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samedi 10 octobre 2020

Les Canaries, plaque tournante de l'immigration africaine en Europe et de la Covid ?

Un afflux de migrants inédit depuis 10 ans, malgré la Covid-19

Groupe de migrants venus des pays sub-sahariens arrivant sur l'île de Gran Canaria, en novembre 2005 ( Photo d'illustration).
Migrants venus des pays sub-sahariens sur l’île de Gran Canaria, sans distanciation physique

Les groupes de migrants africains sont-ils autant de clusters infiltrés ?

Une route migratoire en sommeil a été réactivée malgré sa dangerosité. Depuis le début du mois de septembre, les îles Canaries voient affluer des migrants venus du continent africain. En deux semaines, ces traversées vers l’archipel espagnol n’avaient pas atteint un tel niveau depuis plus de dix ans.

Durant les quinze premiers jours de septembre, près de 1.200 clandestins ont débarqué sur ces îles de l’océan Atlantique situées face aux côtes africaines, selon des chiffres officiels. Lors d’une seule journée, jusqu’à 300 migrants ont débarqué sur l’archipel, alors que la météo était particulièrement favorable. C’est la première fois depuis 2007 qu’un tel chiffre est atteint.

Certains embarquent du Maroc, à une centaine de kilomètres. Et beaucoup d’autres font le trajet depuis le Sénégal ou la Gambie, parcourant ainsi plus de 1.000 kilomètres le long de la côte atlantique, dans des conditions sanitaires déplorables qui ignorent les consignes de lutte contre la pandémie. Cette route périlleuse sur un océan agité peut durer jusqu’à une semaine, dans des embarcations de fortune et en grande promiscuité. Selon une ONG d’accueil espagnole, un migrant sur 16 meurt en tentant cette traversée. Certains meurent-ils de la covid?

Les clandestins échappent à tout contrôle sanitaire ciblé

Emprunté dans les années 2006-2008, ce chemin vers l’Europe a été réactivé ces derniers temps. Les accords passés par l’Union européenne pour contrôler ses frontières avec la Libye, la Turquie et surtout le Maroc il y a un an, poussent les migrants vers l’Ouest, et donc vers les Canaries. Plus de 5.000 personnes ont atteint illégalement l’archipel depuis le début cette année 2020.

Parmi les 6.000 découvertes de séropositivité en France, près d’un tiers des porteurs du VIH concernent des migrants nés en Afrique subsaharienne. En juillet 2018, l’ARS assurait que les clandestins nés au Cameroun, Mali, Congo ou encore en Côte d’Ivoire auraient été contaminés sur le sol français. L’Agence se fiait aux déclarations des 277 hommes et femmes originaires d’Afrique subsaharienne et vivant avec le VIH en région parisienne. L’ARS croyait même pouvoir affirmer qu’une femme d’Afrique subsharienne séropositive sur trois a été infectée après son arrivée en France. Et par un « mâle blanc » ?

Dans les terribles conditions de vie précaires des migrants en transit, les consignes de distanciation physique sont-elles mieux respectées face au coronavirus?

La réduction des mobilités, une riposte efficace à la pandémie?

Les circulations transnationales constituent l’un des éléments clés de la gestion de la crise du Covid-19 en Afrique. En mai 2020 déjà, l’origine des premiers cas de covid-19 détectés dans les pays africains était analysée, ainsi que les enjeux de la fermeture des frontières dans un environnement de fortes mobilités.

Or, tous les premiers cas détectés dans les pays africains partageaient une caractéristique commune : il s’agissait d’une personne entrée récemment sur le territoire national. Elle avait été diagnostiquée soit à l’aéroport, dès son arrivée, soit dans un centre de santé, quelques jours plus tard. Le Mal est étranger à l’Afrique: il est importé d’Occident. La plupart de ces voyageurs ont été testés positifs après avoir séjourné hors d’Afrique pour des motifs professionnels, familiaux ou religieux. S’y ajoutent des touristes et des résidents étrangers qui se sont déplacés dans le cadre de leur travail.

Peu de premiers cas de Covid-19 résultent d’une transmission intra-africaine. Les quelques exemples répertoriés ont suivi les routes empruntées par les transporteurs routiers et par les commerçants.

On sait toutefois qu’à Djibouti, deux médecins en provenance d’Egypte ont repris leurs consultations à l’hôpital sans être testés au préalable. A Nantes, des médecins positifs à la covid ont continué à exercer, a-t-on appris en octobre, mais la contamination par des migrants africains serait inconcevable, si encore elle n’est pas justifiée par les antiracistes racialisés… En Guinée-Bissau, l’un des deux premiers cas est un fonctionnaire des Nations-Unies venant de la République démocratique du Congo: blanc ou noir, la précision paraît inopportune, voire raciste. Bref, les partis-pris sont évidents.

