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jeudi 10 octobre 2013

Réforme Peillon des programmes scolaires: les chefs-oeuvre passent à la trappe

Pastiche de la fameuse tirade de Don Diègue dans Le Cid de Corneille

Corneille en rage…

Hommage au poète anonyme qui a détourné ces vers :
 

 Ô llande, Ô désespoir, Ô stupide énarchie,

 N’avons-nous tant voté que pour cette infamie ?
 Et ne sommes-nous blanchis à tant et tant œuvrer
 Que pour voir en dix mois fleurir tant d’insuccès  ?
 Nos cœurs qu’avec ardeur faisons battre « français  »
 Nos cœurs sont las de vous et de tous vos compères.
 Blessés, trahis, usés, l’ambiance est délétère  ;
 Une  affaire survient et fait tout exploser.
 Ô  cruel souvenir d’une gloire passée
 Œuvre de tant d’histoire décimée le 6 mai
 Nouvelle hiérarchie fatale à nos espoirs,
 Précipice abyssal où nous allons tous choir.
 Faut-il, par votre faute, voir ce pays crever
 Et  souffrir sans un mot ou souffrir de dégout  ?
 Hollande ! Il est grand temps de redonner à tout,
 Une plus grande exigence et un plus grand projet.
 Président, la fonction n‘admet point d’à peu près.
 Et les faux pas nombreux que vous accumulez
 Les  erreurs, les mensonges et cette suffisance
 Font déborder la coupe de notre tolérance.
 Le moment est venu où tout peut basculer
 Evite  la débâcle, sauvegarde la paix.
 Va, quitte donc l’Elysée, en voiture ou en train
 Et  laisse le pouvoir en de meilleures mains.


Yasmina (Mohammed) Khadra (Moulessehoul) au bac,
(Razzye Hammadi n'assume pas et se fait appeler "Razzy")
en attendant le Panthéon
et des jours meilleurs: "Ce que le jour doit à la nuit"?

Au programme des collèges, revisité par Peillon:


Acte I - Scènes 4 et 5 - Don Diègue et Rodrigue

"O rage ! ô désespoir, ô vieillesse ennemie...

Va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage
Meurs ou tue..."


Acte IV - Scène 3 - Don Fernand. Don Rodrigue (chez le Roi)

"Nous partîmes cinq cents. Mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port."
(...) Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles,... "

L'épreuve de français actuelle, c'est, au choix:

un commentaire (éventuellement un
commentaire comparé de deux textes) ;
une dissertation ;
ou une écriture d’...invention. 

Exemple de "travail" d'invention d’élève
Ô puberté ! Ô crise d’adolescence ! Ô boutons d’acné !
Ne devons-nous grandir que pour voir notre visage s’altérer ?
Et ne suis-je pas déjà assez déparée par des rails aux dents
Pour en plus mener des travaux guerriers sur mon front ?
Mon sourire, qui rendait aveugle la moitié de la France,
Mon sourire que partout j’arborais avec confiance,
Se cache désormais victime de barbares anneaux.
Ô cruel souvenir de ma tranquillité passée !
Tant de jours glorieux en un jour effacés !
Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge
Et minutieusement les traquer ou à jamais les conserver ?
Laurie Ch.

Le nivellement est en marche et n'a pas fini de nous étonner.


mardi 19 mars 2013

Les quatre jours et demi d''école sont terriblement justifiés

Serait-ce assez pour "ré-éduquer" nos scolaires ?
Le formatage "civique" a commencé
En ...Vendée ( région Pays de la Loire),un collège prosélyte de la Roche-sur-Yon
propose ce type de travaux dirigés
Sauvons nos  enfants!

Beaucoup de Polonais sont venus travailler dans le Nord et se sont intégrés, de même beaucoup d'Italiens sont venus dans le Sud et se sont également assimilés: avec nous, ils partageaient le boom économique et des valeurs chrétiennes. Il n'a alors jamais été question d'enseigner le polonais ou l'italien dans nos écoles.

La pensée unique diffusée à l'Université, les IUFM et les écoles a fait de profonds dégats
Hollande veut rétablir un succédané de ces IUFM, centres de formatage des esprits supposés libres qui auraient résisté aux moulinettes de la FSU dans les collèges et les lycées, puis dans les universités, toutes prétendûment laïques. 
Nos enfants sont dressés dans l'idée de la culpabilité coloniale de leurs parents. Quand auront-ils finis de payer la dette de leurs ascendants ? . 


Nulle doute que Najat Vallaud-Belkacem approuve en fermant les yeux

Peillon assume-t-il cette déviance du professeur sous sa responsabilité ?
Prévoit-il de faire accompagner des élèves dans une église, afin de les initier aux fondements du christianisme, base spirituelle et culturelle de leur civilisation. Les petites filles européennes ont-elle le choix de ne pas se soumettre à ces gestes de soumission ?

