Essor, le général Bertrand Cavallier (2S), ancien patron du CNEFGN de Saint-Astier, le centre national d’entraînement de la Gendarmerie au maintien de l’ordre, a qualifié ce chiffre de 11.000 grenades de “considérable” pour ces vingt dernières années.

Pour autant, ce spécialiste explique ce chiffre par la durée de l’engagement (onze jours ce jeudi 19 avril 2018) des 25 escadrons de gendarmes mobiles (75 par escadron), soit 1.900 gendarmes. Le général Cavallier ajoute la superficie “à tenir” (24 km2, près du quart de la superficie de Paris) et l’exigence de “ne pas aller au contact” en tenant à distance les manifestants.

Les gendarmes font face à des “adversaires très dangereux” qui lancent des billes d’acier avec des frondes, des cocktails molotov ou disposent des pièges contenant des IED (engins explosifs rudimentaires), assure le général Cavallier. 

Début août 2017, le Service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (Saelsi) a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de grenades et de leurs lanceurs pour les gendarmes et les policiers. Un marché, estimé à 22 millions d’euros, vise à remplacer les GLI F4 actuelles. Concrètement, les nouvelles grenades de calibre 56 mm ne contiendront plus d’explosif (ici de la tolite), mais un dispositif pyrotechnique sans explosif brisant permettant le déclenchement de la munition.

Un cadre juridique strict et réglementé.
L’emploi de la force au maintien de l’ordre obéit à un cadre juridique précis régi par le code pénal et le code de la sécurité intérieure.
Dans ce cadre, la Gendarmerie a une doctrine qui permet d’avoir une réponse adaptée à chaque situation. La règle est celle de la gradation de l’emploi de la force et l’usage de grenades se situe à un niveau de violence assez, voire très, important. L’emploi de la force doit respecter les principes d’absolue nécessité, de proportionnalité au trouble à faire cesser et de simultanéité (art R.211-14 du code de la sécurité intérieure/CSI). Il est caractérisé par une progressivité, une gradation des moyens et des matériels mis en œuvre, qui permet de passer de la dissuasion à, s’il en est besoin, l’emploi de la force avec usage des armes.

Les grenades employées pour le maintien de l’ordre en Gendarmerie
La liste des grenades utilisables pour le maintien de l’ordre est définie par le code de la sécurité intérieur (art R.211-16 à D.211-20). Il en existe 4 types en dotation au sein de la Gendarmerie : des grenades lacrymogènes (MP7 et CM6) ; des grenades à effet lacrymogène, sonore et de souffle (GLI F4) ; des grenades à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes (GM2L) et des grenades de désencerclement (DMP).

Depuis le retrait d’emploi de la grenade offensive suite au décès de Rémi Fraisse, la grenade GLI-F4 est la grenade la plus puissante que possède la Gendarmerie. Elle est actuellement en cours de remplacement par la GM2L. Toutes ces munitions disposent d’un dispositif retardateur de la mise à feu, d’une durée de quelques secondes. Cette durée est variable en fonction de selon l’usage qui en est fait : lancer de grenade à la main, tir avec le lance-grenades sur des distances de 50 à 200 mètres.

GRENADE GLI F4

La grenade à fusil et à main lacrymogène instantanée (GLI) modèle F4, est une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle. Son caractère explosif, en raison de la présence de tolite, en fait une arme de force intermédiaire. La grenade GLI F4 de calibre 56 mm peut être lancée soit à la main (avec bouchon allumeur à main) soit propulsée grâce à un lanceur de 56mm de type LGGM Cougar après adjonction d’un Dispositif de Propulsion à Retard (50, 100 ou 200m).

Caractéristiques : hauteur totale : 178 mm. Diamètre : 56mm. Masse totale : 190 g. Masse active : 45 g. Durée d’émission du CS : 25 à 30 secondes.

Emploi : le tir tendu est strictement interdit. en tir courbe, la balistique de la munition (trajectoire, explosion, dispersion du produit lacrymogène en l’air) permet d’éviter que les personnes ne soient directement impactées et ne puissent ramasser les plots au sol afin de les renvoyer en direction des forces de l’ordre.
GRENADE GM2L

La grenade GM2L calibre 56 mm à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes, est destinée aux opérations de rétablissement de l’ordre tant en milieu urbain que rural. Capacité assourdissante. La grenade GM2L peut être lancée à la main ou tirée depuis un lanceur de 56 mm de type LGGM cougar (50, 100 ou 200m). L’utilisation de cette grenade permet un double effet (lacrymogène et assourdissant) sans éclat vulnérant. La zone couverte est d’environ 10 à 20 mètres carrés.

