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vendredi 5 juillet 2013

Affaire Bettencourt : Mediapart condamné à retirer ses enregistrements litigieux

La justice tente de canaliser les fuites de la presse dite d'investigation

Coup d'arrêt au site d'information en ligne spécialisé dans l'agit-prop, une fois le mal fait

En toute illégalité, il  avait provoqué un maelström politique le 16 juin avec la publication d'enregistrements pirates réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt et bien mal protégés par le secret de l'instruction. L'interprétation de ces documents sonores fragilisaient l'héritière de L'Oréal, suggérant des relations étroites entre la milliardaire et des figures de l'UMP, dont Éric Woerth, ex-ministre UMP du Budget.
Saisie par le tuteur de Liliane Bettencourt, la cour d'Appel de Versailles a tranché ce jeudi 04 juillet, en condamnant Mediapart pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Conséquence de cette décision : le site d'information devra retirer tous les enregistrements de l'affaire, ainsi que toutes les citations qui en sont faites. Le tout sous huit jours, sous astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Mediapart a d'ores et déjà annoncé son pourvoi en cassation, mais celui-ci n'est pas suspensif. 
En avril déjà, la cour d'appel de Bordeaux avait préconisé de protéger le respect de l'intimité de la milliardaire des fuites organisées. Edwy Plenel, le patron de Mediapart, avait prétendu "avoir mis scrupuleusement de côté dans ses révélations tout ce qui concernait la vie privée".

La presse va mal mais soutient 
financièrement les condamnés 

Politiques, journaux, sites et syndicats apportent leurs soutiens à "Mediapart" et "Le Point" condamnés
…
Le tribunal correctionnel de Paris a en outre donné raison à  Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, en le relaxant. Mediapart qu'il avait accusé d'utiliser des "méthodes fascistes" dans ses révélations sur l'affaire Bettencourt en 2010 l'avait poursuivi pour diffamation.

La condamnation de Mediapart dans le cadre de l’affaire Bettencourt suscite un certain nombre de soutiens. Celui des confrères et consoeurs, d’abord, qui comme Rue 89, Arrêt sur images ou Libération proposent d’héberger les traces des enregistrements que Mediapart comme Le Point ont l’obligation de faire disparaitre d’ici une semaine sous peine de de 10.000 euros d’amende par extrait.

Des élus Europe Ecologie prêts à la désobéissance civile

Mais aussi celui des écologistes. Jeudi, déjà, dès le jugement de la cour d’appel de Versailles Sergio Coronado, député EELV né chilien, se proposait lui-même de passer à la "désobéissance civile." Soutien de José Bové et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, aurait-il une dette envers le site trotskiste qui fit ses choux gras des affaires fumeuses Clearstream, puis Bettencourt ?

Les Verts revendiquent des privilèges pour la presse numérique !
Ce vendredi, ce sont les sénateurs écologistes qui tout en précisant hypocritement ne pas avoir "à commenter sur le fond une décision de justice", font savoir dans un communiqué qu’ "à un moment où la presse, a fortiori d'investigation, connaît une situation économique précaire (?), le législateur doit produire un droit adapté à la presse numérique"...

De nombreux autres politiques ont manifesté le souhait de voir évoluer la légilsation. Mais, pour en connaître l'identité, il faut payer...
Le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, un (ex-)trotskiste, s'est dit vendredi favorable à une "législation plus adaptée" sur la "protection des sources des journalistes" et celle de "la vie privée."

Attac hurle à la censure. 
"Médiapart conclut que l’application de ce jugement signifierait une amende de 752 millions d’euros par mois, étant donné le nombre d’articles et de blogs d’abonnés reproduisant des extraits desdits enregistrements. Médiapart doit donc se taire ou disparaître." Ainsi, la gauche radicale apprend-elle à ses dépens ce qu'est le changement avec Hollande.

Le Syndicat des journalistes appelle toute la profession en renfort

Des journalistes qui villipendent La Manif pour Tous se dressent contre les juges. Très marqué à gauche, le Syndicat national des journalistes pointe un "jugement inique et gravement attentatoire à la liberté de l’information et au droit des citoyens d’être informés sur celles et ceux qui les gouvernent". Le SNJ y voit "la fin du journalisme d’investigation" , salue les démarches d’Arrêt sur Images et Rue 89 et " appelle tous les autres media à faire de même", incitant ainsi à bafouer la justice. 
Les CRS de Manuel Valls n'auront-ils donc aucun repos ?

samedi 14 juillet 2012

A. Pulvar, promue "au mérite" à la direction des Inrockuptibles ...


Les Inrockuptibles sont-ils incorruptibles ?




Regard pénétrant,
en adéquation avec ses analyses percutantes:
banales,  superficielles,
et politiquement correctes. 



Ascension fulgurante d'une concubine de ministre

L'échelle sociale de la journaliste Audrey Pulvar ne connaît pas de ratés.
Elle bénéficie d'une promotion politique avec Arnaud Aubron  nommé comme elle  directeur  général des Inrocks. La première s'occupera de la rédaction, le second du développement du magazine.
Reclassée sans peine, sa situation privilégiée fait rêver les licenciés de l'industrie.
Audrey Pulvar a trouvé un point de chute: elle rejoint les Inrockuptibles. Avec Arnaud Aubron elle devient directrice générale de l'hebdomadaire. L'ex-journaliste de France Inter et France Télévisions sera en charge de l'éditorial tandis que qu'Arnaud Aubron pilotera le développement du magazine.   
Les deux nouveaux directeurs généraux succèdent à David Kessler, qui a quitté l'hebdomadaire il y un mois pour rejoindre le cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. L'homme avait été à l'origine de la nouvelle formule des Inrocks.   
Dans un communiqué, la direction souligne que le propriétaire du journal, Matthieu Pigasse, en concertation avec le directeur de la rédaction, Bernard Zekri, ont décidé la mise en place de ce nouveau tandem.  
Malgré une refonte du titre, l'objectif voulu par l'équipe de Bernard Zekri de doubler les ventes n'avait pas été atteint. A la charge du nouveau tandem de redresser le magazine.   