Les premiers cas de Covid-19 soulignent également la diversité des mobilités entre pays africains : en Ethiopie, il s’agit d’un Japonais en provenance du Burkina Faso, et au Tchad, d’un citoyen marocain résidant à N’Djamena (Tchad) de retour d’un voyage à Douala (Cameroun). Tout est possible. Sauf en France, où un clandestin est sain, par définition.

Bizarrement, les migrants africains ne créeraient donc pas de foyers de contamination en Europe. La question ne se pose même pas: elle est taboue. Globalement, plus de la moitié des pays africains ont ordonné la fermeture de leurs frontières, alors que moins de dix cas avaient été détectés sur leur territoire. En dix jours (du 16 mars au 26 mars), à l’exception du Liberia, tous les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest ont fermé leurs frontières. Au total, quinze pays ont pris cette décision avant même la détection d’un premier cas de Covid-19. La réactivité des Etats africains fut donc exemplaire, tandis que la très humaniste Union européenne est ouverte à tous les vents contraires: les trous dans la raquette sont inévitables. Sujet « compliqué », « sensible ». Mais aussi mortel.

Jamais depuis sa création, en 1979, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, espace de libre circulation, n’avait connu une telle situation. Ces restrictions ont généré des difficultés, des tensions et des situations dramatiques, en particulier pour les migrants. Ainsi, plus de 2.500 migrants en transit au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad ont été bloqués. Certains ont dû être secourus en plein désert.

Dans la ville de Dakhla (Sahara occidental) de violents affrontements ont eu lieu entre des migrants subsahariens lors des distributions alimentaires. A Arlit, au nord du Niger, une révolte a éclaté dans un camp de migrants en raison des conditions de vie déplorables. Sur les réseaux sociaux, les migrants bloqués en Tunisie, après avoir quitté la Libye, vers les Cabaries, ont multiplié les appels à l’aide. « Sans la solidarité des Tunisiens qui sont venus nous faire cadeau d’un peu de nourriture, je serais déjà mort », confie un jeune congolais.

L’épidémie de Covid-19 a également exacerbé les vulnérabilités et les stigmatisations. A Nador (Maroc), les campements de migrants en transit ont été détruits ; à Bamako (Mali), un camp de déplacés a été détruit par un incendie accidentel ; et au Malawi, deux Mozambicains accusés de propager le virus ont été battus à mort.

Le retour des migrants vers leur pays d’origine a également été entravé. [De jeunes Marocains bloqués] dans les villes espagnoles de Sebta et Melilla sont parvenus à rejoindre leur pays en empruntant les voies clandestines utilisées habituellement dans le sens opposé.

Pis, des filières de retour clandestines se sont mises en place à partir de l’Espagne pour des immigrants sans papiers qui souhaitaient rentrer au Maroc. La place dans les embarcations se négociait à plus de 5.000 euros, soit cinq fois le même trajet en sens inverse.

Plus au sud, des migrants ouest-africains ont dû attendre plusieurs jours pour franchir la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Des émigrés sénégalais dont trois femmes, en provenance d’Espagne, ont connu la même mésaventure à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal où ils ont été ensuite confinés dans un « centre de santé, fortement surveillé par les forces de sécurité ». Entre le Togo et le Ghana, les contrôles sont appliqués avec la même rigueur. Plusieurs ressortissants ghanéens ont été arrêtés à la frontière. Ils revenaient du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis, d’Afrique du Sud ou des Etats-Unis via l’aéroport de Lomé.

L’inégal développement du nombre de cas de Covid-19 sur le continent africain semble donc plus étroitement lié à la réactivité des Etats après la détection du premier cas Covid-19 sur leur sol et à la gestion interne de l’épidémie (notamment les mesures régulant ou limitant les déplacements entre régions, la fermeture de villes), qu’aux mobilités internationales (« cas importés »).

La fermeture des frontières des pays africains a donc logiquement limité la diffusion de la Covid-19 en Afrique. Ce qui est possible en Afrique ne le serait pas en Europe. Nos partis de gauche et leurs associations et collectifs opposent des intentions racistes.

lundi 26 août 2019

Les bateaux de passeurs alimentent les campements de migrants à Paris

Ni Proactiva Open Arms, ni SOS Mediterranée n'assure le suivi : un nouveau campement de clandestins à Paris a surgi... 

La presse assure que la France "ouvre ses bras aux migrants sauvés par  l'Ocean Viking"
(Républicain Lorrain)...  


A Paris, des associations et collectifs ont distribué des tentes à une centaine de migrants illégaux installés dans le Parc de la Villette. 
Les migrants ainsi pris en mains entendent donc recommencer un cycle de pressions pour devenir visibles et obtenir des solutions d'hébergement décentes, comme ils l'ont fait en mer à bord des navires de pseudo-ONG qui prétendent assurer leur sauvetage mais les livrent en fait aux organisations altermondialistes qui les instrumentalisent à des fins politiques.

