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dimanche 17 février 2019

Ces anti-racistes vertueux qui banalisent l'agression raciste contre Alain Finkielkraut

Des voix complaisantes minimisent l'agression raciste dont a été victime Alain Finkielkraut

Les classes politique et médiatique ont dû se positionner face à l'agression d'Alain Finkielkraut samedi à Paris.

Or, des centaines de messages relativisent la gravité et le caractère antisémite des insultes reçues samedi par l'académicien français de confession israélite à Paris 
Parmi les vertueux qui se disent contre les violences faites aux femmes, à l'homophobie ou la pollution, des personnes connues, de gauche, d'extrême gauche ou proches des milieux indigénistes anti-colonialistes, se sont révélées sur Twitter. Ils sont anti-racistes de façade, mais racistes au fond de leurs arrières-boutiques. 

Se croyant insoupçonnables à force de déclarations humanistes en tout genre et sur tous les sujets, ils se sont dévoilés, avouant un antisioniste dissimulant leur antisémitisme honteux. Leurs critiques adressées aux gouvernements Israéliens successifs, toutes tendances politiques confondues, ne sont que l'écume d'une haine anti-sioniste profonde pour la population d'Israël, et au-delà de tous les Juifs qui la composent, au Proche-Orient, comme en Europe ou en France

Ainsi, le socialiste Jean-Pierre Mignard, ex-intime du couple Royal-Hollande, Thomas Guénolémembre de La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon, Aude Lancelin, pseudo-élite des media (ex-directrice adjointe de la rédaction de Marianne (2011-2014, au temps de Maurice Szafran, grassement payé avant que ne coule le magazine) et de la rédaction de L'Obs (2014-2016), avant de rejoindre Le Média, site d'actualité satellite de LFI), ou Yassine Bellatar, humoriste franco-marocain protégé de Jean-Lus Hees, salarié de Siné hebdo et régulièrement accusé de sympathies islamistes (Collectif contre l'islamophobie en France, CCIF, et les Indivisibles), à l'occasion de la manifestation des Gilets jaunes du 16 février 2019
De même que "les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes", selon Fatiha Boudjahlat, nombre de "casseurs" infiltrés dans le mouvement des Gilets jaunes sont les idiots de l'islamo-gauchisme antisioniste venus des quartiers.

Le philosophe et académicien a reçu de très nombreux messages de soutien, mais des voix tendent à minimiser la portée des insultes scatologiques ou sexuelles ("sale merde", "tas de merde", "enculé"), avec des allusions religieuses ("Dieu va te punir") ou  politiques antisionistes ("peuple de merde") et pro-palestiniennes (le mot "Palestine" hurlé), ainsi que la promesse - tant ridiculisée -  du "grand remplacement" ("La France est à nous"), mais aussi des injonctions menaçantes ("Va te jeter dans le canal !") qui ont visé l'académicien, en plein 14e arrondissement de Paris, Boulevard de Montparnasse), ainsi que sur les réseaux sociaux. 
Yahoo Actu avait assourdi le son le 16, mais les agressions verbales commises avaient été restituées distinctement le 17... Leurs auteurs ne sont ni des Black bloc ou des antifa, ni des fachos ou des nazillons, mais des musulmans aussitôt classés intégristes ("salafistes", ou de simples, des adultes plutôt que des crétins d'ados.  

VOIR et ENTENDRE l'extrait qui met en évidence la menace islamo-gauchiste véhiculée par une partie de la "diversité", celle que le pouvoir et les media ont pris l'habitude de largement masquer sous le terme de "casseurs" 


Aux déclarations de personnages connues, s'ajoutent des centaines de tweets d'internautes anonymes, rodés au 'trolling' ou meutes téléguidées, principalement  d'extrême gauche ou des milieux indigénistes, pour estimer qu'Alain Finkielkraut serait "raciste" envers les musulmans et que l'«antisionisme» ne serait pas de l'antisémitisme. 


