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lundi 2 novembre 2015

Clermont: un affrontement entre forains et "jeunes" a fait 7 blessés

Des tirs de carabine sur le champ de foire

Sept personnes, dont deux policiers, ont été blessées par des tirs de carabine à plombs
Plusieurs "dizaines" (?) de "jeunes" ont fait une descente sur une fête foraine à Clermont-Ferrand pour un règlement de comptes avec des forains, dimanche, selon des sources concordantes, selon l'AFP. Le Parisien cite un témoin qui déclare au quotidien La Montagne: "C'était impressionnant. Ils étaient 100 ou 150. Et tout de suite, on a entendu des coups de feu."

L'affrontement a commencé vers 13h30 quand des coups de feu ont été tirés au Luna Park installé depuis la mi-octobre dans la ville. Les pompiers sont intervenus et la police a bouclé le secteur en faisant évacuer le parc d'attractions.

Selon le maire PS de la ville, Olivier Bianchi, "l'histoire serait partie d'un contentieux de quelques jours entre des forains et des jeunes des quartiers nord de Clermont", qui aurait abouti "à une sorte d'expédition punitive".
Plus sérieusement, les "jeunes" venaient réclamer l’arrestation de l’agresseur présumé de l’un de leurs camarades, poignardé ici même jeudi dernier, rapporte France Info pour l'information du maire...

"Des personnes qui circulaient dans leur véhicule pour se rendre dans les restaurants alentours ont reçu des éclats de plombs." L'élu a souligné avoir pris immédiatement un arrêté de fermeture définitive du site, qui devait initialement "rester ouvert encore deux semaines".

"Deux policiers qui sont intervenus ont été blessés légèrement"

Deux jeunes de 13 ans et 15 ans qui ont été conduits à l'hôpital. Il s'agit d'un 'échange de plombs' entre des forains et une centaine de jeunes", ont indiqué pour leur part les pompiers, en évoquant "une situation tendue".

La police n'avait procédé à aucune interpellation dimanche
en milieu d'après-midi et s'est employée à ménager les belligérants sur place.

"La situation est revenue quasiment à la normale. Les jeunes gens sont repartis chez eux et les autorités, dont le préfet et le maire, sont en train de discuter avec les forains au sujet de la sécurisation du site", a ajouté dimanche en début de soirée une source municipale.

mercredi 21 mai 2014

SNCF: les régions prennent le pouvoir

Huit régions s’associent pour reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux

Sans attendre le vote du Parlement


L’achat et la maintenance des TER ne seront plus gérés longtemps par la société nationale. Les régions, qui ont acheté 1.500 trains depuis 2002 ne veulent plus se contenter du rôle de financeurs.

Une cascade de révélations concertées
Huit conseils régionaux ont décidé de se constituer en " association d’étude" d’ici à la fin de l’année afin de reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux. Cet objectif a été annoncé jeudi après midi, lors du congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF), mais aussi au lendemain de la révélation complice du Canard enchaîné que le gabarit élargi des nouveaux TER ne permet plus leur entrée en gare... 

Y a-t-il un conducteur dans le TER ?
Ces CR prennent d'autorité la décision de négocier directement avec les constructeurs de trains, le français Alstom, le canadien Bombardierl'entreprise privée française Lohr Industrie et les autres. Les coalisés, qui ont bien l'intention de rallier l’ensemble des régions françaises, revendiquent aussi la pleine propriété des matériels acquis. Les régions, qui sont responsables des trains express régionaux (TER) depuis la décentralisation de 2002, se satisfaisaient de subventions  nationales pour le financement des rames, laissant donc RFF propriétaire du réseau et intermédiaire dans les commandes de rames.

