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lundi 9 avril 2018

A Nanterre, les étudiants bloqueurs délogés par des CRS

L'accès de l'université n'est toujours pas libre à tous à Nanterre


L’université Paris Nanterre a été partiellement fermée ce matin

Résultat de recherche d'images pour "evacuation université Paris Nanterre"50 ans après les manifestations historiques de mai 68, les CRS sont de retour à l’université de Nanterre, depuis l’occupation de bâtiments par des étudiants opposés à la réforme de l’accès à l’université. 
Epargnée jusque-là par les mobilisations, l’université de Nanterre a subi une tentative d'investissement du campus par plusieurs dizaines d’étudiants d'extrême gauche révolutionnaire, ce  matin du lundi 9. Avec succès d’abord, puisque la communication de l’établissement annonça vers 10h30 que les cours de la matinée avaient été banalisés, c'est-à-dire annulés, comme les départs de trains SNCF ou des vols d'Air France, et la bibliothèque fermée. "Trois bâtiments, ceux abritant le département des sciences sociales et de psychologie" [filières irrationnellement pléthoriques et aux débouchés notoirement incertains], ont été occupés lundi matin, a indiqué la présidence de Nanterre, qui a décidé de fermer la plupart des accès à l’université."

Forte de l'expérience d’autres universités, où les étudiants manifestants ont pu imposer le blocage du site - par un vote à main levée, méthode anti-démocratique -, comme à Tolbiac à Paris, à Strasbourg ou encore Nancy, la direction de l’université de Nanterre a d'abord sollicité l’intervention des forces de l’ordre, pour favoriser la sérénité d'un vote véritablement républicain. Jugeant, comme c'est sa responsabilité, que les revendications des manifestants dépassent le cadre de la manifestation contre la loi sur l’orientation des étudiants, elle a réclamé l’évacuation des bloqueurs.

La résistance des extrémistes retranchés sur le toit a rendu l'évacuation à haut risque

Les CRS sont intervenues dans les bâtiments des sciences sociales pour déloger "une vingtaine de personnes", étudiants ou non, selon la préfecture de police de Paris. Ces jeunes s'étaient retranchés sur le toit d’un bâtiment, selon deux étudiants mobilisés, et s'exposaient aux risques d'un drame. Une bloqueuse a parlé, elle, d’"une cinquantaine d’étudiants" réfugiés "sur les toits" après l’arrivée des forces de l’ordre, qui se sont déployées à l’intérieur et autour des bâtiments. Selon Le Parisien, l’intervention a donné lieu à plusieurs interpellations, pour la forme. 

Sept interpellations pour "rébellion" à l'université de Nanterre
"Nous avons tenté une négociation et proposé un local associatif pour les étudiants occupant le bâtiment", a fait savoir la présidence de l'université, tout en regrettant que ses propositions aient été refusées. 
Expulsé à la mi-journée par les forces de l'ordre, le groupe des réfractaires s'était "introduit par effraction dans un des bâtiments", révèle l'université sur Twitter.
  

La gauche crie son indignation.
De nombreux militants de "la gauche de la gauche" (puisqu'il n'est plus d'extrémistes qu'à droite! ) se sont indignés en meute de cette intervention sur les réseaux sociaux. "Le président de l’université de Nanterre fait intervenir des CRS à la fac de Nanterre, dans l’amphi occupé par les étudiant.e.s de la fac [certains le sont, d'autres peuvent voter sans présenter leur carte d'étudiant] pour l’AG. Plusieurs blessés, d’autres embarqués. Honte à lui, qu’il démissionne" lance par exemple un étudiant en droit à Nanterre et engagé politiquement à gauche. L'AFP devrait même dire à l'extrême gauche, puisque les occupants sont menés par des anarcho-autonomes.

