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jeudi 23 janvier 2020

Rappel à l'ordre du préfet des Pays de la Loire qui émet des réserves sur la loi bioéthique 

Le préfet des Pays de la Loire émet des réserves sur la loi bioéthique lors de ses vœux, le ministre de l'Intérieur le recadre

Je ne veux voir qu'une seule casquette de préfet

"La loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure", a commenté Claude d'Harcourt. 
Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique, en octobre 2019
Ministre de l'Intérieur qui, lui, ne voit jamais rien, casquette sur les yeux de toute façon, Christophe Castaner l'a aussitôt convoqué à Beauvau, mercredi 22 janvier au matin, à sa sortie de boîte, deux jours après que le préfet a émis "à titre personnel" des réserves sur la loi bioéthique, lors d'une cérémonie de vœux au monde économique à la préfecture de Loire-Atlantique
Le préfet Claude d'Harcourt a dû répondre à la convocation de Castaner qui voulait "entendre ses explications" et "lui rappeler ses obligations", révèle franceinfo. L'ancien maire de Forcalquier, qui avait dû jeter l'éponge face à Christian Estrosi dans l'entre-deux tours des Régionales, entendait bien lui "chanter Manon sur l'air de la Tosca", lui qui est pourtant plutôt porté à "baiser Fanny".

En conscience, le préfet Claude d'Harcourt, est sorti de son devoir réserve, lundi soir, lors de cette cérémonie, en émettant des réserves sur la loi bioéthique dont l'examen au Sénat a débuté mardi, ont appris franceinfo et France Bleu Loire Océan de sources concordantes, confirmant une information du site d'investigation Médiacités. 

Des macroniens ont aussitôt dénoncé le préfet

"La loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure" qui n'est "pas sans risque", a mis en garde le représentant de l'Etat.
Et d'ajouter qu'"à titre personnel, il n'est pas sûr que cette loi favorise les repères auxquels aspirent nos concitoyens". Une critique assez nette de la loi bioéthique, actuellement étudiée au Sénat, et qui prévoit l'extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.

"Mon expression était inadéquate, dès lors qu’elle était publique," a admis le préfet de Loire-Atlantique dans un communiqué, même s’il a pris soin de préciser qu’il s’agissait de son opinion personnelle".

Preuve de la perturbation de la population par le projet de loi bioéthique, le préfet - réputé pour son style direct et son franc-parler, n'a pas hésité à s'en faire l'écho, mais les convictions de Claude d'Harcourt lui valent d'aller ce mercredi matin se faire remonter les bretelles au ministère de l'Intérieur à Paris. 

L
e communiqué du préfet confirme qu' "il a eu ce matin l’occasion de fournir ces explications au ministre de l’Intérieur, qui lui a rappelé ses obligations".

Il n'y a toutefois pas de sanction envisagée,
précise le ministère. Ce préfet est en effet chargé de la gestion en cours de la situation sensible des baux agricoles à Notre-Dame-des-Landes et du projet de réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique.
  
Le parti du président ne peut virer tous ceux et celles qui commencent à soulever la chape de plomb que Macron a fait s'abattre sur eux dès le premières semaines de son quinquennat. Chez les policiers, ça s'appelle un plaquage ventral... 
A la mi-mandat, une douzaine de députés LREM a déjà préféré quitter le parti du président et traverser la rue. Macron qui a un préféré pour la mairie de Paris a fait adresser un ultimatum au candidat Cédric Villani qui fait de l'ombre à Benjamin Griveaux, et cela à deux mois des municipales, une sorte de menace de mort comme en reçoivent plusieurs des ministres, dont le premier d'entre eux, l'Edouard.

vendredi 5 juillet 2019

Castaner suspend le patron d'un syndicat de policiers

Le gouvernement frappe à la tête le syndicat Vigi, émanation de la CGT, minoritaire chez les flics et partie civile dans le dossier Benalla

Alexandre Langlois a été sanctionné pour avoir offensé sa hiérarchie

Résultat de recherche d'images pour "syndicat policier Vigi"



Castaner vise haut et tape fort. 
Alexandre Langlois, secrétaire général de Vigi, "syndicat de la colère des policiers", a été sanctionné le 21 juin dernier d'une d'exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis pour avoir tenu des propos jugés "injurieux" envers  son ministre et la haute hiérarchie policière. Une décision effective depuis jeudi.

