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samedi 18 janvier 2020

Les Macron exfiltrés d'un théâtre envahi par des grévistes

Des cris "Macron démission!"au programme et intervention de la police

Les contestataires ont réussi à pénétrer dans le hall d'entrée


Les Macron étaient allés observer les "gens qui ne sont rien",
au théâtre



Aux cris de "tous ensemble, grève générale" et "Macron démission", "des manifestants ont tenté –sans succès– de rentrer ["entrer", en français] dans le théâtre des Bouffes du Nord, où le président et son épouse assistaient à une représentation,"selon Le Parisien.

"Devant les portes du théâtre, des dizaines de protestataires ont entonné des chants pour réclamer la démission du chef de l'Etat et le retrait de la réforme des retraites," écrit Le Point. "Et on ira, et on ira, et on ira jusqu'au retrait", ont notamment chanté les personnes sur place," précise le magazine.

"Au 44e jour de grève contre la réforme des retraites, alors que le président des riches s'offrait du bon temps, plusieurs dizaines d’opposants ont manifesté vendredi soir "devant le théâtre parisien" des Bouffes du Nord dans le 10e arrondissement de Paris, où le président de la République assistait avec son épouse à une représentation." Le chef de l'Etat et son épouse ont finalement pu assister à la fin de la représentation après l'intervention des forces de l'ordre, si on en croit franceinfo.

Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...


Comme le montre une vidéo filmée par la journaliste Muriel Boselli, les manifestants se sont heurtés à de nombreux policiers déployés pendant environ une heure devant ce théâtre.
Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...

"Très vite, les forces de l'ordre sont intervenues au moment où plusieurs manifestants ont forcé l'entrée du théâtre," indique Le Point. Ceux qui avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte ont été rapidement évacués. 

Franceinfo rapporte que le couple a "protégé et mis à l'abri pendant quelques minutes, le temps que le calme revienne sur place. Son entourage indique que "le président continuera de se rendre au théâtre comme il a l'habitude de le faire et veillera à ce que des actions politiques ne perturbent pas la liberté d'expression la liberté des artistes et la liberté de création".

Une charge policière a eu lieu pour exfiltrer Emmanuel Macron et sa femme, sous les sifflets d'opposants à la réforme des retraites, a constaté sur place le journaliste de Brut Remy Buisine.

Un "journaliste militant" [sic] arrêté: la presse n'est pas tendre avec ses brebis galeuses

"On était à l’université Paris 7 pour une université populaire; quelqu’un a reçu un message indiquant que Macron était là; Donc, on est venus pour montrer qu’on est présents, qu’il y a une contestation contre la réforme des retraites mais pas seulement", a expliqué Arthur Knight, l’un des manifestants.

Le "journaliste militant" - c'est possible, ça? -  Taha Bouhafs, assis trois rangs derrière Emmanuel et Brigitte Macron, a publié sur les réseaux sociaux des photos, qui auraient incité des militants à "venir perturber le spectacle," selon 20 Minutes, alors qu'à l'évidence la représentation en soi n'était pas en cause, mais bien la politique du président.

Les manifestants expulsés 
Toujours selon franceinfo, le "journaliste militant" aurait "également été exfiltré puis interpellé. 

Ce vendredi, le président de la République a dénoncé avec virulence l'action des manifestants qui ont pénétré dans le siège de la CFDT. Selon Laurent Berger, des salariés du syndicat ont été attaqués "physiquement et verbalement".

Détail piquant, toutefois, de la péripétie nocturne des Macron, 
la pièce se situe dans les années 60, au cœur d’un village où Robert, la cinquantaine, vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante : désopilante coïncidence...

mercredi 6 février 2019

La préfète de l'Ardèche désavouée par une partie de la population

La voiture de la représentante du gouvernement a été bloquée par des manifestants

Les manifestants auraient reconnu la voiture de la préfète et ont encerclé son véhicule. 

Une des deux voitures de la préfète de l'Ardèche vandalisées ce mardi à AubenasLa préfète de l'Ardèche Françoise Souliman effectuait en déplacement mardi 5 février dans l'après-midi à Aubenas.  Elle s'est trouvée bloquée au milieu de manifestants qui ont crevé un pneu de sa voiture, selon des sources concordantes.