De nombreuses personnalités politiques ont également réagi, comme Jean-Luc Mélenchon (candidats du PCF), Olivier Besancenot (trotskiste du NPA) 
Résultat de recherche d'images pour "Benjamin Lucas"
ou encore Benjamin Lucas, engagé à Génération•s et conseiller jeunesse de Benoît Hamon pour la présidentielle 2017. 
En septembre dernier,  le président des Jeunes socialistes, MJS, Benjamin Lucas, avait lancé une insulte aux femmes adressée au patron de La République en marche, LREM, traitant Castaner de "con"...

vendredi 23 mars 2018

Montpellier: des bloqueurs ont été boutés hors de la fac par des individus encagoulés

La faculté de droit rendue aux étudiants, ça ne satisfait pas la gauche radicale 

Cette nuit, l’université de droit de Montpellier a connu des affrontements qualifiés de violents. 

Plusieurs "jeunes" (?) encagoulés et équipés de "tasers" se sont introduits dans un amphithéâtre occupé par des étudiants en grève dans les locaux de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier, rue de l’Ecole Mage, en plein cœur de la vieille ville, dans la nuit du 22 au 23 mars, à l'issue de la journée de mobilisation contre le Plan Etudiants, qui jouait les prolongations, puisqu'une AG de l’union syndicale Solidaires (trotskiste) avait commencé en début d'après-midi, terminée vers 17h00. Les squatteurs se sont déclarés agressés par une douzaine d’hommes encagoulés. 
Les forces de l’ordre sont intervenues vers 1 heure du matin. Plusieurs jeunes sont hospitalisés.

Ils ont visiblement tenté de reprendre possession des locaux de force.
Selon "plusieurs témoignages, dont Libération ne dit rien de la légitimité à se trouver sur les lieux et dont l'identité n'est pas communiquée par la presse d'investigation, les légitimistes étaient armés de matraques ou de bâtons. 

Le doyen de la faculté, Philippe Plétel, a été rapidement accusé d’avoir soutenu, voire commandité, cette évacuation. Le doyen "aurait facilité l'entrée des agresseurs," écrit le quotidien. Le "chef d'établissement" public nie toute implication, tout en signifiant malgré tout son soutien aux étudiants non grévistes, puisque sa fonction en fait le garant de la sérénité des lieux consacrés à l'enseignement et à la formation.

Voici le témoignage, recueilli par Libération, d’
un étudiant ('lambda' ?) qui assure que le doyen de la faculté a ouvert la porte. 
Un peu avant minuit tout le monde est sorti de l'amphi, parce qu’on a vu des personnes tout de noir vêtues et [le doyen] Pétel, ils sont entrés par une porte [de l’amphithéâtre] qui était fermée. C'est le doyen qui a ouvert la porte. Je l'ai vu de mes propres yeux. Ils sont entrés dans l'amphi, ont frappé les étudiants [le doyen a-t-il frappé des étudiants ? S'est-il défendu ?]. Moi j'ai pris deux coups à la tête, un dans le ventre, j'ai des marques aux visages et le nez qui saigne. Ils avaient des matraques en palettes en bois. Pétel a ouvert une porte aux hommes en noir, les a laissé faire. La sécurité incendie n'a rien fait; elle les a laissé faire. Les hommes en noir étaient une dizaine, cagoulés. Des étudiants en droit ont reconnu [parmi eux] des professeurs de la faculté. Un professeur en droit civil et un professeur d'histoire du droit.

Les hommes en rouge, qui sont des agents en charge de la sécurité incendie, et non des vigiles, sont accusés de ne pas s'être interposés (ci-contre). L'université explique qu'ils "assuraient l'évacuation de la faculté."

