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vendredi 12 juillet 2019

Des migrants clandestins occupent le ...Panthéon, encadrés par un collectif de sans-papiers

Des "Gilets noirs" sont entrés en force dans le sanctuaire dédié à de grands serviteurs de la France

Le Panthéon a été investi par plusieurs centaines de migrants en situation irrégulière
  
Les gilets noirs, sans papiers, en activité ou au chômage occupent le siège d'Elior à La Défense, à Paris, le 12 juin.Instrumentalisés par des activistes d'extrême gauche, ils ont pris possession des lieux pour exiger leur régularisation et un rendez-vous avec le premier ministre Edouard Philippe. Plusieurs centaines de migrants, encadrés par le collectif "La Chapelle Debout", collectif d'aide aux migrants évoquant les 'Nuit debout', et se présentant comme  des "Gilets noirs", se sont introduits dans le monument parisien, vendredi 12 juillet à la mi-journée

Touristes évacués, manifestants "nassés" par les CRS

700 migrants et soutiens ont pénétré dans le sanctuaire en début d'après-midi, selon une activiste du collectif présente à l'intérieur.
"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main. (...) L'ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications", a-t-elle expliqué, usant de la terminologie de la gauche ultra, précisant que "les touristes ont été évacués", sans autre choix.


Une vidéo diffusée sur Twitter montrait plusieurs centaines de personnes sous la coupole du Panthéon, scandant "Gilets noirs ! Gilets noirs !" au pied de la statue de la Convention, désignant des migrants politisés vivant en foyer financé par la France ou dans la rue en Ile-de-France, notamment à la Porte de La Chapelle.
Le 10 octobre 1793, la Convention montagnarde consacrait l'établissement d'un régime d'exception, désigné plus tard sous le nom de la Terreur, déclarant : "Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix".
Dans un communiqué, ces hommes d'apparence africaine se présentant comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" qui ne les a pas invités à rejoindre la communauté nationale, demandent "papiers et logements pour toutes et tous". "On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l'Intérieur et ses préfectures. On veut parler au Premier ministre Edouard Philippe, maintenant !", écrivent-ils.


