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jeudi 7 novembre 2019

Macron s'en prend maintenant à l'OTAN

L'Union européenne ne s'en tire pas indemne..

Emmanuel Macron a déploré "la fragilité extraordinaire de l'Europe"

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 Pour la rentrée du gouvernement, Macron tançait les "Cassandre"  

L'OTAN, pas mieux ! "Ce qu'on est en train de vivre, c'est la mort cérébrale de l'Otan"
, a affirmé le docteur Maboul Macron à l'hebdomadaire The Economist publié jeudi 7 novembre. Il pointe ainsi le désengagement américain de ses alliés de l'Otan et le comportement de la Turquie, membre de l'alliance atlantique.

Il a en fait mis en question l'hégémonie américaine, appelant à "clarifier maintenant les finalités stratégiques de l'OTAN", alors qu'un sommet de l'OTAN aura lieu à Londres au début du mois de décembre. "Vous n'avez aucune coordination de la décision stratégique des Etats-Unis avec les partenaires de l'Otan et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l'Otan, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination", a-t-il souligné. "Ce qui s'est passé est un énorme problème pour l'Otan".

La remise en cause de l'article 5 du traité atlantique.
Dans ces conditions, Macron s'interroge en particulier sur l'avenir de l'article 5  qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l'Alliance si l'un d'entre eux est attaqué. "C'est quoi l'Article 5 demain ? Si le régime de Bachar al-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C'est une vraie question. Nous nous sommes engagés pour lutter contre Daech. Le paradoxe, c'est que la décision américaine et l'offensive turque dans les deux cas ont un même résultat : le sacrifice de nos partenaires sur le terrain qui se sont battus contre Daech, les Forces Démocratiques Syriennes", accuse Macron.

VOIR et ENTENDRE : en Syrie, l'OTAN soutient l'allié turc (par euronews, en français)


"La France n'a pas signé pour ça" 
Pour Macron, cette situation rend d'autant plus "essentiel d'une part, l'Europe de la défense - une Europe qui doit se doter d'une autonomie stratégique et capacitaire sur le plan militaire. Et d'autre part, rouvrir un dialogue stratégique, sans naïveté aucune et qui prendra du temps, avec la Russie".

"Le président Trump - j'ai beaucoup de respect pour cela - pose la question de l'Otan comme un projet commercial. Selon lui, c'est un projet où les Etats-Unis assurent une forme d'ombrelle géopolitique, mais en contrepartie, il faut qu'il y ait une exclusivité commerciale, c'est un motif pour acheter américain. La France n'a pas signé pour ça", a-t-il averti. The Economist tweete sur cette "évaluation sombre" de Macron :
Le président s'alarme de la "fragilité extraordinaire de l'Europe" qui "disparaîtra"prévoit-il dans cet entretien, si elle ne "se pense pas comme puissance dans ce monde". "Je ne crois pas dramatiser les choses, j'essaye d'être lucide", souligne le chef de l'Etat qui pointe trois grands risques pour l'Europe : qu'elle ait "oublié qu'elle était une communauté", le "désalignement" de la politique américaine du projet européen, et l'émergence de la puissance chinoise "qui marginalise clairement l'Europe."

Au sommet de l'OTAN en décembre prochain, l'arrivée de Macron sera beaucoup filmée : une montée des escaliers au festival de Cannes...

jeudi 4 juillet 2019

Macron s'attribue une influence décisive sur les nominations des nouveaux patrons de l'UE

La nouvelle équipe à la tête de l'UE, c'est comme "un acte 2 pour notre Europe", raconte Macron

Les forces en présence restent les mêmes et Macron n'y a rien pu

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Michel, von der Leyen, Lagarde et Borrell  
Le président français s'est beaucoup montré devant les caméras, mais les états-membres l'ont vu venir: sa réputation d'arrogance l'a précédé, lui et sa clique. L’accord obtenu à l'arraché malgré ses dénigrements de "l'image pas sérieuse" laissée par l'UE au cours des négociations a porté l’Allemande Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne et Christine Lagarde à la BCE. Un "fifty-fifty" qui n'a rien d'une victoire qu'il puisse s'approprier, alors que, trois jours plus tôt, il "fustigeait un "échec" du sommet de l'UE sur l'attribution des postes clés, qui la rend "pas crédible au plan international".