Deux quarantenaires

Compagne à la ville du ministre du Redressement productif
 Arnaud Montebourg, Audrey Pulvar, 40 ans, a été chroniqueuse politique, animatrice de la tranche d'info 6/7 de France Inter, présentatrice-animatrice sur i-Télé après avoir été présentatrice et rédactrice en chef à France 3 et chroniqueuse contestée de l'émission de divertissement On n'est pas couchés où elle avait manqué d'impartialité en pleine campagne présidentielle. Les deux postes de journaliste sur le service public  lui avaient successivement été retirés en prévision d'un éventuel conflit d'intérêts.   
Arnaud Aubron, 38 ans, est rédacteur en chef à l'hebdomadaire et au site des Inrockuptibles. Il a été un des fondateurs du site Rue 89 après avoir été rédacteur en chef adjoint de Libération jusqu'en 2007.  


Décryptage socialiste 

1-
le multi-millionnaire socialiste Pigasse est propriétaire du journal Le Monde et des Inrocks... 

2-
l'ancien directeur des Inrocks David Kessler vient d'être nommé conseiller media  et culture auprès du président normal... 

3- la concubine du ministre socialiste de l'Affaissement productif,
Audrey Pulvar s'est fait évincer de "On n'est pas couché" (produit et animé par le militant socialiste Ruquier) pour conflit d'intérêts... 

4-
un  vertueux système de copinage normal  en socialie.

mercredi 13 juin 2012

Les alliés communistes du PS ne sont pas devenus républicains

Pro-palestiniens et anti-sionistes, ils ne partagent pas nos valeurs républicaines




Houria Bouteldja, présidente de l'association subventionnée "Indigènes de la République"


L’antisémitisme de l'extrême gauche ne salit donc pas le PS ?

La "pensée unique" plombe la réflexion et donc le débat. 
Elle est responsable de la détestation de l'homme occidental qui est devenue centrale dans la société française. L'anti-sioniste au Front de Gauche, les lois mémorielles controversées de Christiane Taubira et l’étrange attitude de Roméo Langlois à l'égard des Farc, sont de ces signes qui attestent nos pertes de valeurs.

Que (pas même) SOS-Racisme ou le MRAP ne puissent d'ailleurs réclamer des comptes à Libération pour son article de jeudi dernier s’indignant du trop de blancs au sein du gouvernement français,  est révélateur des blocages idéologiques.

Obsédés par la question blanche, la gauche intello de l'université et de la presse applaudissent  à la proposition de François Hollande de bannir le mot "race" de notre Constitution. Impatient de pouvoir, convaincu de sa vertu et soucieux de plaire, le PS est un vecteur aveugle de notre 'égarement. Il se révèle dans l'incapacité d’appréhender le monde tel qu'il est et les questions sociétales, à commencer par celle de l’immigration, comme les problèmes internationaux, et pervertit notre culture, autre réalité honnie et stigmatisée.
Libération ne nie-t-il pas  " la possible existence d’une race blanche" qui provoque  toute la gamme des bruits martyrocrates qui vont du toussotement gêné au hurlement vengeur en passant par le ricanement goguenard. Mais Godnadel souligne que "à une nuance près, capitale : Le blanc existe toujours, et peut, très correctement être évoqué, mais en creux. Lorsqu’il s’agit d’évoquer ou de revenir sur ses turpitudes (…) Là où il a le mauvais rôle : Le Monde du 14 septembre : "Les Noirs ont six fois plus de risques de subir un contrôle que les Blancs." Dans cette occurrence négative, il peut continuer à proliférer verbalement. " 

L'avocat s'insurge encore


" Le Monde du 2 juin écrit que Manuel Valls va devoir adapter son laïcisme exigeant à « la volonté d’apaisement du nouveau pouvoir ». En clair composer avec les radicaux islamiques.
En revanche, pas d’apaisement à l’ordre du jour du ministère de l’Intérieur à l’égard des organisations professionnelles de police en matière de contrôles inopinés. Celui qui aura obtenu un récépissé pourra vaquer tranquillement à ses occupations éventuellement illicites.
Idem pour notre ministre de la Justice, acclamée sans surprise par les professionnels de la justice des mineurs.Lors de leur congrès, la Garde des sceaux a commencé par leur dire que l’appellation"tribunal pour mineurs" est vilaine, qu’elle lui préfére celle de "tribunal pour enfants". C’est bien là tout le problème : le participant, de 17 ans à une tournante, à un casse ou à une agression à main armée, est-il encore un enfant ? ", selon les critères européens.


G.-W. Goldnadel illustre son propos

Un article de Libération du lundi 28 mai («Quand Massy s’enfièvre pour une rumeur») en donne une vivante illustration : « Massy a vécu, la semaine dernière, au rythme d’une folle rumeur qui a débouché sur deux soirées d’échauffourées avec les forces de l’ordre. Colportée de bouche-à-oreille ou via les réseaux sociaux, elle prétendait que deux jeunes à moto avaient été percutés par une voiture de police». Suivent les commentaires apaisants : «Une quarantaine d’ados excités ont brisé les vitres des voitures, mais ça a duré à peine une heure et demi chaque fois», tempère Jonseba, 37 ans, «lorsque l’on sait que le quartier comporte 17 000 personnes, on peut vraiment se dire qu’il s’agit d’une infime minorité» poursuit Brahim, responsable associatif apaisé. Effectivement.
Dans la nuit de samedi à dimanche, la vitrine d’une agence d’assurances a été endommagée par des jets de pierres. Un gymnase a par ailleurs été entièrement détruit la même nuit par un incendie. En réalité, poursuit Libération «les premiers éléments ont révélé les multiples infractions commises par Mohamed H, 24 ans : il roulait à très vive allure sur une 757cm cubes volée, sans casque, sans permis, avec 1,08 g d’alcool dans le sang et sous l’emprise du cannabis. Grièvement blessé, le jeune homme, connu des services de police, est décédé dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital de Longjumeau». «On ne peut pas parler d’embrasement, mais plutôt de soubresauts»,estime Vincent Delahaye, sénateur maire apaisant de Massy.
On n’ose imaginer ce qui serait passé si, même sans responsabilité, une voiture de police avait été réellement impliquée dans l’accident. Mais voilà que je deviens un brin clivant."
La presse est-elle justifiée à requalifier le PCF en "gauche radicale" ?
"On commence, et c’est heureux, à beaucoup gloser sur la présence de René Balme, investi par le Front de Gauche dans le Rhône, en dépit de ses obsessions antisionistes "confinant à l’antisémitisme " (dixit le Nouvel Obs et Rue 89), comme lerappelle Gilles William Goldnadel, avocat pénaliste aux prises de position contestataires et président fondateur d'Avocats sans frontières.

