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mercredi 11 juillet 2012

Affaire Merah : si c'est TF1, le CSA sait sanctionner

Le PS avait bénéficié de son indulgence aux rimaires et à la présidentielle 





Les pleurs sont-ils obligatoires
à la mort de Merah ?





TF1 écope d'une mise en garde du CSA


La liberté d'expression est-elle menacée ?
Deux jours seulement après la diffusion, par TF1, d'images et d'enregistrements sonores relatant les échanges entre Mohamed Merah et les policiers du Raid, le CSA a reçu les dirigeants du groupe audiovisuel, Nonce Paolini son PDG et Catherine Nayl, la directrice de l'information, ainsi que les dirigeants des deux chaînes d'information BFMTV (groupe NextRadioTV: Alain Weill et Alpha Radio) et i-télé (groupe Canal+), qui avaient rediffusé les documents en question.

Le CSA dissocie BFMTV et i-télé de TF1

La gauche mettra-t-elle un terme au pluralisme de l'information
Après avoir auditionné les dirigeants de TF1, de BFMTV et d' i-Télé, le CSA a finalement décidé de ne mettre en garde que la première chaîne. Au final, le régulateur a donc arbitré en faveur d'une mise en garde de TF1, uniquement... 
Pour cela, le CSA s'est fondé sur l'article 15 de la convention de la chaîne, qui l'enjoint de mettre en garde le public lorsque les images sont choquantes, ce qui n'a pas été fait pour l'émission "Sept à huit" diffusée dimanche dernier et présentée par Harry Roselmack.
"Sur la déontologie, nous avons toujours agi très rapidement ", s'est justifié au cours d'une conférence de presse Rachid Arhab, journaliste franco-algérien né en 1955 et ancien rédacteur en chef adjoint du journal de France 2

Michel Boyon(1946), président du CSA, qui s'est également exprimé dès dimanche matin, s'est déclaré profondément " choqué " par ces images: " il y a un minimum de précautions à prendre sur certains sujets ".

Le CSA n'est pas toujours aussi réactif

Accusés d’avoir ignoré l’équilibre du temps de parole au cours de la primaire socialiste, les patrons des chaînes d’info (i-Télé, BFM TV et LCI) furent convoqués devant l’autorité audiovisuelle. Certains comptables évoquent une avance d’environ deux cents heures d’antenne pour le Parti socialiste... "Des chiffres jamais vus, comme cette radio à 148 % de temps de parole pour le PS par rapport à la majorité." Mais n'allez pas croire que le CSA s'est saisi de lui-même ! Ce qui n'a pas retenu le député Didier Mathus (PS) de réclamer le 25 janvier au président du CSA une réunion "d'urgence" sur les conditions d'intervention à la télévision de Nicolas Sarkozy  , portant atteinte à ses yeux "à l'équité de traitement entre candidats", ce qui a déclenché des protestations à l'UMP.
Or, " le grand meeting fondateur de François Hollande au Bourget a été retransmis par quatre chaînes de télévision", a rappelé Valérie Rosso-Debord, alors déléguée générale adjointe du parti présidentiel et députée de Meurthe-et-Moselle. Mais le CSA n'a pas bronché pour autant. 

En revanche,
 les autres deux chaînes d'information, BFMTV et i-Télé, ont  échappé aux foudres du CSA, car elles sont allées chercher des " éléments nouveaux ", a considéré Michel Boyon.
En matière de sanctions, cette mise en garde est, de fait, le maximum que pouvait adresser le CSA. 

Remise en cause du  secret des sources ?

Sur le fond de l'affaire, l'autorité n'a pas à sanctionner une éventuelle irrégularité sur la provenance des enregistrements, cet aspect relevant de la justice pénale. 
Une enquête de la police des polices est d'ailleurs en cours pour déterminer leur origine.


vendredi 26 mars 2010

Philippe Bilger, avocat de la liberté d'expression

Ou la démocratie menacée par la pensée dominante
La gauche et la chasse aux sorcières

Une opposition politique n'est que rarement objective, mais la version française, particulièrement affligeante depuis la campagne présidentielle amorcée en 2006, est passée, à la faveur de son succès régional de mars 2010, du stade amer et polémique de la récrimination systématique au degré intolérable de la censure totalitaire.
Les journalistes et les media, au sens large et relâché, n'ont jamais manqué d'abuser de ces deux acquis exorbitants que sont la liberté de la presse et la liberté d'expression. Non élus et non représentatifs, ces démocrates auto-proclamés en sont en outre les propriétaires exclusifs et souverains, tandis que d'autres, les magistrats ou les policiers, sont astreints au devoir de réserve (ou ce qu'il en reste encore), et sont soumis à un conseil supérieur, un ordre ou un ministre. Mieux, des syndicats, associations et réseaux improbables les parent de toute critique, reproche et sanction. Ceux-là mêmes qui s'érigent en juges des gouvernants et des élus, qu'il s'agisse de leurs actions, telles les niches fiscales, ou de leurs personnes, tels Rachida Dati ou Eric Besson, jouissent donc du privilège d'ancien régime -pardon, soviétique- de l'agression, qu'on l'appelle campagne, rumeur ou lynchage médiatique, mais aussi de l'absolue impunité. Ces journalistes aux formations, capacités et fulgurances incertaines adhèrent de surcroît à un cercle de type mafieux, fait de solidarités et d'allégeances plus évidentes que leur supposées objectivité ou insolence. Pour donner du poids à leurs démonstrations charges, invectives et oukases, ils se déplacent en groupe sur les plateaux de télévision et apparaissent les coudes serrés dans les débats: ainsi, Gérard Miller et Frédéric Bonnaud, le Laurel maoiste et le Hardy anarchiste, laminent-ils, régulièrement les invités de Guillaume Durand, modérateur de fortune. Ensemble, ils désignent les déviants à la vindicte populaire et les vouent à la géhenne éternelle de l'opinion. Ces clercs vertueux et sévères ne recommandent ni la prévention, ni ne reconnaissent la présomption d'innocence, ni ne pratiquent la tolérance. Moines missionnaires, ils parcourent les radios, les télévisions et les salles de rédactions, en croisade perpétuelle. Ces chevaliers pointent l'Inquisition mais appartiennent à un clergé dont les croisés, laïcs et sectaires, vénèrent un maître commun: la pensée unique.