Manuel Valls qui a la tutelle des cultes compte-t-il instaurer des heures de piscines sexuées ? 
Le processus traditionnel d'intégration par l'école a-t-il dérapé ?  
Le P.S. et la FCPE militent pour l'enseignement de "l'arabe pour tous" dès le collège. A  Montpellier, on a demandé aux enseignants d'apprendre l'arabe pour se faire comprendre des élèves en retard. Qui s'est soucié de savoir si les Bretons,  les Basques, les Provençaux ou les Corses se sont remis de l'interdiction de la République de pratiquer leur langue ou leur patois et sont prêts à opter pour l'étude forcée d'une langue étrangère supplémentaire ? Est-ce pourquoi quatre jours et demi de formatage en école publique et laïque devient tellement nécessaire ?

Le Parti Socialiste du Nord a organisé un point presse pour rappeler que la langue arabe est devenue incontournable 
On pourra aussi apprendre à lire le Coran au Catéchisme  ! 


jeudi 7 mars 2013

Ayrault apprend la suppression du jour de carence par la presse

Y a-t-il un Premier ministre au gouvernement de la carence ?

Ayrault, emporté par un bateau ivre 

Le Canard Enchaîné révèle l'infortune de Ayrault
La scène se passe lors du petit déjeuner hebdomadaire de la majorité, mardi 26 février, selon le journal satirique du 6 mars.

"Le premier ministre était particulièrement remonté," indique un journaliste.
Avoir "appris dans la presse", selon ses propres termes, et plus précisément dans Les Échos jeudi 21 février que sa ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, compte supprimer le jour de carence des fonctionnaires.
Une vacherie de la Ch'tite Aubry à son rival à Matignon, par sa copine interposée ?

Jean-Marc Ayrault découvre "dans la presse", sur BFMTV, que Vincent Peillon, juge nécessaire de réformer les vacances d'été, et de les passer à six semaines.
Le ministre "agrégé" n'aurait-il que mépris pour le Premier ministre "certifié"?  
Cette fois, son ministre de l'Education nationale a une excuse : il avait déjà annoncé cette volonté, noir sur blanc, dans un ouvrage-programmatique.
Jean-Marc Ayrault est un DRH peu au courant des CV de son personnel...


 

lundi 25 février 2013

Peillon voudrait rogner les vacances scolaires d'été

"Six semaines de vacances l'été, c'est suffisant"

Les légendaires deux mois de vacances scolaires d'été, de l'histoire ancienne ?

Le ministre de l'Education souhaiterait réduire la durée des congés d'été dans l'Hexagone. 
Ce dimanche, sur BFMTV, Vincent Peillon a lancé un défi: "Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été, deux zones, et nous devons être capables d'avoir six semaines, c'est suffisant", a déclaré V. Peillon.

Objectif : 37 ou 38 semaines de cours par an, contre 36 actuellement
Au sujet des rythmes, et  plus globalement l'organisation du reste de l'année scolaire, le ministre recommande "sept semaines de cours, au plus", suivies de "deux semaines de vacances".

Vincent Peillon a réaffirmé que son objectif est d'"aller progressivement" vers 37 à 38 semaines de cours durant l'année, contre 36 semaines, voire 35 avec les ponts à l'heure actuelle, alors qu'il y a 40 semaines de cours en Allemagne. Il a souligné qu'il fallait "d'abord monter la première marche" de la réforme des rythmes scolaires hebdomadaires à l'école primaire, puis au collège et au lycée. "Nous commençons par l'école, il faudra continuer avec les collèges et lycée et puis il faudra faire l'année scolaire", a-t-il dit. "Ca va nous obliger à revoir les examens, et en particulier le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d'un certain nombre d'établissements très tôt dans le mois de juin", a ajouté le ministre en relevant que certains élèves, notamment des collégiens étaient à l'extérieur des établissements scolaires dès le 10 juin.

VOIR et ENTENDRE la déclaration intempestive de Vincent Peillon sur les six semaines de vacances et deux zones:


Une réforme plus "difficile" que celle du "mariage" pour tous ?
Bravant le mécontentement attendu sur cette réforme des rythmes scolaires, Vincent Peillon affirme assumer pleinement ce choix : "Il y a deux types de réformes : les faciles, qui voient par exemple la création de nouveaux postes. Et les autres, plus difficiles, comme celle des rythmes scolaires. Mais il faut être capable de s'atteler collectivement à un sujet difficile", a-t-il insisté.
Peillon a bien vite nuancé ses propos dans l'émission de BFMTV. 
"Je n'ai jamais dit que je voulais réduire les vacances à six semaines, c'est le modèle idéal", a-t-il souligné, expliquant que le projet ne sera pas discuté avant 2015. "ll faudra une très longue concertation", a-t-il admis. Les services du Premier ministre ont d'ailleurs "confirmé, comme l'a indiqué Vincent Peillon, que cette piste n'est pas à l'ordre du jour actuellement et qu'elle sera peut-être évoquée après 2015".

