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samedi 15 décembre 2018

Les Gilets jaunes, un mouvement citoyen qui rebat les cartes de la démocratie

"Les Gilets jaunes sont dans l'illusion que du chaos naîtra une démocratie plus juste," estime le politologue Yascha Mounk

La Macronie va les chercher loin, les donneurs de leçons de démocratie conventionnelle. 

Celui-là est américain. Attention, il écrit pour le New York Times (très critique de la France), The Wall Street Journal (conservateur, groupe News Corporation de Rupert Murdoch), Slate (famille Rothschild) et Die Zeit (libéral de gauche). Il n'est donc pas supporteur de Trump, mais plutôt de Macron. Son nom ? Yascha Mounk
C'est un politologue allemand d'origine polonaise, fils d'une émigrée polonaise ayant émigré avec ses parents, suite à la purge des Juifs de l'appareil communiste. Naturalisé américain, chercheur et chargé de cours à l'université Harvard à Boston, âgé de 36 ans, il défend un renouveau du libéralisme politique susceptible de contrer ce qu'il perçoit comme le danger du "populisme". Dans un entretien avec le Süddeutsche Zeitung, libéral de gauche, il a déclaré en février 2018 que le nationalisme est une relique du passé qu'il faut surmonter par un "nationalisme inclusif", de peur d'un nationalisme agressif, la "peste nationaliste". Ne serait-il donc pas le maître à penser de Macron ?
Son essai, Le peuple contre la démocratie, en dit déjà long sur ses craintes. Publié en septembre dernier, dans un contexte de montée du nationalisme dans plusieurs états européens, dont la Hongrie et l'Italie, il a retenu l'attention pour son analyse de la crise des démocraties libérales. 
Le mouvement des Gilets jaunes et les secousses qui l'accompagnent sont un laboratoire d'études pour Yascha Mounk dont le regard étranger est fort critique d'une révolte qui sort du cadre institutionnel traditionnel.
Se fondant sur de nombreux sondages, reportages et recherches inédites, il s'oriente vers un nouveau modèle pour éclairer et appréhender la période politique complexe que nous traversons, insistant sur la nécessité de réformes radicales pour préserver notre liberté en danger et la sauver.


L'EXPRESS : La légitimité d'un président élu est aujourd'hui contestée, tandis que la violence, jaillie de la révolte, semble, elle, relativement tolérée par l'opinion [un axiome défendu par la macronie]. Faut-il voir dans ce renversement la marque de l'affaissement de la démocratie libérale ? 


Yasha Mounk : Auparavant, en effet, les grandes manifestations avaient pour objet l'opposition aux réformes. Avec les gilets jaunes, la dénonciation se déplace sur le gouvernement lui-même ; c'est lui qui est considéré comme ayant failli. L'élection d'Emmanuel Macron et sa très large victoire aux législatives ne sont même plus suffisantes pour lui donner une légitimité. 

[
C'est une élection par défaut et acquise alors que près d'un électeur sur quatre ne s'est pas déplacé au bureau de vote. Du jamais-vu pour un second tour de présidentielle depuis 1969].

Quelle conclusion tirer de ce constat saisissant ? 
La preuve de la nature plutôt destructrice de ce mouvement [Les casseurs sont des intrus bien connus des manifestations politiques et syndicales. La différence, c'est qu'elles sont contenues par les services d'ordre des organisations institutionnelles]. 
Les casseurs qui s'en donnent à coeur joie en sont la face la plus visible, mais il faut y ajouter le fait que, sur le fond les gilets jaunes ne sont porteurs d'aucun projet concret [ils sont néanmoins porteurs d'idées concrètes approuvées par sept à huit Français sur dix], sinon celui de détruire ce qu'ils perçoivent comme un ordre illégitime [caricature typique des Américains qui gardent une peur viscérale du bolchévisme, ranimée par le maoïsme ou le castrisme]. S'ils donnent naissance à une formation politique, je crains que celle-ci n'ait pour feuille de route le sabordage des éléments de base de la démocratie, comme on l'a vu en Italie avec La Ligue du nord ou le mouvement Cinq étoiles. [La volonté du peuple serait-elle une menace pour le pouvoirs des intellectuels installés dans le système ?]