Combien de détenteurs-corrupteurs de la liberté de la presse ne sont-ils pas des usurpateurs ?

Malgré leurs excès, leurs menaces et leurs méfaits, nul pourtant ne leur conteste vraiment ce privilège, tout unique, inégalitaire et peu citoyen soit-il. Ils s'en disent les garants, mais n'en sont que les dépositaires souvent indignes, puisqu'ils ont détourné cet instrument de pouvoir pour en faire un moyen d'
oppression idéologique et de manipulation de l'opinion. La liberté d'expression n'appartient en vérité qu'au peuple qui n'a jamais cédé les droits sur son bien. Considérant les dérives successives et les atteintes à la liberté d'expression, la question se pose du rétablissement du peuple souverain dans ses droits. Ce pouvoir est-il resté à son rang de quatrième ? Subalterne, n'a-t-il pas néanmoins outrepassé tel ou tel? Le peuple doit donc retrouver sa souveraineté qu'il n'a jamais déléguée à quiconque il n'a pas élu.

Quand la liberté de la presse opprime la liberté d'expression
Force est de constater que le quatrième pouvoir n'est pas dévoyé seulement pas ses journalistes. Certains dessins politiques et leurs auteurs ont traversé les siècles, alors qu'ils ne passent plus guère l'année aujourdhui. Les premiers ont installé leur réputation sur la qualité que le temps a patinée. Malgré les techniques nouvelles de conservation et de reproduction, leurs successeurs se satisfont médiocrité et d'éphémère, qu'ils soient fondés sur la superficialité, la provocation ou la vulgarité, mais plus sûrement des trois.
Des humoristes qu'ils apprécient, tolèrent ou ne connaissent que par les scandales qu'ils suscitent, nos contemporains les plus inconséquents ou veules n'attendent plus ni réflexion approfondie, ni drôlerie de bon aloi. Il suffit que le crayon ou leurs propos les surprennent et les défoulent de tout ce qu'ils n'ont pas osé déverser au boulot ou au volant ou la morale l'interdit: la radio et la télévision sont au mieux devenus des poubelles thérapeutiques. Qu'ils soient secs ou gras, baveux ou tranchants, leurs outils médiatiques sont réduits à autant d'exutoires du quotidien aussi mesquin soit-il. Ils ne donnent plus à penser et n'aspirent donc plus à faire accéder la masse aux causes les plus hautes, mais à satisfaire leurs rancoeurs et bassesses ordinaires. Qu'ont-ils fait des exigences de justice et de respect qui les justifiaient dans leur tâche ? L'esprit français et l'humour britannique n'étaient-ils pas jusqu'ici plus respectables ? Le sont-ils encore autant que par le passé ou sont-ils entrés dans la catégorie des espèces en voie d'extinction ? Ainsi, le besogneux Stéphane Guillon serait-il prisé au-delà du quartier bobo (?) du Marais, jusqu'au Japon, qu'on le rangerait dans la catégorie du « thon rouge ». Non pas rouge révolutionnaire, mais rouge de folie furieuse, rouge de la honte qu'il inspire, sauf à être « vertueux » de gauche.

Journalistes et humoristes dignes de ce nom étaient jusqu'ici plus ou moins justifiés par le besoin réel ou imaginaire qu'aurait la démocratie d'être défendue. Or, entre autres interrogations, on ne s'est guère posé de questions sur la qualité de ses défenseurs. Pour assurer une telle mission républicaine de salut public, les garanties semblent souvent bien minces et mériteraient d'être scrutées.
La noblesse de l'opposition et de sa presse militante consiste d'ailleurs à lutter essentiellement contre les combattants de la crise plutôt que de se liguer contre elle. La vaine recherche des propositions de l'opposition a fini par lasser. La gauche en panne d'idées qui ne soient pas des négatifs harcèle le gouvernement et défigure ses propositions. A défaut, ou de surcroît, les partis et la media dévots consacrent toute leur énergie négative à l'interprétation des déclarations adverses, voire à la rumeur. A ce niveau, les Guillon font l'affaire... Cette dissection pointilleuse, et sans garantie d'asepsie, par des "décrypteurs"-maquilleurs-enfumeurs, chaque matin à jeûn, produit des gastro-polémiques en nombre, contre lesquels les doses de vaccins de la grippe A-H1NI auraient pu se trouver employées, si la pandémie de la polémique avait été correctement identifiée.