Caractéristiques : diamètre : 56 mm. Longueur : 125 mm. Poids : 170 g. Effet sonore : 145 db à 10 mètres. Gaz : 10 g de poudre lacrymogène au CS pur (conforme à la norme MIL-R-51029C, réglementation REACH). Utilisation possible avec BA (1,5 ou 2,5s) et DPR (50,100,200m). Emploi Les jets et les tirs de GM2L dans des locaux de faible capacité, sauf circonstances exceptionnelles, sont proscrits.

GRENADE MP7

La grenade multipots MP7 est une munition de rétablissement de l’ordre destinée à émettre un nuage lacrymogène important, persistant et dense. La grenade lacrymogène est un dispositif pyrotechnique à effet lacrymogène. Lors de son utilisation, la grenade MP7 libère ses 7 palets ou sous-munitions qui émettent du gaz CS. (gaz lacrymogène)

La légèreté et la petite taille de ses 7 palets évitent en théorie, par la fusion des conteneurs, le risque de relance par les manifestants. Elle peut être lancée à main (avec bouchon allumeur retard 2,5s) ou à l’aide d’un lanceur de 56 mm (avec un dispositif de propulsion à retard de 50, 100 ou 200m), elle garantit une distance de sécurité à l’utilisateur et évite tout contact entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Caractéristiques : la durée d’émission du nuage lacrymogène et fumigène est d’environ 30s +/- 10s. La zone couverte est de 1000m 2 . Diamètre extérieur : 56 mm. Longueur sans ou avec dispositif d’allumage :165 mm. Masse totale : 360 g. Masse active : 154 g. Pourcentage de CS : 7 %.

GRENADE CM6

Spécialement étudiée pour le rétablissement de l’ordre en milieu urbain et pour la protection d’installations sensibles, la grenade CM6 émet rapidement un nuage fumigène et lacrymogène important, persistant et dense. Elle permet de créer une distance de sécurité pour les forces de l’ordre. La grenade CM6 contient 6 capsules actives de CS (gaz lacrymogène). Elles sont libérées avant même que la grenade arrive au sol empêchant tout renvoi sur le tireur.

Caractéristiques : diamètre extérieur : 56 mm. Longueur : 199 mm. Masse totale : 340 g. Masse active : 98 g. Pourcentage de CS : 15 %. Elle peut être utilisée à main (avec bouchon allumeur retard de 1,5 ou 2,5s) ou à l’aide du LGGM cougar (avec DPR 50,100, 200m). La zone de couverture des gaz est importante, jusqu’à 800 m2 sur 3 à 5 m de haut et durant environ 30s.

GRENADE MP7 COMMANDO

Cette grenade est utilisée par les forces de l’ordre comme moyen de dispersion face aux manifestations de masse en milieu urbain rapproché. Utilisable par les unités légères, isolées ou en patrouille, elle peut être tirée à partir d’un véhicule. Les grenades MP7 commando (multi-pots) présente un double effet lacrymogène et fumigène et contiennent 7 coupelles actives au CS (gaz lacrymogène de la classe des irritants oculaires). La grenade peut être lancée à la main avec un bouchon allumeur, par le LGGM avec un dispositif de propulsion à retard ou à partir de son tube. La distance de projection avec le moteur propergol est de l’ordre de 100 m. La zone couverte par le gaz est importante : entre 300 m 2 et 500 m2 sur 3 à 5 m de haut. 1.2

Caractéristiques : poids total : 640 grammes. Nombre de plots fumigènes : 7. Gaz : 7% d’agent lacrymogène CS. Délai du retard d’allumage : 2,25 s. Portée maximale : 100 m. Durée d’émission du gaz : 25 s. Poussée initiale: 60 Newton.

GRENADE A MAIN DE DESENCERCLEMENT

La grenade à main de désencerclement (GMD), aussi connue sous le nom de DMP (dispositif manuel de protection), est une grenade qui permet la projection de 18 galets en caoutchouc lors de son explosion.

L’affectation individuelle d’une GMD s’effectue impérativement selon les conditions cumulatives suivantes : elle concerne tous les militaires de gendarmerie titulaires d’une habilitation ; elle est temporaire et doit répondre aux besoins d’une mission ; elle est effectuée, pour la Gendarmerie nationale, sous la responsabilité du commandant d’unité ; elle est conditionnée à l’autorisation écrite ou verbale du commandant d’unité ou du chef de patrouille.

Caractéristiques : projection circulaire de 18 projectiles en caoutchouc. Effet sonore et de choc intense (plus de 155 db). Diamètre : 56 mm. Poids des projectiles : 10 g. Force cinétique unitaire : 80 joules. Rayon d’efficacité : 10 m. Poids total : 250 g.

vendredi 19 juin 2015

LCI, chaîne paria, bientôt éligible à la TNT?