"Parmi les articles posés sur son site et qui lui sont reprochés, on trouve ceux de l’imposteur Israël Shamir, faux juif mais vrai antisémite", dénonce Goldnadel. "Le PCF, un tantinet gêné regarde ailleurs, quant à Martine Billard, sévère sur les textes, elle plaidouille sans grande conviction la liberté d’expression." Mais L’Humanité et Politis ont déjà publié Israël Shamir sans que nul n’estime devoir s’en émouvoir.
"Il aura fallu l’article aussi honnête qu’étonnant de Rue 89, poursuit Goldnadel, pour qu’on s’aperçoive que M. Mélenchon et ses amis devraient enfin commencer à balayer devant leur porte les immondices qu’ils cherchent frénétiquement ailleurs."

L'Occident n'a, dans son ensemble, rien pour lui

L’Occident chrétien est esclavagiste à perpétuité

Mémorial de Kiev -  À partir du début des années 1920, le nouveau régime communiste met en place une politique d' " indigénisation " visant à renforcer le sentiment national dans les Républiques et parmi les différentes minorités composant l'Union soviétique, mais l'Ukraine entre en résistance. Avec la famine, le 7 août 1932 est promulguée une loi connue sous le nom de « loi des épis » qui permet de condamner à dix ans de camp ou à la peine de mort « tout vol ou dilapidation de la propriété socialiste ". 
De juin 1932 à décembre 1933, 125 000 personnes sont condamnées, dont 5 400 à la peine capitale, certaines pour avoir volé quelques épis de blé ou de seigle dans les champs.  


"Toujours dans Libération (vendredi 25 mai), retour sur l’esclavagisme ancien et les réparations que certaines organisations voudraient exiger des anciens pays esclavagistes, à la manière des réparations allemandes." Les crimes des dictatures marxistes contre l'humanité ne sont évidemment pas concernés, que ce soient des persécutions visant les Chrétiens, des génocides,en Ukraine(Holodomor), en Arménie par la Turquie, ou au Rwanda et des déportations,  qu'on les appellent goulag ou Laogaï,  sur tous les continents, de Pologne au Cambodge en passant par la très démocratique république du Soudan (Darfour), puisqu'ils étaient nécessaires  à l'avènement d'un monde nouveau plus juste. Sa Cynique Majesté a encore plein la bouche de "république juste", d' "une réforme des retraites juste" et d'un "nouvel ordre juste".


"Le souvenir des lois mémorielles de Mme Taubira excluait délibérément les traites barbaresques pour ne pas désespérer les banlieues. Et dans l’article dont s’agit, il s’agit bien encore de ne réclamer des comptes qu’à l’Occident chrétien.

Las, s’il ne s’agissait encore que du passé. Un article du Monde du même jour nous apprend qu’ " en Mauritanie, les autorités campent dans le déni de l’esclavage " et Christophe Chatelot de décrire, pour une fois, les souffrances des noirs-Mauritaniens dominés économiquement et politiquement par les Maures. Défense d’évoquer " des livres anciens mais encore étudiés et qui soutiennent la pratique, toujours en cours, de l’esclavage, malgré le déni des autorités et de l’élite mauritanienne.". 
Risque zéro, encore, que nos organisations antiracistes veuillent bien se saisir de la question noire en terre islamique. En Libye, au Soudan, au Mali.
Risque zéro, encore, qu’on demande sinon des réparations, au moins des explications aux émirats esclavagistes.
Si l’on veut un indice explicatif, le Journal Du Dimanche de cette semaine révèle que les Français les moins prévenus contre Al Jazeera sont les sympathisants de l’extrême gauche. Pourtant, à première vue, ceux-ci devraient être les plus braqués contre l’émirat qatari, sa fortune insolente, et sa désinvolture en matière de Droits de l’Homme. Et si l’on revenait, pour comprendre, vers la question Blanche, ou si l’on préfère la détestation de l’Occident, ou si l’on préfère encore la xénophilie ?

Tout ce qui vient de droite est jugé "inacceptable"

"
Inacceptable. Le mot revient en boucle pour qualifier, à gauche, l’attitude de la droite.Les propos à l’égard de Mme Taubira : inacceptables, selon dame Sultan, responsable du syndicat de magistrats spécialisés en matière de mineurs.Inacceptables, ceux d’Eric Zemmour, à l’égard de la même ministre, selon Harlem Désir."

Toute l'internationale socialiste pense comme un seul homme
"Même expression utilisée par un démocrate américain (le Monde du 25 mai) pour qualifier l’attitude du conseiller de Mitt Romney n’hésitant pas à traiter, tenez-vous bien, son adversaire de " super dépensier " !

Si jamais notre homme venait à apprendre qu’en France, on traite un président de nazi et que l’on compare ses meetings au congrès de Nuremberg, il risque de rencontrer un problème de vocabulaire."

Syndrome de Stockholm ou de La Havane ?

Le petit reporter du XXIe siècle au pays des 'Soviets'
"Retour sur le retour de Roméo Langlois à Paris après son étrange détention par les FARC. 
Sa maman célèbre sur tous les tons la qualité de la nourriture que le FARC a l’habitude de servir à ses otages. Clara Rajoz et leurs amis, pendant leur si longue captivité n’ont pas semblé partager ce point de vue gastronomique. Jeudi France Inter interroge un journaliste du Monde Diplomatique, qui en bon fils spirituel d’Ignacio Ramonet, grand adorateur de Fidel devant l’éternel, se dit " ému " par ce " journalisme honnête " qui traite avec équité la guérilla colombienne. Et tant pis pour les victimes de l’un des mouvements terroristes les plus cruels d’Amérique latine.

Que penser de ce journaliste - otage, qui accepte de jouer les petits télégraphistes en remettant un message de ses anciens ravisseurs au gouvernement français ?

Syndrome de Stockholm ou de La Havane ? 
Si j’osais, je trouverais ça inacceptable."

Soyons fous ! Et in-justes...

mardi 28 février 2012

Les candidats à la présidentielle touchent au moins 5 200 euros mensuels

Argent des candidats : Sarkozy s'enrichit peu, Hollande échappe toujours à l'ISF


L'Express examine le patrimoine des principaux candidats à la présidentielle

Dans son numéro n°3164 du 22 février 2012, l'hebdomadaire tord le cou aux idées fausses : Nicolas Sarkozy s'est – légèrement – enrichi pendant son mandat et François Hollande tutoie l'impôt sur la fortune (ISF), mais y échappe à ... grâce à une mesure prise par Sarkozy.

