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vendredi 12 juillet 2019

Des migrants clandestins occupent le ...Panthéon, encadrés par un collectif de sans-papiers

Des "Gilets noirs" sont entrés en force dans le sanctuaire dédié à de grands serviteurs de la France

Le Panthéon a été investi par plusieurs centaines de migrants en situation irrégulière
  
Les gilets noirs, sans papiers, en activité ou au chômage occupent le siège d'Elior à La Défense, à Paris, le 12 juin.Instrumentalisés par des activistes d'extrême gauche, ils ont pris possession des lieux pour exiger leur régularisation et un rendez-vous avec le premier ministre Edouard Philippe. Plusieurs centaines de migrants, encadrés par le collectif "La Chapelle Debout", collectif d'aide aux migrants évoquant les 'Nuit debout', et se présentant comme  des "Gilets noirs", se sont introduits dans le monument parisien, vendredi 12 juillet à la mi-journée

Touristes évacués, manifestants "nassés" par les CRS

700 migrants et soutiens ont pénétré dans le sanctuaire en début d'après-midi, selon une activiste du collectif présente à l'intérieur.
"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main. (...) L'ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications", a-t-elle expliqué, usant de la terminologie de la gauche ultra, précisant que "les touristes ont été évacués", sans autre choix.


Une vidéo diffusée sur Twitter montrait plusieurs centaines de personnes sous la coupole du Panthéon, scandant "Gilets noirs ! Gilets noirs !" au pied de la statue de la Convention, désignant des migrants politisés vivant en foyer financé par la France ou dans la rue en Ile-de-France, notamment à la Porte de La Chapelle.
Le 10 octobre 1793, la Convention montagnarde consacrait l'établissement d'un régime d'exception, désigné plus tard sous le nom de la Terreur, déclarant : "Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix".
Dans un communiqué, ces hommes d'apparence africaine se présentant comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" qui ne les a pas invités à rejoindre la communauté nationale, demandent "papiers et logements pour toutes et tous". "On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l'Intérieur et ses préfectures. On veut parler au Premier ministre Edouard Philippe, maintenant !", écrivent-ils.