L’initiative des huit régions, toutes socialistes (Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, Bourgogne, Auvergne, PACA, Picardie, Ile-de-France), s’inscrit dans le cadre de la réforme ferroviaire qui devait être examinée par le Parlement début 2014. En juillet 2013, Frédéric Cuvillier, alors ministre délégué aux Transports, avait indiqué que "l'embouteillage" des projets de loi présentés en Conseil des ministres sacrifiait la présentation du texte devant celui-ci à la rentrée, avec un examen par l'Assemblée "le plus tôt possible"... En effet le printemps 2013 avait été dédié au sociétal et prioritairement à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, publiée au Journal officiel du samedi 18 mai 2013.  
Les visées des présidents de régions portent sur des volumes d’achat considérables. Depuis 2002, l'ensemble d'entre elles a acquis 1.500 trains représentant une dépense supérieure à 5,8 milliards d’euros. Et les commandes en cours portent sur 2,5 milliards d’euros. "Nous payons les lycées et nous en sommes les propriétaires. Pourquoi pas les trains ?", s’interroge Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et de la commission Transports de l’ARF. Et d’estimer que "cette pratique fait que nous avons 30 ans de retard sur les agglomérations et autres autorités organisatrices de transport."

La co-gestion de la SNCF manque de transparence  

Les collectivités instrumentalisent l'usager promettant de mieux définir les cahiers des charges "du point de vue voyageur." Jacques Auxiette estime que, sur cet aspect, les exigences de la SNCF sont trop ténues. En contrôlant les achats, les régions ne promettent pas d'éviter les ratés et les couacs de la SNCF, mais ont le sentiment qu’elles maîtriseront mieux les procédures d’achat, les délais, les coûts de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre, ainsi que la gestion de l’après-vente avec le constructeur. Car si la question de la maintenance des matériels reste à explorer, Jacques Auxiette évoque la possibilité que celle-ci soit directement assurée par les constructeurs, comme c’est le cas dans d’autres pays.

Au-delà de cette volonté de puissance, les régions accusent l’opérateur ferroviaire d'un manque de transparence. "Il ne faut pas que la SNCF le prenne mal, mais son calcul des coûts n’est pas toujours facile à expliquer", dénonce le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui souligne cependant que la maintenance des trains régionaux, "c’est une méchante servitude. La dépense devient très vite importante".

Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l’ARF, a également rappelé que Bordeaux a récupéré 260 millions d’euros en partie liés aux frais de siège après avoir audité le service de l’eau. "Il serait intéressant de faire la même chose avec la SNCF dont on ne voit pas à quoi servent ces frais de siège", ajoute-t-il. 
Jacques Auxiette avoue que la nouvelle association sera "le premier acte d’une modification des rapports entre la SNCF et les régions qui veulent assumer pleinement leur responsabilité."

Entraîner d’autres régions moins riches

Les régions moins favorisées par le tissu industriel ou le terrain seront moins ambitieuses.  Les entraîner ne sera pas forcément évident : "Il y a beaucoup de contraintes à prendre cette responsabilité en direct, estime un responsable technique d’une grosse région ferroviaire, à commencer par les relations avec les syndicats, ou encore la prise en charge de la maintenance. C’est un vrai métier, ce n’est pas le nôtre." Sans compter qu’en cas de train en panne ou de retard, il est plus commode pour un président de région de montrer la SNCF du doigt que de se retrouver en première ligne...

L’initiative des régions est "parfaitement légitime", selon le président de la SNCF, Guillaume Pepy, présent au congrès de l’ARF jeudi.  L’opérateur ne peinera pas à  se rendre indispensable et à vanter son expertise. Un expert proche de l’entreprise assurait jeudi que l’acquisition en direct du matériel roulant va nécessairement se traduire par une augmentation des spécificités des rames selon les régions, ce qui aurait pour conséquence de renchérir les coûts de maintenance.
Traqués par le fisc, le garagiste et la police sur les routes et autoroutes, les usagers n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.


jeudi 10 octobre 2013

Impopularité de Hollande jusqu'en Auvergne et au-delà des sondages

Hollande a pris en Auvergne la mesure de la détestation qu'il inspire

François Hollande conspué  à Cournon d'Auvergne


A Cournon, la réalité dépasse la fiction des sondages 
Occultée par la presse, la jacquerie monte, tandis que Garot ricane
Occultée par la presse, la jacquerie monte, tandis que Garot ricane
François Hollande chahuté en arrivant à Cournon d'Auvergne
Le président de la République a été accueilli par des sifflets à son arrivée au Sommet de l'Elevage à Cournon d'Auvergne. 