Eric Morvan, nouveau Directeur Général de la Police Nationale.
Des "accusations impertinentes", des "articles indignes", des "critiques outrancières", des "remises en cause injurieuses" ou "offensantes" et des "sous-entendus infamants", du point de vue de l'ancien préfet des Pyrénées Atlantiques... Entre le patron du syndicat minoritaire Vigi Alexandre Langlois (photo ci-contre) et le directeur général de la police nationale Eric Morvan, Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), la coupe est pleine. Nommé à ce poste à 60 ans par Collomb, il reproche au syndicaliste d'extrême gauche, depuis au moins le début de l'année 2018, des attaques répétées à l'égard de l'institution et de la haute hiérarchie policière, à grand renfort de tracts syndicaux et de déclarations fracassantes sur les plateaux télé. 

Des "critiques outrancières et injurieuses"
La directrice-adjointe des ressources et des compétences de la police nationale, Martine Sanchez-Coudert, inspectrice générale de la police nationale, auteure de la décision de suspension, pour le compte du ministre de l'Intérieur,  reproche au patron de Vigi  de nombreux manquements "à ses devoirs de réserve, de loyauté et d'exemplarité" dans ses prises de position publiques. En "formulant à plusieurs reprises des critiques outrancières et injurieuses nominatives" envers la haute hiérarchie policière, le fonctionnaire a notamment porté "atteinte au crédit et au renom" de l'institution.

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Tract de Vigi, en date du 16 octobre 2017, donnant des conseils aux collègues marseillais
de pas céder aux pressions de demande de "trucage" des statistiques.

Un tract de Vigi, daté du 10 janvier 2018, est à l'origine du conflit, ouvert par les violences policières avec énucléations et amputations 
Il accuse le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, et le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône de l'époque, Jean-Marie Salanova (devenu depuis directeur central de la sécurité publique), "d'avoir falsifié des statistiques de la délinquance". En illustration, un photomontage des deux hommes porte la mention "Criminels ?", à la forme interrogative. Un texte assorti d'un signalement pour faux en écriture publique auprès de l'IGPN, la police des polices. Ces accusations, est-il notamment écrit dans la décision de la place Beauvau, mettent "gravement en cause la probité des deux autorités".

Des "sous-entendus infamants"

Score-Morvan-criminelAlors que l'institution policière est secouée par une série inédite de suicides, elle a un autre grief. Dans un tract du 19 février 2018, Alexandre Langlois écrit, que la hiérarchie policière pourrait être jugée coupable de "provocation au suicide", voire de "complicité de meurtre de fonctionnaires de police". Là encore, les formulations, cinglantes, sont jugées "particulièrement indignes" par la direction de la police nationale.
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Troisième motif,
des "critiques outrancières et des sous-entendus infamants" formulées dans un tract, daté du 24 octobre 2018, évoquant les agissements du médecin-chef de la police de Metz (qui a depuis été condamné pour agressions sexuelles et interdit définitivement d'exercer). Le Parisien en rend compte en ces termes "Christian Frey, un médecin-chef de la police, a été condamné mardi à Reims à un an de prison avec sursis et une interdiction définitive d'exercer pour avoir agressé sexuellement des élèves d'une école de police, a-t-on appris auprès de l'avocate d'une des victimes."

Dans le tract syndical, Vigi caricature notamment plusieurs huiles de l'institution policière sous les traits des personnages de la série 'Game of Thrones', à renfort de surnoms peu amènes : "le traître", le "seigneur des sangsues" ou encore " l'enfant-roi capricieux". Des caricatures dont ne se prive pas par ailleurs LREM dans son opération de main mise sur les socialistes les moins couillus  : Lien PaSiDupes - Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS
Le tract demande leur "expertise psychiatrique", pour savoir si ceux-ci sont, ou non, des "pervers narcissiques". "On me fait payer le fait d'avoir révélé le scandale", rétorque Alexandre Langlois.

