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lundi 21 novembre 2016

Primaire à droite: en désignant Fillon, les votants soutiennent la famille hétéro

Fillon à fond contre la casse de la famille

Les amalgames visent le champion du premier tour de la primaire


Fillon ne compte pas remettre le mariage pour tous sur le tapis, mais il veut supprimer l'adoption plénière pour les homos. Parce qu'il entend protéger la familleil y a 34 ans, alors qu'il avait 33 ans, Fillon a certes voté  contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1982, puis s’est opposé au Pacs et au mariage homosexuel, mais les caricaturistes partisans l'accusent de vouloir détricoter la loi Taubira qui a ouvert le mariage et l’adoption aux personnes du même sexe.

François Fillon se contentera de supprimer la possibilité d’adoptions plénières pour les parents homosexuels. D’abord, il insiste pour que ces adoptions "plénières" – qui effacent les filiations précédant l’adoption – soient réservées aux seuls hétérosexuels. Son projet fera que les homos devront donc considérer que les "adoptions simples", soit de l’enfant de leur conjoint, soit à l’étranger, sont une tolérance suffisante en direction de leur demande de procréation. 
Leur problème se situe plutôt dans le fait que de moins en moins d’enfants sont adoptables à l’international. En 2015, seuls 815 enfants venus de l’étranger ont pu être adoptés par des familles françaises - en sorte d'éviter le commerce des enfants - face à 18.000 familles "agréées" en attente. Tous les ans, depuis cinq ans, le nombre d’enfants qui peuvent être adoptés ne cesse de chuter (de 24% en 2015 par rapport à 2014 [les chiffres officiels, dans le meilleur des cas, datent en fait de 2011...] ). Les pays pourvoyeurs ont aussi compris que la fuite des enfants vers l'Occident constitue une hypothèque sur leur propre développement à venir. 

Pour pouvoir adopter un enfant à l’étranger, il faut à la fois que la loi du pays de l’enfant et la loi française le permettent. 
Ensuite la démarche est accompagnée soit par l’Agence française de l’adoption (AFA) soit par par un organisme autorisé par l’adoption (OAA) habilité dans votre département de résidence. Or, les entraves administratives se multiplient. Ainsi, la demande de l’association Passerelle, organisme autorisé pour l’adoption internationale, l’habilitation de cet organisme pour l’Éthiopie lui a été retirée par le ministre des affaires étrangères et du développement international (arrêté du 9 mai 2016 publié au Journal officiel le 18 mai 2016)
Libération maquille la vérité 
Image du profil Twitter
de la journaliste militante
A la différence de Catherine Mallaval qui tait certains faits (je lui communique le lien!) le gouvernement admet que le nombre de personnes qui font une demande pour adopter un enfant, après avoir presque doublé en 15 ans, tend à diminuer (- 7 % entre 2009 et 2010).Aujourd’hui, l’adoption internationale représente plus de 80 % de l’adoption en France (soit 3 504 enfants adoptés à l’étranger). La France est le troisième Etat d’accueil d’enfants adoptés à l’étranger, après les Etats-Unis et l’Italie.
Parmi ceux et celles qui revendiquent une offre plus grande d'adoptions, les homos ne seraient pas les principaux demandeurs. C'est en tout cas ce que prétendent leurs soutiens. Il n'existe pas de nombre spécifique aux adoptions homoparentales et la journaliste de Libération ne s'en plaint pas. Cependant, une étude de 2011 de l'Insee, publiée en 2013 estime à 100.000 (à la louche) le nombre de couples de même sexe en France et à 10 %, le nombre de ces couples vivant avec un enfant ; soit 10.000 enfants vivant dans une famille homoparentale. Certains pays refusant farouchement de confier des enfants à des gays et des lesbiennes (c’est le cas au Burkina Faso, en Chine, au Cambodge, au Chili, en RDC, en Indonésie ou encore en Ukraine): Fillon n'y peut rien !

