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lundi 24 février 2014

Bilan français à Sotchi: dans son décompte, V.Fourneyron s'est mis la spatule dans l'oeil

"C'est un record historique pour la France avec ses 4 médailles d'or"...

La ministre Valérie Fourneyron ne sait pas compter
Mais la ministre des Sports n'est pas meilleure que les services de police un jour de manif et l'intox de l'ancienne médecin du Travail est tellement flagrante que même France Info, qui s'est penchée sur les comptes, conclut que la ministre n'est pas plus compétente sur le bilan des Français aux JO de Sotchi que sur le reste.  

La ministre fait dans le trompe-l'oeil
Ce qui est plutôt vrai
Si on positive en termes de quantité, la France quitte Sotchi avec le plus grand nombre de médailles jamais décrochées lors de JO d'hiver : 15 podiums, c'est quatre de mieux qu'à Vancouver il y a 4 ans et Salt Lake City en 2002.

Ce qui est franchement faux
La ministre ne vaut pas mieux que ses collègues du gouvernement. Tout est fonction du nombre total d'épreuves et de médailles distribuées. Or, ll'un comme l'autre n'arrêtent pas grimper au fil des olympiades : 57 à Albertville en 1992, 86 à Vancouver et 98 pour ces Jeux à Sotchi. 
Pour avoir un bilan respectueux de la vérité, il faut donc établir le ratio entre épreuves et médailles. Le résultat -avec 9 podiums pour 35 épreuves-  est moins flatteur qu'il y paraît. Les Jeux de Grenole en 1968 restent la meilleure olympiade des sportifs français. 
Si Sotchi reste la meilleure performance des Bleus depuis Albertville en 1992, il aurait fallu décrocher 11 médailles de plus à Sotchi pour établir un véritale "record historique"...

Des Jeux sans contestation d'athlètes 


Malgré l'insurrection ukrainienne et l'appréciation occidentale de la situation des droits de l'Homme en Russie, les athlètes n'ont pas fait le buzz pendant ces Jeux. La ministre des Sports rappelle qu' "il y a des règles" aux Jeux Olympiques qu'il faut respecter. Valérie Fourneyron cite quasiment mot pour mot la règle 50 de la charte olympique. "Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique," à la différence des collaborateurs du sombre Ayrault, à l'instar de Cécile Duflot, médaille d'or de la duplicité, puisqu'un jour elle se paie Ayrault en "selfie" et le trompe "de tout coeur" le lendemain avec les écologistes anarcho-révolutionnaires qui mettent sa ville de Nantes en coupe réglée.

Mieux que les écoles de France, les JO sont un sanctuaire 
Le CIO a ainsi refusé aux athlètes ukrainiens de porter un brassard noir en hommage aux victimes de Kiev. Et le comité olympique ne plaisante avec la règle. Duflot et ses camarades Verts, mais aussi rouges et noirs peuvent-ils comprendre?
Mais certains athlètes ont tout de même réussi à contourner l'interdit. Deux exemples : aux JO de Moscou en 80, un Polonais fait un bras d'honneur au public russe après avoir décroché l'or à la perche. Son gouvernement expliqua qu'il s'agissait d'un "spasme musculaire". Emmanuelli et Mamère, spécialistes toutes catégories du geste obsène à l'Assemblée nationale, n'ont pas eu cette présence d'esprit: ils nient tout en bloc: des Black blocks ? 

Autre exemple en 2008, l'haltérophile Simon Kolecki se rase la tête à Pékin par solidarité avec les moines tibétains. Il s'en tirera par une pirouette: "Je ne peux pas dire pourquoi j'ai fait ça. C'est lié à certaines choses que la charte olympique interdit."

Et la "charte de déontologie" imposée aux ministres en début de présidence de Hollande , ça sert à quoi?

mardi 4 février 2014

PMA et GPA: Hollande pratique la méthode du ...retrait !

Nouvelle reculade de Hollande pour une "rumeur" et seulement "80.000 manifestants" ! 

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, se félicitait de voir retomber les démonstrations de colère contre le mariage gay
"Je recommence à faire des déplacements sans perturbation", affirmait-elle en juillet 2012, devant les journalistes "indépendants" invités à déjeuner
Elle admettait également que le gouvernement avait "sans doute" commis des "erreurs de communication" sur la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA), qui ne sont pas inscrits dans le projet de réforme de la famille: d'où le choix de la ruse, en préméditant leur introduction par voie d'amendements surprise, à la 25e heure.