Rue89 en reprend les chiffres, en classant leurs patrimoines par ordre décroissant


1 Villepin : environ 4 millions d'euros

L'ancien Premier ministre n'a pas répondu aux enquêteurs, qui révèlent qu'il a fait l'acquisition, en 2010, de l'ancien hôtel particulier de Sarah Bernhardt, à usage professionnel, estimé à 3 millions d'euros, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Au total, son patrimoine s'élèverait à 4 millions d'euros, hors biens professionnels.

Dominique de Villepin, qui se verserait une rémunération mensuelle de 20 000 euros (en tant qu'avocat), a versé, en 2011, 26 808 euros au titre de l'ISF.


2 Sarkozy : au moins 2,3 millions d'euros


Le président de la République a partiellement répondu aux questions de L'Express, en déclarant un patrimoine de 2,3 millions d'euros. Soit une légère augmentation depuis le début de son mandat, en 2007, quand il déclarait posséder 2,143 millions. Il n'a pas communiqué la valeur de ses éventuels biens immobiliers.

Touchant 18 700 euros de revenus nets mensuels, Nicolas Sarkozy n'a pas communiqué le montant de ses impôts, sauf l'ISF (5 700 euros).


3 Hollande : 1 170 000 euros

Bon gros bourgeois qui investit dans la pierre, le candidat socialiste nanti possède 1 170 000 euros de biens immobilers, mais aucun patrimoine mobilier (ni actions, ni Sicav).

François Hollande, qui touche 8 300 euros nets par mois, a déclaré 5 217 euros d'impôts. Grâce à son rival Sarkozy, qui a relevé en 2011 le seuil de l'ISF à 1,3 million d'euros, il n'a plus à payer cet impôt.
Mais il dénonce les cadeaux faits aux riches...


4 Bayrou : 836 881 euros

Le candidat du MoDem déclare 860 000 euros de biens immobiliers, ce qui, prêt déduit, donne 836 881 euros de patrimoine total.

Non soumis à l'ISF, il a payé 5 383 euros d'impôts en 2009. Ses revenus nets mensuels s'élèvent à 5 189 euros.


5 Mélenchon : 760 000 euros

L'estimation de L'Express montre que le candidat du Front de gauche n'a " rien d'un nécessiteux " : grâce à divers biens, son patrimoine immobilier s'élèverait à 720 000 euros, et le total, biens mobiliers inclus, à 760 000 euros.

Touchant 6 200 euros de revenus nets mensuels - plus que Bayrou -, le député européen n'a pas communiqué le montant de ses impôts.


? Le Pen : non estimé

L'Express n'est pas parvenu à estimer le patrimoine de la candidate du Front National, ni mobilier, ni immobilier : il " est difficile à évaluer car il est partagé entre les membres de la famille Le Pen, souvent dans des sociétés civiles immobilières (SCI) ", écrit l'hebdomadaire.

Avec 6 200 euros mensuels comme députée européenne, Marine Le Pen paie, à la source, 1 746 euros d'impôts mensuels.

mercredi 21 septembre 2011

Hollande "n'a jamais rien foutu", selon Claude Allègre

"C'est un menteur", ajoute l'ancien ministre de Jospin

Claude Allègre dit tout haut ce que tout le monde sait




Allègre, alors chercheur en géologie
à l'Institut de physique du globe
(1976 - 1986)



La primaire délie les langues au PS
Dans un entretien à Nice-Matin, mercredi 21 septembre, Allègre explique que " ce n'est pas [son] problème " de savoir si la victoire de François Hollande à la primaire socialiste est possible.

Il charge ensuite le député de Corrèze : " C'est un type intelligent, mais aussi un menteur.
Et son ex-femme qui le connait bien a raison, il n'a jamais rien foutu. "
Faux! Il s'est fait en effet surprendre en vacances en plein cours de rattrapage: il s'imposait une remise à niveau d'urgence en histoire du monde, dans la collection Les Nuls !
Au PS, on devient gras du bide au travail, mais aussi ils sont aux 35h... (photo ci-contre)

L'ancien ministre de l'éducation nationale n'ira pas voter
Il explique qu'il est contre la consultation socialiste des 9 et 16 octobre. " Un euro pour désigner le candidat d'un parti désossé, ça n'a pas de sens ", observe l'ancien ministre de Jospin.
Il ajoute aussitôt: " Que Kouchner annonce qu'il ira voter après avoir été ministre de Nicolas Sarkozy, je trouve ça indécent. "

Le géo-physicien parle ensuite de l'entretien de Dominique Strauss-Kahn au journal de TF1 dimanche soir: " J'avais un peu peur parce que c'est un ami ", avoue-t-il.

Une déclaration ambigüe qui atteste de ses doutes sur l'innocence de DSK
D'autant qu'Allègre ajoute que DSK s'est bien tiré de son épreuve orale médiatique, parce qu'habile et comédien: " Mais je l'ai trouvé excellent et émouvant. "

Allègre, "un homme indépendant"

Le géochimiste, qui s'est brouillé avec son ami Lionel Jospin (ensemble ci-contre, en 1990) lors de la désignation du candidat socialiste en 2006 a en effet jugé que Sa Cynique Majesté Royal est "nulle". Il avait d'ailleurs annoncé son départ du PS en novembre 2007 en déclarant qu'il ne renouvellerait pas son adhésion.

Allègre bloque ici l'amère Royal contre la colonne
pour l'empêcher de lui passer devant !



Comme Jack Lang, en août 2008, il avait accepté de Nicolas Sarkozy une mission, celle sur l'innovation.
Le socialiste avait également annoncé en mars 2009 qu'il voterait "sans états d'âme" pour les listes UMP aux Européennes.
Le PS pousserait-il ses meilleurs éléments au désespoir ?

François Hollande n'est pas un meneur d'hommes

Dès octobre 2007, dans son ouvrage, " Le Livre noir du libéralisme ", Pierre Larrouturou, délégué national socialiste à l'Europe, stigmatisait déjà la paresse des socialistes, responsable des récentes défaites :
" Les statuts du PS indiquent que tous les six mois le parti devrait tenir une grande Convention pour approfondir un élément du projet. En cinq ans, donc, en s'en tenant seulement au respect de ces statuts, nous aurions dû organiser dix temps forts de réflexion. Nous en avons eu zéro ! Zéro convention thématique en cinq ans, ce n'est pas beaucoup. Dans le même temps, au contraire, l'UMP a tenu vingt conventions… Certes, ce ne furent pas des conventions très longues ni très démocratiques. Mais vingt à zéro, c'est quand même une vraie différence. "

Larrouturou dénonçait alors l'absence de grands débats donnant lieu à un vote des militants.
Une position partagée par Gaëtan Gorce. Le député de la Nièvre accusait la direction du parti de ne pas organiser de débats de fond et de n'être structuré que pour la " répartition des places et du pouvoir ".