Peillon fait l'unanimité contre ses diktats

La FCPE avait déjà battu des mains !
Jean-Jacques Hazan a avoué etre l'instigateur: c'est le retour de la co-gestion de l'Education. 
Le président de la FCPE, l'organisation dominante de parents d'élèves, s'est félicité lundi sur France Info de cornaquer le ministre. "On est très satisfait, c'est nos demandes", a exulté ce directeur de la restauration scolaire du XIIe arrondissement de Paris (quartier Picpus et Bercy, maire PS Michèle Blumenthal, ancien professeur d’histoire-géographie), dans un français approximatif. "Cinq heures de classe par jour à l'école, pas plus de six heures au collège, jamais plus de sept au lycée. [Très cartésienne, cette progression de l'effort!] 90 minutes garanties à tous le midi, jamais plus de sept semaines de classe d'affilée, jamais moins de deux semaines de congé et une réduction des vacances d'été, parce que c'est une demande sociale réelle, qui rejoint le besoin pédagogique, a-t-il comptabilisé.
VOIR et ENTENDRE Hazan considérer l'Education nationale comme une garderie d'enfants:

Les industries du tourisme sont en revanche inquiètes d'une concentration des congés scolaires:



Pas de chance, Peillon a lui-meme rétropédalé
Le journaliste de RMC, Jean-François Achilli a tendu la perche à Peillon, en 3e partie d'émission, le temps pour l'entourage du ministre de procéder à une mise au point. Au début de l'After, soit 40mn après la déclaration controversée, Achilli a donc fourni à Peillon l'occasion de nuancer une partie de ses propos. 
"Je n'ai jamais dit que je voulais réduire les vacances à six semaines, c'est le modèle idéal". Du côté du Premier ministre, à Matignon, on a d'ailleurs cassé l'annonce, affirmant que "cette piste n'est pas à l'ordre du jour actuellement et qu'elle sera peut-être évoquée après 2015".

VOIR et ENTENDRE
  le ministre de Hollande en pleine reculade, niant malhonnetement (video 2 ci-dessus) et appelant 
piteusement Luc Chatel à la rescousse :
Ce document est un montage de l'AFP qui a coupé ce qui dérange de la déclaration de Peillon sur BFMTV... L'original, dans sa continuité, est devenu difficilement inaccessible sur le coup de 10h00 ce matin !


Bruno Le Maire, UMP, lundi sur Canal + 

"C'est un récidiviste de la gaffe. Il avait déjà fait une gaffe absolument surréaliste sur la dépénalisation du cannabis, il en refait une sur les jours de vacances. Il parle trop vite et sème la confusion. J'ai quatre enfants, je suis comme n'importe quelle famille, quand j'apprends que, tout d'un coup, on va modifier les vacances d'été, ce ne sont pas de sujets légers, ce sont des sujets qui concernent toutes les familles françaises, tous les enfants. On n'a même pas encore réglé la semaine de quatre jours et demi, qui pose des difficultés majeures à toutes les familles et à toutes les communes. Il ne va pas effacer ses difficultés sur les quatre jours et demi en mettant en chantier la question des semaines de vacances d'été." La réduction des vacances d'été serait donc un rideau de fumée sur la réforme des rythmes scolaires au primaire: de la basse politique politicienne.

Xavier Bertrand UMP, lundi sur France Info  
"Monsieur Peillon a quand même le chic pour mettre un désordre sans pareil dans l'Education nationale. Et je le dis au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault: il faut qu'il recadre sérieusement d'urgence Vincent Peillon. 
Ce n'est pas le premier dérapage de Vincent Peillon. Dés le début de sa prise de fonction, quelques heures à peine, pris d'une fébrilité sans pareille, il avait indiqué la semaine de quatre jours et demi. Concertation : zéro. Ensuite il voulait le débat sur la légalisation du cannabis. Pour un ministre de l'Education c'est insupportable. Pour moi il aurait dû partir. La réforme des quatre jours et demi est complètement bloquée. Et là, il cherche par une pirouette à sortir du débat. Un ministre de l'Education ne peut pas travailler s'il n'a pas la confiance des enseignants."


François Fillon, UMP, dimanche sur TF1 
L'ancien Premier ministre a villipendé la méthode du ministre de Hollande. "Sur la méthode, c'est vraiment la caractéristique de ce gouvernement ; c'est l'improvisation, l'absence totale de concertation". Selon lui, le sujet "mérite d'être discuté avec [toutes] les associations de parents d'élèves". Après "le désordre autour de la semaine de quatre jours ou de quatre jours et demi, maintenant c'est les vacances d'été, tout ça mériterait un peu plus de concertation, un peu plus de recul et un peu moins de précipitation."


