POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est audiovisuel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est audiovisuel. Afficher tous les articles

mercredi 3 juillet 2019

Sondage téléguidé :72% des Français pour l'état d'urgence climatique

Manipulation de l'opinion : après la campagne de propagande, le sondage de validation...

La presse est en charge du formatage des esprits et les sondeurs, de l'affichage: un diabolique circuit fermé  au service du pouvoir politique

Résultat de recherche d'images pour "lavage des cerveaux"
Ainsi le JDD révélait-il mardi les résultats d'un sondage sur la perception qu'ont les Français de la lutte contre les inégalités. 
C'est la suite logique d'un travail en amont de conditionnement, après que les media ont publié un foultitude d'articles et organisé des débats sur toutes les chaînes et radios, dans la ligne sur laquelle travaille le Y7, le groupe qui rassemble les jeunes des pays du G7. Le JDD ( groupe Lagardère) arrivait à pic pour une rencontre, mardi, comme par hasard, avec Emmanuel Macron. 

Thomas Friang, co-président du Y7 et directeur de campagne de Cédric Villani (LREM), commente les chiffres de l'étude : une majorité des Français veulent qu'ils déclarent l'état d'urgence climatique. 

Les laveurs de cerveaux Les Rendez-vous d'ailleurs AfficheRépartition des tâches : le choeur des media nous serine l'urgence climatique, puis Opinion Way sonde pour Open Diplomacy, et le JDD, en l'occurence sort les résultats attendus : 72% des Français choisis affirment vouloir déclarer l'état d'urgence climatique. Et cela, dès la rentrée !

Autres enseignements de cette manipulation des cerveaux, appelée "étude" par les "instituts" (il faut bien se costumer pour se parer de la respectabilité qui fait défaut à ces entreprises commerciales) qui porte sur toutes les formes de lutte contre les inégalités : 84% des personnes interrogées veulent augmenter la part d'énergie renouvelable jusqu'à 50% de la consommation d'énergie de la planète d'ici à 2030. Spontanément …


2017enmarche se félicite de cette surprise!

Réponse de la presse aux pressions du pouvoir macronien

Cédric O, secrétaire d'Etat au Numérique, venait de menace d'imposer aux journalistes un "conseil de l'ordre" contre les fausses nouvelles, avec des sanctions à la clé. Objectif assumé de cette instance: combattre la circulation de fausses informations en formulant des avertissements, suggérant que les réseaux sociaux ne sont pas seuls à pervertir l'information. Lien PaSiDupes 

“Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : ‘vous devez retirer l’agrément de tel ou tel ‘canard’, mettre des avertissements’”, assuma le nouveau secrétaire d’Etat auprès de Reuters, n'excluant pas de l’imposer par la loi, si nécessaire. "C’est aux journalistes de le faire, ce n’est pas à l’Etat de le faire. S’ils ne le font pas, ce sera l’Etat qui le fera, au bout du bout", s’aventure-t-il.
"A un moment, devant la menace contre la démocratie, ce sera le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) ou une autorité indépendante [sic] qui va décider ce qu’est une infox ou pas”, précisa-t-il.

"Il est complètement ravagé ce pauvre Cédric O !", lança la journaliste Françoise Laborde.  Et puis quoi encore: un tribunal d’exception ?" s’indigna cette ancienne membre du CSA (2009-2015).
Un projet qui "fragilise le contenu démocratique"du pays ?

Ironie de l’histoire, cette même proposition avait été formulée pendant la campagne présidentielle de 2017 par un élu du Front national. 

"On souhaite créer un ordre des journalistes, avait annoncé le conseiller régional FN des Pays de la Loire Aymeric Merlaud. Un peu comme l’ordre des médecins, avec des journalistes à l’intérieur, avec des élections (...) en tout cas qui pourrait sanctionner des pratiques mauvaises"...

Invité à y réagir durant l’entre-deux-tours de l’élection, le candidat Macron avait associé la proposition à... l’Italie fasciste. "Je n’avais pas croisé cette idée depuis l’Italie des années 30”, avait estimé sur BFMTV le candidat d'En Marche ! en référence à l'Italie fasciste de Benito Mussolini entre 1925 et 1945. "La France est à un point de bascule: le projet du FN fragilise le contenu démocratique de notre pays", avait développé l'autocrate, jugeant alors que le projet du Front national "fragilise le contenu démocratique de notre pays". Plus démocrate que Macron, tu meurs, pensèrent les journalistes, jusqu'à ces dernières heures de l'Histoire macronienne.

