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lundi 30 mai 2011

Vaulx-en-Velin: le maire PCF hisse le drapeau palestinien à la mairie

Le maire PCF refuse de le retirer: le préfet saisit la justice



Faut-il un passeport pour se rendre
de France à Vaulx-en-Velin,
M.Jean-Jack Queyranne,
président (PS)
de région Rhône-Alpes ?


Depuis près d’un an, la ville arbore le drapeau palestinien sur son fronton


Bien que la Palestine ne soit pas un état, le drapeau palestinien flotte à la façade de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, à côté des drapeaux français, européen et celui de la ville, depuis le 30 juin 2010. « C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël », assure le maire communiste, Bernard Genin (Front de Gauche), malgré l'exclusion du drapeau israëlien.
Le maire partisan part lundi directement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin, sans étape en Israël.

L’initiative avait à l’époque fortement heurté le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) : « Nous avons alerté les plus hautes autorités de l’Etat. Sur le fronton de la mairie, c’est le drapeau de la République qui doit flotter. On peut être pro-Palestinien, mais on ne doit pas attiser les haines, il y en a déjà trop. Cela me paraît dangereux, surtout dans une ville où l’on voit un exode de la population juive, souvent agressée. Il y a quinze ans, 250 familles juives vivaient à Vaulx-en-Velin, et elles sont aujourd’hui 35. C’est un échec du vivre ensemble. Quand le drapeau a été installé, nous sommes intervenus auprès du ministre de l’Intérieur, M. Brice Hortefeux à l’époque, qui avait été choqué », affirme Marcel Amsellem, président du CRIF Rhône-Alpes.

En septembre 2010, le préfet, Jacques Géraud, envoya un premier courrier au maire pour lui demander d’enlever le drapeau palestinien. La lettre reste sans réponse.

Nouveau courrier en janvier 2011 du nouveau préfet, Jean-François Carenco, qui fait la même demande. Le maire se fend en mars d’une belle lettre où il explique sa position, mais refuse fermement d’enlever le drapeau. Le préfet a saisi le tribunal administratif. La date de l’audience n’est pas encore fixée.

« Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques », explique la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste.

Vaulx-en-Velin, ville palestinienne


« On préfère la solidarité à la neutralité. Comprenne qui pourra d’ailleurs quand le préfet nous parle de laïcité sur ce dossier. Si nous sommes obligés d’enlever le drapeau, nous le ferons : le tribunal tranchera, et on aura l’occasion d’organiser des rassemblements et des manifestations », affirme l'agitateur Bernard Genin, qui dénonce avec vigueur les propos du CRIF : « Le drapeau palestinien devant notre mairie n’exacerbe en rien des actes antisémites. De tels raccourcis sont dangereux ».

L'élu communiste n'est pas un provocateur: c'est même visiblement un pacifiste !

mercredi 3 novembre 2010

Vingt-huit individus suffisent à bloquer une université française

La police libère la fac de Saint-Etienne et la rend à ses 7000 étudiants

Vingt-huit jeunes, dont des lycéens, ont été évacués sans résistance

Le site Tréfilerie, où ils avaient passé la nuit, a été rendu à son usage.. Situé dans le centre de Saint-Etienne, ce site de l'université Jean Monnet peut en temps normal accueillir 7.000 étudiants de la Faculté de Droit, de la Faculté d'Art,Lettres et Langues (ALL), de la Faculté Sciences Humaines et Sociales (SHS) et la BU Sections Lettres, Droit & Sciences.

Mardi après-midi, 300 étudiants sur les 7.000 rattachés au site Tréfilerie ont participé à cette assemblée générale où était représentée l'Union des étudiants communistes et l'UNEF (proche du PS), pour s'opposer à la réforme des retraites. "Nous allons occuper le site jour et nuit jusqu'à la prochaine AG, le 9 novembre", avait déclaré à l'issue de la réunion Dimitri Paraskevaïdis.
N.B. Ce jeune homme bien sous tous rapports est accessoirement étudiant à l'université de Thessalonique, en Grèce. Or, l'artisanat en colis piégés développé par les étudiants de ce pays, explose actuellement. Mais la présence inopinée de notre étudiant en sociologie n'est à l'évidence que pure coïncidence et ne permet donc pas d'affirmer qu'il y serait en stage.

Au ministère de l'Enseignement supérieur, on ne dénombrait que deux universités "perturbées" mardi, Nantes (dont le maire n'est autre que Jean-Marc Ayrault)et ...Saint-Etienne. Dans cette dernière ville, le maire (depuis 2008), Maurice Vincent, un proche de Bertrand Delanoë, est non seulement PS, mais professeur d'économie à ...l'université Jean Monnet dont il est l'ancien président (1997-2002)! Lien PaSiDupes

De son coté, l'actuelle présidence de l'université stéphanoise annonce mercredi dans un communiqué que son "conseil d'administration réuni mardi soir condamne fermement le blocage et l'occupation de l'université, y compris nocturne, préjudiciables à la sécurité des personnes et des biens". Dans ce cadre, le conseil "apporte son soutien au président [Khaled Bouabdallah] pour prendre toute mesure pour rétablir les conditions de fonctionnement normal de l'Université Jean-Monnet".

La famille communiste






Manifestants de la CNT

le 16 octobre 2010

à Saint-Etienne





Un étudiant stéphanois, responsable local de l'Union des étudiants communistes (UEC), a ensuite été interpellé peu avant 9h pour "rébellion à agent de la force publique" et placé en garde à vue au commissariat central de Saint-Etienne.
La préfecture précise qu'outre des invectives envers les forces de l'ordre, on reproche notamment à ce "meneur" d'un petit groupe de bloqueurs d'avoir tenté de retirer un bouclier à un CRS.

Dimitri Paraskevaïdis, un étudiant communiste en sociologie de 22 ans, a été interpellé "alors qu'il tentait de rejoindre des camarades isolés par un cordon de CRS", a pour sa part assuré son père Yannis Paraskevaïdis, présent sur place avec d'autres militants de l'union locale CGT de Saint-Etienne à laquelle il appartient. Tous des 'auditeurs libres' de la fac ?

Le papa est bien connu localement.
Secrétaire national du SNPEFP-CGT Apprentissage, Yannis Paraskevaïdis (parfois connu sous le prénom gaulois de Jean) accuse la Région présidée par J.-Jack Queyranne (PS) et son illustre vice-président, Philippe Meirieu (Europe Ecologie), dans l'affaire du CFA Les Mouliniers placé en redressement judiciaire il y a un an.

De plus, et pour être plus clair, le SNPEFP-CGT, c'est le Syndicat national des personnels de l'enseignement et de la formation privés. Le père -et coach- du meneur étudiant communiste mis en examen est ...professeur !

Complément d'information Le Centre de formation des apprentis des Mouliniers (1 100 élèves à la rentrée) est un lieu de contestation permanente. Il est actuellement confronté à un mouvement social. L'origine du conflit trouve sa source dans l'ouverture cet été d'une procédure de licenciement à l'encontre d'un jeune aide magasinier, Romuald Cremaux. Ce militant cégétiste de 23 ans, en CDD depuis avril 2009 au sein de l'établissement, est accusé d'insubordination. Ce qu'il réfute totalement. Actuellement en préavis (jusqu'à fin novembre) Il a décidé de procéder, aujourd'hui, à une saisine en référé pour demander l'annulation de cette procédure de licenciement.
Hier après-midi, il a reçu le soutien extérieur d'élus de la CGT, alors qu'une occupation des lieux était envisagée pour la nuit.