Emmanuel Macron sera passé par tous les états ces derniers jours à Bruxelles. Agacé, voire énervé parfois, et méprisant des autres qui n'ont pas la bonne méthode, il fait maintenant le paon, suite à l'accord signé  pour les cinq années à venir. Outre Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, et la Française Christine Lagarde, ex-ministre de Sarkozy, l'avantage n'est déjà pas à Macron, surtout si on ajoute le Belge Charles Michel, un centriste proche de l'UDI, à la présidence du Conseil européen (à Bruxelles, à la suite de Jean-Claude Juncker) et le socialiste espagnol Josep Borrell comme Haut représentant pour les Affaires étrangères, en remplacement d'une femme, Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères italienne, on ne voit toujours pas bien sur quoi se fondent les cris de victoire de Macron.

"Deux femmes et deux hommes, quatre personnalités qui se sont toujours illustrées par leur engagement extrêmement fort en faveur de l’Europe, des idées européennes. Les critères de compétence, d’expérience, de parité et d’équilibres politique et géographique ont ainsi été remplis par le Conseil. Pour la première fois, la Commission européenne et la Banque centrale européenne sont dirigées par des femmes", a commenté Emmanuel Macron, comme si les choix ne s'étaient pas faits sans lui. 

Macron n'hésite pas à confisquer à son profit la victoire collective 

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Le prétentieux parmi ses collègues
"C’est donc bien un acte 2, assure-t-il, qui commence pour notre Europe, avec une nouvelle équipe, profondément renouvelée, de nouveaux visages, un nouveau souffle au service d’un nouvel agenda que nous avons défini ces dernières semaines. " La comparaison a de quoi inquiéter, quand on sait ce qu'a été l'acte 1...

Il frise le ridicule.
Celui qui s'exprime en anglais à l'étranger a en effet parlé de victoire de la francophonie. En cherchant bien ce qui pourrait valoriser sa présence aux négociations, il a mis en avant la maîtrise de notre langue par les deux femmes, dont l'une est française ! Sans compter le Belge, bien qu'il soit issu d'une famille d'entrepreneurs flamands. Mais rien n'arrête Macron.

Quand à la presse française, elle ne craint pas l'intox

Le Point assure ainsi que c’est Macron qui a proposé à Angela Merkel le nom de sa compatriote Ursula der Leyen pour la Commission européenne, lundi soir au téléphone. La Chancellière aurait donc eu besoin de Macron pour proposer cette membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) comme elle. Merkel n'avait-elle pas pourtant fait d'Ursula Gertrud von der Leyen sa ministre fédérale de la Défense, en décembre 2013, et ne l'avait-elle pas ensuite reconduite à ce poste régalien en mars 2018. Mais ça lui serait sorti de l'esprit sans Macron, assure le magazine de la famille Pinault.

Ce n'est pas parce que Macron se place au centre du jeu qu'il est incontournable dans l'UE.
Le Point affirme que le Français a en "joué ostensiblement la carte du couple franco-allemand", ce qui demande des explications à propos de l'éviction de Manfred Weber, 46 ans, membre de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et président allemand du groupe PPE au Parlement européen depuis 2014, qui fut éliminer pour assurer la parité entre les quatre.

Le Point n'hésite pas à verser de nouveau dans la désinformation en écrivant que Macron-Superman a "volé au secours d’une chancelière allemande fragilisée par les divisions de son propre camp". Le compromis trouvé n'avait pas ses faveurs, mais il a dû s'y résoudre. Ses 21 eurodéputés de 'Renew Europe' (pour les anglophiles), dont seulement 10 LREM, ne le mettent pas en position de force
D'autant que le groupe auquel LREM s'est agrégé compte 108 élus contre 182 au PPE à sa droite.


lundi 5 novembre 2018

"Taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" (Xavier Bertrand)

Bertrand répond à "Macron qui dit préférer "la taxation du carburant à la taxation du travail" 

Le président de la région Hauts-de-France a réagi sur Europe 1

Xavier Bertrand a répondu au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1 aux deux entretiens demandés par Emmanuel Macron à la presse régionale, l'un aux journaux du groupe Ebra (groupe monopolistique de presse, avec neuf quotidiens régionaux, dont Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Est républicain) et l'autre à ceux du groupe Rossel (groupe de presse belge éditeur du 2e quotidien national francophone et de La Voix du Nord, La Courrier picard ou Les Echos du Touquet), à l'occasion de son "itinérance mémorielle" dans l'Est et le Nord, pour la commémoration du 11-Novembre, prétexte à renouer le lien avec les Français en colère contre sa politique de matraquage et d'auto-satisfaction méprisante. 

