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mercredi 25 janvier 2017

L'usine de sèche-linge Whirlpool ne tournera plus à Amiens en 2018

Les licenciements de plus de 300 salariés sont programmés pour l'après-présidentielle...

Whirlpool a annoncé la fermeture de son usine amiénoise au 1er juin 2018. 

L’usine de sèche-linge Whirlpool basée à Amiens depuis 70 ans emploie actuellement 290 salariés et 250 intérimaires. Sans oublier les 56 salariés du sous-traitant Prima installé in situ. Pour une production d’un peu plus de 1.300 pièces par an.
Le site de 17.000 m2 a compté jusqu’à 1.300 salariés au début des années 2000 avant une succession de plans sociaux (2002, 2005 et 2008). A l’époque, l’usine produisait des sèche-linge, mais aussi des lave-linge.

En 2014, la multinationale américaine a racheté l’Italien Indesit et engagé une réflexion sur son organisation en Europe. En 2016, elle a ainsi mis en place un nouveau plan social qui concernait, cette fois, la fusion des sièges sociaux à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Ce mardi 24 janvier, les salariés de l’usine de sèche-linge Whirlpool d’Amiens ont appris que l’activité cessera au 1er juin 2018. La production amiénoise sera transférée à Lódz, en...Pologne, a annoncé la multinationale américaine, géante de l’électroménager aux plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Whirlpool a justifié cette restructuration au nom "de la sauvegarde de (sa) compétitivité", dans un contexte "de plus en plus concurrentiel". Une nouvelle accueillie par des cris de colère et des pleurs dans l’usine.

Fonctionnant en intersyndicale, comme à chaque crise traversée, les représentants du personnel jouent collectif. 

(Photo DOMINIQUE TOUCHART)

Les représentants du personnel, réunis en intersyndicale, ont fustigé la décision du groupe. *
"L’épée de Damoclès nous est tombée sur la tronche, lâche Frédéric Chantrelle (CFDT, proche du pouvoir socialiste). Tout le monde est sur le cul. Cette multinationale gagne des milliards, nous fait trimer comme des fous et voilà ce que l’on récolte. C’est une honte de fermer un site industriel comme ça, qui a plus de 70 ans." Whirlpool précise qu’aucune suppression d’emploi n’aura lieu cette année, année électorale (présidentielle et législatives) et qu’il fera "tout son possible pour rechercher des solutions appropriées pour les salariés, pour la réindustrialisation du site, et pour trouver un repreneur."
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Un engagement qui ne convainc pas les syndicats. " On ne croit pas à la venue d’un repreneur, coupe F. Chantrelle. En 2015, la présidente de Whirlpool Europe a présenté une carte des nouveaux sites industriels où l’usine amiénoise n’apparaissait pas. Déjà… Elle nous a répondu que c’était une erreur. On se rend compte aujourd’hui qu’elle nous a bien roulés dans la farine !"

François Gorlia (CGT) est du même avis. "On attendait une mauvaise nouvelle mais pas aussi violente, commente-t-il. Comment voulez-vous retourner travailler sereinement jusqu’en juin 2018 après ça ? Ce sera dur pour les salariés et on a fait comprendre à la direction qu’elle n’a pas intérêt à leur mettre la pression, sinon ça va mal tourner !" a-t-il menacé. Peut-on s’attendre à un mouvement de grève ou d’autres actions ? " On y réfléchit", répond-il.

Cécile Delpirou (CFE-CGC) – la première à avoir donné l’alerte – ne cache pas sa colère.  Sa rapide mobilisation a vraisemblablement permis un report de la fermeture mais " c’est une faible consolation", dit-elle. La secrétaire du comité d’entreprise n’hésite pas à parler d’ "arrogance américaine", persuadée que Whirlpool s’inscrit dans la même veine que Goodyear (Amiens) et Continental (Clairoix dans l’Oise), qui ont fermé "uniquement pour des raisons de rentabilité financière".
Et, globalement, qui ont échoué dans le reclassement des salariés. " On va se battre mais aujourd’hui, nous n’avons pas prévu d’actions coup de poing. Des salariés me disaient qu’ils avaient déjà du mal à finir le mois, ils ne peuvent pas perdre de l’argent en plus", souligne Cécile Delpirou, qui attend une aide des pouvoirs publics, même si "je ne crois plus au Père Noël depuis longtemps".