Sur le site bloqué de l'université Jean Monnet, les cours ont repris normalement ce matin, en présence de forces de l'ordre aux entrées de l'université.
Le mardi 2 novembre, des étudiants [et des lycéens ?] de quatre universités ont encore voté le blocage de leurs établissements en assemblées générales, tandis qu'au Mans, une AG de quelque 400 personnes a décidé de reprendre le blocage du campus à partir de mercredi, afin de préparer la journée d'action du jeudi 4 novembre, a assuré un porte-parole étudiant.
En revanche, le déblocage a été voté dans deux hauts lieux de la contestation, Caen et Tolbiac.

jeudi 8 juillet 2010

Régions: l'opposition n'est pas dispensée de chasse au gaspi

Gaspillages des régions socialistes

Le gouvernement et l’Etat sont engagés dans des mesures de réelle réduction du train de l’Etat , sous la très forte impulsion du Président de la République et du Premier Ministre.

Une vraie politique de chasse au gaspi et aux abus a été engagée à l'Assemblée Nationale. Cette action déterminée porte ses fruits, puisque depuis 2007 les dépenses de l'Assemblée Nationale ont baissé de 11,42% (à lire sur ce site)

Il est nécessaire de montrer l'exemple. Comment demander aux Français des efforts, dans un contexte international complexe, si les représentants du peuple ne sont pas exemplaires dans leurs comportements

Mais y a-t-il beaucoup de Régions socialistes qui font le quart du début du commencement des efforts que fait la majorité?

Non … Les régions socialistes font même l’inverse !
Chaque année, 10 % du budget des conseils régionaux, soit presque 3 milliards d'euros, sont dépensés en pure perte. Dépenses inutiles, personnels excédentaires, erreurs d'orientation, chantiers titanesques absurdes, clientélisme effréné... Si ce n'était l'argent des contribuables, la liste de ces gaspillages prêterait à sourire :
- 5 000 euros de cigares pour le président de la Région Picardie,
- un 4 x 4 "écolo" et flambant neuf à 53 000 euros pour celui de la Région Languedoc-Roussillon,
- un budget de construction d'un nouvel hôtel de Région en Rhône-Alpes qui passe en quelques mois de 50 à 200 millions d'euros !

=> Un livre édifiant, «Régions, le grand gaspi» de Robert Colonna d'Istria et Yvan Stefanovitch (ci-dessus), dresse le bilan de l'utilisation par les élus de l'argent des contribuables.

En voici des extraits édifiants (publiés dans le Figaro) :

La liste est longue de la dilapidation de l'argent des Français par des responsables politiques locaux à l'ego surdimensionné. L'un d'eux n'a-t-il pas rétorqué un jour à un chef d'entreprise qui s'inquiétait de l'ampleur pharaonique d'un projet : «Cher ami, si Louis XIV avait trop réfléchi, il n'aurait jamais construit Versailles ! »

A quoi cela sert-il d'être « roi » si l'on n'a pas un palais digne de ce nom ? Les hôtels de Région sont des gouffres financiers dont les factures finales dépassent amplement les devis. Et, quand les présidents n'osent pas édifier, ils réaménagent leurs bureaux à coups de centaines de milliers d'euros, en succombant aux charmes de l'art contemporain.

Quand les responsables de la Région Rhône-Alpes avaient lancé l'idée d'un nouveau siège du conseil régional, en 2006, le projet confié à Christian de Portzamparc, un des plus illustres architectes au monde, était précisément estimé à 96 millions d'euros. Début 2009, ce chiffre avait passablement grimpé pour s'établir à 150 millions d'euros. Il avait entre-temps fallu redimensionner le bâtiment pour l'adapter à l'augmentation des effectifs de la Région, passés en trois ans de 940 à 1 290 agents (+ 37 %). Désormais, les plus perspicaces estiment qu'à sa livraison, dans le courant de l'année 2010, l'hôtel du conseil régional devrait finalement coûter 200 millions d'euros. Combien de lycées pour ce prix-là ? Combien de crèches, d'écoles maternelles ?

Plus modeste, l'hôtel de la Région Auvergne a connu un sort comparable : au terme de - très traditionnelles - pirouettes, son coût initial de 45 millions d'euros a grimpé à 60 millions, puis à 70 millions d'euros. Il doit être inauguré prochainement. Où cette escalade s'arrêtera-t-elle ?

Sitôt arrivé à la présidence de la Région Languedoc-Roussillon en 2004, Georges Frêche avait commencé par s'installer à son aise et réaménager de fond en comble le bureau présidentiel. Ce faisant, il ne craignait pas d'afficher un goût prononcé pour les meubles design et les créateurs coûteux : paravents japonais, bar avec distributeurs de glaçons, écran plasma, sièges de bon faiseur, etc. Pour son cabinet de toilette, il a par exemple choisi une ligne d'objets créés par Philippe Starck (165 euros pour le dérouleur de papier hygiénique, 237 euros le porte-savon et le porte-verre, 396 euros le porte-balayette, 663 euros les deux porte-serviettes, etc.). Au total, les contribuables ont payé plus de 17000 euros pour permettre au nouveau président du conseil régional de disposer d'une salle de bain convenable ! Dans le même mouvement, il a écarté la voiture de fonction de son prédécesseur (une vulgaire Renault Vel Satis), et s'est laissé tenter par un 4 x 4 Touareg de Volkswagen. Au prix de base, le contribuable a dû ajouter la valeur de quelques insignifiantes options : sellerie cuir (3 488 euros), GPS et chargeur CD (2 427 euros), application de ronce de noyer (285 euros), système multimédia (2 292 euros). Coût total : 53 000 euros. Une de ses dernières lubies est d'installer place du XXe-Siècle une statue de Lénine. Achetée d'occasion, elle a coûté 170 000 euros.
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Un de ses premiers gestes de Claude Gewerc, élu en2004, en arrivant à la tête du conseil régional de Picardie, a en effet été de meubler convenablement son bureau. Son prédécesseur, l'UDF Charles Baur, devait vivre sinon dans la crasse, du moins de manière mesquine et étriquée. Il était urgent de faire un peu de ménage : la réfection des revêtements muraux et la rénovation du parquet et du plafond ont coûté 18 000 euros. Quand le décor fut planté, il ne restait plus qu'à poser les meubles : écran plasma (c'est une manie...), colonnes hi-fi design, bureau en verre (2 300 euros), tapis (4 400 euros) et tableaux modernes... dont le prix n'a pas été communiqué. On craint le pire. «La puissance publique, se défend le nouveau souverain de Picardie, doit permettre aux artistes de vivre. » Qui oserait prétendre le contraire ? A la puissance publique, Claude Gewerc a également transmis son amour des belles voitures. Lui aussi a préféré se séparer de l'ordinaire Renault Vel Satis de son prédécesseur et a arrêté son choix sur une rutilante Citroën C6 (prix catalogue : 53 000 euros).

Quand les Régions ouvrent des représentations diplomatiques !

Au prétexte de faire connaître leurs Régions à l'étranger ou d'offrir aux PME du cru des locaux à vil prix, certains élus régionaux ouvrent des bureaux dans des capitales étrangères... mais aussi dans des lieux beaucoup plus exotiques. Championne toutes catégories de ce gaspillage, la Région Languedoc-Roussillon ne lésine pas sur les ambassades.

«Un des derniers faits d'armes de Georges Frêche : le 13 avril 2009, l'inauguration à New York d'une nouvelle Maison du Languedoc-Roussillon. Il y en avait déjà à Chengdu (ville de la République populaire de Chine jumelée avec Montpellier), Shanghaï, Londres, Milan, Bruxelles. (Le continent africain, Maghreb compris, n'a pas ses faveurs...) Des projets sont dans les cartons pour étendre le réseau diplomatique de la Région à São Paulo, Buenos Aires, Hanoï, Tokyo, New Delhi, Madrid, Barcelone, Berlin, Moscou... Pourquoi rien en Australie ? Dans les eaux des Maldives ? Pourquoi rien sur la Lune ?