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé fait à son tour de la pédagogie, expliquant que "taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" pour quelqu'un qui a besoin de sa voiture pour se rendre au travail. 

Xavier Bertrand a mis en place un système d'aide aux transports pour "compenser une partie" des frais des particuliers liés aux transports dans la région des Hauts-de-France qu'il préside. "C'est une façon pour moi de compenser une partie" des frais supplémentaires dus aux transports pour aller au travail. 

De 20 euros par mois, cette aide conditionnelle, s'adresse aux plus exposés par les hausses des prix des carburants. Pour en bénéficier, il faut habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail, ne pas avoir d'autre option de transport, être en CDI ou en CDD depuis plus d'un an et gagner moins de deux fois le Smic.

Ce sont "des économies importantes sur le train de vie de la région" qui lui ont permis de trouver les "2 millions-2,6 millions" d'euros par an nécessaires pour financer ce système. 
De plus, "c'est de l'argent que l'on retrouve dans l'économie" : "Ces 240 euros (par an), les gens ne les épargnent pas. C'est de l'argent qu'ils dépensent, qu'ils consomment et ça fait du bien à la machine régionale."


"Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?" 

Xavier Bertrand confie ne pas avoir été consulté par le gouvernement pour l'éventuelle mise en place d'une aide similaire au niveau national : "S'ils reprennent l'idée et qu'ils la généralisent à toute la France, tant mieux pour les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. (...) Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?"

Invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1 dimanche, le député LR du Loir-et-Cher Guillaume Peltier a pour sa part évoqué l'idée d'un "chèque-carburant" de 100 euros par mois, financé via "une taxe sur les sociétés d'autoroute". "Il m'a posé la question pour savoir comment ça fonctionnait, il y a déjà un certain nombre de mois", confie Xavier Bertrand. "La région Hauts-de-France a proposé une aide au transport pour ceux qui ont plus de 30 km par jour de déplacement. J'ai demandé au gouvernement de voir comment nous pouvons accompagner cela", a pour sa part déclaré Emmanuel Macron.

Tensions entre Macron, Bertrand et Aubry

En septembre 2017, Amsterdam et Paris ont remporté l'accueil des deux agences de l'UE qui vont devoir quitter Londres en raison du Brexit. Martine Aubry et Xavier Bertrand sont furieux contre Emmanuel Macron depuis la défaite de Lille. Ils ont dit regretter son "soutien tardif et timide" à la candidature de la capitale du Nord au siège de l'Agence européenne du médicament (AEM), au profit d'Amsterdam. 
"Une véritable mobilisation du Président Macron aurait fait la différence", estiment Aubry et Bertrand. Ou bien Jupiter n'a pas le poids qu'il prétend en Europe.

L'échec de la candidature de Lille à la récupération de l'Agence bancaire européenne attribuée à Paris
Il a laissé le président des Hauts-de-France "profondément amer", selon ses termes. "On avait fait l'union sacrée, avec Martine Aubry et Damien Castelain" , le président (centre droit) de la Métropole européenne de Lille pour avoir l'ABE et ses quelque 170 employés. "Sans le soutien (présidentiel), c'était évident qu'on n'allait pas gagner". 
Martine Aubry et Xavier Bertrand ont reproché au président Macron d'avoir fait campagne pour Paris. La ministre de la Santé "Agnès Buzyn s'est mobilisée, mais en même temps Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat à l'Economie) faisait campagne" pour accueillir à Paris l'agence bancaire, a ainsi déploré Xavier Bertrand. "La finance est à leurs yeux plus importante que la santé", a fustigé l'ancien ministre de la Santé, dénonçant un "mauvais coup pour la région mais aussi pour la France".

"C'est extrêmement désolant de ne pas avoir été défendu au plus haut niveau, malgré les derniers propos du Président qui a dit qu'il y mettrait tout son poids. J'espère qu'il ne l'a pas mis sinon ce serait inquiétant sur son poids", a estimé Martine Aubry, ce que le balourd Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a relevé, les qualifiant de "méchanceté inutile". Et si la méchanceté venait de l'exécutif ?

mercredi 15 août 2018

Les passeurs de l'Aquarius débarquent 141 clandestins à Malte

Des associations immigrationniste et communiste  imposent des clandestins à l'UE 

Le navire allemand est arrivé mercredi à La Valette, Malte, mais ni à Hambourg, Allemagne, ni en Arabie saoudite

Aquarius : la France va accueillir 60 migrants débarqués à Malte
Dans la force de l'âge, ils ne participeront pourtant pas
au développement de leurs pays
Les 141 illégaux non désirés seront ventilés entre cinq pays européens de tradition chrétienne, suite à un accord obtenu sous la pression des événements.