Philippe Bilger -plus dignement- s'est inscrit en faux contre cet état de fait.

La dictature de la gauche coalisée est une menace pour la liberté d'expression des citoyens, dont la liberté de la presse n'est qu'une émanation autorisée, mais dépendante et seconde.
Voici son article publié sur
son blog intitulé « Justice au singulier"

Eric Zemmour ou le trublion officiel


Si Eric Zemmour n'existait pas, il faudrait l'inventer, il manquerait chaque jour à notre univers médiatique.
Il a encore frappé et, comme il l'espérait sans doute, des foudres judiciaires sont annoncées et on a même saisi, couronnement suprême, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de son cas.
Dans deux émissions : Salut les terriens sur Canal + et L'Hebdo sur France O, Eric Zemmour a soutenu que "les français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes. C'est un fait" (nouvelobs.com).
Levée de boucliers. Indignation. Morale brandie. Quelle honte ! Consensus de la dénonciation. En réalité, du vent.
En effet, je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater la validité de ce "fait", la justesse de cette intuition qui, aujourd'hui, confirment un mouvement né il y a quelques années. Tous les noirs et tous les arabes ne sont pas des trafiquants mais beaucoup de ceux-ci sont noirs et arabes. Je précise car rien dans ce domaine n'est inutile : qu'il y ait aussi des "trafiquants" ni noirs ni arabes est une évidence et ne me rend pas plus complaisant à leur égard. Il n'est point besoin d'aller chercher des consolations dans les statistiques officielles dont la finalité presque exclusive est de masquer ce qui crève les yeux et l'esprit si on accepte de regarder.
Je regrette qu'Alain Jakubowicz, président de la Licra et personnalité de valeur, ait décidé de poursuivre pour ces propos Eric Zemmour et qu'il ait ajouté que ce dernier avait franchi "un cran". Je regrette que Rachid Arhab, du CSA, se soit égaré en répliquant à Eric Zemmour qu'il était "arabe, pas trafiquant mais au CSA", comme si ce dernier avait été assez stupide pour généraliser absurdement sa perception. Nous sommes tous très heureux que Rachid Arhab soit au CSA mais précisément parce qu'il n'est jamais tombé dans les travers dénoncés par Zemmour.
La Licra, le MRAP et, avec retard, le CRAN ont invité le CSA à réfléchir sur les "dérapages" d'Eric Zemmour, comme si d'une part ceux-ci méritaient d'être qualifiés ainsi et que d'autre part un éventuel avertissement à Eric Zemmour pouvait avoir un autre effet que d'amplifier le caractère infiniment "porteur" du soufre relatif distillé à intervalles réguliers par ce polémiste.
En réalité - et ce n'est pas la première fois -, personne n'a pris la peine d'examiner le fond du propos. L'indignation quasi unanime n'a donc pas été suscitée par la teneur de l'appréciation ni son éventuelle vérité ou fausseté mais par le simple fait qu'Eric Zemmour avait OSE DIRE cela. Comment quelqu'un avait-il pu aborder de front une telle matière sans prendre les précautions d'usage et en n'ayant pour obsession que de rendre acceptable par et pour tous ce que la nudité cruelle de l'exactitude précisément n'aurait pas permis ! Eric Zemmour n'est pas en tort pour avoir exprimé ce qu'il a déclaré mais pour s'être affranchi de la censure qui interdisait d'aborder clairement un tel sujet. Il doit être puni pour cause d'audace et non pour mensonge. Il n'a pas franchi "un cran" mais dépassé une ligne que la bienséance et l'hypocrisie considèrent comme absolue.
Qu'Eric Zemmour ne se rassure pas trop vite : d'autres dangers le guettent, dont Renaud Dély, dans Marianne, a pointé le principal dans un lucide portrait. Celui d'être aujourd'hui "ingurgité", absorbé par le système qu'il prétend subvertir grâce à une parole libre et apparemment inconoclaste. En effet, Eric Zemmour est devenu "un trublion officiel", "un fou des médias" comme il y a eu des "fous du roi", avec cette conséquence subtile mais perceptible qu'un léger contentement de soi semble l'habiter (Voici). De plus en plus, il y a dans sa démarche une alliance contradictoire entre une aspiration affichée au dialogue et un ton péremptoire. La liberté de pensée qu'heureusement il s'octroie ne va plus tout à fait jusqu'à supporter celle des autres. Dorénavant il s'écoute plus qu'il n'écoute, trop facilement ravi par sa propre mécanique. J'avais perçu des indices de cette solitude satisfaite, dans sa volonté à plusieurs reprises de "judiciariser" les réactions d'autrui quand il les estimait intolérables. Il se serait honoré, à mon sens, en les prenant pour l'inévitable rançon d'une expression qui ne s'assignait pas de limites. Attention, danger !
D'autant plus que ce n'est pas lui qui a gagné. Eric Naulleau, moins omniprésent, est plus épargné mais tout de même affecté par cette défaite. Comme il était prévisible à la longue, l'hilarité promotionnelle de Laurent Ruquier, sur France 2, a étouffé le miracle de ces deux intelligences caustiques et souvent pertinentes qui croyaient pouvoir réaliser ce rêve d'une télévision digne et vraie au milieu d'un océan de rires et de saillies programmés, d'hyperboles ridicules. Le bas, à force, s'approprie le haut et le dénature.
A mon sens, Eric Zemmour est à la croisée des chemins. Aujourd'hui, son discours et ses écrits - c'est le risque fondamental de la liberté : si elle se répète, elle meurt - sont marqués du sceau du prévisible. On peut les imaginer par avance parce que "le style Zemmour" est devenu une sorte de marque déposée. Mais rien ne vaut la modestie d'une parole qui se cherche, s'invente et parfois même s'étonne. Rien ne vaut les jaillissements de l'imprévisible, les surgissements d'une pensée capable, quand il le faut, de se battre autant contre elle-même que contre les opinions majoritaires, les surprises qu'une personnalité veut bien offrir à ceux qui ont besoin d'elle dans un monde planifié.
A l'évidence, pour et par toutes les bonnes consciences avides de stéréotypes. Qu'au moins les esprits libres tentent d'échapper à cette malédiction !
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Tout a été dit, grâce à la multitude de réponses, sur ce billet consacré à Eric Zemmour. Aussi vous me pardonnerez d'estimer que le débat est clos et donc de fermer l'accès aux commentaires sur ce post précis. Pas de censure, juste un afflux impossible à gérer sauf à y passer jour et nuit.