On peut aussi faire un parallèle entre les gilets jaunes et le parti Podemos en Espagne, qui s'oppose à la démocratie représentative et à toute la caste politique [que dire alors du premier ministre grec Alexis Tsipras, tombeur des socialistes, qui a passé un accord politique avec un parti de droite souverainiste ? Son parti, Syriza, est une coalition de partis de gauche et d'extrême gauche]. Il y a derrière ces rassemblements l'idée magique qu'en cassant tout, on permet l'avènement d'un avenir plus démocratique, moins corrompu, plus égalitaire [une ironie condescendante et blessante d'intellectuel établi]. Je comprends très bien cette rage [Macron aussi le prétend...] face à un avenir qu'on perçoit sombre [perception, simple impression ?] pour soi et ses enfants. Mais pour améliorer le futur, il faut de vraies solutions. Les gilets jaunes sont dans l'illusion du "On rase gratis" [perception  partisane et réductrice]

L'exaspération des classes populaires vous semble-t-elle avoir pris chez nous une forme spécifiquement "française" avec ces gilets jaunes rassemblés aux ronds-points et "montant" chaque semaine sur Paris ? 
La science politique [un ensemble de connaissances, notamment historiques, plutôt qu'une science exacte ou expérimentale] nous enseigne que moins il y a d'opposition au parlement - ce qui est le cas pour LREM , largement majoritaire - plus la contestation a de chances de s'exprimer avec virulence dans la rue. Les gilets jaunes s'expliquent par la rage et le désespoir des plus modestes, à l'image de ce qui s'est produit en Espagne et en Italie, par la culture de la protestation française et par l'état du système politique hexagonal. Comme LREM a une identité politique floue - est-il de droite ou de gauche ?, l'opposition n'est ni clairement de droite ni clairement de gauche. [La critique de la première exempte-t-elle donc de la condamnation de la première sur les mêmes critères ?]

Au fond, le nouveau monde ne semble plus celui de la technologie et des échanges, prophétisé par Macron, mais celui de la colère des peuples... 
Les deux vont de pair. Ce sont les moyens de communication numériques qui ont permis aux gilets jaunes d'exprimer leur colère [ce sont eux aussi qui favorisent le développement de l'économie souterraine]. Mais ce qui est patent, c'est que les rebelles d'aujourd'hui ne sont pas ceux qui attendent avec impatience la "start-up nation" promise par Macron; ce sont ceux qui craignent de ne pas y trouver leur place. La ligne de partage ne passe plus entre la gauche et la droite, mais entre les inquiets de la modernité et les autres [être laissé sur le bas côté par l'économie ou par le numérique change-t-il quoi que ce soit à la détresse populaire ? Ou est-ce un distinguo d'intello ?]. 

On a trop cru aux bienfaits du progrès technologique et de la mondialisation ?
On a surtout trop présenté la mondialisation sur un mode binaire : soit on l'accepte, soit on la rejette. Fermer nos portes à l'échange économique, interdire de nouveaux développements économiques, ne sont pas des réponses suffisantes à la mondialisation. En revanche, les nations ont plus de ressources qu'elles ne l'imaginent pour peser, mettre en forme la globalisation dans leur pays. Les grandes entreprises mondiales veulent avoir accès au territoire français ? Eh bien, à la France d'imposer ses conditions fiscales et sociales, par exemple. 

Comment Emmanuel Macron peut-il s'en sortir ? 
Il n'a pas d'autre choix que de continuer sur son train de réformes, mais en montrant, de façon beaucoup plus nette qu'il ne se range pas du côté des riches. Il ne gouverne que depuis un an et demi. Or, il faut du temps pour mener des réformes économiques, et encore plus pour en mesurer leur impact. En Allemagne, les réformes lancées au début des années 2000 ont beaucoup aidé à juguler la crise qui sévissait dans le pays et à résorber le chômage. Evidemment, la stratégie réformatrice est risquée, car elle dépend beaucoup de l'économie mondiale à court terme. Mais s'il réussit à montrer qu'il prend au sérieux cette colère sans faire de compromis sur sa stratégie, il peut retrouver un degré acceptable d'impopularité, car plus le mouvement des gilets jaunes se radicalise, plus il attise les critiques et le rejet [d'où la stratégie de la décrédibilisation]. 