Ils s'imposent aux gouvernements faibles, sous couvert d'humanisme
"Beaucoup de gens vivent sans droit depuis des années. On occupe pour interpeller le Premier ministre pour une régularisation exceptionnelle. Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). Il est temps qu'il y en ait une", a décrété un membre du collectif Droits Devant ! au cours de l'opération. "Le Panthéon est un signe des grands hommes. Il y a à l'intérieur des symboles de la lutte contre l'esclavage. On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le collectif "gilets noirs" mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers.
Depuis novembre 2018, les gilets noirs se mobilisent contre les centres de rétention ou devant les préfectures pour demander une régulation collective de tous les "exilés". Dans une tribune, des artistes, intellectuel.les, universitaires, organisations, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets noirs. Signataires : ABD AL MALIK rappeur, écrivain et réalisateur, Act Up-Paris, Action Antifasciste Paris-Banlieue, AFA, Eric ALLIEZ professeur des Universités, Paris 8, Santiago AMIGORENAréalisateur argentin, Aude ARAGO, artiste chorégraphe et photographe, Syndicat ASSO SOLIDAIRES, Association Femmes Plurielles, Association Marocaine Des Droits Humains AMDH-Paris/IDF, Association des Travailleurs maghrébins de France, ATMF, Marine BACHELOT NGUYEN, autrice [pourquoi pas !] et metteuse en scène, Etienne BALIBAR, ancien professeur des Universités de Paris-Nanterre, Ludivine BANTIGNY historienne, MFC à l’Université de Rouen-Normandie, François BEGAUDEAU, écrivain, acteur et réalisateur, Hourya BENTOUHAMI, philosophe, Université de Toulouse Jean-Jaurès, Mohammed BEN YAKHLEF, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges, Emmanuelle Béart, actrice, Arno BERTINA écrivain, Juliette BINOCHE, actrice, David BOBÉE, metteur en scène et directeur du CDN de Rouen-Normandie, Saïd BOUAMAMA Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nedjma BOUAKRA, journaliste, Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate, Cécile BOURGADE, enseignante, Louis BOYARD, Président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Brigade anti-négrophobie, BAN, CGT de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, CGT Info’com, Florian CHAVANON, éditeur, Vanessa CODACCIONI MCF, Université Paris 8, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Philippe CORCUFF, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, Alexis CUCKIER, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers, Gerty DAMBURY, autrice et metteure en scène, Romaric DAURIER, directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, Laurence DE COCK, historienne et essayiste, Collectif DÉSARMONS-LES !, Penda DIOUF, autrice Direction du Théâtre de La Commune, CDN Aubervilliers, Suzanne DOPPELT, auteur, Karima EL KHARRAZE, auteure et metteuse en scène, EMMA, blogueuse féministe et anticapitaliste, Annie ERNAUX, écrivaine, Jean-Baptiste EYRAUD porte-parole du DAL, Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8, Gwen FAUCHOIS, Franck FISCHBACH, enseignant-chercheur, Strasbourg, Fondation FRANTZ FANON, Georges FRANCO, artiste peintre, Arnaud FRANÇOIS, professeur à l’Université de Poitiers, département de philosophie, Florian GAITÉ, philosophe et critique d’art, Isabelle GARO enseignante en philosophie, Paris, Franck GAUDICHAUD enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Ouissame GHMIMAT, militant des droits humains, Nacira GUÉNIF, sociologue, professeure Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Eric HAZAN, éditeur, éditions La Fabrique, Odile HENRY, sociologue, Paris 8, Juan Camilo HERNANDEZ SANCHEZ musicien, Véronique HUBERT artiste, Collectif IRRÉCUPÉRABLES, La Compagnie JOLIE MÔME troupe de théâtre, Anne JOLLET historienne, Université de Poitiers, Maria KAKOGIANNI écrivaine, Anasse KAZIB cheminot SUD-Rail, Lalla KOWSKA RÉGNIER, autrice [sic] et commerçante, Aude LALANDE bibliothécaire, Lila LAMRANI, docteure en philosophie de l’Université Paris Sorbonne, Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire, Camille LOUIS, philosophe et dramaturge, Michael LOWY, directeur de recherches émérite, Armelle MABON, historienne, Pascal MAILLARD, universitaire et responsable syndical SNESUP-FSU, Patrice MANIGLIER philosophe, Sébastien MARTEL, guitariste, Jean-Pierre MARTIN, psychiatre, Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole CGT des Conti, Madjid MESSAOUDENNE, élu de Saint-Denis, Bénédicte MONVILLE élue d’opposition à Melun (BVAM), Conseillère Régionale d’Ile de france (groupe AES), Olivier NEVEUXuniversitaire, Stanislas NORDEY metteur en scène, Yves PAGÈSécrivain et co-directeur des Editions Verticales, Ugo PALHETAsociologue, MCF à l’université de Lille, PARIS D’EXIL, Parti des Indigènes de la République, PIR, Willy PELLETIER coordinateur de la Fonction Copernic, Evelyne PERRIN Conseil Scientifique d’ATTAC, Roland PFEFFERKORN sociologue, Université de Strasbourg et chercheur au CNRS, Manuel REBUSCHI enseignant-chercheur en philosophie, Université de Nancy, Matthieu RENAULT Université Paris 8, RESOME, Ulrike Lune RIBONI enseignante-chercheuse, Université Paris 8, Jonathan RUFF-ZAH UJFP, Marion SIEFERT, metteuse en scène, Pauline SIMON, artiste, Omar SLAOUTI, militant antiraciste, Olivier STEINER, écrivain, producteur de radio et chroniqueur, Rémy TOULOUSE, directeur littéraire, Editions La Découverte, Union juive française pour la paix (UJFP), Eleni VARIKAS, professeur émérite, Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe décolonisée antiraciste, Dror WARSCHAWSKI chercheur CNRS, Paris, Jacques Weber, acteur, Caroline ZERKI, maîtresse de conférences, université Paris-Est Créteil.
En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

mercredi 4 mai 2016

Les associations rendent difficile l'expulsion des migrants d'un lycée parisien

Des manifestants s'opposent à l'expulsion des clandestins squatteurs du lycée Jean Jaurès.

Des heurts ont opposé mercredi matin des manifestants à des policiers

Venus évacuer les ...270 migrants clandestins occupant illégalement depuis près de deux semaines le lycée Jean-Jaurès en travaux dans le nord-est de Paris,
Défi d'activistes anarchistes prêts à en découdre  

dans le nord-est de Paris, les forces de l'ordre ont dû faire face à des militants violents.

Des faits contestés 
 sur place par des extrémistes, qui ont démenti dans  la presse
"Les seules protections que nous avions étaient juste nos écharpes et ridicules masques anti-microbes car personne ne s'attendait à une telle violence, sans sommation, de la part des CRS et de la gendarmerie. De nombreux Périscope et photographes présent.e.s peuvent en témoigner. Les élu.e.s présent.e.s ne peuvent pas entrer et sont bloqué.e.s avec nous (fait inédit). Les associations présentes à l'intérieur ont été expulsées laissant tous les migrant.e.s seul.e.s face aux forces de l'ordre, sans traduction, sans soutien," raconte la propagande de ces spécialistes de la subversion.

Tard mardi soir, le mouvement "citoyen" 'Nuit debout', installé place de la République, également dans le nord-est de Paris, avait lancé sur les réseaux sociaux un appel à ses sympathisants à s'interposer devant le lycée mercredi matin, jour de l' "expulsion" de l'établissement scolaire de l'Education nationale.

samedi 5 décembre 2015

Fraude fiscale: le vertueux Hollande veut payer les dénonciateurs

Retour à la "période la plus sombre de notre Histoire" ?

