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mardi 9 janvier 2018

Homosexualité : la Cour de cassation annule la condamnation de Christine Boutin

La dictature des associatifs bloque en Cassation: on peut désapprouver sans pour autant inciter à la haine d'une orientation sexuelle

"L'homosexualité est une abomination" : la Cour de cassation annule la condamnation de Christine Boutin
 

Une opinion jugée "outrageante" en novembre 2016. L'ancienne ministre du Logement avait été condamnée en appel à verser 5.000 euros d'amende pour incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle.

Or, le juge d'appel a été déjugé : il n'y a pas "exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles", quoi qu'en pensent les réseaux homosexuels. Au terme de deux longues années de bataille judiciaire, la Cour de cassation a annulé ce mardi la condamnation pour incitation à la haine de Christine Boutin suite à l'expression d'un avis personnel exprimé dans un entretien accordé à la revue Charles où elle considéra l’homosexualité comme une "abomination". Ce qui n'est pas injurieux et condamne moins les pratiquants que le phénomène. 
Cette revue, fondée en 2012 par un ex-collaborateur au journal Libération, Arnaud Viviant, sur le modèle de George, magazine mensuel people et politique américain créé par John Fitzgerald Kennedy Jr., la revue tire son nom de Charles de Gaulle.Trimestrielle, elle est diffusée essentiellement à l'Assemblée et dans les ministères.
Dans l’arrêt, auquel la presse a eu accès, les juges estiment en effet que "le propos incriminé, s’il est outrageant [? On dira sévère et sans appel], ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles".
Par conséquent "la cour d’Appel a méconnu le sens et la portée du texte susvisé et du principe ci-dessus énoncé" en condamnant l’ancienne présidente du Parti chrétien démocrate (PCD) à verser une amende de 5.000 euros d’amende pour incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle. 

Les bénéficiaires de l'amende étaient les associations plaignantes : 
Le Refuge, qui accueille dix-huit volontaires du service civique et emploie également quinze salariés et plusieurs prestataires de service, notamment des psychologues et des travailleurs sociaux. Elle reçoit le soutien de la chanteuse Jenifer, Patrick Sébastien, Vincent Mc Doom ou le journaliste Stéphane Bern, un proche d'Emmanuel Macron;
LGBT Mousse, créée en 2000 par des étudiants de Science Po Paris avec pour objectif la lutte contre toutes les formes de discriminations sociales, politiques ou économiques à l'encontre des lesbiennes, gays, bis et trans. Aujourd'hui, l'association s'implique dans la lutte contre toute forme de discrimination liée au sexe, au genre ou à l’orientation sexuelle, en exerçant notamment les droits de la partie civile à contre les auteurs de propos et discriminations homophobes.
Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gay, bi et trans),
Marche des fiertés, juin 2005, avec J.-Luc Romero, 
Yann Wehrling, Alain Piriou, Bertrand Delanoë
qui est est une fédération d'une soixantaine d'associations militant pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles. Pour leur visibilité, elle organise, notamment, la première marche politique récurrente de France, la Marche des fiertés LGBT de Paris.

"Pas un blanc-seing"

Christine Boutin avait subi le harcèlement des réseaux sociaux et des juges. Condamnée par deux fois, une première, en décembre 2015, puis en appel, en novembre 2016, cette figure de l’opposition aux droits des personnes LGBTI (du Pacs au mariage pour tous), aujourd’hui en retraite de la vie politique, plaidait notamment "le droit de porter un jugement moral sur l’homosexualité". 

"Je suis très déçu de cette décision [de la Cour de Cassation],  regrette aujourd’hui l'avocat de l’association LGBT MousseMe Etienne Deshoulières, car elle affirme qu’on peut libérer une parole homophobe, déjà très présente en France, selon lui. Et de poursuivre son harcèlement en affirmant que "Christine Boutin qui aurait pu être condamnée sur un autre fondement pénal selon les juges." Une erreur de la défense ?