Alain Finkielkraut les a débusqués. 
Dans Le Parisien, le philosophe a lui-même expliqué que ses agresseurs "visaient avant tout [ses] liens et [ses] positions sur Israël et étaient un "mélange de gens des banlieues, de l'extrême gauche et peut-être aussi des soraliens" [suiveurs du polémiste antisémite Alain Soral]. "Ça m'étonnerait que ce soient des ‘Gilets jaunes' d'origine car je suis un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts", ajoutait le philosophe. 

Liste noire de ces déclarations polémiques de racistes médiatisés

Thomas Guénolé : "Alain Finkielkraut répand la haine de la France"

Résultat de recherche d'images pour "islamopsychose"Cadre chargé de la formation des militants au parti de Jean-Luc Mélenchon, le politologue de la France insoumise, Thomas Guénolé, a déclaré sur Twitter qu' "insulter [Alain Finkielkraut], comme insulter quiconque, est condamnable", mais qu'il ne va "certainement pas plaindre" le philosophe qui "répand la haine en France". Connu pour son concept d'"islamopsychose", dont le philosophe et académicien agressé serait, selon lui, l'un des transmetteurs, Thomas Guénolé a rédigé ce tweet dès samedi soir.



Pas d'injures, que des mensonges : Guénolé n'assume pas
● Négationnisme d'Aude Lancelin : la "fakenews", ça manquait !

La directrice de Le Média, journaliste d'extrême gauche, a également estimé sur Twitter - les réseaux sociaux ne sont pas seulement pourris par les "gueux" et les "factieux" -  qu'elle n'avait pas entendu l'expression "sale juif" - il n'est de pire sourde que celle qui ne veut pas entendre : cf: video ci-dessus -  et accusant le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d'inventer un "nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays". Scoop: l'extrême gauche n'est pas haineuse...

Si les expressions "barre-toi, sale sioniste de merde" [en écho à "La France est à nous!"], "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "Dieu va te punir", "la France elle est à nous" ou "sale race" sont celles que l'on entend le plus distinctement sur la vidéo, celle de "sale juif" n'a pas été entendue par Alain Finkielkraut lui-même, à chaud, lui qui était exposé à un groupe haineux prêt à le frapper.
D'autres, comme Mohamed Sifaoui, bureau exécutif de la LICRA, déclarent l'avoir entendue sur une vidéo.

Lancelin n'en démord pas:

Aude Lancelin persiste dans un second tweet, arguant que "les samedis et dimanches, les responsables politiques d'un pays au bord de la guerre civile depuis 3 mois n'ont rien de mieux à faire que de monter en épingle des fake news à base d'antisémitisme".

● "Finkielkraut doit être content. Il le cherchait", selon l'avocat Jean-Pierre Mignard

Engagé dans la campagne du candidat Emmanuel Macron en décembre 2016, maître Jean-Pierre Mignard a d'abord fait campagne pour Ségolène Royal (Désirs d'avenir, association au service de la candidate pour soutenir son action politique en marge du Parti socialiste) en 2006 a aussi suscité un tollé sur Twitter. Parrain de deux des 4 enfants du couple Royal-Hollande, il fut  le président du comité d'éthique de la campagne d'Emmanuel Macron, a déclaré qu'on "s'émeut sur les plateaux", mais que, "bon d'accord, [Alain Finkielkraut] n'a pas été, et heureusement frappé, ce qui aurait tout changé". "Là, il doit être content. Il le cherchait", dit-il du philosophe et académicien.

Dans d'autres tweets, Jean-Pierre Mignard a précisé sa pensée: "[Alain Finkielkraut] adore provoquer. Il jubile. Et il le fait avec courage d'ailleurs. Bref ce n'est pas un philosophe de consensus , c'est un apologue du conflit".
Et, à propos de la crise des Gilets jaunes, : "J'essaie de comprendre, c'est tout. Face à deux camps de lyncheurs [sous-entendu, les islamo-gauchistes ?] … chacun vomit sa haine sur l'autre. Sa haine de l'autre. Nous sommes revenus à des réflexes de classe les plus sommaires, et c'est bien cela qui m'effraie", insiste cet "apologue du conflit" qui, depuis la Seine-Saint-Denis où il fait ses affaires, combat l'antiracisme par le racisme.