Libération publie le témoignage du doyen Philippe Pétel, qui assure ne pas être à l’origine de de l’évacuation :
"Il y a eu une réunion d'information que j'avais autorisée et qui s'est transformée en AG. Un très grand nombre de personnes extérieures à l'université, venant d’autres facs, ont maintenu l'idée d'occuper la faculté.
Le ton est monté très rapidement,
j'ai demandé l'intervention de la police vers 17h00, mais la préfecture a refusé. A la nuit tombée les esprits se sont échauffés; il y a eu des échauffourées; un de mes collègues a reçu un coup de poing. Il y avait des vigiles, 4 ou 5 profs et une cinquantaine d'étudiants de notre faculté et beaucoup d’autres venaient de Paul Va [Paul Valéry, la fac de lettres], mais pas que. Certains ne posaient pas de problème, mais en revanche il y avait des violents.
Vers minuit, l'échauffourée s'est terminée par l'évacuation. On a fini par fermer les rideaux de fer, les étudiants en droit sont restés à l’intérieur, les autres dehors.
Libération interroge ensuite le doyen sur la possible présence de professeurs parmi eux, "Pétel" [sic] oppose:
"Parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit, c’est possible, les gens de la fac de droit défendaient leur fac. Mais je pense que c’était plutôt des gens de la fac. Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l’occupation de la fac. J’ai vu des cagoulés toute la journée, mais je n’ai pas vu la scène dans l’amphithéâtre. Je ne suis pas à l'initiative de la venue de ces hommes en noir. On attendait la police.
Réquisitoire du journal Libération :
"En résumé, plusieurs témoins accusent le doyen d'avoir ouvert la porte aux agresseurs, ou d'avoir laissée [sic : orthographe de Libé (à deux, Marie-Perrine Tanguy et Fabien Leboucq) dans son jus...] l'agression se dérouler. Celui ci nie être à l'origine de leur intervention, sans pour autant la condamner."

samedi 15 novembre 2014

Sivens: manifestation à l'appel de la FNSEA, samedi 15/11 à Albi, contre les bloqueurs écolos radicaux

Les blocages  illégaux des écolos mobilisent les paysans en colère

Syndicat d'agriculteurs majoritaire, la FNSEA, 
attend "5.000 citoyens exaspérés" samedi après-midi à Albi.

"Djihadistes verts" d'EELV
dénoncés par la FNSEA
à Toulouse, le 5 novembre 2014



L'enfer, c'est les Verts

"Ce ne sera pas la manifestation des pro-barrage contre les écologistes, mais celle du
ras-le bol contre les 'zadistes', des mercenaires venus de partout, qui utilisent la violence contre un projet qui a suivi un processus démocratique", a déclaré 
Philippe Bardyle directeur de la FDSEA du Tarn, fer de lance de la première grande manifestation prévue contre les opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn)"On dénonce la violence, on n'a pas du tout pour objectif d'envoyer des gens se bastonner avec ceux qui occupent le site", a d'ailleurs assuré M. Bardy
. C'est désormais une dizaine d'organismes et associations qui répondent à l'appel de l’association Tarn ruralité à manifester le 15 novembre à Albi.


Le site de Sivens à l'Isle-sur-Tarn est occupé par plus d'une centaine de bloqueurs d'extrême gauche, altermondialistes et militants de la Confédération paysanne de Joseph Bové, qui s'appellent eux-mêmes "zadistes" parce qu'ils occupent une "zone à défendre" (ZAD), détournement de l'expression "zone d'aménagement différé", titulaire d'une convention d'aménagement et d'un droit de préemption. Ils refusent de quitter le site du chantier tant que le projet de réservoir d'eau sur 34 hectares n'aura pas été abandonné.

Les agriculteurs comptent faire valoir leurs droits


Trois semaines après la mort de l'écologiste radical Rémi Fraisse, 21 ans, tué par l'explosion sur le sac à dos du manifestant - contenant probablement un produit inflammable - d'une grenade offensive de la gendarmerie en état de défense contre les activistes du site de Sivens venus de partout en France pour en découdre avec les représentants de la loi et alors que des dizaines de manifestations ont été organisées - en dépit souvent d'interdictions officielles - en "hommage" à la victime et contre des "violences policières".

Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". Après le "délai de décence" lié à la mort du jeune homme, il faut "se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire" déclarait le 5 novembre à Toulouse le président de la Chambre régionale d'agriculture, Jean-Louis Cazaubon en lançant l'appel à manifester.