Et en février 2008, Montebourg repassait une couche
Le dimanche 17 février, Arnaud Montebourg avait mis en garde à son tour, contre le risque de céder à la "paresse" en cas de victoire socialiste aux municipales.
" Si le Parti socialiste gagne, il y aura le risque que nous soyons paresseux une deuxième fois ", avait estimé le député socialiste de la Saône-et-Loire sur France 2, rappelant qu'après la victoire de 2004, les socialistes n'avaient "pas fait le travail pour remettre sur la table (leurs) idées, les actualiser et préparer suffisamment clairement l'avenir de la France, et faire une offre sérieuse, solide et crédible au pays".
A la direction du PS, de novembre 1997 à novembre 2008, ... Flamby 1er !

A la tête du département de la Corrèze, le plus endetté de France, un paresseux doublé d'un mauvais gestionnaire...

samedi 17 septembre 2011

Faites l'amour pour la Patrie

Et gagnez un réfrigérateur !

Il s'agit d'une invitation officielle à faire l'amour pour la patrie, avec une motivation supplémentaire, celle de gagner un réfrigérateur neuf.

En septembre (2004), les couples de Oulianovsk, en Russie centrale, ont été encouragés à prendre une journée de congé pour se livrer à de la procréation patriotique. Sergueï Morozov, gouverneur de la région, a imaginé la Journée de la Procréation, en réponse à l'agravation de la crise démographique en Russie.

Les femmes qui donnent naissance exactement neuf mois plus tard, le 12 Juin, fête nationale de la Russie, peuvent gagner de l'argent, des téléviseurs, des réfrigérateurs et même une voiture.

M. Morozov justifia l'initiative comme moyen de promotion des valeurs familiales en Russie, où la population est en diminution de 700.000 personnes par an, car le nombre des décès dépasse gravement celui des naissances.

"Si l'atmosphère est saine au sein de la famille, si le mari, la femme et leur enfant s'aiment, leur bonne humeur se prolongera sur le lieu de travail. Il y aura alors une saine atmosphère dans tout le pays", a-t-il déclaré.

Le plan en faveur des naissances, initié en 2004 par le gouverneur, qui est aujourd'hui dans sa septième année, semble porter ses fruits.
Le nombre de bébés nés le 12 Juin 2007 a été trois fois plus élevé que la moyenne quotidienne à Oulianovsk, la capitale régionale, à environ 900 km à l'est de Moscou. 78 bébés ont été déclarés, contre 26 habituellement. Andrei Malykh, médecin-chef à Oulianovsk, a déclaré: " Le plan est efficace. Les gens veulent des prix. "

Il semble également avoir un effet d'entraînement.
Les autorités ont déclaré que le taux de natalité régionale en cours d'année 2007 était de 4,5% plus élevé qu'à la même période en 2006.

Selon Yelena Yakovleva, porte-parole du gouverneur, " l'initiative vise à améliorer la situation démographique dans la région. C'est normalement quelque chose pour la maison - un réfrigérateur ou un téléviseur. Peu importe si c'est une fille ou un garçon. "

Alors qu'à la maison les couples tiraient les rideaux, les responsables régionaux organisaient des concerts et des expositions pour susciter des grossesses.

Des psychologues et des gynécologues pacoururent aussi la région en "agit-train" pour donner des conseils et des encouragements. Les bolcheviks inventèrent l'agit-train pour diffuser des films de propagande à travers la Russie sur le nouveau régime communiste.

Le comité du concours, officiellement appelé 'Pour la Russie, donnez naissance à un patriote' attribue le premier prix au couple sur des critères tels que la "respectabilité" et de la "parentalité exemplaire". La voiture qu'ils reçoivent est un véhicule utilitaire de fabrication locale, appelé l'UAZ Patriot. Une idée que la Gelée Royal pourrait recycler pour booster sa voiture hybride nouvelle génération...

Andreï et Irina Kartuzov ont remporté le Grand Prix 2007 après la naissance de leur quatrième bébé. M. Kartuzov a déclaré que de toute façon ils avaient déjà programmé un autre enfant quand ils ont entendu parler du concours, mais a estimé que celui-ci encouragerait les autres à fonder une famille.

La Russie a un urgent besoin de population.
President Putin called the demographic crisis the most serious problem facing the country in his annual address to the nation last year. Dans son discours annuel à la nation de 2006, le président Poutine a qualifié la crise démographique de plus grave problème que connaît le pays. Il a créé des allocations en espèces pour encourager les femmes à avoir plus d'un enfant. They now receive payments of 250,000 rubles (£5,000) for a second and subsequent children. Ils reçoivent maintenant des versements de 250.000 roubles (£ 5,000) pour un deuxième enfant.

Lors d'une conférence, Dmitri Medvedev, alors premier vice-Premier ministre, exprima le souhait que la Russie stabilise sa population à environ 142 millions en 2015 et qu'elle atteigne 145 millions en 2025. Il a admis que la population russe allait perdre 27 millions à 115 en 2025, si la tendance actuelle n'était pas inversée. Le vieillissement de la population conduirait à une crise de l'emploi et à la hausse des charges fiscales.

La tradition de la Russie soviétique voulait que les mères de famille nombreuse soient honorées du titre de "Mères Héros" et l'initiative de M. Morozov a suscité des critiques dans certains milieux, en tant que retour à la tradition soviétique d'ingérence dans la vie des gens. Alexander Bragin, un militant des droits de l'homme, a déclaré: " Nous sommes déjà tombés au niveau où le gouverneur nous ordonne quel jour concevoir un enfant et quel jour lui donner naissance."

En revanche, l'incitation matérialiste d'un bien de consommation en prime à la naissance ne dérange pas le militant. Jean-Luc Mélenchon n'aura pas assez de 35 heures pour éveiller la conscience politique russe: un combat - saine et de longue haleine - à mener sur le terrain russe, après le premier tour de la présidentielle !
Saines lectures


Libération a recherché ce qui pourrait bien distinguer les six candidats

Le PS, au jeu des petites différences

Le quotidien socialiste démarre sur de mauvaises bases

"Le succès de leur premier débat télévisé a permis aux six candidats à la primaire d’exposer leurs divergences de vues sur des sujets clés."