Mais pour la gauche Fillon est devenu l'homme à abattre

Libération reproche au champion de la droite de ne pas jeter d'anathèmes.
Se positionnant aux côtés des associations LGBT, Mallaval l'accuse de "brosser, dans le sens du poil, les amis de la Manif pour tous et les militants de Sens commun". 
"A la trappe les adoptions plénières pour les homosexuels. Au panier la circulaire Taubira qui permet aux enfants nés de gestation pour autrui à l’étranger d'être reconnus par l'état civil. Hors de question d’ouvrir la procréation médicalement assistée [PMA] aux lesbiennes (sujet que le gouvernement Hollande a aussi abandonné en rase campagne: "à la trappe, au panier", sans qu'elle en fasse plusieurs articles !). Et puis tiens, pourquoi ne pas quitter la CEDH [élucubration de journaliste perdant tout... "sens commun"], cette Cour européenne des droits de l’homme qui, souvent [préjugé favorable], fait avancer le droit quand l’Hexagone se recroqueville sur des positions conservatrices. Notamment quand il s’agit de ne pas faire des enfants nés de GPA des sous-citoyens ne figurant pas sur les livrets de famille…" Ce n'est pas un tract mais la prose de la journaliste
Dans la même droite ligne, écrit Mallaval, François Fillon s’est exprimé contre la possibilité d’ouvrir les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, et notamment l’insémination artificielle avec donneur [dont l'anonymat est protégé de la légitime curiosité de l'enfant né(e) par PMA]
Il s’est également farouchement [sic] opposé [en d'autres temps] à la gestation pour autrui (GPA) qui peut permettre à des couples gays de devenir parents. Il est en outre cosignataire d’une proposition de loi (rejetée) visant à interdire encore davantage la GPA… "Si ça sent pas [grammaire !] la suprématie de la bonne petite famille hétéro, ça," raille C. Mallaval…
 Libération prend fait et cause pour les LGBT et pour JuppéPour l’association GayLib (mouvement associé à l’UDI, regroupant les LGBT de droite et de centre droit), l’affaire est entendue : il faut voter pour Alain Juppé [ce n'est pas une citation, mis une incitation de Mallaval], qui "saura garantir le respect des Français dans leur diversité". Et de poursuivre : "Quelle France voulons-nous pour demain ? La vision de François Fillon de la France est dépassée, dogmatique, influencée, et clairement hostile aux personnes LGBT." Et de rappeler que le candidat a, par le passé, "voté contre la dépénalisation de l’homosexualité, contre le pacs, contre le mariage pour tous…" [Enfin retrouve-t-on ici les références de la journaliste qui se positionne avant ses sources] Voilà qui est clair. [pour la journaliste en campagne].
Ce n'est d'ailleurs pas fini: avec sa courtoisie de journaliste, l'instrumentaliste sort enfin le point de vue d'Inter-LGBT qu'elle s'était également appropriée plus haut: du côté de l'association [qu'elle se garde d'étiqueter proche de la FSU et de l'UNEF ou de Homosexualités et socialisme (HES), "si l’on se garde d’appeler clairement à un vote Juppé, on rappelle cependant que ce dernier "«affirme ne pas vouloir réécrire la loi sur l’adoption pour les couples de même sexe et s’est engagé en faveur de la lutte contre le sida dans une tribune du 16 septembre". Là où, "en revanche, François Fillon veut réécrire la loi Taubira et supprimer l’adoption plénière pour les couples de même sexe".
Enfin, la politique familiale de Fillon mettra résolument un termes aux discriminations établies par le gouvernement Hollande.

L’ex-Premier ministre propose de rétablir l’universalité des allocations familiales. Il portera le plafond du quotient familial à 3.000 euros. "La famille est le fondement de notre société, et il ne saurait être question que les familles soient pénalisées par une politique fiscale injuste à leur encontre", a-t-il fréquemment rappelé. 

samedi 13 décembre 2014

GPA: le Conseil d'Etat encourage-t-il le respect de la loi et des femmes?

Les enfants nés à l'étranger par GPA pourront obtenir la nationalité française, estime le Conseil d'Etat
Le Conseil d'Etat relance la guerre du genre 
Les féministes avaient accepté que la circulaire Taubira permette la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés d'un père français, peu importe que l'enfant soit né à l'étranger et d'une  mère porteuse.