La seule organisation "humanitaire" de ce feuilleton est l'Union européenne. L'UE a répondu au défi qui lui était à nouveau lancé, ne laissant pas ces humains sur les bras de SOS Méditerranée, association "no border" pour l'abolition des frontières qui fait le jeu des passeurs.

Bien que participant à la traite des Noirs, l'Aquarius a finalement été autorisée à accoster mercredi 15 août à Malte, après plusieurs jours passés en Méditerranée pour forcer la main aux anciens colons européens eux-mêmes poussés à la mer par les mouvements africains de libération. 

141 Africains demandent asile à leurs ex-"oppresseurs"

Le navire, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), se faisant passer pour des ONG, est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après que les 141 ont été abandonnés comme du fret par leurs négriers dans les eaux territoriales au large de la Libye, vendredi .

SOS Méditerranée et MSF poursuivent leur guérilla contre l’Europe
L’armée maltaise a été mobilisée pour faire face au défi qui est lancé à l'UE et faciliter le débarquement des migrants noirs et musulmans, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, pourtant proches des frères des Etats du Golfe. La traversée de la Mer Rouge d'Erythrée en Arabie saoudite est de 350 kilomètres. Le voyage, par terre, de Modagiscio, Somalie, à Nairobi, Kenya, prend une vingtaine d'heures.

Les 141 illégaux devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, ce qui fait immanquablement penser à un nouvel épisode d'une opération de peuplement, le fameux tabou du "Grand remplacement", théorie qui devient réalité : elle alerte sur le processus en cours de substitution de populations sur le territoire français métropolitain, en sorte que la population chrétienne européenne soit remplacée par une population non européenne, originaire en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb, donc essentiellement musulmane.

"Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans", a précisé Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) à bord de l’Aquarius, soulignant, non sans démagogie, que les passagers étaient "épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye".

Est-ce une volonté politique dans l'intérêt des migrants clandestins qui a fait qu'en novembre 2017, MSF a ouvert un centre d'accueil de jour en Seine-Saint-Denis, à Pantin, ville communiste jusqu'en 2001 et limitrophe du XIXe arrondissement (PS) de Paris ? Selon la gauche radicale, un ghetto reste clairement un foyer de subversion potentiel exploitable.

Une erreur d'orientation conduit à de l'errance

Résultat de recherche d'images pour "Aquarius Malte"Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses "responsabilité". Rejeté par l’Italie, mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisée mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). Les Français, les Allemands, les Luxembourgeois, les Portugais et les Espagnols devront partager, qui son chômage, qui son déficit public ou sa dette, qui sa croissance et son pouvoir d'achat en berne pour venir en aide à ces 141 migrants, en plus des 114 autres arrivés lundi sur l’île.

Après avoir accueilli les Africains de l'Aquarius en juin, l’Espagne catholique a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge 60 des 141 nouveaux clandestins sur son sol
La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir résisté aux pressions de SOS Méditerranée, association illégitime, a également assuré qu’elle accepterait de se faire imposer 60 migrants. 
L’Allemagne luthérienne s’est de son côté engagée auprès de l'association allemande à ne recevoir que "jusqu’à 50" de ces illégaux.
Le très catholique Portugal s’est dit "disponible" pour accueillir 30 personnes. 
Le Luxembourg en recevra 5.

"Dangereux et immoral"

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Les "passeurs" de l'Aquarius laisse éclater leur fierté
d'avoir contribué à l'affaiblissement de l'Erytrée et de la Somalie
SOS Méditerranée n'a pas hésité à crier victoire mercredi, sur Twitter. Elle s'est félicitée d'avoir réussi son forcing sur les différents pays européens qui se sont " mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée", tandis que les instances politiques européennes restent absentes.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué "la fin de l’impasse concernant l’Aquarius"  - ou plutôt, tout bien considéré,  ses passagers - , mais il a toutefois jugé que " cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point". "Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités", a ajouté F. Grandi en estimant "urgent" de sortir "des approches 'bateau par bateau' pour savoir où débarquer les passagers secourus'. Visait-il, comme il se devrait, les pays d'origine ? 