Les chaînes concurrentes dressent des barrages
Les nantis font de l'obstruction

Des absences aberrantes
Le Conseil d'Etat vient d'annuler la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel dans les dossiers de LCI et de Paris Première, un camouflet qui a sonné l'institution. Pointant du doigt des erreurs de procédure de la CSA, les Sages du Palais Royal ont envoyé au broyeur la copie d'Olivier Schrameck et ainsi redonné espoir aux dirigeants de M6 et de TF1 qui comptent profiter de ce coup de semonce pour prendre la place qui leur revient dans l'offre TNT, mais qui leur avait été sèchement refusée voilà un an.

Or, ce carambolage juridique modifie tout. 
En l'espace d'une année la donne a changé : les paramètres économiques dont le CSA se prévalait à l'époque pour justifier sa décision sont aujourd'hui obsolètes. L'instance de régulation présidée par Olivier Schrameck avait prêté une oreille complaisante aux jérémiades de BFMTV et i-télé notamment qui craignait des intrusions dans le pré-carré de leur marché publicitaire: elles assuraient qu'il n'était pas en mesure de supporter deux chaines supplémentaires dans l'univers de la TNT. Olivier Schrameck avait donc choisi de débouter de ses demandes Paris Première et LCI, ouvrant ainsi une crise au sein de cette dernière, une chaîne d'info condamnée à mort jusqu'à ce que l'horizon s'éclaircisse à nouveau hier. 

La donne a changé, parce que la conjoncture publicitaire a évolué

En télévision, la durée publicitaire poursuit son envahissement depuis un an, simultanément sur les chaînes historiques (+10,6%) et sur celles de la TNT (+22,2%). Le media enregistrait une hausse de +19,8% de sa durée publicitaire en janvier 2015. "Dans la même tendance, le portefeuille annonceurs de la télévision s'enrichissait de 73 annonceurs supplémentaires avec les chaînes de la TNT qui recrutent deux fois plus d'intervenants que les chaînes historiques", relève-t-on dans une étude de l'institut Kantar Media: des tendances qui se confirment et se renforcent en ce début d'été. 

Le CSA ne pourra ignorer l'impact de cette embellie économique quand il sera amené à se pencher sur les dossiers LCI et Paris Première que vont redéposer les groupes TF1 et M6. Or, on imagine mal le CSA refuser de nouveau des fréquences TNT à ces deux chaines, s'il est admis que l'équation publicitaire n'est plus celle qui prévalait il y a un an. C'est l'espoir des dirigeants de TF1 et des salariés de LCI qui pour la première fois depuis le début de cette crise peuvent entrevoir une sortie du tunnel.
C'est aussi un espoir d'avancée de la démocratie qui a tout à gagner au pluralisme.

 

mardi 29 juillet 2014

Le CSA barre la TNT gratuite à LCI, Paris Première et Planète+

L'information et la culture tributaires de la publicité

Le conseil de régulation de l'audiovisuel 
entend protéger le service public d'Etat de la concurrence 
La presse écrite se concentre;
la TNT gratuite se fige
Il justifie en effet son  refus par des raisons mercantiles: la fragilité du marché publicitaireLe passage de LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète+ (groupe Canal+) à la TNT gratuite a été repoussé mardi 19 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Or, cette décision met en péril la survie de LCI..."Réuni le mardi 29 juillet 2014, le Conseil a examiné chacune de ces trois demandes et a décidé par trois votes à la majorité de ne pas leur réserver une suite favorable", explique le CSA dans un communiqué sans plus de détail sur l'écart de voix. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.
LCI, qui se compromet depuis des années dans cette optique de plaire à la gauche, est mal récompensé...

La chaîne TNT d'information de TF1 était au centre de toutes les attentions, à la différence des autres, orientées vers le divertissement et déjà très largement pourvus. 

Le CSA considère "que l'arrivée d'
une troisième chaîne gratuite d'information en continu financée exclusivement par la publicité pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-télé (Canal+) et BFMTV.

France 2 (France Télévisions) crie par ailleurs misère depuis avant 2012, quand un rapport confidentiel, commandé par la Direction des media du ministère de la Culture et de la Communication et par France Télévisions, dressait des perspectives alarmistes sur les recettes publicitaires de France Télés, à l'horizon 2015.

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un nouvel examen ...si les conditions du marché s'améliorent et, connaissant l'état de l'économie française, ...
"Je suis ce soir très en colère et très triste pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui aujourd'hui se voient stoppés dans leur envol", a réagi sur sa chaîne le directeur général de LCI, Eric Revel.
TF1 n'a donc pas encore assez fait pour complaire...
En même temps, les demandeurs de pluralisme de l'information ne seront pas déçus.

La dernière: nouvelle contre-vérité d'A. Filippetti

Selon la ministre de la Culture sous tutelle étatique,
la décision du CSA aurait été prise "en toute indépendance"! C'est d'autant plus évident que le président du CSA n'est autre qu'Olivier Schrameck, un ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ex-premier ministre PS, qui fut nommé à ce poste par le président F. Hollande, dès janvier 2013.

mercredi 9 janvier 2013

Changement: Hollande rappelle Schrameck, ex-directeur de cabinet de Jospin

Olivier Schrameck succède à Michel Boyon à la tête du CSA 

Le candidat Hollande avait promis l'"impartialité de l'Etat" , le 3 mars 2011, en meeting à Dijon.