Ils s'imposent aux gouvernements faibles, sous couvert d'humanisme
"Beaucoup de gens vivent sans droit depuis des années. On occupe pour interpeller le Premier ministre pour une régularisation exceptionnelle. Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). Il est temps qu'il y en ait une", a décrété un membre du collectif Droits Devant ! au cours de l'opération. "Le Panthéon est un signe des grands hommes. Il y a à l'intérieur des symboles de la lutte contre l'esclavage. On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le collectif "gilets noirs" mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers.
Depuis novembre 2018, les gilets noirs se mobilisent contre les centres de rétention ou devant les préfectures pour demander une régulation collective de tous les "exilés". Dans une tribune, des artistes, intellectuel.les, universitaires, organisations, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets noirs. Signataires : ABD AL MALIK rappeur, écrivain et réalisateur, Act Up-Paris, Action Antifasciste Paris-Banlieue, AFA, Eric ALLIEZ professeur des Universités, Paris 8, Santiago AMIGORENAréalisateur argentin, Aude ARAGO, artiste chorégraphe et photographe, Syndicat ASSO SOLIDAIRES, Association Femmes Plurielles, Association Marocaine Des Droits Humains AMDH-Paris/IDF, Association des Travailleurs maghrébins de France, ATMF, Marine BACHELOT NGUYEN, autrice [pourquoi pas !] et metteuse en scène, Etienne BALIBAR, ancien professeur des Universités de Paris-Nanterre, Ludivine BANTIGNY historienne, MFC à l’Université de Rouen-Normandie, François BEGAUDEAU, écrivain, acteur et réalisateur, Hourya BENTOUHAMI, philosophe, Université de Toulouse Jean-Jaurès, Mohammed BEN YAKHLEF, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges, Emmanuelle Béart, actrice, Arno BERTINA écrivain, Juliette BINOCHE, actrice, David BOBÉE, metteur en scène et directeur du CDN de Rouen-Normandie, Saïd BOUAMAMA Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nedjma BOUAKRA, journaliste, Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate, Cécile BOURGADE, enseignante, Louis BOYARD, Président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Brigade anti-négrophobie, BAN, CGT de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, CGT Info’com, Florian CHAVANON, éditeur, Vanessa CODACCIONI MCF, Université Paris 8, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Philippe CORCUFF, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, Alexis CUCKIER, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers, Gerty DAMBURY, autrice et metteure en scène, Romaric DAURIER, directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, Laurence DE COCK, historienne et essayiste, Collectif DÉSARMONS-LES !, Penda DIOUF, autrice Direction du Théâtre de La Commune, CDN Aubervilliers, Suzanne DOPPELT, auteur, Karima EL KHARRAZE, auteure et metteuse en scène, EMMA, blogueuse féministe et anticapitaliste, Annie ERNAUX, écrivaine, Jean-Baptiste EYRAUD porte-parole du DAL, Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8, Gwen FAUCHOIS, Franck FISCHBACH, enseignant-chercheur, Strasbourg, Fondation FRANTZ FANON, Georges FRANCO, artiste peintre, Arnaud FRANÇOIS, professeur à l’Université de Poitiers, département de philosophie, Florian GAITÉ, philosophe et critique d’art, Isabelle GARO enseignante en philosophie, Paris, Franck GAUDICHAUD enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Ouissame GHMIMAT, militant des droits humains, Nacira GUÉNIF, sociologue, professeure Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Eric HAZAN, éditeur, éditions La Fabrique, Odile HENRY, sociologue, Paris 8, Juan Camilo HERNANDEZ SANCHEZ musicien, Véronique HUBERT artiste, Collectif IRRÉCUPÉRABLES, La Compagnie JOLIE MÔME troupe de théâtre, Anne JOLLET historienne, Université de Poitiers, Maria KAKOGIANNI écrivaine, Anasse KAZIB cheminot SUD-Rail, Lalla KOWSKA RÉGNIER, autrice [sic] et commerçante, Aude LALANDE bibliothécaire, Lila LAMRANI, docteure en philosophie de l’Université Paris Sorbonne, Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire, Camille LOUIS, philosophe et dramaturge, Michael LOWY, directeur de recherches émérite, Armelle MABON, historienne, Pascal MAILLARD, universitaire et responsable syndical SNESUP-FSU, Patrice MANIGLIER philosophe, Sébastien MARTEL, guitariste, Jean-Pierre MARTIN, psychiatre, Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole CGT des Conti, Madjid MESSAOUDENNE, élu de Saint-Denis, Bénédicte MONVILLE élue d’opposition à Melun (BVAM), Conseillère Régionale d’Ile de france (groupe AES), Olivier NEVEUXuniversitaire, Stanislas NORDEY metteur en scène, Yves PAGÈSécrivain et co-directeur des Editions Verticales, Ugo PALHETAsociologue, MCF à l’université de Lille, PARIS D’EXIL, Parti des Indigènes de la République, PIR, Willy PELLETIER coordinateur de la Fonction Copernic, Evelyne PERRIN Conseil Scientifique d’ATTAC, Roland PFEFFERKORN sociologue, Université de Strasbourg et chercheur au CNRS, Manuel REBUSCHI enseignant-chercheur en philosophie, Université de Nancy, Matthieu RENAULT Université Paris 8, RESOME, Ulrike Lune RIBONI enseignante-chercheuse, Université Paris 8, Jonathan RUFF-ZAH UJFP, Marion SIEFERT, metteuse en scène, Pauline SIMON, artiste, Omar SLAOUTI, militant antiraciste, Olivier STEINER, écrivain, producteur de radio et chroniqueur, Rémy TOULOUSE, directeur littéraire, Editions La Découverte, Union juive française pour la paix (UJFP), Eleni VARIKAS, professeur émérite, Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe décolonisée antiraciste, Dror WARSCHAWSKI chercheur CNRS, Paris, Jacques Weber, acteur, Caroline ZERKI, maîtresse de conférences, université Paris-Est Créteil.
En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

samedi 28 avril 2018

Une station du métro parisien en hommage à Simone Veil

Le métro parisien, lieu privilégié du harcèlement sexuel, est-il une bonne idée ?Le nom de l'ancienne ministre sera associé à la station Europe du métro parisien