Dure séquence pour le président Hollande, mais il l'a bien cherchée

Le candidat de la "gauche sociale" ne tient pas ses promesses de campagne et tape sur tout le monde, jusqu'aux retraités. Il est hué et sifflé partout sur son passage. Et les gloussements et caquètements à l'Assemblée font écho aux cris de colère de la population.

Cris, beuglements et hurlements

La visite  de François Hollande au sommet de l'élevage de Cournon d'Auvergne fut un pic de révolte populaire.
Après un trajet express par avion militaire, la presse présidentielle débarque dans ce mini-salon de l'agriculture au milieu de terres agricoles, et ici ça ne rigole pas. Les visites de touristes parisiens une fois l'an sont plutôt mal vues. 

A Cournon d'Auvergne, on ne marche pas sur de la moquette en escarpins : on a les pieds dans la boue et les mains caleuses; point de cheveux teints, de gel et de mains manucurées... 

Les services de l’Élysée ont organisé des pools très restreints tout au long de la visite. Les journalistes accrédités doivent porter des chasubles rouges pour se distinguer  de la foule des citoyens suspects.Seulement deux photographes sont autorisés à rentrer dans "la bulle" du président, "maître de guerre" au Mali, mais "planqué à l'arrière en France. D'ailleurs, a-t-il pris parti dans le conflit entre Duflot et Valls sur les Rom ? Le changement, c'est ça!

Bougon, Hollande ici en gilet jaune
en mission périlleuse de visite
des matelas Bultex

La France profonde est tenue à distance derrière des barrières, plus sûrement que les Rom par les frontières de Schengen.
Une fois exfiltré de sa garde rapprochée en costumes uniformément gris, François Hollande brise le cocon et se dirige vers les quelques mains de militants qui se tendent. Il les serre, se prête aux photos, sourit aux caméras. 

Des voix fusent qui réclament "Le Pen! Le Pen!" 
Mauvais signe. C'est une manifestation organisée et méprisable de l'extrême droite que Harlem Désir, premier secrétaire du PS,  désigné façon stalinienne et non pas élu, qualifiera de nazie
Le Président s'assombrit mais reste à échanger quelques mots avec les personnalités choisies, puis entraîne la troupe à l'abri du salon.

Les journalistes prennent pour le Président!
Tout ceci se fait dans la bousculade: nervosité de la sécurité politique et colère de l'habitant qui lui aussi veut participer à la concertation, pousse et invective. Nous nous faisons copieusement insulter, se plaint un journaliste de Libération, habitué de la cour présidentielle. C'est à chaque fois la même chose : "Oh mais, putain, les journalistes!! Vous emmerdez le mondeeeuu!" 
L'espace est saturé et l'atmosphère tendue. Les gens se pressent pour voir ce qui se passe mais semblent, dans le même mouvement, hostiles. "Y'a quoi là? Un ministre?"  Une femme répond "Hé! encore un parasite!" 

Hollande commence à prendre sa tête des mauvais jours. 
Il regarde, un peu anxieux, les centaines de regards hostiles qui le mitraillent, mais fait le "job". La sécurité qui a bien senti le malaise resserre les rangs et le président ne peut bientôt plus glisser une main par-dessus l'épaule d'un garde du corps pour la tendre vers le public: un vieux réflexe de politicien en campagne... 
Régulièrement des cris fusent. Une femme se tient sur le bord avec ses enfants : "Ils veulent serrer la main du président", assure une journaliste. La sécurité chargée d'éviter les incidents lui fait comprendre que c'est dangereux pour eux d'être là au milieu de la foule. Celle-ci se révèle tout à coup et traite le président de "dictateur !"

En se tenant aux abords, on entend les réflexions du public :
"Y a qui, là... Adriana Karembeu? Ah, ah, ah."
"Tu le vois? ben non..."
"En fait il est aussi petit que Sarkon non?..."
"Ben ouais"
«Les journalistes, c'est comme les brebis.»
"Avec De Gaulle c'était autre chose !"