Puis dimanche après-midi, l'avocat a dit regretter  ("avec courage d'ailleurs" ?) une "expression maladroite (et incomprise !)  au point de blesser": de même que les journalistes qui font de la provocation battent en retraite en prétendant ne pas prendre parti dans leurs questions partisanes, assurant qu'ils ne font que leur métier... 

● "Finkielkraut a tellement fait de mal", selon Yassine Bellatar


L'humoriste controversé, proche du président Macron et membre du "conseil des villes", structure informelle installée à l'Elysée, a lui aussi réagi sur Twitter en déclarant que "Finkielkraut a tellement fait de mal". Yassine Bellatar (ci-contre, apprécié de Macron) craint qu'à cause de l'agression d'Alain Finkielkraut, "durant une semaine voire plus, tous les médias parleront de cet acte pour faire l'amalgame entre musulmans et ces abrutis." Double-jeu d'islamo-gauchiste pratiquant la taqîya (taqiyya ou takia): mensonge et duplicité autorisés par le Coran, en milieu hostile. Evidemment personne ne sera en face pour expliquer le contraire et vous serez chez vous en train de chialer".
Durant une semaine voire plus, tous les médias parleront de cet acte pour faire l’amalgame entre musulmans et ces abrutis.
Évidemment personne ne sera en face pour expliquer le contraire et vous serez chez vous en train de chialer. a tellement fait de mal...

Dans un autre tweet, l'humoriste est revenu sur son tweet et a déploré un «manichéisme numérique»: "Finkielkraut a été le premier à me traiter d'islamiste avec toute une bande ... Pardonnerai-je? Jamais. Est-ce que par conséquent je souhaite qu'il subisse ce genre de choses? Jamais. Le combat est ailleurs et différent".

Alors pour info: a été le premier à me traiter d’islamiste avec toute une bande ... Pardonnerai je? Jamais.
Est ce que par conséquent je souhaite qu’il subisse ce genre de choses? Jamais.
Le combat est ailleurs et différent.
Votre manichéisme numérique vous rend fou



Alain Finkielkraut a désigné ses agresseurs comme proches du courant islamiste. 

"Il y en a un avec une légère barbe qui me dit “Dieu va te punir”, ça c'est la rhétorique islamiste", a expliqué le philosophe et académicien sur LCI.
Etse sentant découvert, Yassine Belattar réagit en victimisant ses frères, sans argumenter sur le fond  :
Écœuré comme prévu par le discours de ce matin sur @LCI passé de victime à accusateur des banlieues...
Ça va être une longue semaine...


Macron va-t-il bientôt proposer un siège d'académicien à ce philosophe-là ?

Chaque année depuis 2004 dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l'homme rappelle que les auteurs d'actes antisémites n'appartiennent plus, "dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l'idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d'origine arabo-musulmane".

Apprécié de la gaucho-sphère, le 19 mai 2018, sur le plateau de l’émission de télé Salut les Terriens !, Bellatar a déclaré souhaiter rapatrier en France les djihadistes français binationaux prisonniers en Irak et en Syrie qu'il compare à des enfants qui "foutent le bordel à un anniversaire"... Humour indigéniste ?
Rappel pour la route: 
Sur deux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on entend notamment : "sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde (...) La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T'es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Tas de merde"...
Certains, à la France insoumise (LFI), à commencer par son leader Jean-Luc Mélenchon, refusent de condamner sans réserves l'agression du philosophe. Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône a d'abord été mis en cause dimanche par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour son absence de réaction. "C'est un naufrage, Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle regretté, rappelant qu'il "a été républicain, il a été ministre [de Jospin], il a été sénateur, il a été élu européen".
Mélenchon ne participera pas à la "marche d'union contre l'antisémitisme", ce mardi. Mais, à la différence de Hollande et Sarkozy, le président Macron non plus... Jupiter craint la foule et se manifestera en milieu fermé, protégé, rue Geoffroy-l’Asnier, Paris IV, dans le quartier du Marais ! Il se fera déposer par un hélicoptère au mémorial de la Shoah dans l'après-midi, escorté de Ferrand et Larcher. 