Elle sera rebaptisée "Europe-Simone Veil", a annoncé Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, ce mercredi sur Twitter.
Simone Veil était membre de l'Académie française



"J'ai décidé, en accord avec sa famille et avec la direction (de la RATP), de donner à la station de métro Europe à Paris le nom 'Europe-Simone Veil', en hommage à celle qui fut la première femme présidente du Parlement européen, et une grande figure francilienne," a expliqué la présidente de la région Ile-de-France, sur son compte Twitter.

La place de l’Europe, située dans le VIIIe arrondissement de Paris, porte déjà le nom "Place de l’Europe-Simone Veil". La proposition fut soumise au vote du Conseil de Paris en novembre dernier, pour rendre hommage à cette personnalité politique, européenne engagée et figure du combat pour le droit des femmes.
Figure éminente de la politique française, l'ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing est décédée le 30 juin 2017 à l'âge de 89 ans. 

Après l'hommage national aux Invalides, Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet 2018

Résultat de recherche d'images pour "place de l'Europe Paris"
L'ancienne académicienne devient la cinquième femme à faire son entrée dans ce lieu réservé aux personnalités exceptionnelles. Emmanuel Macron avait annoncé le 5 juillet 2017, lors d'un hommage national aux Invalides, que Simone Veil reposerait "avec son époux", Antoine Veil, au Panthéon. Ce sera d'ailleurs le premier homme à faire son entrée au Panthéon en tant qu'époux.

Le Centre des monuments nationaux (CMN) a lancé un appel d'offre pour l'organisation de la cérémonie du Panthéon, a précisé l'Elysée. Symbole du combat pour l'émancipation féminine, ayant notamment porté, en tant que ministre de la Santé, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, symbole aussi de la mémoire des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, 

Cette place a la particularité d'être entièrement située sur un viaduc, au-dessus des voies ferrées de la gare Saint-Lazare.

mercredi 27 mai 2015

Panthéon: Hollande recouvre l'Histoire et ses figures du linceul glacé de sa médiocrité sectaire

Panthéonisation de la Résistance ou pantalonnade?

Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et essayiste, est devenu éditorialiste. Voici ce qu'il publie ce jour.

L’hommage aux morts est devenu la spécialité de François Hollande. 

Drapeau du front al-Nosra
lors d'une manifestation pro-palestinienne
(Paris-23 juillet 2014)
[Aussi tourné vers l'avenir qu'il se dise et homme de progrès prétendu, le président socialiste exploite tous les vieux filons que l'Histoire met au jour et qu'il peut exploiter à des fins personnelles: impopularité oblige, les fleuristes n'arrivent plus à fournir ses multiples commémorations à la demande !] 

Il visera l’excellence, ce mercredi après-midi, avec son discours sur la panthéonisation de quatre grandes figures de la Résistance (Germaine Tillon, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, Pierre Brossolette, Jean Zay). [Tous socialistes, radicaux ou gaulliste de gauche: pas de communiste au Panthéon...] 
L’Elysée présente cette prise de parole, très mise en scène, comme l’une des plus importantes du quinquennat. Des quatre cercueils qui entreront au Panthéon, deux pourtant seront vides, les familles s’étant opposées au transfert des dépouilles ; elles resteront, pour celles de Germaine Tillon, dans le caveau familial de Saint-Maur-des Fossés (Val-de-Marne), et pour celles de Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, à Bossey (Haute-Savoie). [Mais rien n'arrête Pépère ! Point de cendres, mais de grands mots et belles photos pour raconter l'histoire] 

