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lundi 6 juillet 2020

Lille: deux recours contre l'élection de Martine Aubry


Les listes LREM et EELV contestent les résultats

Arrivées de peu derrière la liste de la maire sortante socialiste, elles ont déposé des réclamations au tribunal administratif de Lille.


Dans un contexte d’abstention record (68,27%), l’élection de Martine Aubry (40%) n'est pas gagnée.
La liste Stéphane Baly, EELV, 39,41%, distancée de seulement 227 voix au second tour, et celle de Violette Spillebout, LREM, 20,59%, ont déposé un recours vendredi. Un lapsus de Martine Aubry en dit long sur ses sueurs froides: dans son discours de ré-élection à son quatrième mandat, elle a rendu hommage aux maires "qui lui ont succédé"...
 
Des signatures d’électeurs sensiblement différentes entre le premier et le deuxième tours ont décidé les Verts à aller au recours. Pour ces municipales, il y a eu deux registres d’émargement, alors que d’habitude, les électeurs signent sur la même ligne pour les deux scrutins. "La mairie nous a expliqué que pour intégrer les électeurs ayant atteint 18 ans entre les deux tours, il était plus simple de faire un autre registre", indique le porte-parole d’EELV à Lille, Dominique Plancke. Il évalue à quelques dizaines les paraphes dissemblables d’un livre à l’autre. "Les gens ont peut-être décidé de changer de signature pendant le confinement ?" ironise-t-il. Plus sérieusement, il pointe "un contrôle d’identité altéré", avec le port du masque obligatoire et des cartes d’identité présentées à distance, autant de précautions sanitaires, mais aussi la difficulté pour les assesseurs de confronter les signatures des deux tours.

Il évoque encore d’autres anomalies, comme des bulletins déclarés nuls suite à des erreurs de présidents de bureaux de vote, des procès-verbaux pas toujours bien remplis, et des procurations refusées. "C’est le tableau d’ensemble qui nous interroge", précise-t-il, refusant de voir ce recours comme politique, mais bien comme purement technique. 

"Nous avons le sentiment qu’il y a proportionnellement plus d’anomalies à Lomme qu’ailleurs, sans que nous en tirions pour l’instant des conclusions définitives", distille-t-il cependant. Cette commune associée à Lille, fief socialiste, a fait l’élection, en donnant 600 voix d’avance à Martine Aubry, alors qu’elle était battue dans Lille intra-muros et à Hellemmes.
 
Dominique Plancke dénonce tout de même l’ambiance électrique de la dernière semaine avant le vote, avec en exemple le mail pro-Aubry envoyé par Meriem Amouri, présidente de l’association qui gère le projet d’initiative citoyenne lillois, anciennement fonds de participation des habitants, à 270 associations qui y ont eu recours. Ils étaient priés de signer un appel en faveur de la maire de Lille. Un mélange des genres malsain, qui a fait bondir le monde associatif, et a obligé l’entourage de la candidate à s’en démarquer. 

Violette Spillebout, la candidate malheureuse pour LREM, partage les mêmes griefs : une série de "transgressions" et d'irrégularités.
Avec ses équipes, elle a constitué un dossier "de 20 pages", accompagné d'environ "200 pièces justificatives" destinées à démontrer "des irrégularités" et "transgressions". Parmi celles-ci "des moyens de publicité commerciales utilisés à fins de propagande électorale".

L'ancienne collaboratrice de Martine Aubry met de son côté en cause le documentaire de France 3, la Dame de Lille, diffusé le 2 décembre, qu’elle trouve "panégyrique", avec une soirée de lancement à Sciences-Po Lille qui l’interroge. Elle voudrait le voir intégré dans le compte de campagne de Martine Aubry et précise que la promotion publicitaire d’un candidat est interdite. 

Examen des comptes de campagne 

"Ce sont nos électeurs qui nous ont poussés à déposer ce recours", assure l'écologiste Dominique Plancke. "Du moment que nous avons des doutes, nous ne pouvons pas nous asseoir dessus." 
Violette Spillebout se pose en défenseuse de la vertu républicaine : "Ce recours est basé sur des principes et des valeurs. En tant que nouvelle élue progressiste, je ne laisserai pas passer ces distorsions à la démocratie, qui font le lit de l’abstention. C’est un signal fort envoyé aux 60% des Lillois qui n’ont pas voté pour Martine Aubry, et aux 70% qui n’ont pas du tout été voter." 
 
L’entourage de la maire ne s’exprime pas sur ces recours, déposés au tribunal administratif de Lille. Celui-ci, s’il ne les rejette pas tout de suite, a trois mois pour les examiner, mais sans doute attendra-t-il l’examen des comptes de campagne, déposés au plus tard le 11 septembre, pour se prononcer, ce qui devrait rallonger ce délai. La réponse devrait tomber en fin d’année.
Ces recours pourraient mener à l'annulation du scrutin. 

vendredi 13 mars 2020

Lille: trois médecins de l'hôpital Jeanne-de-Flandre positifs au coronavirus

Combien de patients ont-ils contaminés au coronavirus?

Ils ont été placés en quatorzaine au centre hospitalier, où les opérations non-urgentes ont été déprogrammées.