vendredi 15 février 2019

Les pro-palestiniens de "La France insoumise" renâclent pour signer l'appel contre l'antisémitisme

La France insoumise (LFI) se fait tordre le bras pour signer l'appel à l'union contre l'antisémitisme

Après 24 heures de polémique, LFI a signé l'appel contre l'antisémitisme

Résultat de recherche d'images pour "Melenchon palestine"
Mélenchon et Clémentine Autain (LFI) devant un drapeau palestinien

Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu'il n'avait pas été invité à participer à cet
 appel
 lancé par les principaux partis politiques : dans un premier temps, précise-t-il... 

Résultat de recherche d'images pour "Melenchon palestine"
Une affirmation démentie par le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Le logo de La France insoumise apparaît maintenant sur la nouvelle version de l'appel à l'union contre l'antisémitisme publiée ce vendredi en début de soirée.

La première version envoyée la veille ne comprenait pas la signature du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, alors que le premier secrétaire du PS Olivier Faure assurait l'avoir bien invité à souscrire à l'appel, par message Telegram, crypté. Le chef de file de LFI avait réagi en répondent ne pas avoir de "courrier". Mélenchon avait d'ailleurs dénoncé sur Twitter une "grossière provocation du PS". 
Résultat de recherche d'images pour "savoir vivre baronne de Rothschild"Le représentant légal de LFI, Manuel Bompard, avait également expliqué sur Twitter que LFI n'avait "pas été sollicitée pour signer", mais qu'elle "sout(enait) bien sûr" cet appel.

Tête de liste LFI aux élections européennes, Manon Aubry, avait accusé le PS d'"instrumentalisation"sur Radio Classique vendredi 15 février, tout en reconnaissant qu'il "a envoyé un message Telegram".
Mais "je n'appelle pas ça une invitation officielle (...) Nous n'avons pas été invités en bonne et due forme dans les temps nécessaires pour répondre, 
mais il est évident que nous répondons à cet appel", a souligné cette adepte des bonnes manières, selon la baronne de Rothschild.

Participera-t-elle au rassemblement contre l'antisémitisme prévu mardi 19 février à 19 heures place de la République à Paris avec l'ancien candidat à la présidentielle ? "Oui, Jean-Luc Mélenchon et l'ensemble des membres de La France insoumise qui seront disponibles à cette heure-là", a-t-elle répondu.

Le parti socialiste érige le sectarisme en vertu
Le Parti socialiste assume la discrimination du parti de Marine Le Pen

Tout comme Debout la France.
"Pas de main tendue vers le Rassemblement national," prétexte la gauche radicale, alors que le logo du Rassemblement national (RN) n'apparaît toujours pas sur l'appel. 
Dans un communiqué de riposte à cet ostracisme, le Rassemblement national a pourtant apporté "son soutien à toutes initiatives visant à condamner cet antisémitisme et à assurer la solidarité de la République" avec les victimes. 

mardi 10 avril 2018

Macron dialogue avec Plenel, accusé de s'être déclaré solidaire des terroristes des Jeux olympiques de Munich ?

Edwy Plenel, rattrapé par ses propos  dans la revue "Rouge"

Edwy Plenel a appelé à "défendre inconditionnellement" les militants terroristes de l'organisation palestinienne 'Septembre Noir'