Antifa (extrême gauche) à Paris
rendent hommage
à l'anarchiste Clément Méric
Or cet étrange artifice vient souligner l’aspect théâtral que le chef de l’Etat a donné aux commémorations, qu’il multiplie à mesure que sa politique s’enlise dans l’improductif. Les archives débordent de ces mêmes photos montrant un Hollande figé, les bras collés le long du corps, la mine grave, rendant indifféremment hommage aux soldats du Mali, aux disparus de la Grande Guerre ou aux victimes du crash d’un avion de ligne en Haute-Provence. [Sa proximité morbide avec les morts imprègne ce quinquennat]. 
Le 11 janvier 2015, ce jour de sursaut de la nation face à la barbarie islamiste, avait été un moment solennel dans lequel le chef de l’Etat avait tenu son rôle à la perfection. Et [ce goût du macabre, grandiloquent et passéiste, afflige un peu plus les Français dont la vie n'est déjà pas si rose.] 

C’est bien cette image d’un président incarnant sa fonction que tente de perpétuer celui qui flotte dans ses habits. Le vide de deux des cercueils fait écho au vide de la politique et, plus particulièrement, au vide des idées d’un progressisme qui s’accroche à son passé. Il est peu probable que les Français, certes sensibles au culte retrouvé des héros [ou des grandes figures pompeusement glorifiées pour combler ce vide sonore comme un discours  creux], se laissent prendre à l’instrumentalisation des symboles.

[Moins "républicain" qu'Hollande, tu meurs, à jamais]

Ce mercredi, L’Humanité dénonce d’ailleurs cet hommage incomplet [sectaire] à la Résistance, qui ne mentionne pas les communistes [respect et parité politiques vidés de leur sens par un inculte, "effet Charlie" et "front républicain" ensevelis sous six pieds de terre]. Ceux-là, en effet, ont raison d’être frustrés.

Mais la droite pourrait l’être tout autant [indignée].
Elle qui eut dans ses rangs Honoré d’Estiennes d’Orves, officier de marine catholique et légitimiste, le colonel Rémy, venu de l’Action française, André Dewavrin (colonel Passy), chef des services secrets gaullistes, mais aussi Alain Griotteray, Henri Frenay, Marie-Madeleine Fourcade, Georges Loustaunau-Lacau, le colonel Groussard, etc.
 
Si la gauche eut ses hautes figures du refus du nazisme, elle eut aussi sa palanquée de "collabos", issus du pacifisme. 
L’amiral Darlan fut initialement lié au parti radical-socialiste, Doriot fut l’ancien numéro deux du parti communiste, Déat fut l'un des anciens chefs de file de la SFIO, Bousquet [quand ils ne furent pas amis de François Mitterrand] et Papon furent d’anciens membres de cabinets ministériels du Front populaire, etc. 

Hitler et le mufti (28 novembre 1941)
Hadj Amin al-Husseini affirme que les Juifs 
sont les ennemis communs de l’islam 
et de l'Allemagne nazie
Tout à l’heure, Hollande magnifiera avec raison "l’esprit de Résistance". Mais c’est bien cette réactivité qui aujourd’hui fait défaut à cette même gauche pacifiste, cette fois accommodante avec l’islam radical, ce nouveau danger totalitaire. Il y a, oui, le risque d'un retour aux années trente, mais il n’est pas dans la fascination des peuples pour des dictatures. Il est dans la pusillanimité des belles âmes, prêtes à transiger avec le nazislamisme. Si Hollande devait, dans son discours, négliger de nommer ce danger, cette panthéonisation deviendrait une pantalonnade.

vendredi 17 mai 2013

Quartier Latin: la police provoque des affrontements avec les opposants au mariage homosexuel

Manif musclée contre le mariage pour tous, un policier blessé

Une nouvelle confrontation a opposé les CRS à une petite centaine de manifestants
 
Forces de police menaçantes

qui rejettent toujours le principe du mariage homosexuel, ce vendredi soir, place de la Sorbonne et au Panthéon, à Paris (Ve). Le mot d’ordre avait été lancé pour un rassemblement à 20 heures. 