"J'allais avec des collaborateurs visiter une entreprise [Melvita], on est tombé sur une manifestation. On attendait qu'elle passe, comme tout le monde, mais des 'gilets jaunes' ont reconnu la voiture et tout le monde s'est attroupé autour de nous", a raconté Françoise Souliman, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Les syndicats dénoncent une provocation

La haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur est alors sortie de son véhicule pour essayer de parlementer avec des manifestants, sans succès. "Le dialogue était totalement impossible, parce que c'était plus des vociférations et des cris qu'une volonté de parler. Nous avons eu un pneu crevé, la voiture rayée. Une voiture qui m'accompagnait a eu deux pneus crevés. Mais, et c'est le plus important, il n'y a aucun blessé, c'est du matériel. Mais c'est vrai que c'est toujours extrêmement déplaisant de faire son travail et de ne pas pouvoir aller et venir normalement."

Françoise Souliman relativise cet épisode : "j'avais quelques gardiens de la paix autour de moi. Si j'avais été seule, ça aurait été peut-être un peu plus compliqué. A aucun moment je ne me suis sentie en danger. Mais une voiture secouée, des pneus crevés, ça n'a rien de très réjouissant ni rassérénant pour la vie démocratique d'un pays". Mais elle ajoute au journal Le Dauphiné: " Il y avait une volonté de ne pas me laisser passer."

Le grand débat national a capoté... "Je n'ai absolument pas été bousculée physiquement, on a juste eu un pneu crevé", a-t-elle ajouté. Les pneus d'un second véhicule préfectoral ont aussi été crevés. La préfète s'est ensuite rendue, sous escorte policière, dans le garage Peugeot voisin d'où son véhicule a pu repartir.

Quelque 700 personnes, dont des "gilets jaunes", ont participé à la manifestation d'Aubenas à l'appel de la CGT 

"Elle savait très bien qu'il y avait une manifestation ici" dit-il. "On veut qu'elle parte ?" dit encore Caroline pour qui la préfète est responsable de la répression contre les gilets jaunes. "Elle nous interdit tout, les baraques sur les ronds points, les braséros".

Selon Michel Sabatier, responsable local du syndicat qui se trouvait sur les lieux, la rencontre a eu lieu à un rond-point de Millet à Aubenas, quand les deux voitures de la préfecture se sont engagées sur une voie bloquée par des Gilets jaunes. "Ils ont demandé à passer; ça a provoqué un attroupement. La préfète aurait pu reculer, mais elle n'a pas voulu. Ca tenait de la provocation face à une manifestation qui se déroulait tranquillement jusque-là", explique le syndicaliste.

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, l'ardéchois Olivier Dussopt, condamne l'attitude des manifestants envers Françoise Souliman sur Twitter.


samedi 12 janvier 2019

'Gilets jaunes' : le point sur le rebond de la mobilisation samedi, région par région

Le point sur la mobilisation samedi, l' "acte 9', région par région

Plus de 84.000 personnes ont encore manifesté en France pour ce 9e samedi de mobilisation

De \"gilets jaunes\" défilent le samedi 12 janvier à Paris, dans le 4e arrondissement.

A trois jours du 'grand débat national' imposé par la rue à l'exécutif du fait de la crise sociale des "gilets jaunes", la participation (84.000 personnes) a confirmé la reprise du mouvement apaisé pendant les fêtes de fin d'année. Les contestataires de la politique anti-sociale de Macron ont manifesté samedi 12 janvier dans de nombreuses villes, d'après les chiffres remontés du réseau France Bleu et des différentes préfectures. Le ministère de l'Intérieur n'a pas hésité pour sa part décompté 32.000 participants, en fin d'après-midi, après 17h00 et leur retour dans les régions...

Marqués par une participation en forte hausse, les rassemblements ce samedi à Paris et en province se sont déroulés sans heurts majeurs.
A Paris149 personnes ont été interpellées  pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences, port d'arme prohibée ou violences à agents de la force publique", a indiqué la préfecture de police de Paris, qui ajoute que 24 personnes ont été blessées, dont deux plus grièvement. Parmi les blessés, il y a un membre des forces de l'ordre. C'est-à-dire que les 23 autres blessés sont  des manifestants...