Alors que les terroristes venait d'assassiner onze membres de l'équipe olympique israélienne lors d'une prise d'otage pendant les Jeux Olympiques de Munich, le trotskiste Plenel avait applaudi dans un texte de 1972, publié dans 'Rouge', l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en ces termes :
"L'action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l'amiable que les réactionnaires arabes s'apprêtaient à conclure avec Israël (...) Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation (...) A Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tous poils qui ne disent mot de l'assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d'aller au carnage".
Signés Joseph Krasny, nom de plume de Plenel dans Rouge, ces propos  ressortent quarante ans plus tard et ne sont pas connus des jeunes qui défilent, bloquent et saccagent. C'est en 2008 dans 'Enquête sur Edwy Plenel', écrit par le journaliste Laurent Huberson, qu'ils sont pour la première fois exhumés. Quasiment un chapitre est consacré à l'anticolonialisme, l'antiracisme et l'antisionisme radical du jeune militant Plenel. C'est dans ces pages que sont retranscrites ces lignes.
Qu'elles figurent aujourd'hui en bonne place sur la page Wikipedia du journaliste ne banalise en rien la gravité des propos du révolutionnaire que Macron a choisi pour interlocuteur.
Jeter l'opprobre sur des sites et comptes taxés de "proches de l'extrême droite" ajoute encore à l'infamie des supporteurs du trotskistes. Libération n'hésite pas à choisir ses cibles...
Ce 3 avril, Gilles-William Goldnadel, avocat, longtemps chroniqueur au pas moins respectable (que Mediapart) 'Valeurs Actuelles', qui officie aujourd'hui sur C8 dans l'émission de Thierry Ardisson 'Les Terriens du Dimanche', a interpellé le co-fondateur de Mediapart sur Twitter : 
"Bonsoir Edwy Plenel, c'est pour une enquête de la France Libre [la webtélé de droite lancée par l'avocat début 2018]. Pourriez-vous s'il vous plaît confirmer ou infirmer les infos qui circulent selon lesquelles vous auriez sous l'alias de Krasny féliciter dans Rouge Septembre Noir ?".
"Ce texte exprime une position que je récuse fermement aujourd’hui," se défend le révolutionnaire embourgeoisé

Plenel n'a pas répondu à Goldnadel sur Twitter. Mais contacté par CheckNews, Libération. Pour Laurent Mouchard-Joffrin, il a accepté de revenir, par ce mail, sur son égarement que la suite de sa vie n'a jamais démenti. En leur demandant de reproduire intégralement sa réponse, "car évidemment, cette campagne n’est pas dénuée d’arrière-pensées partisanes," accusent les manipulateur de l'opinion et falsificateurs de l'Histoire. 

Que raconte donc le Plenel de 2018 sur ses écrits de Krasny en 1972 ?
"Je n’ai jamais fait mystère de mes contributions à 'Rouge', de 1970 à 1978, sous le pseudonyme de Joseph Krasny, assure-t-il d'abord. Ce texte, écrit il y a plus de 45 ans, dans un contexte tout autre et alors que j’avais 20 ans, exprime une position que je récuse fermement aujourd’hui, ose-t-il - un peu facilement - maintenant. 
Elle n’avait rien d’exceptionnel dans l’extrême gauche de l’époque, comme en témoigne un article de Jean-Paul Sartre, le fondateur de Libération, sur Munich dans La Cause du peuple–J’accuse du 15 octobre 1972, se justifie-t-il, en convoquant pour sa défense l'écrivain-militant, égaré lui-même. Tout comme ce philosophe, j’ai toujours dénoncé et combattu l’antisémitisme d’où qu’il vienne et sans hésitation. Mais je refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’Etat d’Israël," polémique-t-il enfin.

Libération résume : le co-fondateur de Mediapart, sous le pseudo Joseph Krasny, a bien soutenu en 1972 l'action de l'organisation palestinienne Septembre Noir, qui venait alors d'assassiner onze athlètes israéliens lors des Jeux Olympiques de Munich. Cette chronique, exhumée en 2008 dans un livre critique sur Plenel, a refait surface ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Contacté par CheckNews, Edwy Plenel, récuse fermement ce texte aujourd'hui qui, selon lui, n'avait rien d'exceptionnel dans l'extrême gauche de l'époque. 
Honteux ! Je dirai même plus, odieux.

Onze personnes assassinées, "détail de l'Histoire", selon Plenel et Libération ?