Un aréopage d'une quarantaine de personnes a traversé l'Atlantique pour porter la nouvelle institution sur les fonts baptismaux : une demi-douzaine de fonctionnaires de la Région, autant d'employés de l'agglomération, cinq élus, douze journalistes (impertinents), des représentants de ce qu'on appelle la « société civile », membres de la faculté de médecine, de la chambre régionale de commerce et d'industrie, acteurs du monde viticole, etc. A quoi servira cette vitrine de la Région située à deux pas de Central Park, 10 East 53e Rue ? Nul ne le sait avec exactitude. On parle d'un outil d'aide à l'exportation financé par le conseil régional, au travers de la société d'économie mixte Sud de France Export.

Trois personnes y sont employées, chargées de mettre en relation les entreprises de la Région, en particulier les viticulteurs, avec des distributeurs américains potentiels. Des bureaux sont aménagés pour accueillir les réunions entre professionnels. Autant dire, si c'est là son seul objectif, que la Maison du Languedoc-Roussillon ne fera rien d'autre que ce que devrait faire la mission économique française de New York qui dépend des services de l'ambassade de France à Washington. Pourquoi donc, s'il n'y avait besoin que de bureaux, déployer pareils fastes dans un quartier ultra-chic, sous le regard des passants ? Combien coûte un local commercial - où il n'y a rien à vendre - de 200 m2 à quelques pas de la Cinquième Avenue, une des plus chères du monde ? Un flou complet entoure cette question. Selon les sources, les chiffres divergent. Georges Frêche parle d'«un million d'euros» pour l'ensemble des Maisons du Languedoc-Roussillon, soit «0,1 % du budget régional» (Midi Libre, 15 avril 2009), chiffre contredit par une délibération adoptée par le conseil régional le 20 décembre 2007. Il y était prévu, dans le budget 2008, pour sept Maisons du Languedoc-Roussillon dans le monde, une somme de 3,3 millions d'euros, dont 633 300 euros pour celle de New York. Pour 2009, il faut se référer à un document de présentation du budget, voté en séance le 19 décembre 2008 : la somme prévue pour le fonction nement des Maisons est encore de 3 millions d'euros... (Combien de fois le Smic ?)

Une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Et le brave et bon contribuable, qui a vu ses taxes foncières régionales augmenter de rien moins que 87 % entre 2003 et 2009, qu'en pense- t-il ? (...)

Le conseil régional de Basse-Normandie s'est ainsi doté, en 2004, d'un «nouvel axe d'intervention» : la défense des droits de l'homme. Qui voudrait attaquer ces fameux droits ? Qui pourrait contester pareille orientation politique ? Ce « nouvel axe » a même été doté d'un budget annuel de 400 000 euros. Rien de moins. Une des premières actions mises en œuvre dans ce cadre a consisté, le 14 juillet 2004, à envoyer deux conseillers à la réception donnée par l'ambassadeur de France à Riga. Qui allaient-ils surveiller ? Les diplomates français, ou les autorités lettones ? Les uns et les autres sont réputés, comme chacun sait, pour la brutalité de leurs pratiques et leur mépris des libertés les plus élémentaires... Trois mois plus tard, les deux mêmes lascars, flanqués d'un collègue, sont allés passer quelques jours à Montréal, au congrès mondial contre la peine de mort. Au total, entre les pays connus pour défendre les droits de l'homme et ceux réputés les bafouer, on peut, bon an mal an, se concocter un agréable programme touristique autour du monde... Aux frais de l'électeur. » (...)

Très chères dépenses de communication

Potentats locaux, les présidents de conseils régionaux restent souvent des inconnus pour leurs électeurs et plus encore pour l'ensemble des Français. Certains d'entre eux rêvent pourtant à un destin national. Pour se faire connaître, une seule solution : investir massivement dans la communication. Sondages, réceptions, logos, journaux... tout y passe. Et, là aussi, les sommes dépensées font souvent tourner la tête.

«La Picardie est d'abord équipée - comme bon nombre de ses consœurs - d'une belle revue mensuelle, sur papier glacé, Agir en Picardie, distribuée gratuitement dans 810 000 foyers de la Région. Sa fabrication coûte plus de 1,2 million d'euros chaque année, sans parler de sa réalisation, ni du prix de sa distribution. Comme si un conseil régional avait à se transformer en entreprise de presse ! La Région a ensuite tenu à se munir d'une chaîne de télévision. Sans doute estimait-elle France 3 trop peu disponible pour parler d'elle, ou trop peu encline à cirer les pompes des conseillers régionaux... Cette dernière venue dans le PAF (paysage audiovisuel français) coûte la bagatelle de 2 millions d'euros au contribuable picard, somme dont on peut prédire qu'elle est purement et simplement jetée par les fenêtres. (...)

C'est ainsi, par exemple, que l'inévitable Georges Frêche, président divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon, a récemment commandé un sondage pour savoir comment il était perçu par la population. Coût pour l'administré ? Une bagatelle : 85 000 euros. Le plus admirable dans l'affaire est que, pour ce prix, les administrés ont même eu le droit de savoir ce qu'ils pensaient du président de leur Région : 40 % d'entre eux, assurent les sondeurs, estiment que Georges Frêche est la personnalité qui incarne le mieux la Région, loin devant les regrettés Georges Brassens (6 %) et Jean Moulin (4 %). 85 000 euros qu'on est allé prendre dans la poche des contribuables pour ces enfantillages ! Et cela sans le moindre sentiment de honte ! (...)

Le nom de la Région Rhône-Alpes comportait un trait d'union, entre Rhône et Alpes. C'était insupportable. Cela torpillait, paraît-il, la dimension « fusionnelle » du territoire ! Il fallait réagir. Vite. C'est ce qu'a fait le député PS Jean-Jack Queyranne, peu de jours après son élection à la présidence de la Région en 2004. Il a envoyé le vieux logo aux oubliettes (cette « antiquité » datait de 2001 !), et en a commandé un tout neuf en prescrivant bien à l'agence de communication chargée de cette noble mission d'« avoir la peau » du trait d'union. Le résultat est très seyant. Pour exprimer le «dynamisme du conseil régional», on a choisi pour la composition des lettres un léger italique et une nouvelle teinte, prune, «contemporaine, chaleureuse et sensuelle», sélectionnée pour «symboliser la créativité, la force et la souplesse... avec une rondeur qui exprime une région solidaire», indique l'entourage du président au magazine Capital, qui dans son numéro de juillet 2008 précise à son tour : «La conception de cette petite chose est revenue à 73 000 euros. La campagne de communication lancée pour célébrer sa naissance a coûté 850 000 euros. Le remplacement de l'ancien logo sur les wagons de TER et sur le fronton des lycées a mobilisé au bas mot 300 000 euros. Au total, la région Rhône-Alpes (ou Rhône Alpes ?) aura donc dépensé 1,3 million d'euros pour se refaire une virginité visuelle.» (...)

En PACA, mêmes priorités sociales...: Michel Vauzelle,le président socialiste de région, a voulu se débarrasser de ce sigle opaque avant les Régionales, dans l'indifférence générale. Le coût de l'opération n'est ni symbolique ni publié. On n'en a plus de nouvelles de l'enquête...

Selon la commission d'enquête sur la fiscalité locale, désignée en 2005 par l'Assemblée nationale (président : Augustin Bonrepaux, PS ; rapporteur : Hervé Mariton, UMP), les budgets de communication ont, en un an, augmenté de 176 % en Bourgogne, 126 % en Auvergne, 71 % en Picardie, 57 % en Rhône-Alpes, etc. En Ile-de-France, les dépenses de communication de Huchon-Ronron sont passées en dix ans, de 1998 à 2008, de 4,8 à plus de 15 millions d'euros, soit une multiplication par plus de trois. Encore faut-il souligner que beaucoup de dépenses de communication ne sont pas individualisées en tant que telles, mais se dissimulent à l'intérieur d'autres chapitres budgétaires (action internationale, culture, action sociale, etc.). » (...)