700 licenciement à Continental  Clairoix
Incompréhension et amertume dominent chez bon nombre de salariés interrogés. " En 2016, l’usine a prouvé qu’elle pouvait avoir de bons résultats (800.000 pièces). On s’aperçoit que la fusion avec Indesit n’a pas apporté les résultats escomptés. Cette fermeture intervient seulement pour rassurer les actionnaires. A notre détriment", commente Ludovic Creusé (CFE-CGC).



A Saint-Nazaire, le repreneur italien du Chantier naval fait peur aux syndicats de STX.

jeudi 24 septembre 2015

Régionales 2015: Christophe Porquier prend aussi la porte d'EELV

Réactions de rejet du PS en vue des Régionales 2015

L'un des pionniers de l'écologie politique en Picardie 
a décidé de quitter son parti

Christophe Porquier devait mener la liste écologiste dans la Somme mais il n'avait pas rassemblé la gauche avec une alliance de l'extrême gauche, face à la montée du Front National. 

Nicolas Dumont, maire socialiste d'Abbeville réagit sans surprise

Vice-président du Conseil régional de Picardie, il soutient Christophe Porquier en appelant "au rassemblement dès le premier tour"...
VOIR et ENTENDRE son appel à la raison:


Conseillère régionale EELV et déléguée à la coopération, Michèle Cahu quitte aussi EELV pour continuer à donner du sens à son engagement politique...
"Plus que jamais écologiste, adhérente depuis 8 ans, je ne suis plus en accord avec l'orientation stratégique et politique d'EELV Picardie, sur la forme, alliance PG annoncée avant le vote de l'AG et sur le fond. Je ne peux m'associer à la décision d'EELV de partir divisés au premier tour, avec une alliance exclusive PG et d'arriver "émiettés" au deuxième avec tout ce que cela comporte d'imprévisible et de risque si nous n'avons pas su créer une dynamique de rassemblement à gauche dès le début."
Tête de liste des écologistes pour la grande région Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau,  dénonce de son côté,"une manoeuvre de sabotage complet". 

Michel Guiniot, président du groupe FN au Conseil régional de Picardie, annonce dans un communiqué de presse que Christophe Porquier "tente tout simplement de sauver son poste d’élu puisqu’au regard des très mauvais sondages, les Verts devraient tomber dans les oubliettes de la vie politique !


La crise à Europe Ecologie Les Verts dure depuis le 12 septembre 2015. Réactions politiques après la démission de Christophe Porquier

Réunis à Lille le samedi 12 septembre, les militants EELV des deux régions étaient appelés à se prononcer sur la stratégie des écologistes aux prochaines élections régionales en décembre prochain. 
A une écrasante majorité de 74,4%, les militants écologistes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie ont décidé de rejeter toute alliance avec le Parti Socialiste, une motion portée par Sandrine Rousseau.

La député de la Somme, Barbara Pompili, annonce rester à EELV - alors que son mari a claqué la porte - mais qu'elle "ne soutiendra pas le chef de file régionale Sandrine Rousseau" qui lui crée des difficultés pour une éventuelle entrée au prochain gouvernement Valls.