Résultat de recherche d'images pour "dessin presse medecins malades coronavirus"Dans la lutte contre la propagation du coronavirus, les personnels de santé sont en première ligne. A Lille, trois médecins exerçant à l'hôpital Jeanne-de-Flandre ont ainsi été testés positifs au covid-19 et placés en quatorzaine au centre hospitalier.

Deux internes en dermatologie de l'hôpital Saint-Vincent de Paul ont également été contaminé

Une liste de personnes avec qui ils ont été en contact a été établie.
Résultat de recherche d'images pour "dessin presse medecins malades coronavirus"
"Les soignants en contact étroit avec des cas confirmés sont également des cas potentiels de coronavirus", a déclaré Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d’urgence dans des propos rapportés par La Voix du Nord.

Pour libérer des lits dans les services de réanimation, l'hôpital Jeanne-de-Flandre va par ailleurs reporter certaines opérations jugées non-urgentes. D'autant que l'ARS s'attend à une forte augmentation du nombre de cas dans le Nord et le Pas-de-Calais.

jeudi 20 février 2020

Hollande, chahuté à Montreuil, doit se faire exfiltrer

En séance de dédicaces dans une librairie, Hollande découvre les zones de non droit en France 

L'ancien président de la République était venu présenter son nouveau livre à des enfants et adolescents mercredi quand un groupe de grands frères est venu perturber la rencontre


Flanby faisait la promotion de son bouquin mercredi après-midi à la librairie Folies d’Encre, à Montreuil, Seine-Saint-Denis (93). Il  en a profité pour se faire filmer devant une trentaine d'enfants et d'adolescents: ironie de l'affaire, le livre tente d'expliquer aux plus jeunes "ce qu'est la République"... 

Une dizaine de manifestants a fait irruption dans la librairie.
Libération rapporte que les militants ont chanté des slogans tels que "Hollande dégage; tu nous as donné Macron".

Preuve que l'intervention de déstabilisation était préméditée, ils brandissaient des pancartes comme "CICE, Loi Travail, son ami c’est la finance" et entonnèrent des chants de manifestation tels que "On est là !", hymne des Gilets Jaunes, qui signe une action commando de l'extrême gauche.

Un ancien président de la République exfiltré sous les huées d'un territoire perdu de la République

La séance de dédicaces a dû être écourtée. Une vidéo publiée sur YouTube par l'un des manifestants présents, on peut ensuite voir François Hollande se faire exfiltrer de la librairie sous les huées des manifestants, sans tentative de dialogue.

François Hollande est un habitué des interventions publiques perturbées. 
Le 12 novembre dernier, une centaine de manifestants avait investi un amphithéâtre de l'université de Lille où l'ancien président donnait une conférence. Des exemplaires de ses livres avaient été détruits. 
Fin novembre, Hollande avait également préféré annuler une intervention qu'il préparait à Toulouse, par crainte de nouvelles perturbations par des étudiants.

mardi 21 janvier 2020

Municipales à Paris et dans les capitales régionales: état des lieux

L'heure de rendre des comptes a sonné

Quels sont les candidats déclarés à Paris et dans les principales capitales régionalesà moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
 

La campagne des élections municipales s'accélère à l'approche du premier tour, le 15 mars prochain.
  
A Toulouse, le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc est candidat à sa succession. Le caméléon trouvera face à lui trois listes de gauche, deux listes de droite, une liste d'extrême-droite et des listes Lutte ouvrière, NPA et Parti animaliste. 
Qu'en est-il ailleurs en France ? Les grandes villes ont-elles autant de listes ? Tour de France des capitales régionales et de la campagne municipale de Paris avec les enjeux et les principaux candidats.
 
A Bordeaux, le maire qu'Alain Juppé s'est choisi pour successeur.
Nicolas Florian compte bien conserver son fauteuil, dans une ville où aucun second tour n'a jamais été nécessaire depuis 1947
Fauteuil que convoitent Thomas Cazenave, un haut fonctionnaire investi par LREM et le chef de file historique des écologistes bordelais Pierre Hurmic. Figure de la politique bordelaise, Pierre Hurmic vient de conclure un accord avec le PS, le PCF, le PRG, Génération.s, Nouvelle Donne et Place Publique. Toujours à gauche, Vincent Feltesse, ex-PS, ancien président de Bordeaux Métropole, a finalement jeté l'éponge et Mathieu Rouveyre, leader de l'opposition à la mairie, quitte la vie politique. Un sondage Ipsos/Sud-Ouest/TV7 en décembre donne 33 % à Nicolas Florian, 30 % à Pierre Hurmic et 16 % à Thomas Cazenave au premier tour. Trois autres listes ne dépassent les 10 %. 
 
A Dijon, l'ex-ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen est et veut rester maire de Dijon. 
Le socialiste (associé au PCF et au Modem) ne sera pas, cette fois, allié aux écologistes qui présentent leur propre candidate, actuelle adjointe au maire, Stéphanie Modde. Les Dijonais pourront aussi voter pour Sylvain Comparot (LREM, UDI), Emmanuel Bichot (Agir), FlorenceGauche/Arnaud Guvenatam (LFI), Damien Cantin (Rassemblement national) ou Bruno Louis (sans étiquette).