En rejetant les requêtes contre cette circulaire Taubira, vendredi 12 décembre, le Conseil d'Etat a accordé un rôle dominant au père et confirmé donc la supériorité du géniteur sur la génitrice. Près de 60 députés, emmenés par l'UMP Guillaume Larrivé, ainsi qu'une demi-douzaine d'associations, demandaient l'annulation du texte pour excès de pouvoir.

Faut-il dissoudre le pouvoir législatif national ?

Qu'importe l'opinion des Français
L'opposition des Français à la gestation pour autrui (GPA) monte en puissance, selon un sondage IFOP pour la Manif pour tous. 56 % d'entre eux se disent désormais contre le recours aux mères porteuses, alors qu'ils n'étaient que 33 % à y être opposés en décembre 2008, indique cette enquête inédite, menée du 14 au 16 octobre 2014 auprès d'un échantillon de 958 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Le Conseil d'Etat méprise consciemment et les Français et le droit français
Dans sa décision, il ne méconnaît pas notre droit, reconnaissant que les contrats de procréation ou de gestation pour autrui (GPA) sont interdits en France. Il le subordonne au droit européen, tentant d'expliquer qu'un enfant doit avoir une nationalité à tout prix, même en présence d'un contrat de GPA déclaré nul en droit français !  
Nos juges administratifs sont débordés. "La seule circonstance qu'un enfant soit né à l'étranger dans le cadre d'un tel contrat, même s'il est nul et non avenu au regard du droit français, ne peut conduire à priver cet enfant de la nationalité française".

Le droit français est soumis au droit européen
Le vote des lois  par les députés et les sénateurs est-il inutile?
La Cour européenne des droits de l'homme avait condamné la France en juin, estimant qu'on ne peut refuser de reconnaître le lien de filiation des enfants nés à l'étranger par GPA. 
Le rapporteur public avait ainsi exercer des pressions sur la plus haute instance administrative française à confirmer la circulaire Taubira, vendredi 28 novembre. Il avait estimé qu'il serait "contraire à la Convention" européenne des droits de l'homme de refuser d'accorder la nationalité française aux enfants nés de mères porteuses à l'étranger.

Les "enfants fantômes", une légende ?

Pour mémoire,
la Cour de Cassation avait rappelé à l'automne 2013 que la GPA n'a aucun valeur légale en France.

VOIR et ENTENDRE Ludovine de La Rochère, chargée de communication à la Fondation Jérôme-Lejeune et présidente de La Manif Pour Tous s'exprimer suite à l'avis du Conseil d'Etat sur la circulaire Taubira, synonyme de "passeport pour la GPA" (le 12 décembre 2014):

La presse militante occulte les dispositions existantes du droit français
Tout en connaissant, on ose l'espérer, le détail de sa loi, la garde des Sceaux s'est "réjouie" de ce conseil du Conseil d'Etat, qui est, selon elle, l'"expression d'un juste équilibre entre le principe [?] d'ordre public interdisant la gestation pour autrui et la nécessaire protection qu'il convient de garantir à l'enfant au nom de son intérêt supérieur". Or, un enfant acheté à l'étranger par contrat de GPA obtient la nationalité française automatiquement à l'âge de cinq ans. Christiane Taubira est donc une manipulatrice.

Dans un entretien à La Croix du 3 octobre 2014,
il avait affirmé, sourcil froncé, que c’est "une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".
Pendant la primaire socialiste de 2011, l'opportuniste avait pourtant déclaré le contraire, notamment au magazine homosexuel Têtu. "Si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, donc j’y suis favorable", avait-il rétropédalé. "Il y a possibilités d’y recourir dans les pays voisins, conseillait-il courageusement. Je considère que cela doit concerner toutes formes de couples, mais il faut qu’il y ait des règles précises qui encadrent la GPA, car elle soulève de nombreuses interrogations." A ceux qui y sont "par principe hostiles", car ils redoutent une "dérive vers une marchandisation des corps", Valls répondait que c’était "une évolution incontournable". 
A force de contorsions, Manuel ne sait plus s'il est sur le dos ou sur le ventre. A la veille de la protestation de la Manif pour Tous en février, il avait annoncé que le gouvernement "entend promouvoir une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent". Quelles sont les chances d’aboutir ? "C’est une action de long terme", prévient Valls. " Il a maintenant tendance à déléguer la prise de décision.
Valls, Premier ministre de Hollande, va-t-il effectuer un nouveau retournement?
 

dimanche 23 novembre 2014

Alain Juppé hué à Bordeaux: la primaire UMP s'engage-t-elle mal ?