Depuis, Macron a fait marche arrière sur la régulation de la presse. Dans son entretien à Reuters, Cédric O considère que certains media indépendants des subvention de l'Etat fragilisent volontairement la démocratie "pour aboutir à l’arrivée au pouvoir de tel ou tel parti politique". Bien sûr, BFMTV n'est pas dans cette configuration.

Le président français  n’hésite pas à invoquer la “sécurité nationale” pour justifier la convocation par la justice de journalistes d’investigation. N'a-t-il pas  notamment proposé en début d’année qu’il y ait, pour assurer "la vérification de l’information", "une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes”, selon des propos rapportés par Le Point. 

Dans un rapport commandé par le ministère de la Culture, aux mains du très flexible Riester (juppéiste d'Agir!), Emmanuel Hoog, ancien PDG de l’AFP (2010-2018) et de l’INA, n'hésite pas à juger "souhaitable" et "possible" la création d’une instance qui réunirait des représentants des journalistes, des éditeurs de presse et de la société civile. En 2019, Hoog a été placé à la tête de 'Les Nouvelles Éditions indépendantes' (LNEI), une holding créée en 2009 par Matthieu Pigasse, banquier qui, d'une part, contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova, et, d'autre part, co-détient le Groupe Le Monde et le Huffington Post...
Le public [foutage de gueule] disposerait ainsi d’une "plateforme commune d’échange" avec notamment une procédure "rapide et gratuite [expéditive] pour dénoncer les erreurs, approximations, etc. qui ne relèvent pas du juge". La corporation des juges s'étend !
Ce conseil n’aurait toutefois pas de pouvoir de sanction, mais ferait office de médiateur: il proposerait des recommandations et encouragerait les bonnes pratiques. Il pourrait aussi reprendre certaines prérogatives que le CSA a abandonnées sur la déontologie dans l’audiovisuel, si la prochaine réforme l’autorise.

Résultat de recherche d'images pour "o cedar"
O Cédar a rétro-pédalé sur la question d'un Conseil de l'ordre des journalistes pour lutter contre les "fake news" dont la presse assure la promotion. Il maintient qu'il y a "un vrai sujet", mais il admet en même temps n'avoir pas eu "les bons mots"... 
O Cédar venait de défendre une mesure que Macron jugeait fasciste en 2017... Assez maladroit dans le feuilleton macronien d'évocations récurrentes des "heures sombres de notre Histoire".
Dans un entretien accordé à Ouest-France, Macron dressa  un parallèle entre la situation des années 1930 en Europe et celle que nous vivons en cette fin des années 2010, se disant "frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". L'occasion pour le chef de l'Etat stratège à la veille des Européennes de lancer un appel à " être lucide" et à  "résister". Notamment face à l'adversaire qu'il allait provoquer en duel, le RN."Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique [celle de 2008 ?], on voit presque méthodiquement se ré-articuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929", ajoute-t-i. "Il faut savoir comment on y résiste", en " portant la vigueur démocratique et républicaine". Et de filer la métaphore avec l''expression "lèpre nationaliste", bientôt reprise par Darmanin dans la quinzaine qui suivit, sous la forme de "peste brune". Encore deux semaines plus tard, Castaner, bachelier au rattrapage, mais attentif à la voix de son maître, ajouta au répertoire gouvernemental des peurs, convoquant à son tour les années 30 et les émeutes de février 1934, pièces maîtresses de son discours. 
La manœuvre a des relents [nauséabonds" ?] d'ancien monde, mais qui mieux que le président sait que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe : agiter le chiffon rouge du fascisme des autres, en s’adressant à la gauche dont la menace brune est le fonds de commerce, tout en stigmatisant le RN, en faisant l'amalgame avec le FN. Le chef de l'Etat et ses ministres devraient réfléchir à un vieil adage qui dit qu' "on peut mentir tout le temps à une personne. De temps en temps à tout le monde. Mais pas tout le temps à tout le monde."


mardi 29 juillet 2014

Le CSA barre la TNT gratuite à LCI, Paris Première et Planète+

L'information et la culture tributaires de la publicité

Le conseil de régulation de l'audiovisuel 
entend protéger le service public d'Etat de la concurrence 
La presse écrite se concentre;
la TNT gratuite se fige
Il justifie en effet son  refus par des raisons mercantiles: la fragilité du marché publicitaireLe passage de LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète+ (groupe Canal+) à la TNT gratuite a été repoussé mardi 19 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Or, cette décision met en péril la survie de LCI..."Réuni le mardi 29 juillet 2014, le Conseil a examiné chacune de ces trois demandes et a décidé par trois votes à la majorité de ne pas leur réserver une suite favorable", explique le CSA dans un communiqué sans plus de détail sur l'écart de voix. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.
LCI, qui se compromet depuis des années dans cette optique de plaire à la gauche, est mal récompensé...