Arrivés dans la hall des bovins, le parcours n'est plus balisé et le cortège officiel se fond parmi les bêtes et les agriculteurs.
Cela provoque la colère des exposants qui commencent à siffler copieusement le passage du président. Ils les huent tous, indistinctement. 
La foule s'échauffe, cela fuse de partout! Mais l'instinct grégaire transforme un premier sifflet de contestation en un sifflet de top départ d’insultes et de cris. La sécurité atteint la tension maximale. "Mais ce type il a jamais trait une vache!" "Dégage!" "Et les promesses François!" Et des "Oouuuuuuh Ouuuuuh!" se dégagent des beuglements des vaches.


Le politique poursuit tant bien que mal sa visite, s'attachant à écouter ceux qui veulent bien lui parler. 
Hollande n'entend plus rien de ses interlocuteurs compassés. Hollande n'entend plus que les quolibets et les injures. Il encaisse, mais s'abstient de toute petite blague. François Hollande et Stéphane Le Foll se tiennent encore plus raides. Ils serrent les lèvres. Ils entrelacent les doigts, en quête d'un regard bienveillant qui les réconforterait un instant, selon le photographe de Libération, Sébastien Calvet,  sur son blog. Mais les mouvements de foule précipitent sur le ring de présentation des bêtes les deux boeufs sous le joug. Alors, les cris redoublent. 
Le photographe n'a pas tout entendu: il n'est pas preneur de son !

Les confrères de la presse régionale n'ont pas couvert l'ensemble des lazzis: c'était du sport et "le sport rend sourd" a lancé la députée PS de l'Isère, Joëlle Huillier, 65 ans, à David Douillet, champion olympique et ancien ministre: c'est le comportement respectueux de la fonction dont est capable la gauche qui s'offusque qu'un élu exploitant agricole caquette pendant l'allocution d'une socialiste vêtue de cuir noir à l'Assemblée.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, préfère sortir discuter avec un agriculteur qui l'invective, sans témoins. 
Un militant amer lance au président: "Il faut s'occuper de nos retraites François!"
Le Président marque un temps d'arrêt et se tourne. Hagard, il jette un regard au sympathisant et lui répond: "Oui, oui, c'est ce qu'on fait." Il accompagne sa phrase d'un mouvement de bras qui est un geste de renoncement. 

Le départ des voitures à cocardes ramène le calme dans le hall agricole
Hollande respire, se rejoue la scène: trois heures d'enfer. Il se tord les mains, les triture, l'oeil en alerte. Vient le temps de l'analyse de ces heures passées à se faire insulter.

mercredi 21 août 2013

Valls, sifflé par des comédiens à Aurillac

Pour Valls, l'air d'Auvergne était malsain 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a été hué par des comédiens dans le centre d'Aurillac, Cantal
où se tient depuis mercredi le festival international de théâtre de rue.

Des intermittents reconnaissants  
"On est tous des Roms !" ou "Valls fasciste !", ont scandé les comédiens au passage du ministre, impassible, qui constate l'étendue de sa popularité ! Tant d'efforts pour cette infamie !   .

Le chouchou du président suit le même sort
"Ce festival est une ode à la culture, au terroir, et j'avais envie depuis longtemps de partager votre engagement", a dit aux organisateurs Manuel Valls. C'est fait !

Mais ce n'est pas fini...

samedi 6 novembre 2010

Le torchon brûle entre les régions et le gouvernement

L'Association des régions de France serait-elle totalitaire ?

Rien ne va plus entre les régions de gauche et le gouvernement

L'ARF se vide
Les trois conseils régionaux gérés par la droite - sur 26 au total - ont quitté leur association commune, l'ARF, et aucun ministre n'a participé à son congrès annuel vendredi.
Le président de la région Réunion Didier Robert (UMP) et celui de la Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG élu avec le soutien de l'UMP) ont annoncé leur départ de l'ARF.
Ils suivent l'exemple du président d'Alsace, Philippe Richert (UMP), qui avait présenté son initiative mercredi et préside depuis septembre une nouvelle association rivale, l'Association des élus de régions de France (AERF).