Assez rapidement, les CRS se sont postés rue Soufflot.
A 21 h 35, lorsque les manifestants ont voulu allumer un feu, les forces de l’ordre sont intervenues en chargeant. L'affrontement a été alors particulièrement musclé avec des jets de projectiles en direction des CRS en réponse au gazage.  

Les CRS ont évacué la place du Panthéon et repoussé une centaine de personnes, à 22 heures, vers le bas de la rue Soufflot. 
Certains ont commencé un sit-in en entonnant des chants scouts et criant "Hollande démission". Finalement, la manifestation a pris fin vers 22h30, les CRS escortant les derniers manifestants jusqu'au métro. Quelques interpellations ont eu lieu.

Tard dans la soirée de vendredi, Manuel Valls a condamné "la violente agression" dont a été victime un commissaire de police dont le visage a été "aspergé (...) d'un liquide allume-feu" lors de ce rassemblement. Ce geste est "particulièrement choquant", selon le ministre de l'Intérieur, qui prend partie en stigmatisant les opposants: il appelle en effet "tous les Républicains à condamner vigoureusement de tels actes".

Déjà des incidents la veille

Jeudi soir,
ce sont trente-deux militants opposés au mariage entre personnes du même sexe qui ont été interpellés en marge d'un rassemblement au même endroit et huit d'entre eux avaient été placés en garde à vue
Ce vendredi matin sur BFM TV, Manuel Valls avait accusé "400 manifestants de l'extrême-droite à la Sorbonne" avec des échauffourées face aux forces de l'ordre particulièrement déterminées. Il y a eu aussi des interpellations.

Le rassemblement avait été lancé à l'initiative de Mai 2013, un collectif qui dit prendre le contrepied des événements de Mai 68 et réunit des groupes divers (Printemps français, Camping pour tous...), opposés au mariage homosexuel. 


lundi 21 avril 2008

Obsèques nationales d’Aimé Césaire, une ‘opération récupération’

Ils sont venus, ils sont tous là !
Les obsèques nationales d'Aimé Césaire, le père de la "négritude", né en 1913, ont eu lieu Dimanche à Fort-de-France (Martinique) en présence du Président de la République, Nicolas Sarkozy, de milliers de Martiniquais et d’un fort contingent de la Rue de Solférino.

Signalons un raccourci journalistique de la presse inculte qui a soudainement découvert le père de la "négritude". Ces obsèques n’étaient donc manifestement pas un hommage à Léopold Sédar Senghor ! Officier de l'armée française et premier président de la République du Sénégal (1960), Senghor peut pourtant légitimement revendiquer la paternité de la notion, sans recherche ADN… Alors qu'il était étudiant boursier en France, il créa -en compagnie du martiniquais Aimé Césaire et du guyanais Léon Gontran Damas- la revue contestataire L'Étudiant noir en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprimera pour la première fois sa conception de la négritude, tandis qu’Aimé Césaire introduisait cette notion dans un texte intitulé « Négrerie ». Césaire la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Senghor explique en ces termes le concept de Négritude « la Négritude, c’est l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu’elles s’expriment dans la vie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c’est là une réalité : un nœud de réalités » (Liberté 11, Négritude et Humanisme, p. 9). Que justice soit donc rendue à l’homme de lettres sénégalais, quelque peu oublié dans la naissance Césairienne d’un mythe et d’une hystérie politicienne! La 'sénégalaise' Royal ne l'aurait pas fait...


Pendant plus d'une heure dans le stade de Dillon, les Martiniquais se sont assemblés pour cet hommage national voulu par la France. Bien que France-Info non seulement désinforme l'opinion, mais fasse l’impasse sur la déclaration de Nicolas Sarkozy, le Président de la République a rendu hommage au poète de langue française à son arrivée à l'aéroport Aimé-Césaire de la ville. "Tous les Français se sentent aujourd'hui Martiniquais dans leur coeur", saluant "le défenseur infatigable de la dignité humaine et du respect des droits de l'homme".