D'autres lectures invitent à la réflexion et au retour à la raison
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dimanche 8 mars 2009

Les fils et filles de… contre la discrimination positive (partie 2)

La méritocratie est-elle un mythe?

Du leurre à la réalité

PaSiDupes a consacré un premier article au contexte de la méritocratie et du leurre de la discrimination positive, dans le monde politique.
Mais s’il existe toujours des dynasties de dockers sur les ports noyautés par la CGT, nous nous interrogeons aussi sur le risque de multiplication de dynasties Drücker dans le PAF. Certains ont en effet observé, si finement qu’elles se dissimulassent ( !), qu’elles sont déjà constituées et installées.

Des apprentis sorciers

Dans l’éducation
Richard Descoings, ancien conseiller technique de Jack Lang, directeur de Sciences-Po de Paris, et membre du club Le Siècle
comme Martine Aubry (photo ci-dessus) ou Jean-François Copé, David Pujadas ou Lionel Jospin, a été chargé par Nicolas Sarkozy, le 12 janvier 2009, de mener une concertation en vue de préparer une nouvelle réforme du lycée, dans l’optique d’une plus grande égalité des chances et de la promotion de la discrimination positive.
En
200,déjà, Descoings décida de créer une filière d'accès à l'Institut d'études politiques de Paris qu'il dirige pour les élèves issus des zone d'éducation prioritaire (ZEP, 1981, Alain Savary). Si l'expérience a le mérite d'encourager les élèves de zones défavorisées à s'intéresser à des études supérieures considérées comme prestigieuses, cette mesure suscita un important débat sur la discrimination positive, qui n’est pas refermé. La pérennité reste discutée. Alors que leur nombre continue d’augmenter chaque année avec de nouvelles conventions (CEP, Conventions éducation prioritaire) signées avec d'autres lycées, un certain nombre de membres de l'équipe enseignante considère qu'il ne s'agit que d'une solution précaire.

En 2006, a été créé un réseau d'établissements labellisés"Ambition réussite", qui a permis la mise en place de dispositifs tels que, par exemple:
- les PPRE (Projets personnels de réussite éducative - qui doit aider les élèves les plus en difficulté de se réinsérer dans le parcours scolaire),
- l'Ecole Ouverte ( comme son nom l'indique, c'est permettre à l'école de s'ouvrir sur le monde extérieur en invitant, notamment, les acteurs culturels d'un bassin éducatif, mais aussi les parents et les élèves, à fréquenter le lieu scolaire en dehors des temps d'enseignement traditionnel).

Mais la discrimination positive trouve ses limites
Elle dévalorise les diplômes obtenus qui perdent de leur prestige. Leur valeur diminue également pour les entreprises, qui peuvent avoir tendance à rejeter plus encore les personnes membres d'un groupe « discriminé positivement », y compris ceux qui ont obtenu le diplôme sans cette aide. Mathieu Laine rapporte ainsi dans La Grande Nurserie l'exemple de Stefen L. Parker, étudiant en droit qui postula en 1980 à Harvard et fut recalé, puis reçut quelques jours après une lettre de Harvard disant, contraint mais apparemment contrit : « Nous ne savions pas que vous étiez noir et nous serions en réalité ravis de vous recevoir parmi nous ». Pour Laine, « le soupçon [sur les qualifications] est l'odieux corollaire des politiques de discrimination positive ».


De plus, un autre leurre est le risque d'échec plus élevé. La discrimination positive oblige les établissements supérieurs à recruter à un niveau inférieur dans la population en difficulté.

Outre l’Education, la « discrimination positive » s’applique au monde du travail.
Selon ses partisans, le chômage et la précarité d'une partie de la population issue des minorités visibles et de l’immigration, clandestine ou non, constituent un terreau fertile à la décomposition de la société et au communautarisme. Mais selon ses adversaires, le chômage actuel frappe aussi les Français établis, parmi lesquels de nombreux diplômés de qualité qui ne trouvent aucun débouché.