"Pour autant, ce n’est pas un blanc-seing. Cette décision, nous ne la comprenons pas, puisque les réquisitions de l’avocat général allaient dans notre sens, déplore pour sa part l’avocate de l’Inter-LGBT, Me Karine Geronimi. Puisqu’il n’y a pas renvoi, c’est une façon de mettre fin au débat.

La même déception agite les représentations des associations plaignantes. "Pour nous, c’était clair, il y avait incitation à la haine, puisque les propos de Mme Boutin s’inscrivent dans une chronologie, dénonce la porte-parole de l’Inter-LGBT. Ce n’est pas la première fois qu’elle tient des propos extrêmes à l’encontre des personnes homosexuelles," polémique Clémence Zamora-Cruz, une sectaire née de sexe masculin au Mexique, désireuse de confisquer la liberté d'expression.
La chasse aux sorcières continue...

lundi 21 novembre 2016

Primaire à droite: en désignant Fillon, les votants soutiennent la famille hétéro

Fillon à fond contre la casse de la famille

Les amalgames visent le champion du premier tour de la primaire


Fillon ne compte pas remettre le mariage pour tous sur le tapis, mais il veut supprimer l'adoption plénière pour les homos. Parce qu'il entend protéger la familleil y a 34 ans, alors qu'il avait 33 ans, Fillon a certes voté  contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1982, puis s’est opposé au Pacs et au mariage homosexuel, mais les caricaturistes partisans l'accusent de vouloir détricoter la loi Taubira qui a ouvert le mariage et l’adoption aux personnes du même sexe.

François Fillon se contentera de supprimer la possibilité d’adoptions plénières pour les parents homosexuels. D’abord, il insiste pour que ces adoptions "plénières" – qui effacent les filiations précédant l’adoption – soient réservées aux seuls hétérosexuels. Son projet fera que les homos devront donc considérer que les "adoptions simples", soit de l’enfant de leur conjoint, soit à l’étranger, sont une tolérance suffisante en direction de leur demande de procréation. 
Leur problème se situe plutôt dans le fait que de moins en moins d’enfants sont adoptables à l’international. En 2015, seuls 815 enfants venus de l’étranger ont pu être adoptés par des familles françaises - en sorte d'éviter le commerce des enfants - face à 18.000 familles "agréées" en attente. Tous les ans, depuis cinq ans, le nombre d’enfants qui peuvent être adoptés ne cesse de chuter (de 24% en 2015 par rapport à 2014 [les chiffres officiels, dans le meilleur des cas, datent en fait de 2011...] ). Les pays pourvoyeurs ont aussi compris que la fuite des enfants vers l'Occident constitue une hypothèque sur leur propre développement à venir. 

Pour pouvoir adopter un enfant à l’étranger, il faut à la fois que la loi du pays de l’enfant et la loi française le permettent. 
Ensuite la démarche est accompagnée soit par l’Agence française de l’adoption (AFA) soit par par un organisme autorisé par l’adoption (OAA) habilité dans votre département de résidence. Or, les entraves administratives se multiplient. Ainsi, la demande de l’association Passerelle, organisme autorisé pour l’adoption internationale, l’habilitation de cet organisme pour l’Éthiopie lui a été retirée par le ministre des affaires étrangères et du développement international (arrêté du 9 mai 2016 publié au Journal officiel le 18 mai 2016)
Libération maquille la vérité 
Image du profil Twitter
de la journaliste militante
A la différence de Catherine Mallaval qui tait certains faits (je lui communique le lien!) le gouvernement admet que le nombre de personnes qui font une demande pour adopter un enfant, après avoir presque doublé en 15 ans, tend à diminuer (- 7 % entre 2009 et 2010).Aujourd’hui, l’adoption internationale représente plus de 80 % de l’adoption en France (soit 3 504 enfants adoptés à l’étranger). La France est le troisième Etat d’accueil d’enfants adoptés à l’étranger, après les Etats-Unis et l’Italie.
Parmi ceux et celles qui revendiquent une offre plus grande d'adoptions, les homos ne seraient pas les principaux demandeurs. C'est en tout cas ce que prétendent leurs soutiens. Il n'existe pas de nombre spécifique aux adoptions homoparentales et la journaliste de Libération ne s'en plaint pas. Cependant, une étude de 2011 de l'Insee, publiée en 2013 estime à 100.000 (à la louche) le nombre de couples de même sexe en France et à 10 %, le nombre de ces couples vivant avec un enfant ; soit 10.000 enfants vivant dans une famille homoparentale. Certains pays refusant farouchement de confier des enfants à des gays et des lesbiennes (c’est le cas au Burkina Faso, en Chine, au Cambodge, au Chili, en RDC, en Indonésie ou encore en Ukraine): Fillon n'y peut rien !