Chaque tente Husky - marque tchèque - 3-4 personnes vaut 339 euros

120 sans-papiers, dont une cinquantaine d'enfants, un ratio surprenant qui confirme qu'ils sont un moyen indécent de pression, ont imposé leur présence dans le XIXe arrondissement de Paris, géré par un maire PS depuis 1995 et avec sa mosquée et ses cinq salles de prière
20 enfants ont moins de trois ans : combien d'entre eux sont nés pendant l'acheminement à travers la Libye et dans les conditions dites "effroyables" d'attente à bord des bateaux d'associations? Combien n'ont pas de père. 


Ces illégaux protégés par des associations subventionnées campent sur un  trottoir du parc de la Villette, avec l'espoir d'être pris en charge. "Si on trouve un toit, on peut se débrouiller pour travailler, on peut nourrir nos enfants", explique un clandestin... Le travail au noir pourvoira à tout , ce qui n'empêchera pas Bercy de clamer que la courbe du chômage n'a jamais été aussi positive...

La mairie socialiste de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement

Venus de plusieurs continents, ils écrivent un français parfait...
Originaires d'Afrique, d'Afghanistan et d'Europe de l'Est, réfugiés, demandeurs d'asile ou déboutés vivent pour certains depuis des années sur le territoire français, mais près de 200 nouveaux venus arrivent. Or, depuis la fin de la trêve hivernale, tous les anciens peinent à trouver un abri. 
Face à cette situation, et à une semaine de la rentrée scolaire, la mairie de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement - également socialiste depuis 1995 - mais avec 37 places seulement. 

Entre temps, une quarantaine de clandestins est  venue grossir le campement : c'est le nombre accepté par Macron pour décharger l'Open Arms...  
Une réunion est prévue lundi 26 août entre la mairie et la préfecture. Les riverains ne sont pas conviés.

vendredi 12 juillet 2019

Des migrants clandestins occupent le ...Panthéon, encadrés par un collectif de sans-papiers

Des "Gilets noirs" sont entrés en force dans le sanctuaire dédié à de grands serviteurs de la France

Le Panthéon a été investi par plusieurs centaines de migrants en situation irrégulière
  
Les gilets noirs, sans papiers, en activité ou au chômage occupent le siège d'Elior à La Défense, à Paris, le 12 juin.Instrumentalisés par des activistes d'extrême gauche, ils ont pris possession des lieux pour exiger leur régularisation et un rendez-vous avec le premier ministre Edouard Philippe. Plusieurs centaines de migrants, encadrés par le collectif "La Chapelle Debout", collectif d'aide aux migrants évoquant les 'Nuit debout', et se présentant comme  des "Gilets noirs", se sont introduits dans le monument parisien, vendredi 12 juillet à la mi-journée

Touristes évacués, manifestants "nassés" par les CRS

700 migrants et soutiens ont pénétré dans le sanctuaire en début d'après-midi, selon une activiste du collectif présente à l'intérieur.
"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main. (...) L'ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications", a-t-elle expliqué, usant de la terminologie de la gauche ultra, précisant que "les touristes ont été évacués", sans autre choix.


Une vidéo diffusée sur Twitter montrait plusieurs centaines de personnes sous la coupole du Panthéon, scandant "Gilets noirs ! Gilets noirs !" au pied de la statue de la Convention, désignant des migrants politisés vivant en foyer financé par la France ou dans la rue en Ile-de-France, notamment à la Porte de La Chapelle.
Le 10 octobre 1793, la Convention montagnarde consacrait l'établissement d'un régime d'exception, désigné plus tard sous le nom de la Terreur, déclarant : "Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix".
Dans un communiqué, ces hommes d'apparence africaine se présentant comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" qui ne les a pas invités à rejoindre la communauté nationale, demandent "papiers et logements pour toutes et tous". "On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l'Intérieur et ses préfectures. On veut parler au Premier ministre Edouard Philippe, maintenant !", écrivent-ils.