Cette position qui ne fait pas que des heureux du côté picard... 
Christophe Porquier, alors tête de liste de la Somme, n'avait pas souhaité se joindre à la photo de famille des candidats, ne sachant pas s'il resterait dans la campagne...

mercredi 19 août 2015

Pompili (EELV) envisage une scission du parti sur le problème de la participation d'EELV au gouvernement Valls

Le grand écart des Verts aux Régionales met EELV en péril

La députée d'Europe Ecologie-Les Verts Barbara Pompili ne sait pas si son parti parviendra à conserver son unité

Barbara Pompili, prête à pactiser avec Valls, le libéral démocrate, 
en présence de J.-V. Placé, regard fuyant, en avril 2014 à Matignon
Le parti est en effet tiraillé entre partisans et adversaires d'une participation au gouvernement. Alors que François Rebsamen a préféré le quitter, au vu des échecs de la politique du chômage de Hollande et Valls, certains Verts, tels J.-V. Placé, François de Rugy ou... Barbara Pompili rêvent de maroquin. 
"Nous vivons un moment crucial. Il peut y avoir une tendance au repli et à l'exclusion de toute pensée qui s'écarterait d'une ligne que certains [Duflot et Cosse] voudraient. J'espère me tromper", ajoute, avec force circonvolutions langagières,  la co-présidente du groupe écologiste EELV  à l'Assemblée, alors que s'ouvrent les journées d'été du mouvement à Villeneuve d'Ascq (Nord).

Exemple emblématique du "je t'aime, moi non plus" entre le PS et EELV
La candidature de la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, face à Claude Bartolone, démissionnaire apparent de son poste au perchoir de l'Assemblée nationale,
,
"La plupart des élus écologistes sont pour un retour au gouvernement"

On l'a compris, Mme Pompili n'en peut plus d'attendre un coup de fil de l'Elysée, en admettant que ces élus-là "égrènent chacun leurs conditions".
Pour Pompili, les écologistes doivent participer au gouvernement pour "pouvoir peser" et exister en tant que parti, ce qui passe par "un contrat"."Si on veut de l'écologie dans les politiques publiques, il faut que les écologistes soient dans tous les lieux de décisions", prétend-elle, estimant que l'écologie est le domaine réservé d'Europe Ecologie-les Verts. 
 
Mme Pompili rappelle par ailleurs l'attachement de sa formation à un mode de scrutin proportionnel.
"Le fait que le FN ne soit pas à l'Assemblée nationale [du fait du mode de scrutin majoritaire] au regard du niveau de son électorat est un problème. Je le dis sans tabou. Quand on veut lutter contre le FN, on ne peut pas le faire avec des artifices de procédure mais sur le fond", relève-t-elle.

La députée de la Somme sait son siège menacé par un Front national en pleine expansion dans le Pas-de-Calais de sa naissance, un département historiquement socialiste ébranlé par les affaires Jean-Pierre Kucheida  à Liévin ou Gérard Dalongeville à Hénin-Beaumont, dont la mairie a été soustraite au PS par le FN.

Compagne d'un ex-conseiller principal d’éducation en lycée (CPE), Christophe Porquier (ancienne tête de liste EELV pour les élections régionales, ci-contre à droite), vice-président EELV du Conseil régional de Picardie présidé par Claude Gewerc, un courtier juif en tissus pour la haute couture, né en Allemagne et proche de Laurent Fabius, et condamné en 2010 pour diffamation envers son adversaire Maxime Gremetz, Pompili est en recherche d'une stature nationale pour faire face à la montée régionale du FN.
Le duel annoncé aux régionales 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie opposera Marine Le Pen (FN) au candidat du parti Les Républicains, Xavier Bertrand.

samedi 19 juillet 2014

Martine Aubry part en guerre contre la réforme territoriale de Hollande

Aubry refuse l'association de régions pauvres

La maire PS de Lille critique les choix de François Hollande sur la réforme territoriale

Tandis que Hollande n'aime pas les riches, Aubry n'aime pas les pauvres...

La fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie est une "aberration économique et sociale", a déclaré vendredi Martine Aubry.
On était soulagé de ne plus entendre l'ex-patronne du PS mais, connue pour son agressivité, la rivale de François Hollande à la primaire socialiste en 2011 a ouvert les hostilités contre le chef de l'Etat sur le sujet de la réforme territoriale.