Mais pour la gauche Fillon est devenu l'homme à abattre

Libération reproche au champion de la droite de ne pas jeter d'anathèmes.
Se positionnant aux côtés des associations LGBT, Mallaval l'accuse de "brosser, dans le sens du poil, les amis de la Manif pour tous et les militants de Sens commun". 
"A la trappe les adoptions plénières pour les homosexuels. Au panier la circulaire Taubira qui permet aux enfants nés de gestation pour autrui à l’étranger d'être reconnus par l'état civil. Hors de question d’ouvrir la procréation médicalement assistée [PMA] aux lesbiennes (sujet que le gouvernement Hollande a aussi abandonné en rase campagne: "à la trappe, au panier", sans qu'elle en fasse plusieurs articles !). Et puis tiens, pourquoi ne pas quitter la CEDH [élucubration de journaliste perdant tout... "sens commun"], cette Cour européenne des droits de l’homme qui, souvent [préjugé favorable], fait avancer le droit quand l’Hexagone se recroqueville sur des positions conservatrices. Notamment quand il s’agit de ne pas faire des enfants nés de GPA des sous-citoyens ne figurant pas sur les livrets de famille…" Ce n'est pas un tract mais la prose de la journaliste
Dans la même droite ligne, écrit Mallaval, François Fillon s’est exprimé contre la possibilité d’ouvrir les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, et notamment l’insémination artificielle avec donneur [dont l'anonymat est protégé de la légitime curiosité de l'enfant né(e) par PMA]
Il s’est également farouchement [sic] opposé [en d'autres temps] à la gestation pour autrui (GPA) qui peut permettre à des couples gays de devenir parents. Il est en outre cosignataire d’une proposition de loi (rejetée) visant à interdire encore davantage la GPA… "Si ça sent pas [grammaire !] la suprématie de la bonne petite famille hétéro, ça," raille C. Mallaval…
 Libération prend fait et cause pour les LGBT et pour JuppéPour l’association GayLib (mouvement associé à l’UDI, regroupant les LGBT de droite et de centre droit), l’affaire est entendue : il faut voter pour Alain Juppé [ce n'est pas une citation, mis une incitation de Mallaval], qui "saura garantir le respect des Français dans leur diversité". Et de poursuivre : "Quelle France voulons-nous pour demain ? La vision de François Fillon de la France est dépassée, dogmatique, influencée, et clairement hostile aux personnes LGBT." Et de rappeler que le candidat a, par le passé, "voté contre la dépénalisation de l’homosexualité, contre le pacs, contre le mariage pour tous…" [Enfin retrouve-t-on ici les références de la journaliste qui se positionne avant ses sources] Voilà qui est clair. [pour la journaliste en campagne].
Ce n'est d'ailleurs pas fini: avec sa courtoisie de journaliste, l'instrumentaliste sort enfin le point de vue d'Inter-LGBT qu'elle s'était également appropriée plus haut: du côté de l'association [qu'elle se garde d'étiqueter proche de la FSU et de l'UNEF ou de Homosexualités et socialisme (HES), "si l’on se garde d’appeler clairement à un vote Juppé, on rappelle cependant que ce dernier "«affirme ne pas vouloir réécrire la loi sur l’adoption pour les couples de même sexe et s’est engagé en faveur de la lutte contre le sida dans une tribune du 16 septembre". Là où, "en revanche, François Fillon veut réécrire la loi Taubira et supprimer l’adoption plénière pour les couples de même sexe".
Enfin, la politique familiale de Fillon mettra résolument un termes aux discriminations établies par le gouvernement Hollande.