La chaîne TNT d'information de TF1 était au centre de toutes les attentions, à la différence des autres, orientées vers le divertissement et déjà très largement pourvus. 

Le CSA considère "que l'arrivée d'
une troisième chaîne gratuite d'information en continu financée exclusivement par la publicité pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-télé (Canal+) et BFMTV.

France 2 (France Télévisions) crie par ailleurs misère depuis avant 2012, quand un rapport confidentiel, commandé par la Direction des media du ministère de la Culture et de la Communication et par France Télévisions, dressait des perspectives alarmistes sur les recettes publicitaires de France Télés, à l'horizon 2015.

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un nouvel examen ...si les conditions du marché s'améliorent et, connaissant l'état de l'économie française, ...
"Je suis ce soir très en colère et très triste pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui aujourd'hui se voient stoppés dans leur envol", a réagi sur sa chaîne le directeur général de LCI, Eric Revel.
TF1 n'a donc pas encore assez fait pour complaire...
En même temps, les demandeurs de pluralisme de l'information ne seront pas déçus.

La dernière: nouvelle contre-vérité d'A. Filippetti

Selon la ministre de la Culture sous tutelle étatique,
la décision du CSA aurait été prise "en toute indépendance"! C'est d'autant plus évident que le président du CSA n'est autre qu'Olivier Schrameck, un ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ex-premier ministre PS, qui fut nommé à ce poste par le président F. Hollande, dès janvier 2013.

mercredi 22 janvier 2014

Abdel Raouf Dafri déchire le système audiovisuel français

Le scénariste d'origine algérienne lacère la toile

Abdel Raouf Dafri a réglé ses comptes 
Il s’est attaqué au système de production audiovisuel français dans un entretien accordé au site AlloCiné, revenant notamment sur l’importance du scénario dans les projets cinématographiques. 

Lauréat du César du meilleur scénario pour Un prophète, de Jacques Audiard (2010), et auteur  de Braquo 2 (2012), série créée par Olivier Marchal, Abdel Raouf Dafri fait partie des scénaristes et dialoguistes à succès en France, séries et films confondus. Connu pour son franc-parler, il a vidé son sac à l’occasion d’un entretien pour la sortie d’une nouvelle saison de Braquo (prochainement sur Canal +) .

VOIR et ENTENDRE
l'entretien

Au fil de ses réponses,
le scénariste établit des parallèles entre les productions américaines et françaises. En premier lieu, il aborde ce qu’il connait le mieux, l’écriture. Abdel Raouf Dafri souligne l’importance primordiale du scénario dans un projet, affirmant que, dans l’hexagone, il est souvent dévalorisé :

Qu’est ce que c’est que raconter une histoire ? Aujourd’hui en France, on a perdu ça [...]. Posez-vous la question : pourquoi Les Misérables est encore adapté aujourd’hui avec Hugh Jackman, Russel Crowe ? Parce que ce que disait Gabin, la formule, la trinité de la réussite de la création audiovisuelle [...], c’est l’histoire, l’histoire, l’histoire !
"La plume, c’est comme la bouche : si t’as rien à dire, ferme ta gueule !"

En s’appuyant sur sa propre expérience,
il dénonce sans complaisance le pouvoir qu’exercent les chaînes de télévision, les producteurs ou les réalisateurs sur les scénaristes : "En France, on ne valorise pas l’écrit". En évoquant les grands auteurs et philosophes français, le scénariste déplore une perte de l’importance de la prose dans les projets audiovisuels. Selon lui, "la plume c’est comme la bouche : si t’as rien à dire, ferme ta gueule !". Hollande ou Valls prlent d'ailleurs beaucoup pour ne rien dire: alors que l'exécutif promet le dialogue, syndicats et patrons doivent sans cesse réclamer sur tout des précisions, éléments de la concertation.

Le scénariste poursuit en évoquant une anecdote personnelle au sujet de l’un des scénarii qu’il a mis cinq ans à écrire, mais abimé en cinq minutes par un petit réalisateur qui a pris des libertés avec l’histoire. Il raconte avoir appris huit jours avant le début du tournage que Julien Leclercq, le cinéaste en question, avait changé le nom du personnage principal (alors qu’il s’agissait d’une histoire vraie), ainsi que le titre du film, devenu Gibraltar.