"Nous resterons acides et irrévérencieux"

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Castaner en visite au Pays basque,
sous la houlette d'Eric Morvan,
ancien préfet des Pyrénées Atlantiques
Le syndicaliste estime être également être sanctionné pour deux autres raisons, qui ne sont pas mentionnées. Tout d'abord, pour ses "prises de position" syndicales sur "la gestion du maintien de l'ordre pendant la crise des Gilets jaunes". Ensuite, la place Beauvau ne lui pardonnerait pas d'avoir "déposé plainte" et de s'être constitué "partie civile dans le dossier Benalla", affirme-t-il.

Dans sa décision, le ministère de l'Intérieur reconnaît toutefois qu'Alexandre Langlois a exprimé ses "regrets" lors de son conseil de discipline le 20 janvier, et qu'il "s'est engagé à modifier la ligne éditoriale de son site syndical en supprimant les propos infamants y figurant". 
"Nous ne sommes pas là pour blesser, mais nous resterons acides et irrévérencieux", prévient Alexandre Langlois, qui entend bien poursuivre ses activités syndicales le temps de sa mise à l'écart. 
Pour faire face à sa perte sèche de revenus, ce père de deux enfants a lancé une cagnotte, qui a déjà récolté, pour l'heure , plus de 20.000 euros. Contactés, ni la direction générale de la police nationale, ni le ministre de l'Intérieur ne communique.

Vigi dénonce une "discrimination syndicale" envers un satellite de la CGT.
Le patron du syndicat policier Vigi va porter plainte contre le ministre. Affecté au Renseignement territorial des Yvelines, le gardien de la paix va contester devant le tribunal administratif en référé, a-t-il indiqué ce vendredi.

L'un de ses avocats, Me Yassine Bouzrou, confirme qu'il va déposer plainte ce vendredi contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour " discrimination syndicale aggravée". "Ce sont des sanctions extrêmement lourdes, alors que je suis très bien noté par ma hiérarchie", souligne Alexandre Langlois, ce vendredi. "C'est uniquement pour mes prises de position syndicales que je suis attaqué."

dimanche 7 mai 2017

Période de réserve bafouée: Libération appelle à voter Macron en Une

En pleine période de réserve, Libération appelle à voter Macron en Une  

De nombreux internautes ont conservé leur capacité d'indignation

Tandis que la presse s'abaisse à chaque instant,  
des citoyens vigilants ont exprimé leur stupéfaction à la vue de cette couverture partisane du journal Libération

La loi interdit en effet la "propagande électorale" aux media dès la veille du scrutin. La presse imprimée n'est, elle, pas concernée, mais Libération possède un site et,  a fait preuve de tout le respect de la déontologie dont il est capable... 
"Faites ce que vous voulez, mais votez Macron" : la Une (papier et électronique) du journal Libération du 6 et 7 mai a le mérite d'éclairer l'électeur sur son impartialité. 
Publiée le 6, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai, la couverture a laissé plus d'un internaute incédule. En effet, comme le rappelait le même Libération le 5 mai,  à l'exception toutefois de "la presse imprimée", les media ont interdiction de diffuser de la "propagande électorale" dès la veille du scrutin à minuit. 

La loi s'applique seulement à l'opposition

"On nous parle de devoir de réserve sur le Macronleaks et la Une de Libération ce matin appelle clairement à voter Macron. Ubuesque !", gronde un internaute. "Quelle hypocrisie cette loi. C'est fou !", remarque un autre que la presse classera au nombre des fachos intolérants et virulents, accusant d'injustice les internautes (grossiers et illettrés 'sans-dents, peut-être aussi), tandis que les pros vertueux de l'information (bac + 5 et abattement fiscal de 8.760 euros) font un métier difficile et s'évertuent à traiter chacun équitablement par le flou, voire l'anonymat, la manipulation, voire le mensonge, en vérité, le sondage et le mépris des "gens": respecter les temps de paroles, la belle affaire, au vu du choeur des opinions de parti-pris déversés sur les antennes et l'audiovisuel, contrôlé dit-on, par le CSA, présidé par Schrameck, un nom bientôt prononcé comme une insulte...

De honte, les membres de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) se sont-ils fait hara-kiri ?