Harlem Désir, PS, lundi sur RTL, glose, un sourire en coin, sur les paroles du ministre
"Vincent Peillon a voulu indiquer qu'une réflexion pourrait être ouverte en 2015, à partir de 2015. Il s'agit d'une piste de réflexion pour l'avenir, il n'y a aucune décision dans ce domaine. On a toujours le droit d'ouvrir des réflexions, on ne doit pas être fermé. La réforme des rythmes scolaires dont il est question, c'est celle de la semaine, celle de la journée, celle des quatre jours et demi."



Bernadette Groison, présidente de la FSU,  fédération hégémonique de l'Education, lundi sur France Info) 
"Les rythmes scolaires méritent qu'on ait une réflexion globale sur l'ensemble du calendrier de l'année. Il faut que le ministre commence une large concertation s'il souhaite avancer sur la question des rythmes scolaires. Là, c'est prendre le problème à l'envers, c'est créer une polémique inutile. On a besoin de sérénité et de concertation. Si on rallonge de manière importante le temps d'enseignement, il faudra pouvoir dire aux enseignants qu'il va y avoir des contreparties, vous comprenez bien qu'aucun salarié ne va accepter que l'ont modifie son temps de travail sans qu'on regarde ses conditions de travail."
VOIR et ENTENDRE la chronologie des faits et des reculades avec Le Point: 

Matignon a désavoué son ministre, un homme pressé et qui parle trop vite, assurant que son voeu n'est pas à l'ordre du jour et a enfoui le projet: il "sera peut-être évoqué après ...2015".



vendredi 1 février 2013

Les enseignants grognent: Peillon leur donne 400 euros

Le gouvernement socialiste lutte contre les dérives budgétaires à coups de primes

Et une prime dès la première petite grève de fonctionnaires, une !

Vincent Peillon a aussitôt pensé à mettre la main à la poche du contribuable pour satisfaire l'électorat de fonctionnaires du pouvoir.
D'après Les Echos, dès le lendemain d'une grève peu suivie par les instituteurs, le ministre de l'Education nationale envisage d'accorder une prime aux enseignants du premier degré. Cette décision pourrait être confirmée vers la mi-février, mis le ministre refuse pour l'instant la transparence.

La grogne des enseignants porte sur tout
Comme la presse qui a fait pression sur Hollande pour faire céder Google, au prétexte que le moteur de recherche fait de la pub à la faveur des référencements qui rendent pourtant leurs journaux plus visibles et accessibles, les fonctionnaires de l'Education ne perdent pas de temps pour monnayer leur soutien électoral de la présidentielle. 
Tout est prétexte à extorsion: en attendant que les effectifs reviennent sur le tapis du chantage, à la question des rythmes scolaires, s'ajoute maintenant celle des revenus. 
A formation et compétence inégales, le ministre est tout disposé à réduire l'écart de traitement entre ceux du premier et du second degré, selon le quotidien économique. Pas question en revanche d'assimiler cette prime à une compensation pour le retour à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, lequel suscite bien des protestations. Une deuxième prime resterait donc à venir...

Ces 400 euros seraient versés annuellement  

Crise ou pas crise, ce n'est qu'un premier pas, selon Les Echos. 
Les syndicats n'ont pas renoncé, eux, à  faire aligner ce premier coup de pouce sur la prime des enseignants du secondaire, à savoir 1 200 euros. 

Vincent Peillon envisagerait par ailleurs de revoir le grade des enseignants du premier degré, là aussi pour tendre vers un alignement avec le second degré. 
Reste à connaître la nature du financement de ces mesures. 
Les classes moyennes semblent toutes désignées, quel que soit le vecteur de ponction.

Le quotidien croit savoir qu'une prime annuelle de 400 euros versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations ne serait pas reconduite: ces évaluations n'étaient d'ailleurs pas pratiquées par les enseignants "désobéisseurs", de même que le versement d'heures supplémentaires (défiscalisées ?) aux professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août. 
Nous demandons que le ministre accepte la transparence sur les bénéficiaires, lanature et le lieu de ces stages estivaux...

Quelques retraités dans la rue produiraient-ils les mêmes effets ?
Les Restos du coeur sont aussi faits pour eux...



vendredi 14 décembre 2012

Hollande achète des profs (et des médecins) au prix fort

Les socialistes tentent de séduire par l'argent


Le gouvernement Ayrault tente d'appâter les jeunes avec l'argent


Marisol Touraine garantit 4600 euros aux jeunes humanitaires  médecins, "volontaires" pour les déserts médicaux



Crises des vocations dans l'enseignement et la santé
Dans l'Education, Peillon crée 43.000 postes qui ne trouvent pas preneurs
Les postes mis au concours de recrutement restent non pourvus, faute de candidats. La sécurité d'un emploi de fonctionnaire ne motive pas les étudiants à se présenter aux concours et les rectorats devront recruter 15 % de leurs effectifs comme vacataires.En septembre 2012, 15 % des postes à pourvoir au concours du CAPES sont restés vacants. Le recrutement en mathématiques est de loin le plus déficitaire, avec un manque de 298 candidats (37 % des postes à pourvoir dans cette discipline), suivi de l’anglais (131 postes manquant, soit 16 %), pour un total toutes disciplines confondues de 706 postes vacants.