A Lille, la maire socialiste Martine Aubry est candidate à un quatrième mandat. 
Dans cette terre de gauche, quatre autres listes de gauche présenteront un candidat. : LREM qui a investi l'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, Violette Spillebout, mais aussi Génération.s le parti de Benoît Hamon, Europe écologie les Verts et la France Insoumise. Dans la course au beffroi, il y aura aussi un candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse, un candidat divers droite et un candidat Rassemblement National. Un sondage Ipsos en décembre 2019 donnait 30 % à Martine Aubry au premier tour, 18 % aux Verts et 15 % au parti d'Emmanuel Macron. 

A Lyon, il y aura deux élections en mars : pour la mairie et pour la Métropole.
 
Le maire sortant Gérard Collomb, revenu à la tête de la mairie après son départ du ministère de l'Intérieur en 2018, est le candidat de LREM pour la Métropole de Lyon. Or l'actuel président LREM de l'agglo David Kimelfeld compte bien conserver son fauteuil. 
Pour lui succéder à la mairie, Gérard Collomb compte sur l'ancien gymnaste Yann Cucherat. Les autres candidats à la mairie de Lyon sont : Etienne Blanc (Les Républicains), Grégory Doucet (EELV), Aline Guitard (PCF), Georges Képénékian (LREM dissident), Eric Laffont (100 % citoyens), Denis Broquilier (Les Centristes), Agnès Marion (Rassemblement national), Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun) et Sandrine Runel (PS). 
Un sondage OpinionWay de décembre a placé le candidat EELV à la mairie Grégory Doucet en tête des intentions de vote au premier tour avec 21 % des voix. Pour la Métropole, le sondage crédite Gérard Collomb de 27 % des voix et le Vert Bruno Bernard de 25 % d'intentions de vote au premier tour. LR présente le premier adjoint de Laurent Wauquiez à la région Etienne Blanc.  

Le charismatique maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas pour un cinquième mandat 

Une femme sera candidate des Républicains, à la succession de Jean-Claude Gaudin.  
Martine Vassal a fait ses preuves à la présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Un candidat LR dissident, le sénateur Bruno Gilles, joue toutefois les trouble-fêtes. 
LREM a investi Yvon Berland, ancien président de l'université d'Aix-Marseille.
Le PS, la France Insoumise et le PCF partent groupés derrière Michèle Rubirola. Le président de l'opposition au conseil municipal de Marseille Benoît Payan renonce finalement à sa candidature.
Il y a de multiples candidatures à gauche : un candidat EELV, un candidat de l'union des écologistes, la sénatrice PS Samia Ghali et une candidate divers gauche. Stéphane Ravier, le sénateur Rassemblement National, est candidat. 
Selon un sondage Ipsos France Bleu/la Provence, publié la semaine dernière, la LR Martine Vassal arrive en tête des intentions de vote du premier tour avec 23 %, talonnée par le Rassemblement National Stéphane Ravier avec 22 %, la liste d'union de Michèle Rubirola est à 16 %, les Verts à 14 %. Le candidat LR dissident est à 7 %. 

Elu en 2014, le maire divers-gauche de Montpellier Philippe Saurel compte bien conserver son fauteuil 

Même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat, il fait des envieux. Tout d'abord Mohed Altrad le président de la société du même nom - leader mondial des services industriels - et du MHR, le club de rugby de Montpellier. Il est candidat sans étiquette. Face à eux, ils trouveront aussi le député Patrick Vignal, investi la semaine dernière par LREM. Autres candidats : le PS Mickaël Delafosse, Clothilde Ollier qui avait gagné la primaire d'Europe écologie les Verts mais à qui EELV a retiré son soutien le week-end dernier, le vert Jean-Louis Roumegas, le LR Alex Larue et le Rassemblement national Olaf Rokvam. 
Un sondage Harris Interactive/Europe écologie les Verts, publié la semaine dernière avant le coup de théâtre chez les Verts, place Clothilde Ollier en tête avec 19 % d'intentions de vote, 18 % au maire sortant divers gauche Philippe Saurel et 10 % aux candidats Mohed Altrad, Alenka Doulain (LFI), Mickaël Delafosse (PS) et Olaf Rokvam (RN). 
 
La maire sortante de Nantes, la socialiste Johanna Rolland, se représente
 
Elle trouve face à elle de nombreuses femmes prêtes à ravir le fauteuil de maire : une candidate LREM Valérie Oppelt, une candidate Verte Julia Laernos (actuellement vice-présidente de la Métropole), une candidate LR Laurence Garnier, une candidate du jeune mouvement "Nantes en commun" Margot Medkour et une candidate Rassemblement national Eléonore Revel. Le NPA, Lutte ouvrière et l'UPR veulent aussi monter des listes. 
Un sondage Ifop commandé en juin dernier par le PS indique que Johanna Rolland serait réélue. Elle obtiendrait 33 % des voix au premier tour contre 23 % à Europe Ecologie les Verts, 15 % à la liste Les Républicains, 14 % à LREM et 8 % au Rassemblement national. Lors d'un débat organisé entre les quatre principales candidates le 14 janvier, le thème de la sécurité est apparu comme central. 