Vous soulevez l'influence des facteurs extra-nationaux dans un univers mondialisé. In fine, les gouvernements ne sont-ils pas condamnés à une forme d'impuissance ? 
Ils ont plus de leviers qu'ils ne le croient, mais encore faut-il les actionner. Emmanuel Macron, comme beaucoup d'autres chefs d'Etat dans le monde, n'a pas su faire passer un message important : les élites doivent observer les mêmes règles du jeu que le reste des citoyens. Sanctionner les milliardaires qui placent leur fortune dans les paradis fiscaux, faire payer des taxes aux grandes entreprises qui s'installent en France, voilà des gestes forts, sur le plan économique et symbolique. Macron n'a plus le choix : il doit prendre cette direction [le diesel a repris son ascension : il  est à plus de 1,40 euros...].

I
l faudra aussi que Mounk nous livre son point de vue sur les 'référendums d'initiative populaire'...


jeudi 29 novembre 2018

Gilets jaunes : l'extrême gauche prend le train en marche et politise le mouvement

La CGT et Mélenchon feront de la récup' sur les Champs-Élysées samedi 1er décembre avec les "gilets jaunes"

La CGT s'infiltre

Alors que continuent les occupations de ronds-points et de centres stratégiques pour la défense du pouvoir d'achat et contre la hausse des taxes sur les carburants, après quinze jours, l'organisation syndicale d'extrême gauche appelle "tous les citoyens" à manifester le 1er décembre pour défendre le pouvoir d'achat.


Sortant de sa réserve, la CGT cherche à mettre la main sur le combat social des Gilets jaunes. Mardi, la première organisation syndicale dans le secteur public a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" qui ne l'étaient pas déjà, avant elle, à manifester le 1er décembre pour exiger "des réponses immédiates et précises" du gouvernement auquel le syndicat marxiste ajoute le patronat. La CGT formule ses propres revendications, exigeant notamment une hausse du SMIC à 1800 euros, une prise en charge des transports par les employeurs, une TVA réduite à 5,5% pour les "produits de première nécessité", ainsi qu'une "fiscalité juste, tenant compte des revenus".
"La responsabilité du gouvernement" dans la situation actuelle est "énorme", souligne la CGT, qui estime que le "surnom de président des riches" donné à Emmanuel Macron est "bien justifié". 


Le syndicat critique également la politique fiscale sur les carburants, et considère, à l'instar d'autres personnalités comme l'ancienne ministre socialiste de l'Environnement, Ségolène Royal, que le gouvernement "instrumentalise les enjeux environnementaux" au profit du redressement de ses comptes publics.Sans pour autant les nommer, le communiqué de la CGT revient ainsi sur la "colère légitime" exprimée par les 'gilets jaunes" depuis avant le 17 novembre dernier ! 

Mais le syndicat radicalise le mouvement en appelant les citoyens à "ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes". Le texte de l'organisation reprend en cela les craintes exprimées par le passé par son secrétaire général, Philippe Martinez, qui s'inquiétait de voir le mouvement soutenu par le Rassemblement National, son équivalent à l'extrême gauche. Pointant du doigt les risques de "récupérations" politiques, le secrétaire général avait notamment déclaré que les déclarations du maire de Béziers, Robert Ménard, en soutien aux manifestants était "absolument [scandaleuses]". A la "peste brune" répond le "choléra rouge"...

La centrale communiste entend investir le terrain des "gilets jaunes".
Accusant ses adversaires d'animer le mouvement citoyen, Philippe Martinez avait jugé vendredi qu'il était "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front National" à l'occasion des mobilisations du deuxième weekend, le 24 novembre. Pour le syndicat marxiste, la question des taxes sur les carburants reste mineure: "le fond du fond, c'est les salaires", avait-il expliqué, tentant d'attirer le mouvement citoyen sur son terrain en ajoutant que seules des "augmentations de salaires" permettraient aux Français de se doter de véhicules propres.