Ou, parce qu'ils ont un sens particulier de l'honneur, se félicitent-ils déjà de la bonne tenue de la campagne 2017 ?
Ses cinq juges (Conseil d’État, Cour de cassation, Cour des comptes et deux membres en activité ou honoraires du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, désignés par les trois premiers membres de droit) veillent à ce que tous les candidats bénéficient de la part de l’État des mêmes facilités pour la campagne en vue de l’élection présidentielle." Leurs identités ne sont pas accessibles aux "gens" !
"C'est donc ça le devoir de réserve ?", a ironisé un autre twitto innocent, probablement évoquant le "temps de réserve". 

Le quotidien de Patrick Drahi (comme BFMTV) dérive et récidive impunément

Le 22 avril, à la veille du premier tour de la présidentielle, le quotidien dirigé par Laurent Joffrin, la crème de l'éthique molle, avait déjà opté pour une première page "engagée", sur laquelle on voyait une image de Marine Le Pen et François Fillon, accompagnée du commentaire "Tout sauf eux"

La presse écrite n'est pas concernée par la "période de réserve" !
Comme le stipule l'article 49 du code électoral, le jour et la veille du scrutin, il est formellement "interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale"
Il fallait qu'en France la loi rappelât un minimum d'éthique à cette presse exemplaire, tant elle est incapable de s'auto-réguler: impuissante à se respecter, elle ne pouvait respecter ses lecteurs. 
Alors, l'unanimisme des media aura convaincu l'électeur que la vérité est du côté du pouvoir, car, on le sait et ça ne se discute pas, le socialiste est, par essence, un humaniste et un démocrate. C'est acquis ! 

Un rappel magistral en pure perte 

La presse imprimée n'est donc pas concernée par cette protection démocratique  de l'électeur. Mais Libération n'est en rien exempté du respect de la réglementation et de ses concitoyens. Le quotidien se soucie comme d'une guigne des rigueurs de la commission électorale, puisque le journal donneur de leçons possède un site qui lui permet de contourner la réglementation par le biais de  sa version électronique du quotidien, accessible à tout un chacun ? Et de biaiser les cinq juges consentants.
La question devra être tirée au clair dans les jours qui viennent. Sauf si l'électeur aime qu'on le lui mette par derrière.


lundi 24 octobre 2016

La gauche socialiste assure que les policiers en colère sont manipulés par... le FN

La gauche désemparée insulte les policiers en les accusant de se laisser récupérer par l'extrême droite

Chaque soir depuis lundi, les policiers manifestent, "en dépit de leur devoir de réserve", 
estime le journal de  Patrick Drahi, patron de BFMTV

Ils entendent exprimer leur saturation de mépris et de violences à leur encontre.

Le poing levé, au FN ?
Leur rassemblement lundi soir, indépendamment des habituels circuits syndicaux, fut une surprise. Le bouche-à-oreille opérant, 400 à 500 policiers ont défilé sur les Champs-Elysées. "Plusieurs dizaines de véhicules ont 'pris d'assaut' (sic) les Champs-Elysées", raconte le quotidien socialiste. Et d'ajouter: "Les syndicats ont été 'volontairement laissés de côté'." Le quotidien partisan mentionne l'"attaque au cocktail Molotov de leurs collègues dans l'Essonne", évacuant la volonté d'une quinzaine de "jeunes" de tuer des représentants de l'ordre républicain. Les assassins entendaient préserver leur zone de non-droit où ils exercent le "car-jacking" (attaque à la portière) et le commerce de la drogue.

"Un affront à leur devoir de réserve, " lance Libération.
Qu’entend-on par devoir de réserve ?
"Tout agent public doit faire preuve de réserve et de mesure dans l’expression écrite et orale de ses opinions personnelles", indique le site servicepublic.fr, précisant que "cette obligation ne concerne pas le contenu des opinions (la liberté d’opinion est reconnue aux agents publics), mais leur mode d’expression". Un devoir de réserve qui s’applique "pendant et hors du temps de service".