Corbeaux, balances ou héros modernes 
s'interroge toutefois la presse éthique !
"Les murs ont des oreilles," 
disait-on pendant l'occupation nazie

Les socialistes pousseraient les Français à dénoncer leurs concitoyens en appâtant les mouchards avec de l'argent. Pour susciter des vocations de délateurs, que Le Point appelle des "aviseurs" (car ils seraient mieux avisés que d'autres ?) Valls veut leur donner un peu pour prélever beaucoup. 
Le Monde ou Le Point désigne le tentateur sous le nom de "Bercy", monstre anonyme et froid. Le premier, peu porté sur la morale, note avec un superbe légèreté que "l’information risque de ne pas passer inaperçue chez les contribuables français" !...
"Le ministère des Finances envisage de rémunérer les personnes fournissant des informations sur les fraudeurs fiscaux", selon des informations parues samedi 5 décembre dans Le Parisien, écrit Le Monde, sans états d'âme. Ainsi, le journal officieux du PS n'en aurait rien su ou aurait retenu l'information aussi longtemps qu'elle n'aurait pas fuité. 
Et parce que le patron de Bercy tient ainsi à garder l'anonymat, la presse à genoux ne mentionne ni Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics depuis le 2 avril 2014, ni le ministre délégué chargé du Budget, Christian Eckert. Pour ses bons et loyaux services militants, cette source secrète a-t-elle été rémunérée, au nom de la morale laïque ? 


Tous les moyens sont bons aux socialistes
Ces réformistes exemplaires présentent comme une avancée l'organisation de la délation entre Français: les enfants pourraient faire chanter ou dénoncer leurs parents et les époux, leur conjoint ! 
Le fisc français souhaite en effet être bientôt autorisé à rémunérer ses "indics" et le ministère des Finances planche sur un texte visant à introduire cette possibilité en les intéressant directement aux redressements fiscaux dont ils sont à l'origine. Ils perdraient donc leur âme en permettant à l'Etat de récupérer des milliards d'euros, mais ils recevraient l'estime de Hollande, Valls et Macron: ça n'a pas de prix ?"

"C’est à l’étude", a finalement avoué M. Sapin, le ministre des Finances


Révélant implicitement au passage que le projet est très avancé, Michel Sapin précise en outre comment devront être rétribuées les corbeaux fournissant des informations conduisant sur des redressements fiscaux :
"en pourcentage [du montant global récupéré par le fisc] non, mais une rémunération [forfaitaire] oui. Tout ça doit être calé en termes de procédures."

Le Parisien avance même une date de lancement de ce projet qui pourrait être présenté au parlement dès le "printemps prochain" dans le cadre de la loi Sapin 2.

Il indique aussi que si la pratique a pu exister en France dans le passé, elle avait été suspendue il y a dix ans. En 2005, le ministre qui avait mis un terme à cette pratique était Jean-François Copé. Christian Sautter (PS), qui était son prédécesseur, dans le gouvernement Jospin, approuve-t-il ?

Auteur d’une proposition de loi relative à la protection
des "lanceurs 
d’alerte", comme les baptise hypocritement Bercy dans un improbable amalgame, le député socialiste Yann Galut fait part au Parisien de son inquiétude :

"encourager les personnes à déclarer contre rémunération, c’est prendre le risque de créer de fausses alertes. Les indics ne doivent pas se transformer en chasseurs de primes."
Le danger grandit que la pratique soit étendue aux mal-pensants de tout poil: l'état d'urgence que Valls veut étendre de trois à six mois ne suffit-il donc pas à une prise de conscience citoyenne des menaces qui se multiplient contre la démocratie ? 

Les assassinats islamistes de masse n'auront pas suffi à mettre au point mort les projets scélérats de l'exécutif en matière fiscale. Que faut-il encore pour y mettre un point d'arrêt, si les authentiques lanceurs d'alerte sont si peu vigilants et réactifs ?
Reste aux électeurs à participer aux scrutins des régionales et à voter pour des listes républicaines.


mardi 3 mars 2015

Réservoir de Sivens: Ségolène Royal s'engage à faire indemniser le Tarn par les... Français

La ministre de l'Ecologie encourage le département à abandonner le projet initial de barrage de Sivens

Ségolène Royal s’est engagée à faire payer les Français


Dans un courrier -hors micros et caméras- la socialiste s'engage pour la population.  Dans l'esprit du président Hollande qui considère que rien ne coûte jamais aux Français quand c'est l'Etat qui paie, la ministre a passé un deal:  le département du Tarn s'engage à abandonner définitivement le projet initial de barrage de Sivens et renonce à tout recours contre l’Etat, et moi, ministre, j'indemnise. Il est donc désormais difficile aux "décodeurs" (sic) du journal socialiste Le Monde d'affirmer que, lors de l'émission "En direct avec les Français", le 6 novembre 2014, Hollande n'a jamais dit que "Ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye".
-"Non, c'est l'Etat qui paye", rétorque alors François Hollande, avec aplomb.
-"Ca coûte trois milliards d'euros pour 150.000 emplois d'avenir", précise Gilles Bouleau.
-"Oui, mais c'est l'Etat qui paye", insiste Hollande.
-"Ben, l'Etat, ce sont les contribuables...", rappelle Gilles Bouleau.
- "Oui, mais c'est pas la collectivité marseillaise ou le département ou la région. Mais, je vais y revenir, c'est l'Etat qui fait l'effort", maintient François Hollande.
VOIR et ENTENDRE la vidéo qui s'interrompt sur l'affirmation de Hollande que "c'est l'Etat qui fait l'effort"...