Christian Estrosi veut conserver son fauteuil de maire de Nice pour un troisième mandat

L'élu les Républicains trouvera néanmoins sur sa route de nombreux candidats prêts à séduire les Niçois : Cédric Roussel (LREM), Patrick Allemand (PS), Mireille Damiano (Union de la gauche), l'ex-premier adjoint de Chritian Estrosi à la mairie Benoît Kandel (candidat de la droite et des indépendants), Jean-Marc Governatori (écologistes), Jean-Marc Chipot (Debout la France) et Philippe Vardon (Rassemblement national).
 
Un sondage Ifop CNews paru en décembre donne un net avantage à Christian Estrosi avec 49 % des voix, suivi par Philippe Vardon (RN) à 19 %, Jean-Marc Governatori (écologistes) à 13 % et Patrick Lallemand (PS) à 7 %. 


Le maire sortant d'Orléans, Olivier Carré, est candidat à sa succession

LREM lui a apporté son soutien. Il trouve sur sa route l'homme à qui il avait ravi le fauteuil de maire en 2014, le candidat les Républicains Serge Grouard ; Nathalie Kerrien, candidate de centre-gauche (ex-adjointe à la Culture du maire sortant) ; le Vert Jean-Philippe Grand ; le PS Baptiste Chapuis ; le PCF Dominique Tripet. Le Rassemblement national pourrait aussi présenter un candidat. 

 
A Paris, la maire PS Anne Hidalgo brigue un second mandat dans la capitale
 
Venue du 15e, elle se présentera cette fois dans le 11e arrondissement avec le soutien de Génération.s, le parti de Benoît Hamon et de la plateforme "Paris en commun". 
Les principaux autres candidats sont en campagne depuis plusieurs mois : l'exporte parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour LREM, Cédric Vilani (LREM dissident + PRG le Centre gauche), Rachida Dati pour les Républicains et le Vert David Belliard. Le candidat dissident LR Pierre-Yves Bournazel a rejoint Benjamin Griveaux il y a quelques jours. L'ex-conseiller communication de François Hollande à l'Elysée Gaspard Gantzer maintient sa candidature. 
Selon un sondage Ifop/JDD publié ce dimanche, Anne Hidalgo, la maire sortante, arriverait en tête du premier tour avec 25 % des voix. Elle devancerait la LR Rachida Dati à 19 %, le candidat LREM Benjamin Griveaux à 15 %, l'écologiste David Belliard à 14 % et le dissident LREM Cédric Villani à 13 %. 

 A Rennes, la maire Nathalie Appéré brigue un second mandat


Elle est soutenue par le PS, le PC, Génération.s, le PRG et Place publique. Europe écologie les Verts fait bande à part avec la candidature de Mathieu Theurier. Les autres candidats : Carole Gandon (LREM), Charles Compagnon (droite et centre-droit), Enora Lepape (LFI), Emeric Salmon (Rassemblement national) et le candidat régionaliste Franck Darcel (Rennes Bretagne Europe). 

Qui succédera à Yvon Robert à la mairie de Rouen ? 

Une seule femme est candidate, Marine Caron (UDI), déjà vice-présidente du département. Le maire sortant soutient Nicolas Mayer-Rossignol, ex-président de la région Haute-Normandie. Les Normands auront le choix entre les candidatures de Jean-Louis Louvel (LREM, Modem, Agir), Jean-François Bures (Les Républicains, battu de 1600 voix en 2014), Jean-Michel Bérégovoy (Europe écologie les Verts), Lionel Descamps/Farida Madjoub ("Rouen notre commune") et Guillaume Pennelle (Rassemblement national). 

A Strasbourg, Roland Ries, maire PS depuis 2008, laisse son fauteuil

Son premier adjoint actuel Alain Fontanel (déserteur du PS au profit de  LREM, Modem) est candidat. Un second adjoint actuel, chargé de l'Animation, Mathieu Cahn, a été investi par le PS. Une 3e adjointe, Chantal Cutajar, mènera la liste "Citoyens engagés". 
Les Strasbourgeois auront le choix avec les candidatures de Jeanne Barseghian (les Verts), Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Hombeline du Parc (Rassemblement national) ou Kevin Loquais (LFI, Génération.s). 

Et Le Havre ?
Mairie réservée à Edouard Philippe ? 
A suivre...
 

mardi 14 janvier 2020

LREM perd une nouvelle femme députée

La députée du Nord Valérie Petit quitte La République en marche

L’élue n’a pas réussi à obtenir l’investiture du mouvement aux municipales à Lille

"En même temps", elle va rester membre apparentée au groupe LREM à l’Assemblée.

La députée du Nord a annoncé, mardi 14 janvier qu’elle a quitté le mouvement macronien pour "retrouver sa liberté politique".

L’élue reste cependant apparentée au groupe LREM à l’Assemblée. Depuis 2017, une dizaine de députés ont quitté le groupe présidentîel, quand quelques autres sont partis du mouvement mais en restant apparentés.

Mme Petit "fait d’abord le constat que les partis ne répondent plus ni à leur vocation première, produire des idées et des leaders légitimes, ni aux aspirations nouvelles des Français qui exigent plus de participation citoyenne, d’exemplarité politique et de proximité, explique-t-elle dans un communiqué.