Mais échaudés par le vote à la hussarde de la loi instaurant le mariage entre personnes du même sexe contre l'avis de plus de 50% de Français, regonflés par les projets de l'Espagne sur la restriction de l'accès à l'IVG, inquiets de la suppression de la notion de "détresse" pour expliquer le recours à l'avortement en France, agités par la théorie du genre et l' "ABCD de l'égalité", son sous-produit en cours d'expérimentation dans 10 académies de France, des manifestants pour le respect de la famille avaient déjà averti le pouvoir socialo-écolo-communiste dans les cortèges du collectif "Jour de colère".

Valls avait réagi par de la violence verbale, 
Retour PS à la presse soviétique 
tandis que Vincent Peillon, ministre de l'Education et promoteur de la "théorie du genre" déguisée en "ABCD de l'égalité", et Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, mobilisaient la presse aux ordres qui soutint les négationnistes, abusant  avec un bel aplomb de sa position dominante d'information,répandant la rumeur d'une ...rumeur et niant en particulier l'existence d'une théorie du genre et d'une pédagogie de l'indifférenciation des sexes dans 10 académies, malgré l'existence de dossiers dans tous les CDDP.

Certains élus PS avaient d'ailleurs admis que la méthode gouvernementale du déni peut susciter quelques interrogations. 
"Même si beaucoup des craintes portées par ce mouvement sont exagérées, il y a autour de ce texte des incertitudes susceptibles de créer certains fantasmes", avait admis le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, mobilisé en doublure de la porte-parole du gouvernement par trop impliquée. Il ajouta même: "C'est le cas de la PMA. Cessons de dire qu'elle n'est pas dans le texte, mais qu'il y aura peut-être des amendements." Voilà qui en disait long sur la duplicité de l'exécutif et la complicité de la presse, laquelle se plaint de ne plus être achetée ni lue et mal-aimée ou malmenée sur le terrain.

Le pouvoir assure qu'il retire son projet de loi sur la famille

Les hypocrites comptent réintroduire GPA et PMA par la fenêtre
Hollande avait fini par envoyer un message de prudence, la semaine dernière, depuis le Royaume-Uni. Entre les deux manifestations, le président s'était inquiété de dérives potentielles et "d'attaques indignes", tout en jugeant "légitime" qu'une partie des Français manifeste son opposition à l'action menée par le gouvernement.
Même machiavélisme dans les déclarations de Dominique Bertinotti, dimanche sur France Info, visiblement soucieuse de dédramatiser un débat explosif. Tout en vantant une présupposée "constance" du président sur la question de la GPA, Dominique Bertinotti a ajouté qu'elle "ne [sait] plus comment répéter que la PMA ne fera pas partie de la loi famille". 

Et, retrouvé une maîtrise de soi passagère, Manuel Valls a répété la ritournelle, en affirmant sur RTL  que le gouvernement "s'opposera à des amendements parlementaires" sur GPA et la PMA lors de l'examen du projet de loi. 
En quatrième écho, La Voix de son Maître a confirmé depuis Matignon cette information de Manolo Valls, son ministre hyperactif et envahissant, en fin de matinée.
Or, toujours sourcilleux sur le sujet des amendements, une prérogative parlementaire, le chef de file des députés PS, Bruno Le Rouxavait remonté les bretelles de l'agité du ministère de l'Intérieur, lui faisant la leçon sur la " règle du jeu fixée avec le gouvernement et sa majorité, qui est de demander son avis au Conseil national d'éthique et d'attendre", un comité sur mesure, avec avis simplement consultatif... 
Il avait surtout assuré l'an dernier déjà que le groupe socialiste de l'Assemblée nationale "prendrait ses responsabilités" si la PMA était absente du projet de loi présenté, afin que "la chose puisse être discutée".
Les manipulateurs du droit de la famille sont des apprentis-sorciers, des faiseuses d'anges.