Pour l'heure, l'appel de la CGT n'a pas encore rencontré le soutien d'autres organisations syndicales. Les militants de la 25e heure s'ingèrent dans le mouvement à quelques jours seulement des élections professionnelles dans la fonction publique, prévues le 6 décembre. En récupérant le mouvement apolitique des Gilets jaunes, la CGT cherche donc à défendre sa position  syndicale dans la fonction publique face à ses concurrents comme FO ou Solidaires. L'organisation tentera de résister à l'influence croissante de la CFDT, qui lui a déjà ravi la première place dans le secteur privé en 2017.

Jeudi 22 novembre, dans les Bouches-du-Rhône, près de la ville communiste de Martigues, le dépôt de bio-carburant de La Mède était bloqué par des "gilets jaunes" et des salariés du site en grève à l'appel de la CGT.

L'extrême gauche politique tente aussi de noyauter le mouvement des Gilets jaunes  

Alors que RFI titre sur l'engagement "solitaire de François Ruffin aux Gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon (LFI) a affirmé jeudi qu'il manifestera - discrètement (car il pourrait en être éjecté) - samedi sur les Champs-Elysées aux côtés des "gilets jaunes". "Oui mais je m'arrange pour que ma présence soit la plus efficace possible, c'est-à-dire que j'évite les concentrations de caméras autour de moi", a minaudé Mélenchon.

Le politicien a aussi souhaité une mobilisation sans violences, après celles qui ont émaillé la manifestation du 24 novembre sur la célèbre avenue parisienne et que Castaner, demi-ministre bouffon de l'Intérieur, a attribuées à "l'ultra-droite", alors qu'aucun des interpellés n'y appartient.

Si Mélenchon était entendu, la preuve serait faite à nouveau que ces violences de rue - visant les commerces de luxe comme Dior - sont bien provoquées par l'extrême gauche anarchiste que la presse qualifie d'ultra-gauche pour ne pas impliquer le PCF et LFI.


Une bijouterie Dior a été dévastée et pillée lors des affrontements avec les forces de l'ordre. Les dégradations sur le magasin dépassent le million d'euros


"Je suis pour une orientation absolument, radicalement, totalement, et dans tous les cas, non violente. La violence ne nous a jamais servis. Elle sert de prétexte à nos adversaires et c'est tout", a déclaré le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône. Il sera d'ailleurs sur les Champs-Elysées et non pas sur la Canebière à Marseille...

Il a condamné l'approche biaisée des media, soulignant que "ce n'est pas une bonne idée de (se) focaliser sur quelques violences que tout le monde déplore", comme l'ont pesamment fait CNews et LCI, ainsi que, dans une moindre mesure, BFMTV. Samedi, "on va entendre sur toutes les chaînes d'info 'le mouvement s'essouffle' et si quelqu'un brûle un cageot, il y aura dix caméras autour pour le prendre au 1er plan", a déploré Mélenchon. Et le même cageot brûlera d'ailleurs toute la journée, toutes les sept minutes...

Des porte-parole de la "délégation" officielle des "gilets jaunes" doivent être reçus vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de "l'acte 3" de leur mobilisation, sur les Champs-Élysées et en régions, le 1er décembre.
Mais les Français n'en attendent pas davantage que de l'entretien pour rien avec Rugy.

VOIR et ENTENDRE une partie de la rencontre (75mn) filmée par le Gilet jaune Eric Drouet, à la demande de la base :
  

samedi 3 décembre 2016

Alexandre Jardin aussi se déclare candidat à la présidentielle de 2017

Un lanceur de brique à l'Elysée ?

C'est le bouquet: le fondateur du mouvement la Maison des citoyens se lance dans la course au pouvoir

L'écrivain et cinéaste Alexandre Jardin s'est déclaré candidat à la présidentielle française de 2017, ce samedi matin sur France Info.
Ce "faizeux" a lancé le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre pour fédérer les initiatives locales de "tous ceux qui se bougent pour réparer le pays". Il regroupe 200 opérateurs de la société civile tels que des associations, fondations, acteurs des services publics, mairies, mutuelles ou entreprises, réalisant une action efficiente [sic] permettant de résoudre un problème de la société en impliquant les citoyens dans sa résolution [si ça n'a aucun style, ça a des prétentions]. Ces opérateurs sont intégrés à BBZ après un examen de leur candidature via un Comité de Sélection ad hoc [!], puis labellisés comme Zèbres ou Zébrillons. Les Zèbres sont des Faizeux !
"Aujourd'hui, dans l'offre politique, il n'est pas question de donner du pouvoir aux communes [...] ni d'instaurer une démocratie citoyenne... Or les gens veulent co-construire", a-t-il assuré.