Le chef de l'Etat, avait pourtant eu des relations difficiles avec l'ancien député-maire de Fort-de-France. Celui-ci avait refusé de le recevoir en 2005 en raison de la loi sur "le rôle positif de la présence française outre-mer", mais l’avait accueilli l'année suivante. Malgré cette normalisation des rapports entre les deux hommes, le président Sarkozy ne s'est pas exprimé au cours de cet "hommage culturel".
Ce sont les "mots de sang frais" de l'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" qui ont résonné par les bouches de comédiens antillais et africains, auquel des voix blanches n’ont pas été mêlées.
Un grand portrait proclamait ni plus ni moins Césaire "prototype de la dignité humaine" (selon le mot d'André Breton), et des extraits de son oeuvre étaient déployés dans le stade. Une plaque de céramique portant le nom d'Aimé Césaire et "Liberté, identité, responsabilité, fraternité", avait été posée sur un fauteuil de la part du président de la République.


A l’initiative ‘originale’ de Sa Cynique Majesté Royal qui n’est jamais en retard dans l’emballement ‘serein et juste’ et la surenchère, l'idée d'un transfert du poète au Panthéon a été peu débattue, car le poète souhaitait reposer dans sa terre, ce que Désirdavenir n’avait pas pressenti… Dans son effort de récupération du poète et des voix antillaises, le PS était lourdement représenté. Outre de nombreuses personnalités et plusieurs ministres, François Bayrou (MoDem) et des responsables PS, notamment François Hollande, Désirdavenir Royal, Laurent Fabius et Lionel Jospin, avaient fait le déplacement en grandes pompes et souliers vernis...
center
On peut observer ci-dessus Désirdavenir Royal, qui, reléguée au deuxième rang, cherche l'objectif et cadre la lucarne laissée par les deux anciens premiers ministres qui lui font écran... Elle est au bras au côté du craintif Bayrou, l'éjaculateur précoce, aux dires de Sa Cynique Majesté Royal !
George Pau-Langevin faisait-elle partie du convoi ? Le footballeur Lilian Thuram et des délégations d'Afrique et des Caraïbes avaient fait le voyage.
"C'était le meilleur des fils de la Martinique", a lancé un des plus proches compagnons de Césaire, Pierre Aliker, 101 ans. Très ému, il a raconté le combat de la décolonisation et contre le racisme mené par le député (1945-1993) et maire de Fort-de-France (1945-2001).


La cérémonie s'est achevée dans l'émotion partagée de plusieurs milliers de personnes. Le public a longuement applaudi le départ du cercueil, aux cris de "Béïa pour Césaire" (vive Césaire). Accompagné par une foule fervente jusqu'au cimetière de la Joyaux, le "nègre fondamental" a été inhumé à la tombée de la nuit.
Sur sa tombe, des mots choisis par "Aimé" lui-même, tirés de son "Calendrier lagunaire":
"La pression atmosphérique ou plutôt l'historique
"Agrandit démesurément mes maux
"Même si elle rend somptueux certains de mes mots".
Impressionnant, non?…

Trois écrivains seulement, Victor Hugo, Paul Valéry et Colette, ont reçu un hommage national. Pourquoi Césaire, donc , plutôt que Senghor, le premier africain à avoir été élu à l'Académie française, en 1983?
En 2001, les absences de Jacques Chirac, président de l'époque, comme du chef du gouvernement, Lionel Jospin, aux obsèques de Senghor à Dakar, avaient alors été mal vécue par la population sénégalaise. Les poètes français Jules Supervielle, élu Prince des poètes par ses pairs ou Francis Ponge (1899-1988), résistant, n’a pas eu cet honneur… Etaient-ils trop blancs ou pas assez noirs ? Pour nous en tenir aux poètes, prenons aussi l'exemple du diplomate français, Saint-John Perse (de son vrai nom, Alexis Léger, 1887- 1960 1975 -merci à un aimable lecteur qui a signalé l'erreur) né à la Guadeloupe, déchu de la nationalité française par le régime de Vichy , qui déclarera en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, avoir reçu « les félicitations de quatorze gouvernements étrangers mais pas de celui de sa patrie ».


Liberté, (Egalité), Fraternité… et repentance coloniale!