Une "rumeur", mais les fourbes passent le relais aux lobbies européens...
Un "rapport Lunacek" est examiné ce mardi en séance plénière du Parlement européen. Il s'agit d'un rapport européen qui envisage ..."plus de deux parents pourles les enfants" (Lien Le Figaro) et lien PaSiDupes (prochainement)

Et les altermondialistes (EELV) au gouvernement lancent une contre-offensive
Favorable à la technique des petits pas, façon Elisabeth Guigou, qui a fait passer le PACS en assurant qu'il n'ouvrirait pas la voie au mariage homosexuel, les écologistes comptent interpeller le gouvernement sur le calendrier et le devenir des réformes de société. Ils vont déposer des propositions de loi sur les questions contenues dans le projet de loi sur la famille, reporté sine die par l’exécutif.
L'idéologie stalinienne des écologistes radicaux s'exprime d'une seule voix, dans les mêmes termes...

Respecter la famille c'est reconnaître dans la loi les nouvelles formes de vie familiale. La gauche c'est la conquête des droits.
— Pascal Canfin (@pcanfin) 4 Février 2014

Copié-collé du message de la grande prêtresse laïque:

Respecter la famille c'est reconnaître dans la loi les nouvelles formes de vie familiale. La gauche c'est la conquête des droits.
— Cécile Duflot (@CecileDuflot) 4 Février 2014
Jusqu'à l'aile gauche du PS qui riposte
David Assouline, porte-parole du PS, veut une grande manifestation de la "France de la fraternité". Le trotskiste haineux n'a pas peur des mots... "Il y a urgence à une riposte à la hauteur par rapport à la vague réactionnaire."
Julien Dray lui a fait écho, lors du "Forum" Radio J dimanche. Il a appelé la gauche à une "réaction" face au "bloc réactionnaire" qui serait "en train d'emporter un certain nombre de digues". Il a eu le sentiment que la gauche avait, jusque-là, été "plutôt léthargique, avec certainement des questions légitimes sur l'exercice du pouvoir".
Mais si la gauche semble partager ce constat dressé dimanche par David Assouline sur BFMTV, la nature de cette "risposte" reste floue et divise la majorité présidentielle.
Et Bruno Le Roux n'en démord pas depuis un an:

Vous avez dit "rumeur" et théorie "imaginaire"?
La gauche se mobilise maintenant pour une chimère !

vendredi 20 décembre 2013

Plainte du MRAP classée: Manuel Valls n'est pas un "factieux"

Valls n'a pas pu se rendre coupable de provocation à la haine raciale et à la discrimination

La plainte déposée par le MRAP 
a été classée sans suite

Sainte-nitouche 
"Il faut dire la vérité aux Français." 
Seule une minorité de Rom veut s'intégrer en France, avait considéré Manuel Valls, qui ajouta que les autres ont "vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie". Le ministre de l'Intérieur a fait cette déclaration le mardi 24 septembre sur France Inter. 
Selon le ministre, il n'y a "pas d'autre solution que de démanteler ces campements progressivement et de reconduire [ces populations] à la frontière".
"Pour cela, poursuit Manuel Valls, il faut que l'Union européenne, avec les autorités bulgares et roumaines, puisse faire en sorte que ces populations soient d'abord insérées dans leur pays." 

D'après le locataire de la place Beauvau, "cela passe aussi par la fin de cette aide au retour qui a créé un véritable appel d'air. Nous y avons mis fin, et je constate aujourd'hui que les populations d'origine rom ne viennent plus en France, parce qu'elles savent parfaitement aujourd'hui qu'il y a une politique particulièrement ferme, républicaine, respectueuse des personnes, mais particulièrement ferme".

Ni intégration, ni insertion
"C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations Roms à travers uniquement l'insertion", a-t-il encore insisté. "Il y a évidemment des solutions d'intégration (...) avec des villages d'intégration, (...) mais il faut trouver des communes qui peuvent accueillir ces villages d'insertion et de toute façon, ils ne concernent que quelques familles."

Cette plainte du MRAP est une première à l'encontre d'un ministre de gauche.


Le Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples l'a 
déposée le 12 novembre devant la Cour de justice de la République, seule instance habilitée à juger un ministre pour son action dans le cadre de ses fonctions.