La SNES FSU dresse un constat plus sombre encore. Agrégation et Caplp (lycées professionnels) compris, le déficit atteint 853 postes, auxquels il faut selon le syndicat ajouter 267 candidats admis à la fois au CAPES et à l’Agregation: ces " doubles admissions " sont autant de postes non pourvus au détriment du CAPES.

Le gouvernement socialiste prépare un enseignement au rabais
Comme par magie égalitaire, 280 candidats admissibles à l’agrégation  - donc refusés aux épreuves orales (en anglais, par exemple !) - se verront proposer une admission au CAPES, pour combler ce manque, selon Catherine Gaudy, directrice générale des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, selon le Figaro.fr. 
Pour relever le niveau "Pour le reste des postes laissés vacants (526), nous allons recourir à des contractuels ", expliquait-elle le 12 juillet. Par le passé, le SNES était pourtant opposé à l'emploi de "maîtres auxiliaires" corvéables à merci, non ? Mais voilà un des aspects du "changement", à commencer parmi les militants...

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé un recul de la date limite des inscriptions aux concours (en juillet 2012) pour tenter d’attirer plus de candidats.

Et Peillon de maquiller cette désaffection des étudiants pour l'enseignement. Comme la nationalisation "transitoire" brandie contre Mittal à Florange, un "concours transitoire" en première année de master va avoir lieu en 2013 pour ..."pallier les départs à la retraite de 2014", à ce qu'il dit !
Caroline Lechevallier, secrétaire nationale du SNES FSU, syndicat dominant de l'E.N. associé à toutes les grèves nationales, explique une telle désaffection par la chute du nombre de postes mis aux concours, bien qu'elle corresponde au contraire à l'énorme diminution du nombre de candidats. Elle estime aussi que la difficulté des épreuves du concours du CAPES freine les vocations. La FSU accrédite ainsi l'idée qu'on doive abaisser le niveau d'exigences aux concours, lesquels débouchent sur un métier discrédité par l'idéologie régnante et des salaires bas pour un niveau bac +5. Titulaires du master  requis, il leur faut, en plus, obtenir des certifications obligatoires en langue (CLES) et en informatique (C2I). 

La FSU approuve le gouvernement qui embauche des contractuels, recrutés sans concours et sans formation. Ils ne sont pas titulaires et restent dans des situations précaires, qui les exposent à des pressions. Ils ne sont même pas sûrs d’être réemployés l’année suivante. Les recteurs essaient de recruter des gens qui ont un master avant de passer finalement des annonces à Pôle emploi.

Surcoût  de 2 milliards d'euros jusqu'à 2017 : mais 
combien en 2050 ?


Les recrutements de professeurs vont se poursuivre année après année pendant tout le quinquennat.

L'ouverture de 43.000 places aux concours aboutira, en 2013, à la création d'à peine 8281 postes équivalent temps plein. En effet, une grande partie des recrutés remplaceront des professeurs partant à la retraite: le solde des postes sera nul pour l'Éducation nationale. Et les autres recrues ne seront pas toutes présentes à temps plein (six heures seulement), puisqu'elles seront encore en formation.
Dans  son budget 2013, le ministère n'a pas détaillé le surcoût lié à ces nouveaux postes. Les chiffrages les plus précis ont été réalisés par deux think-tanks, l'Institut de l'entreprise et l'Institut Montaigne, lors de la campagne électorale. Le premier a évalué à 30.000 euros par an le coût d'un jeune enseignant, et donc à 360 millions d'euros par an le coût de la création de 12.000 postes, une somme supportable, la première année, rapportée aux 62,6 milliards de budget de l'Éducation nationale.
Mais le surcoût total des recrutements est énorme en 2017, lorsque  l'Éducation comptera 60.000 postes en plus par rapport à 2012, comme l'avait promis  le candidat Hollande.
Sur tout cela, l'enchanteur Hollande ne voulait entendre raison. 
La presse militante occultait d'ailleurs aussi le coût final de ces créations de postes de fonctionnaires, refusant d'évaluer le prix à supporter par les budgets pour les 75 années à venir (et plus), et non pas non seulement leurs 37 années d'activité.
D'après les deux instituts s'accordent pour prévenir qu'en 2017, la masse salariale de l'Éducation se trouvera alors être supérieure de 1,8 milliards d'euros à ce qu'elle aurait été sans ces recrutements. La facture supportée par les générations montantes n'est donc pas négligeable. À titre de comparaison, le relèvement cette année de 5,5% à 7% de la TVA dans de nombreux secteurs (restauration, travaux de la maison) doit rapporter 1,8 milliards.
Néanmoins, le gouvernement prévoit de stabiliser la masse salariale de l'État de 2012 à 2015 par des suppressions dans les autres ministères. Au total, le nombre de fonctionnaires d'État devrait rester stable.