Les FDSEA et les Jeunes agriculteurs de tous les départements limitrophes du Tarn devraient affréter de 20 à 30 cars pour emmener les agriculteurs jusqu'à Albi.
La Coordination Rurale, syndicat minoritaire souvent considéré comme conservateur, a annoncé qu'elle participera aussi à la manifestationà la différence de la Confédération paysanne, classée à gauche, qui s'oppose au barrage en dénonçant l'agriculture productiviste.

Clivages multiples: écologistes contre socialistes et au sein du PS 

Habitation écologique de

"Zadistes" de Sivens
Officiellement, la CGT assure être dans le retrait, son union régionale estimant que cette manifestation équivaut à "jeter de l'huile sur le feu", alors qu'un dialogue vient de reprendre avec toutes les parties sur des "alternatives" au projet actuel de barrage, à l'initiative d'une ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, mi-chèvre, mi-chou...
Les élus écologistes ont au contraire vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes" [sic].

Lors de cette manifestation, la FNSEA reçoit le renfort de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, des chasseurs et de nombreux élus locaux.
Les organisateurs assurent que le rassemblement sera "apolitique" et ont refusé la présence de "drapeaux de partis". Mais les clivages politiques sont très divers et ne recoupent pas complètement les catégories nationales. Cécile Duflot, la patronne d'EELV, a "perdu le sens de l'Etat" et est "en perpétuelle dérive" depuis qu'elle a quitté le gouvernement, a ainsi estimé Jean-Marie Le Guen, le ministre des relations avec le Parlement.

Le projet de barrage a été porté par le Conseil général et son président PS Thierry Carcenac, est soutenu avec détermination par le député socialiste Jacques Valax que la FNSEA invite à soutenir.

L'association des maires et élus du Tarn, à majorité DVG, a appelé à la manifestation, mais des élus du même département ont lancé  un contre-appel pour s'en désolidariser.

L'UMP du Tarn  appelle "ses élus et adhérents à participer massivement" à la manifestation, "par solidarité totale avec le monde rural (...) en soutien aux forces de l'ordre (...) contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie".

La police a prévu "un dispositif nombreux", mais sans crainte d'affrontements du fait des agriculteurs, à l'opposé donc de ceux qui ont marqué plusieurs manifestations  violentes et illégales en "hommage" au mort "pacifiste".

mercredi 3 novembre 2010

Vingt-huit individus suffisent à bloquer une université française

La police libère la fac de Saint-Etienne et la rend à ses 7000 étudiants

Vingt-huit jeunes, dont des lycéens, ont été évacués sans résistance

Le site Tréfilerie, où ils avaient passé la nuit, a été rendu à son usage.. Situé dans le centre de Saint-Etienne, ce site de l'université Jean Monnet peut en temps normal accueillir 7.000 étudiants de la Faculté de Droit, de la Faculté d'Art,Lettres et Langues (ALL), de la Faculté Sciences Humaines et Sociales (SHS) et la BU Sections Lettres, Droit & Sciences.

Mardi après-midi, 300 étudiants sur les 7.000 rattachés au site Tréfilerie ont participé à cette assemblée générale où était représentée l'Union des étudiants communistes et l'UNEF (proche du PS), pour s'opposer à la réforme des retraites. "Nous allons occuper le site jour et nuit jusqu'à la prochaine AG, le 9 novembre", avait déclaré à l'issue de la réunion Dimitri Paraskevaïdis.
N.B. Ce jeune homme bien sous tous rapports est accessoirement étudiant à l'université de Thessalonique, en Grèce. Or, l'artisanat en colis piégés développé par les étudiants de ce pays, explose actuellement. Mais la présence inopinée de notre étudiant en sociologie n'est à l'évidence que pure coïncidence et ne permet donc pas d'affirmer qu'il y serait en stage.