Puisque le dire est plus facile que le faire, l'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit récupère cette critique : "L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire," a-t-il déclaré cette semaine. L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, en premières loges, puisque la Libye et la Tunisie ne sont pas stables et que les Etats arabes du Golfe mettent un point d'honneur à détourner le regard, singulièrement le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (EAU) : sont-ils racistes anti-Noirs ?

samedi 14 juillet 2018

Macron balladé par le Mali qui détient Sophie Pétronin et lui refuse de reprendre ses migrants fugitifs

De belles âmes militent, en revanche,  en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

L'Etat agit pour libérer Sophie Pétronin, assure Emmanuel Macron

Un portrait géant de Sophie Pétronin a été placardé sur un bâtiment des Invalides, à Paris, pour constater que la situation de l'otage au Mali n'a pas évolué. La com' peut-elle sauver la vie de cette femme malade ?
Sophie Pétronin, qui est âgée de 75 ans, a été enlevée en décembre 2016 à Gao au nord du Mali. Nutritionniste, elle était installée depuis une quinzaine d'années dans la région et travaillait pour association d'aide aux enfants mal nourris.

Vendredi 13 juillet, après de longs mois de silence, Macron a évoqué publiquement le sort de l'otage française Sophie Pétronin retenue au Mali depuis un an et demi. "L'Etat agit sans relâche pour la retrouver," a assuré le président de l'hyperbole devant les officiers supérieurs de l'armée française réunis à l'hôtel de Brienne. Mais les proches de l'otage continuent de s'inquiéter de la dégradation de son état de santé et de ses conditions de détention.


Aucun groupe n'avait revendiqué le rapt de Sophie Pétronin, jusqu'à ce qu'en juillet 2017, la principale alliance djihadiste du Sahel, liée à al-Qaïda, diffuse une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont l'otage française. Une autre vidéo présentée comme une preuve de vie aurait été diffusée en juin dernier par le même canal.
Dans les vidéos, Sophie Pétronin apparaît fatiguée même si dans la dernière en juin, elle déclarait être bien traitée. L'otage y disait aussi son sentiment d'être abandonnée par l'Etat français.

"Je sais sa souffrance, celle de ses proches, assura Macron, avec le masque de la tragédie. Je veux les assurer de notre inlassable volonté de la retrouver. Les services de l'Etat restent entièrement mobilisés. Ils agissent sans relâche mais dans la nécessaire discrétion et le respect des principes que j'ai fixés".

Le Mali a refusé le retour au pays de 2 migrants renvoyés par la France

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Fin décembre 2017, le Mali a refusé le retour de deux migrants depuis la France au motif qu'ils ne disposaient d'aucun papier officiel prouvant leur nationalité. Nombre de pays d'Afrique subsaharienne ne disposent pas d'un état civil satisfaisant et leurs populations jouent de ces lacunes. Ils ne déclarent une naissance qu'en cas de nécessité, à la condition de ne pas risquer un rappel d'impôts. Les déclarations a posteriori sont donc aléatoires et fantaisistes et les renseignements recueillis ne sont pas indiscutables. Dans le cas du Mali, une enquête menée en 2004 à la demande du MAE faisait ressortir que seulement 15% des Maliens avaient un état civil fiable. Les autorités du pays de départ peuvent jouer sur ces failles administratives pour refuser le rapatriement de migrants qui n'ont pas de passport ou un faux passeport. Les mêmes groupes linguistiques et les mêmes patronymes se retrouvant dans plusieurs pays, il est difficile de se fonder sur de tels éléments pour prouver la réalité d'une appartenance nationale. Ces autorités-là ne sont pas obligées de démontrer que les fugitifs ne sont pas des ressortissants.