La réserve "impose au fonctionnaire d’éviter en toutes circonstances les comportements portant atteinte à la considération du service public par les usagers", explique ainsi le ministère de la Fonction publique sur son site.
Les policiers, comme les autres fonctionnaires, peuvent donc être critiques de leur administration, à l'exception du cadre public (interview, tweet...) Une plus grande liberté d’expression est cependant octroyée aux policiers... syndiqués, qui s’expriment d’ailleurs beaucoup dans les media ces derniers jours, pour dire leur compréhension de l'exaspération de la base, mais aussi pour déplorer leur prise d'autonomie et leur dénonciation de la collusion des syndicats avec le pouvoir.
Pour autant, les policiers n’ont-ils pas le droit de manifester ?
Manifester pendant le service est interdit, comme l’explique le code de déontologie de la police : "Le policier est tenu à l’obligation de neutralité. Il s’abstient, dans l’exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques".
Mais les policiers peuvent manifester en dehors de leurs heures de service dans un cadre précis : "Lorsqu’il n’est pas en service, il s’exprime librement dans les limites imposées par le devoir de réserve et par la loyauté à l’égard des institutions de la République." Et lorsqu’il manifeste, le policier ne doit pas porter son uniforme, ni utiliser une voiture de service. Ce qui a été généralement le cas dans les nombreuses manifestations de ces derniers jours, où les policiers étaient habillés en civil et portaient parfois le brassard 'Police' dans le seul souci de visibilité.
Les actuelles manifestations de policiers ne sont pas politiques
Ils se sont rassemblés pour des revendications simples : "On veut juste travailler en sécurité, on veut des moyens, on veut des effectifs, on veut arrêter d’avoir des missions qui nous dispersent […] et qui nous empêchent de nous concentrer sur notre vrai boulot de police, qui est d’être sur le terrain et de combattre la délinquance", résume un manifestant.
Spontané, le mouvement a très vite pris de l’ampleur
Et, comme à Toulouse, Marseille ou Nice, les rassemblements essaiment à travers la France.
Au sentiment de ras-le-bol, s'ajoute la colère, à la suite de la menace d’une sanction lancée par le directeur national de la police aux frondeurs. Les "mutins ", selon les termes de Libération, "prennent la mouche", commente la feuille de Laurent Mouchard-Joffrin et, à Evry, commune dont Valls fut le député-maire,la sortie de réunion de Jean-Marc Falcone – le directeur de la police nationale – est "chahutée".

Un soutien politique, avec... "réserve"

Au deuxième jour de manifestation, les policiers font l'unanimité des responsables politiques présents dans les matinales: ils déclarent leur soutien aux forces de l’ordre. Mais si les élus -comme les membres du gouvernement envoyés en contre-feu- disent "comprendre" les raisons de la colère, "ils se gardent bien d’encourager le mouvement", écrit Libération, comme si un tel encouragement était concevable de la part d'élus !
De son côté, le patron de la police nationale brandit d'abord la menace de l’IGPN, la "police des polices", c'est-à-dire de sanctions. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve assure alors que l'IGPN, c'est "pas pour entrer dans un cycle de sanctions, c'est pour rappeler des principes".
Désavoué, le peu psychologue Falcone recule rapidement et cherche alors l'apaisement. Il plaide alors pour la pédagogie : "Je pense qu’il y aura un rôle pédagogique de l’inspection générale de la police nationale pour dire à ces fonctionnaires […] qu’il y a des choses qui ne peuvent pas être faites dans le cadre des règles déontologiques de la police nationale." Et, en dépit de l'indépendance proclamée de ce service, il admet qu’aucune sanction ne sera sans doute prise à l’encontre des protestataires.
L'organisation non gouvernementale Amnesty International (ONG, supranationale, donc illégitime) conteste l'indépendance de l'IGPN, estimant que, bien que cette direction ait pour mission de "traquer et dénoncer" les dérives de la Police nationale, l'IGPN ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure (ministère de l'Intérieur, Cazeneuve, en l'espèce), qui ferait tout pour que les "bavures" policières soient couvertes.

Le pouvoir socialiste accepte de dialoguer avec des "mutins"

Le mouvement prend de l'ampleur
Car les belles paroles politiques ne calment pas l'exaspération des policiers, un jour flattés, le lendemain menacés de sanctions.
Au soir d’une quatrième nuit de mobilisation, et alors qu’une douzaine de villes sont désormais engagées dans le mouvement – majoritairement en région parisienne et dans le sud de la France – , François Hollande sort de sa réserve. Dans l'urgence depuis Bruxelles, le chef de l’Etat promet d’amorcer le dialogue : "Je recevrai les organisations de policiers pour que nous puissions aller jusqu’au bout de ce que ces organisations ou ces policiers demandent."