Selon le MRAP, Manuel Valls avait nié le droit à la liberté de circulation  aux membres de ce groupe ethnique particulier parmi les ressortissants roumains et bulgares, bien qu'ils en disposent en tant que ressortissants de l'Union européenne.

"Ce faisant, Manuel Valls crée un sentiment de rejet à l'encontre des Rom. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste", écrivait l'association dans sa plainte.


Pour Valls, une majorité de Roms n'a pas "vocation" à rester en France

Les Roms sont des "populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation"
, avait expliqué le ministre sur France Inter le 24 septembre.



"J'aide les Français contre ces populations, ces populations contre les Français", avait-il ajouté, jugeant que les Roms ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie.


Les propos du ministre socialiste sur les Rom auraient été condamnés  pour quiconque sauf pour lui. D'autres associations antiracistes avaient mis en évidence leur proximité avec le  Parti socialiste, refusant de s'associer aux poursuites judiciaires du Mrap. 
Côté PS, SOS Racisme avait déploré que le ministre de son gouvernement ait "franchi la ligne rouge de l'acceptable", tandis que EGAM, mouvement anti-raciste européen lancé en 2010 à l'initiative de SOS Racisme, lui reprochait simplement de participer à "une exclusion des Rom de la sphère républicaine".
Le ministre socialiste du Redressement productif, Arnaud Montebourgavait quant à lui condamné les propos "excessifs" de son homologue de l'Intérieur Manuel Valls sur le manque de volonté d'intégration des Roms méritaient d'être "corrigés".
Mais l'association d'extrême gauche, proche du PCFavait appelé la gauche - à la différence de la la CJR - à "cesser de se placer sur le terrain de la droite où la bêtise le dispute souvent à l'ignorance".
La ministre EELV qui squatte le ministère du Logement, Cécile Duflot, avait accusé son homologue de l'Intérieur d'être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain"Aux journées parlementaires de son parti, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la ministre du Logement était même allée jusqu'à mettre en cause "la responsabilité du président de la République". 



VOIR et ENTENDRE les ambiguïtés de Manuel Valls sur les Rom (2010-2013)
  
Le jugement de la Cour de justice de la République doit maintenant faire jurisprudence

Selon les magistrats de la commission des requêtes,
"il n'apparaît pas (que ces propos) excèdent les limites admissibles de la liberté d'expression". En conséquence, "en l'absence d'éléments de nature à caractériser le délit dénoncé, la plainte doit être classée".

Nathalie Kosciusko-Morizet est ainsi justifiée dans sa dénonciation de "tous ces cris d’orfraie d’une certaine gauche, depuis le début de la semaine, ont quelque chose d’assez absurde, parce qu’au mois de mars dernier, j’ai entendu Manuel Valls, ministre de l’Intérieur qu’on dit de gauche, nous dire : les Rom dans les camps autour de Paris ne veulent pas s’intégrer". Et d'en déduire que "les Parisiens auront le choix l’an prochain entre une ligne NKM, à laquelle manifestement Manuel Valls adhère et la ligne Hidalgo-Taubira, qui est celle d’un certain laxisme". L'ancienne ministre et députée UMP de l'Essonne propose de rétablir les arrêtés anti-mendicité agressive, de "doubler" au moins le nombre de caméras de vidéo-surveillance et de remettre "sur le terrain" des personnels "autour d'une forme de police de quartier".


Entre factieux de droite et de gauche, la justice socialiste ne balance pas, elle tangue

5.000 euros d'amende pour une image de réthorique

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné jeudi à plusieurs milliers d'euros d'amende pour une image sur les Rom. A la manière pourtant de François Hollande dans l'affaire du "sale mec" Sarkozy, Valls leur avait attribué cette phrase: "Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement".

Cette décision "met fin à une polémique stérile et à des accusations insupportables à l'encontre de Manuel Valls"
, a-t-on estimé au ministère de l'Intérieur. "Cette affaire est judiciairement terminée", a-t-on insisté au ministère, soulignant qu'une décision de classement par la commission des requêtes de la CJR n'est pas susceptible d'appel.  
Mais les censeurs du MRAP et ses semblables ne peuvent plus désormais faire obstacle à la censure de la libre expression des citoyens.



mardi 29 octobre 2013

"Parfois c’est vrai que je ne comprends pas tout" au gouvernement, lâche Delanoë avec les Français, après d'autres socialistes

Le maire sortant de Paris se verrait-il à Matignon?