Confirmant que l'appel des mouvements citoyens va "présenter un candidat" en 2017, Alexandre Jardin a ajouté : "Ce sera moi !", tout en affirmant que le plus important n'est pas sa candidature, mais sa volonté de "redonner du pouvoir aux gens.

Le faizeux ne fera rien par lui-même: les 'faizeux', c'est les autres...

Un drôle de zèbre

Le démagogue fit son show, maltraitant Bruno Le Maire,
en prétendant lui faire la leçon de modestie, avec arrogance et violence, puisqu'il lui balança une brique (de soupe) en travers de la table, allusion à son dernier livre, copieux voire roboratif.
VOIR et ENTENDRE le futur candidat modeste faire le buzz, cédant à la colère contenue dans la droite ligne de Ségolène Royal mais démonstrative et menaçante à la suite de Manuel Valls, premier ministre qui l'a élevée au rang de mode de gouvernement: 

mercredi 4 mai 2016

Les associations rendent difficile l'expulsion des migrants d'un lycée parisien

Des manifestants s'opposent à l'expulsion des clandestins squatteurs du lycée Jean Jaurès.

Des heurts ont opposé mercredi matin des manifestants à des policiers

Venus évacuer les ...270 migrants clandestins occupant illégalement depuis près de deux semaines le lycée Jean-Jaurès en travaux dans le nord-est de Paris,
Défi d'activistes anarchistes prêts à en découdre  

dans le nord-est de Paris, les forces de l'ordre ont dû faire face à des militants violents.

Des faits contestés 
 sur place par des extrémistes, qui ont démenti dans  la presse
"Les seules protections que nous avions étaient juste nos écharpes et ridicules masques anti-microbes car personne ne s'attendait à une telle violence, sans sommation, de la part des CRS et de la gendarmerie. De nombreux Périscope et photographes présent.e.s peuvent en témoigner. Les élu.e.s présent.e.s ne peuvent pas entrer et sont bloqué.e.s avec nous (fait inédit). Les associations présentes à l'intérieur ont été expulsées laissant tous les migrant.e.s seul.e.s face aux forces de l'ordre, sans traduction, sans soutien," raconte la propagande de ces spécialistes de la subversion.

Tard mardi soir, le mouvement "citoyen" 'Nuit debout', installé place de la République, également dans le nord-est de Paris, avait lancé sur les réseaux sociaux un appel à ses sympathisants à s'interposer devant le lycée mercredi matin, jour de l' "expulsion" de l'établissement scolaire de l'Education nationale.

lundi 11 avril 2016

Mouvements citoyens, remèdes à la déchéance du pouvoir socialiste, d'ici la présidentielle 2017 ?

"Un projet politique doit partir du peuple," explique J.-M. Cavada, en faveur de la société civile

Six mouvements citoyens se sont fédérés ce lundi, pour aider à la désignation d'un candidat hors parti à la présidentielle.




Six mouvements citoyens se fédèrent pour organiser une "primaire des Français" et choisir un candidat hors parti pour la présidentielle de 2017. Ce mouvement s'appuie sur un site, laprimairedesfrancais.fr.


Les initiateurs sont Bleu Blanc Zèbre d'Alexandre Jardin -fils de Jean Jardin, dit le Nain Jaune, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime de Vichy- qui ambitionne de tirer ses compatriotes vers le haut ("Notre pays a toujours été un État; il doit devenir une société adulte") et mouvement visant "à fédérer et unir la société civile dans l’action concrète au bénéfice de la population",

l'association La Transition de Claude Posternak, un communiquant (formateur au CELSA situé à Neuilly-sur-Seine, fondateur du site L'Important et président de la Matrice, agence de communication qui conseille des marques comme Citroën, EDF, ou Bjorg, et très officiel 'spin doctor' de l'ancienne patronne de Solférino, l'amère Aubry, lors de sa campagne primaire) qui reproche à François Hollande, ex-candidat "normal", de "se complaire dans un exercice monarchique du pouvoir" et qui s'écriait dès janvier 2016: "On n’est ni de droite, ni de gauche. On n’a rien à foutre",