Le président ne tient pas ses engagements de campagne.

Olivier Schrameck, ancien directeur du cabinet de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002, a été nommé en Conseil des ministres à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel, ce mercredi 9 janvier 2013, en remplacement de  Michel Boyon.

L'ouverture et le partage des pouvoirs ne sont pas inscrits dans les socialistes

Hollande ne se pose plus en défenseur de hauts fonctionnaires "déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et tombe donc dans le travers des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes".

Le frère Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, voulait plus de nominations de gauche. L'esprit de tolérance de ce franc-maçon est satisfait: il dénonçait en effet la présence d'un trop grand nombre de hauts fonctionnaires qu'il soupçonnait de ne pas avoir l'intention de défendre la politique du gouvernement et de mouiller la chemise pour lui.

Le nouveau président, 62 ans, est en revanche le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches (1932-1936) et sénateur des Bouches-du-Rhône.Cette coalition avait échoué dans sa politique financière: les socialistes voulaient déjà remédier à la dette par l'adoption d'un impôt sur le capital, et notamment sur les profits réalisés pendant la guerre, tandis qu'une une partie de ses alliés, les radicaux, y étaient hostiles.

Peu à peu, les hommes du président sont placés

La nomination d'Oliver Schramek intervient en pleine réfonte du CSA. Avant l'été le gouvernement doit présenter son projet de loi sur l'audiovisuel. Cette réforme vise, d'abord, à restaurer l'indépendance du CSA : son président sera à nouveau chargé de . Schrameck  garantit à Hollande la désignation de patrons des chaines publiques à la dévotion du président de la République. Ce haut fonctionnaire dévoué permet à l'Elysée d'avoir les mains libres, notamment s'il est finalement décidé de désigner un président commun aux deux institutions.
L'autre volet de la réforme de l'audiovisuelle vise, cette fois, à rapprocher le CSA et l'Arcep, le gendarme des télécoms. 


L'Elysée  assure bien sûr qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle nomination politique.
Olivier Schrameck, proche du pouvoir, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, est un choix qui participe du maillage de la république.


La mutation opérée par Michel Boyon


Michel Boyon va quitter ses fonctions le 24 janvier. Depuis 2007, il a été en particulier l'artisan du développement de la TNT. Lancée en 2005 par Dominique Baudis, elle aura pris son envol sous sa présidence. L'ancien directeur de cabinet de Jean Pierre Raffarin a estimé très tôt qu'il fallait "donner sa chance" à la télévision numérique terrestre. 



Pendant son mandat, Michel Boyon, a mené à bien le basculement technique de la diffusion analogique vers le numérique. A la date prévue, fin 2010, tous les Français avaient accès à la TNT. Les nouvelles chaînes ont conquis près du quart des parts de marché de la télévision française. 



Son successeur arbitrera les rachats de TMC et Direct 8 
Dans ce nouvel environnement, le CSA a dû gérer la concurrence entre les chaînes: la vente des fréquences de TMC et NT1 à TF1 et le rachat de Direct 8 et Direct Star par Canal+. Des rachats qui ont accéléré l'attribution de 6 nouvelles fréquences de TNT gratuites, le dernier chantier de Michel Boyon. Des chaînes inutiles dans l'état.

jeudi 13 décembre 2012

Filippetti veut soumettre France Télévisions au ministère de l'information

Borloo rappelle Filippetti à l'ordre démocratique


Contre le retour de l'ORTF


Filippetti se verrait bien
en grande prêtresse 
du service public audiovisuel


Mercredi, la ministre de l'information socialiste a exigé de France TV "un plan stratégique avec des missions de service public"

Jeudi, la direction de France Télévisions a reçu le soutien de Borloo
La ministre de la Culture a essuyé les critiques du président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, et d'une sénatrice du parti, Catherine Morin-Desailly.
"Au moment où l'audiovisuel français, confronté à une chute significative des recettes publicitaires, accueille six nouvelles chaînes sur la Télévision numérique terrestre (TNT), le Groupe France Télévisions était en droit d'attendre un soutien sans faille des pouvoirs publics", estiment-ils dans un communiqué.
Les deux élus estiment aussi que "plus que jamais notre pays a besoin d'un secteur public fort"
"Or, au lieu de cela, l'Etat a décidé de réduire significativement son engagement financier (...) mettant ainsi France Télévisions dans l'impossibilité de remplir ses missions", constatent-ils.

Ne peut-on attendre une gestion assainie de France Télévisions ?