L'UMP s'applique à dénoncer le bruyant rejet de la provocation de Juppé 

La proposition de Juppé d'un "large rassemblement de la droite et du centre" a déplu aux militants venus pour  N. Sarkozy à Bordeaux


"Je suis convaincu qu'il faut un large rassemblement de la droite et du centre si nous voulons battre la gauche", en 2017, a lancé le maire de Bordeaux devant les partisans de Nicolas Sarkozy, alors en campagne des primaires, auxquelles Juppé n'est pas candidat... En ouvrant le débat sur sa propre orientation, le maire de Bordeaux a manqué de courtoisie et d'habileté. Cette déclaration d'Alain Juppé samedi 22 novembre au meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux a mécontenté la foule qui n'a pas manqué de manifester sa désapprobation en le huant et en scandant "Nicolas, Nicolas". 

La provocation s'est déroulée en présence de l'ancien président de la République qui, le moment venu, a embrayé sur les méthodes du triumvirat à la tête du parti, rappelant: "Nous n'avons pas le droit de nous diviser. Ce qui s'est passé entre Jean-François Copé et François Fillon, a été indigne".


Un coup monté, au regard de certaines réactions de Juppéistes

Bien que Juppé ait tenté de perturber la réunion, Edouard Philippe, député-maire UMP du Havre, en a profité pour tacler, dans les colonnes du Parisienla réaction de l'ancien Président pourtant à l'écoute du mouvement Sens commun qui l'invitait à Paris le 15 novembre 2014. "Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler", a estimé le Juppéiste

A la vérité, Sarkozy souligne que ré-écrire ou abroger conduisent au même résultat !
Ses adversaires créent une ambiguïté qui n'existe que dans leur stratégie :

Loin de fermer le débat, Sarkozy ouvre le dialogue sur le mariage entre personnes du même sexe, ce que le gouvernement Ayrault n'a pas voulu:


Sarkozy pointe le problème soulevé par la loi Taubira:


Il donne ainsi un axe de réflexion pour améliorer le texte existant, dans le respect de tous.
Plus modéré que Dominique Bussereau qui traite d' "abrutis" les militants de ce soir-là, 


Hervé Mariton, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, juge ces huées "graves", mais réalise que Juppé les a privés de leur meeting.
"Les militants sont libres de penser ce qu'ils souhaitent. Ils sont libres de l'exprimer, et c'est même important qu'ils l'expriment. Mais pas de cette manière là", a déclaré le député de la Drôme sur BFMTV.

A Bordeaux, Alain Juppé s'est fait huer pour une seconde provocation

Juppé a-t-il décidé que le débat de la présidentielle a commencé ?
 
Dans son impatience, il s'est précipité et a commis une erreur de timing.  
La ville de Bordeaux accueillait Sarkozy et non pas son maire qui a outrepassé ses prérogatives. Il a donc été hué à deux moments précis, sur deux points connus de divergence: outre que l'UMP devait, selon lui, garantir le rassemblement de la droite et du centre, quand il a soutenu l'idée des primaires ouvertes pour 2017
VOIR et ENTENDRE Alain Juppé multiplier les défis lancés au public qui ne s'était pas déplacé pour l'entendre: 


tandis que Sarkozy dit considérer Juppé comme "un atout":


Aux propos de Juppé qui ont enflammé l'assistance, Sarkozy a réagi en rassembleur:



Nicolas Sarkozy a acquis l'expérience de l'ouverture et en a tiré la leçon...



Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, s'est dit gêné de la situation:
"Cette séquence m'a gêné parce que les sifflets n'ont pas leur place à l'UMP. Et comme l'a très bien dit Nicolas Sarkozy, nous n'avons pas le droit de nous diviser. Qu'il y ait des débats, qu'il y ait des désaccords, qu'on en parle c'est normal, sur les alliances et sur le rassemblement au-delà de notre famille politique, sur l'organisation des primaires, mais nous devons nous respecter."
L'eurodéputé UMP et proche de Nicolas Sarkozy Brice Hortefeux, a de son côté rejeté sur Europe 1 l'idée d'un piège tendu à Alain Juppé. "Comment peut-on penser qu'il y a un piège lorsque l'on s'adresse aux adhérents, aux sympathisants, aux militants de sa propre région et de sa propre commune?".

vendredi 3 octobre 2014

Manif pour tous du 5 octobre: Valls enfume les Français

Face à la pression de la Manif pour tous, Valls essaie de tromper sur la volonté de GPA à gauche

Le retournement du premier ministre qui promet 
que la gestation pour autrui restera interdite en France 
La GPA, "pratique intolérable", dixit Valls:
mais Vallaud-Belkacem "ferme sa gueule" et ne démissionne pas"!...
Valls semble reculer à deux jours de manifestations prévues à Paris et Bordeaux par le collectif anti-mariage gay
Avant dimanche, le roi de l'embrouille cherche à démobiliser, tentant de berner les plus crédules, tandis que ceux qui ont gardé en mémoire les promesses d'Elisabeth Guigou en 1998 de ne pas aller plus loin que le PACS crient au mensonge.  
VOIR et ENTENDRE de précédentes garanties socialistes de la ministre de la Justice, garde des Sceaux, devant la représentation nationale:
Alors que les organisateurs de la Manif pour Tous appellent à la mobilisation à Paris et à Bordeaux, notamment autour de la gestation pour autrui (GPA), le premier ministre donne des garanties orales: la GPA restera interdite en France, selon lui et à l'heure qu'il est, dans un entretien au journal La Croix ce vendredi.

Le socialiste fait naître de nouvelles craintes d'entourloupe 

"Il faut affirmer des positions claires: la GPA est et sera interdite en France", affirme aujourd'hui Manuel Valls dans les colonnes du quotidien chrétien de gauche, rappelant qu'il s'agit là d'un "choix très ferme du président de la République et de son gouvernement", ce qui n'est pas fait pour rassurer
Le premier ministre indique qu'il "exclut totalement" la transcription "automatique" des actes de filiation d'enfants nés à l'étranger de mères porteuses, car il s'agit d'"une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".


Valls trompe les Français sachant pertinemment que l'Europe fera pression pour qu'il s'exécute
en dépit de ces engagements du jour.
Manu ne peut faire semblant d'ignorer que la France a été condamnée à deux reprises, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), notamment jeudi 26 juin, faute d'avoir transcrit à l'état-civil français les actes de naissance d'enfants nés "légalement" en droit étranger par mère porteuse. Et le gouvernement va bien devoir légiférer sur la reconnaissance des enfants nés d'une gestation par autrui (GPA), sujet sensible s'il en est, au nom "des intérêts supérieurs de l'enfant".

C'est pourquoi les manifestants ne se laisseront pas endormir dimanche par les contes de Valls. La France a certes été condamnée à verser 5.000 euros à des jumelles, plus 15.000 euros pour les frais de justice, mais la décision de la Cour européenne n'est pas définitive, et la France peut la contester. Un collège de cinq juges décidera, comme c'est probable, de faire examiner l'affaire par les 17 juges de la Grande chambre, la formation plénière. Mais la décision de la Cour européenne va nécessairement obliger le gouvernement à garantir aux enfants nés de mère porteuse à l'étranger le droit de devenir français et de se voir reconnaître une filiation, au nom du droit à la vie familiale et privée.

Duflot n'a pas confiance dans les propos de Valls
"Une vieille resucée de débats qui sont derrière nous", d'après Cécile Duflot
La députée écologiste radicale (EELV) a regretté vendredi les effets d'annonce de Manuels Valls sur la GPA deux jours avant la Manif pour tous, y voyant une stratégie limitée de communication de l'instant.

Le député et candidat à la présidentielle 2017, Xavier Bertrand, ancien ministre sera présent dimanche au rassemblement de Paris.