L'océan sans fond des subventions

Elles sont l'arme fatale des Régions. Pas ou peu contrôlées, les subventions sont au bon vouloir des exécutifs. On y trouve de tout !

«En fait de clientélisme, la Région Poitou-Charentes n'est pas en reste. Elle a ainsi créé le FRIL (Fonds régional d'intervention local), qui finance des projets locaux dans la Région. Sur un montant de 8 millions d'euros d'investissements, 2 millions, soit près de 24 % des subventions de ce fonds, sont destinés à l'ancienne circonscription législative de Ségolène Royal, présidente du conseil régional, qui ne représente pourtant que 5,3 % des habitants de la Région.

Chaque Picto-charentais, selon ses goûts, doit ainsi pouvoir installer sur sa terrasse, dans son jardin ou sous son toit des « kits récupérateurs » du précieux liquide tombé du ciel, l'eau.
Très bien. Une enveloppe a été votée, 7 687,68 euros très exactement, et partagée entre 188 dossiers, c'est-à-dire que 188 administrés de la Région ont reçu chacun une quarantaine d'euros... Il n'est pas inutile d'indiquer une nouvelle fois, compte tenu de la taille du conseil régional en question, que le coût de chacun de ces dossiers peut être évalué à une centaine d'euros.
Autant dire qu'à l'absurdité de la mesure - qu'est-ce que 40 euros au regard du coût d'un récupérateur, quand les équipements les plus modestes, qui rendent des services très imparfaits, coûtent environ 200 euros ? - s'ajoute la stupidité des frais à engager pour traiter ces dossiers. Un effet d'affichage, mais du gaspillage à l'état pur. (...)

En Bourgogne, le clientélisme chez Patriat prend des formes pittoresques. Du moins quand il se manifeste par des subventions que le conseil régional accorde à des associations. En 2007, l'assemblée régionale a par exemple trouvé 4 000 euros pour développer les échanges entre éleveurs bourguignons et touaregs, 15 900 euros pour encourager la découverte des musiques et des contes du monde, 18 000 euros pour la formation de trois jeunes rugbymen sud-africains, et notamment 25 000 euros pour l'intégration sociale par la pratique musicale amplifiée. Cette «pratique musicale amplifiée» est une trouvaille qui méritait bien 25 000 euros !

Soucieuse de donner un petit coup de main à ses électeurs potentiels, la Région Rhône-Alpes n'hésite pas, elle, à subventionner les syndicats. Quel est le lien entre cette disposition et ses compétences ? Mystère. Dans son budget 2007, 400 000 euros étaient ainsi destinés aux syndicats, mesure qui venait «en appui au dialogue social territorial». Peut-être les manifestations y sont-elles plus conviviales ? La CGT, pour sa part, a reçu un petit tiers de cette manne, soit 118 000 euros. Autant que les travailleurs clandestins ne verront pas et qui ne profitera pas aux sans logis ! De quoi en revanche fabriquer quelques banderoles... et avoir un peu de tranquillité sur le front social territorial. (...)

(En Ile-de-France) ont par exemple été distribués :

12 000 euros pour une «caravane de formation au journalisme participatif» ;
20 000 euros pour «les vies prolétaires, les images, l'engagement et l'intime» ;
7 000 euros pour la «coordination des collectivités portugaises de France» afin de «sensibiliser un peu partout dans le pays la communauté portugaise aux élections européennes de 2009» (il faut signaler que le président de l'association figurait sur la liste socialiste des municipales 2007 dans le XIVe arrondissement de Paris...) ;
18 000 euros pour l'Association des Marocains de France et ses projets « Caravane de la mémoire vive » et« Découverte de la citoyenneté européenne » ; 13 500 euros pour l'association Jupes et Talons afin qu'elle organise des «groupes de travail et d'expression avec des femmes et des jeunes filles des quartiers sur le thème de la mobilité des femmes et des questions d'identité, des relations filles-garçons...» ;
6 000 euros pour l'action « atelier citoyenneté-participation citoyenne et solidaire des femmes », au profit de la Maison des femmes de Paris, dont le but est notamment d'«accueillir les activités de différents groupes, collectifs ou associations féministes et/ou lesbiennes», «favoriser l'accès des femmes au droit à l'avortement», «lutter contre l'oppression spécifique des lesbiennes»... (...)

Sans parler des aides que la Région apporte à des travaux universitaires ou scientifiques, dont on se demande bien ce qu'ils ont à voir avec la raison d'être de la Région.
20 000 euros ont ainsi été payés pour un programme d'études sur les écrevisses pour une fédération de pêche ;
25 000 euros ont été versés pour étudier les mécanismes du déclin du moineau domestique ;
7 500 euros pour une thèse sur la transformation des formes d'autorité chez les Inuits du Nunavik et l'émergence de la figure du leader politique au XXe siècle... (...)

La majorité régionale (de Poitou-Charentes) a attribué, par délibération du 10 juillet 2006, une subvention de 30 000 euros pour aider les universités d'été d'Attac qui se sont tenues à Poitiers en août 2006. Cette somme était supérieure à celle attribuée en 2005 au même mouvement pour le même motif : 20 000 euros. En 2006, le même conseil régional a également attribué 2 000 modestes euros à la Confédération paysanne de José Bové et 1 000 encore plus modestes euros à l'UNEF (Union nationale des étudiants de France). Tout cela avait-il quelque chose à voir avec le fait que la présidente de la Région avait le projet de présenter sa candidature à la présidence de la République ? C'est évidemment impossible à prouver. » (...)

Lire aussi PaSiDupes sur les détournements de subventions en Région PACA au profit de la circonscription marseillaise de la socialiste Sylvie Andrieux

Les dépenses délirantes des TER

Voici, sans doute, les dépenses les plus incroyables auxquelles se livrent nos Régions. Après avoir investi dans de rutilants et rapides trains express régionaux, les collectivités se sont aperçues qu'ils roulaient au ralenti tant les voies de chemin de fer étaient mal entretenues. Malheureusement, ni la SNCF ni l'Etat ne veulent - ou plutôt ne peuvent, faute de moyens - remplir leurs devoirs. Du coup, pour ne pas subir les foudres des usagers, les Régions se sont résolues à prendre en charge leurs réparations et leur entretien. Des sommes colossales sont en jeu. Mais ce n'est pas tout. Pour être «écologiquement correctes», les Régions privilégient le rail aux dépens de la route, qui pourtant reviendrait moins cher...

«Avec 56 centimes d'euro au kilomètre (58 en 2007), le TER (du Limousin) est le plus cher de France. Ce prix du voyageur au kilomètre s'obtient en divisant les charges d'exploitation par le trafic en voyageurs au kilomètre. Ces 56 centimes d'euro au kilomètre peuvent être comparés, toujours pour 2008, avec le prix voyageur au kilomètre qui s'élève à 21 centimes d'euro en Picardie. Mais la Picardie compte 1 886 000 habitants pour une superficie de 19 311 km2 contre 725 308 habitants et une surface de 16 942 km2 pour le Limousin. Avec 28 voyageurs en moyenne dans chacun des douze AGC de 210 places, les TER du Limousin n'ont qu'un taux de remplissage de leurs rames de 13 %, contre 35 % en moyenne dans le reste de l'Hexagone. C'est pourquoi, dans un souci d'économie, les TER du Limousin ont rénové 18 autorails diesel X2200 à une seule voiture (datant de 1985), qui ont l'avantage, à la vitesse maximum de 120 km/h, de ne transporter que 53 passagers assis...