L’ex-Premier ministre propose de rétablir l’universalité des allocations familiales. Il portera le plafond du quotient familial à 3.000 euros. "La famille est le fondement de notre société, et il ne saurait être question que les familles soient pénalisées par une politique fiscale injuste à leur encontre", a-t-il fréquemment rappelé. 

mardi 23 avril 2013

Hollande et sa gauche ont relancé l'homophobie en France

De ces sujets à traiter avec circonspection et respect

Hollande a ouvert la boîte de Pandore

Tous homophobes ?
" Dans la société soviétique, de saine moralité, l’homosexualité est réprimée en tant que dépravation sexuelle et punie par la loi, sauf en cas de désordre psychique [...]. Dans les pays bourgeois, l’homosexualité, signe de la décomposition morale des classes dirigeantes, est en fait impossible à punir. " (Encyclopédie soviétique, "Homosexualité ", t. 12, 1952).
« Si un homme consent à être sodomisé, les coupables seront condamnés au port de la cangue pendant un mois et à 100 coups de bâton » (Code de la dynastie Qing [Da Qing lüli], 1734).
« Sans aller jusqu’à la mort, je regrette que cette infamie qui commence à se propager parmi nous, soit traitée avec tant d’indulgence. Je voudrais qu’elle fût, dans tous les cas, assimilée au viol, et punie de vingt ans de réclusion » (Pierre-Joseph ProudhonAmour et mariage, 1858).
Homo ou hétéro, allez savoir,
mais fiers de l'être
« Je ne peux être favorable à ceux que j’appelle les fossoyeurs de l’humanité, ceux qui n’assurent pas l’avenir, les homosexuels » (François Abadie, sénateur du Parti radical de gaucheNouvel Observateur, juin 2000).
« Accepter que des couples puissent se constituer autrement que dans la relation conjugale d’un homme et d’une femme, c’est aller contre l’équilibre naturel établi par Dieu. Sous couvert de démocratie, notre société tend à légiférer selon l’évolution des mœurs. [...] Lorsque l’homme porte atteinte à la nature, il porte atteinte à Dieu et à lui-même » (Joseph Sitruk, Grand Rabbin de FranceLe Figaro, 2 juillet 1996).
« En trente-huit ans, l’école n’a produit aucun homosexuel. La raison en est que la liberté donne des enfants sains » (Dr Alexander-Sutherland NeillLibres Enfants de Summerhill, 1960).
« Que l’on ne vienne pas nous dire, sous prétexte que c’était une perversion reçue, approuvée, voire fêtée, que ce n’était pas une perversion. L’homosexualité n’en reste pas moins ce que c’est : une perversion » (Lacan,Séminaire, vol. VIII, « Le Transfert », 1960-1961).
"L’hétérosexualité, c’est mieux." (Édith Cresson, Premier ministre PS, 1991)

Le président provoque sans aucune recherche d'apaisement


Le président est supposé  incarner le 'pays réel', mais reste-t-il la voix du peuple depuis qu'il refuse d'entendre le million et demi de Français qui sont descendus dans la rue au nom des autres, invisible et silencieux? Il refuse aussi d'organiser un référendum qui rendrait la parole à tous, comme promis. Il se rend aussi coupable de bâclage du débat en recourant à la procédure du "temps du programmé" et en précipitant le jour du vote parlementaire. 
Le principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l'homosexualité, Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), mais aussi de nombreuses associations, mouvements et familles ou particuliers réclament "le mariage, le veuvage et l'héritage, on veut l'adultère et la pension alimentaire"Les mariés de Nono Mamère à Bègles en 2004 ont d'ailleurs "divorcé".