VOIR et ENTENDRE le teaser de Gibraltar (2013): 


Abdel Raouf Dafri a refusé de participer au projet et Julien Leclercq a continué de modifier des éléments clés du script.
Sorti en 2013 avec Gilles Lellouche et Tahar Rahim au casting, le film n’a attiré que 231 071 spectateurs en deux semaines d’exploitation.

Il tacle aussi aux auteurs "bankable(s)" dont les projets sont considérés davantage en fonction de leur notoriété médiatique. Tout cela, d’après Abdel Raouf Dafri, est le reflet d’un malaise du cinéma français qui ne respecte pas le travail originel des auteurs et contribue à la médiocrité de certains projets. Le message est clair : de l’autre côté de l’Atlantique, l'excellence prévaut, comme en témoigne la vigueur cinématographique de Martin Scorsese avec son Loup de Wall Street.

A Hollywood, tout n’est pas si rose

Bien que plusieurs points soulevés par le scénariste soient intéressants, Abdel Raouf Dafri semble idéaliser le système américain. Les studios Hollywoodiens sont par exemple connus pour user de leur toute-puissance sur les auteurs. L’année dernière, Steven Spielberg et George Lucas prédisaient même l’implosion d’Hollywood.

Une enquête de Télérama (groupe Le Monde) sur le sujet rapportait :
D’après un scénariste qui participe à l’écriture des blockbusters, les réunions "créatives", à l’intérieur des studios, se font aujourd’hui en présence d’un représentant du marketing et du département international.
À noter aussi qu’une tendance est à l’oeuvre aux États-Unis : le moins de films possibles, pour le plus d’argent à gagner. Mais l’équation peut-être inverse : moins de films, c’est aussi plus de risques. On ne parle alors plus de “blockbusters” mais de "tentpoles", capables de faire (ou de défaire) un studio. 

En France, "on fait de l’aseptisé, on fabrique du Doliprane"

Son générique suffit... Dans la dernière partie de l’entretien, le scénariste s’exprime sur
des séries françaises qui selon lui sont très "polissées" et manquent cruellement d’originalité. Encore une fois, Abdel Raouf Dafri vilipende les chaînes de télévision françaises : "On fait de l’aseptisé, on fabrique du Doliprane". Canal +, celle qui produit sa série Braquo, échappe à la critique, parce que créatrice de contenu original. France Télévisions qui se croit culturel, et M6 qui n'y prétend guère, ont senti les coups passer très près.

Il poursuit, abordant le thème du téléchargement illégal :
Ils se font baiser [les producteurs de séries françaises, ndlr] car le moindre étudiant qui a une vingtaine d’année et qui s’y connait un minimum en informatique télécharge tout ce qu’il veut avec les sous-titres. Pour rien, il peut se taper les meilleures séries tv américaines, alors pourquoi s’emmerder à regarder les françaises ?
Aux États-Unis, à la différence de la France, les séries sont vraiment perçues comme des "oeuvres". Et c’est en partie à cause de ça que des sociétés comme Netflix et Hulu sont apparues. Elles proposent de visionner à travers un catalogues XXL des séries en VOD illimitée pour quelques dollars par mois ou même gratuitement.

En France, l’offre concernant les séries est quant à elle beaucoup plus limitée et assez chère (un abonnement à Canal + qui propose une chaîne consacrée entièrement aux séries s’élève à 24,99 euros par mois, comparés aux 7,99 dollars chez Netflix).

De l’espoir pour les séries françaises

La critique de Abdel Raouf Dafri se termine sur une note de fierté justifiée : l’Emmy Awards décroché par Braquo en 2012, un an avant celui des Revenants, en novembre dernier. Toutes les deux sont des séries originales produites par Canal +. L'exception culturelle se fonde assez peu sur le service public.

Un article de Télérama abonde : les fictions made in France rapportent peu à l’étranger – malgré une progression de 14% en 2013 – les ventes n’atteignant que 23 millions d’euros en 2012. Fin août pourtant, un article du New York Times intitulé "L’insaisissable plaisir des séries françaises" évoquait avec admiration quatre de nos créations hexagonales : Engrenage (Canal +), Un village français (France 3), Les Revenants (Canal +) et Maison Close (Canal +).

Alors certes, c’est très honorable à notre échelle par rapport à l’offre américaine et en majorité tributaire de la chaîne privée Canal +, 80% de la production des chaînes...

mercredi 28 août 2013

Pluralisme: BFMTV et Canal+ font barrage à LCI sur la TNT

BFMTV s'oppose à l'arrivée de LCI sur la TNT gratuite 

La concurrence fait peur aux partisans de la diversité et de la vertu

C'est bien la peine d'avoir fait élire Hollande si la chaîne d'information du groupe TF1 peut bénéficier d'un amendement qui donnerait au CSA le pouvoir de faire passer en gratuit une chaîne TNT payante.