Dans cette lettre, datée du 27 février et adressée au président du Conseil général, Thierry Carcenac (PS), la ministre rappelle sa position : "La réalisation du projet initial" de retenue d’eau d’1,5 million de m3, à 50 km au nord de Toulouse, "doit être définitivement abandonnée".

Blocus d'accès au site de Sivens
par des occupants illégaux
Or, les activistes altermondialistes qui squattent les parcelles rejettent tout en bloctandis que les agriculteurs ne veulent rien d'autre que le projet initial. Les exploitants se sont donc organisés, faisant appel à des renforts venant d'autres départements pour empêcher que le nombre des occupants n'augmente, dans l'hypothèse où les barrages du gouvernement -et de S. Royal- seraient malencontreusement poreux... Ce qu'ils veulent, c'est être entendus d'ici vendredi, date à laquelle le Conseil général socialiste du Tarn va se réunir et donner sa décision."

La potiche de Manille opte pour l'adoption d'un scénario bâtard  "alternatif"

La police ne rétablit pas le droit de passage:
le gouvernement cède aux squatteurs
Vendredi, à Albi, le Conseil général doit "organiser un débat" sur la base de "deux scénarii qui s’écartent sensiblement du projet initial", décide-t-elle depuis Paris. Il s’agira de choisir entre des versions allégées du projet, puisque les "experts" - libres, puisque désignés par le ministère - ont évalué les besoins de stockage en eau à 750.000 m3, soit moitié moins que ce qui était prévu.

Ca ne coûte rien de "s'engager": Montebourg l'a fait avant elle...
"Je me suis engagée à ce que l’Etat vous accompagne pour solder financièrement les opérations déjà mises en œuvre au titre du projet initial et qui ne pourront pas être redéployées pour réaliser le nouveau projet", écrit la ministre, ajoutant qu’elle demandera à ses services "d’élaborer un protocole transactionnel permettant d’indemniser le département - bien que l'Etat soit endetté et les contribuables accablés d'impôts - pour les dépenses engagées dans le cadre de l’autorisation [du projet initial], en contrepartie de l’abandon définitif et irrévocable des travaux et de tout recours indemnitaire contre l’Etat, en cas de l’annulation de [l’autorisation]".

L’autorisation du projet initial serait, selon la ministre, "soumise à un risque élevé d’annulation" par la justice administrative française. Elle fait valoir en outre que l’abandon des travaux déjà engagés "devrait, de plus, permettre d’éteindre la procédure pré-contentieuse européenne".

dimanche 5 octobre 2014

Pas d'entracte pour les intermittents du spectacle

Les intermittents préparent de nouvelles occupations

40 militants de la coordination des intermittents et précaires qui avaient investi le chantier de rénovation de l'
hôtel Lutetia


Boulevard Raspail, Paris 6e
Ils auront occupé les lieux un peu plus de 12 heures, jeudi 18  à l'aube.
Les forces de police les ont évacués en toute fin de journée.

"L'opération" s'est poursuivie dans les locaux du commissariat du VIe

raconte l'un des occupants, interpellé à la sortie du grand hôtel. Accusé par un des vigiles du site de l'avoir bousculé, ce jeune homme qui a refusé de décliner son identité et de se soumettre aux prélèvements ADN a été placé en garde à vue. Elle se poursuivait encore hier après-midi. 

Les militants vont poursuivre la mobilisation

Ceux qui n'ont subi qu'un contrôle d'identité à la sortie du Lutetia ont prévenu qu'ils comptent bien protester contre la réforme du régime d'assurance-chômage
Leur coordination promet même de nouvelles occupations de bâtiments parisiens avant la grève des intermittents programmées à partir du 1er octobre.

dimanche 29 juin 2014

Gouvernement Valls: Erich Rebsamen, père nazi de François, ministre de Hollande ?

L'information qui fuite depuis 70 ans est-elle fondée ? 

La photo 
en uniforme nazi du papa "wanted" en 1945 agace les "antifa"
Extrait du journal La Bourgogne républicaine,
daté du 9 août 1945.
Qui a fait fuiter cette info ?  