A l'évidence, les 28 passagers en moyenne tiendraient facilement dans un bus, ce qui reviendrait beaucoup moins cher. Avec 105 passagers en moyenne par TER en 2008, la Picardie fait, elle, rouler ses trains à moitié vide ou à moitié plein. Cette Région est maillot jaune dans l'Hexagone pour le taux d'occupation des TER.

Sur son budget 2009 de 774,9 millions d'euros, le conseil régional de Bourgogne a consacré 210 millions d'euros aux transports, soit 28 % (dont 25 % aux TER), contre 158 millions et 148 millions d'euros respectivement à la formation professionnelle et aux lycées. (...)

En Ile-de-France, le choix du Francilien a des conséquences financières dignes d'un sketch à la Raymond Devos, un sketch à 2 milliards d'euros. Ce nouvel automoteur Transilien a été commandé avec un plancher haut (97 cm) pour desservir les gares du Transilien, qui sont à 85 % des gares à quai bas (le plus souvent à 55 cm).
Pour assurer une bonne accessibilité, de plain-pied, comme l'exige la loi de 2005 sur les PMR (personnes à mobilité réduite), la plupart des quais des 254 gares du Transilien en Ile-de-France devront être rehaussés de près d'une quarantaine de centimètres. Il faudra ensuite revoir les accès aux quais depuis la voirie, en passant par la gare, créer des rampes d'accès, reconfigurer les accès souterrains, déplacer les ascenseurs et les passerelles. Une kyrielle de travaux pour une addition colossale qui pourrait dépasser les 2 milliards d'euros, à échéance 2017-2018, et à partager entre Réseau ferré de France (RFF) et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Ce dernier se serait-il trompé de hauteur de quai en rédigeant sa commande à Bombardier ?

Pas du tout, car il existe cinq hauteurs de quai différentes en région parisienne, héritage de la création de la SNCF à partir de la fusion de six réseaux privés en 1938. La Région a choisi de privilégier les quais les plus hauts, d'une hauteur de 92 cm, pour deux raisons. La première : plus le quai est haut, moins les voyageurs traversent les voies. La deuxième : plus le quai est haut, plus la charge utilisable sous les rames est grande. Cette hauteur optimale de 92 cm pour les quais et de 97 cm pour le Francilien (la marge de 5 cm permettant que, malgré l'usure des roues et le poids de son chargement, le train affleure légèrement au-dessus du quai) avait été définie pour les trains en Ile-de-France au début des années 1990 par un rapport des Ponts et Chaussées. La Région a décidé de prendre cette étude et les conseils de la SNCF pour argent comptant.

Conséquence : sur la ligne Paris-Luzarches, les employés de RFF ont posé des balises à l'entrée des gares pour que le Francilien puisse distinguer une gare à quai haut d'une gare à quai bas et entreprenne de déployer, ou pas, ses deux marches mobiles pour les PMR. Le système provisoire de marche mobile impose en outre de « raboter » les quais supérieurs à 55 cm. Pas vraiment productif quand on sait que tous ces quais seront par la suite rehaussés à 92 cm... » (...)

Vous avez sans doute connaissance d'autres gabegies: n'hésitez pas à les partager avec PaSiDupes.

Sources : «Régions, le grand gaspi», de Robert Colonna d'Istria et Yvan Stefanovitch. Le Rocher, 310 p.

lundi 15 mars 2010

1er tour: arriver en tête à partir de 20 régions, est-ce un exploit ?

Le 21 mars, les abstentionnistes désigneront le 1er parti régional

Le taux record de 53,65% est un cinglant désaveu aux présidents socialistes sortants
Les présidents socialistes n'ont pas donné consistance aux régions

=> En douze ans, les socialistes n'ont pas appris électeurs ce que sont les compétences des régions. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir vu les photos des présidents de région sur le papier glacé des magazines régionaux à leur gloire.

=>
Elus depuis 1986 au suffrage universel direct, les membres des Conseils Régionaux y paraderont à chaque page, non plus pendant encore 6 ans comme auparavant, mais pour un mandat désormais réduit à 4 ans, depuis l'adoption de la loi du 26 janvier 2010. En septembre 2009, le gouvernement a engagé une réforme des collectivités territoriales qui prévoit la suppression des conseillers régionaux et généraux qui seront remplacés par des conseillers territoriaux.

Rappel de ce que devraient faire les Conseils Régionaux

  • Ils ont des compétences anciennes mais inconnues
    - l'éducation (la construction, la gestion et la sécurisation des lycées, ce que le lycée Chérioux de Vitry-sur-Seine a attendu jusqu'au drame);
    - l'enseignement supérieur et la recherche ;
    - la formation professionnelle et l'apprentissage;
    - le développement économique, plus particulièrement l'aide aux entreprises, l'agriculture, le tourisme, la culture le sport et l'environnement, quand elle y est disposée et n'oppose pas un contre-pouvoir à l'action gouvernementale.
    - l'aménagement du territoire et les infrastructures.
    Depuis 15 ans, par la loi du 5 février 1995, ses compétences sont élargies au domaine des transports collectifs et, par conséquent, le réseau des routes nationales, notamment.

    Elle a reçu des compétences transférées de l'Etat par les lois de décentralisation. Mais son immobilisme rend ses missions souvent mal connues du grand public, quand elles ne sont pas mal jugées de surcroît, suite à ses choix budgétaires de propagande .
    C'est pourquoi les abstentionnistes ne réalisent pas que leur vote peut infléchir la tendance au gaspillage et redorer le blason des CR, en changeant les équipes.
  • Les conseils régionaux ont acquis plusieurs nouvelles compétences en matière d'aménagement du territoire et de développement.
    L'Association des régions de France (ARF) a publié le 6 décembre 2007 un « Livre blanc des régions sur le développement durable », dans lequel elles proposent que les régions aient un rôle de coordinateur et chef de file en matière d’environnement. Mais Le PS et Europe Ecologie sont en profond désaccord sur de nombreux projets.
    Jean-Jack Queyranne (PS), président de l'ARF, demande également « l'allocation aux régions de nouveaux moyens financiers correspondant à la réalité des missions qu'elles assument », ce qui ne les empêchent pourtant pas, malgré la diminution progressive de leurs ressources liées au trafic routier, de faire campagne sur la gratuité des TER (trains express régionaux) et contre le ferroutage.

    Le grand chelem PS promis n'est pas une fatalité
    Le Languedoc-Roussillon ne serait pas socialiste non plus !

  • D'abord, aucun triomphalisme n'est de mise

    => Le PS se garde bien de s'y croire et ses concurrents de gauche au 1er tour le lui rappellent et le mettent en garde contre son penchant naturel à l'hégémonisme.
    Mais la presse se charge de sa propagande.
    "Vote sanction" (régional ?), "claque" (malgré l'abstention historique ?), "désaveu" (du PS qui ne réussit au 1er tour qu'en Guadeloupe ?) "débandade" (pour Europe Ecologie, qui perd 400.0000 voix sur les Européennes ?), la presse -inconsciemment ou par militantisme aveugle- claironnait lundi matin le net recul de la démocratie, après douze années de pouvoir socialiste régional.
    L'A*P titre: « Régionales: la gauche largement en tête du premier tour», comme si l'avantage du PS, qui part avec une avance de 20 présidents sortants, n'était pas prévisible, ni surtout décevant au regard d'un abstentionnisme sans précédent.

    => Huit listes UMP arrivent en tête au 1er tour: un Français sur deux qui n'a pas voté pourra encore porter la majorité aux responsabilités régionales et faire chuter une ou plusieurs régions.