Les quotas d'employés n'empêchent pas la continuation d'une discrimination à l'intérieur de l'entreprise.

Il existe toujours des entreprises qui payent leurs employés différemment en fonction de leur sexe ou de leur couleur de peau. La politique des quotas n'a encore guère amélioré la situation.

Une vraie fausse bonne idée

D’autres effets pervers surgissent.
- Pour Sowell, la discrimination positive (Affirmative action) encourage la facilité et incite les populations discriminées positivement à se reposer sur les quotas. C'est selon Sowell ce qui explique au moins en partie que les Portoricains, ‘bénéficiaires’ de la discrimination positive, s'en soient moins bien sortis que les autres immigrés sud américains non aidés. Et Sowell donne aussi l'exemple des Irlandais qui, sans quotas et grâce à la « liberté de travail », ont rattrapé les autres communautés au point de donner un président aux Etats-Unis, JFK. Et Obama est-il le Roselmack du PAF ?

- Facteur d’encouragement des communautarismes
La discrimination positive est accusée de nourrir les communautarismes en caractérisant les gens par leur appartenance à une catégorie. Ainsi pour Joseph Macé-Scaron dans La Tentation communautaire, le piège communautaire consiste à passer du « droit à la différence à des droits différents ». La discrimination négative…
Le passage de tribus blanches à des dynasties noires seraient-elles un progrès. Si la roue tourne, c’est un espoir d’avenir pour les békés !

Les 200 familles du PAF

Le slogan désignait à l’origine les deux cents plus gros actionnaires (sur près de 40 000) de la Banque de France pendant l'Entre-deux-guerres. Il avait été lancé par le radical Édouard Daladier, président du Conseil, en 1934. Malgré la hauteur de leurs salaires et l’étendue de leurs privilèges, les dockers n’étaient pas visés.

Il n’est donc pas inutile de signaler une autre poche de résistance qui se gonfle irrésistiblement dans les media et le service public, mais plus généralement le spectacle.. Serons-nous taxés d’atteinte à la liberté d’expression de cette nouvelle tranche de « 200 familles » contre l’égalité des chances?

La discrimination positive et le talent font-ils bon ménage ?

Ils ne sont pas plus incompatibles à priori que la compétence et la diversité.
La percée de Rachid Arhab, en 1992 en présentateur du journal d'A2, s’est poursuivie avec sa nomination au CSA en 2007 et la responsabilité du dossier de la diversité.
Bien que le journaliste Harry Roselmack (photo) soit français, né à Tours en 1973, il est surtout originaire de la Martinique, sans que sa couleur de peau n’interfère évidemment. D’ailleurs, nul doute que pour le collectif martiniquais du 15 février ou pour le guadeloupéen LKP, le journaliste n’est qu’un alibi pour Bouygues. Roselmack est pourtant membre du
club Averroes pour l'intégration des minorités ethniques dans les media, ce qui n’a sans doute pas pu peser sur sa nomination autant que sa plus grande compétence que ses camarades blancs. Averroès regroupe néanmoins près de, non pas 200, mais environ 350 professionnels des media et du spectacle. Parmi ses fondateurs David Pujadas, le présentateur du journal d'Antenne2. Les deux enfants d’Harry auront-ils auront à leur tour les mêmes facilités et priorités dans l’audiovisuel? Tout porte à le croire pour tous ceux du sérail, plus la raison de la diversité.

Est-ce pour démontrer l’infériorité du talent sur les capacités, mais le monde du spectacle fait encore plus fort que celui des patron. Les Rothschild ou Dassault sont les cibles privilégiées de la gauche anti-capitaliste, les Bouygue ou Lagardère de la gauche politique et même les Leclerc ou Darty sont à l’occasion fustigés par les syndicats. Pas facile d’être fils ou fille… de dans les media : les Bouygue et Lagardère concentrent en effet les soupçons de l’opposition à la fois politique et syndicale.
En revanche, les citoyens vigilants s’accommodent franchement mieux des fils et filles des media, de l’audiovisuel et les arts. Les journalistes du SNJ ont-ils réclamé la démission de Sara Daniel ? Qui est-elle et comment est-elle devenue journaliste au "Nouvel Observateur", si son papa, Jean Daniel, n’a pas signé sa nomination ?

La galerie est hétéroclite, mais ils ont en commun, plus que quiconque, d’avoir payé le prix fort, et pas seulement à les croire.


- Pauvre petite fille riche
Nous avons les enfants rebelles qui ont profité de la popularité d’un parent, mais se sont révélés en négatif de l’original : Emmanuelle Béart, Anthony Delon se sont construits dans la douleur. Stéphanie de Monaco semble passablement perturbée. Joe Dassin, fils de Jules, ou Guillaume Depardieu, fils de Gérard, en sont-ils morts ?