Les redevables de la taxe audiovisuelles constatent chaque jour que les choix budgétaires du service public sont discutables.
C'est ainsi qu'il pourrait alléger son marketing démagogique et exiger la contribution solidaire de son service de production cinématographique.



Comme le montre son logo, photo 1, ci-dessus, le groupe France Télévisions, c'est une multitude de chaînes diverses

Certaines, comme France 3, font double emploi au regard de moyens de production autonomes qu'elle devrait mutualiser avec sa grande soeur.


Et hormis ses propres chaînes, France Télévisions a en outre développé des chaînes thématiques en partenariat avec d’autres acteurs de l’audiovisuel. Exemple Gulli ou la très confidentielle Planète+ Justice.

France 2 cinéma et France 3 cinéma font vivre la création hexagonale, certes et pourquoi pas, mais les co-productions de plus d’une soixantaine en 2010 par France 2 cinéma et France 3 cinéma rapportent et devraient contribuer davantage à l'équilibre financier du groupe.
Lien PaSiDupes -France Télévisions: délit présumé de favoritisme chez les totalitaires ": France Télévisions, service public mendiant et au-dessus des lois

vendredi 23 mars 2012

Il est faux que les media sont au service de Sarkozy

Les chaînes TV sont inféodées au candidat Hollande

A preuve, les sujets dérangeants que la presse socialiste occulte

Le service public n'échappe pas à la règle

Avec la complicité l'accord tacite du CSA.
N'a-t-il pas d'ailleurs permis à la concubine de Nono Montebourg, candidat à la primaire PS, Audrey Pulvar de toucher sa 'paie', malgré ses agressions récurrentes de membres de la majorité ?
Lien PaSiDupes : " Cas Pulvar: un député UMP sort le CSA de sa bulle socialiste "
Voyez plutôt qui sont les porte-parole d François Hollande ?
Et il en manque !...

vendredi 4 juin 2010

Hortefeux condamné: juifs et musulmans apolitiques sont sidérés

La justice donne satisfaction au MRAP

Rappel de faits

La scène s'est déroulée dans l'ambiance festive du campus d'été des Jeunes UMP à l'université d'été du parti à Seignosse (Landes), le 5 septembre dernier.
Répondant à une sympathisante qui citait l'exemple d'«intégration» d'un jeune militant d'origine maghrébine, Amine Benalia, qui mange du cochon et boit de la bière, Brice Hortefeux avait plaisanté: «Ah mais ça ne va pas du tout; alors, il ne correspond pas du tout au prototype». «C'est notre petit arabe», avait alors ajouté la malicieuse militante. Ce à quoi Brice Hortefeux avait surenchéri : «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes».


Les suites

Filmée sans permission par les caméras de Public Sénat puis diffusée par lemonde.fr, qui plus tard se désolidarisera pourtant d'un de ses journalistes -lire PaSiDupes- la séquence avait été aussitôt perçue comme une aubaine. Le PS notamment s'était emparé de l'affaire en demandant rien moins que la démission du ministre.
Face à la polémique, Brice Hortefeux avait assez rapidement exprimé des «regrets», estimant que ses déclarations avaient fait l'objet « d'une interprétation totalement inexacte ». Pour s'expliquer, il avait notamment indiqué que ses propos ne concernaient pas les Arabes mais les Auvergnats, les habitants de la région dont il est originaire.
VOIR et ENTENDRE l'échange à l'université des Jeunes UMP de Seignosse:
Chacun aura remarqué la main amicale du condamné dans le dos du jeune militant


Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) n'était évidemment pas disposé à se laisser convaincre. Il n'avait pas manqué de bondir sur l'occasion de porter l'affaire en justice, poursuivant le ministre pour délit d'injures publiques à caractère racial.

La justice a satisfait les pro-palestiniens du MRAP
Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le MRAP, proche du parti communiste.

=> Mouloud Aounit, l'un des quatre membres du Collège de la Présidence du MRAP, est en effet un homme politique: élu au conseil régional d'Île-de-France, en tant que tête de liste en Seine-Saint-Denis de la liste de rassemblement menée par le Parti communiste français, il décida de soutenir la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle en 2007.

=> Anouit fut chassé du MRAP
Des membres estimèrent que l'image du MRAP était altérée « régulièrement et de plus en plus gravement par les déclarations d'un président devenu électron libre »; l'un d'entre eux, Gérard Kerforn, ajoute : « Nous craignons que le MRAP ne s'égare sur une voie qui n'est pas la nôtre, celle de la défense d'une religion ».
A titre d'exemple, la fédération des Landes refusa en 2008 de renoncer « à la laïcité et aux droits des femmes, menacés par les pressions obscurantistes ». Elle a donc condamné la position du président Aounit qui approuvait les horaires communautaristes de piscine, comme à Lille, avec la 'bénédiction d'une femme, la Ch'tite Aubry (PS), maire de la ville...
Ainsi, le tribunal a-t-il voulu faire preuve d'indépendance, mais a manqué de clairvoyance.