A la vérité, c'est exactement le contraire.
En fait de succès, l'audimat du jeudi 15 septembre est cruel.
Le "1er Débat pour les Primaires socialistes", sur FR2 aurait été suivi par 4,9 millions de téléspectateurs, sans garantie qu'ils étaient encore éveillés après la première des trois longues heures. Au même moment, en revanche, Marine Le Pen était suivie par 6,1millions de téléspectateurs sur TF1. A elle seule elle faisait mieux que les six tous ensemble. Mieux, ils étaient encore assez vifs pour passer sur France 2 à la fin de l'émission. Libération peut bien se bercer d'illusion et faire de la désinformation, mais il ne faudra pas que la gauche nous joue la stupeur si le PS nous refait le coup de 2002...

Ensuite, si des différences notables étaient vraiment apparues, le journal militant n'éprouverait pas le besoin d'entreprendre des fouilles pour les mettre au jour.

Les trouvailles de Rue 89

Certes, ce sont leurs désaccords qui comptent.
C'est en se démarquant les uns des autres ou en prenant leurs distances avec certains aspects du projet socialiste pour 2012 que les six postulants à la primaire peuvent donner une tonalité particulière à leur candidature. [Mais ce faisant, ils se distinguent encore moins de certains, à droite comme aux extrêmes.]

Un mois après le lancement de la campagne officielle, on observe quatre attitudes :

La primaire en râlant
Jean-Michel Baylet a surtout pris la parole pour critiquer le fonctionnement de la primaire. Il ne fait pas la démonstration d'une motivation excessive et personne ne se fait d'illusion à son sujet : cette primaire est une manière d'habiller la non-participation du Parti radical de gauche (PRG) à la prochaine élection présidentielle.

Contrepartie : une augmentation des circonscriptions « octroyées » par le PS au PRG aux sénatoriales et aux législatives.

Au-dessus des débats des " petits candidats "
Martine Aubry, qui s'est souvent fantasmée en ministre de la Culture, a été la plus diserte sur ce thème. François Hollande a tenté de passer du costume de possible « président normal » à celui de père la rigueur et d'incarnation du sérieux. Ils se sont tous les deux exprimé sur la crise de l'euro et sur (presque) tous les sujets d'actualité – mais sans s'écarter du projet adopté par le parti.

Ils suivent le même objectif : éviter d'entrer dans des débats qui, pensent-ils, les abaisseraient au niveau des « petits » candidats.

A cheval sur son créneau
Arnaud Montebourg a réussi à faire tenir tout son programme dans un mot : la démondialisation. Il s'y tient. Intérêt tactique : ses concurrents vont, peu à peu, être tous obligés de se prononcer sur le sujet.

Service animation
Ségolène Royal et Manuel Valls animent la campagne, créent du mouvement, de la surprise. Ils en ont besoin pour gagner en visibilité. En plus de leurs marottes (ordre juste et démocratie participative pour la « présidente des solutions » Royal ; sécurité, parler-vrai, réalisme économique et « énergie du changement » pour Valls), ils avancent des propositions de rupture et créent le débat.

Rue 89 parvient à dégager des différences "de fond"...

Sur le nucléaire, la retraite à 60 ans, l'emploi des jeunes, le pouvoir d'achat, la culture, le déficit… Mais tous ces sujets n'ont pas été abordés jeudi et Rue 89 fait du collage pour faire illusion.

Agences de notation
Arnaud Montebourg réclame le démantèlement des agences de notation « devenues des dangers publics, complices des marchés dans la crise économique et financière ». Il propose de créer une agence de notation publique européenne « indépendante, transparente et déconnectée des intérêts privés ». On trouve la même idée chez Ségolène Royal.

Alliances
C'est Ségolène Royal qui, la première, a abordé le sujet : après le nécessaire « rassemblement » des socialistes, des écologistes, de l'extrême gauche et des centristes humanistes, elle prévoit une « main tendue aux gaullistes ». Selon elle, « Il y a aujourd'hui une partie de la droite qui ne se reconnaît plus dans le sarkozysme. Il n'y a aucune raison de la rejeter. »

Manuel Valls est lui aussi favorable à un large rassemblement, de la gauche au centre-droit :
« Je reste convaincu que des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, Français Bayrou ou Corinne Lepage, pour ne citer qu'eux, peuvent faire partie, s'ils le souhaitent, d'une majorité de large rassemblement. »

Culture
Nous avons dû nous assoupir longuement, car cette copieuse liste de différences nous a échappée...
Martine Brochen-Aubry s'est engagée à augmenter le budget de la culture de 30 à 50% (200 millions d'euros de plus par an apportés par l'Etat). Pour faire naître « un nouveau printemps pour la culture », elle propose un programme en cinq points :
•l'aide à la création, avec la mise à disposition de lieux pour les artistes et la « consolidation du système d'intermittence » ;
•l'éducation artistique, en inscrivant « la connaissance et la pratique de la culture » dans les programmes scolaires. « Chaque enfant pourra se rendre deux fois par an dans un musée, un atelier, au concert ou dans un lieu de spectacle de danse ou de théâtre » ;
•la création de 10 000 « emplois d'avenir », « 10 000 jeunes formés à la médiation culturelle » ;
•de nouvelles règles pour s'adapter à la « révolution » numérique. Pour « garantir une rémunération équitablement répartie entre les auteurs et les artistes », elle prévoit de mobiliser une part de « la richesse créée sur les réseaux numériques » et que « chacun d'entre nous » paye une contribution forfaitaire « modeste » ;
•le renforcement du rôle du mécénat.
=> Mais, parce qu'on ne débat vraiment pas à gauche, Rue 89 occulte la réaction de Nadine Morano (UMP)
VOIR et ENTENDRE la réaction effarée de la ministre:


Arnaud Montebourg, sceptique sur les marges de manœuvre budgétaires évoquées par Martine Aubry, veut financer la création artistique et « sa diffusion sur les territoires » en prélevant « des centimes » sur « les bénéfices publicitaires des télévisions privées, les profits gigantesques des fournisseurs d'accès à Internet et les produits industriels diffuseurs de culture comme ceux d'Apple ».
Sa grande idée est l'instauration d'un « prix unique » pour toute la culture, « à l'image du prix unique du livre » : une entrée inférieure à 10 euros dans toutes les institutions culturelles publiques (théâtre, danse, musée, expos…).
Il propose aussi :
•la création de « coopératives d'artistes » ;
•la relance et la généralisation du projet des « Arts à l'école » ;
•une redéfinition du « statut de l'artiste » en « préservant l'esprit de l'intermittence ».