Cap 21 de Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement (1995-1997) qui apporta son soutien à François Bayrou, candidat centriste,

Nous citoyens de Nicolas Doucerain, (fondé par Denis Payre), créateur de son propre mouvement, "entreprendre pour la France", pour proposer un programme de renouveau 
pour la France, "libéral pour l’entreprise, social pour l'homme", 

Le Pacte civique animé par Jean-Baptiste de Foucauld, haut fonctionnaire septuagénaire, ancien Commissaire au plan, fondateur et président d'associations, spécialiste notamment des questions d'emploi, de lutte contre le chômage et de solidarité,

et Génération citoyens de Jean-Marie Cavada, ci-dessous, ex-tête de liste UDF aux Européennes 2004 et membre de l'équipe de campagne rapprochée du candidat à l'élection présidentielle 2007, François Bayrou (proche d'Alain Juppé pour 2017), qui s'est entretenu avec l'hebdomadaire Le Point. Après 13 années d'engagement officiel en politique, le journaliste du service public jusque 1981 cherche à se dégager des partis. 

Le Point : Les mouvements citoyens se fédèrent. Quel est votre objectif ?
Jean-Marie Cavada : Le premier parti de France, ce sont les abstentionnistes. Le deuxième, les extrémistes (l'extrême droite, dont le fondateur, la présidente et ses amis proches ne quittent pas le cabinet des juges [la justice politique ne lui pose pas de problème], ou alors pour un détour par Panama, et dont le secrétaire général vient d'être sanctionné pour tricherie au Parlement européen). Le troisième parti, ce sont tous les autres. 
Il y a eu deux ruptures en France : 1945 pour traiter [sic] l'épuration et moderniser le pays et 1958 pour se sortir des scandales politiques [instabilité chronique de la IVe République] et du bourbier algérien. La troisième rupture est en marche [comme dirait Emmanuel Macron] l'état jacobin est devenu impuissant, impopulaire et désormais indécis [l'effet Hollande !]. Le mépris vis-à-vis des partis et des leaders politiques s'est transformé en colère. 
Six mouvements citoyens ont décidé de se mettre au service des Français, à condition que ceux-ci montrent leur volonté de transformer cette colère en espoir d'avenir.

Pourquoi pensez-vous que les Français sont prêts à soutenir une initiative citoyenne ?
Près de 80 % des Français ne veulent pas qu'on leur rejoue le match de 2012, suivi, comme on l'a vu, d'un si lamentable spectacle de lois hors sol, d'engagements méprisés, de vantardise couardisée. Mais ils ne veulent pas non plus pérenniser la colère exprimée dans le vote Front national (74 % sont contre). Et, selon le dernier sondage Cevipof, il n'y a plus que 9 % de Français qui acceptent de faire confiance aux leaders politiques, à l'exception des maires de leurs communes qu'ils respectent à 70 %. 

Dans ces ruines, la leçon est double:
un projet politique doit partir du peuple, assure l'ex-journaliste et les mouvements citoyens doivent savoir être à son service, professionnaliser ses aspirations et les transformer en une rupture d'espoir pour l'avenir. Impossible ? Naturellement, non : nous croyons en l'élan populaire et dès maintenant attendons les citoyens sur www.laprimairedesfrancais.fr, notre place de la République positive à nous, selon l'ex-président de Radio France.

Si vous deviez résumer les cinq blocages majeurs de la France depuis quarante ans...

1) La France est sur-administrée
, donc pas administrée, par un État ventripotent, donc pathétique, qui n'inspire plus le respect.

2)
La France jacobine a été très utile pour reconstruire la richesse d'après-guerre, mais elle aurait dû être puissamment régionalisée après les mouvements de 1968 [facile à dire, après bientôt cinquante ans]. Et, comme elle est dirigée par une caste, certes bien formée, mais insupportablement monopolistique [le service public où il a fait sa carrière en est un parfait exemple], notre peuple ne peut pas respirer et il vaut mieux actuellement aller chercher son avenir inventif à Londres, en Asie ou aux Amériques : quelle faillite!  