    Ensuite, le PS ne peut rien sans Europe Ecologie

  • Voter FN, c'est voter avec la gauche

    Le Front national peut bien répéter que les partis républicains ont parfois voté ensemble dans l'intérêt des Français, il n'est pas assuré de convaincre son électorat que voter UMP, c'est voter PS qui n'a cessé de bloquer l'action gouvernementale et dresser les Français les uns contre les autres.

    En revanche, voter PS, c'est pour les frontistes assurer le déclin des régions, mais aussi celui de la nation, du fait de la détermination de la gauche à ériger les régions en contre-pouvoir du gouvernement de la France, face à la crise économique internationale.

    Les électeurs du FN ne choisiront pas le laxisme et la prévention, la chienlit syndicale et l'immigration incontrôlée, la violence et l'exploitation du système de protection sociale, le voile islamique et le vote des étrangers à l'Europe, la HALDE (pétition pour sa suppression) et le CRAN ou la polygamie et la préférence étrangère.
    Ils ne joindront pas leur vote à celui des trotskistes de LO ou du NPA, du Front de gauche qui dissimule Mélenchon et le PCF. Pas plus que Désirdavenir Royal, la gauche de la Ch'tite Aubry et de Benoît Hamon ou de Fabius n'a à partager avec le FN.

    Les électeurs du FN seront-ils assez lucides pour refouler Dany-le-rouge
    , aujourd'hui tendu de vert et demain bordé de rose, lorsqu'il aura composé avec le PS ?
  • dimanche 14 mars 2010

    Régionales: deux poids, deux mesures, en faveur du PS ?

    Le PS s'oppose à la diffusion d'Ushuaïa, samedi
    La majorité laisse diffuser un documentaire à la gloire de Léon Blum, dimanche


    La gauche politico-médiatique avait polémiqué sur l'activité du Chef de l'Etat, président de tous les Français, aux "bras ballants", lorsqu'il était allé rendre visite dans le Doubs aux élus UMP de Pontarlier et Morteau: le PS avait sans doute craint une contamination de son électorat... Lire PaSiDupes
    La chaîne parlementaire est-elle impartiale ou partisane ?
    LCP diffuse un documentaire consacré à Léon Blum

    Le service public de télévisions travailla pour le PS le dimanche 14 mars, jour même du 1er tour,
    pendant une heure de 19h00 à 20h30, une rediffusion du même programme que le 6 mars, pendant une autre heure. Un tel programme n'est évidemment pas de nature à influer sur le scrutin en cours le 14 et le service public nous le proposera encore le mardi 16, entre les deux tours... C'est ainsi que la chaîne publique se désintéresse de la Guerre du Vietnam programmée la semaine prochaine et que Michel Debré faisait l'affaire, mais la semaine dernière... Le sujet consacré à Léon Blum, homme d'Etat socialiste, était donc incontournable au 1er tour. Lire PaSiDupes

    LCP n'est visiblement pas une chaîne sarkozyste

    C'est une chaîne française de télévision de service public, comme tant d'autres, créée par l'Assemblée nationale française et le Sénat, et présidée depuis juin 2009 par Gilles Leclerc , diplômé de l'École Française des Attachés de Presse, ancien de RTL en 1980, sous la direction de Michèle Cotta, une intime de Mitterrand-le-tonton et issu de France 2 (Antenne 2) et France 3.

    Ce débat est présenté ad nauseam par Jean-Pierre Gratien (3 heures enregistrées pour le prix d'une), depuis 2008 rédacteur en chef de LCP-AN, le 8e depuis 2000, à la tête d'un pôle de quatre responsables éditoriaux, et auteur de ...Pour En Finir Avec Le Senat ! Enquête Sur Une Anomalie !
    C'est également par hasard que Jean-Pierre Gratien a déjà évoqué pendant 90 mn le parcours politique de Pierre Mendès France, un autre figure mythique de l'histoire de la gauche française.
    Les invités ne sont pas non plus anodins, ne serait-ce que parce qu'ils partagent des jugements très consensuels: Serge Bernstein (1934, historien de la IIIe République, membre -avec Pierre Milza- du conseil scientifique de l'Institut François-Mitterrand), Pascal Perrineau (directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po et participant à un documentaire intitulé Histoire d'une droite extrême, avec ... Pierre Milza) On est donc entre soi !

    Ushuaïa Nature menacée par la censure socialiste

    Samedi soir, TF1 et Nicolas Hulot "invitaient les téléspectateurs à découvrir l'Islande", au travers Ushuaïa Nature.

    Mais c'était sans compter avec les mauvais joueurs du Parti socialiste qui contestèrent cette programmation la veille des élections régionales:

    => "Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour", avait insinué Julien Dray, l'un des hégémoniques intolérants et complexés et peu naturellement enclin à la présomption d'innocence.
    "Pour faire voter écolo, il n'y a pas mieux. C'est le même coup qu'avec le film Home, diffusé avant les européennes", craignait Julien Dray, candidat en Ile-de-France, pourtant prêt à croquer les Verts d'ici mardi, date limite de dépôt des listes fondues.
    => Jean-Jack Queyranne, président sortant PS de la région Rhône-Alpes, avait même saisi le CSA pour différer la diffusion de l'émission à la veille du premier tour des élections, fit savoir Le Parisien.

    Aucun des mauvais coucheurs socialistes, polémistes aigris, n'a jugé malvenue la diffusion en boucle du documentaire consacré à Léon Blum.
    Ils avaient en revanche soupçonné le film Home de Yann Arthus-Bertrand, diffusé deux jours avant le scrutin européen et vu par près de 10 millions de Français, d'avoir fait le jeu des Verts d'Europe Ecologie.

    Les jérémiades socialistes n'impressionnent pas à tous coups

    Jeudi, le CSA a décidé de ne pas se déconsidérer en se soumettant et en donnant satisfaction au PS. Le magazine a bien été diffusé samedi soir et le PS n'aura pas réussi à instrumentaliser le CSA en imposant sa censure.
    "Il n'apparaît pas au Conseil supérieur de l'audiovisuel que la diffusion d'une nouvelle émission qui doit présenter les contrastes géographiques de l'Islande puisse avoir un impact sur les résultats du premier tour de l'élection des conseillers régionaux".
    Le CSA estime que "cette programmation ne remet pas en cause le principe du pluralisme."

    Tous les moyens ne sont pas bons au PS ?

    jeudi 11 mars 2010

    Régionales: le PS impose la campagne du tout socialiste

    Jego accuse Aubry de tenter de museler le président de la République
    Museler, ou chaponner ?
    Sarkozy, consigné à l'Elysée ?

    Les velléités d'un PS fébrile

    Elu de nulle part, le porte parole du Parti socialiste (PS) a jugé "inadmissible" que le président Nicolas Sarkozy ne soit pas aux 35 heures et confiné dans son bureau de l'Elysée pendant que la crise économique internationale détruit des emplois. Ce qui en dit long de l'implication des régions dans la formation professionnelle et la lutte pour l'emploi qui font partie de leurs compétences, toutes théoriques...

    Le PS reproche au chef de l'Etat sa présence mardi en Franche-Comté pour "soutenir" le candidat UMP aux régionales, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération. "Je commence a comprendre ce que ça veut dire une droite décomplexée. Elle doit être très décomplexée pour que le président de la République se déplace en Franche-Comté, aux frais du contribuable (sic!), pour aller soutenir son ministre", a affirmé le porte-parole du PS, Benoît Hamon, en appoint aux critiques de Pierre Moscovici, député local. "Il serait inadmissible que le président de la République, dans le cadre de ses fonctions, s'implique dans cette campagne et que les moyens publics puissent ainsi être détournés (sic) pour soutenir les candidatures UMP", a insisté Hamon, ex-député européen refoulé en 2009, mais récupéré par cooptation (et entretenu par l'Université pauvre de Paris VIII, dite de Vincennes, Seine-Saint-Denis, celle du maoïste Gérard Miller, 62 ans), aux frais du contribuable, avec bac+ 3 (licence).