On ne s'attend certes pas à ce que ce puisse être Libération ou Mediapart ! D'aucuns suppute donc que, de prime abord, cette boule puante virale serait relayée par le FN, mais d'autres, tout aussi bien informés, assurent qu'elle suinterait du réseau de Manuel Valls ! 

De quoi faire assurément d'une caillasse deux mauvais coups.
Valls et Rebsamen se détestent au moins depuis que "Manu" l'a spolié du ministère de l'Intérieur et que, pendant deux ans, il en a profité pour torpiller le réseau de commissaires de police mis en place par Rebsamen pendant de nombreuses années !

Une rumeur vieille de 70 ans

"On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie." 

"Eric [Gottfried] Rebsamen, né à Stuttgart en janvier 1917, est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, [il] est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction. Cour de Justice, cabinet n°5, Dijon"

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand
, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : "Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père =Erich Rebsamen."

Mais cela passe inaperçu, et
aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite


Les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace a mis au jour une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation, assurait ce bon fils.

On ne compte plus les mensonges de cette majorité, mais celui-là vient de quelqu’un qui a été nommé ministre du Travail de la France, très proche de François Hollande (qui a lui aussi un père d'extrême droite). [Mais le père du président Hollande, Georges, qui vit toujours au soleil de la Riviera française, n'est-il pas un ancien OAS et proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour?] 

Ce n’est tout de même pas rien de cacher aux Français pendant 70 ans que papa Rebsamen aurait trahi le pays.
L’attitude de François Rebsamen est d’autant plus incompréhensible que l’on n’est pas responsable de ses parents, pas plus que ne le sont l'acteur tourmenté Richard Bohringer ou le chanteur Gérard Lenorman. Mais personne n’est non plus obligé de mentir aux électeurs pour servir ses intérêts et sa carrière politique.

Catherine Tasca,
 
née à Lyon en 1941, a bien été ministre dans les gouvernements Rocard et Jospin (Francophonie, puis Culture), alors qu’elle est la fille d’un collaborateur notoire (Angelo Tasca, ancien dirigeant communiste italien passé au service du gouvernement de Vichy).
Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi (Terry Cooper), et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé que le PS tente de nous faire passer pour vertueux…



dimanche 18 novembre 2012

Aéroport Ayrault: les écolos s'opposent au Premier ministre

Notre-Dame-des-Landes: les opposants ré-investissent les lieux

Les reconstructions de cabanes se sont poursuivies dimanche à Notre-Dame-des-Landes, en vue de la réoccupation de la zone du futur aéroport Grand Ouest, dit Ayraultport, au lendemain de la manifestation d'ampleur des opposants.

Futur squat de José Bové

Samedi, la manifestation a réuni entre 13.000 et 40.000 opposants. Dimanche, plusieurs centaines de personnes étaient encore sur place après avoir passé la nuit dans des voitures, des caravanes, des camionnettes, des tentes de camping ou dans des maisons occupées sur le site. 

Au sein du cortège, quelques extrémistes protégés par les media : Olivier Besancenot (révolutionnaire trotskiste) Jean-Luc Mélenchon (candidat des communistes à la présidentielle), Eva Joly (candidate EELV à la présidentielle), José Bové (euro-député Europe-Ecologie)... tous réunis pour défendre la même cause et tous en colère contre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.


Au petit matin, les opposants ont repris la construction de plusieurs bâtiments. 
L'ex-juge Joly et le démonteur Bové

s'introduisent par effraction dans 

une maison vouée à la destruction,
le 16 novembre 2012

Deux ont déjà été partiellement érigés au lieu-dit La Lande de Rohanne: des maisons en bois sur pilotis avec des tranchées, qui seront isolées avec des ballots de paille.
"Les constructions vont se poursuivre les jours et les semaines qui viennent pour réoccuper le terrain après les destructions" depuis la mi-octobre de plusieurs sites squattés, a déclaré Jérôme, un des occupants les plus anciens de la ZAD, la Zone d'aménagement différé dédiée au projet d'aéroport et rebaptisée par ses opposants "Zone à défendre".

Ils s'installent pour longtemps
"On construit une grande cabane pour les réunions, les assemblées générales, et d'autres petites qui permettront aux gens de se loger, il y aura des blocs sanitaires et des cuisines", a décrit Jérôme.

"Là où se déroule la réoccupation, on est au coeur du projet. Pas loin des cabanes il y aura les pistes, la tour de contrôle, les duty-free si le projet se fait, tout ce qu'on ne veut pas. C'est pourquoi on ne lâchera pas, c'est le village des irréductibles qui est en train de se reconstruire", a poursuivi l'opposant.

Un projet déclaré d'utilité publique, contre l'avis de la population

La porte-parole du gouvernement socialo-écolo, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé dimanche qu'à présent "force" est "à la loi", le projet ayant fait l'objet de débat public "en 2003"

Mais,
selon les opposants, ces terrains sont protégés par un moratoire, conséquence d'un accord politique conclu au printemps dernier à l'issue d'une grève de la faim d'opposants "historiques" (exploitants, propriétaires ou locataires "légaux" en cours d'expropriation).