En outre, les rémunérations devraient être "contenues", selon la sémantique en usage au gouvernement à laquelle adhère la presse engagée. 
Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget, a annoncé la poursuite, en 2013, du "gel" du point d'indice qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires. Les enseignants étaient sous-payés et le resteront, mais la FSU n'y voit cependant pas une cause de démotivation parmi les étudiants...

jeudi 6 décembre 2012

Peillon promet une formation à 20.000 jeunes "décrocheurs"

Education: se décharger sur les entreprises


70.000 à la fin du quinquennat, grâce à l'alternance et au service civique

Le ministre socialiste de l'Education s'inscrit dans la "continuité" de  la politique de droite.
Mais  "nous allons changer de dimension", s'exclame  Vincent Peillon, lors du séminaire national de lutte contre le décrochage à l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris. 
En six mois, il y aurait "aujourd'hui un résultat qui est déjà de 9.500" jeunes raccrochés, a-t-il affirmé, fixant "un objectif raisonnable de 20.000 jeunes "décrocheurs" (...) à qui nous pourrions [conditionnel inquiétant] proposer d'ici la fin de l'année 2013 une solution [flou artistique]". 

Echec du collège unique
Il a appelé à la "mobilisation" pour atteindre l'objectif fixé par François Hollande de diviser le décrochage par deux sur le quinquennat. Le ministère évalue à 140.000 le nombre de jeunes affectés chaque année.

Absentéistes pour la plupart, des jeunes quittent le système scolaire sans diplôme ni qualification
-sauf dans l'économie souterraine - et sont majoritairement issus de milieux populaires -voire clandestins-, orientés dans des filières professionnelles sans l'avoir choisi - en fonction de leur aptitude à parler, écrire, lire et compter - et surtout à comprendre la langue commune.

Concrètement, les "décrocheurs" seront "appelés un par un" par les 360 plateformes d'appui et de suivi des "décrocheurs" à partir de début décembre, donc dès maintenant: en avez-vous des exemples ? Après entretien et évaluation de leur niveau scolaire, ils se verront "proposer" -et ça devrait mener à janvier - un parcours personnalisé de retour en formation dans le cadre d'un contrat "objectif formation-emploi", c'est-à-dire en entreprise, et seront accompagnés par un tuteur. 

Sur le papier, le plan prévoit "la désignation d'un référent en charge de la lutte contre le décrochage" prioritairement dans les lycées les plus touchés, et "la mobilisation des places disponibles dans les formations menant à des métiers ayant des besoins de recrutement". Le ministère évoque ainsi 40.000 places en lycée professionnel, dont deux tiers dans la production industrielle. 

Parmi les solutions proposées, l'apprentissage, la formation continue, ou une nouvelle solution mixte service civique-formation et éventuellement un retour dans un lycée classique. 

Sur les 30.000 jeunes qui feront un service civique en 2013, au moins 10% des places seront réservées aux "décrocheurs", a annoncé Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique. Ils pourront par exemple mettre en oeuvre une politique "zéro gâchis, zéro déchets", dans les cantines ou aider des personnes âgées à se distraire dans des maisons de retraite tout en suivant une formation et en touchant une indemnité, dont le montant n'a évidemment pas été chiffré. 
"En se rendant utiles au moins 24 heures par semaine" "nous savons qu'ils reprendront confiance", a expliqué le ministre philosophe. 

Autres possibilités


Des structures innovantes comme le micro-lycée, le lycée de la nouvelle chance, le pôle innovant lycéen, ou le lycée-chantier René Char d'Avignon, où une dizaine de "décrocheurs" ont repris confiance en bâtissant l'année dernière une jardinière en pierres sèches placée sur un rond-point.

En termes d'innovation, la formation professionnelle continue (FPC) existe depuis 1971...


L'ONISEP lancera de nouveaux services, d'abord sur internet, puis sur smartphone. Avec leur code postal, les jeunes verront apparaître les structures d'accueil les plus proches: si ils veulent, ils n'auront plus qu'à se lever avant l'heure de fermeture. De même, ils pourront dialoguer par "chat" avec des conseillers de l'ONISEP, en gardant l'anonymat, s'ils le souhaitent. 

Ni les Onisep, ni les autres structures d'accueil n'ont encore sourcillé sur le manque d'effectifs et de crédits: seront-ils retranchés de l'enveloppe budgétaire que les lycées et collèges devront se partager ?  

Il s'agit d'aider dans un premier temps ceux qui sont sortis du système sans qualification, en attendant les résultats de politiques de lutte contre l'échec qui prendront du temps, comme la priorité au primaire -qui est moins prioritaire que les décrocheurs- et le principe du "plus de maîtres que de classes", a souligné V. Peillon. 

Car les difficultés des "décrocheurs" ont commencé "très souvent dès la grande section, le CP, le CE1", a-t-il souligné. 