Ils s'imposent aux gouvernements faibles, sous couvert d'humanisme
"Beaucoup de gens vivent sans droit depuis des années. On occupe pour interpeller le Premier ministre pour une régularisation exceptionnelle. Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). Il est temps qu'il y en ait une", a décrété un membre du collectif Droits Devant ! au cours de l'opération. "Le Panthéon est un signe des grands hommes. Il y a à l'intérieur des symboles de la lutte contre l'esclavage. On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le collectif "gilets noirs" mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers.
Depuis novembre 2018, les gilets noirs se mobilisent contre les centres de rétention ou devant les préfectures pour demander une régulation collective de tous les "exilés". Dans une tribune, des artistes, intellectuel.les, universitaires, organisations, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets noirs. Signataires : ABD AL MALIK rappeur, écrivain et réalisateur, Act Up-Paris, Action Antifasciste Paris-Banlieue, AFA, Eric ALLIEZ professeur des Universités, Paris 8, Santiago AMIGORENAréalisateur argentin, Aude ARAGO, artiste chorégraphe et photographe, Syndicat ASSO SOLIDAIRES, Association Femmes Plurielles, Association Marocaine Des Droits Humains AMDH-Paris/IDF, Association des Travailleurs maghrébins de France, ATMF, Marine BACHELOT NGUYEN, autrice [pourquoi pas !] et metteuse en scène, Etienne BALIBAR, ancien professeur des Universités de Paris-Nanterre, Ludivine BANTIGNY historienne, MFC à l’Université de Rouen-Normandie, François BEGAUDEAU, écrivain, acteur et réalisateur, Hourya BENTOUHAMI, philosophe, Université de Toulouse Jean-Jaurès, Mohammed BEN YAKHLEF, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges, Emmanuelle Béart, actrice, Arno BERTINA écrivain, Juliette BINOCHE, actrice, David BOBÉE, metteur en scène et directeur du CDN de Rouen-Normandie, Saïd BOUAMAMA Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nedjma BOUAKRA, journaliste, Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate, Cécile BOURGADE, enseignante, Louis BOYARD, Président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Brigade anti-négrophobie, BAN, CGT de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, CGT Info’com, Florian CHAVANON, éditeur, Vanessa CODACCIONI MCF, Université Paris 8, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Philippe CORCUFF, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, Alexis CUCKIER, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers, Gerty DAMBURY, autrice et metteure en scène, Romaric DAURIER, directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, Laurence DE COCK, historienne et essayiste, Collectif DÉSARMONS-LES !, Penda DIOUF, autrice Direction du Théâtre de La Commune, CDN Aubervilliers, Suzanne DOPPELT, auteur, Karima EL KHARRAZE, auteure et metteuse en scène, EMMA, blogueuse féministe et anticapitaliste, Annie ERNAUX, écrivaine, Jean-Baptiste EYRAUD porte-parole du DAL, Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8, Gwen FAUCHOIS, Franck FISCHBACH, enseignant-chercheur, Strasbourg, Fondation FRANTZ FANON, Georges FRANCO, artiste peintre, Arnaud FRANÇOIS, professeur à l’Université de Poitiers, département de philosophie, Florian GAITÉ, philosophe et critique d’art, Isabelle GARO enseignante en philosophie, Paris, Franck GAUDICHAUD enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Ouissame GHMIMAT, militant des droits humains, Nacira GUÉNIF, sociologue, professeure Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Eric HAZAN, éditeur, éditions La Fabrique, Odile HENRY, sociologue, Paris 8, Juan Camilo HERNANDEZ SANCHEZ musicien, Véronique HUBERT artiste, Collectif IRRÉCUPÉRABLES, La Compagnie JOLIE MÔME troupe de théâtre, Anne JOLLET historienne, Université de Poitiers, Maria KAKOGIANNI écrivaine, Anasse KAZIB cheminot SUD-Rail, Lalla KOWSKA RÉGNIER, autrice [sic] et commerçante, Aude LALANDE bibliothécaire, Lila LAMRANI, docteure en philosophie de l’Université Paris Sorbonne, Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire, Camille LOUIS, philosophe et dramaturge, Michael LOWY, directeur de recherches émérite, Armelle MABON, historienne, Pascal MAILLARD, universitaire et responsable syndical SNESUP-FSU, Patrice MANIGLIER philosophe, Sébastien MARTEL, guitariste, Jean-Pierre MARTIN, psychiatre, Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole CGT des Conti, Madjid MESSAOUDENNE, élu de Saint-Denis, Bénédicte MONVILLE élue d’opposition à Melun (BVAM), Conseillère Régionale d’Ile de france (groupe AES), Olivier NEVEUXuniversitaire, Stanislas NORDEY metteur en scène, Yves PAGÈSécrivain et co-directeur des Editions Verticales, Ugo PALHETAsociologue, MCF à l’université de Lille, PARIS D’EXIL, Parti des Indigènes de la République, PIR, Willy PELLETIER coordinateur de la Fonction Copernic, Evelyne PERRIN Conseil Scientifique d’ATTAC, Roland PFEFFERKORN sociologue, Université de Strasbourg et chercheur au CNRS, Manuel REBUSCHI enseignant-chercheur en philosophie, Université de Nancy, Matthieu RENAULT Université Paris 8, RESOME, Ulrike Lune RIBONI enseignante-chercheuse, Université Paris 8, Jonathan RUFF-ZAH UJFP, Marion SIEFERT, metteuse en scène, Pauline SIMON, artiste, Omar SLAOUTI, militant antiraciste, Olivier STEINER, écrivain, producteur de radio et chroniqueur, Rémy TOULOUSE, directeur littéraire, Editions La Découverte, Union juive française pour la paix (UJFP), Eleni VARIKAS, professeur émérite, Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe décolonisée antiraciste, Dror WARSCHAWSKI chercheur CNRS, Paris, Jacques Weber, acteur, Caroline ZERKI, maîtresse de conférences, université Paris-Est Créteil.
En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

samedi 29 septembre 2018

On expulse toujours des migrants clandestins à Grande-Synthe, Calais

Le budget de la police consacré à des expulsions incessantes d'illégaux est-il bien utilisé ?