François Hollande, qui a mis en garde contre « la surenchère » du plan Aubry, est beaucoup plus vague sur ses propres propositions :
« Nous reconstruirons ce qui a été supprimé, nous essaierons d'avoir une loi de programmation pour mettre ce qui doit être fait sur cinq ans. »

Manuel Valls veut :
•que chaque enfant du primaire puisse pratiquer une activité artistique ;
•que les institutions culturelles, qui « doivent porter les valeurs universelles de la République », s'ouvrent aussi « à la diversité qui fait le quotidien de nos villes et de nos quartiers » ;
•que soient inventés de nouveaux modes de financement « mixant solidarités internes aux filières, argent public et investissements privés » ;
•inventer « un statut de l'artiste digne du XXIe siècle, en mettant autour d'une table l'ensemble des organismes sociaux et sociétés civiles qui contribuent aux droits des artistes » ;
•transférer progressivement les moyens d'action de l'Etat « aux régions, aux intercommunalités et à des structures indépendantes spécialisées dans l'accompagnement des filières artistiques et culturelles ».

Cumul des mandats

Ségolène Royal est contre toute forme de cumul des mandats. Elle souhaite que tous les sièges de députés libérés par des cumulards soient réservés à des femmes.

Après l'avoir expérimenté, Arnaud Montebourg est désormais « convaincu » qu'il faut « mettre fin » au cumul.

Martine Aubry veut imposer une règle de non-cumul pour les ministres, les députés et les sénateurs. Elle s'aligne donc sur le programme du PS.

François Hollande est beaucoup plus flou. Il dit qu'il faut une loi pour réduire le cumul des mandats mais ne veut pas froisser les parlementaires qui le soutiennent :
" Lorsqu'il y a la possiblité pour la gauche de gagner pour la première fois sous la Ve République la majorité au Sénat, on doit effectivement chercher à éviter les cumuls de responsabilités et de fonctions mais, en même temps, si on peut être intelligent dans tel ou tel département pour permettre la victoire, il ne faut pas s'en priver. "

Déficit budgétaire

Sollicité pour réagir aux propositions de ses concurrents, François Hollande se retranche systématiquement derrière l'argument des finances publiques :
" Il faut faire attention de dire la vérité sur l'état de nos comptes publics et je ne tomberai pas dans une espèce d'échelle du perroquet où on va proposer plus. "
Il s'engage à ramener le déficit public à 3% du PIB dès 2013 (initialement, le PS avait prévu de se donner un an de plus).

Martine Aubry lui a emboîté le pas sur la nécessaire rigueur mais est persuadée de pouvoir dégager d'importantes marges de manœuvre en revenant sur « les cadeaux fiscaux ».

Manuel Valls, lui aussi, insiste sur ce " devoir de vérité " :
" Toutes les marges de manœuvre financières devront être affectées à la réduction des déficits et à la lutte contre l'endettement. On ne pourra pas dépenser un euro de plus. Toute mesure nouvelle ne pourra se faire que si on enlève ici ou là une politique publique qui nous paraît moins importante. "

Ségolène Royal s'engage à respecter les engagements européens de réduction des déficits.

Arnaud Montebourg, lui, rejette la contrainte maastrichtienne :
" Le respect d'un déficit de 3 % en 2013, en France, signifierait une levée d'impôts de 30 milliards d'euros dans la loi de finance à l'automne 2012. A la fois intenable socialement, elle serait de surcroît contre productive. Il convient de soutenir et non d'étouffer la reprise de la croissance et des recettes fiscales associées. "
(Voir aussi : Règle d'or)

Démondialisation

Arnaud Montebourg a réussi à imposer le thème de la « démondialisation » dans le débat public. " Un concept-bélier », sourit un de ses conseillers. Et suffisamment vague pour signifier à la fois « la protection des travailleurs du Nord et du Sud, la préférence pour les salaires et la protection sociale plutôt que les dividendes boursiers », « la conversation écologique du système productif », « le retour des usines en Europe »…

Le plus critique est Manuel Valls : dès le 5 juillet, face aux riverains de Rue89, il jugeait le concept « ringard », voyait en lui « un non-sens qui nous renvoie aux ruptures avec le capitalisme de 1981 ».

Martine Aubry préfère faire un pas de côté et parler de « redressement de la France ».

Ségolène Royal rejoint Montebourg sur la nécessité de faire en sorte que notre destin collectif soit décidé par la politique, pas seulement par l'économie. Elle veut notamment créer un fonds souverain européen et doter la France et l'Allemagne d'un ministre de l'Economie commun.

Emploi des jeunes

Parce que « les jeunes et les seniors apparaissent comme les premières victimes de l'augmentation du chômage », François Hollande propose de « les rassembler à travers un contrat de génération » et de favoriser la transmission d'expérience. Tout employeur qui embaucherait un senior et un jeune de moins de 25 ans serait exonéré de cotisations sociales sur ces deux contrats.

Ségolène Royal veut faire de la lutte contre l'inactivité des jeunes une grande cause nationale et mettre en place un « plan national de l'alternance et de l'apprentissage ».

Manuel Valls a prévenu qu'il ne croyait pas du tout aux 300 000 « emplois d'avenir » du projet socialiste.

Jean-Michel Baylet milite quant à lui pour un dispositif incitant les PME à embaucher les jeunes de moins de 26 ans inscrits au chômage depuis au moins quatre mois.

Euthanasie

Jean-Michel Baylet et Manuel Valls sont favorables à l'euthanasie. Pour le maire d'Evry, « Il ne s'agit pas de définir les critères d'une mort digne. Il s'agit juste de permettre, à chaque individu, d'en être le seul juge, lorsque les affres de la maladie dépassent un seuil intolérable. »

François Hollande et Martine Aubry y sont également favorables.

Ségolène Royal est « très réservée ».

Impôts

Le programme socialiste prévoit une grande réforme fiscale (qui passera par la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG), l'annulation des « cadeaux fiscaux » et la taxation des transactions financières. Les candidats se distinguent sur les détails.

François Hollande veut :
•instaurer une taxe sur les établissements financiers ;
•alléger les cotisations patronales en en transférant une part « sur d'autres impôts : l'impôt sur les sociétés, la contribution sur la valeur ajoutée ou la fiscalité écologique ».