"Certains éprouvent de la difficulté, nous transformons cette difficulté en échec, ces échecs finissent par être de l'exclusion", a-t-il déploré, après d'autres ministres avant lui.

Conclusion: les "décrocheurs" sont fichés
Alors que les "livrets scolaires" sont vidés des informations qui pourraient éclairer les professeurs, un nouveau fichier, le SDO – “suivi de l’orientation” – sera mis en place dans les collèges et lycées, via une application nationale dénommée SCONET-SDO. 
Il s’agit cette fois d’un fichage des “décrocheurs”. " Un outil de plus pour lutter contre le décrochage, qui est avec l’absentéisme, un fléau majeur de notre société ", a déclaré Jean Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au Ministère de l’Education. 
Le dispositif vise à collecter des informations sur les 100 à 150 000 élèves qui abandonnent chaque année. La fiche d’un “décrocheur” devrait comporter son parcours scolaire, le motif du décrochage, ainsi que des commentaires libres. L’utilisation de ces contenus inquiète. Le ministère affirme que ces informations ne seront pas transmises à d’autres administrations, mais les parents d’élèves et les enseignants sont très sceptiques (…). On notera – la circulaire le fait remarquer – que l’article L.313-7, introduit au code de l’Éducation (…), a instauré l’obligation pour les établissements d’enseignement de transmettre les coordonnées de leurs décrocheurs à des personnes et organismes désignés par le préfet ainsi qu’à la mission locale. 
On remarquera d’autre part que le dispositif mis en place sera complété puisqu’une deuxième partie du SDO, un fichage de l’orientation complète de l’élève, devrait voir le jour.

jeudi 1 novembre 2012

Ayrault a produit 20 couacs en cinq mois

La boîte à couacs est pleine


Regard bovin et tête de mort:
Ayrault-la-gaffe conjugue
déprime et dépression.
Résistons !


L'exécutif socialo-écolo a dépassé son quota 

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement étaient priés de se taire.

Jean-Marc Ayrault était devenu son principal porte-parole. Mais le chef lui-même a  pourtant enfilé les bévues comme des perles, donnant une image d'amateurisme "comme on n'en a jamais vu", souligna un Jean-François Copé horrifié. C'est même "la symphonie des couacs", selon Nathalie Kosciusko-Morizet: une symphonie de Mahler. Alors, cette boîte à couacs, est-elle une création originale de l'équipe socialiste ou un standard remixé ?
Devoir de mémoire...


Les couacs de procédure

En anticipant une annonce du Conseil constitutionnel, qui sanctionnait une grossière erreur de procédure, Jean-Marc Ayrault a atteint des sommets. Non seulement, il a prêté le flanc à des attaques sur le non-respect de la séparation des pouvoirs, mais il a aussi mis en lumière l'impréparation d'un gouvernement pressé d'agir dans la précipitation d'avoir trop longtemps tergiversé. Car, si les Sages ont retoqué la totalité de la loi Logement présentée par son alliée EELV, Cécile Duflot, c'est que le texte examiné dans l'hémicycle du Sénat n'était pas la version validée en commission le matin même. 

Un deuxième projet de loi pourrait d'ailleurs connaître un sort similaire au Sénat et cette délirante excuse ne pourrait plus être invoqué : celui sur la tarification progressive de l'énergie. En commission, une majorité de sénateurs a jugé que ce texte contrevient au principe de la "péréquation tarifaire". Les décrypteurs indulgents admettent cette fois que les travaux d'une commission engagent la gauche gouvernementale et les représentants négligés de 4 millions d'électeurs communistes n'ont pas laissé passer.

Le gouvernement Fillon a évidemment connu ce genre de situation. Une dizaine de projets de loi a été censurée, mais en CINQ ANS, totalement ou partiellement, par le Conseil constitutionnel. Sachant que le gouvernement Fillon était autrement plus productif, la censure la plus spectaculaire reste celle de la taxe carbone, quelques jours avant son entrée en vigueur. C'était au motif que les nombreuses exemptions prévues créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitaient les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La première était, elle, intervenue dès août 2007. C'est paradoxalement la lenteur socialiste à l'allumage qui permit de faire sourire un ministre socialiste malencontreusement, quelques jours avant la confirmation de la censure de loi Logement: "Nous sommes en retard sur le gouvernement précédent." 

Verdict: vu la lenteur de ses premiers pas, le gouvernement Ayrault a pris une forte avance sur ses prédécesseurs. 

Les couacs entre ministres

Partisan de l'auto-gestion, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est cru autorisé à proposer de revenir à la semaine de 5 jours dans le primaire et, dans la foulée, de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis.  Ayrault a dû recadrer son ministre indépenant. 