Au ministère de l'Enseignement supérieur, on ne dénombrait que deux universités "perturbées" mardi, Nantes (dont le maire n'est autre que Jean-Marc Ayrault)et ...Saint-Etienne. Dans cette dernière ville, le maire (depuis 2008), Maurice Vincent, un proche de Bertrand Delanoë, est non seulement PS, mais professeur d'économie à ...l'université Jean Monnet dont il est l'ancien président (1997-2002)! Lien PaSiDupes

De son coté, l'actuelle présidence de l'université stéphanoise annonce mercredi dans un communiqué que son "conseil d'administration réuni mardi soir condamne fermement le blocage et l'occupation de l'université, y compris nocturne, préjudiciables à la sécurité des personnes et des biens". Dans ce cadre, le conseil "apporte son soutien au président [Khaled Bouabdallah] pour prendre toute mesure pour rétablir les conditions de fonctionnement normal de l'Université Jean-Monnet".

La famille communiste






Manifestants de la CNT

le 16 octobre 2010

à Saint-Etienne





Un étudiant stéphanois, responsable local de l'Union des étudiants communistes (UEC), a ensuite été interpellé peu avant 9h pour "rébellion à agent de la force publique" et placé en garde à vue au commissariat central de Saint-Etienne.
La préfecture précise qu'outre des invectives envers les forces de l'ordre, on reproche notamment à ce "meneur" d'un petit groupe de bloqueurs d'avoir tenté de retirer un bouclier à un CRS.

Dimitri Paraskevaïdis, un étudiant communiste en sociologie de 22 ans, a été interpellé "alors qu'il tentait de rejoindre des camarades isolés par un cordon de CRS", a pour sa part assuré son père Yannis Paraskevaïdis, présent sur place avec d'autres militants de l'union locale CGT de Saint-Etienne à laquelle il appartient. Tous des 'auditeurs libres' de la fac ?

Le papa est bien connu localement.
Secrétaire national du SNPEFP-CGT Apprentissage, Yannis Paraskevaïdis (parfois connu sous le prénom gaulois de Jean) accuse la Région présidée par J.-Jack Queyranne (PS) et son illustre vice-président, Philippe Meirieu (Europe Ecologie), dans l'affaire du CFA Les Mouliniers placé en redressement judiciaire il y a un an.

De plus, et pour être plus clair, le SNPEFP-CGT, c'est le Syndicat national des personnels de l'enseignement et de la formation privés. Le père -et coach- du meneur étudiant communiste mis en examen est ...professeur !

Complément d'information Le Centre de formation des apprentis des Mouliniers (1 100 élèves à la rentrée) est un lieu de contestation permanente. Il est actuellement confronté à un mouvement social. L'origine du conflit trouve sa source dans l'ouverture cet été d'une procédure de licenciement à l'encontre d'un jeune aide magasinier, Romuald Cremaux. Ce militant cégétiste de 23 ans, en CDD depuis avril 2009 au sein de l'établissement, est accusé d'insubordination. Ce qu'il réfute totalement. Actuellement en préavis (jusqu'à fin novembre) Il a décidé de procéder, aujourd'hui, à une saisine en référé pour demander l'annulation de cette procédure de licenciement.
Hier après-midi, il a reçu le soutien extérieur d'élus de la CGT, alors qu'une occupation des lieux était envisagée pour la nuit.

Sur le site bloqué de l'université Jean Monnet, les cours ont repris normalement ce matin, en présence de forces de l'ordre aux entrées de l'université.
Le mardi 2 novembre, des étudiants [et des lycéens ?] de quatre universités ont encore voté le blocage de leurs établissements en assemblées générales, tandis qu'au Mans, une AG de quelque 400 personnes a décidé de reprendre le blocage du campus à partir de mercredi, afin de préparer la journée d'action du jeudi 4 novembre, a assuré un porte-parole étudiant.
En revanche, le déblocage a été voté dans deux hauts lieux de la contestation, Caen et Tolbiac.

mercredi 20 octobre 2010

Retraites: des bloqués bloquent les bloqueurs

Stop la grève a bloqué le siège du PS

Une cinquantaine de membres du collectif « Stop la grève » a symboliquement bloqué le siège du parti socialiste durant une heure (de 11 h 30 à 12 h 30), mardi 19 octobre 2010.