Au risque de se révéler stalinien, Alain Weill (BFM Business) estime qu' "il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites". Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2013, les députés ont adopté -à la surprise générale- un amendement qui permet le passage en gratuit d'une chaîne TNT payante.

Cet amendement donne au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) le pouvoir d'autoriser un tel passage. Il pourrait en effet de mettre fin à une discrimination intolérable en démocratie en permettant à TF1 de faire enfin passer en clair sa chaîne LCI, actuellement diffusée sur la TNT payante.

Une rivalité qui déplaît souverainement à ses concurrents BFMTV (groupe NextRadioTV) et i-télé (groupe Canal+)
, déjà diffusées sur la TNT gratuite. Mercredi 28 août, lors de sa conférence de rentrée, le PDG de NextRadioTV et de RMC, Alain Weill, a redit tout le mal qu'il pense de cet amendement assurant le pluralisme.

"Pas de place pour trois"


"Il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites", a assuré Alain Weill (BFM Business)"Il n'y a pas de place en France pour trois chaînes d'information gratuites, décrète-il.Nulle part il n'y a plus de deux chaînes", a expliqué le PDG de NextRadioTV, à qui appartient ce site web.
La vérité est tout autre. En Allemagne, les multiplex sont trois (ZDN, RTL et ProSiebenSat.1) et ont fait l'objet d'arbitrages techniques en faveur du téléspectateur et non du diffuseur et des chaînes: de ce fait, la qualité d'image de la TNT allemande est nettement supérieure à la TNT française, et permet notamment un meilleur taux de couverture et la réception mobile (voitures, trains, piétons, etc). Les groupes NextRadioTV et Canal+ sont responsables de cette disparité.

En outre, si LCI accède à une diffusion sur la TNT gratuite, cela "n'apportera pas de solution certaine à ses problèmes, assure Weill. Si LCI est en difficulté, c'est parce que LCI a fait un mauvais choix stratégique". Bref, "on passera d'une chaîne en difficulté à trois chaînes en difficultés, on passera d'un malade à trois moribonds. Cela viendrait déstabiliser BFMTV et renforcer TF1.
On va expliquer au CSA que c'est juste impossible!" polémique le patron hégémonique.

Autre argument: le passage en gratuit d'une chaîne de la TNT payante "n'est pas anodin. 
Cela a un impact économique et sur la liberté d'expression. C'est quasiment comme si une nouvelle chaîne était lancée". Pour Alain Weill, c'est donc "un changement trop important pour être effectué via une simple décision du collège du CSA. C'est un sujet suffisamment important pour justifier un appel à candidatures". 
Alain Weill édicte les règles pour les imposer au CSA
Toutefois, si une telle possibilité devait exister, Alain Weill souhaiterait qu'elle s'applique uniquement "lors du renouvellement de l'autorisation d'émettre d'une chaîne".

Aurélie Filippetti fluctue


La balle est maintenant dans le camp des sénateurs,
qui doivent examiner cet amendement le 1er octobre. L'attitude qu'adoptera le gouvernement lors du vote est très attendue, car jusqu'à présent Filippetti a balancé, hésitant à assumer le changement...
br>Le 16 juillet, lors de l'examen en commission, la ministre affirma d'abord être "défavorable" à cet amendement, avançant plusieurs raisons: "il s’agit d’attribuer une nouvelle compétence au CSA, ce qui est plus qu’une modification substantielle. Par ailleurs, les chaînes concernées avaient l’occasion de modifier le statut de leurs chaînes au moment de l’appel à candidatures pour les six nouvelles chaînes de la TNT. Enfin, il convient d’évaluer les impacts de la mesure proposée sur l’ensemble du paysage audiovisuel. Tout cela exige du temps". 

Mais, une semaine plus tard, Aurélie Filippetti n'exprime plus d'opposition
 lors du débat en séance, et s'en remet "à la sagesse de l'Assemblée". La ministre de la Culture assure alors: "cet amendement peut correspondre à la volonté que nous partageons de mieux prendre en compte l’évolution des équilibres économiques de l’audiovisuel dans les critères de choix du CSA. [...] C’est une très lourde responsabilité que vous souhaitez confier au CSA. J’en prends acte..."

mercredi 11 juillet 2012

Affaire Merah : si c'est TF1, le CSA sait sanctionner

Le PS avait bénéficié de son indulgence aux rimaires et à la présidentielle 





Les pleurs sont-ils obligatoires
à la mort de Merah ?