Jeudi soir, la rencontre est annoncée pour le début de la semaine suivante. Mais, puisque le mouvement tient à s’émanciper sans les habituels syndicats – dans une profession où 50% des policiers adhèrent à l’un d’eux –, reste désormais à savoir qui sera reçu à l’Elysée…, note Sylvain Moreau. Sur ce point, le président cultive le flou.
Le premier secrétaire du Parti socialiste méprise la saturation des policiers en discréditant leur mouvement

Spécialiste de l'agit-prop et du complot, le trotskiste Kostas Cambadélis a dénoncéla "patte" du Front national dans les manifestations de policiers (mercredi 19 octobre).
"Le Front national aujourd'hui se camoufle dans la situation politique", a accusé Jean-Christophe Cambadélis, lors d'un point presse au siège du PS à Paris. Faisant référence à la manifestation de policiers, il poursuit: "Le FN n'intervient quasiment sur rien même si nous avons vu sa patte dans les manifestations hors la loi qui se sont déroulées avec les forces de l'ordre hier". 

Epinglant également le député Républicain des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a "pris parti" pour les policiers, le premier secrétaire du PS en campagne a ensuite dirigé ses attaques vers Marine Le Pen, qui "manie tout à la fois la banalisation et l'excitation. "Il s'est dit "pour le moins surpris" de voir "des policiers chargés de faire respecter l'ordre, être eux-mêmes facteurs de désordre." Et de violences ? 

François Hollande a en revanche réaffirmé son "soutien" (sincère ?) aux policiers, lors du Conseil des ministres, et appelé au dialogue.  Ce mercredi après-midi, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, recevront... les syndicats.

Le FN accusé de soutien stratégique aux policiers
Florian Philippot, vice-président du Front national, a répondu sur Twitter, en faisant savoir que son soutien aux policiers était "sans faille, face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police".

Pas d'accord pour qu'on dise que ces manifestations sont manipulées ou dirigées par un parti d’extrême droite", déclare Jean-Luc Mélenchon, revenant sur les accusations de liens entre le Front national et ces manifestations.
Le candidat du Parti de gauche assure entendre "la colère des policiers".
Il annonce par ailleurs, l'organisation le 10 novembre prochain, d'une "journée de réflexion sur la sécurité".

samedi 26 septembre 2015

Turquie: une Française soupçonnée d'espionnage arrêtée

La Française est-elle un perdreau de l'année ?

Etrangère en Turquie, elle manifestait aux côtés de réfugiés syriens

Charlotte Lecaille, 28 ans, a été interpellée par les autorités turques.
La manifestante vit à Istanbul, où elle enseigne la langue française depuis trois ans. Lundi 21 septembre, cette Française a été interpellée dans une marche de soutien aux réfugiés syriens, en compagnie d'une amie du nom de Nora, mais allemande, et de trois Syriens, rapporte Metronews.
 
Selon France 3 Nord Pas-de-Calais, les deux Européennes sont accusées d'avoir incité les migrants à passer la frontière entre la Turquie et la Grèce et la Bulgarie. La presse turque soupçonne cette Valenciennoise d'origine d'être une "anarchiste", une "espionne" qui serait "membre d'un groupuscule politique" cherchant à "déstabiliser le pouvoir".

Ingérence de la Française et de ses amis syriens

France 3 rapporte que  le père de Charlotte Lecaille (Jean-Luc, 59 ans certificat d'aptitude aux fonctions de Directeurs d'Etablissements sociaux), a toutefois pu la joindre deux fois depuis son incarcération : elle serait en bonne santé mais elle ne comprendrait pas les raisons de son incarcération au centre de détention administratif de Kumkapi.
L'une des soeurs de la jeune femme, Margaux Lecaille, commente. "C'est tellement risible et fou de lire ça. Mais c'est aussi très inquiétant. On ne sait pas pourquoi ils dressent un tel portrait"
"Elle garde le moral. Elle est détenue dans de bonnes conditions, avec de nombreuses personnes, notamment des migrants", ajoute Margaux dans les colonnes de Metronews.