- Certains parviennent à dépasser leurs parents en popularité: Ophélie Winter (David-Alexandre Winter) et Vincent Cassel (Jean-Pierre Cassel), par exemple. Et presque tous les gosses Stévenin ! Arthur Jugnot, acteur, deviendra grand comme son père Gérard Jugnot, acteur, réalisateur, scénariste et producteur sans connaître ni la vache enragée, ni la discrimination positive.
- Des héritiers se tiennent en retrait, comme les fils de Claude François, dit Cloclo, tout en vivant encore sur la bête (de scène). Avec plus de retenue qu’Orlando, le frère de Dalida…

- Les stars de demain : Sarah Biasini, Laura Smet ou encore Eva Green ont hérité de la beauté de leur mère (dans l’ordre, Romy Schneider, Nathalie Baye (et Johnny Hallyday), Marlène Jobert),... et de leur indéniable talent immense. Auront-elles tout le temps nécessaire pour se construire leur aura ?
La petite Marilou Berry atteindra-t-elle le poids de sa Josiane Balasko de mère, laquelle avoue peser de tout son ‘pognon’ sur sa vie personnelle, politique et sur quiconque la tracasse.
Pareillement sans pudeur, Carole Bouquet avoue dépenser son argent sans compter à ses menus besoins de luxe, mais investir sans compter …son temps, dans l’activisme politique.

- Les tribus : les familles Sardou, de Caunes, Gelin, Gainsbourg forment de véritables clans !


- Comme les mineurs du 19e siècle ou les dockers, les réalisateurs ont comme les autres leurs dynasties : ni Sofia Coppola, ni Marcel Ophuls, Jacques Audiard ou Romain Gavras ne cache sa filiation.
En revanche, le réalisateur, acteur, producteur et scénariste ashkénaze de cinéma français Claude Berry a produit l'acteur Julien Rassam (1968-2002) et, tout aussi peu clairement, l'acteur et producteur Thomas Langmann.


On pense aussi à la descendance (élargie) de Max-Gérard Houry Tannenbaum, qui n’est autre que Gérard Oury surtout connu pour Le Corniaud et La Grande Vadrouille,mais aussi La Folie des Grandeurs, plutôt que pour sa fille sa fille Danièle Thompson, ou son petit-fils Christopher Thompson, et malgré sa compagne Michèle Morgan, ses propres fils l’acteur, Mike Marshall (1944-2005) lequel est en outre le demi-frère de Tonie Marshall,l'actrice, scénariste et réalisatrice, et fille de l'actrice Micheline Presle, et père de Sarah Marshall, mannequin et ex-épouse d’ Alexandre Anthony, lui-même fils du chanteur Richard Anthony (J’entends siffler le train,1962): c’est tout pour l’instant !

- Malgré leur talent, d’autres peinent à arriver à la cheville de parents qui ont placé la barre un peu haut, il est vrai : Enrique Iglesias et Romane Bohringer ont hérité l’un du charme, l’autre du caractère de son père.

Les noms qu’ils portent ne sont pas toujours révélateurs d’une filiation assumée
Nous serions donc loin du compte si nous tentions d’être complets. Aux pseudonymes des ascendants, il conviendrait d’ajouter ceux des descendants, et les filtres sont donc multiples. Ainsi,
Michèle Bernier, toujours plus comique que le père de ses enfants, Bruno Gaccio qui n’a fait qu’un passage éclair dans la couche de la Gelée Royal, hilarante vedette de la ‘fraternitude’ au Zénith, est-elle plus amusante que son excité de père ? Le Professeur Choron, qui adorait fréquenter les plateaux d’émissions télé, tel que Droit de Réponse pour y semer le trouble, lui a pourtant ouvert la voie. Mais elle a brouillé les pistes, car le co-fondateur du journal Hara-Kiri portait un pseudonyme et sa fille relève donc le nom de Georges Bernier.

Bon sang peut mentir dans la famille du spectacle
Au-delà de leur même dentition du bonheur, Gerry Leymergie partage avec son père William, producteur, leur passion de l’animation télé est génétique. Gerry a pourtant fait de bien ternes débuts dans Le Morning sur M6 en 2006, avant de rejoindre France 2, où son père fait justement sa loi sur tout le créneau de la matinée comme animateur ou producteur. L’émission Le Mag 2.0 qu’animait le fils a aujourd’hui disparu des grilles. Son père pourrait-il lui trouver une petite place de chroniqueur à Télématin, sur sa seule valeur ?

David Martin est visiblement le fils aîné de Jacques et, surprise, il a choisi comme lui de travailler pour la télévision où il a connu des hauts et des bas du conseil culinaire chez …Leymergie pendant plusieurs années à la Française des Jeux, sans quitter la télé, sur France Télévisions.

Pierre Dhostel (ci-contre, à droite) porte le nom de sa mère, par souci identitaire (aussi !), afin qu’on ne le confonde pas avec son géniteur, Pierre Bellemare, malgré leur faconde commune. Le père excella dans la présentation du télé-achat sur TF1, et le fils, on l’imagine bien, a évidemment eu toutes les peines du monde sur le même chemin, mais dans l’émission M6 Boutique.

Isabelle Brès a bien dû faire de brillantes études mais elles mènent à tout : c’était inscrit dans ses gènes. Si sa mère, Pierrette Brès, n’avait pas son pareil pour annoncer les résultats du tiercé, sa fille Isabelle anime depuis bientôt cinq ans une des émissions phares de TF1, Confessions Intimes, qu’on peut néanmoinsne pas connaître.