3) Le modèle social ressemble à la France
: centralisateur, donc obsolète. 7 à 8 % des salariés seulement sont syndiqués, mais leurs états-majors parfois apparatchiks [très souvent, si on veut sincèrement faire tomber les tabous]  mettent le pays à genoux dès qu'on demande la transformation de tel ou tel statut. Au Danemark, 73 % du capital travail est syndiqué, mais ça marche. L'État doit se retirer des négociations sociales [mais les syndicats réclament constamment l'intervention de l'Etat] et se contenter de vérifier qu'on n'exploite pas les travailleurs. D'ailleurs, il est le dernier à appliquer dans ce domaine les lois qu'il nous édicte. Et à quel prix !

4) La France est le seul pays des 28 membres de l'UE dont le pouvoir exécutif véritable (le président) n'est pas responsable devant le Parlement
: quel spectacle archaïque et périlleux ! [C'est l'effet Hollande: supprimez la cause et vous assainissez la situation du même coup.]

5) On dit l'éducation "nationale", elle n'est même pas dans les banlieues alors qu'autrefois les hussards noirs l'ont fait pénétrer chez les montagnards les plus reculés. En parallèle, la justice est paupérisée [à vrai dire, Taubira l'a mise en faillite], sa lenteur défie la mémoire démocratique [les enquêtes de la justice politique ne manquent ni de moyens, ni d'effectifs...], les gouvernants l'ont souvent méprisée, donc il faut achever de la rendre indépendante et de la financer.

Que pensez-vous de En marche, le mouvement lancé par Emmanuel Macron ?
Ni mes amis, ni moi ne sommes des partisans : la réalité est notre doctrine, pontifie Cavada. Dès lors, comment ne pas voir la paralysie gouvernementale dans cette démarche du ministre des Finances, prince intelligent et libre mais assiégé dans le fortin socialiste qui a relevé sous son nez le pont-levis ? Il lui reste maintenant à faire couler l'huile bouillante sur tous les éléphants qui l'entourent et par tous les mâchicoulis qu'il trouvera. [Que de violence !]

A quoi aura servi le quinquennat de François Hollande ?
Un quinquennat qui commence par un mensonge ("Mon ennemi, c'est la finance") et qui en ajoute aussitôt un deuxième ("Moi, président…") ne peut que se solder par une majorité en miettes, et donc un gouvernement en capilotade. Regardez cette lamentable idée de déchéance de nationalité, écoutez ce triste débat sur la loi travail qui indiquai[en]t pourtant une bonne direction, mais qui se terminera en baudruche de 14 juillet : la République est à plat, le gouvernement est un cloud, le pays recule, pendant que nos concurrents avancent. Mitterrand a condamné le socialisme français parce qu'il n'a pas eu la volonté de faire le congrès de Bad-Godesberg. Hollande n'aura pas osé conduire la gauche vers une doctrine sociale-démocrate, bien qu'il soit un enfant de Jacques Delors. 
N'attendons plus des appareils politiques qu'ils remontent avec hauteur sur les besoins de la France: désuets ils étaient, claniques ils sont devenus, insignifiants ils risquent d'être. Le constater n'est plus suffisant. 
C'est pourquoi l'avenir doit être projeté par la conscience des citoyens. Nous ne vivons pas un épisode : c'est un battement profond de l'histoire qui nous attend.

samedi 9 avril 2016

Nuit debout: un "cadre" grièvement blessé dans sa chute de la statue de la République

'Nuit debout', nuit tragique

Le manifestant est dans un état très grave

La 
chute de l'individu du haut de la statue de la place de la République dans la nuit de vendredi à samedi, 
inspire à la préfecture de police... un appel à la prudence. 

Il a été transporté à l'hôpital "en urgence absolue", a indiqué la même source, la préfecture de police précisant de son côté qu'il souffre d'un traumatisme crânien. 

Agé d'une quarantaine d'années selon les pompiers,
le "jeune homme"  a chuté d'une hauteur de trois mètres environ.

Ironiquement, c'est un cadre de l'opération "Nuit debout" qui a été gravement blessé, précise la préfecture 

Les pompiers disaient pour commencer ne pas en mesure de préciser si le blessé participait à "Nuit debout" (!), mouvement citoyen d'occupation de place lancé le 31 mars à République avec des centaines, puis des milliers de participants chaque soir, qui se veulent des héritiers du mouvement des Indignés d'Espagne. 