Point sur les manifestations, les défilés, les actions région par région.

Centre-Val de Loire
6.300 personnes se sont réunies à Bourges, dans le Cher, a annoncé la préfecture, et 17 personnes ont été interpellées. 
A la mi-journée, des prises de parole ont été organisées. Quelques "gilets jaunes" ont tenté de s'engager dans le périmètre interdit aux manifestations, précise France Bleu Berry.

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Les <a href="https://twitter.com/hashtag/GiletsJaunes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#GiletsJaunes</a> font face aux CRS. Ils se sont engagés dans une ruelle. Une barrière de sécurité empêche les manifestants d&#39;aller plus loin. <a href="https://twitter.com/hashtag/Bourges?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Bourges</a> <a href="https://t.co/SyllyLVBeI">pic.twitter.com/SyllyLVBeI</a></p>&mdash; France Bleu Berry (@FB_Berry) <a href="https://twitter.com/FB_Berry/status/1084067833875755009?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
Grand Est

A Strasbourg (Bas-Rhin), environ 1.000 manifestants ont rallié la gare de la ville depuis le Parlement européen, selon France Bleu Alsace.

Ile-de-France
A Paris, 8.000 contestataires étaient rassemblés dans l'après-midi, d'après le ministère de l'Intérieur. Plusieurs affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont éclaté, notamment autour de la place de l'Etoile. 108 manifestants ont été placés en garde à vue, s'est félicité le Parquet de Paris.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Canon à eau et gazs lacrymogènes utilisés par les forces de l&#39;ordre pour empêcher les <a href="https://twitter.com/hashtag/GiletsJaunes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#GiletsJaunes</a> de continuer leur déambulation dans <a href="https://twitter.com/hashtag/paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#paris</a>. La place se vide peu à peu, les manifestants obligés d&#39;enlever leurs gilets pour quitter les lieux. <a href="https://t.co/vXkbTnMd3j">pic.twitter.com/vXkbTnMd3j</a></p>&mdash; Benjamin Mathieu (@BenjMathieu) <a href="https://twitter.com/BenjMathieu/status/1084117423454867459?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Normandie
A Caen, au moins 3.000 manifestants se sont rassemblés dans une ambiance rapidement tendue avec des dégradations et des face-à-face violents entre "gilets jaunes" et forces de l'ordre.

A Rouen, en Seine-Maritime, plus de 3.000 manifestants ont été décomptés par France Bleu Normandie. La préfecture a elle estimé qu'ils étaient 2 500. Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont émaillé la mobilisation.

Nouvelle-Aquitaine
En Gironde, à Bordeaux, fief de Juppé, France Bleu Gironde annonce que quelque 2.000 manifestants sont rassemblés, à la mi-journée, place de la Bourse.

A Pau (Pyrénées-Atlantiques), ville dont Bayrou est le maire, des "gilets jaunes" défilent en rendant hommage aux victimes depuis le début de la mobilisation, le 17 novembre.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">A Pau, les <a href="https://twitter.com/hashtag/GiletsJaunes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#GiletsJaunes</a> portent 11 cercueils en hommage aux victimes depuis le début de la mobilisation <a href="https://twitter.com/hashtag/ActeIX?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ActeIX</a> <a href="https://t.co/O2UfTWsQ18">pic.twitter.com/O2UfTWsQ18</a></p>&mdash; France Bleu Béarn (@Bleu_Bearn) <a href="https://twitter.com/Bleu_Bearn/status/1084022748660359169?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Occitanie
Dans le Gard, à Nîmes, 1.500 "gilets jaunes", selon France Bleu Gard Lozère se sont rassemblés sur le parking du stade des Costières, avant de partir défiler vers le centre-ville.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Environ 1500 personnes en gilets jaunes manifestent dans le centre ville de Nîmes. <a href="https://twitter.com/hashtag/GiletsJaunes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#GiletsJaunes</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ActeIX?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ActeIX</a> <a href="https://t.co/QNmxlZnffs">pic.twitter.com/QNmxlZnffs</a></p>&mdash; France Bleu Gard Lozère (@bleugardlozere) <a href="https://twitter.com/bleugardlozere/status/1084051479177191425?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

De nombreuses forces de l’ordre sont stationnées à proximité de la préfecture, de la gare SNCF et sur plusieurs avenues qui permettent d’accéder au centre-ville.