Ce moratoire conclu avec les collectivités locales socialistes empêche toute expulsion tant que des recours contre le projet déposés à la date de cet accord ne sont pas arrivés à leur terme. Et, selon les opposants, il y a encore plusieurs recours à l'étude.

Dès samedi, les autorités ont rappelé que "la situation des nouvelles constructions sera étudiée au cas par cas pour savoir quelle réglementation s'applique, si elles peuvent être détruites immédiatement ou à l'issue d'une procédure juridique". 
Elles ont "vocation à disparaître", a clairement indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.
A 62 ans, ce préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique (hors classe), Christian Galliard de Lavernée a justement été nommé par décret du 31 mai 2012, sans délais après l'arrivée de Jean-Marc Ayrault à Matignon.


samedi 20 octobre 2012

Valls appelle à la dénonciation des personnes tombées dans l'"islam sectaire"

Les islamistes le renvoient-ils aux heures les plus sombres de notre Histoire ?


D'après un article du Huffington Post consacré au terrorisme islamiste


Un appel à la dénonciation lancé Manuel Valls dans un entretien publié par Paris Match mardi 9 octobre. 

Dans cet entretien [...], dont des extraits ont été dévoilés sur le site internet du magazine , le ministre de l'Intérieur appelle les Français à se mobiliser et à alerter la police lorsqu’ils sont témoins de dérives vers un "islam sectaire".
"La prévention du terrorisme passe aussi, avez-vous dit, par la mobilisation des Français. Qu’entendez-vous par 'mobilisation'? Des dénonciations ?", demande Paris Match au ministre, qui répond : "Je suis frappé d’entendre depuis quelques jours, dans les médias, nombre de témoignages de personnes qui parlent de proches, tombés dans cet islam sectaire. Donc, oui, j’en appelle à la responsabilité des parents et des citoyens"
Dénonciation qualifiée de "témoignage":  citoyen  ?

Le "changement maintenant"
frappe la  sémantique:
les mots dans la bouche des socialistes
n'ont plus le même sens !...
 "L’appel à la dénonciation, cela peut aussi amener à certaines dérives…", s'inquiète Paris Match . "C’est évident, mais le témoignage sous le contrôle de la loi ou du juge peut être précieux", se justifie Manuel Valls.
Ou Juifs ?
Valls protège Charlie Hebdo
Dans ce même entretien,
le ministre cite en exemple une femme qui a dénoncé son frère à la police en septembre dernier.
Celui-ci prévoyait de se rendre à Paris pour "égorger tout ceux qu'il allait croiser"  dans les locaux de Charlie Hebdo, à la suite de la publication par le magazine des caricatures insultantes de Mahomet. "Une sœur a essayé de protéger son jeune frère pour l’empêcher de passer à l’acte. Elle a alors alerté la police qui a pu l’interpeller et, sans doute, éviter le pire", justifie Manuel Valls.
Onze personnes, dont près de la moitié interpellées à Cannes, restaient en garde à vue lundi matin, deux jours après un vaste coup de filet dans la mouvance islamiste radicale. Manuel Valls avait évoqué d'autres arrestations. Qui tardent...

La faute aux Français qui ne sont pas de "bons" citoyens ? 

Le ministre de l'Intérieur est-il sous influence ? 
Patrick Buisson, sors de ce corps ?

lundi 27 août 2012

Fascisme: PCF, premier parti collaborationniste de France

Quand le Parti Communiste Français négociait avec les nazis...
Avant d'être le "parti des fusillés" selon la mythologie stalino-thorézienne d'après guerre, le Parti communiste fut bien ... le premier parti collaborationniste de France.

N'oublions pas qu'en juin 40, le Pacte germano-soviétique était encore en vigueur et que Maurice Thorez était, depuis septembre 1939 en exil à Moscou. La hiérarchie communiste française soutenait donc la politique de Staline et d'Hitler. Heureusement, de simples militants du PC sauvèrent l'honneur de leur parti en 1940.


DEVOIR de MEMOIRE

Un article de Michel Lefebvre publié dans Le Monde est venu nous raffraichir la mémoire sur cet épisode historique oublié : il date de 2006, mais ni la Sorbonne, ni la FSU, ni les IUFM, ni les journalistes ne l'ont confronté à la "pensée unique". Ca sert à quoi que le journal socialiste Le Monde se décarcasse ?

Comment le très stalinien Parti communiste français a-t-il pu solliciter des autorités allemandes l'autorisation de publier L'Humanité et plusieurs autres de ses journaux, aussitôt après la défaite de juin 1940, alors qu'il se voulait le fer de lance du combat contre le fascisme et le nazisme ? A près de soixante-dix ans de distance, cet épisode des premiers temps de l'Occupation, qui fit couler beaucoup d'encre chez les adversaires du PCF et un peu moins chez les communistes dans l'après-guerre, revient nourrir la chronique des années noires et des compromissions qui se sont parfois nouées entre ennemis déclarés. 
Par quels moyens les militants communistes déportés sont-ils parvenus à prendre le pouvoir dans nombre de bâtiments de stalags ? Comment les historiens justifient-ils aussi le nombre élevé de survivants communistes de ces camps de la mort ? 