    La vérité est tout autre

    Dans la mesure où, n'en déplaise à l'opposition, l'UMP fait campagne dans toutes les régions, le président de la République serait interdit d'hexagone pendant de longues semaines et condamné à errer de par le vaste monde « aux frais du contribuable » (et de la couche d'ozone) « en détournant les moyens publics »...
    Le président s'est en fait rendu dans deux villes, Pontarlier et Morteau, dont les maires appartiennent à la majorité, donc sans risque de détournement de vote socialiste, les 14 et 21 mars prochains. Le maire UMP de Vesoul, Alain Joyandet, 56 ans et tête de liste, va au charbon puisqu'il est secrétaire d’Etat. Le maire de Pontarlier, Patrick Genre n'est que 5e, tandis qu'Annie Genevard, maire de Morteau, conseillère régionale sortante, est 6e, sur la liste départementale du Doubs.

    Le président de la République doit-il laisser libre cours à la crise économique internationale dans une ville industrielle comme Pontarlier ?
    Il a préféré participer à une table ronde sur le thème de l'emploi, plutôt que de rester « les bras ballants », comme dit l'autre.
    Or, si la «réunion républicaine» voulue par le chef de l'Etat a bien failli tourner en duel électoral pour les régionales, c'est que, présente à la table ronde, la présidente socialiste de la région, Marie-Guite Dufay (PS), ne s'était déplacée que pour créer un incident. La conférence sur les déficits accumulés de la France se déroula sans le PS, Vincent Peillon-la-honte posa un lapin au service public de télévision et la gauche utilise les régions non pas au service des populations mais comme instrument de contre pouvoir. C'est ainsi que la présidente sortante de région a ostensiblement quitté la réunion au moment où le président saisissait le micro. Un acte probablement citoyen et respectueux à la fois de la personne et de la fonction, un signe tangible de la priorité socialiste de lutte contre les destructions d'emplois régionaux, dans l'intérêt des franc-comtois, dans une région frappée par la crise.

    A Morteau, chez Schrader, équipementier automobile de 450 salariés, qui a relocalisé sa production pour éviter des licenciements, et donc, pour une fois, traversé la crise sans dommage, le chef de l’État s’est offert un bain de foule détendu...
    « Je suis déjà venu quatre fois en Franche-Comté. L'année dernière il y avait les élections européennes, l'année prochaine il y aura les cantonales, et ensuite les présidentielles. Si je ne devais pas venir pendant les élections, je ne viendrais pas souvent en Franche-Comté !», s'est-il exclamé, déclenchant l'hilarité d'une salle comble sensible au bon sens de la remarque.

    Hulot, zappé samedi soir

    Encore une poêlée de rognons:
    Nicolas Hulot pourrait passer à la casserole.

    TF1 se proposait de nous offrir un peu de fraîcheur le samedi 13 mars à 20h45 avec un nouveau numéro d’Ushuaïa Nature qui nous aurait emmenés en Islande, terre indomptable et encore si peu connue. Cet épisode d'Ushuaïa Nature devrait être censuré. Le PS ne se sent pas très vert et craint que l'émission soit de nature à influer sur le vote des électeurs: les socialistes redoutent que cet épisode ait l'impact supposé de Home et favorise le clivage PS-Europe Ecologie en faveur des Verts. Selon Julien Dray, "pour faire voter écolo, il n’y a pas mieux" dans l'Essonne. C’est le même coup qu’avec le film Home, diffusé avant les européennes". Le président sortant de la région Rhône-Alpes, Jean-JaCques Queyranne (PS), a demandé lundi au CSA de différer la diffusion de Ushuaia Nature.

    Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, veut démonter cette accusation socialiste: «Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles ! Les électeurs ne sont pas des moutons qui vont voter écolo parce qu’ils voient Ushuaïa le samedi...» Gare à la pince, Jean-Vincent !...

    Il est donc loin le temps de la campagne des présidentielles et des images démocratiquement subliminales contenues dans les messages du Président Mitterrand: il ne se rendait certes pas physiquement et donc visiblement dans chaque région, mais manipulait sournoisement l'inconscient de chaque français, jusque dans sa salle à manger, « à l'insu de son plein gré ».

    Yves Jégo soupçonne Aubry de chercher à museler Sarkoz


    Martine Aubry a la main qui tremble
    Elle a dénoncé mercredi l'engagement de Nicolas Sarkozy dans la campagne des régionales, voyant dans son déplacement la veille en Franche-Comté, des "pratiques" qui font "trembler la République".

    Mais, selon le député UMP Yves Jégo, vice-président du Parti radical, Martine Aubry cherche "à museler le président de la République".
    La patronne du PS "ne manque pas de culot quand elle accuse le chef de l'État de faire trembler la République". Il observe en effet qu'elle "plaide chaque jour pour transformer les conseils régionaux en bastions politisés de résistance au gouvernement et au Parlement, ne manque pas de culot quand elle accuse le chef de l'Etat de faire trembler la République", écrit dans un communiqué le député-maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).
    "En cherchant ainsi à museler le président de la République qui devrait, selon Mme Aubry, sans doute rester immobile et muet à l'Elysée, les socialistes démontrent une fois encore leur vision partisane de nos institutions", ajoute l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer.

    Les attributs du président de la République ne craignent rien

    «Depuis que je suis président de la République, je fais des déplacements. Le président doit être le président de tous les Français, aller à leur rencontre, être parmi eux. Ce n'est pas un effort pour moi. Dans la manière de regarder de serrer la main, on comprend des choses», a-t-il encore expliqué aux nostalgiques du président Coty.

    Si la Ch'tite Aubry est une castratrice, nous adressons nos condoléances à François Lamy, Benoît Hamon et Maître Brochen, ses proches les plus exposés. Et nous compatissons au sort peu enviable d'Audrey Pulvar. Lire PaSiDupes

    dimanche 10 janvier 2010

    Régionales: Jean-Jack Queyranne entarté

    Pour le président socialiste de la région Rhône-Alpes, pas de galette des rois ...

    Ils gâchent la nourriture

    "Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône Alpes, s'est pris une jolie tarte sur son élégant costard de défavorisé et un peu sur la tronche", à la sortie d'une réunion publique, lors de l'inauguration des locaux du siège de la Caisse d'Epargne de la région, hier soir, à Lyon.

    LePost fait étalage de sa duplicité

    Le pitoyable site Web est une nouvelle fois écartelé entre militantisme et buzz. Ses choix rédactionnels lui épargnent généralement les états d'âme, puisque le harcèlement de la droite par les battus des urnes fait chaque semaine des victimes dans la majorité présidentielle. La dernière en date serait Valérie Pécresse qu'épie pendant les réunions du conseil la première adjointe socialiste de Paris, Anne Hidalgo, une « citoyenne vigilante » parmi tant d'autres aussi fiables. Et parce qu'elle n'a rien de mieux à faire, le bras droit de Bébert Delanoë a publié une photo qui, selon elle, montrerait l'élue UMP et tête de liste en Ile-de-France aux prochaines Régionales en train de dormir dans son fauteuil. Or, la photo est tellement floue que la propre mère de la ministre ne reconnaîtrait pas sa fille !
    La Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'est indignée du procédé: "Madame Hidalgo ne recule devant rien, même pas devant les images truquées !".