La ressortissante française est défendue par des avocats missionnés par le consulat de France. "C'est une personne qui aime aider. Elle a toujours fait partie de mouvements spontanés de solidarité. Mais ce n'est certainement pas celle que la presse veut décrire", martèle Margaux Lecaille. Sur Facebook, une page "Soutien à Charlotte Lecaille" a été ouverte et clame le message de la Française et Nora, son amie allemande : "Nous sommes convaincues que la solidarité n'est pas un crime".

Pour l'instant, "comme c'est la fête de l'Aïd et qu'elle dure jusqu'à lundi, les avocats n'ont pas reçu les chefs d'inculpation," précise le père de la manifestante. Aujourd'hui, la jeune femme veut juste être rapatriée en France.

Il convient de rappeler que
les étrangers sont soumis au devoir de réserve hors de leur pays d'origine.

samedi 27 avril 2013

«Mur des cons» : et le SM s'en prend à Taubira, avec véhémence !

La lettre au vitriol du SM à Christiane Taubira

Alors, c'est ki ki commande ??

La garde des Sceaux, Christiane Taubira.Vous avez "cédé à la pression !", lancent les "juges rouges". 

Bien qu'il en soit proche, dans une lettre ouverte, le Syndicat de la magistrature accuse violemment la garde des Sceaux de remettre en cause son droit "à l'expression privée d'une opinion". Mais le journal Le Monde titre sobrement ..."Le syndicat de la magistrature répond à Christiane Taubira."

La meilleure défense étant l'attaque, le Syndicat de la magistrature (SM) passe à l'offensive.


Découvert dans ses locaux, 
ce mur cloue au pilori plusieurs personnalités publiques, singulièrement de droite....

Dans une lettre au vitriol adressée vendredi à la garde des Sceaux et publié par le site internet Rue89, le SM dénonce la décision de Christiane Taubira de saisir le Conseil supérieur de la magistrature dans l'affaire du "mur des cons". 
L'attaque épistolaire est d'autant plus cinglante que le syndicat en question exerce une réelle influence sur la politique de la ministre, dont plusieurs conseillers sont issus du SM.


"Amalgame" et "violation de la sphère privée" ?


Dans son courrier de sa présidente, Françoise Martres,
le syndicat critique d'abord la pratique du journaliste "qui filme en cachette l'intérieur d'un local syndical privé à l'insu de ses occupants", celle "d'un site en ligne (Atlantico, ndlr), proche de la droite la plus dure, qui décide de diffuser ces images qu'il sait soustraites", et enfin celle de la droite "prompte à instrumentaliser cette ‘révélation' à des fins bassement politiciennes pour décrédibiliser ceux qui combattent avec force leurs idées depuis des années".

Le syndicat s'en prend ensuite directement à la ministre, qui avait dénoncé un "acte malsain", "une action malheureuse". 
Il l'accuse d'avoir "cédé à la pression", "de vouloir réglementer la liberté d'opinion des syndicalistes" ou encore "de définir les standards de l'affichage autorisé dans les locaux syndicaux". 
Le SM parle encore de "violation de la sphère privé", rappelant que le "devoir de réserve" (sic) que réclame Christiane Taubira "ne s'applique qu'à l'expression publique des magistrats et qu'en tout état de cause, elle ne constitue ni une obligation au silence, ni une obligation de neutralité." On comprend dès lors que la lecture de la loi par les "juges rouges" soit très personnelle, voire idéologique !
L'accusant encore d' "amalgame", Françoise Martres, déchaînée, conclut son courrier par cette formule acide: "En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats et les libertés publiques [distincts de ceux des justiciables?], le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l'empêcher de s'exprimer. Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement."