Au lendemain de la Libération, auréolé du prestige qui s'attachait à son engagement dans la Résistance et au sacrifice d'un grand nombre de ses membres,
le PCF a nié avoir jamais engagé les moindres pourparlers avec l'occupant. Puis il a reconnu qu'une telle démarche avait bien eu lieu, mais mettant en cause le zèle de simples militants, privés de directives dans la débâcle. C'est seulement dans les années 1980 que l'historiographie communiste officielle a admis que des négociations avaient été menées, sur consigne de la direction du parti, par des responsables de haut niveau.

Les hasards de la recherche documentaire ont fait découvrir à des historiens, aux archives départementales de Paris, des notes qui établissent l'argumentaire employé par les représentants du PCF auprès des autorités d'occupation. Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse publient leurs trouvailles sous le titre Juin 40, la négociation secrète (Les éditions de l'Atelier).
Le document central est une liasse de notes saisie par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée, le 20 juin 1940, près de la station de métro Saint-Martin à Paris. Depuis l'interdiction de la presse communiste, en août 1939, puis la dissolution du parti lui-même, en septembre, la police traque les dirigeants et les militants soupçonnés de reconstituer leur organisation dans la clandestinité. La défaite et --l'Occupation n'ont pas interrompu le travail des policiers.

Argumentaire: ce texte mérite d'être cité assez longuement, avec sa syntaxe approximative.

" 1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège, Belgique
Sommes venus normalement demander autorisation

2°) Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel
Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale.
Sommes PC français pas eu peur

3°) Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud
courage ouvriers français ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens c'est le PCF

4°) Sommes une force, (...) nous représentons une force qui dépasse les frontières françaises, vous comprenez, derrière nous l'URSS/c'est une force l'URSS/vous en avez tenu compte/pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts (...)
Notre défense du pacte
Cela vous a avantagé
Pour l'URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous
[Georges Marchais, futur secrétaire général du PCF (1972-1994) part travailler en Allemagne en décembre 1942, chez Messerschmitt à Augsburg. En 1970, Charles Tillon accusera Georges Marchais de s'être porté volontaire].

5°) (...) En interdisant L'Huma vous montrez que vous voulez combattre les masses ouvrières et petites-bourgeoises de France, que vous voulez combattre l'URSS à Paris (...)

6°) (...) Nous voulons tout pour que les masses ne subissent pas événements douloureux, voulons les aider avec votre collaboration si vous voulez : réfugiés, enfants
nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous (...) "

La date de rédaction n'est pas connue, ni les circonstances de la prise de notes. 
Par trois fois, il est fait mention du " juif Mandel " : Georges Mandel, ministre de l'Intérieur du gouvernement Paul Reynaud de mars à juin 1940, sera assassiné par la milice, force de collaboration pétainiste, en juillet 1944. Le texte attribue à Mandel la responsabilité d'avoir " fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale ", rare exemple de reconnaissance des consignes de sabotage données par le parti, en 1939-1940, aux militants communistes travaillant dans les usines d'armement.

Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier estiment que le rédacteur de ces notes est Maurice Tréand, arrêté le même jour que Denise Ginollin. Trois jours plus tard, le 23 juin, les Allemands les font libérer. Les pourparlers vont durer plus de deux mois. Ils n'aboutiront jamais.
En juin 1940, l'appareil du Parti communiste, contraint à la clandestinité, est sérieusement affaibli par les défections de ceux qui refusaient le pacte germano-soviétique, par les arrestations et par la mobilisation de nombreux militants sous les drapeaux. La direction est dispersée. André Marty, un des secrétaires de l'Internationale communiste (IC), et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF, sont à Moscou. Jacques Duclos, qui va prendre la direction du parti en France, et Maurice Tréand, le responsable des cadres, sont à Bruxelles avec Eugen Fried, dit Clément, représentant de l'IC.

Le 15 juin, le lendemain de l'arrivée des Allemands, tous trois rejoignent Paris en voiture et s'installent dans les locaux de la représentation commerciale soviétique, avant de rejoindre des planques en région parisienne. Puis Fried rentre à Bruxelles. En Belgique, les communistes ont entamé des pourparlers pour faire reparaître leur presse ; ils vont faire de même à Paris.