Le ministre de l'Intérieur a donc écopé vendredi 4 juin d'une amende de 750 euros et de 2.000 euros de dommages et intérêts.
Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que l'injure n'était pas publique mais qu'elle stigmatisait les "Arabes" comme source de problèmes, ce qui en soi en dit long sur les préjugés du juge.
Le Parquet avait estimé que les propos incriminés n'étaient pas publics mais qu'ils étaient "outrageants" et "méprisants" et que le délit d'injure raciale était constitué.
Par la voix de son avocat Me Nicolas Bénoit, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il allait "immédiatement" faire appel, a indiqué le conseil à la sortie de l'audience.


VOIR et ENTENDRE le militant UMP harcelé par les media:
.


La chasse à l'Hortefeux continue !


Dans Le Figaro, Yves Thréard écrit le 4 juin 2010:
« La condamnation pour injure non publique de Brice Hortefeux n'est pas seulement surprenante, elle est insensée !
Le ministre de l'Intérieur était poursuivi par le Mrap. Lequel estimait qu'il avait proféré une injure publique à l'université d'été de l'UMP de Seignosse, en septembre dernier. L'affaire avait été montée en sauce par la communauté journalistique après la diffusion d'images saisies par Public Sénat et reprises par de nombreux sites, dont celui du Monde. On y voit Hortefeux discuter, en présence de Copé, avec des militants. Puis arrive Amine, introduit par l'entourage comme un symbole de l'intégration, catholique malgré son prénom musulman, qui mange du cochon et boit de la bière.
Hortefeux sur le ton badin - il est volontiers pince-sans-rire - dit :" Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça". "C'est notre petit arabe", signale une militante. Et Hortefeux de répliquer : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Des propos pas très malins, mais qu'il convient de re-situer dans leur contexte qui était à la plaisanterie et à la provocation entre responsables et militants UMP, dans une enceinte privée.
C'était oublier que la chasse à l'Hortefeux est un des sports favoris des médias. L'homme, son profil, son action (à l'Immigration, puis à l'Intérieur), sa proximité avec Sarkozy, en font une cible de choix. Donc Hortefeux raciste sonne comme une évidence ! La plaisanterie de Seignosse tombe comme une aubaine : peu importe les circonstances, le ton et le lieu. Piégé pour des propos semblables dans sa ville d'Evry par une caméra cachée, Manuel Valls sera épargné, ou presque. Tant mieux pour lui d'ailleurs.
Mais ce qui est plus condamnable encore, c'est que le Tribunal de grande instance de Paris accepte la plainte du Mrap, la juge et la requalifie - l'injure publique devient une injure non publique - pour pouvoir infliger une contravention au ministre de l'Intérieur. La lecture du jugement laisse pantois. L'emploi du mot "prototype" est assimilé à une entorse à la laïcité ! Quant à l'expression "C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", elle "confère un caractère
d'aphorisme" outrageant et méprisant pour les personnes concernées, dit la décision. Il fallait l'inventer. Mais l'invention n'est pas un don que l'on attend de la justice. Dans cette affaire, elle s'est une nouvelle fois égarée.
»
Le PS n'a pas manqué de dignité

Benoit Hamon, porte-parole du PS a affirmé, vendredi 4 juin, que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, condamné pour injure raciale, devrait avoir la "dignité" de démissionner.

Les représentants juifs et musulmans soutiennent Hortefeux

Le recteur de la Grande mosquée de Paris avec Brice Hortefeux
Brice Hortefeux, décoré du prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme, n'est pas suspect.

Le dimanche 13 décembre 2009, il avait été décoré du prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme par l'Union des patrons et des professionnels juifs de France (UPJF).
Le ministre avait alors souligné que l'augmentation constatée en 2009 est "en partie clairement liée à la situation internationale", notamment l'exacerbation du conflit israélo-palestinien en janvier. Le tribunal ne semble pas avoir pris cette dimension en compte.

Dalil Boubakeur : "Je suis désolé pour ce grand ministre"

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, avait apporté immédiatement son soutien au ministre (lien lepoint.fr)

Le comble de cette parodie de justice

Amine Benalia s'appelle en fait Brouch-Benalia et, malgré son prénom, est ... catholique !
N'est-ce pas bête, Monsieur le juge ?

mardi 28 juillet 2009

TF1, M6, Canal+ devaient profiter de la suppression de la pub dans le service publicitaire

Résultat: les résultats semestriels de TF1 se sont dégradés !

Ceux qui prétendent nous expliquer mais confondent analyse et aveuglement idéologique se sont une nouvelle fois mis le doigt dans l'oeil. PaSiDupes a déjà pointé la sottise partisane de la presse d'opposition qui avait déjà dénigré la prime à la casse sans attendre deux semaines après sa mise en oeuvre, mais qui, six mois plus tard, connaît un succès dépassant les prévisions les plus optimistes. Ce ne serait pas si grave si cette presse arrogante ne faisait pas l'opinion et admettait ses erreurs.

