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mardi 10 avril 2018

Macron dialogue avec Plenel, accusé de s'être déclaré solidaire des terroristes des Jeux olympiques de Munich ?

Edwy Plenel, rattrapé par ses propos  dans la revue "Rouge"

Edwy Plenel a appelé à "défendre inconditionnellement" les militants terroristes de l'organisation palestinienne 'Septembre Noir'

Alors que les terroristes venait d'assassiner onze membres de l'équipe olympique israélienne lors d'une prise d'otage pendant les Jeux Olympiques de Munich, le trotskiste Plenel avait applaudi dans un texte de 1972, publié dans 'Rouge', l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en ces termes :
"L'action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l'amiable que les réactionnaires arabes s'apprêtaient à conclure avec Israël (...) Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation (...) A Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tous poils qui ne disent mot de l'assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d'aller au carnage".
Signés Joseph Krasny, nom de plume de Plenel dans Rouge, ces propos  ressortent quarante ans plus tard et ne sont pas connus des jeunes qui défilent, bloquent et saccagent. C'est en 2008 dans 'Enquête sur Edwy Plenel', écrit par le journaliste Laurent Huberson, qu'ils sont pour la première fois exhumés. Quasiment un chapitre est consacré à l'anticolonialisme, l'antiracisme et l'antisionisme radical du jeune militant Plenel. C'est dans ces pages que sont retranscrites ces lignes.
Qu'elles figurent aujourd'hui en bonne place sur la page Wikipedia du journaliste ne banalise en rien la gravité des propos du révolutionnaire que Macron a choisi pour interlocuteur.
Jeter l'opprobre sur des sites et comptes taxés de "proches de l'extrême droite" ajoute encore à l'infamie des supporteurs du trotskistes. Libération n'hésite pas à choisir ses cibles...
Ce 3 avril, Gilles-William Goldnadel, avocat, longtemps chroniqueur au pas moins respectable (que Mediapart) 'Valeurs Actuelles', qui officie aujourd'hui sur C8 dans l'émission de Thierry Ardisson 'Les Terriens du Dimanche', a interpellé le co-fondateur de Mediapart sur Twitter : 
"Bonsoir Edwy Plenel, c'est pour une enquête de la France Libre [la webtélé de droite lancée par l'avocat début 2018]. Pourriez-vous s'il vous plaît confirmer ou infirmer les infos qui circulent selon lesquelles vous auriez sous l'alias de Krasny féliciter dans Rouge Septembre Noir ?".
"Ce texte exprime une position que je récuse fermement aujourd’hui," se défend le révolutionnaire embourgeoisé

Plenel n'a pas répondu à Goldnadel sur Twitter. Mais contacté par CheckNews, Libération. Pour Laurent Mouchard-Joffrin, il a accepté de revenir, par ce mail, sur son égarement que la suite de sa vie n'a jamais démenti. En leur demandant de reproduire intégralement sa réponse, "car évidemment, cette campagne n’est pas dénuée d’arrière-pensées partisanes," accusent les manipulateur de l'opinion et falsificateurs de l'Histoire. 

Que raconte donc le Plenel de 2018 sur ses écrits de Krasny en 1972 ?
"Je n’ai jamais fait mystère de mes contributions à 'Rouge', de 1970 à 1978, sous le pseudonyme de Joseph Krasny, assure-t-il d'abord. Ce texte, écrit il y a plus de 45 ans, dans un contexte tout autre et alors que j’avais 20 ans, exprime une position que je récuse fermement aujourd’hui, ose-t-il - un peu facilement - maintenant. 
Elle n’avait rien d’exceptionnel dans l’extrême gauche de l’époque, comme en témoigne un article de Jean-Paul Sartre, le fondateur de Libération, sur Munich dans La Cause du peuple–J’accuse du 15 octobre 1972, se justifie-t-il, en convoquant pour sa défense l'écrivain-militant, égaré lui-même. Tout comme ce philosophe, j’ai toujours dénoncé et combattu l’antisémitisme d’où qu’il vienne et sans hésitation. Mais je refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’Etat d’Israël," polémique-t-il enfin.

Libération résume : le co-fondateur de Mediapart, sous le pseudo Joseph Krasny, a bien soutenu en 1972 l'action de l'organisation palestinienne Septembre Noir, qui venait alors d'assassiner onze athlètes israéliens lors des Jeux Olympiques de Munich. Cette chronique, exhumée en 2008 dans un livre critique sur Plenel, a refait surface ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Contacté par CheckNews, Edwy Plenel, récuse fermement ce texte aujourd'hui qui, selon lui, n'avait rien d'exceptionnel dans l'extrême gauche de l'époque. 
Honteux ! Je dirai même plus, odieux.

Onze personnes assassinées, "détail de l'Histoire", selon Plenel et Libération ?

vendredi 23 mars 2018

Montpellier: des bloqueurs ont été boutés hors de la fac par des individus encagoulés

La faculté de droit rendue aux étudiants, ça ne satisfait pas la gauche radicale 

Cette nuit, l’université de droit de Montpellier a connu des affrontements qualifiés de violents. 