A Toulouse (Haute-Garonne), plusieurs milliers de manifestants ont défilé, selon France Bleu Occitanie.

Pays de la Loire
A Nantes, en Loire-Atlantique, plusieurs milliers de "gilets jaunes" ont également déambulé dans le centre-ville, dans une ambiance festive, mais aussi parfois tendue avec des affrontements entre certains les forces de l’ordre et des manifestants, rapporte France Bleu Loire Océan. Dix personnes ont été interpellées, selon la police.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Scène surréaliste place Félix Fournier : les gilets jaunes qui fuient les lacrymogènes sur le cours des 50 otages, tombent sur un groupe de musique en pleine représentation et commencent à danser et applaudir. <a href="https://t.co/CuR1FQnKp1">pic.twitter.com/CuR1FQnKp1</a></p>&mdash; FranceBleuLoireOcéan (@bleuloireocean) <a href="https://twitter.com/bleuloireocean/status/1084107761263222784?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Provence-Alpes-Côte d'Azur
A Nice (Alpes-Maritimes), quelque 400 personnes sont rassemblées place Masséna. Certains "gilets jaunes" veulent rejoindre la gare Thiers où un grand rendez-vous est fixé à 14 heures.

Dans le centre d'Avignon (Vaucluse), la manifestation déclarée est terminée. Elle a rassemblé environ 200 personnes qui ont réclamé la "démission" d'Emmanuel Macron. 
Des manifestations sont aussi prévues à Carpentras et Apt cet après-midi.

Bourgogne-Franche-Comté
A Besançon (Doubs), environ 2.000 "gilets jaunes" venus de toute la Franche-Comté se sont rassemblés samedi après-midi, selon France Bleu Besançon.

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Très forte mobilisation à Besançon pour cet acte 9. Près de2000 gilets jaunes venus de Franche-Comté <a href="https://t.co/Pq1NzLdTJJ">pic.twitter.com/Pq1NzLdTJJ</a></p>&mdash; France Bleu Besançon (@bleubesancon) <a href="https://twitter.com/bleubesancon/status/1084101904718811136?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>


samedi 9 avril 2016

Nuit debout: un "cadre" grièvement blessé dans sa chute de la statue de la République

'Nuit debout', nuit tragique

Le manifestant est dans un état très grave

La 
chute de l'individu du haut de la statue de la place de la République dans la nuit de vendredi à samedi, 
inspire à la préfecture de police... un appel à la prudence. 

Il a été transporté à l'hôpital "en urgence absolue", a indiqué la même source, la préfecture de police précisant de son côté qu'il souffre d'un traumatisme crânien. 

Agé d'une quarantaine d'années selon les pompiers,
le "jeune homme"  a chuté d'une hauteur de trois mètres environ.

Ironiquement, c'est un cadre de l'opération "Nuit debout" qui a été gravement blessé, précise la préfecture 

Les pompiers disaient pour commencer ne pas en mesure de préciser si le blessé participait à "Nuit debout" (!), mouvement citoyen d'occupation de place lancé le 31 mars à République avec des centaines, puis des milliers de participants chaque soir, qui se veulent des héritiers du mouvement des Indignés d'Espagne. 

Il en était cependant "proche physiquement", a finalement admis la préfecture de police.

jeudi 25 juin 2015

UberPop: la chanteuse Courtney Love attaquée dans son taxi Uber à Paris

Des chauffeurs de taxis lâchés dans Paris comme des hordes de sauvages

Le Uber dans lequel circulait la chanteuse Courtney Love a été attaqué à Paris


(Courtney retenue en otage en France #Grève UberParis)

"Ils ont pris notre voiture en embuscade et retiennent notre chauffeur en otage,"
a écrit Courtney Love sur son compte Twitter, en pleine grève des chauffeurs de taxi qui accusent UberPop de concurrence déloyale.  
(il se peut qu'on retourne à l'aéroport et qu'on reste cachés 
avec toi -Kanye West-,
des manifestants viennent d'attaquer notre voiture)

Une photo postée par la star montre des traces d'oeufs lancés sur les vitres de la voiture. "Ils frappent la voiture à coups de barre de fer. C'est ça la France ? Je serais plus en sécurité à Bagdad", a ajouté la chanteuse et ancienne compagne de Kurt Cobain. 