Bamako n'hésite pas à 
dénoncer les failles des accords sur l'immigration avec les pays de départ.
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Montrer patte blanche au Mali
Il existe pourtant un accord passé le 11 décembre 2017 entre le Mali et l'Union européenne et l'UE multiplie ce type d'accord avec les pays de départ en vue de limiter et contrôler les flux migratoires. Mais ils n'ont qu'une valeur virtuelle. Ce genre d'accord de dupes met les pays de l'Union européenne à la merci de la mauvaise volonté et de la duplicité des autorités des pays d'émigration qui peuvent jouer sur la difficulté de la preuve de la nationalité. Les filières migratoires passant par divers pays africains, il est objectivement difficile de reconstituer l'itinéraire et la traçabilité des clandestins, notamment la nationalité réelle des personnes. Cette stratégie des accords bilatéraux est donc inadaptée à la réalité des pays africains, dont les administrations sont peu professionnelles et n'ont pas encore totalement intégré les concepts en usage dans les administrations occidentales héritières du droit romain.
Résultat de recherche d'images pour "Macron au Mali"Le fait que le refus ne porte que sur deux personnes ne permet pas de remettre l'accord en cause, mais si ce genre de refus se systématisait, Jupiter devrait innover... La plupart des migrants dont les autorités du pays d'origine ont refusé de les reconnaître comme leurs ressortissants se retrouvent sans papiers à tenter de survivre dans l'espace européen avec l'espoir d'une régularisation ou la peur d'une expulsion et d'un rapatriement.  

De belles âmes, en revanche, militent en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

mardi 17 octobre 2017

Filippetti dénonce une "purge politique" au PS

Filippetti s'est faite exclure du PS par la Fédération de Moselle 

L'ancienne ministre de la Culture n'en est encore pas revenue

Aurélie Filippetti a dénoncé lundi une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.
"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué  sur CNews A. Filippetti, membre de l'aile gauche du parti, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.
Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS suite à son soutien à une liste socialiste dissidente aux dernières sénatoriales.

Filippetti dénonce une chasse aux sorcières

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a à avoir un respect du contradictoire", a-t-elle estimé. "Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné. 

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".
C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Benjamin Lucas, 27 ans, décrit comme "anti-Valls", qui s'opposa au projet de loi de réforme du Code du travail de Myriam El Khomri et qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne"

Résultat de recherche d'images pour "varoufakis Montebourg filippetti"Elle était en fait interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717). "Je suis très intéressée par DiEM25", Mouvement pour la démocratie en Europe, créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Ce mouvement pan-européen vise à réformer les institutions de l'Union européenne pour y promouvoir davantage de transparence et de démocratie dans son fonctionnement, en partant du postulat selon lequel "la transparence est l'oxygène de la démocratie".

L'organisation dénonce la montée des nationalismes en Europe, le Brexit ou le Grexit comme des signes avant-coureurs d'une urgence à réinventer les institutions afin d'éviter une fracture en Europe.

L'acronyme DiEM évoque la célèbre locution latine carpe diem. La date de 2025 correspond à la limite temporelle que le mouvement s'est fixé pour réussir à démocratiser l'Europe.

samedi 19 novembre 2016

Primaire de la droite : sur Facebook, Sarkozy est le "champion" du troisième débat

La dernière confrontation télévisée du premier tour a suscité 720.000 interactions sur Facebook

Le réseau social Facebook a analysé jeudi soir les conversations de ses abonnés en lien avec le troisième et dernier débat
entre les candidats de la primaire de la droite et du centre

Juppé et Sarkozy, ex-aequo ?
Le maire de Bordeaux perd 7 points, mais Sarkozy ne lâche rien...
Avec 52% des discussions, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête du palmarès des candidats les plus commentés et discutés sur le réseau social, devant Alain Juppé (30%), François Fillon (16%), Jean-Frédéric Poisson (14%), Bruno Le Maire ( 12%), Jean-François Copé ( 2%) et Nathalie Kosciusko-Morizet (1%).

L'éducation et la recherche ont suscité le plus de discussions (20%) durant le débat de jeudi soir. 
Suivent la situation au Moyen-Orient (19%), mais les forces de police, ainsi que le renseignement (5%), le terrorisme (3%), les religions et la laïcité (16%), mais l'immigration (3%), l'actualité internationale (13%), mais la défense et l'armée (5%), l'emploi et le chômage (12%), mais la protection sociale, la santé et la médecine (respectivement 4%) et le logement (1%)la justice (11%), mais les incivilités et la délinquance (1%)le pouvoir d'achat et le niveau de vie (10%), l'énergie (8%), mais le comportement et l'économie verts (5%), la nation et la citoyenneté (7%).