Valerie Petit

✔@ValeriePetit_EM

Tandis que mon engagement au service de la majorité présidentielle reste intacte, je choisis de quitter le parti La République En Marche pour 3 raisons #Liberte #Democratie #Ethique, fidèle en cela à la promesse faite aux Français de renovation politique - Je m'explique ici
12:53 - 14 janv. 2020 · La Madeleine, France

"Le mouvement La République en marche ne prend pas le chemin d’une plus grande démocratie interne", confirme la députée

"Ce qui "laisse la place à l’autoritarisme de petits chefs non élus et accouche de décisions politiques hors sol, confisquées aux territoires et aux acteurs locaux".

"Après avoir joué, pendant plusieurs mois, le rôle de lanceur d’alerte, notamment sur la gestion du département du Nord, Valérie Petit constate que rien ne change ni n’en prend le chemin pour faire barrage au retour des vieilles pratiques." Le "monde nouveau" de Macron ést uñ leurre.

Encore une déçue de la macronie exemplaire

Sa décision de quitter le mouvement, prise dès septembre, vise à "se mettre en conformité avec ses valeurs et rester fidèle à la promesse de moralisation et de démocratie faite à ceux qui l’ont élue".

Violette Spillebout a décroché l’investiture LREM à Lille au terme d’une âpre compétition avec Mme Petit, laquelle refuse tout net de soutenir sa rivale mais promet de ne pas se présenter contre elle.
Violette Spillebout a déclaré en novembre 2019 qu’elle ne se considérait "pas du tout" comme la "candidate macroniste", assurant ne pas vouloir être "le soldat d’un président de la République tout-puissant".

Le choix de Valérie Petit de quitter le mouvement "est une décision personnelle que je regrette car peut-être qu’on n’a pas tout à fait assez répondu à ce qu’elle souhaitait", a réagi la vice-présidente des députés LREM, Marie Lebec. Mais "c’est important de garder une unité" et de faire "une dissociation entre les décisions du mouvement sur les municipales et l’ambiance au sein du groupe". Et "cela ne change pas grand chose sur le fond". En tant qu’apparentée, "Valérie Petit sera toujours associée aux réunions de groupe et aux décisions", a souligné Marie Lebec.

samedi 7 septembre 2019

Acte 43 des Gilets jaunes : des milliers en France ont fait leur rentrée

Les contestataires tenaces, mais des heurts à Montpellier ou Rouen et 400 manifestants à Bordeaux

La presse observe la consigne élyséenne d'occultation de ce mouvement au long cours

  
“Gilets jaunes” : des milliers de manifestants pour la rentrée – Le tour des manifestations
Les media ont 
passé au quasi silence plusieurs manifestations organisées ce samedi avec l'intention de ne pas participer à la relance du mouvement de contestation de la politique du président Macron

Les Gilets Jaunes avaient voulu des retrouvailles de rentrée avec plusieurs rassemblements organisés en France, le 43e depuis novembre dernier, le mouvement souhaitant relancer la mobilisation qui s'était relâchée dans la période estivale caniculaire, tout en se poursuivant, ici ou là, par des actions ponctuelles. 

La presse ne retient que les heurts, notamment à Montpellier ou encore à Rouen, tandis qu'à Bordeaux, ville dont le maire fut Juppé - traître notoire à a famille politique - et où les drames sociaux de Blanquefort ou les intempéries ou les incendies ont fait des victimes, les forces de l’ordre étaient massivement mobilisées contre les mécontents en colère, bien décidés à investir le centre-ville.

A Bordeaux, la présence policière a exacerbé le mécontentement
Dans la capitale girondine, l’organisation du campus de rentrée du parti de la majorité présidentielle LREM avait galvanisé les troupes. Plusieurs dizaines de gilets jaunes ont ainsi été verbalisés et repoussés ce samedi aux abords du parc des expositions où était organisé le forum.
Moreau Florence@flohmoreau [Journaliste à Sud Ouest]
Bordeaux: un cortège d’une centaine de gilets jaunes part de la place de la Bourse. ⁦@SO_Bordeaux⁩ ⁦@sudouest
Plusieurs centaines de manifestants ont tenté et réussi à pénétrer dans le centre-ville, dans l’après-midi. Le  cortège a défilé dans la Rue Sainte-Catherine, malgré la présence des forces de l’ordre censées bloquer les manifestants aux abords. Les forces antagonistes ont provoqué l’arrêt du tramway sur les lignes A et B du tramway dans le centre-ville.
Au total, six personnes ont été interpellées et cinq placées en garde à vue pour dissimulation de visage ou pour un jet de pierre sur les forces de l’ordre, rapporte Sud-Ouest.