(Où t'as vu que des gens puissent faire ça? La première voiture a été détruite, tous les pneus lacérés)

"François Hollande où est la p**** de police ?" 

"Est-ce légal que les gens attaquent les visiteurs? Ramène tes fesses à l'aéroport", a-t-elle ajouté.
"On a payé des gens sur des motos pour nous sortir de là; on a été pourchassés par une foule de chauffeurs de taxi qui nous jetaient des pierres; on est passés devant deux policiers qui n'ont rien fait", a précisé Courtney Love sur Twitter (ci-contre). 

Opérations escargots, blocages des gares et des aéroports, voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) prises pour cible: plus d'un millier de taxis hystériques réagissent par la violence jeudi en France à ce qu'ils appellent de la "concurrence sauvage", créant d'importantes perturbations. 
Au total, 2.800 taxis sont mobilisés en France avec une "trentaine de points de blocage", selon une source policière.

samedi 17 août 2013

Manifestations pro- et anti-Morsi autorisées à Paris

Paris, terrain d'affrontement de manifestants maghrébins solidaires...

Un rassemblement avait déjà eu lieu vendredi, et un nouveau défilé a eu lieu samedi à Paris
 
Ca se passe à Paris...
Tous les jours, aux cris de "Morsi président" et "À bas les militaires", des sympathisants islamistes manifestent librement à Paris pour réclamer le "rétablissement de la démocratie" en Égypte.
Les rassemblements de vendredi et samedi ont dénoncé un "coup d'État", selon les manifestants, et les violences pourtant partagées en Égypte. Ils veulent le retour au pouvoir du président islamiste déchu par l'armée, sous la pression populaire des laïcs inquiets que la loi coranique supplante le système démocratique depuis l'arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi. 
Ces manifestations mobilisent plus de maghrébins que de bi-nationaux égyptiens et cette solidarité inquiète le gouvernement.

Les manifestants étaient regroupés près de la station de métro Couronnes,
dans Paris, entre le 11e et 20e arrondissements. "Nous sommes prêts à manifester tous les jours car ce qui se passe en Égypte est terrible", déclarait Mahmoud Ahmed, agent de sécurité binational franco-égyptien de 37 ans et soumis à la consigne des Frères musulmans depuis l'étranger. 

Une contre-manifestation, anti-Morsi, est également prévu dimanche à Paris.
Hostiles aux Frères musulmans, l'influente confrérie de l'ex-chef de l'État, les participants comptent défiler pour réclamer le "rétablissement de la démocratie".

Des musulmans radicaux de toutes origines se mobilisent

"Si je ne viens pas manifester pour ça, je ne viendrai jamais...", disait aussi au rassemblement de samedi un artisan de 42 ans, Français d'origine algérienne, venu avec son fils de 11 ans. "Ce qui se passe est d'une gravité sans nom", ajoutait-il, brandissant la photo d'une victime ensanglantée des violences en Égypte.

Depuis la dispersion mercredi dans le sang des campements au Caire des partisans de Mohamed Morsi, l'Égypte est un champ de bataille où s'affrontent pro-Morsi et forces de l'ordre du nouveau pouvoir, des militaires que la pression de la rue contre la charia a porté au pouvoir début juillet. 
Les heurts auraient fait plus de 750 morts en quatre jours, mais la réalité est certainement inférieure: les islamistes annoncent des chiffres encore plus terribles, sans qu'aucune vérification ne puisse les contredire.

lundi 8 avril 2013

Hollande à Tulle en circuit fermé

Le parcours du combattant du président Hollande  

Hollande a été rattrapé samedi par  la crise, le chômage et l'affaire Cahuzac jusque dans sa circonscription
 corrézienne où il cherchait à redorer son image. 
Un mécontent interpelle le président
avec le sourire
Ses passages à Brive et Ussel ont été annulés, comme l'a été son déplacement en Ardèche.