Toujours le 15 juin, Otto Abetz arrive dans la capitale comme représentant de Joachim von Ribbentrop, le ministre des Affaires étrangères allemand. Connaisseur de la France, où il a vécu pendant une dizaine d'années, et grand manipulateur, Abetz a un objectif : " mener la désunion intérieure ". Il va être à l'origine des négociations. Les représentants du PCF et ceux d'Abetz vont entrer en contact, à partir du 17 juin, par l'intermédiaire d'un avocat communiste qui travaille pour l'ambassade soviétique, Robert Foissin. Le processus commence, clairement validé par Duclos. Il va être conforté par un télégramme clandestin du 22 juin, en provenance de Moscou, signé de Georgi Dimitrov, secrétaire général de l'IC, et de Maurice Thorez, ce que ce dernier niera. Le texte en est le suivant : " Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux, locaux, éventuellement L'Humanité, en veillant - à ce - que ces journaux... ne donnent aucune impression de solidarité avec envahisseurs ou leur approbation. "

A Moscou, manifestement, on se méfie. 
Mais il faudra un mois, et un nouveau télégramme de Dimitrov et Thorez, le 20 juillet, pour que le processus soit enrayé. " Considérons juste ligne générale. Indispensable redoubler vigilance contre manoeuvre des occupants. Etait juste entreprendre démarches pour obtenir presse légale, mais entrevue Abetz est une faute, car danger compromettre parti et militant ", décrètent les deux dirigeants. 
Les liaisons suivantes confirment que Moscou se méfie des " manoeuvres des autorités d'occupation " et de l'avocat Foissin, désigné comme " agent des occupants ".

Pourtant les contacts avec Abetz continuent. Un dernier rendez-vous, prévu le 27 août, sera annulé. Le 31, Robert Foissin est exclu du parti. Il rencontre une dernière fois Abetz le 2 septembre. Un rapport signé par un proche de Duclos, Arthur Dallidet, en octobre, met en cause Tréand. Celui-ci va payer cher d'avoir été en première ligne dans cette négociation. Marginalisé, il mourra en 1949. Pour l'historiographie officielle du PCF, il sera longtemps le seul responsable de ce qu'elle présentera comme une initiative locale.

Source:  Michel Lefebvre


Appel du 10 juillet 1940 version PCF

Le " parti " et la Résistance ?

LE RÔLE du PCF dans la Résistance a longtemps été un enjeu politique. Après guerre, des polémiques sont nées, dans le contexte de la guerre froide, en particulier avec les gaullistes. Il s'agit d'une époque où le PC représente un bon quart de l'électorat. 
Les critiques à l'égard du parti de Maurice Thorez portent sur plusieurs points : 
- la demande de reparution de L'Humanité en juin 1940 ; 
- l'" appel du 10 juillet " (ci-dessous, version complète, sans les signatures...), présenté par les dirigeants communistes comme la preuve de leur choix de la Résistance dès l'été 1940 ; 
- la date d'entrée des communistes dans l'action armée, avant ou après l'attaque allemande contre l'URSS en juin 1941.

Les travaux des historiens ont apporté des rectifications


Sur la demande de reparution de L'Humanité
,
le discours du PCF a d'abord consisté à nier ou à rejeter cette initiative sur des militants égarés. En décembre 1947, face aux interrogations de Pierre de Chevigné, député centriste et compagnon de la Libération, Jacques Duclos répond que " tout cela est une affaire de police et de flics ". Pourtant, l'attaque subie devant l'Assemblée nationale va porter. En 1949, une enquête interne au PCF, gardée secrète, conclut que, de " la fin juin 1940 à octobre 1940, une orientation politique comportant de graves erreurs a été impulsée ".

Parmi les boucs émissaires, Maurice Tréand se tait. Jean Catelas, qui a aussi participé aux négociations, a été tué par les Allemands. Cette politique, comme l'a montré Roger Bourderon (La Négociation. Eté 1940, éd. Syllepse, 2001), était celle de l'Internationale communiste et de Staline
Les communistes, malgré des nuances, suivaient la ligne. A l'exception du journaliste Gabriel Péri, qui refusa de se commettre dans ces négociations. 

Sur l'" appel du 10 juillet ", les historiens Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier présentent un document accablant. Il s'agit de la photographie d'un numéro de L'Humanité clandestine daté du 10 juillet 1940 et comportant le fameux appel, signé Jacques Duclos et Maurice Thorez. Or il s'agit d'un faux, fabriqué dans les années 1950, selon les auteurs, pour accréditer une orientation politique qui, en fait, ne fut adoptée qu'au printemps 1941 : l'union des communistes avec les autres mouvements de résistance.

Quant à l'entrée massive des communistes dans l'action armée, la majorité des historiens estime qu'elle intervint à l'été 1941
Le PCF s'est présenté, après la guerre, comme " le parti des 75 000 fusillés ". Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty, dans Les Fusillés, répression et exécutions pendant l'Occupation 1940-1944 (éd. l'Atelier), estiment que 4 520 personnes ont été fusillées, en France, pendant la guerre, dont 80 % à 90 % de communistes.

Michel Lefebvre (Samedi 9 décembre 2006)

Lien Communisme égale fascisme (pps)