Ce projet de loi est donc une provocation
en ce qu'il scandalise une vaste partie de la population à qui il est imposé. C'est aussi une imposture en ce que la majorité socialo-écolo veut à la fois se targuer de faire entrer la France
 par la porte étroite dans le cercle restreint des pays européens et abuser de sa majorité au profit des lobbies gay et lesbiens ultra minoritaires, fusse au mépris des opposants au mariage pour tous. Les prières de rue seraient donc acceptables de la République à condition de n'être  pas chrétiennes. Et dans cet esprit démocratique et respectueux de la femme, Pierre Bergé, le financier du PS, explique que "louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant." Et, sans être le moins du monde radical, le président du Sidaction et fondateur du magazine gay Têtu, ajoute: "Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de La Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer." Une bombe, ça fait du sang...
Et du sang, il y en a depuis les débordements en marge des manifestations, jusqu'aux passages à tabac dont sont victimes des porteurs du t-shirt de La Manif pour tous, tel Samuel Laffont poignardé à quatre reprises (un attentat qui "embrase les réseaux sociaux", selon le HuffPost, à défaut de la presse officielle), sans parler du gazage de senoirs et d'enfants par la police de Manuel Valls, ni des menaces ou insultes quotidiennes. Frigide Barjot, porte-parole des anti-filiation homo rapporte avoir porté plainte pour "dégradation volontaire" de son scooter et "appels malveillants": avant et après chaque manifestation, les coups de fil redoublent, indique-t-elle, précisant être sous antidépresseurs. "Menaces de mort, de viols ou de crucifixion, je reçois des appels ininterrompus et des mails en cascade." Florilège: "2 planches, 3 clous, Jésus l'a fait, pourquoi pas vous !", "Mes 2 papas te pètent la gueule quand tu veux !" Ayrault parle de radicalisation et de violences homophobes ?

Henri Guaino (UMP) est donc justifié à s'inquiéter d'un 'danger pour la démocratie', soulignant que "le gouvernement prend le risque d'une opposition de plus en plus violente en attisant des tensions extrêmes"

Monseigneur Vingt-Trois n'occulte pas la responsabilité de l'exécutif: "La compression de la frustration débouche un jour ou l'autre sur la violence." 
Le pouvoir passe en force et avec sa majorité et sa presse non seulement méprisent leurs opposants, mais marquent durablement les sensibilités qu'ils heurtent.
L'injustice politique exacerbe la colère contre des boucs émissaires  
Au moins 13 opposants, dont un prêtre, seront jugés à Paris, mais les délits des syndicalistes casseurs de Continental, Gandrange, PSA Aulnay seront amnistiés... 

Le projet rencontre l'opposition de parlementaires de gauche: homophobes ?

Au Parti communiste et au Front de Gauche, le député de l'Oise,  Patrice Carvalho, a fait connaître son opposition au mariage homosexuelbien qu'il ait voté en faveur du PACS en 1999Il souligne que c'est de "l'enfumage... il y a d'autres choses à voter avant ça." 
Les cinq députés ultra-marins, comme le Martiniquais Bruno Nestor Azérot de la Gauche démocrate et républicaine, ne participent pas à ce scrutin, soulignant " le risque que constitue l'indifférenciation".

VOIR et ENTENDRE Bruno Nestor Azérot dénoncer la "cassure morale" provoquée par Hollande et Taubira aux Antilles et en ...Guyane:



Au Parti socialiste
Des élus du parti du président ont exprimé leurs doutes et réticences, comme le maire de Quimper et proche conseiller de François Hollande, Bernard Poignant, qui dit "pour moi, la seule question qui se pose ne concerne pas les adultes, mais les enfants" ou Bernadette Laclais, député-maire de Chambéry, Jean-Jacques Rateau, conseiller PS pour les Français de l'étranger et, aux côtés de plusieurs élus ultra-marins du groupe socialiste et apparentés, comme Patrick Lebreton, le député PS de Charente, Jérôme Lambert, petit-neveu de François Mitterrand, qui votera contre le texte final du projet de loi, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, qui y voit le risque de marchandisation des corps.