A Montpellier, entre 1.500 (préfecture) et 3.000 manifestants (organisateurs),
Résultat de recherche d'images pour "Toulouse "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas""
l'Est républicain ou Libération et Le Monde n'hésitent pourtant pas à titrer: "une rentrée sans grande ampleur"... Les opposants à la politique anti-sociale de Macron se sont rassemblés en nombre samedi dans le centre de Montpellier après un appel "national" des Gilets Jaunes, ville dans laquelle la mobilisation est particulièrement forte chaque samedi depuis le début du mouvement, n'en déplaise à la presse de Bolloré ou Drahi (BFMTV, etc)
Comme à Bordeaux, la présence policière très visible dans la ville socialiste a été la cause d'incidents avec les forces de l’ordre. Des heurts se sont produits face à la gare, avec des jets de projectiles par des manifestants contrariés dans leur défilé.

Cette presse qui, par le passé, pointait les mesures d'interdiction du port de cagoules et de capuches lors des rassemblements de foule, signale aujourd'hui les casques et les masques, et les vêtements noirs des anarchistes. Force lui est désormais de mentionner des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre déployés aux abords de la gare pour en interdire l’accès et la libre expression populaire.
 "Un véhicule en feu" le samedi dans le centre-ville
de Montpellier, c'est un véhicule de la police. 
Or, "selon la préfecture de l'Hérault, qui a compté 500 "black blocks" environ dans le cortège, ce sont des manifestants qui ont ouvert la porte du véhicule de police et y ont jeté un cocktail molotov," rapporte Arte.
"Gilets jaunes": une "rentrée" marquée par des violences
L'inscription 'ACAB' des activistes d'extrême gauche,
en français, signifie 'Tous les flics sont des salauds'
La préfecture a fait état de deux interpellations pour "jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux". Dans le centre-ville, plusieurs commerces étaient fermés et des devantures  protégées par des panneaux de bois, malgré le manque d'"ampleur" de la contestation affirmée par CNews. Vers 15h, alors que les tensions entre les forces en présence devenaient palpables, des cafés sur la place de la Comédie ont préféré replier leurs terrasses dans l’urgence après des jets de projectiles, alors que le cortège remontait vers la préfecture, traditionnel lieu d’affrontement depuis le début du mouvement.



A Rouen, ville socialiste depuis 1995 
Plusieurs heurts ont éclaté samedi à Rouen à l’occasion de la manifestation soutenue par la CGT de Seine-maritime, qui dispose pourtant d'un service d'ordre aguerri. Deux interpellations sont confirmées par la préfecture. Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10h00 à 22h00, comme c’est le cas depuis le début du mouvement, "pour protéger les commerces".
"Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Des sommations ont été faites et il y a eu l’utilisation de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles, les manifestants ont été éconduits et remis à l’extérieur du périmètre", a-t-il ajouté, le représentant du gouvernement refusant de préciser le nombre de manifestants présents samedi à Rouen. Selon la même source, il y a eu 21 verbalisations et deux interpellations en flagrant délit pour des "actes caractérisés" contre les forces de l’ordre. 

Ailleurs en France : "Et ça va être de pire en pire!"

Résultat de recherche d'images pour "Gilets jaunes Toulouse banderole  "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas""
A Toulouse, le cortège, de plusieurs centaines de Gilets Jaunes, selon un journaliste de l'AFP, était bien plus important que les derniers samedis, traduisant selon de nombreux manifestants une "reprise" de la mobilisation. "C’est normal qu’il y ait plus de monde, c’est une reprise du mouvement qui n’a jamais été mort", a commenté Francis, un retraité toulousain de 66 ans. "Et ça va être de pire en pire!", prédit-il. Sur une des portes de l’Hôtel de ville, un homme a collé un carton sur lequel on pouvait lire : "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas"

A Lille, quelque 650 manifestants selon une source policière (seule source citée par Arte), 1.500 selon des représentants des "gilets jaunes", défilaient eux dans une ambiance bon enfant, derrière une banderole annonçant la "rentrée sociale" et la "convergence des luttes" des gilets "jaunes", "rouges", "roses" et "verts".
"On est tous ensemble, on veut que le gouvernement change clairement de politique et (…) un changement radical ne peut passer que par la démission du gouvernement et la mise en place d’une alternative politique", a déclaré Alexandre Chantry, figure des Gilets jaunes lillois.
A Strasbourg, environ 350 Gilets Jaunes, selon la préfecture manifestaient depuis la mi-journée dans le centre-ville.
Des « gilets jaunes » le 7 septembre à Montpellier.
Le 7 septembre, à Montpellier
A Paris, épicentre des premières manifestations des Gilets Jaunes qui n'était pas un lieu national de rassemblement,  quelques dizaines de manifestants ont tenté de se rassembler sur les Champs-Elysées, qui restent interdits aux manifestations. Les forces de l’ordre déployées dans le quartier ont verbalisé 55 personnes, dont Eric Drouet, l’un des initiateurs du mouvement.

Cas unique, Arte signale qu'
"à Dijon, la manifestation déclarée en préfecture, qui a rassemblé 250 personnes, s'est déroulée sans incident"...

dimanche 14 avril 2019

Acte XXII des Gilets jaunes: ils étaient plus nombreux en France

La mobilisation repart à la hausse : 39 % de manifestants de plus en  France (VDN)

L'essentiel se passait en régions
L’image contient peut-être : texte
A quelques heures des annonces d’Emmanuel Macron pour sortir de la crise, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont encore manifesté samedi pour l’acte 22 du mouvement, notamment à Paris et Toulouse. "Le grand débat, grand blabla", "Macron on n’attend rien de vos annonces", pouvait-on lire sur les pancartes du cortège parisien.
Si la manifestation a été calme dans la capitale, l'extrême gauche a créé des heurts  à Toulouse, où les Gilets jaunes ont investi le centre-ville pendant plus de huit heures d'affilée. Réplique aux débats-fleuves du président en manches de chemise, lorsque Macron avait préféré défendre ses réformes et sa politique jusqu'à 2h du matin, le lundi 18 mars, mais face à 64 intellectuels !