Quatre pics d'interactions ont scandés les discussions entre abonnés Facebook, pendant le débat

A 21h58, quand Jean-Frédéric Poisson indique qu’il veut remettre à plat le projet européen : "Je regrette infiniment que nous ayons depuis maintenant 25 ou 30 ans conduit l’Europe vers un système qui met la France dans un carcan". 

Alarmiste, Alain Juppé prend alors la parole pour déclarer: "l’Europe est menacée de dislocation”. Il brandit des peurs, évoquant le risque de "devenir les Etats vassaux des grands empires qui sont en train de se renforcer" et ajoute : “Il faut donner à l’Europe des frontières, donc pas de nouvel élargissement, et faire fonctionner efficacement le contrôle des frontières extérieures", suggère le maire de Bordeaux; 

A 22h20, quand, à propos de l’école, François Fillon dénonce "une caste de pédagogues prétentieux qui ont imposé des programmes jargonnants et qui ont pris en otage nos enfants au nom d’une idéologie égalitariste"; 

A 22h35, quand, sur les prestations sociales et le chômage, Alain Juppé défend une prestation unique qui reste en-deçà du salaire d’activité, zéro charge sociale sur le SMIC et décaler l’âge légal de départ en retraite. "Il faut les inciter à reprendre un travail, sanctionner le refus d’un travail qui leur est proposé, accepter le travail lorsqu’on est au RSA. Mon objectif, c’est de débloquer le marché de l’emploi".

A 23h14 enfin, lorsqu' Alain Juppé déclare : "Je voudrais simplement dire à Nicolas que ramener le problème des flux migratoires au regroupement familial, c’est vraiment prendre le problème par le petit bout de la lorgnette".
Au même moment, les candidats ont aussi contesté les déclarations de Jean-Pierre Elkabbach qui se permet un jugement de leurs programmes, bien qu'il s'agisse d'un débat de primaire : "il n’y a presque rien sur le numérique, alors que la vie des Français change grâce aux objets connectés, à l’intelligence artificielle, etc...". L'intelligence semble devenue un point faible du journaliste partisan qui, à 80 ans, est depuis longtemps déconnecté.  

D'un souffle, François Fillon arriverait en tête avec 30% des intentions de vote au premier tour de la primaire de la droite et du centre devant Alain Juppé ex-aequo avec Nicolas Sarkozy, 29%, selon un sondage Ipsos publié vendredi soir sur le site internet du Monde.
Toute cette hargne et cette arrogance des media pour ça ?

La décision finale appartient non pas à la presse et aux sondeurs, mais aux électeurs, qui ont le pouvoir de les sanctionner en désignant les candidats de leur choix.

lundi 27 juin 2016

Brexit, référendum consultatif, pour voir ou pour rire?

Les 27 concèdent un premier délai au Brexit...

La procédure de sortie de l’UE du Royaume-Uni ne commencera pas lors du sommet de cette semaine

Le Royaume-Uni et Cameron 
sont à la rue
Excuse: la gravité de la crise politique que le référendum a déclenchée. Les dirigeants européens se rencontrent les 28 et 29 juin pour discuter des conséquences du vote pour un Brexit. Cependant, la crise déclenchée au Royaume-Uni par le résultat du référendum de jeudi dernier et par la démission promise du premier ministre, David Cameron, est telle que les dirigeants européens ont capitulé:  l’article 50, qui permet la sortie d’un État du bloc, ne soit pas activé tout de suite.

Calendrier de sortie 
Après l’annonce du référendum du 23 juin, Jean-Claude Juncker, Donald Tusk et Martin Schulz, les présidents de la Commission, du Conseil et du Parlement européens, avaient affirmé vouloir activer l’article 50 aussi tôt que possible afin de conclure les négociations du divorce rapidement. En dépit de l'hystérie de Hollande à vouloir évincer les Britanniques, l'Allemagne a obtenu des capitales européennes qu'elles considèrent le 28 juin est trop tôt. 
Lors de sa démission, David Cameron a assuré qu’il laissera son successeur commencer les discussions avec l’UE. Or, le premier ministre restera en poste jusqu’au mois d’octobre. Lors de leur rencontre des mardi 28 et mercredi 29 juin, les dirigeants européens se pencheront tout d’abord sur la question de la migration, avant le discours de David Cameron, qui aura lieu pendant le dîner. "La question du calendrier sera discutée lors du dîner", a expliqué une source au sein des institutions. "Il y a une crise politique grave au Royaume-Uni, et il est irréaliste d’attendre que le processus soit officiellement lancé mardi. Ce processus débutera le plus rapidement possible, c’est dans l’intérêt de Londres et de Bruxelles, mais il n’est pas possible de le lancer mardi." 