Le "mur des cons" signerait donc le divorce entre la ministre et le syndicat, dont elle partage pourtant les attentes, comme la suppression de la peine-plancher ou de la rétention de sûreté. 
Sur ce mur découvert dans la "salle principale du local syndical" par un "juge apolitique et non syndiqué", selon le site Atlantico, sont affichés les portraits de plusieurs personnalités publiques -hommes politiques, journalistes, patrons de presses, membres d'associations…, tous présentés comme des cibles pour la justice populaire. 
L'affaire a provoqué un scandale, notamment du côté de l'opposition, largement représentée sur ce tableau. 
Après un temps d'hésitation, la ministre de la Justice a elle aussi condamné cette initiative, jusque dans l'Hémicycle. Le CSM, saisi, devra ainsi apprécier s'il y a eu "manquement à la déontologie" de la part du SM. 
Quoi qu'il en soit, Christiane Taubira a déjà gagné sa place parmi les "cons" qui tapissent ce fameux mur.

vendredi 19 avril 2013

Assemblée: censure de l'incident consécutif aux provocations de l'entourage de Taubira

Bartolone coupe le son et l’image à l’Assemblée nationale !

Le projet 
 du "mariage" pour tous de Hollande ne cesse de secouer le pays

Les provocations gouvernementales mettent l’Assemblée nationale en ébullition. 

Les députés en ont assez de se faire mépriser: ils en viennent aux mains mais à huis-clos ! 
Des élus de la République n'ont pas supporté que la représentation nationale soit raillée par une majorité arrogante et méprisante - "désinvolte", selon les députés - qui fait régner la loi du plus fort au mépris des textes et des personnes



Les faits banalisés par A. Lepetit et évacués par la presse officielle
Assis au banc des ministres derrière la garde des Sceaux, Christiane Taubira, le directeur des Affaires civiles, Laurent Vallée, a  failli à son devoir de réserve en exprimant des moqueries. Il doit quitter le ministère pour rejoindre le secrétariat général de Canal + dans quelques jours. "Il se foutait de notre gueule, ça crevait les yeux !" dénoncent  les députés UMP.
On attend les sanctions promises par Bartolone. 

Le "choc de transparence" est un autre mensonge de Hollande
Le président PS du Palais Bourbon, Claude Bartolone, ne veut pas de preuves
Bras d'honneur respectueux
du Verts Nono Mamère, EELV
Bartolone a fait interrompre la retransmission sur écrans du débat consacré cette nuit au projet de loi sur la filiation homosexuels, alors qu’ "un incident opposait, dans les travées de l’hémicycle, une vingtaine de députés de l’UMP à des membres du gouvernement installés au premier rang", lit-on dans lexpress.fr. Les provocateurs étaient en vérité des conseillers du clan Taubira au comportement insolent à l'image de celui de leur odieuse patronne cyclothymique.

A l'attention d'Annick Lepetit
qui se dit affligée par
les violences physiques !
Cachez ce pugilat que je ne saurais voir ! "Comme dans la plus belle (sic) tradition des pays totalitaires", lit-on encore sur le site indiqué, indépendamment des documents photos en date de juin 2006, ci-contre ! 
A l'Assemblée,
H. Emmanuelli (PS),
mentor de Benoît Hamon
On a donc coupé images et son, si bien que "cette algarade, – digne de bien peu d’intérêt", selon ce contributeur supérieur, a subitement disparu des écrans radars. Seuls quelques journalistes et photographes présents ont assisté à la scène. Les photos ne devraient pas manquer, suggère donc ce témoin.
Au moment où la République s’enorgueillit de faire œuvre de clarté, de limpidité et de transparence, en déshabillant les patrimoines des membres du gouvernement et des édiles de la nation, le premier d’entre eux, à l’Assemblée Nationale, verrouille son petit monde et décide de laver son linge sale en famille. L’Assemblée n’est-elle pas le lieu de la représentation nationale et à ce titre, un lieu ouvert ?   

Bartolone réclame des sanctions mais avoue ne rien savoir !







Plusieurs députés de l'opposition ont failli en venir aux mains, cette nuit à l'Assemblée, en plein débat sur le projet de loi sur la filiation homosexuelle. 


Doigt d'honneur
du sournois B. Hamon

Le président PS prend parti en accusant les victimes des provocations de l'entourage de la ministre de la Justice

Claude Bartolone banalise les causes pour s'apesantir sur les conséquences qu'il veut exploiter. 
Il ne compte pas en rester là...
Mais certaines images d'archives affaiblissent sa position offensive...