La maire PS de Lille et d'autres élus d'Alsace ou encore de Normandie désapprouvent le redécoupage en 13 régions métropolitaines
, contre 22 aujourd'hui, prévu dans l'article clé de la réforme territoriale voté par les députés vendredi matin.

La carte ainsi remodelée ajoute le Limousin et le Poitou-Charentes à la dynamique Aquitaine et la Champagne-Ardenne à la riche région Alsace-Lorraine, mais associe la terne Picardie à la région défavorisée du Nord-Pas-de-Calais.

"Nous voulons avoir le temps de porter une grande réforme qui ait un sens". 

"
Nous sommes pour une grande, voire une très grande région, mais nous voulons avoir le temps de regarder les choses", a atermoyé l'"amère Aubry lors d'une conférence de presse à Paris.

Un tel projet se construit "avec cohérence et vision, pas par petits bouts"
, a-t-elle asséné, sous-entendant l'incohérence et la pusillanimité du gouvernement socialiste.

"Nous sommes en colère sur la forme, a-t-elle clamé, les joues en feu. Sur le fond, nous voulons aller plus loin", a insisté l'ancienne première secrétaire du PS, entourée de huit autres élus de la région Nord-Pas-de-Calais.

Sortant de sa bouderie depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, elle a argumenté sur la fusion prévue entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie. "Deux régions pauvres n'ont jamais fait une région riche", a-t-elle admis. "Ce n'est pas parce qu'on est plus grands qu'on est plus forts".

La Ch'tite Aubry a aussi regretté la méthode employée
Elle dénonce l'absence de concertation, la politique du fait accompli de la présentation aux députés, mardi dernier, d'une carte de 13 régions différente de celle présentée début juin par l'Elysée, qui en comptait 14.
"Personne ne nous a dit qu'on allait regrouper immédiatement alors qu'on travaillait sur d'autres hypothèses", a déploré l'élue, qui a évoqué la possibilité de créer à terme une "très grande région" comprenant le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. 

Aubry défend le droit de chacun à ses origines...

L'Assemblée doit se prononcer le 23 juillet par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi.
Martine Aubry compte d'ailleurs sur le Sénat pour  amender le texte, estimant que les régions ont besoin de deux ans de réflexion, jusqu'en 2016, pour établir une carte définitive.

"On n'est pas en train de faire du Monopoly ou du Sim's City. On touche aux origines de chacun", a-t-elle plaidé.

Le maire UMP de Tourcoing, a désapprouvé la démarche de Martine Aubry, qui se sert selon lui de l'avenir des régions "pour régler ses comptes au PS". Gérald Darmanin juge en effet "évident" une fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

La carte des nouvelles régions irrite d'autres élus 

Après la droite alsacienne mardi, les socialistes Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, et Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, ont écrit à Manuel Valls, le Premier ministre, pour dénoncer le projet de fusion surprise de leurs régions avec Champagne-Ardenne.

Jean-Pierre Masseret juge "inacceptable que l'Alsace et la Lorraine soient la variable d'ajustement d'une carte, certes difficile à construire".

Le maire de Strasbourg rappelle de son côté le "large consensus" qui s’était exprimé dans les deux régions en faveur d’une fusion de l'Alsace et de la Lorraine, "qui correspond à une réalité historique, géographique et économique". Il n'en est pas de même de la pièce rapportée de Champagne-Ardennes.

"Le revirement gouvernemental, sans la moindre concertation avec les intéressés, nous a complètement interloqués", dit Roland Ries.