Mais des dizaines de mécontents tenus à l'écart attendaient le président de la fraude socialiste, alors que de nombreux journalistes avaient pourtant été déplacés pour clamer ses louanges sur des images de popularité assurée par des administrés triés sur le volet et des militants inquiets de la tournure des événements. 
Alors qu'il était venu remettre les insignes de la Légion d'honneur ou de l'Ordre national du mérite à sa clientèle électorale, un cordon sanitaire avait été tendu sur son 6e passage  à Tulle, tentant de le protéger des manifestations de désolation ou de franche hostilité, comme il en avait croisés à Dijon. La presse elle-même avait été tenue à distance afin qu'aucun accrochage ne soit rendu public.

Le "président des bisous" a dû jouer au chat et à la souris avec les Français

Quelques dizaines de manifestants contre le gaz de schiste
attendaient par ailleurs l'ancien maire de Tulle à l'aéroport de Brive-la-Gaillarde. François Hollande les a soigneusement évités en passant par une porte dérobée

En passant par les jardins, il a également réussi à éviter les dizaines d'opposants au mariage pour tous qui tentaient  de se faire entendre de loin devant la préfecture. Au son de vuvuzela, de cloches et de quelques couvercles de casseroles marqués "Cahuzac" en guise de cymbales, ils rappelaient sur leurs pancartes: "l'enfant n'est pas un droit", "Touche pas au mariage, occupe-toi du chômage", "On veut du boulot, pas du mariage homo" ou "La priorité c'est Aulnay, pas le mariage gay".

Il a dû renoncer à son bain de foule sur le marché de la ville le matin. Le président s'est tout de même décidé à s'offrir une heure de déambulation sous bonne escorte, "en homme libre," dans les rues commerçantes de la ville après un déjeuner à huis-clos à la préfecture. Bras dessus, bras dessous avec sa compagne, Valérie Trierweiler, cheveux gras, il a claqué la bise aux automobilistes et aux passantes, salué les vieilles dames aux fenêtres, embrassé les enfants, pris des cafés dans les bistrots, lançant des "comment vas-tu?" aux uns et des "t'es grand toi" aux autres. 

"Je voulais ce contact simple comme je le fais régulièrement ici en Corrèze et j'y reviendrai», a-t-il susurré avant de regagner Paris et les tourments de l'affaire Cahuzac. Et de la rumeur de fraude fiscale de Laurent Fabius, son ministre des Affaires ...étrangères.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de la télévision d'Etat:


Parmi les fausses notes
, alors qu'il parcourait les allées d'un salon du livre pour la jeunesse, un jeune homme se penche vers lui et lance : "Faudrait pas oublier d'être de gauche, Monsieur".

VOIR et ENTENDRE
ce reportage, moins sélectif, de i-télé:


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mercredi 2 février 2011

Pour Slate, la « rue arabe » n'existe pas

Est-ce une invention post-coloniale ?

La Tunisie et l’Égypte, et bientôt le Yemen et le Soudan, si jamais la Jordanie et le Maroc restent à l'abri des activistes islamistes, sont actuellement plongés dans les affres de révoltes qui exaltent la verve de la presse occidentale. Les manifestations ont inspiré des propos éclairés sur la « rue arabe », métaphore servant à décrire l’opinion populaire dans le monde musulman. Slate s'interroge sur le bien fondé de cette expression jugée 'commode'.