Et si les associations de passeurs dits "humanitaires" en Méditerranée débarquaient les clandestins directement dans les ports britanniques ?

Si vous cherchez un 'caddie' à Auchan Grande-Synthe,
vous savez où en trouver...
Une nouvelle opération d'évacuation du campement de migrants de Grande-Synthe a mobilisé des effectifs de police, de l'énergie, du temps et de l'argent  vendredi. La population y atteint désormais un millier de personnes, ont constaté un vidéaste et un photojournaliste. De leur origine, rien ne filtre assurément. France Soir indique toutefois qu'ils seraient des Kurdes d'Irak.

Environ 400 à 500 migrants, essentiellement des "familles" et "des personnes fragiles", selon le sous-préfet de Dunkerque Eric Etienne, "sont montés" - ou ont été embarqués - dans des bus à destination de plusieurs centres d'accueil des Hauts-de-France.

Ces migrants clandestins vivaient dans un ensemble de lacs et de petits bois du secteur du Puythouck, régulièrement occupé par les migrants, et dont l'accès a été bloqué le temps de l'opération. Celle-ci a débuté vers 07h30 et a pris fin vers midi, dans le calme, grâce à la complicité des associations.

L'intervention, assortie de contrôles d'identité, ciblait également des "passeurs" qui "profitent de la misère humaine", a grondé le sous-préfet, histoire de se justifier.
La préfecture estime à "entre 800 et 1.000" le nombre de migrants à Grande-Synthe, contre 1.300, selon les associations. Il s'agit très majoritairement de Kurdes irakiens. 
Dans les années 1920, à la création de l'Irak, la Société des Nations (SDN) avait attribué la gestion de l'Irak au Royaume-Uni, et les Kurdes d'Irak sont donc justifiés à gagner le Royaume Uni. Mais les Kurdes irakiens ne sont pas les migrants préférés des associations françaises. Ils furent en effet les alliés des Américains quand une coalition dirigée par les Etats-Unis renversa le régime de Saddam Hussein au printemps 2003. Et cela, bien que l'opération Viking Hammer menée par George W. Bush - avec l'aide des Peshmerga de l'Union patriotique du Kurdistan - ait visé à éliminer le groupe djihadiste Ansar al-Islam, composé à la fois de Kurdes et de vétérans arabes ayant participé à la guerre en Afghanistan, implanté depuis 2001 au Kurdistan irakien, dont  seconde ville d'Irak par son importance, Mossoul, libérée des islamistes par la coalition irako-américaine du régime de Nouri al-Maliki, un conservateur chiite, et de Donald Trump...
La dernière évacuation de Grand-Synthe ne remonte qu'à trois semaines, le 6 septembre, avec la "mise à l'abri", selon les termes de la préfecture, de 539 migrants en situation illégale se trouvant dans une "Jungle" insalubre (voire toxique) à proximité de la gare de triage. 
A cette date, la préfecture faisait état d'environ 500 migrants sur ce site. Pour la ville, ils étaient 800 au total sur la commune et les associations parlaient de 600 à 700 personnes.

La préfecture explique que cette augmentation est due "essentiellement à de nouvelles arrivées" et que "l'opération du 6 septembre a porté ses fruits, puisque les gens sont restés en centre d'accueil".

Résultat de recherche d'images pour "sept 2018 grand synthe expulsion"Les associations partagent le constat d'une constante augmentation depuis le 6 septembre, mais contredisent la préfecture, affirmant qu'elles observent régulièrement des "retours" de migrants depuis les centres d'accueils. 