TF1 écope d'une mise en garde du CSA


La liberté d'expression est-elle menacée ?
Deux jours seulement après la diffusion, par TF1, d'images et d'enregistrements sonores relatant les échanges entre Mohamed Merah et les policiers du Raid, le CSA a reçu les dirigeants du groupe audiovisuel, Nonce Paolini son PDG et Catherine Nayl, la directrice de l'information, ainsi que les dirigeants des deux chaînes d'information BFMTV (groupe NextRadioTV: Alain Weill et Alpha Radio) et i-télé (groupe Canal+), qui avaient rediffusé les documents en question.

Le CSA dissocie BFMTV et i-télé de TF1

La gauche mettra-t-elle un terme au pluralisme de l'information
Après avoir auditionné les dirigeants de TF1, de BFMTV et d' i-Télé, le CSA a finalement décidé de ne mettre en garde que la première chaîne. Au final, le régulateur a donc arbitré en faveur d'une mise en garde de TF1, uniquement... 
Pour cela, le CSA s'est fondé sur l'article 15 de la convention de la chaîne, qui l'enjoint de mettre en garde le public lorsque les images sont choquantes, ce qui n'a pas été fait pour l'émission "Sept à huit" diffusée dimanche dernier et présentée par Harry Roselmack.
"Sur la déontologie, nous avons toujours agi très rapidement ", s'est justifié au cours d'une conférence de presse Rachid Arhab, journaliste franco-algérien né en 1955 et ancien rédacteur en chef adjoint du journal de France 2

Michel Boyon(1946), président du CSA, qui s'est également exprimé dès dimanche matin, s'est déclaré profondément " choqué " par ces images: " il y a un minimum de précautions à prendre sur certains sujets ".

Le CSA n'est pas toujours aussi réactif

Accusés d’avoir ignoré l’équilibre du temps de parole au cours de la primaire socialiste, les patrons des chaînes d’info (i-Télé, BFM TV et LCI) furent convoqués devant l’autorité audiovisuelle. Certains comptables évoquent une avance d’environ deux cents heures d’antenne pour le Parti socialiste... "Des chiffres jamais vus, comme cette radio à 148 % de temps de parole pour le PS par rapport à la majorité." Mais n'allez pas croire que le CSA s'est saisi de lui-même ! Ce qui n'a pas retenu le député Didier Mathus (PS) de réclamer le 25 janvier au président du CSA une réunion "d'urgence" sur les conditions d'intervention à la télévision de Nicolas Sarkozy  , portant atteinte à ses yeux "à l'équité de traitement entre candidats", ce qui a déclenché des protestations à l'UMP.
Or, " le grand meeting fondateur de François Hollande au Bourget a été retransmis par quatre chaînes de télévision", a rappelé Valérie Rosso-Debord, alors déléguée générale adjointe du parti présidentiel et députée de Meurthe-et-Moselle. Mais le CSA n'a pas bronché pour autant. 

En revanche,
 les autres deux chaînes d'information, BFMTV et i-Télé, ont  échappé aux foudres du CSA, car elles sont allées chercher des " éléments nouveaux ", a considéré Michel Boyon.
En matière de sanctions, cette mise en garde est, de fait, le maximum que pouvait adresser le CSA. 

Remise en cause du  secret des sources ?

Sur le fond de l'affaire, l'autorité n'a pas à sanctionner une éventuelle irrégularité sur la provenance des enregistrements, cet aspect relevant de la justice pénale. 
Une enquête de la police des polices est d'ailleurs en cours pour déterminer leur origine.


samedi 3 janvier 2009

Ce qui change au 1er janvier 2009

Les conservateurs sont-ils ceux qu’on croit ?
Prestations familiales, prime-transport, coup de pouce à l'achat de logement, Livret A, assurance-chômage ... grandes et petites nouveautés de la nouvelle année.
  • FAMILLE
    - Augmentation de 3% des prestations familiales: allocations familiales, prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), complément familial, majoration d'aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle, allocation d'éducation de l'enfant handicapé, de parent isolé, notamment. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d'allocations familiales, l'allocation mensuelle de base de la Paje passe à 177,95 euros.
  • - Le plafond du montant des cotisations de l'Aged (allocation de garde d'enfant à domicile) est revalorisé de 1,5%.- Majoration des aides à la garde des jeunes enfants en cas d'horaires de travail atypiques.
    - Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95 %.