Le gouvernement Zayrault enregistre un nouveau désaccord


Delanoë à Hollande:
tapette sur l'épaule 
Sournoisement, Bertrand Delanoë a émis un début de critiques à l'encontre du gouvernement. 
Sur i-Télé, le godillot a lancé : "Parfois c’est vrai que je ne comprends pas tout mais je leur fais confiance". Interrogé sur sa volonté présumée de devenir Premier ministre, le maire sortant de Paris n'a pas été plus clair : "Je ne souhaite pas exercer de responsabilité politique classique. Si je peux donner des coups de main, je le ferai."

Leonarda, autre coin dans la fissure socialiste

Son premier adjoint, 
Anne Hidalgo, candidate à la succession de Bébert Delanoë, a changé d'avis sur la gestion par Hollande de l'affaire Leonarda, une collégienne d'origine kosovare, en situation irrégulière mais néanmoins  scolarisée, et expulsée par Valls. 
Lundi matin sur France Inter, elle a expliqué qu'elle ne souhaite pas le retour en France de ses parents. Le 18 octobre, elle demandait pourtant "solennellement" son retour ainsi que celui de sa famille.
Elle a depuis mis les valeurs invoquées dans sa poche et son mouchoir par dessus, se justifiant sans vergogne de sa volte-face par un a priori répandu à gauche : "Choquée du manque de discernement de la police, je me suis élevée à ce moment là pour faire évoluer les choses."

Ecotaxe: Duflot appelle Borloo à se taire quand elle a parlé

Invité d'Europe 1,
Jean-Louis Borloo s'est permis de critiquer ce que le gouvernement Zayrault a fait de l'écotaxe. Il a d'ailleurs demandé au gouvernement de la "remette à plat". 
Cécile Duflot est aussitôt montée dans les tours, avec son smartphone, pour lâcher un tweet bouillant: "Là je crois que Jean-Louis Borloo a attrapé le pompon de la mauvaise foi : c’est lui et son cabinet qui ont monté le dispositif !", a-t-elle rappelé.
La gauche prétend que la droite se désintéresse de l'écologie, mais Duflot ne détricote pas son action...
Jean-Louis Borloo a été ministre de l’Ecologie de juin 2007 à  novembre 2010. Le prestataire technique Ecomouv a été choisi à l’époque de l’ancien gouvernement. Un appel à candidatures a été lancé le 31 mars 2009 par le ministère de l’Ecologie. Le cabinet de Jean-Louis Borloo a suivi le dossier. Si Nathalie Kosciusko-Morizet a signé le contrat en janvier 2011, l’appel d’offre a bien lieu sous Borloo. Duflot a pris le train en marche...
Et le gouvernement a reculé sur l'écotaxe, comme Hidalgo sur les expulsions: que reste-t-il de la crédibilité de la gauche ? Delanoë ne comprend plus rien.

Qu'ont-ils fait de l'écotaxe? 
Stéphane Le Foll a annoncé  dimanche soir des aménagements sur le sujet qui déchire notamment la Bretagne.  Conseiller officieux de François Hollande et maire socialiste breton de Quimper, Bernard Poignant, et non Duflot, qui a expliqué, dans Ouest-France,  l'impasse dans laquelle s'est engagé l'exécutif: "Nous ne pouvons la supprimer car cela joue pour la France entière. Un moratoire? C’est une autre façon de dire un abandon (…). Si nous nous privons de cette taxe, c’est un milliard en moins pour les travaux routiers et ferroviaires." Le stratège a poursuivi, circonspect : "Ne peut-on abaisser cette somme? Peut-on la compenser autrement? Comme le dit Pierrick Massiot, ne peut-on reporter la charge sur la grande distribution? Ma solution aurait été de créer une taxe et de la prélever par satellite! Mais ce que je vois aussi, c’est que les licenciés manifestent avec les licencieurs. C’est une bizarrerie des luttes sociales !" Delanoë n'est pas le seul à ne pas comprendre comment tourne le monde depuis le changement...
Une suspension annoncée qui laissera Duflot à son poste et une reculade de plus. Comme Valls sur la décision "inhumaine" de Hollande d'offrir l'asile à une adolescente tout en ostracisant sa famille, la Verte qualifiera sans doute de "générosité" l'abandon de Le Foll. Delanoë et Hidalgo  comprennent-ils toujours bien ?
Et le gouvernement a reculé sur l'écotaxe, comme Hidalgo sur les expulsions: que reste-t-il de la crédibilité de la gauche ? Delanoë ne comprend plus rien. 
La politique fiscale de Hollande accable le pays