D’où vient cette expression ? s'interroge Slate

La célèbre supériorité occidentale n'y est pour rien.
Les arabes eux-mêmes sont à l'origine de ce néologisme. En 2009, les professeurs Terry Regier de l’U.C. Berkeley et Muhammad Ali Khalidi de la York University du Canada ont en effet publié un article retraçant les origines et les usages de l’expression rue arabe (PDF). Ils ont découvert que les journaux arabophones utilisent régulièrement la rue pour évoquer l’opinion publique, et pas seulement en référence aux musulmans. Les journalistes des pays arabes écrivent aussi des articles sur l’humeur de la «rue britannique», de la «rue américaine» et de la «rue israélienne». Nous pourrions aussi bien ajouter la « rue parisienne », selon nos propres media.
Cela ne signifie pas que la formulation vienne nécessairement de l’arabe. L’origine de l’expression est un peu confuse. Le britannique Oxford English Dictionary s'approprie l'expression, l'attribuant à Wyndham Lewis, écrivain et peintre anglais, qui aurait parlé le premier de «la rue», pour imager l’opinion publique. Dans un livre de 1931 favorable à Adolf Hitler, Lewis notait que les hommes politiques démocrates ne pouvaient supprimer le dirigeant fasciste à cause de sa «maîtrise de la rue». Wyndham était trop sulfureux pour que la tournure ne prenne en Angleterre ou aux États-Unis. En revanche, la métaphore a été reprise en arabe dans les années 1950. Les éditorialistes libanais utilisaient la rue pour évoquer la classe ouvrière réprimée dans le monde musulman.
Quand les politologues américains ont repris la métaphore dans les années 1970, ils ne l'appliquèrent qu'au monde arabe. Robert R. Sullivan, professeur à la City University of New York, disserta sur l’utilisation de la propagande radiophonique dans la «mobilisation de la rue arabe» dans un article de 1970 destiné à The Review of Politics. Steven J. Rosen utilisa l’expression en 1977 dans un article de l’American Political Science Review. À cette époque, le mot 'rue' était généralement encadré de guillemets, laissant entendre que les auteurs empruntaient le concept aux media arabes.
La métaphore s’est déplacée dans les media grand public occidentaux à la fin des années 1980. Avant 1987, les journalistes américains se référaient à «l’opinion publique arabe» plutôt qu’à la rue. La métaphore s’est popularisée quand la nouvelle de la première intifada palestinienne a été rendue publique. Son usage s’est intensifié pendant l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, puis de nouveau après le 11-Septembre. En 2006, les journalistes utilisaient cette métaphore dans la majorité de leurs descriptions du sentiment populaire dans le monde arabe, nous disent Regier et Khalidi.

Les deux chercheurs identifient également une différence de ton entre l’utilisation arabe et anglaise de l’expression.
En anglais, la rue arabe est très souvent associée à l’inconstance et au grabuge. Elle est susceptible «d’exploser», ou de «se soulever» quasiment sans préavis. Si les auteurs arabophones utilisent aussi parfois cette image, ils ont bien plus tendance à glorifier la rue, de la même manière que les politiciens américains évoquent avec chaleur Main Street, U.S.A ['Grand Rue', pour évoquer le peuple américain]. Le journal yéménite Al-Ayyam qualifie la rue égyptienne de «cœur et conscience des Arabes». Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a même évoqué la rue israélienne sur un ton approbateur.
Autant s'interroger sur l'origine du caillassage venu du Proche-Orient dans nos banlieues...

Mais il y a un 'hic' à cette brillante dissertation

Les plus doctes démonstrations sont parfois défaillantes, singulièrement lorsqu'elles sont développées avec des arrières pensées. Initiée par des universitaires, cette pénible remontée aux origines de l'expression 'rue arabe' cache une stigmatisation aux relents quasiment coloniaux. « La métaphore s’est déplacée dans les media grand public occidentaux à la fin des années 1980. Avant 1987, les journalistes américains se référaient à « l’opinion publique arabe » plutôt qu’à la rue. La métaphore s’est popularisée quand la nouvelle de la première intifada palestinienne a été rendue publique. Son usage s’est intensifié pendant l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, puis de nouveau après le 11-Septembre. En 2006, les journalistes utilisaient cette métaphore dans la majorité de leurs descriptions du sentiment populaire dans le monde arabe, nous disent Regier et Khalidi. »
Cette analyse peu étayée laisse poindre la notion d'arrogance occidentale, avant que bientôt ne jaillisse une colère populaire spontanée face au mépris des anciennes puissances coloniales du Proche-Orient.

En fait, ces 'révolutions' tunisienne et égyptienne ne seraient que des 'événements' au sens où elles ne se sont pas laissées anticiper, selon Derrida. Elles ne seraient que l'hyperbole médiatique de modestes 'révoltes' chauffées par le soleil et amplifiées par les passions orientales. Il y a un mois et demi, un vendeur de fruits et légumes tunisien s'est immolé à Sidi Bouzid.
A la vérité, le simple fait que ces populations vivent beaucoup dans la rue ne justifie-t-il pas l'expression à lui seul et plus justement que la « rue norvégienne » ? Sous l'effet de masse, les esprits s'échauffent vite et l'expression des impulsions hystériques du corps (gestes, cris et larmes) sont particulièrement photogéniques en Occident.