La situation est telle que le maire écolo de Grande-Synthe, Damien Carême, s'est dit prêt à rouvrir le camp de la Linière, détruit par un incendie en 2017 et qui accueillait 1.500 personnes. Vidéo

Edition numérique des abonnés
Dans ce film inédit à la télévision, on croisa évidemment le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, mais aussi Cyrille Hanappe, l’architecte parisien qui a dessiné le camp de la Linière. Le récit est également entrecoupé de témoignages de réfugiés qui ont vécu le camp. "Le documentaire suit l’évolution du projet de camp de réfugiés avec pleins d’idées positives mais difficiles à mettre en place sur le terrain", précisait le réalisateur, dans un article de France 3Le film était à découvrir le lundi 23 juillet, à 23h20, sur France 3.
Proche de Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, anciens ministres du Logement de Hollande, et soutien du socialiste Benoît Hamon à l'élection présidentielle de 2017, l'élu Europe Ecologie-Les Verts réclame des hébergements avec vue sur la mer, "des lieux de répit sur tout le littoral de la Manche et de la mer du Nord", comme Médecins du monde notamment, mais l'Etat rejette tout "point de fixation" et les discussions entre les parties se poursuivent.

La région est sous haute tension

Grande-Synthe: arrestation mouvementée d'un passeur recherché
Un passeur kurde irakien plusieurs fois condamné, qui opérait depuis une dizaine d'années à Grande-Synthe (Nord), a été arrêté en mai dernier à l'issue d'une opération de grande ampleur de la police qui a dû ouvrir le feu, a-t-on appris du Parquet de Dunkerque. La Police aux frontières (PAF), aidée du commissariat de Dunkerque et de la PJ de Lille, a mené son interpellation "difficile et violente" dans le cadre d'une commission rogatoire.
L'homme de 38 ans "s'est montré particulièrement retors [rétif?], il s'en est pris aux policiers, usant notamment de bombes lacrymogènes, était armé, même s'il n'a pas tiré", a précisé le magistrat. "Son arme à feu a été sortie et un policier a donc fait usage de son arme: le tir unique a touché le pied du mis en cause, qui est hospitalisé". Même s'il "nous a donné du fil à retordre", "tout s'est passé avec une grande maîtrise car, face à un individu dangereux comme celui-là, on n'est jamais à l'abri du pire", s'est félicité M. Piève.

L'identité de ce passeur kurde est "sujette à caution" en raison des multiples "alias" qu'il a utilisés au cours des années, a précisé le procureur. Mais il est connu de la justice pour avoir "été condamné à plusieurs reprises pour aide à l'entrée au séjour irrégulier, violences et une interdiction de territoire qu'il a violée allègrement". En garde à vue dès le soir même, l'homme devait être mis en examen et placé en détention provisoire pour son activité de passeur. Il devait en outre, être poursuivi pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Des investigations devaient également être menées concernant des viols présumés sur des migrants en vue de les forcer à travailler pour lui. En septembre 2017, il avait réussi à fuir lors d'une tentative d'arrestation. "Il avait résisté à l'interpellation, et s'était également montré violent, avait sorti une arme et l'avait pointée sur les fonctionnaires, sans tir", a relaté M. Piève. Les associations ont-elles fermé les yeux sur ces viols présumés que la police n'est pas seule à en soupçonner la réalité?

Il a passé les quelques mois séparant ces deux épisodes aux Pays-Bas, et était revenu depuis quelques semaines à Grande-Synthe pour recréer une filière, a indiqué une source policière. L'individu opère dans la région depuis une dizaine d'années. Sa première condamnation avait été prononcée en 2007 par le tribunal correctionnel de Dunkerque pour des faits datant de 2006.


Un véhicule stationné sur le parking d'Auchan a pris feu, dans la soirée, pour une raison encore inconnue. La voiture a entièrement brûlé


6 août 2018 : un sac de bijoux volés est retrouvé au Puythouck 
Le président de l’association 'Unis pour préserver le Putyhouck' mène avec les membres de son association des actions de nettoyage dans les bosquets du parc. Lundi 6 août dernier, alors qu’Hervé entame une nouvelle action de nettoyage, il fait une découverte plutôt insolite. "Je me suis enfoncé dans un bosquet, juste après le pont de la route de Spycker. J’ai vu un sac en plastique." Plutôt habitué à trouver des détritus dans la végétation, Hervé va être particulièrement surpris. "Quand j’ai ouvert le sac, il était rempli de coffrets et de bijoux !"

18 août 2018 :
Grande-Synthe : un appartement prend feu rue Lyautey
Vers 14 h 40, les sapeurs-pompiers de Fort-Mardyck ont été appelés rue Lyautey, à Grande-Synthe, pour maîtriser un départ d'incendie...
Cette accumulation d'incendies est-elle l'indication de l'hébergement de clandestins par des habitants, domiciliés ou résidents de la ville, habitants ou associatifs ?

lundi 24 septembre 2018

Calais : supposé disparu dans les eaux du port, un migrant reste introuvable

Les recherches restent infructueuses

Les opérations de recherche policières n'avaient toujours pas abouti dimanche dans le port de Calais, a alerté un membre des secours.

Calais: recherches infructueuses pour retrouver un migrant supposé disparu
"Les recherches ont été interrompues ce lundi matin. Elles n'ont pas repris dans la journée", s'est inquiétée cette source. Dimanche matin, la préfecture du Pas-de-Calais avait annoncé que des recherches étaient menées pour retrouver une "personne" tombée à l'eau.