Des manifestants à la Défense à Paris, samedi 6 avril 2019.
Les manifestations des Gilets jaunes en France ont rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris, lors du 22e samedi consécutif de mobilisation, ci-contre à La Défense, selon un décompte du ministère de l'Intérieur, à nouveau contesté par les manifestants.

Un "léger regain" concédé par l'AFP, par rapport à la semaine précédente, avant la date "exceptionnelle" du 20 avril.
La semaine précédente, les manifestations avaient rassemblé 22.300 personnes en France, dont 3.500 à Paris, lors de la 21e mobilisation. Le ministère avait comptabilisé 33.700 participants le samedi 30 mars, dont 4.000 à Paris. Difficile pour les media d'affirmer que le mouvement s'essouffle...
A Paris, le cortège a rejoint en début d'après-midi, Place de la République, la marche pour "la liberté de manifester". Organisée par plusieurs associations (dont LDH, Amnesty, Attac, Unef, SOS Racisme...), ce défilé visait à dénoncer la loi anti-casseurs, partiellement retoquée par le Conseil constitutionnel.
La préfecture de police a effectué 27 interpellations et 9.473 contrôles préventifs à 18h30.

Affrontements à Toulouse

Pour l'acte 22 des «gilets jaunes», Toulouse a été proclamée «capitale des §gilets jaunes”». Avant 13h, de premiers incidents ont opposé manifestants aux forces de l'ordre.
A Toulouse, des affrontements entre forces de l'ordre et des militants du 'Black bloc' ont émaillé le rassemblement. Avec deux blessés "en urgence relative" et 23 personnes interpellées signalées par la préfecture à 18 heures, la tension est montée très vite, moins d'une heure après le début du cortège sur une grande avenue (Jean-Jaurès) menant au centre historique.  Parmi les interpellés, "dans le cadre de la loi anti casseurs, plusieurs l'ont été pour dissimulation volontaire de visage", a précisé la préfecture. 

Les manifestants s'y sont heurté à des barrages des forces de l'ordre, qui ont avancé pour les cantonner, tirant gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Des "individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés, ont pris à partie les forces de l'ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d'artifices", a affirmé la préfecture, chiffrant à "plusieurs centaines de personnes les profils violents"
La ville de Toulouse est réputée plus rouge et noire que rose. Sivens - où une contestation violente contre la création d'une réserve d'eau a duré de 2011 à 2014 (et la mort de l'activiste Rémi Fraisse) est à une heure de route et les activistes de Bordeaux et Ford-Blanquefort avaient rendez-vous à Toulouse.



Sans parcours défini, les anarcho-révolutionnaires ont  circulé en ville pendant plusieurs heures après les premiers incidents, resserrant régulièrement leurs rangs avant être dispersés par la police, qui a notamment fait usage de canons à eau. 
Des affrontements sporadiques ont aussi opposé les forces de l'ordre à des petits groupes isolés de fauteurs de trouble. Une remorque de chantier, puis plus tard une camionnette et un scooter ont été incendiés, tandis qu'une moto de police, du mobilier urbain et des vitres ont été dégradés. 
A 18 heures, le calme était globalement revenu, mais quelques échauffourées sporadiques ont encore eu lieu avec des groupes de manifestants refusant d'abandonner la rue. 

Un millier de mécontents à Lille, Nancy et Bordeaux

Dans les rues de Lille, ce samedi 13 avril. PHOTO PASCAL BONNIERE
Dans les rues de Lille, ce samedi 13 avril.
Des manifestations ont également eu lieu ailleurs en France. Plus d'un millier de gilets jaunes ont manifesté samedi à Lille, empruntant un parcours alternatif, les défilés ayant été interdits en centre-ville. Ils étaient 950, selon une source policière. 

Des Gilets jaunes ont également déambulé samedi sans incident majeur dans les rues de Bordeaux, encadrés par un important dispositif policier dès le départ du défilé. En début de soirée, un communiqué de la préfecture ne déplorait "aucune dégradation ni destruction matérielle", précisant qu'il avait pourtant été procédé à "six interpellations".