  • LOGEMENT
    - Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95%.
  • - Doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf en 2009 (à partir du 15 janvier).
    - Réduction d'impôt pour l'achat d'un logement neuf, pour le louer, avant le 31 décembre 2012. La réduction, étalée sur 9 ans, est égale à 20% du prix de revient de l'acquisition.
    - Mise en place du supplément de loyer de solidarité (SLS) pour les personnes en logement locatif social dont les ressources dépassent les plafonds définis.

  • RETRAITE
    - Les salariés du privé ne voulant pas partir à la retraite à 65 ans pourront prolonger leur activité jusqu'à 70 ans, même sans l'accord de leur employeur.
  • - A compter de 2009, les retraites seront revalorisées le 1er avril et plus le 1er janvier.

  • SECURITE SOCIALE
    - Le plafond de la Sécurité sociale, utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales (assurance vieillesse, régimes complémentaires de retraite notamment) passera à 2.859 euros par mois, soit une hausse de 3,1%.
    RMI
    - Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,5% au 1er janvier et atteint 454,63 euros (pour une personne seule sans enfant)
  • EMPLOI, CHOMAGE
    - Le 5 janvier, est mis en place le nouvel organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, Pôle Emploi.
  • - Les partenaires sociaux se prononcent début janvier sur la réforme de l'assurance chômage, qui modifie les règles d'indemnisation des nouveaux demandeurs d'emploi (à partir du 1er janvier 2009) et prévoit une baisse des cotisations sous conditions (à partir du 1er juillet).
    - Au 1er janvier, le chômage partiel sera indemnisé sur la base de 60% du salaire horaire brut, au lieu de 50% (texte à parapher par les partenaires sociaux).
    - Extension du contrat de transition professionnelle à 18 bassins d'emploi supplémentaires, en plus des 7 actuels.
    - Fin de l'obligation de ne pas travailler pour toucher l'aide aux adultes handicapés.

  • BUDGET, FISCALITE
    - Taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoine, pour financer le revenu de solidarité active (RSA) mis en place le 1er juillet 2009, et remplaçant notamment le RMI.
  • - Plafonnement global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable.
    - Plafonnement de certaines niches qui offraient auparavant des avantages fiscaux sans limitation (investissement dans les DOM-TOM, location de meublés..).
    - Maintien de la demi-part fiscale accordée à un parent ayant élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans, au-delà des 26 ans de l'enfant. La demi-part était accordée auparavant sans la limite des cinq ans.
    - La redevance audiovisuelle (116 euros par an), doit être indexée sur l'inflation, et devrait se situer entre 118 et 119 euros.
    - Augmentation du prix des passeports, qui deviennent biométriques: de 60 à 89 euros pour les adultes, de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Gratuit jusqu'à présent pour les moins de 15 ans, il coûtera désormais 20 euros.
    - Frais de 25 euros pour le renouvellement de la carte d'identité plus de 12 mois avant expiration, sauf en cas de changement d'adresse ou d'état civil.
    - Hausse de 23% de la taxe sur les alcools forts de plus de 25°.

  • EPARGNE, BANQUE
    - Fin du monopole sur le Livret A: le 1er janvier, toutes les banques françaises pourront distribuer le Livret A, réservé jusque-là à la Banque Postale et aux Caisses d'Epargne.
  • ASSURANCES
    - Habitation: hausse des tarifs comprise entre 2 et 5%
  • - Santé: Les mutuelles vont augmenter leurs tarifs en moyenne de 3,5 à 4% pour compenser l'effet d'une nouvelle taxe destinée à financer l'assurance maladie. Les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs.
    - Auto: stabilisation, voire recul des tarifs (jusqu'à -4%)

  • SOLDES
    - Une seule date et une seule heure d'ouverture dans toute la France : à 8h le second mercredi de janvier et le dernier mercredi de juin. Sauf 3 départements frontaliers de l'Est de la France.
  • - Durée de 5 semaines pour les 2 périodes de l'année, au lieu de 6 semaines.
    - 2 semaines de "soldes flottantes" au choix du commerçant, tant qu'elles finissent au moins un mois avant le début des soldes fixes.

  • TRANSPORT
    - Prime-transport: les employeurs devront prendre en charge la moitié de l'abonnement au transport collectif de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail (décret à paraître).
  • - La SNCF doit annoncer en janvier une carte de réduction pour les familles défavorisées et les familles monoparentales (sous conditions de revenus).
    - En Ile-de-France, la "carte orange" disparaît en février, remplacée par le passe Navigo.
    - Formation obligatoire de trois heures pour les motocyclettes d'une cylindrée d'au plus 125 cm3 et d'une puissance d'au plus 11 kW (15 ch).