"Trois migrants se trouvaient en bord de mer cette nuit. Vers 03h35, deux clandestins se sont manifestés auprès des services de sécurité au niveau du port Est, en disant que le troisième membre du groupe était tombé à l'eau", a précisé la préfecture.
"Immédiatement, des sapeurs-pompiers et plongeurs ont été engagés, avant d'être renforcés par un hélicoptère ce matin à 06h00", a-t-elle ajouté, sans donner de précision sur l'identité de la personne recherchée.

D'après le dernier décompte des autorités, entre 350 et 420 migrants (entre 400 et 800, selon les associations) se trouvent à Calais, port d'Europe continentale le plus proche de l'Angleterre, pays qu'ils souhaitent rejoindre.

Aucune enquête ne dira si le migrant est tombé à l'eau accidentellement ou a été poussé. 
Les associations humanitaires exigeront-elles des investigations judiciaires ?

mercredi 15 août 2018

Aquarius : les droites françaises invitent la Tunisie à ouvrir ses ports

L'accueil des clandestins africains n'est pas la responsabilité exclusive des Européens

L'irresponsable 'SOS Méditerranée' prend des migrants à bord de l'Aquarius, sans assurer le suivi

La Tunisie doit cesser d'être une plaque tournante de migration vers l'UE et assumer ses responsabilités de voisin de la Libye
Ses 141 migrants ne savaient pas où ces "humanitaires" les débarqueraient. En France, les acteurs politiques de droite réclament une politique et une stratégie responsables avant  l'ouverture d'un des ports du pays.

Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) ont plaidé pour que la Tunisie, du fait de sa proximité géographique apporte une contribution naturelle à l'effort européen, en ouvrant ses ports. Ils estiment en effet la France ne peut pas éternellement réceptionner les livraisons de l'Aquarius et créer "un appel d'air".

Ne pas "encourager le jeu des passeurs" 

Il existe des passeurs de tout poil, notamment animés par l'appât du gain pour les uns, mais par une idéologie subversive de déstabilisation des démocraties  libérales, pour les autres.

Image associéeLes Républicains sont favorables à une position de fermeté vis-à-vis de ces situations" car "nous ne pouvons pas créer un nouvel appel d'air", a réagi un des porte-parole de LR, Gilles Platret, 55 ans, sur franceinfo. Accueillir ces migrants "sous le coup de l'émotion ne ferait qu'encourager [cette immigration] et faire le jeu des passeurs", a ajouté le maire de Chalon-sur-Saône, 
plaidant pour que l'Aquarius, que l'Italie et Malte - constamment sollicités- résistent  à leur accueil, se dirige vers les côtes tunisiennes. 

Il a jugé que "ce n'est pas à la France seule de régler ce problème" mais "à l'Europe de le faire dans les liens qu'elle doit avoir avec l'Afrique".

Notre déficit public et notre croissance en berne ne plaident pas en faveur de l'accueil de clandestins africains 

Alors qu'une seule de nos universités apparaît au classement de Shanghaï 2018 et que l'OCDE pointe déjà les disparités scolaires et les compétences de notre jeunesse," la France doit prendre ses responsabilités en n'accueillant pas l'Aquarius", a également estimé le porte-parole du RN Jordan Bardella, 23 ans, ex-secrétaire départemental du FN de Seine-Saint-Denis, sur LCI, en rappelant qu'une majorité de Français s'était dit opposée à l'accueil du navire en France en juin, dans un sondage. "Nous n'avons pas les moyens" de les accueillir.

"Si on applique le droit de la mer, c'est aux ports tunisiens" de le faire, a ajouté ce conseiller régional d'Ile-de-France. 
Il a aussi de nouveau dénoncé "les ONG (qui font) le jeu des passeurs qui font de la traite d'êtres humains", et "violent le droit maritime".

Résultat de recherche d'images pour "musulmans en Corse"
Les événements de Sisco et le débat sur le burkini dans l’île
ont mis à mal le vivre ensemble et la pratique de l’islam en Corse
Quant à la proposition réitérée du président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, d'ouvrir un port corse au bateau, Jordan Bardella rappelle à cet avocat nationaliste qui s'est fait connaître par la défense d'activistes du FLNC en lutte armée avec la République française "que les Corses ne souhaitent pas que leur île devienne le Lampedusa français" et que les "ratonnades" corses sont une réalité qu'il ne peut ignorer.