Le président PS de l'ARF polémique

Alain Rousset, le camarade président, a aussitôt accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "imposé" à La Réunion et à la Guyane de quitter l'association.
"Le président de la République a convoqué hier (jeudi) les présidents de région de droite pour leur imposer de démissionner de l'ARF", a commenté M. Rousset en marge du congrès. "Jamais un tel geste n'a eu lieu", a-t-il admis.
Rousset est un mal-aîmé! Il observe en effet que, pour la première fois, aucun ministre n'a participé au congrès. "Une invitation a été envoyée au Premier ministre qui nous a répondu de manière très républicaine qu'il ne pourrait pas venir, mais il ne nous a pas dit par qui il serait remplacé", a-t-on déploré à l'ARF. Le rapporteur de la commission des lois à l'Assemblée Gilles Carrez (UMP) ne suffit sans doute pas à flatter la vanité du président de l'ARF et qu'il ait participé à une table ronde ne flatte pas son ego.

Comme pour confirmer que l'affaire n'est qu'un moyen pour Rousset de marquer sa réélection à la présidence en avril 2010, son principal rival au sein de l'ARF s'est également saisi de ce sujet pour se donner quelqu'importance après son échec. "C'est une honte qu'il n'y ait aucun représentant de l'Etat", a dans l'indifférence générale estimé Michel Vauzelle (PS), le président de PACA, région n'a toujours pas changé de nom. Dans La Provence du 22 mars dernier, Michel Vauzelle avait avoué s'intéresser de très près à l’Association des régions de France (ARF). "Je vais en briguer la présidence, avait-il indiqué. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy." Qui a dit que l'ARF ne fait pas de l'anti-sarkozysme primaire ? (lien)

Le président de la région Auvergne, René Souchon (PS), en a aussi profité pour s'en prendre Brice Hortefeux ou Alain Marleix, puisqu'ils représentent des menaces régionales d'envergure, en tant qu'élus du Conseil régional. Malgré leurs nombreux engagements, respectivement en qualité de ministre de l'Intérieur et de secrétaire d'Etat aux collectivités, il leur fait le procès de leur absence à ce congrès.

Jean-Paul Huchon (PS, Ile-de-France) n'a pas manqué de perspicacité en expliquant que la défection que les régions sont majoritairement à gauche depuis 2004. Mais il n'a pas noté que ce congrès est le dernier d'une association appelée à disparaître.

Mort programmée des Régions


Le seul objectif de la réforme territoriale, actuellement à l'étude au Parlement, "est la création du conseiller territorial" qui doit remplacer à partir de 2014 conseillers généraux et régionaux, "ce qui va aboutir à la disparition de la région qui perd ses outils et ses élus", a expliqué le nostalgique Martin Malvy (PS, Midi-Pyrénées).

Face aux critiques de mauvaise gestion formulées contre les régions de gauche (lien PaSiDupes), M. Malvy a souligné qu'"elles disposent de plus de 2 milliards d'euros d'autofinancement net". Il a prétendu que les milliards allaient disparaître avec la réforme, comme si les Conseils territoriaux devaient pouvoir s'en passer. Bizarre encore, puisqu'en 1998 les membres de cette association voulurent "mettre en commun les expériences vécues dans les régions avec le transfert des compétences décidé par les lois de décentralisation".
Cette réforme sera remise en cause après l'élection présidentielle de 2012 en cas d'alternance, a prévenu J.-P. Huchon.

Ségol'haine Royal s'est encore faite porter pâle. Mais l'absence de la présidente de Poitou-Charentes n'a créé aucun manque. Elle souffrirait d'une angine blanche et diplomatique mais ses camarades présidents ne souffrent pas de son absence: les messages de prompt rétablissement n'affluent pas.

Le PS n'est pas à une contradiction près

Ceux qui vont mourir te saluent
Pour François Bonneau (région Centre), la "décentralisation" serait, paradoxalement, à la fois "une volonté de pouvoir extrêmement personnel", et "une vision où tout doit être marchandisé", parce que "l'Etat veut moins d'action publique".
M. Rousset a jugé que les difficultés avec l'Etat ne sont pas un problème gauche-droite: "c'est un problème girondins-jacobins, la décentralisation et la modernisation, contre la ringardise et la régression".

