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vendredi 3 octobre 2014

Orthez: la maternité du drame était soutenue par des "collectifs citoyens"...

Décès à la maternité d'Orthez : l'anesthésiste placée en détention provisoire

Une jeune femme de 28 ans est décédée
, victime d'un accident d'anesthésie lors de son accouchement à la maternité d'Orthez
,
Mais pas de "marche blanche" pour la jeune victime de 28 ans
et le bébé orphelin ?

dans les Pyrénées-Atlantiques, à deux pas de Pau. 
Orthez, octobre 2014
L'anesthésiste est poursuivie pour "homicide involontaire aggravé par la violation manifeste et délibérée d'une obligation de prudence et de sécurité", une infraction passible de 5 ans d'emprisonnement, selon le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller, qui indique que le médecin "n'était pas dans son état normal au moment de l'intervention"
De nationalité belge et âgée de 45 ans, elle était employée à la maternité d'Orthez depuis le 12 septembre. A la suite de l'accident, elle s'était présentée à la gendarmerie mardi avec un taux d'alcoolémie "supérieur à 2 grammes" d'alcool par litre de sang et s'est prévalue aux enquêteurs d'"un problème d'alcool pathologique". Elle a été mise en examen jeudi pour homicide involontaire aggravé et placée en détention provisoire. Deux jours plus tôt, 

L'état de dépendance de la femme médecin-anesthésiste était notoire 
La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a fait part de sa volonté d‘éclaircir les circonstances du drame! "La première préoccupation qui est la mienne, c'est de faire la lumière sur ce qui s'est passé et d'apporter des explications à la famille de cette jeune maman qui a perdu la vie en accouchant de son bébé", a déclaré la ministre à la sortie de la réunion du gouvernement à Matignon. 
L'accident est survenu dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre lors de l'accouchement par césarienne sous anesthésie générale de la jeune maman. La jeune femme, victime d'un arrêt cardiaque, avait été transférée à l'hôpital de Pau où elle est décédée. Son bébé est sain et sauf. Le mari de la victime a déposé plainte pour "homicide involontaire" contre X.

Les petites structures offrent-elles toutes les garanties?

Un collectif "citoyen" venait de pétitionner pour sauvegarder l'unité médicale

Le CDAAD est une association qui a pour vocation de défendre la possibilité de pouvoir accoucher à domicile accompagnée d'une sage-femme. 

Une activité citoyenne intense à Orthez (DVG)

"Cependant, par extension, nous soutenons tous les accompagnements qui permettent un respect de la physiologie. Nous réclamons que chaque couple puisse choisir le lieu de naissance de ses enfants," soutient ce mouvement, à travers la France.

A Orthez, le CDAAD avait mené une action pour le maintien de la maternité défaillante
"C'est pourquoi aujourd'hui, nous nous mobilisons aux côtés du personnel médical de la maternité d'Orthez. En effet, l'Agence Régionale de la Santé est actuellement en cours de réflexion pour délocaliser les accouchements sur Pau.

Une fermeture "inadmissible"

La maternité, déjà en sursis par manque de gynécologues-obstétriciens, devrait fermer ses portes définitivement. L'établissement relève de l'hôpital public, mais le bloc chirurgical et le personnel d'anesthésie sont mis à disposition par une clinique privée de la ville. La décision de fermeture pourrait être accélérée et prise dès vendredi, avant d'être validée par une commission spécialisée d'organisation des soins, a indiqué l'Agence régionale de santé (ARS).

Le week-end précédent, avant que l'accident ne soit connu, 800 personnes avaient manifesté pour réclamer son maintien.  

"Il est odieux de prendre prétexte d'un cas dramatique pour fermer les structures de proximité", a réagi jeudi la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximitéaprès l'annonce de la procédure visant la maternité d'Orthez.
FO à droite et la CGT à gauche
"Là, c'est caricatural: fermer une structure sans savoir précisément si c'est une faute d'organisation ou si c'est une faute individuelle, alors que le praticien est en garde à vue, c'est inadmissible", s'est enflammé Jean-Luc Landas le président de la coordination.

dimanche 16 mars 2014

Les sages-femmes promettent une semaine "noire" au gouvernement

"Jeudi sera le point culminant" des revendications du collectif des sages-femmes 

Hollande à l'épreuve de ses promesses d'écoute et de dialogue

Un nouveau statut imposé est à l’origine d’une grève entamée en ...octobre 
Le collectif a promis dimanche une semaine "noire" dans les maternités, cabinets libéraux, en réponse au mépris du gouvernement.
Après cinq mois de mouvement, nous n’avons "toujours pas été entendues par le gouvernement", explique le collectif. Elles revendiquent la revaloriser de leur statut actuel de fonctionnaire en celui de praticien hospitalier.

L’intersyndicale de sages-femmes hospitalières  a décidé de poursuivre son mouvement
La CGT, CFDT, FO, SUD, UNSA et UNSSF sont mécontents de l’arbitrage de la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui a promis de créer un statut médical pour les sages-femmes à l’hôpital mais au sein de la fonction publique hospitalière.

Vers une grève du zèle

Jusqu’ici les grèves des sages-femmes n’ont pas entraîné de grandes perturbations puisque dans les maternités et hôpitaux, elles peuvent être assignées pour assurer les soins aux patientes et aux nouveaux-nés.

A partir de lundi, "beaucoup de sages-femmes vont aller travailler en noir" pour rendre leur grève plus visible, a expliqué Caroline Raquin, sage-femme hospitalière à Colombes (92), membre de l'ARONSSF Ile de France. "Puisqu’on semble considérer que nous ne sommes pas autonomes, les sages-femmes vont solliciter la nuit les médecins, on les appellera chaque fois pour leur demander leur avis", a-t-elle ajouté.

L’ONSSF est l'unique syndicat professionnel -représentatif et apolitique- des sages-femmes de tous les modes d’exercice : salarié ou libéral.

Jeudi, le collectif appelle "à la fermeture des cabinets libéraux" et demande aux sages-femmes des centres PMI "de ne pas aller travailler"
C. Raquin annonce aussi "des actions coups de poing dans des maternités" le même jour.

Les sages-femmes refusent de couper le cordon avec la Fonction publique

Les sages-femmes discriminées dans tous les domaines

Les revendications sont pourtant simples et claires :

Les sages-femmes hospitalières sont la seule profession médicale à ne pas avoir accès au statut des autres professions médicales à l’hôpital !

Les sages-femmes enseignantes sont les seules à ne pas avoir de statut universitaire !

Les sages-femmes libérales sont la seule profession médicale à ne pas être connue du grand public dans toutes ses compétences, les seules à être absentes du premier recours !

Les étudiants sages-femmes sont les seuls étudiants médicaux à ne pas avoir accès à une formation universitaire autonome !

Depuis de longs mois, les sages-femmes se sont montrées responsables dans leur grève.
Elles ont continué à faire tourner maternités et cabinets, afin que leurs patientes aient un accès aux soins.
Elles ont accepté les discussions lancées par le ministère, avec autour de la table des syndicats qui ont nié leurs compétences, qui ont eu des propos diffamatoires dans les journaux …

La revendication du collectif de créer un statut comme celui des médecins
(praticiens hospitaliers) ne fait pas l’unanimité puisque l’intersyndicale de sages-femmes hospitalières (CGT, CFDT, FO, SUD, Unsa et UNSSF) s’était opposée à la sortie de la Fonction publique.