Plusieurs "jeunes" (?) encagoulés et équipés de "tasers" se sont introduits dans un amphithéâtre occupé par des étudiants en grève dans les locaux de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier, rue de l’Ecole Mage, en plein cœur de la vieille ville, dans la nuit du 22 au 23 mars, à l'issue de la journée de mobilisation contre le Plan Etudiants, qui jouait les prolongations, puisqu'une AG de l’union syndicale Solidaires (trotskiste) avait commencé en début d'après-midi, terminée vers 17h00. Les squatteurs se sont déclarés agressés par une douzaine d’hommes encagoulés. 
Les forces de l’ordre sont intervenues vers 1 heure du matin. Plusieurs jeunes sont hospitalisés.

Ils ont visiblement tenté de reprendre possession des locaux de force.
Selon "plusieurs témoignages, dont Libération ne dit rien de la légitimité à se trouver sur les lieux et dont l'identité n'est pas communiquée par la presse d'investigation, les légitimistes étaient armés de matraques ou de bâtons. 

Le doyen de la faculté, Philippe Plétel, a été rapidement accusé d’avoir soutenu, voire commandité, cette évacuation. Le doyen "aurait facilité l'entrée des agresseurs," écrit le quotidien. Le "chef d'établissement" public nie toute implication, tout en signifiant malgré tout son soutien aux étudiants non grévistes, puisque sa fonction en fait le garant de la sérénité des lieux consacrés à l'enseignement et à la formation.

Voici le témoignage, recueilli par Libération, d’
un étudiant ('lambda' ?) qui assure que le doyen de la faculté a ouvert la porte. 
Un peu avant minuit tout le monde est sorti de l'amphi, parce qu’on a vu des personnes tout de noir vêtues et [le doyen] Pétel, ils sont entrés par une porte [de l’amphithéâtre] qui était fermée. C'est le doyen qui a ouvert la porte. Je l'ai vu de mes propres yeux. Ils sont entrés dans l'amphi, ont frappé les étudiants [le doyen a-t-il frappé des étudiants ? S'est-il défendu ?]. Moi j'ai pris deux coups à la tête, un dans le ventre, j'ai des marques aux visages et le nez qui saigne. Ils avaient des matraques en palettes en bois. Pétel a ouvert une porte aux hommes en noir, les a laissé faire. La sécurité incendie n'a rien fait; elle les a laissé faire. Les hommes en noir étaient une dizaine, cagoulés. Des étudiants en droit ont reconnu [parmi eux] des professeurs de la faculté. Un professeur en droit civil et un professeur d'histoire du droit.

Les hommes en rouge, qui sont des agents en charge de la sécurité incendie, et non des vigiles, sont accusés de ne pas s'être interposés (ci-contre). L'université explique qu'ils "assuraient l'évacuation de la faculté."

Libération publie le témoignage du doyen Philippe Pétel, qui assure ne pas être à l’origine de de l’évacuation :
"Il y a eu une réunion d'information que j'avais autorisée et qui s'est transformée en AG. Un très grand nombre de personnes extérieures à l'université, venant d’autres facs, ont maintenu l'idée d'occuper la faculté.
Le ton est monté très rapidement,
j'ai demandé l'intervention de la police vers 17h00, mais la préfecture a refusé. A la nuit tombée les esprits se sont échauffés; il y a eu des échauffourées; un de mes collègues a reçu un coup de poing. Il y avait des vigiles, 4 ou 5 profs et une cinquantaine d'étudiants de notre faculté et beaucoup d’autres venaient de Paul Va [Paul Valéry, la fac de lettres], mais pas que. Certains ne posaient pas de problème, mais en revanche il y avait des violents.
Vers minuit, l'échauffourée s'est terminée par l'évacuation. On a fini par fermer les rideaux de fer, les étudiants en droit sont restés à l’intérieur, les autres dehors.
Libération interroge ensuite le doyen sur la possible présence de professeurs parmi eux, "Pétel" [sic] oppose:
"Parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit, c’est possible, les gens de la fac de droit défendaient leur fac. Mais je pense que c’était plutôt des gens de la fac. Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l’occupation de la fac. J’ai vu des cagoulés toute la journée, mais je n’ai pas vu la scène dans l’amphithéâtre. Je ne suis pas à l'initiative de la venue de ces hommes en noir. On attendait la police.
Réquisitoire du journal Libération :
"En résumé, plusieurs témoins accusent le doyen d'avoir ouvert la porte aux agresseurs, ou d'avoir laissée [sic : orthographe de Libé (à deux, Marie-Perrine Tanguy et Fabien Leboucq) dans son jus...] l'agression se dérouler. Celui ci nie être à l'origine de leur intervention, sans pour autant la condamner."