Dans une lettre au Premier ministre, sept parlementaires bas-normands de droite estiment pour leur part que Caen serait "grandement en danger" si elle perdait sa fonction de capitale au profit de Rouen lors de la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie.

jeudi 12 juin 2014

Des intermittents offrent un happening dénudé à Filippetti

Spectacle de rue interdit aux moins de 13 ans pour Aurélie Filippetti en Picardie

Aurélie Filippetti a eu droit à un comité d'accueil viril
Des intermittents nus mardi 10
devant le Familistère de Guise (02) 
alors qu'elle sortait de l'inauguration d'une série d'expositions au Familistère de Guise. Une trentaine d'artistes et d'acrobates lui ont offert le spectacle d'une pyramide humaine entièrement nue. Leur façon de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de l'assurance chômage risque de plonger les intermittents.

Interpellée, la ministre a précisé qu'aucune décision ne sera prise avant une quinzaine de jours. 
Elle a également annoncé la venue prochaine dans la région de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu qui, selon certains, menace de prendre part au spectacle.

A Châlon-en-Champagne, quatre compagnies ont annulé leur spectacle programmé à partir de mardi dans le cadre du festival d'arts de la rue "Furies" et ont décidé de le remplacer par une information auprès du public.

VOIR et ENTENDRE le "happening" des intermittents à Guise publié sur le site de l'Union Ardennais

Une concertation prévue "au début de l'été"
La concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux sur les intermittents, prévue cet automne, sera avancée "au début de l'été", a indiqué la ministre en rétropédalage. Répondant à une question du député Front de Gauche Patrice Carvalho, Aurélie Filippetti a assuré que le gouvernement avait "entendu les inquiétudes" exprimées par des parlementaires et le monde du spectacle sur le dossier des intermittents. 
Des intermittents nus devant le Familistère de Guise (02) mardi
Le médiateur nommé ce week-end par le gouvernement, le député socialiste Jean-Patrick Gille "aura la lourde tâche d'évaluer les effets de l'accord du 22 mars, de faire des propositions pour résoudre les difficultés éventuellement posées par cet accord, de trouver les moyens pour organiser la concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux", a-t-elle détaillé.

Ce que prévoit la nouvelle convention chômage

La nouvelle convention chômage, validée le 22 mars par le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC), doit être examinée le 18 juin par le Conseil national de l'emploi, avant une signature projetée fin juin par le ministre du Travail, Michel Sapin.

Elle prévoit des économies sur le régime d'indemnisation des techniciens et des artistes du spectacle, qui font monter la tension pour obtenir du gouvernement qu'il ne la signe pas et qui menacent de perturber la saison des festivals.
VOIR et ENTENDRE le point mitigé effectué par François Lenglet, chroniqueur proche du gouvernement:

Les artistes réclament l'intervention de l'Etat, car
ils se mobilisent contre une future réforme d'un régime qui ne dépend pas de l’État mais des partenaires sociaux, les syndicats et le patronat.
En mars dernier, ces derniers ont décidé plus de rigueur dans les règles d'indemnisation des cadres en même temps que ceux des intermittents du spectacle. En effet, le déficit d'artistes en surnombre est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros: la mise en place d'une réforme est donc nécessaire pour rééquilibrer le tout, quitte à écarter des techniciens attirés par un régime d'indemnités extrêmement favorable.

Les grévistes veulent revenir sur l'accord passé pour revenir à l'ancien régime. Il était très favorable aux intermittents par rapport aux conditions des travailleurs normaux. Pour exprimer leur mécontentement, ils menacent de s'en prendre en otages, voire d'exécuter, les manifestations estivales qui contribuent grandement à l'attractivité touristique de la France.

Au Printemps des Comédiens à Montpellier, le mouvement de grève entamé il y a une semaine a été reconduit et s'est étendu à des troupes programmées pendant le festival. A Toulouse, il affecte le festival de musiques du monde Rio Loco et huit théâtres.
A Avignon, O. Py a repris ses jacasseries. 
Après avoir dénoncé la menace FN sur le Festival lors des municipales, il envisage à nouveau le pire, du fait de la CGT...