Tout comme son père, Arnaud Poivre d’Arvor est probablement un travailleur acharné et méritant. Il est politiquement correct d’assurer qu’il s’est discrètement imposé dans des émissions du service public. Animateur mais aussi …producteur, il présente depuis le 4 novembre dernier Non élucidé, une toute nouvelle émission diffusée sur …France 2.

Si son père est sur le devant de la scène, Virginie Foucault, elle, travaille dans l’univers de la production. Associée à Cyril Hanouna, Virginie produit entre autres Pliés en 4 sur France 4, mais aussi J’ai mon mot à dire sur TMC, dont l’animateur n’est autre qu’un certain
Jean Pierre F, comme Foucault.

A tout juste 25 ans, le petit fils de
Fernandel vient d’arriver sur la chaîne E ! Entertainment où il officie quotidiennement au côté de Sandrine Quétier dans l’émission E ! News. Il aurait pu s’appeler Contandin comme son grand-père, l’acteur de La Vache et le Prisonnier, mais, comme son père Franck Fernandel (qui a quelque peu fait le chanteur), il a préféré reprendre le pseudo de la lignée qui ne semble pas l’avoir aidé le moins du monde.
Son père, Jean, est à l’origine de la chaîne M6. Son oncle sexagénaire, Michel, est une pierre angulaire du PAF depuis des lustres. Il a donc été plus difficile à Marie Drucker qu’à d’autres d’infiltrer l’univers télévisuel. Journaliste BCBG de talent, bien qu’un peu coincée, elle a tout naturellement rejoint France 2 où sa place était réservée à la naissance. Elle assure la présentation du JT pendant le week-end.

Contrairement à son père
Claude, ou à sa sœur Salomé, Sarah Lelouch n’a pas choisi le cinéma. C’est le cinéma l’animation et la production télé qui l’ont choisie, notamment pour France 4. Rappelons quand même qu’il est arrivé à Claude Lelouch de travailler pour le petit écran, puisqu’il a réalisé un court métrage pour le 20ème anniversaire du Téléthon.

Exemple de succès, complètement inexplicable ?
Si
Benjamin Castaldi est un animateur incontournable du PAF, c’est à l’évidence pour son seul talent. Qu’il soit le fils de l’immense acteur Jean Pierre Castaldi et de la fille de …Simone Signoret et donc allié à Yves Montant, n’y est strictement pour rien. Le père a été beaucoup vu dans des émissions de télévision, telles L’Académie des 9 sur Antenne 2, La 1re Compagnie sur TF1 ou encore Fort Boyard, qu’il a animée pendant trois ans. Inutile de dire que ce qu’il fait, personne à sa place ne pourrait le faire…
Et encore ce ne sont là que ceux qui apparaissent sur le devant de la scène , mais combien sont réalisateurs ou techniciens, producteurs et associés d’une façon ou d’une autre au service public de la télévision ?

Mais nes faisons pas totalement l’impasse sur les fils et filles de…, qui ne sont pas nés dans le service public.
Marina Carrère d’Encause aurait-elle quelque lien de parenté fortuit avec Hélène Hélène Carrère dite Carrère d'Encausse, née Hélène Zourabichvili, secrétaire perpétuelle de l’Académie Française ?
Ca relève le niveau, car Marina, la journaliste de la télévision, est médecin échographiste, la soeur de l'écrivain et réalisateur Emmanuel Carrère, de l'avocate Nathalie Carrère et du médecin et journaliste Marina Carrère d'Encausse, la nièce du compositeur Nicolas Zourabichvili et la cousine de Salomé Zourabichvili, qui fut ambassadeur de France en Géorgie, puis Ministre des Affaires Etrangères de ce pays et, actuellement, une des figures de l'opposition.

Alors, quelle chance reste-t-il à la discrimination positive ?
Celle de faire l'expérience d'une nouvelle déception que le mérite valorisé épargnerait?

dimanche 25 janvier 2009

Nominations au CSA : l’une est noire, l’autre pas

Françoise Laborde, quel effet cela fait-il de ne pas être nommée pour sa couleur ?

Les journalistes Françoise Laborde et Christine Kelly ont été nommées samedi membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), respectivement par le président de la République Nicolas Sarkozy et le président du Sénat Gérard Larcher. La veille, le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, avait désigné Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, pour entrer au CSA.

A priori, rien ne les distingue les deux dames

La presse pourrait se contenter d’applaudir à ces nominations qui tendent à la parité, mais elle a beau être courtisane, elle a gardé les mains dans les poches… C’est dire sa servilité dévotion au pouvoir ! Qu’elles soient des femmes ne semble pas les combler.

  • Christine Kelly, qui c’est ?
    > Pourquoi l’ineffable Victorin Lurel a-t-il salué la nomination de Christine Kelly en remplacement d’Élisabeth Flüry-Hérard dont le mandat expirait? C’est qu’elle est originaire des Antilles, qu’il est le député socialiste foireux de Guadeloupe et qu’ils sont tous les deux noirs… Question subsidiaire : pourquoi Françoise Laborde ne l’intéresse-t-il que moyennement ? Elle est un peu pâlotte à son goût et on dirait bien qu’il fait du racisme à rebours, mais ne le répétez pas, car il n’est pas permis de le penser, puisqu’il est socialiste.