Marché unique
Les négociations des conditions de sortie exactes de la Grande-Bretagne, comme son accès au marché unique, un point clé, ne pourront commencer que lorsque l’article 50 du traité de Lisbonne aura été activé. "Tant qu’il n’y a pas eu de notification officielle, il n’y aura pas de négociations. Les 27 États membres sont très clairs là-dessus", indique le fonctionnaire européen encagoulé. "Nous définirons les termes du divorce et le cadre de la relation future une fois l’article 50 activé." 
Après le lancement officiel du processus, les 27 États membres rédigeront un projet de conclusions ébauchant les lignes directrices des négociations de sortie du pays. "L’UE contrôle la situation", assure le technocrate anonyme. "En ce qui concerne le cadre légal, il n’y a pas de vide juridique. Tant que le Royaume-Uni fait partie de l’UE, le pays est soumis aux lois européennes, avec les droits et obligations qui s’y rapportent." "Le processus est assez clair, l’article 50 est le seul moyen de quitter l’UE." 

Une officialisation rapide, sans se presser 
Le représentant européen explique que Donald Tusk a discuté avec tous les chefs d’État et de gouvernement européen avant le référendum. Le 29 juin, ceux-ci se retrouveront sans le Royaume-Uni pour discuter des mesures à prendre. "Les 27 États membres sont bien décidés à collaborer et à assurer la pérennité de l’UE et de leurs travaux dans le cadre de l’union", assure le fonctionnaire-sans-nom, qui ajoute que les entretiens entre le président du Conseil et les dirigeants ont permis à l’Europe de se préparer à une issue négative. "Les 27 sont prêts à commencer le processus rapidement et nous attendons une notification officielle le plus rapidement possible, mais tout le monde comprend que le référendum a entraîné une crise politique grave au Royaume-Uni."

Des diplomates des 27 pays s’étaient réunis à Bruxelles juste après l’annonce des résultats 
Vendredi dernier, le représentant britannique n’avait pas été convié. "Si le Royaume-Uni est prêt à partir, les 27 doivent se préparer", souligne le fonctionnaire européen, masqué mais bavard. "Symboliquement parlant, c’était une rencontre très importante. Ils ont discuté des messages à envoyer, des messages de confiance dans notre capacité à rester ensemble au sein de l’union et à rendre l’union meilleure à 27." 

Pas de stratégie britannique 
Les États membres européens ont nommé des groupes de travail pour gérer le Brexit. Cette préparation contraste drastiquement avec l’attitude du gouvernement britannique, qui ne semble pas avoir de stratégie claire pour rebondir face à la victoire des eurosceptiques, à part de tout laisser au successeur de David Cameron. 
Dimanche soir, avant la réouverture des marchés, ni George Osborne, chancelier de l’Échiquier, ni Boris Johnson, figure de proue du camp 'Leave', n’avaient fait de déclaration officielle. 
"La méfiance dans l’UE ne se limite pas au Royaume-Uni et doit être prise très au sérieux", a par ailleurs souligné le responsable européen sorti de nulle part. " Quiconque assure savoir quel est le problème de l’UE et avoir une solution ne dit pas la vérité. Pour trouver comment aller de l’avant, il faut mettre en place un processus plus large et plus détaillé. Tout cela ne sera pas résolu mercredi." 

La question des traités bilatéraux, une discussion 'prématurée' 
La Pologne a déjà proposé de mettre en place un nouveau traité européen, qui permette des liens moins étroits entre les pays. "Je ne pense pas que cela doive être notre premier réflexe", estime le fonctionnaire européen à tout faire. "Cela pourrait être la conclusion de notre réflexion, mais commencer avec ça, c’est prématuré." 
Donald Tusk s’est déjà entretenu avec le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. Il rencontrera ensuite Angela Merkel et François Hollande le 28 juin. Avant l’ouverture du sommet, il discutera également avec les dirigeants néerlandais, italien et tchèque. La République tchèque est en ce moment à la présidence tournante du groupe de Visegrád. Le président du Conseil devrait encore rencontrer au moins deux représentants nationaux avant le début du sommet. 
Le gouvernement écossais n’a pour sa part pas contacté le Conseil, mais la Commission européenne.