Ainsi, comme le magazine Marianne, expert en campagne de peur, son site, Marianne2 a affirmé le 21 janvier dernier ( lien ), avec l'assurance des sots prétentieux, que « les gagnants sont… TF1, M6, Canal+ ! »
Le site attaque bille en tête: "Abondance de chiffres qui relativise la révolution annoncée par le président Sarkozy d’autant qu’en matière d’audiences, il semble que France 2 ne bénéficie pas de l’effet d’aubaine espéré. Et que les téléspectateurs attendent patiemment 20h50 avant de faire leur choix.

Une redistribution favorable à TF1 et M6 [selon eux, qui en oublient Canal+...]
« Au terme de 11 jours d’observation, la tendance semble donc s’inverser doucement avec une redistribution favorable au « prime time – après 20h » pour les chaînes privées TF1 et M6. Côté Service Public, les voyants sont au vert » selon Yacast. De là à conclure que la redistribution des écrans sera entièrement favorable aux chaînes privées lorsque la suppression totale de la publicité, prévue pour 2011, sera appliquée… Nous attendrons prudemment [gag !] le communiqué éclairé [que de la sympathie] de Frédéric Lefebvre avant de nous faire un avis définitif sur la question."

Péremptoires, dès le 11e jour

«Onze jours après la suppression de la pub après 20 heures sur les chaînes publiques, l'Institut Yacast a publié un premier bilan de la réforme. Après des débuts difficiles pour les chaînes privées, il semble que la redistribution publicitaire leur soit désormais favorable, tandis que France 2 ne bénéficie d'aucun effet d'aubaine. »

PaSiDupes vous livre la suite, comme Marianne2 nous l'a servie...

« Plutôt disert à l’habitude, voire même omniprésent [sans doute à la différence de , abreuvant les rédactions de ses communiqués, Frédéric Lefebvre sait aussi se faire discret. [Tout comme Nicolas Domenach qu'on ne quitte jamais à la télé en changeant de chaînes (Canal+, France5 ou i>télé)]. Tout n’est qu’une question de circonstances. [C'est le tour aujourd'hui de Marianne2... Le statut de fils de... donne en outre des droits : papa n'a-t-il pas été directeur des études du Centre de formation des journalistes ? Son frère enseigne d'ailleurs à l'Institut d'études politiques de Paris et sa nièce, Elise Domenach, est journaliste pour la revue de cinéma Positif.]

Ainsi le député des Hauts de Seine [Frédéric Lefebvre], dont on connaît l'engagement en faveur de la loi sur la suppression de la publicité et plus généralement son intérêt pour toutes les questions qui touchent aux médias (excepté le web 2.0… ) s’était largement répandu dans la presse après les premiers éléments révélés par l’institut Yacast sur les conséquences de la suppression de la publicité sur France Télévisions.
Quand Lefebvre se félicite de la baisse du chiffre d'affaires de TF1...
[
Et quand Marianne2 ricanait !]
Après deux jours sans pub après 20h00, le nombre de spots diffusés par TF1 avait baissé de 19% en nombre par rapport à l’année dernière. Prenant sa plus belle plume, Frédéric Lefebvre estimait alors que l’idée, répandue par les socialistes, selon laquelle la réforme de l'audiovisuel se faisait au profit de TF1 et d'autres chaînes, était une « contre-vérité ».
[L'ironie est à double tranchant]
Endossant les habits de l’analyste-expert, il assénait même un petit coup au passage à la chaîne du groupe Bouygues : « le chiffre d'affaires brut de TF1 sur la même base de comparaison a baissé de plus de 30% ». Démolisseur opportuniste de TF1 [comme le prouve les faits, aujourd'hui ?], Frédéric Lefebvre se posait alors en sauveur du service public : « Sans cette réforme qui garantit les recettes de France Télévisions, que serait-il advenu d'un service public qui, du fait de l'arrivée des nouvelles chaînes de la TNT en 2009 comme en 2008, aurait vu ses moyens de production amputés d'une baisse sans précédent de ses revenus publicitaires ? ».
TF1, M6 et Canal Plus s'en sortent plutôt bien
[assurait prématurément Marianne2 ] Nous voilà 10 jours plus tard, avec un peu plus de recul [mais pas trop!] pour mesurer les conséquences de la disparition de la pub après 20 heures. Avec, à l'appui, une nouvelle étude de Yacast [Bravo à eux, au regard de ce qu'ils constatent eux-mêmes aujourd'hui sans se retourner sur cette analyse de commande !]
Sur TF1, on note une relative stabilité de la durée mesurée après 20h (– 1%), tendance confortée avec une variation en nombre de messages diffusés après 20h légèrement négative (– 5%), soit un signe positif dans un contexte global en journée plutôt morose (– 14 %). Côté audiences, TF1 explique n’avoir pas constaté pour l’heure d’effets négatifs et significatifs.
Marianne2 a eu beau s'appuyer sur un analyste, ils n'ont pas été plus claivoyants. Et la réalité est moins souriante aujourd'hui.