Patron du Parti communiste et allié du second tour de la présidentielle,
 Pierre Laurent, a une nouvelle fois désavoué la politique fiscale du gouvernement, sur France Info : "Le problème, ce n'est pas l'impôt. C'est l'injustice de l'impôt."
L'extrême gauche a plus d'un fer au feu

Alors que Hollande se pavane sur le tarmac au retour des quatre otages libérés par les islamistes d'al-Qaïda, le travail parlementaire continue.

Alors que se délite le PS, le centre se retrouve

Le paysage politique serait-il en cours de restructuration?
Jean-Louis Borloo, patron de l'UDI, a publié les bans du Pacs de son parti avec le MoDem, la "semaine prochaine". "J'ai fait le pari de réunir toutes les familles centristes ; ce sera fait la semaine prochaine", le 5 novembre, a-t-il dit sur Europe 1. "François Bayrou et moi serons les deux leaders de ce mouvement", a-t-il précisé.
Depuis que, comme un malpropre - un vulgaire Mélenchon - Bayrou se sent rejeté des socialistes, il se déclare plutôt centre droit... Alors Borloo s'est vu obligé de définir brièvement la ligne politique de cette nouvelle formation : "On sera une alternative à la majorité actuelle. On veut un nouveau modèle de société." 


jeudi 10 octobre 2013

Impopularité de Hollande jusqu'en Auvergne et au-delà des sondages

Hollande a pris en Auvergne la mesure de la détestation qu'il inspire

François Hollande conspué  à Cournon d'Auvergne


A Cournon, la réalité dépasse la fiction des sondages 
Occultée par la presse, la jacquerie monte, tandis que Garot ricane
Occultée par la presse, la jacquerie monte, tandis que Garot ricane
François Hollande chahuté en arrivant à Cournon d'Auvergne
Le président de la République a été accueilli par des sifflets à son arrivée au Sommet de l'Elevage à Cournon d'Auvergne. 

Dure séquence pour le président Hollande, mais il l'a bien cherchée

Le candidat de la "gauche sociale" ne tient pas ses promesses de campagne et tape sur tout le monde, jusqu'aux retraités. Il est hué et sifflé partout sur son passage. Et les gloussements et caquètements à l'Assemblée font écho aux cris de colère de la population.

Cris, beuglements et hurlements

La visite  de François Hollande au sommet de l'élevage de Cournon d'Auvergne fut un pic de révolte populaire.
Après un trajet express par avion militaire, la presse présidentielle débarque dans ce mini-salon de l'agriculture au milieu de terres agricoles, et ici ça ne rigole pas. Les visites de touristes parisiens une fois l'an sont plutôt mal vues. 

A Cournon d'Auvergne, on ne marche pas sur de la moquette en escarpins : on a les pieds dans la boue et les mains caleuses; point de cheveux teints, de gel et de mains manucurées... 

Les services de l’Élysée ont organisé des pools très restreints tout au long de la visite. Les journalistes accrédités doivent porter des chasubles rouges pour se distinguer  de la foule des citoyens suspects.Seulement deux photographes sont autorisés à rentrer dans "la bulle" du président, "maître de guerre" au Mali, mais "planqué à l'arrière en France. D'ailleurs, a-t-il pris parti dans le conflit entre Duflot et Valls sur les Rom ? Le changement, c'est ça!

Bougon, Hollande ici en gilet jaune
en mission périlleuse de visite
des matelas Bultex

La France profonde est tenue à distance derrière des barrières, plus sûrement que les Rom par les frontières de Schengen.
Une fois exfiltré de sa garde rapprochée en costumes uniformément gris, François Hollande brise le cocon et se dirige vers les quelques mains de militants qui se tendent. Il les serre, se prête aux photos, sourit aux caméras. 