En janvier 2013, l'ancienne ministre socialiste Georgina Dufoix se déclara également contre le projet de loi au motif qu'il bouleverse en fait la conception du mariage pour tous les citoyens, détruit la notion de filiation, institue corrélativement un droit à l'enfant et, in fine, introduit la théorie du genre au sein de la société et est la seule ancienne ministre socialiste à manifester le 13 janvier 2013. 

Jean-Pierre Chevènement se prononce également contre le projet de loi, en expliquant qu' "avec ce projet de loi, nous brouillons complètement le droit de la filiation. Des couples homosexuels pourront adopter ensemble des enfants. GPA et PMA ne sont pas dans le texte, mais vous savez très bien que c’est une hypocrisie et qu’en réalité tout cela va ensemble, petit à petit, quels que soient les hommes politiques. [...] je pense qu’un enfant a le droit à avoir un père et une mère, ou au moins, l’idée d’un père et l’idée d’une mère", et certains chrétiens du parti.

VOIR et ENTENDRE  Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste, au Grand Journal (à partir de 8'25'').
En 2004, alors que la catholique Ségolène Royal bottait en touche en n'y voyant pas une "priorité, le protestant Jospin était clair sur une position "anthropologique"
"On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs (…) On peut réprouver et combattre l'homophobie tout en n'étant pas favorable au mariage homosexuel", indiquait, dans une tribune au JDD, l'ancien chef du gouvernement, qui évoque également une "une nouvelle tentation bien-pensante".
VOIR et ENTENDRE Lionel Jospin (étiquetté "homophobe" ?) au Grand Journal du 09/11/12 sur Canal+ centré sur "La fin du cumul des mandats", qui avait lu les engagements du candidat Hollande...:

Et encore :

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Tentation anti-démocratique d'ostracisme
On assiste donc à l'inversion rhétorique de la démocratie pour museler les oppositions, intérieure et extérieure au parti majoritairesi contesté soit-il dans la population, après un an, voire justifier toutes les méthodes totalitaires pour parvenir à ses fins, dont les amalgames les plus éhontés et les accusations les plus virulentes d'homophobie, si  marginale soit-elle. 

La gauche parlementaire aura pris le risque de dresser les Français les uns contre les autres sur un sujet sociétal notablement sensible
pour imiter huit pays, mais aura renoncé sur la réforme des retraites, quand autant avaient déjà lancé la réflexion: la Suède a réformé son système de retraite en 1999, après un long dialogue social et le système de retraite en oeuvre au Royaume Uni  date de 1986, alors que celle de 2001 incite à travailler jusqu'à 70 ans.
Qui rappelle encore la formule chère à l'ancien président : "Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable" ?

Comme elle en accuse indistinctement tous les opposants de droite, Christiane Taubira accuse-t-elle aussi les rebelles socialistes d'intolérance ?


Faut-il sanctionner
ces jeunes hétéros
et ces policiers souriants,
madame Taubira?

La ministre de la Justice est-elle consciente de son cas? Elle anticipe le vote des députés d'un mois, mais accuse les opposants d'être "dans une course" !
Tous homophobes, amalgamés à toutes les droites, n'est-ce pas excessif, sectaire et malsain ? 
Mais surtout nuisible aux homosexuels ?

dimanche 27 janvier 2013

Mariage homosexuel: Duflot, ministre manifestant dans la rue

La ministre de Hollande "retrousse les manches" dans la rue

Cécile Duflot, ministre de la rue

Elle est la ministre qui s'afficha le 16 décembre en tête de la manifestation pro-mariage pour tous. 