Il en était cependant "proche physiquement", a finalement admis la préfecture de police.

vendredi 3 octobre 2014

Orthez: la maternité du drame était soutenue par des "collectifs citoyens"...

Décès à la maternité d'Orthez : l'anesthésiste placée en détention provisoire

Une jeune femme de 28 ans est décédée
, victime d'un accident d'anesthésie lors de son accouchement à la maternité d'Orthez
,
Mais pas de "marche blanche" pour la jeune victime de 28 ans
et le bébé orphelin ?

dans les Pyrénées-Atlantiques, à deux pas de Pau. 
Orthez, octobre 2014
L'anesthésiste est poursuivie pour "homicide involontaire aggravé par la violation manifeste et délibérée d'une obligation de prudence et de sécurité", une infraction passible de 5 ans d'emprisonnement, selon le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller, qui indique que le médecin "n'était pas dans son état normal au moment de l'intervention"
De nationalité belge et âgée de 45 ans, elle était employée à la maternité d'Orthez depuis le 12 septembre. A la suite de l'accident, elle s'était présentée à la gendarmerie mardi avec un taux d'alcoolémie "supérieur à 2 grammes" d'alcool par litre de sang et s'est prévalue aux enquêteurs d'"un problème d'alcool pathologique". Elle a été mise en examen jeudi pour homicide involontaire aggravé et placée en détention provisoire. Deux jours plus tôt, 

L'état de dépendance de la femme médecin-anesthésiste était notoire 
La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a fait part de sa volonté d‘éclaircir les circonstances du drame! "La première préoccupation qui est la mienne, c'est de faire la lumière sur ce qui s'est passé et d'apporter des explications à la famille de cette jeune maman qui a perdu la vie en accouchant de son bébé", a déclaré la ministre à la sortie de la réunion du gouvernement à Matignon. 
L'accident est survenu dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre lors de l'accouchement par césarienne sous anesthésie générale de la jeune maman. La jeune femme, victime d'un arrêt cardiaque, avait été transférée à l'hôpital de Pau où elle est décédée. Son bébé est sain et sauf. Le mari de la victime a déposé plainte pour "homicide involontaire" contre X.

Les petites structures offrent-elles toutes les garanties?

Un collectif "citoyen" venait de pétitionner pour sauvegarder l'unité médicale

Le CDAAD est une association qui a pour vocation de défendre la possibilité de pouvoir accoucher à domicile accompagnée d'une sage-femme. 

Une activité citoyenne intense à Orthez (DVG)

"Cependant, par extension, nous soutenons tous les accompagnements qui permettent un respect de la physiologie. Nous réclamons que chaque couple puisse choisir le lieu de naissance de ses enfants," soutient ce mouvement, à travers la France.

A Orthez, le CDAAD avait mené une action pour le maintien de la maternité défaillante
"C'est pourquoi aujourd'hui, nous nous mobilisons aux côtés du personnel médical de la maternité d'Orthez. En effet, l'Agence Régionale de la Santé est actuellement en cours de réflexion pour délocaliser les accouchements sur Pau.

Une fermeture "inadmissible"

La maternité, déjà en sursis par manque de gynécologues-obstétriciens, devrait fermer ses portes définitivement. L'établissement relève de l'hôpital public, mais le bloc chirurgical et le personnel d'anesthésie sont mis à disposition par une clinique privée de la ville. La décision de fermeture pourrait être accélérée et prise dès vendredi, avant d'être validée par une commission spécialisée d'organisation des soins, a indiqué l'Agence régionale de santé (ARS).

Le week-end précédent, avant que l'accident ne soit connu, 800 personnes avaient manifesté pour réclamer son maintien.  

"Il est odieux de prendre prétexte d'un cas dramatique pour fermer les structures de proximité", a réagi jeudi la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximitéaprès l'annonce de la procédure visant la maternité d'Orthez.
FO à droite et la CGT à gauche
"Là, c'est caricatural: fermer une structure sans savoir précisément si c'est une faute d'organisation ou si c'est une faute individuelle, alors que le praticien est en garde à vue, c'est inadmissible", s'est enflammé Jean-Luc Landas le président de la coordination.