Des voix fusent qui réclament "Le Pen! Le Pen!" 
Mauvais signe. C'est une manifestation organisée et méprisable de l'extrême droite que Harlem Désir, premier secrétaire du PS,  désigné façon stalinienne et non pas élu, qualifiera de nazie
Le Président s'assombrit mais reste à échanger quelques mots avec les personnalités choisies, puis entraîne la troupe à l'abri du salon.

Les journalistes prennent pour le Président!
Tout ceci se fait dans la bousculade: nervosité de la sécurité politique et colère de l'habitant qui lui aussi veut participer à la concertation, pousse et invective. Nous nous faisons copieusement insulter, se plaint un journaliste de Libération, habitué de la cour présidentielle. C'est à chaque fois la même chose : "Oh mais, putain, les journalistes!! Vous emmerdez le mondeeeuu!" 
L'espace est saturé et l'atmosphère tendue. Les gens se pressent pour voir ce qui se passe mais semblent, dans le même mouvement, hostiles. "Y'a quoi là? Un ministre?"  Une femme répond "Hé! encore un parasite!" 

Hollande commence à prendre sa tête des mauvais jours. 
Il regarde, un peu anxieux, les centaines de regards hostiles qui le mitraillent, mais fait le "job". La sécurité qui a bien senti le malaise resserre les rangs et le président ne peut bientôt plus glisser une main par-dessus l'épaule d'un garde du corps pour la tendre vers le public: un vieux réflexe de politicien en campagne... 
Régulièrement des cris fusent. Une femme se tient sur le bord avec ses enfants : "Ils veulent serrer la main du président", assure une journaliste. La sécurité chargée d'éviter les incidents lui fait comprendre que c'est dangereux pour eux d'être là au milieu de la foule. Celle-ci se révèle tout à coup et traite le président de "dictateur !"

En se tenant aux abords, on entend les réflexions du public :
"Y a qui, là... Adriana Karembeu? Ah, ah, ah."
"Tu le vois? ben non..."
"En fait il est aussi petit que Sarkon non?..."
"Ben ouais"
«Les journalistes, c'est comme les brebis.»
"Avec De Gaulle c'était autre chose !"

Arrivés dans la hall des bovins, le parcours n'est plus balisé et le cortège officiel se fond parmi les bêtes et les agriculteurs.
Cela provoque la colère des exposants qui commencent à siffler copieusement le passage du président. Ils les huent tous, indistinctement. 
La foule s'échauffe, cela fuse de partout! Mais l'instinct grégaire transforme un premier sifflet de contestation en un sifflet de top départ d’insultes et de cris. La sécurité atteint la tension maximale. "Mais ce type il a jamais trait une vache!" "Dégage!" "Et les promesses François!" Et des "Oouuuuuuh Ouuuuuh!" se dégagent des beuglements des vaches.


Le politique poursuit tant bien que mal sa visite, s'attachant à écouter ceux qui veulent bien lui parler. 
Hollande n'entend plus rien de ses interlocuteurs compassés. Hollande n'entend plus que les quolibets et les injures. Il encaisse, mais s'abstient de toute petite blague. François Hollande et Stéphane Le Foll se tiennent encore plus raides. Ils serrent les lèvres. Ils entrelacent les doigts, en quête d'un regard bienveillant qui les réconforterait un instant, selon le photographe de Libération, Sébastien Calvet,  sur son blog. Mais les mouvements de foule précipitent sur le ring de présentation des bêtes les deux boeufs sous le joug. Alors, les cris redoublent. 
Le photographe n'a pas tout entendu: il n'est pas preneur de son !

Les confrères de la presse régionale n'ont pas couvert l'ensemble des lazzis: c'était du sport et "le sport rend sourd" a lancé la députée PS de l'Isère, Joëlle Huillier, 65 ans, à David Douillet, champion olympique et ancien ministre: c'est le comportement respectueux de la fonction dont est capable la gauche qui s'offusque qu'un élu exploitant agricole caquette pendant l'allocution d'une socialiste vêtue de cuir noir à l'Assemblée.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, préfère sortir discuter avec un agriculteur qui l'invective, sans témoins. 
Un militant amer lance au président: "Il faut s'occuper de nos retraites François!"
Le Président marque un temps d'arrêt et se tourne. Hagard, il jette un regard au sympathisant et lui répond: "Oui, oui, c'est ce qu'on fait." Il accompagne sa phrase d'un mouvement de bras qui est un geste de renoncement. 