« Bloquons les bloqueurs »

Des jeunes ont dénoncé les propos de certains (ir)responsables du PS, comme ceux de
Sa Cynique Majesté Royal, qui ont notamment appelé les lycéens à descendre dans la rue. Lire PaSiDupes

Tout en se défendant d'instrumentaliser les jeunes. Lire PaSiDupes

Les français sont, aujourd'hui, les premières victimes de ces appels irresponsables à radicaliser le mouvement. Le blocage des lycées, des raffineries, des routes et les grèves à répétition dans la fonction publique font vivre un véritable enfer aux Français.

Les membres du collectif « Stop la grève » ont demandé à être reçus par Martine Aubry afin qu'elle clarifie sa position quant à la radicalisation du mouvement. Cette demande a été rejetée. Le Parti Socialiste prône le dialogue mais ne le pratique pas.

Relancés mardi 12 octobre, les collectifs « Stop la grève » rassemblent aujourd'hui plus de 45 000 membres. Chaque jour de nouvelles personnes, victimes de blocages, les rejoignent pour faire entendre la voix de la majorité silencieuse, la voix de la France qui malgré les grèves travaille.
=> A Reims, des membres de ce collectif ont été aggressés par des syndicalistes: lien de Stop la Grève
On dira que ce sont des 'casseurs', étrangers au mouvement ?

vendredi 18 juin 2010

vendredi 8 mai 2009

L’université de Caen libérée par la police

Un tiers des bloqueurs étaient des étudiants
La police a fait évacuer vendredi 8 mai au matin les quelques bloqueurs qui interdisaient depuis deux semaines l'accès de l'ensemble des étudiants à des bâtiments de l'université de Caen. Elle a procédé à 21 interpellations, a fait savoir la présidente de l'établissement, Josette Travert. L'ensemble des personnes interpellées, parmi lesquelles figurait seulement "un tiers environ d'étudiants", ont été relâchées dans la journée, selon la police. Quatorze d'entre eux ont passé la journée en cellule de dégrisement.

Un président d’université plus efficace que d’autres


L'intervention menée par une dizaine de policiers en uniforme survient deux jours après une déclaration du Premier ministre, François Fillon, dans laquelle il s'engageait à "rétablir l'ordre" sur les campus "chaque fois qu'un président d'université (le) demandera".
Josette Travert a confirmé avoir sollicité l'intervention des forces de l'ordre, alors que le mouvement universitaire qui dure depuis trois mois menace de s'enliser. "J'ai appelé la police ce matin à cause d'une intrusion des occupants dans un laboratoire" du bâtiment de sciences, qui "représentait un danger", a-t-elle expliqué. "Tout s'est déroulé dans le plus grand calme, il n'y a eu aucune violence, les personnes n'ont opposé aucune forme de résistance ni physique, ni verbale", a-t-elle affirmé.
Une enquête se poursuivait vendredi soir après une plainte de la présidence de l'université pour "intrusion avec effraction dans un local sensible et dégradation de biens publics".

Bâtiments dégradés

Le principal amphithéâtre de la faculté des sciences, qui avait été récemment rénové, a été entièrement recouvert de tags et d'inscriptions, de même que plusieurs salles, des couloirs, des escaliers et le hall d'accueil du bâtiment.
Les locaux occupés par les squatters, où l'odeur d'alcool était encore forte plusieurs heures après leur expulsion, étaient jonchés de bouteilles, de verre brisé, de reliefs de nourriture ou de vêtements.

L'activité du campus de Caen est perturbée depuis trois mois par des étudiants et enseignants-chercheurs hostiles aux réformes de l'université.
Le mouvement universitaire perturbe encore au moins une vingtaine d'établissements en France. Dans une dizaine d'universités, la tenue des examens est incertaine.

La présidente de l'Université de Caen annonce pourtant qu’il sera possible de valider le semestre
grâce aux aménagements de calendrier.
Cela suppose que,
- soit le programme sera allégé et le diplôme dévalué,
- soit le nombre de semaines de cours peut à l’avenir être réduit.
Dans plusieurs autres, la rétention des notes du premier semestre empêche certains étudiants de s'inscrire dans une autre université pour l'an prochain.