Martine Aubry entend :
•supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires, « véritable hérésie économique qui bloque les embauches » ;
•« abaisser à 20% l'impôt sur les sociétés des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices, et l'augmenter sur celles qui privilégient les dividendes » ;
•instaurer un principe simple pour la fiscalité des particuliers : « à revenu égal, impôt égal, ce qui signifie que les revenus du capital cesseront d'être moins taxés que ceux du travail ».

Même souhait chez Ségolène Royal, qui prévoit d'inscrire dans la Constitution « l'égale contribution du capital et du travail » ainsi que « la garantie des ressources pour la sécurité sociale. Elle promet de ne pas augmenter les impôts, mais de faire des économies et de lutter contre la fraude fiscale.

Manuel Valls prévoit :
•l'abandon de la TVA réduite dans la restauration ;
•l'instauration d'une TVA sociale, qu'il appelle “TVA de protection”.

Nucléaire

Fukushima a bouleversé la tradition pro-nucléaire du PS.

Désormais, Martine Aubry veut sortir du nucléaire, “très vite” (vingt à trente ans). C'est aussi le calendrier d'Europe Ecologie - Les Verts. Base d'une possible alliance ?

Ségolène Royal se donne quarante ans pour en sortir. Entre-temps : économies d'énergie massives et développement des énergies alternatives.

Manuel Valls prévoit d'abaisser la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022.

François Hollande veut réduire de 75% à 50% en 2025 la part du nucléaire, sans abandonner ce mode de production d'électricité.

Pour Arnaud Montebourg, la priorité numéro un est la réduction de la demande en énergie. Il faudra ensuite organiser la transition énergétique.

Pouvoir d'achat

Ségolène Royal souhaite bloquer les prix de cinquante produits de première nécessité vendus en grande surface, ainsi que ceux des carburants et de l'énergie.

Règle d'or

Tous rejettent la “règle d'or” d'équilibre budgétaire voulue par Nicolas Sarkozy.

François Hollande préfèrerait, pour montrer “la détermination” de la nation, “que soit ajouté au projet de loi de finances pour l'an prochain un amendement dans lequel la France s'engage à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% en 2013”.

Ségolène Royal indique qu'elle pourrait l'accepter… à condition que Nicolas Sarkozy accepte de la compléter avec d'autres objectifs : “la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale”.

Même stratégie chez Manuel Valls, qui ne veut pas être accusé de la refuser par principe. Il exige qu'elle soit “assortie d'une réflexion sur nos institutions, comme par exemple le monopole du ministère des Finances dans les prévisions budgétaires, et sur la façon dont nous utilisons le levier fiscal”.

Quant à Martine Aubry, elle reprend à son compte l'expression mais lui donne un autre contenu : répartir les fruits de la croissance (et les ressources dégagées par l'annulation des cadeaux fiscaux) à parts égales entre le désendettement et les investissements. “Voilà ma règle d'or”, écrit-elle.

Arnaud Montebourg, lui, propose à la place un “pacte de désendettement”, sans en préciser le contenu (“Il commencera par une profonde réforme de la fiscalité”).

Retraite

Manuel Valls assure qu'il n'y aura “pas de retour à la retraite à 60 ans”. “Le dire, estime-t-il, c'est mentir aux Français.” Il préconise “un système de retraite par points” et considère que “le rôle de la gauche n'est pas de refuser l'augmentation des annuités mais de la rendre possible, acceptable et équitable alors que l'espérance de vie augmente”. Jean-Michel Baylet est sur la même longueur d'onde.

Sécurité

Manuel Valls, évidemment. Des six candidats, c'est lui qui est le plus identifié à ce thème. Il défend :
•l'utilisation des caméras de surveillance, mais ça n'a plus rien d'original au PS : même le programme du parti en parle ;
•l'instauration d'une police des transports sur les réseaux de bus de la grande couronne parisienne ;
•la création de “zones de sécurité prioritaires” dans lesquelles la “police de quartier” serait déployée en priorité (les policiers volontaires pour exercer dans ces quartiers bénéficieraient de primes) ;
•la construction de nouvelles prisons ; une pratique plus soutenue des aménagements de peines ;
•l'organisation de séjours à la campagne ou à l'étranger pour les délinquants mineurs.

Martine Aubry veut être “la présidente de la sécurité de tous les Français”. Elle entend rétablir les 10 700 postes de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007 (le projet du parti prévoit la création de 10 000 postes de gendarmes et policiers). Elle considère qu'il faut infliger des sanctions et des travaux d'intérêt général dès “le premier acte de délinquance”. Elle est favorable aux centres ouverts pour les primo-délinquants. Propose de réorganiser les forces de l'ordre en fonction des “zones de sécurité prioritaires”. Et propose aussi “une loi pour rendre plus lourdes les sanctions” contre les détenteurs d'armes.

Ségolène Royal reste favorable à un encadrement “militaire et éducatif dur et difficile” pour les mineurs délinquants récidivistes. Elle y voit “une solution à la surpopulation carcérale”. Le manque de places et les conditions épouvantables de détention font que les jeunes y sortent plus délinquants que ce qu'ils étaient en y entrant. » Elle propose, pour les jeunes condamnés, « une remise à niveau scolaire, un apprentissage professionnel, un passage de permis de conduire et du travail sur des chantiers humanitaires ». Elle réclame un « moratoire de toutes fermetures de régiments » et demande l'aide des militaires pour « lutter contre la délinquance et la violence ».

François Hollande s'est fixé deux priorités :
• " mettre les policiers et les gendarmes là où les besoins sont les plus nécessaires avec des réponses pénales plus rapides et mieux adaptées aux nouvelles formes de délinquance, assorties d'un suivi pendant et après la période d'incarcération pour éviter la récidive " ;
•" faire en sorte que les mineurs délinquants soient écartés de leur quartier en ouvrant des établissements de rééducation renforcés bien plus nombreux qu'aujourd'hui ".

Arnaud Montebourg défend l'idée d'un « pacte de tranquillité publique », préparé avec les syndicats de policiers, les représentants des gendarmes, les élus locaux… Il veut lui aussi « répartir autrement les effectifs de police et de gendarmerie », « obtenir la transparence sur l'usage de nos forces de l'ordre », « remettre des policiers sur le terrain et les faire vivre parmi la population ». Surtout, « ce ne sont plus forcément les préfets » mais « la population » qui doit « édicter les besoins, identifier les problèmes, déclencher les alertes, organiser la réponse et faire en sorte que la violence recule ».
Source Rue 89