Le départ des voitures à cocardes ramène le calme dans le hall agricole
Hollande respire, se rejoue la scène: trois heures d'enfer. Il se tord les mains, les triture, l'oeil en alerte. Vient le temps de l'analyse de ces heures passées à se faire insulter.

dimanche 29 septembre 2013

Duflot met le souk d'EELV à l'Elysée

Cécile Duflot contamine l'Élysée

La peste prend le dessus sur le choléra


Les socialistes n'en peuvent plus du harcèlement des Verts: de l'ultimatum de Pascal Durand à la dernière invective de la ministre du Logement sur la politique de Manuel Valls, notamment à l'égard des Rom.

Les Verts quittent le gouvernement, sixième épisode. 
Après la violente attaque de Cécile Duflot sur Manuel Valls jeudi dans la polémique qui les oppose sur les clandestins venus de Roumanie et de Bulgarie, la question de la présence des écolos dans la majorité n'a pas tardé à se poser à nouveau, mais cette fois directement à François Hollande. Le président de la République ne devait pas intervenir dans l'immédiat.

"Pas de commentaire", esquivait-on piteusement à l'Élysée. François Hollande devrait attendre lundi et profiter d'un déplacement à Cherbourg sur le thème des énergies marines renouvelables pour glisser un mot sur le sujet. Car chez les socialistes, qu'ils soient à l'Élysée, à Matignon, au gouvernement, au Parlement, Rue de Solferino ou à la base, une petite phrase tourne en boucle: "Ça a assez duré !"

Un lourd contentieux de guérilla

Il y avait déjà eu la
polémique sur la fiscalité verte dans le budget 2014 (septembre 2013), le coup de colère après le limogeage de Delphine Batho (juillet 2013), le coup de semonce des parlementaires écolos votant unanimement contre le projet de loi sur l'enseignement supérieur (mai 2013), les mises en garde face au rapport Gallois (novembre 2012), l'opposition à la ratification du traité budgétaire européen (septembre 2012)… À chaque fois, les Verts s'étaient posé la question du maintien de Cécile Duflot et de Pascal Canfin au gouvernement. Sans suite. 
Cohérent? "Ni plus ni moins que d'habitude. On les connaît, on fait avec. Ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux", soupirait récemment un député socialiste anonyme.

Menaces sur le pacte social 

Cette fois, Cécile Duflot est plus concrète: plus altermondialiste qu'écolo, c'est une activiste. En accusant Manuel Valls d'avoir mis "en danger le pacte républicain" sur les Rom, la ministre du Logement a implicitement rappelé le texte qui justifie la présence des écolos dans la majorité: l'accord de gouvernement passé entre le PS et Europe Écologie-Les Verts. Signé à l'époque entre Martine Aubry et Cécile Duflot, ce texte ne parle pas explicitement du dossier des Rom. En revanche, dans sa partie consacrée à "améliorer la vie quotidienne des Français", en réaction au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, les deux formations politiques dénoncent "la stigmatisation de certaines catégories de population" qui a "affaibli notre pacte social". Pour les socialistes et les écologistes, "la promesse républicaine, c'est l'égalité réelle des citoyens. Nous lutterons donc sans relâche contre toutes les formes de discrimination".

"En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas " décrète Cécile Duflot, ministre du Logement.
Dès lors que Cécile Duflot juge Manuel Valls hors pacte républicain et somme François Hollande de trancher, c'est la place des Verts au sein du gouvernement qu'elle lui demande de conforter, contre Manuel Valls, ou d'infirmer en la limogeant. "En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas", prévenait Cécile Duflot il y a un mois aux journées de rentrée des Verts.

Jusqu'à présent, le président de la République préférait maintenir les Verts dans sa majorité pour bénéficier d'une assise plus large que celle du seul PS et du petit PRG. Jusqu'à quand? Selon un sondage OpinionWay pour Metro, près de 70 % des Français jugent qu'Europe Écologie-Les Verts ne propose pas d'"alternatives politiques".
Duflot sera-t-elle limogée ?
Pour constater que nul n'est indispensable.