Dix députés socialistes publient une lettre ouverte contre la GPA

Xavier Bertrand présent à la Manif pour Tous, ce dimanche 5 octobre 2014, à Paris et Bordeaux

Xavier Bertrand explique pourquoi il faut participer à la Manif Pour Tous du 5 octobre

L'ancien ministre a déjà participé aux mobilisations de la Manif Pour Tous
 
Le député et ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé était aux côtés des Français vigilants le 26 Mai 2013, comme lors des manifestations nationales des 13 Janvier (ci-contre, avec 800.000 personnes) et 24 Mars 2014 qui avaient réuni chacune 1 million de manifestants. Il manifestera pour alerter le gouvernement contre les effets pervers de ses projets de PMA/GPA. Il rappelait alors que la priorité est le combat économique et que le gouvernement doit changer de politique.

Nicolas Sarkozy donne la parole aux Français sur la question du "mariage pour tous". Quelle est votre position ?
Je n’ai plus peur des mots : réécriture, abrogation, c’est la même chose. S’il faut dire abrogation, ce sera abrogation. Personnellement, je regrette que nous n’ayons pas tenu nos engagements de 2007 quand nous avions dit que nous ferions évoluer le pacs. Si nous l’avions vraiment fait évoluer vers une union civile avec des droits largement plus complets que dans le pacs et célébrer en mairie, nous n’aurions pas eu ce débat en 2012 et ce pas franchi avec le “mariage pour tous”. Disons-le très clairement : l’union des couples homosexuels, j’y suis favorable. Mais je ne me résous pas à voir les règles de la filiation bouleversées à ce point. Je suis contre l’adoption [par des couples homosexuels], la PMA et bien sûr la GPA. Sur ces questions-là, je n’ai pas peur d’utiliser le terme “abroger”, mais je précise aussitôt qu’il ne s’agit pas de revenir à la situation antérieure ni de “démarier” les personnes concernées ou de “désadopter” les enfants adoptés entre la promulgation de la loi Taubira et son abrogation.

Reste que vous êtes de plus en plus isolé sur cette position ?

Quand j’entends certains de mes amis dire qu’on ne pourra pas revenir sur cette loi parce qu’elle est entrée dans les moeurs, je ne m’étonne plus que beaucoup se détournent de la politique. Si on part du principe que ce que la gauche a voté correspond au sens de l’histoire et qu’on n’y peut rien, alors j’arrête de faire de la politique ! Cela voudrait dire qu’on n’a plus aucun pouvoir. Cela traduirait aussi une sorte de victoire idéologique de la gauche. 
Il y en a marre de cette droite qui s’excuse en permanence, soit de ne pas avoir fait, soit de ne pas pouvoir faire. La gauche ne s’est jamais gênée pour revenir sur des mesures que nous avions votées.

lundi 9 décembre 2013

Paris: les "Mères Veilleuses" privées de leur droit de manifester

Les Mères Veilleuses retenues par la police

"Les Mères Veilleuses"voulaient interpeller aujourd’hui la ministre de la Famille
, Dominique Bertinotti.


Malgré la légalité de la manifestationles militantes de ce mouvement né de l’opposition à la loi Taubira,  ont été  retenues par les CRS, rue Saint Dominique.

Après le sweat "factieux" de la Manif Pour Tous, arborer un autocollant  Mères Veilleuses  suffit à pour faire interpeller.


Certaines Mères Veilleuses semblent avoir pu atteindre le ministère:

Les Mères Veilleuses sont enfin libérées

Plusieurs sont au commissariat pour porter plainte.


jeudi 7 novembre 2013

Les premiers divorcés de couples homosexuels depuis la promulgation de la loi Taubira

Un mariage pour tous, mais éphémère

La Dépêche du Midi révèle la
 séparation de deux hommes unis quatre mois après la promulgation de la loi 

Toulouse, avril 2013: manifestation 
de soutien au mariage homo
(photo DDM, archives, Thierry Bordas)
Depuis le mariage pour tous, il y a désormais le divorce pour tous.
Un juge des affaires familiales du Tribunal de Grande Instance de Toulouse a prononcé officiellement la fin de l’idylle par consentement mutuel.

Mariés fin juin, les deux hommes, dont l’écart d’âge est de 30 ans, se sont séparés, rattrapés par les réalités de la vie de couple.