Cécile Duflot avait débuté le défilé entre deux hommes, Harlem Désir et Pierre Laurent. Elle a même insisté pour qu'on sache bien qu'elle était là en tant que "militante".

Il y a un mois, la ministre du Logement expliqua à BFMTV : " 
Moi je suis militante de toujours sur ces questions là. C’est une fidélité non seulement à mon histoire mais aussi à la grande satisfaction de voir qu’on est presque au bout du chemin, que l’égalité pour tous les couples sera effective dans quelques semaines."


Le député EELV Denis Baupin en avait profité pour photographier la ministre et en faire profiter les twittos :

Verra-t-on d'autres ministres dans les rangs ?
A priori non. Comme le souligne le Journal du DimancheMatignon a "discrètement fait passer le message" : un ministre, ça ne manifeste pas.

Interrogée sur le sujet le 5 décembre, la porte-parole du gouvernement est allée dans ce sens : " A vrai dire, j'ignore si c'est la place d'un responsable politique [a fortiori une ministre ! ], qu'une manifestation. Les responsables politiques ont d'autres moyens de se faire entendre.







Le 14 décembre sur RTL, Najat Vallaud-Belkacem a précisé qu'elle irait "saluer les organisateurs" parmi lesquels elle a "un certain nombre d'amis". Avant de redire : "Je ne suis pas sûre que défiler soit le rôle d'un ministre. Et en plus défiler sur un texte que nous avons proposé ne me paraît pas forcément de la plus grande utilité."

Une autre ministre a toutefois participé à cette manifestation qui avait lieu le 14 décembre à Marseille. Il s'agit de Marie-Arlette Carlotti, chargée des personnes ...handicapées et pressentie pour se présenter à la mairie de Marseille en 2014.

Quant à Dominique Bertinotti, ministre chargée de la Famille et de la réforme du mariage pour tous, elle a organisé une autre sorte de manifestation : un "brunch" dans son ministère entourée de familles homoparentales.

Cécile Duflot brave à nouveau la consigne de Hollande

La ministre est-elle solidaire 
des slogans qui insultent les croyants ?


La ministre du Logement s'est rendue à la manifestation pour le mariage pour tous, organisée ce dimanche 27 janvier à Paris.

"Tout le gouvernement, quelles que soient ses nuances, est attaché à ce message d'affection à l'égard des homosexuels qui défilent aujourd'hui", a-t-elle déclaré.

Les Français veulent-ils  de cette égalité-là ?...

La manifestation en faveur du projet de Hollande a rassemblé 125.000 participants, selon la police, 400.000, selon l'Inter-LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi et Trans), co-organisateur de la marche avec le collectif "Agissons pour l'égalité", deux jours avant l'ouverture des débats au Parlement.


Tout en finesse
Commune chez les bonobos, les chiens ou les rats, la sodomie a-t-elle un bel avenir légal en France avec le "mariage pour tous" ?

Les opposants étaient 1.000.000, le 13 janvier 2013.



vendredi 12 octobre 2012

Mariage homo : des députés PS pour un amendement sur la procréation médicale assistée

Qui sont les députés PS militant de la procréation médicale assistée des gays ? 

Bruno Le Roux a fait savoir qu'il souhaite faire déposer un amendement sur la question de la procréation médicale assistée (PMA) au moment de l'examen du projet de loi sur le mariage homosexuel. Quelques journalistes ont été sélectionnés pour les préliminaires sur les Français.  "On déposera un amendement sur la PMA", a-t-il lancé, défiant ainsi le Premier ministre qui a annoncé mercredi que le texte sur le mariage homosexuel n'aborderait pas la PMA. 
Ayrault ne couche pas le premier soir