TF1 et M6 enregistrent des baisses de recettes publicitaires respectivement de 19 % et 5 %, un mois et demi après la suppression de la publicité à France Télévisions après 20 heures, tandis que Canal+, et surtout les chaînes de la TNT, affichent de très bons résultats, selon une nouvelle étude de Yacast. L'étude de ce spécialiste de la mesure publicitaire publiée mercredi 18 février porte sur la période du 5 janvier au 15 février avec un comparatif sur la période du 7 janvier au 17 février 2008. TF1 est "principalement handicapé" par un recul notable des recettes enregistrées avant 20 heures (-27 %), tandis qu'à M6 ce sont les recettes enregistrées après 20 heures qui affichent un net recul (13 %).

Or, qu'en est-il véritablement?

Les trois chaînes hertziennes privées historiques (TF1, M6 et Canal+) affichent ensemble un recul de leurs recettes publicitaires de 1%, à 416,8 millions d’euros.

Les 82 chaînes diffusées via la TNT, le câble et le satellite affichent de leur côté des investissements publicitaires en progression de 29%, à 167,8 millions d’euros.
En ce qui concerne les trois chaînes hertziennes de France Télévisions (France 2, France 3 et France 5), les recettes pour le mois d’octobre s’élèvent à 67,8 millions d’euros, en hausse par rapport au mois de septembre (64 millions d’euros).

Le site Marianne 2 va-t-il un jour demander pardon à Frédéric Lefebvre?
Entre les idées préconcues et l'idéologie malveillante de l'opposition, la désinformation est permanente, sans jamais aucun rectificatif.
Alors, un pardon? Il faudrait pour cela une Toquée Royal !...

mercredi 10 décembre 2008

Réforme de l'audiovisuel public, "un cadeau" pour "le service public"

Les arguments du PDG de TF1 seront-ils admis par l'opposition conservatrice ? Le PDG de TF1, Nonce Paolini, a expliqué aujourd’hui mercredi sur RTL en quoi la réforme de l'audiovisuel public "est un cadeau, incontestablement, mais pour le service public".

Le service public audiovisuel n’est pas pénalisé

1-
"Le service public est maintenant libéré d'une programmation qui sera à partir de 20h en compétition avec ses principaux concurrents"

2-
Il souligne une seconde raison.

> Le service public se trouve dans une situation extraordinaire (...) : le président du service public connaît ses recettes pour les trois ans qui viennent."
> Mieux, "ce sont des recettes qui sont garanties par l'Etat,
- d'une part par la redevance, par un contrat d'objectif et de moyens,
- et enfin par une dotation de 450 millions d'euros garantie pour les trois qui viennent", a-t-il insisté, assumant son rôle d'avocat du service public.

Les bénéficiaires ne sont pas ceux qu’on croit
"Je ne connais aucun chef d'entreprise qui ait cette assurance aujourd'hui", souligne Nonce Paolini avant d'ajouter qu'il "reste à voir" que TF1 profite de cette réforme alors que "cette année le marché publicitaire est sinistré".

Le PDG de TF1 explique la réalité de la situation de la publicité
Il fait en effet observer que "le service public a perdu 25% de sa recette cette année, qui ne se sont reportés ni sur TF1, ni sur M6", cette dernière société étant volontiers épargnée par les critiques.
Il précise pour la bonne information des partisans du mammouth audiovisuel de 49 sociétés distinctes, que "le fameux effet d'aubaine dont on parle n'existe pas, parce que les annonceurs ne vont pas très bien, la crise est passée par là, et parce qu'il y a aujourd'hui un report de recettes sur Internet et sur les chaînes de la TNT" (Télévision numérique terrestre).

La tête de Laurence Ferrari tient-elle encore ?
La préoccupation des journalistes n’est pas centrée autant qu’il y paraît sur les revenus de la publicité dans le service public.
Interrogé par ailleurs sur le sort de Laurence Ferrari à la tête du JT de 20h, Nonce Paolini a voulu couper court (aïe, aïe !) à toutes les rumeurs en soulignant: "elle est là pour 20 ans". Se disant "aucunement" inquiet des audiences du 20h, il a ajouté: "Laurence Ferrari a une audience qui tourne autour de huit millions de téléspectateurs tous les soirs. Je connais des présidents de chaîne qui rêveraient d'aboutir à ce chiffre, un jour".

Vingt ans, c’est long pour les syndicats-maison et les partis de l’opposition qui veulent sa dépouille. Devront-ils attendre autant celle de TF1 ?