En l’absence de statistiques officielles sur le sujet, ce divorce à Toulouse d'un couple gay est l’un des tout premiers cas en France, six mois après la promulgation de la loi autorisant des personnes de même sexe à s’unir devant le maire. Les deux hommes qui n’ont pas adopté d’enfants, s’étaient dits oui notamment pour régler la question de la donation au dernier vivant.

Une rupture qui ne surprend pas les militants du mariage pour tous. "Comme dans toute histoire d’amour, il peut y avoir des difficultés. Tout le monde est concerné, les couples hétéros comme les couples de même sexe", explique Michel, de l’association Arc-en-ciel qui milite contre les discriminations. "Ce divorce est aussi la confirmation que les homosexuels sont des gens comme tout le monde, confrontés eux aussi à toutes sortes de difficultés", banalise le même.

Triste et étonnant
Les opposants au mariage homosexuel estiment que la loi est "injuste pour les enfants" et jugent "triste et étonnant" une telle séparation quatre mois après, affirme Isabelle, d’Alliance Vita, un collectif de la Manif pour tous. 
<br>Un deuxième cas de divorce est rapporté, six mois après la légalisation du mariage homosexuel en France, . 
Mardi, France TV Info révélait que deux femmes, mariées en 2011 aux Etats-Unis, allaient divorcer le mois prochain à Paris.  

Le Code Civil ne fait aucune différence de traitement entre les mariés hétérosexuels et homosexuels souhaitant divorcer en France. 

Les couples gays peuvent demander le divorce pour faute, par consentement mutuel, pour altération définitive du lien conjugal ou pour acceptation du principe de la rupture du mariage. Au Royaume-Uni, en revanche, la demande de divorce pour infidélité est impossible pour les couples gays.

Dans la Ville rose, 67 couples de même sexe se sont déjà mariés depuis la promulgation de la loi Taubira. Selon une enquête de France Inter, près de 1500 mariages gays ont été ou vont être célébrés en 2013 dans les 50 plus grandes villes de France.
Bientôt les premiers enfants de gay divorcés...

"La Manif pour tous" a déployé un drapeau géant place Vendôme, à Paris. 

Le mouvement "ouvre aujourd'hui une vaste campagne d'actions" en "opposition à la loi Taubira
dont il souhaite l'abrogation (sans rétroactivité)" explique-t-il dans un communiqué. La toile de 600m² avec le logo du mouvement sur fond rose a été déployée devant le ministère de la Justice.

La Manif pour tous "interpelle le gouvernement sur cinq revendications essentielles"
. Il lui demande de ne pas "libéraliser" la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA), de cesser "l'asphyxie fiscale de la famille", d'abandonner le projet de réforme du congé parental, de "refonder les temps d'activité périscolaires à l'école" et de "renoncer à la création d'un statut du beau-parent".

vendredi 21 juin 2013

Soutien à Nicolas, prisonnier politique du président François

Combien d'autres encore à venir, M. Valls ?
Nicolas, jeune opposant à la loi Taubira, a été condamné à deux mois de prison ferme et 1000€ d'amende pour "rébellion" ce que son avocat conteste, vidéo à l'appui. Le 16 juin 2013 lors d'une manifestation pacifique, il avait été chargé violemment, sans sommation d'usage par les forces de l'ordre puis interpellé dans un lieu privé sans qu'une infraction initiale ait été commise.
Deux autres chefs d'inculpation lui sont reprochés : "identité mensongère" car il a donné le nom de famille de sa mère, et refus de se livrer à un prélèvement ADN.
Il a immédiatement été écroué à la prison de Fleury-Mérogis.
Au delà des clivages, soutenons Nicolas !
Pour lui témoigner notre soutien et pour faire connaitre cette injustice au plus grand nombre,
signez et faites signer cette pétition.
Déjà 28536 signataires
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Et pour aller plus loin dans le soutien :
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Comment lui écrire ?
Mobilisez-vous
Rassemblements de soutien prévus à Paris :
  • Vendredi 21 juin à 18h devant Sciences-Po
    organisé par la Manif Pour Tous
    Plus d'infos
  • Dimanche 23 juin à 20h place Dauphine (Ile de la Cité)
    organisé par le collectif "Prisonnier politique"

    Plus d'infos
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