    Ces faux-derches de LePost

    Le site dénonce des « images prises opportunément, juste au moment de cet "attentat patissier". Son humour a évidemment pour but de banaliser la portée du geste, tandis que l'accusation de tournage opportun lui permet de se ranger du bon côté.
    Mais, à côté de cela, LePost publie la video et sur son site et sur dailymotion... pour faire du buzz, une obsession de ce pitoyable site moribond.
    Les journalistes pilleurs de sites, en l'occurence celui d'Al-qaitarte, se rangent du côté du président socialiste entarté de région et de ses « accompagnateurs qui reprochent au caméraman qui les filme d'être un complice du groupe qui a agi ».
    VOIR et ENTENDRE la scène nocturne



    Jean-Jack Queyranne entarté! envoyé par LePostfr


    La droite et la gauche unis par la crème patissière

  • Lyon people rappelle que le maire, Gérard Collomb, fait également partie des cibles déjà "violemment" frappées: c'était en effet en mairie, au terme de la cérémonie des vœux, le 10 janvier 2008. « Même pas énervé, flegmatique, il a juste regretté "que la pâte ait été un peu dure". Un accident pâtissier qui a provoqué sur les blogs une déferlante de commentaires. » A noter que l'expression humoristique date de janvier 2008 et que le plagiaire Birenbaum ne peut revendiquer la paternité de cette saille deux ans plus tard. Etonnez-vous après ca qu'il soit oppposé aux tests ADN...
  • Gégé Birenbaum se retranche derrière Lyon Première pour observer qu'Al-qaitarte s'est déjà illustré avec les entartages ou les tentatives d'entartage de plusieurs personnalités, notamment l'ancien Garde des Sceaux Dominique Perben.
    A la vérité, n'en déplaise à Birenbaum qui cherche à mêler droite et gauche dans la même crème, Dominique Perben a été menacé et non pas entarté: la nuance échappe à Birenbaum qui fait du copié-collé sans vérification, par conscience professionnelle.
    Pour son information, VOIR et ENTENDRE
    Selon le cas l'entartage pose un problème au site croupion du Monde.

    Birenbaum
    , l'un des journalistes militants de la gauche vertueuse, se pose une
    nouvelle question existentielle sur ce site qui flatte habituellement les jeunes incultes en rébellion contre la société de leurs parents.
    "L'entartage est il une forme ultime de provocation artistique ou tout simplement un acte "lamentable" ?...
    L'entartage pourrait être le fin du fin en matière de populisme potache.

    => Devoir de mémoire (10 et 11 juin 2006)
    VOIR et ENTENDRE
  • vendredi 13 mars 2009

    Liste PS aux Européennes: le « niet » franc et massif du Limousin à Aubry

    Une bouse du Plateau des Millevaches sur son paillasson
    Les militants socialistes limougeots ont rejeté jeudi soir la liste imposée à la région par la direction parisienne du parti en vue des élections européennes dans la région Centre, selon des résultats non encore définitifs communiqués dans la nuit par la direction du PS.

    Les militants socialistes des régions ont obtempéré

    La base manifesté autant de lassitude que de soumission en avalant les couleuvres parisiennes et les listes toutes faites qui leur étaient soumises
    Ce scrutin était un premier test interne pour la nouvelle première secrétaire Martine Aubry qui jusqu'ici avait réussi à apaiser le parti après le calamiteux Congrès de Reims en intégrant les partisans de Ségolène Royal à la direction.
    "La direction exprime sa très grande satisfaction, les listes ayant été adoptées majoritairement", sauf dans les trois départements du Limousin, en Côte-d'Or et en Ille-et-Vilaine, a indiqué Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France et membre de la direction.

    Pourtant, seulement 40% environ des 200.905 militants inscrits se sont rendus aux urnes dans leurs sections jeudi entre 17H00 et 22H00.

    La fronde de barons locaux

    Les éléphants contestaient la composition et surtout la méthode autoritaire appliquée dans le mépris des élus sortants et des faiseurs régionaux de premiers secrétaires. Bon nombre d’entre eux appelaient naturellement à un rejet.
    La fronde s'était organisée autour du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, qui avait lancé une pétition et préconisé le "rejet" des listes, soit en votant "contre", soit en "refusant de participer". D'autres barons locaux comme François Patriat (Bourgogne), Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes), Jean-Yves Le Drian (Bretagne) et Jean-Paul Denanot (Limousin) l'avaient rejoint dans ce refus.

    Les villages gaulois
    Des régions, comme la Bourgogne, la Bretagne ou le Rhône-Alpes où des grands élus avaient rejeté les listes, se sont rendues au pouvoir central.

  • Dans le Sud-Est, la liste emmenée par le Picard Vincent Peillon, dont le "parachutage" avait été fustigé par Gérard Collomb, a obtenu quelque 75% des voix.
    Mais, G. Collomb a fait valoir que "dans le Rhône (sur ses terres) et dans l'Isère (celles de Dédé Vallini), le oui n'a représenté que 22% des inscrits", la majorité des militants ayant suivi la consigne de non participation.
    Le PS "ne peut pas faire campagne" sans "rassembler totalement" le parti, a mis en garde Gérard Collomb en proposant à Martine Aubry une "rencontre avec les responsables locaux" pour trouver un accord d'ici la Convention.
    Le mistigri est désormais dans le camp de la maire de Lille qui s'est mise au "frigidaire" pendant la fronde, insinuant que les contestations étaient inspirées par les déceptions de certains élus de voir leurs favoris écartés.
    Elle avait été secourue par Sa Cynique Majesté Royal qui, en demandant mercredi que l'on mette fin aux "zizanies" ( !), réglait en fait ses comptes avec Gérard Collomb, qui l’avait soutenue à la présidentielle, mais ne peut plus la supporter.
  • Dommages collatéraux

    Désirdavenir Royal, qui se veut tout-à-coup rassembleuse, n'a pourtant pas empêché la zizanie de faire des dégâts (lien PaSiDupes):
    Mireille Le Corre, secrétaire nationale PS à la Santé, opposée aux listes, a démissionné de la direction, dénonçant les "arrangements entre motions" qui, selon elle, ont présidé à l'établissement des listes.

    André Vallini
    l’avait précédée dans la démission et dans son fief isérois, les militants l’ont suivi dans la fronde, comme le soulignait G. Collomb.

    La région Centre fait de la résistance

    Le non l'a emporté dans la région Centre (Limousin, Centre et Auvergne) en raison du rejet massif (80%) des militants du Limousin, et malgré le oui dans les deux autres.
    La décision de nommer le fabiusien Henri Weber tête de liste, contre Jean-Paul Denanot, président du Limousin, avait suscité le mécontentement des militants humiliés de n'avoir aucun représentant de leur région en position éligible. La direction avait fait valoir la règle du non-cumul des mandats pour écarter la candidature deJ.-P. Denanot.

    Une situation inédite au PS

    Ce scrutin était un premier test interne pour la nouvelle première secrétaire Martine Aubry qui, après le calamiteux Congrès de Reims, avait avalé son parapluie en intégrant les partisans de Désirdavenir Royal à la direction. L’ironie de l’histoire réside dans ce nouveau tangage du navire PS, alors que l’embarcation de sauvetage des ségoléniens prend l’eau de toutes parts et que les naufragés essaient de regagner la coque à la brasse coulée.

    Pour résoudre "la difficulté", la direction va discuter après coup avec les responsables des 13 fédérations de la circonscription Centre en vue d'une "proposition" à la Convention du parti le 21 mars, a affirmé Noir Harlem Désir.
    Pomme de discorde, le capitaine Weber a déclaré qu'il ne quitterait pas le navire et resterait donc tête de liste mais qu'il fallait "tenir compte de la volonté des militants du Limousin de figurer en bonne place sur la liste" qui doit "être remanié". Il envisage ainsi de dégrader tel ou tel de son encadrement pour permettre l’ascension d’un …régional !