Les passeurs de l'Aquarius débarquent 141 clandestins à Malte

Des associations immigrationniste et communiste  imposent des clandestins à l'UE 

Le navire allemand est arrivé mercredi à La Valette, Malte, mais ni à Hambourg, Allemagne, ni en Arabie saoudite

Aquarius : la France va accueillir 60 migrants débarqués à Malte
Dans la force de l'âge, ils ne participeront pourtant pas
au développement de leurs pays
Les 141 illégaux non désirés seront ventilés entre cinq pays européens de tradition chrétienne, suite à un accord obtenu sous la pression des événements.

La seule organisation "humanitaire" de ce feuilleton est l'Union européenne. L'UE a répondu au défi qui lui était à nouveau lancé, ne laissant pas ces humains sur les bras de SOS Méditerranée, association "no border" pour l'abolition des frontières qui fait le jeu des passeurs.

Bien que participant à la traite des Noirs, l'Aquarius a finalement été autorisée à accoster mercredi 15 août à Malte, après plusieurs jours passés en Méditerranée pour forcer la main aux anciens colons européens eux-mêmes poussés à la mer par les mouvements africains de libération. 

141 Africains demandent asile à leurs ex-"oppresseurs"

Le navire, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), se faisant passer pour des ONG, est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après que les 141 ont été abandonnés comme du fret par leurs négriers dans les eaux territoriales au large de la Libye, vendredi .

SOS Méditerranée et MSF poursuivent leur guérilla contre l’Europe
L’armée maltaise a été mobilisée pour faire face au défi qui est lancé à l'UE et faciliter le débarquement des migrants noirs et musulmans, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, pourtant proches des frères des Etats du Golfe. La traversée de la Mer Rouge d'Erythrée en Arabie saoudite est de 350 kilomètres. Le voyage, par terre, de Modagiscio, Somalie, à Nairobi, Kenya, prend une vingtaine d'heures.

Les 141 illégaux devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, ce qui fait immanquablement penser à un nouvel épisode d'une opération de peuplement, le fameux tabou du "Grand remplacement", théorie qui devient réalité : elle alerte sur le processus en cours de substitution de populations sur le territoire français métropolitain, en sorte que la population chrétienne européenne soit remplacée par une population non européenne, originaire en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb, donc essentiellement musulmane.

"Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans", a précisé Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) à bord de l’Aquarius, soulignant, non sans démagogie, que les passagers étaient "épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye".

Est-ce une volonté politique dans l'intérêt des migrants clandestins qui a fait qu'en novembre 2017, MSF a ouvert un centre d'accueil de jour en Seine-Saint-Denis, à Pantin, ville communiste jusqu'en 2001 et limitrophe du XIXe arrondissement (PS) de Paris ? Selon la gauche radicale, un ghetto reste clairement un foyer de subversion potentiel exploitable.

Une erreur d'orientation conduit à de l'errance

Résultat de recherche d'images pour "Aquarius Malte"Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses "responsabilité". Rejeté par l’Italie, mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisée mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). Les Français, les Allemands, les Luxembourgeois, les Portugais et les Espagnols devront partager, qui son chômage, qui son déficit public ou sa dette, qui sa croissance et son pouvoir d'achat en berne pour venir en aide à ces 141 migrants, en plus des 114 autres arrivés lundi sur l’île.

Après avoir accueilli les Africains de l'Aquarius en juin, l’Espagne catholique a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge 60 des 141 nouveaux clandestins sur son sol
La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir résisté aux pressions de SOS Méditerranée, association illégitime, a également assuré qu’elle accepterait de se faire imposer 60 migrants. 
L’Allemagne luthérienne s’est de son côté engagée auprès de l'association allemande à ne recevoir que "jusqu’à 50" de ces illégaux.
Le très catholique Portugal s’est dit "disponible" pour accueillir 30 personnes. 
Le Luxembourg en recevra 5.

"Dangereux et immoral"

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Les "passeurs" de l'Aquarius laisse éclater leur fierté
d'avoir contribué à l'affaiblissement de l'Erytrée et de la Somalie
SOS Méditerranée n'a pas hésité à crier victoire mercredi, sur Twitter. Elle s'est félicitée d'avoir réussi son forcing sur les différents pays européens qui se sont " mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée", tandis que les instances politiques européennes restent absentes.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué "la fin de l’impasse concernant l’Aquarius"  - ou plutôt, tout bien considéré,  ses passagers - , mais il a toutefois jugé que " cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point". "Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités", a ajouté F. Grandi en estimant "urgent" de sortir "des approches 'bateau par bateau' pour savoir où débarquer les passagers secourus'. Visait-il, comme il se devrait, les pays d'origine ? 

Puisque le dire est plus facile que le faire, l'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit récupère cette critique : "L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire," a-t-il déclaré cette semaine. L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, en premières loges, puisque la Libye et la Tunisie ne sont pas stables et que les Etats arabes du Golfe mettent un point d'honneur à détourner le regard, singulièrement le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (EAU) : sont-ils racistes anti-Noirs ?