En outre, les manifestants d'une « rue arabe » sont encore moins dénombrables que ceux de la « rue française » un jour de mouvement social. Comme les syndicats, les Frères musulmans peuvent annoncer un million de participants sans crainte que la police ne publie ses propres chiffres.

«Les deux chercheurs identifient également une différence de ton entre l’utilisation arabe et anglaise de l’expression. En anglais [mais pas seulement], la « rue arabe » est très souvent associée à l’inconstance et au grabuge. [Pour notre Robert hexagonal, et Alain Rey ne peut être soupçonné de sympathies droitières, la rue évoque 'le peuple' associé aux 'manifestants'.] Elle est susceptible «d’exploser», ou de « se soulever » quasiment sans préavis. Si les auteurs arabophones utilisent aussi parfois cette image, ils ont bien plus tendance à glorifier la rue, de la même manière que les politiciens américains évoquent avec chaleur Main Street, U.S.A ['Grand Rue', pour évoquer le peuple américain, selon Slate, mais à vrai dire la classe et l'opinon moyennes, car le radicalisme est très peu américain]. Le journal yéménite Al-Ayyam qualifie la rue égyptienne de «cœur et conscience des Arabes». Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a même évoqué la rue israélienne sur un ton approbateur.

Selon la source de Slate, « Quand les politologues américains ont repris la métaphore dans les années 1970, elle n’était appliquée qu’au monde arabe », mais c'est un Américain qui le dit.
A la vérité, n'omettons pas de rappeller pour être exact, que la métaphore de la rue a été exploitée en France par l'écrivain et homme politique communiste Jules Vallès, mort en 1885, dont le deuxième livre est intitulé « La Rue » (1866) : "J'entends, écrira-t-il dans son premier numéro sous le pseudonyme de Jacques Vintras, le pas de charge des idées, marqué non seulement par les bottines du journaliste mais par la chaussure trouée du déclassé, par le soulier ferré de l'ouvrier et même par le sabot du paysan."
Jules Vallès fonda d'ailleurs son premier journal en 1867 et l'intitula La Rue. Slate a préféré faire appel à un Américain ignorant du reste du monde plutôt que se donner la peine d'une recherche qui rende justice aux Français. Mais il est vrai que Slate, magazine en ligne fondé par Jean-Marie Colombani, n'est que la copie de l'original américain. En toute indépendance, comme nous le constatons encore aujourd'hui.

L'expression est ensuite devenue anarchiste avec un recyclage par le journal « La Rue » en ...1968 par les soins du Groupe libertaire Louise-Michel (Paris-18e) de la Fédération anarchiste. Ses colonnes publièrent des inédits de Léo Ferré, Jean-Pierre Chabrol ou Bernard Clavel...

C'est faire injure enfin à Pierre Haski que d'occulter Rue89, lancé par d'anciens journalistes de Libération le 6 mai 2007. Il s'agit d'un site Web d'information et de débat participatif, comme Mediapart dont le patron trotskiste, Edwy Plenel, écrit: "De Tunisie en Egypte, en quelques semaines à peine, la vision du monde arabe communément vulgarisée dans nos contrées se brouille et s'efface. On le croyait soumis à des régimes autoritaires ou enfermé dans l'extrémisme religieux, et voici qu'on découvre des peuples animés d'idéaux démocratiques, de liberté politique et de justice sociale. Et si c'était là sa vérité profonde, plutôt que la caricature islamiste qui a finalement aveuglé nos élites dirigeantes ?" L'islamisme, radical ou non (!), laisse Plenel serein.

Slate est donc allé puiser bien loin, aux Etats-Unis, ce qui se trouvait à portée. Le site français a préféré confier à Brian Palmer, journaliste indépendant pour slate.com (traduit par Bérengère Viennot), le soin d'écrire un article tendancieux plutôt que de se donner la peine de procéder à une analyse personnelle et complète, laquelle rendrait justice à la presse française, certes plus clairement connotée...