A Nancy, les manifestants ont déambulé. 
Plus de 320 «gilets jaunes» ont bravé l'interdiction de manifester à Nancy samedi. Photo prise lors d'un rassemblement du 19 janvier 2019.
Malgré une interdiction, des Gilets jaunes ont réussi à accéder au centre-ville, certains en traversant des voies ferrées, et "le trafic SNCF de la gare de Nancy a été interrompu de 15h50 à 16h10, car des manifestants circulaient sur les voies", a indiqué la préfecture.
Au cours de la manifestation, qui a réuni 320 protestataires, selon la préfecture, quatre personnes ont été interpellées, pour "participation à une manifestation interdite avec une arme, outrage, rébellion et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique" et 42 ont écopé d’une amende de 135 euros pour participation à une manifestation interdite.

lundi 5 novembre 2018

"Taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" (Xavier Bertrand)

Bertrand répond à "Macron qui dit préférer "la taxation du carburant à la taxation du travail" 

Le président de la région Hauts-de-France a réagi sur Europe 1

Xavier Bertrand a répondu au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1 aux deux entretiens demandés par Emmanuel Macron à la presse régionale, l'un aux journaux du groupe Ebra (groupe monopolistique de presse, avec neuf quotidiens régionaux, dont Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Est républicain) et l'autre à ceux du groupe Rossel (groupe de presse belge éditeur du 2e quotidien national francophone et de La Voix du Nord, La Courrier picard ou Les Echos du Touquet), à l'occasion de son "itinérance mémorielle" dans l'Est et le Nord, pour la commémoration du 11-Novembre, prétexte à renouer le lien avec les Français en colère contre sa politique de matraquage et d'auto-satisfaction méprisante. 

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé fait à son tour de la pédagogie, expliquant que "taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" pour quelqu'un qui a besoin de sa voiture pour se rendre au travail. 

Xavier Bertrand a mis en place un système d'aide aux transports pour "compenser une partie" des frais des particuliers liés aux transports dans la région des Hauts-de-France qu'il préside. "C'est une façon pour moi de compenser une partie" des frais supplémentaires dus aux transports pour aller au travail. 

De 20 euros par mois, cette aide conditionnelle, s'adresse aux plus exposés par les hausses des prix des carburants. Pour en bénéficier, il faut habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail, ne pas avoir d'autre option de transport, être en CDI ou en CDD depuis plus d'un an et gagner moins de deux fois le Smic.

Ce sont "des économies importantes sur le train de vie de la région" qui lui ont permis de trouver les "2 millions-2,6 millions" d'euros par an nécessaires pour financer ce système. 
De plus, "c'est de l'argent que l'on retrouve dans l'économie" : "Ces 240 euros (par an), les gens ne les épargnent pas. C'est de l'argent qu'ils dépensent, qu'ils consomment et ça fait du bien à la machine régionale."


"Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?" 

Xavier Bertrand confie ne pas avoir été consulté par le gouvernement pour l'éventuelle mise en place d'une aide similaire au niveau national : "S'ils reprennent l'idée et qu'ils la généralisent à toute la France, tant mieux pour les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. (...) Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?"

Invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1 dimanche, le député LR du Loir-et-Cher Guillaume Peltier a pour sa part évoqué l'idée d'un "chèque-carburant" de 100 euros par mois, financé via "une taxe sur les sociétés d'autoroute". "Il m'a posé la question pour savoir comment ça fonctionnait, il y a déjà un certain nombre de mois", confie Xavier Bertrand. "La région Hauts-de-France a proposé une aide au transport pour ceux qui ont plus de 30 km par jour de déplacement. J'ai demandé au gouvernement de voir comment nous pouvons accompagner cela", a pour sa part déclaré Emmanuel Macron.

Tensions entre Macron, Bertrand et Aubry

En septembre 2017, Amsterdam et Paris ont remporté l'accueil des deux agences de l'UE qui vont devoir quitter Londres en raison du Brexit. Martine Aubry et Xavier Bertrand sont furieux contre Emmanuel Macron depuis la défaite de Lille. Ils ont dit regretter son "soutien tardif et timide" à la candidature de la capitale du Nord au siège de l'Agence européenne du médicament (AEM), au profit d'Amsterdam. 
"Une véritable mobilisation du Président Macron aurait fait la différence", estiment Aubry et Bertrand. Ou bien Jupiter n'a pas le poids qu'il prétend en Europe.

L'échec de la candidature de Lille à la récupération de l'Agence bancaire européenne attribuée à Paris
Il a laissé le président des Hauts-de-France "profondément amer", selon ses termes. "On avait fait l'union sacrée, avec Martine Aubry et Damien Castelain" , le président (centre droit) de la Métropole européenne de Lille pour avoir l'ABE et ses quelque 170 employés. "Sans le soutien (présidentiel), c'était évident qu'on n'allait pas gagner". 
Martine Aubry et Xavier Bertrand ont reproché au président Macron d'avoir fait campagne pour Paris. La ministre de la Santé "Agnès Buzyn s'est mobilisée, mais en même temps Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat à l'Economie) faisait campagne" pour accueillir à Paris l'agence bancaire, a ainsi déploré Xavier Bertrand. "La finance est à leurs yeux plus importante que la santé", a fustigé l'ancien ministre de la Santé, dénonçant un "mauvais coup pour la région mais aussi pour la France".

"C'est extrêmement désolant de ne pas avoir été défendu au plus haut niveau, malgré les derniers propos du Président qui a dit qu'il y mettrait tout son poids. J'espère qu'il ne l'a pas mis sinon ce serait inquiétant sur son poids", a estimé Martine Aubry, ce que le balourd Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a relevé, les qualifiant de "méchanceté inutile". Et si la méchanceté venait de l'exécutif ?