  • ENVIRONNEMENT
    - Annualisation du malus écologique sur les voitures les plus polluantes: 160 euros par an pour les véhicules émettant plus de 250 gr de CO2 par kilomètre. Concerne les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2009.
  • - Le système bonus-malus à l'achat d'une voiture est maintenu: bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 gr CO2/km pouvant aller jusqu'à 1.000 euros, malus pour ceux émettant plus de 160 gr CO2/km, dont sont exonérés les handicapés.
    - Lancement d'un écoprêt à taux zéro pour aider les particuliers à financer des travaux d'isolation thermique ou de rénovation énergétique de leur résidence principale.
    - Crédit d'impôt de 40% sur 7 ans pour les intérêts d'emprunt consacrés à l'achat d'un logement neuf avec performance énergétique supérieure aux normes. Avant, il n'était de 40% que pour la première année et 20% les 4 années suivantes.

  • TELEVISION PUBLIQUE
    Fin de la publicité le 5 janvier pour les chaînes de télévision publique entre 20H00 et 6H00 du matin, avant une suppression complète d'ici fin 2011.
  • UNIVERSITE
    Autonomie pour 20 universités pilotes (sur 85) qui vont gérer elles-mêmes leurs budgets.
  • JUSTICE
    - Rattachement de 55 tribunaux de commerce.
    - Tutelles : entrée en vigueur du "mandat de protection future", qui permet de désigner pour soi-même ou pour un enfant handicapé, un ou plusieurs mandataires en cas d'incapacité future.
  • EUROPE
    - La République tchèque succède à la France à la présidence de l'Union Européenne.
  • - La Slovaquie, 16e pays à entrer dans la zone euro, abandonne sa monnaie nationale, la couronne.

  • ENTREPRISES
    - Hausse des seuils pour bénéficier du régime de la micro-entreprise. On passe de 80.000 euros pour les commerces et 32.000 euros pour les services.
  • - Exonération de taxe professionnelle pour les petits entrepreneurs l'année de création de leur entreprise et les deux années suivantes.
    - Doublement de la "contribution spéciale" payée par les employeurs d'étrangers en situation irrégulière : 1.000 fois le taux horaire du minimum garanti au lieu de 500.
    - Nouvelle contribution de 2% payée par les entreprises sur l'épargne salariale et les régimes de retraite supplémentaire. Elle ira à l'assurance maladie.

    vendredi 13 juin 2008

    Jeu de chaises musicales dans l’audiovisuel

    Faire du neuf avec du vieux
    Ils passeront d’une chaîne à l’autre, et de l’autre à l’une, mais seront toujours là !
    On le savait (
    Lire PaSiDupes), Alexandre Bompard: le directeur du pôle sport de Canal+ depuis 2005 remplace Jean-Pierre Elkabbach à la présidence d'Europe 1. Airy n’a pas eu droit à un contrôle Routier du Nouvel Observateur. Ou alors PaSiDupes n’a pas reçu le SMS…


    On prend les mêmes et on recommence

    Patrick Poivre d'Arvor: le présentateur du journal de 20 heures sur TF1 en semaine ne conserverait sur la chaîne que son émission "Vol de nuit". Mais ile serait aussi sollicité par Canal+.

    Laurence Ferrari: la journaliste devrait quitter Canal+ pour remplacer Patrick Poivre d'Arvor en septembre.
    Jean-Claude Dassier: l'actuel directeur de LCI devrait prochainement devenir le directeur de l'information pour la totalité du groupe TF1.
    Anne-Sophie Lapix: la remplaçante de Claire Chazal pour les JT du week-end sur TF1, qui co-présente aussi "Sept à Huit" a démissionné et rejoint Canal+.
    Marie Drucker: la présentatrice de "Soir 3" et de "Droit d'inventaire" passe sur France 2 pour faire des spéciales et présenter, en cas d'absence de Laurent Delahousse, les journaux et magazines du week-end.

    Karl Zéro: le journaliste va animer une émission quotidienne sur BFM TV entre 22 h et 22 h 30.
    Virginie Efira: la présentatrice de "La Nouvelle Star" sur M6 rejoint Canal + pour une série humoristique avec Omar et Fred.

    Marc-Olivier Fogiel: l'animateur lâche son talk-show sur M6 pour animer la tranche matinale d'Europe 1 à partir de la rentrée.

    Julien Courbet: l'animateur de "Sans aucun doute" sur TF1 passe sur France 2, où il animera une émission de défense du consommateur diffusée entre 18 heures et 20 heures.