    > Christine Kelly (née en 1970) est journaliste à LCI (groupe TF1). A son propos, l’agence de presse française commente en ces termes : «une des rares présentatrices de couleur de la télé » ! C’est sans doute l’interdiction du recensement des personnels sur la couleur de leur peau qui permet ce type de réflexe stupide. Et bientôt un rapport inégalitaire des présentateurs à la population totale en France. Tout bien considéré, ça fait une personne noire en moins en vitrine : est-ce bien le but recherché ?

    >
    Après des études scientifiques, cette fille d’enseignants occupe de petits emplois en Caraïbes, avant d’être embauchée par RFO en 1994 en tant que présentatrice et productrice de plusieurs émissions. Elle suit deux formations à l'Institut National de l'Audiovisuel, et passe un diplôme de journaliste en deux ans à l'IUT de Bordeaux tout en travaillant pour RFO. Par la suite, elle travaille pour France 3 Régions, Chérie FM et le quotidien Sud-Ouest, et participe au développement de la chaîne emploi de Canal +, pour laquelle elle aura la charge de cinq émissions durant deux ans. En février 2000, elle entre à LCI, où l’air du temps la propulse à la présentation du journal télévisé. Depuis le 14 mars 2005, elle est rédactrice en chef d'Ushuaia TV, et présente l'émission 'Le magazine', qui traite du développement durable. N'est-elle pas mignonne ?

    Emmanuel Gabla est aussi blanc que Barrack Hussein Obama est noir
    Pourquoi pas Harry Roselmack ?

    >
    Il est en effet né à Strasbourg en 1969, d'un père français d'origine togolaise et d'une mère lorraine. Le nouveau promu est diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, c’est dire que justifier sa nomination par son métissage serait réducteur. "Il n'était pas absurde qu'un ingénieur soit nommé au sein du CSA", a-t-il d’ailleurs souligné tout en déclarant qu’il "espère" que sa formation lui permettra "d'être un pont" entre le CSA et l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) dont le rapprochement est régulièrement évoqué.

    >
    Il a été conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin à Matignon avant de devenir directeur adjoint du cabinet de Patrick Devedjian, alors ministre délégué à l'Industrie (2005). Depuis août 2005, M. Gabla était chef du service des technologies et de la société de l'information, à la direction générale des entreprises. Il a été nommé en remplacement de Christian Dutoit dont le mandat arrivait à expiration.
  • Françoise Laborde est-elle l’erreur du casting ?

    > Elle est blanche, et tendance pâle, qui plus est. Même que c’est une blonde, même pas frisée frisottée, aux cheveux courts simplement rebelles. Est-ce de bon aloi ou suspect ? Se serait-il trompé de personne, le président de la République ? Le PS va-t-il réclamer sa démission et entonner La Marseillaise ?

    > Pour sa défense, la nouvelle "sage" du Conseil supérieur de l'audiovisuel a précisé que Nicolas Sarkozy "a toujours témoigné de la courtoisie et de la sympathie à mon égard mais je ne fais pas partie de ses proches". Qu’est-ce que vous allez croire ?
    "Il doit savoir que j'ai écrit l'an dernier, dans un livre ("Ca va mieux en le disant", Fayard), mon opposition à la suppression de la publicité sur France Télévisions", ajoute la présentatrice de la chaîne publique, qui se dit "émue et fière" d'avoir été nommée.
    Françoise Laborde a été désignée samedi conseillère au CSA par un chef de l'Etat pas rancunier, en remplacement d'Agnès Vincent-Deray. Née en 1953, elle est la compagne du dirigeant de télévision Jean-Claude Pâris. Est-elle l'alibi de la discrimination positive ?

    A qui le mérite ?

    >
    Selon la presse libre, libre de commenter à sa fantaisie, les nominations répondraient aux voeux du CSA, qui avait récemment dénoncé le manque de diversité dans les media français.
    > Mais, pour tout dire, Nicolas Sarkozy avait souligné le 13 janvier sa volonté de pratiquer "l'ouverture" dans le choix des nouveaux conseillers, en "sortant des petits clans".
    > Sarkozy a-t-il décidé souverainement ou a-t-il eu un faible pour le CSA ? Peu importe, puisque, de toute façon et à nouveau, les syndicats se plaindront de ne pas co-gérer aussi le CSA ! Leur faible représentativité leur donne de l’amertume et les rend d’autant plus agressifs.

    Y a-t-il un gaucher au CSA ?

    Deux autres "sages" du CSA, présidé par Michel Boyon et qui compte neuf membres, doivent être remplacés, l'un par le président de la République, l'autre par le président du Sénat, au terme d'un mandat de six ans.
    Et si les prochains étaient à nouveau noir(e)s ? Il faudrait cette fois qu’ils soient jaunes. Ou sans papiers.
    Et pourquoi pas arabe, s’indigneront certains ? C’est que c’est déjà fait ! Le CSA compte n autre ex-journaliste connu du paysage audiovisuel français, Rachid Arhab, nommé par J.-L. Debré. Né en1955 en Kabylie (Algérie), Arhab a vécu son enfance près de Thionville (France) et fut diplômé de l'école de journalisme de Strasbourg.