Un amendement qui ne glissera pas tout seul, car  Ayrault, l'autre partenaire, n'est pas très chaud: conscient que l'opinion est dressée contre l'idée, il renvoie cette question "à une loi complémentaire qui pourrait être une loi sur la famille".
Le Roux accélère le mouvement
La PMA pour les couples d'homosexuelles, "c'est une question dont on sait qu'elle sera sous-jacente pendant le débat sur le mariage. Autant la poser et pourquoi pas essayer de la résoudre au moment du débat sur le mariage pour tous", a déclaré M. Le Roux.
"Quel intérêt de vouloir scinder les choses ? Moi je pense qu'il vaut mieux avoir le débat en une fois", a-t-il ajouté, soulignant: "quand on peut faire un texte qui soit complet par rapport à nos engagements, autant le faire dès le début".
D'autant que selon lui, "quand on renvoie" une question à un autre projet de loi, "on n'est jamais sûr" de savoir quel texte pourra l'accueillir.
L'un avance, l'autre recule: comment veux-tu que je t'enc**** ?
Le projet de loi sur le mariage homosexuel doit être examiné en Conseil des ministres le 31 octobre. Son examen à l'Assemblée pourrait commencer en décembre.

Une posture bien huilée
La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé vendredi que la "question de la procréation médicalement assistée doit trouver une réponse", alors que des députés PS ont annoncé le dépôt d'un amendement sur ce point au projet de loi sur le mariage homosexuel."Il est normal qu'au travers des questions de parentalité qui sont posées, toutes les questions de la parentalité puissent être abordées, dont celle de la procréation médicalement assistée", a-t-elle déclaré sur Canal+.


Et Bertinotti confirme la stratégie des faux-culs.
Interrogée sur l'initiative des députés socialistes, alors que le Premier ministre a exclu la PMA du projet de loi, elle l'a qualifiée de "normale": "il y a le temps de la présentation en conseil des ministres et il y a le temps du travail législatif et parlementaire qu'il faut respecter".


Autoriser le mariage homosexuel est "une grande réforme sociétale" qui va apporter "de la sécurisation" aux enfants de ces couples et, pour cette raison, "il s'agit à un moment donné de faire oeuvre de pédagogie", a plaidé la ministre déléguée à la Famille, ex-directrice de la campagne avortée de Marie-Ségolène Royal, en 2011 et ex-maire du IVe arrondissement de Paris, de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (point de départ de la colonisation gay dans les années Mitterrand) et d'une partie du quartier du Marais.

"Il n'y aura pas de débat sur le mariage gay, il y en aura un sur l'adoption"

VOIR et ENTENDRE l'analyse de Christophe Barbier:

Le Parlement ne compte pas tenir la chandelle
Alors qu'il s'oppose à l'opinion apparemment tranchée de Jean-Marc Ayrault mercredi, Le Roux a répondu: "Il y a une vie parlementaire", et "il y a une discussion à avoir avec le Parlement".
Mercredi, Ayrault avait caressé la ministre de la Justice dans le sens du poil. Christiane Taubira avait déjà indiqué que les questions liées à "la parentalité au sens large" ne seraient pas abordées dans ce texte.
Ayrault provoque l'ire d'associations qui craignent un texte "a minima".
Les associations homosexuelles telles que l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) ou l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) estiment que mariage et adoption ne peuvent pas être abordés séparément des questions de parentalité et de filiation.

En septembre, le député PS Bernard Roman s'était dit favorable à l'accès à la PMA pour les couples d'homosexuelles et avait annoncé qu'il défendrait des amendements en ce sens lors du débat sur le projet de loi instaurant le mariage homosexuel.
Schéma conventionnel:
l'homme porte le pantalon !

Mais la majorité est à deux doigts de la séparation de corps
Tandis que Taubira rappelle que le sujet n'est pas un engagement présidentiel du candidat Hollande, la sénatrice EELV du Val-de-Marne, Esther Benbassa,  universitaire née en Turquiequi a préparé une proposition de loi sur le mariage pour tous, a annoncé que si le texte du gouvernement ne prévoit pas un volet autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, elle proposera un amendement dans ce sens.