Principales réformes du territoire
C'est à l’Assemblée constituante que nous devons les modalités d’un nouveau découpage territorial de la France, le premier, en 1789, tandis que la loi du 21 mai 1790 créa le Conseil général de la commune de Paris. Déjà la soif de pouvoir ?
La Constitution du 22 frimaire an VIII maintint le département, mais son administration fut profondément modifiée et la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) institua les préfets, nommés et révoqués par le Premier Consul, puis par l’Empereur.
Sous la Ve République, apparaissent les vingt et un préfets de région, par décrets du 14 mars 1964 et la région parisienne est réorganisée en 8 départements par la loi du 10 juillet 1964. La réforme territoriale est donc un long processus qui n'a pas été engagé aujourd'hui pour déplaire au PS d'Aubry.

Enfin, les lois de décentralisation datent de ...mai 1981 et mars 1983.
Le gouvernement de Pierre Mauroy, premier ministre et maire de Lille,
et de son ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Gaston Defferre,
maire de Marseille les font voter. Elles créent une nouvelle catégorie de collectivités locales : les régions.

En Régions, la gauche ne respecte pas la minorité

Depuis les dernières élections régionales en mars, 23 régions sur 26 sont gouvernées à gauche, tandis que l'Alsace, la Réunion et la Guyane sont à droite.
En annonçant son départ de l'ARF, M. Richert avait reproché à l'association de n'être plus qu'"une amicale d'opposition au gouvernement". Depuis les dernières élections régionales, elle est devenue une officine militante anti-gouvernementale dont la seule raison d’être est la critique systématique de l’action du président de la République.Cette attitude est notamment incarnée par M. Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire."

mercredi 4 juin 2008

Brice Hortefeux, candidat aux Européennes 2009

Le ministre sollicitera le renouvellement de son mandat européen
Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement du gouvernement François Fillon, a annoncé dimanche 1er juin qu'il sera candidat aux élections européennes de juin 2009. "Je serai candidat au renouvellement du mandat qui était le mien avant que j’entre au gouvernement", a-t-il dit lors du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".
Interrogé sur son maintien au gouvernement s'il est élu au Parlement européen, Brice Hortefeux a répondu que « ce sera la décision du président de la République ».

Homme de cabinet, Brice Hortefeux se présente pour la première fois à un suffrage populaire comme tête de liste UMP dans la circonscription Massif-Central Centre en 2004. Sa liste est alors devancée par celle du Parti socialiste mais il est néanmoins élu et siège au Parlement européen, alors qu’il n’a encore jamais été ministre. Ce sera du 2 juin 2005 au 15 mai 2007, en qualité de ministre délégué aux collectivités territoriales auprès du ministre d'État (ministre de l'intérieur) dans le gouvernement Dominique de Villepin.
Son assise régionale est ancienne.
Il est, depuis 1992, élu au Conseil régional d'Auvergne, jusqu'en 2004, et entre 1998 et 2004 président de la Commission des finances et rapporteur du budget du Conseil régional d'Auvergne.
Il a succédé en 1999 au Parlement européen à Nicolas Sarkozy, démissionnaire.
Il est réélu conseiller régional d'Auvergne lors des élections régionales des 21 et 28 mars 2004, sur la liste d'union UMP-UDF conduite par Valéry Giscard d'Estaing (région d'Auvergne, section départementale du Puy-de-Dôme).
Puis il mène la liste UMP-UDF pour les élections européennes de juin 2004 dans la circonscription Massif central-Centre.
Après sa nomination au gouvernement en juin 2005, il met fin à son mandat de député européen au sein du Groupe du PPE-DE. Jean-Pierre Audy, troisième sur la liste de 2004, lui succède.
Le 30 novembre 2007, par un communiqué envoyé au journal La Montagne, il renonce à se présenter à l'élection municipale à Clermont-Ferrand en mars 2008, dans le respect du nom cumul des mandats.