Jérôme Cahuzac penche pour un retour de la publicité après 20h sur France Télévisions. Court-circuitée, sa collègue Aurélie Filippetti écarte immédiatement l'hypothèse. 
Cet été, c'était l'inverse : Filippetti se déclare pour une redevance sur les écrans d'ordinateur mais, au Budget, Cahuzac, qui dément  dans la foulée. 
Le bouquet final se joue en ce moment : au moins cinq ministres ont donné leurs solutions pour relancer la compétitivité française.

La situation de François Fillon aux manettes était très différente, car les décisions étaient réputées prises à l'Elysée. En mai 2011, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, annonce aux députés UMP la suspension du démontage des panneaux annonçant les radars automatiques. Quelques minutes auparavant, son "patron" venait de réaffirmer la consigne de fermeté. 

En septembre 2009, le secrétaire d'Etat Christian Blanc, entrepreneur et UDF proche de Michel Rocard, envoie une lettre à Matignon pour se plaindre que les arbitrages rendus sur le Grand Paris ne figurent plus dans le projet de loi. Et demande que sa version remplace celle des services du Premier ministre. 
Enfin, mentionnons Christine Lagarde, alors rebaptisée "Lagaffe", mais aujourd'hui directrice générale du FMI. En septembre 2007, la ministre des Finance annonce un plan de rigueur dans la fonction publique est en préparation, dit-elle. Pas du tout, est obligé de répondre, embarrassé, Matignon.


Verdict :  le ministre en charge au gouvernement Fillon avait entendu les 80 députés UMP frondeurs hostiles à la nouvelle politique de sécurité routière du gouvernement. Mais s'agit-il d'un simple couac ou d'un grave conflit d'intérêts, lorsqu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, fait nommer sa concubine Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des InRockuptibles dont le patron n'est autre que Matthieu Pigasse, en outre actionnaire multi-millionnaire du Huffington Post et du Monde, nommé à la future Banque Publique d'Investissement (BPI), comme conseil,   par... Pierre Moscovici ?
3 couacs subalternes en 5 ans, côté Fillon, mais 5 couacs "maousse costauds" en 5 mois, côté Ayrault. 

Les couacs entre le Parlement et le gouvernement

Le projet de loi de finances 2013 a donné lieu à quelques amendements tout droit sortis des couloirs de l'Assemblée et que les ministères ont découvert au dernier moment. D'où une impression de flottement. Ce fut particulièrement vrai avec la proposition du député PS Christian Eckert d'intégrer les oeuvres d'art à l'ISF.
L'hyper-président qui a précédé la "gauche molle" était pressé par la crise et le besoin de réformes de faire adopter ses projets de loi. Entre décembre 2010 et janvier 2011, Le Figaro compte "une série de couacs: sur le permis à points, la réforme de la garde à vue, la Cades, les avantages fiscaux pour les aides à domicile et la fiscalité du patrimoine". 
Le couac le plus spectaculaire reste celui - écologique- de mai 2008. L'Assemblée adopte alors un amendement communiste qui limite considérablement la culture des OGM. La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosicusko-Morizet dénonce un "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP et Jean-Louis Borloo, son  propre ministre de tutelle.


Verdict: Dans le cas de NKM, François Fillon saura faire preuve de fermeté et lui imposer un exil du palais Bourbon:  elle finira par présenter des excuses publiques .

Les couacs d'amateurs

"Amateurs!", lance la totalité de la droite à l'adresse de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement. Et à demi-mots, la gauche reprend l'idée. Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel a demandé au gouvernement de "mieux respecter les contraintes du travail législatif". 


Déçu de n'avoir pas obtenu le ministère de la Justice, le député PS Jean-Jacques Urvoas ironise sur le manque de considération de Ayrault, "chef" hégémonique : "en général, on commente une décision" du Conseil constitutionnel mais "on ne l'annonce pas". 

Sur ces accusations d'amateurisme, Jean-François Copé a exprimé sa préoccupation. Ses adversaires lui rappellent qu'en avril 2009, lors du vote de la loi Hadopi, défendue par Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il déclencha une belle colère du chef de l'Etat quand la majorité à l'Assemblé, ne  put rejeter le texte, à cause d'une trop faible mobilisation des troupes UMP dans l'hémicycle. 

Mieux, en avril 2008, des députés UMP critiquent l'amateurisme du gouvernement Fillon. 
Mais, pour tout dire, il s'agissait alors, sur fond de boycottage des JO de Pékin, de la cacophonie provoquée par les déclarations intempestives de Rama Yade, ainsi que du désordre créé par le franc-tireur Martin Hirsch, venu de la société civile et associé au gouvernement d'ouverture en qualité de Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse. Difficile, en vérité, de faire de  deux contextes différents une vieille rengaine de couacs.

Verdict: D'une part, Copé n'était pas Premier ministre et d'autre part les élus socialistes avaient usé contre la loi Hadopi d'un stratagème peu reluisant, se cachant sournoisement derrière un rideau pour tromper leurs adversaires sur leur nombre réél, contre tous les usages et pendant les vacances de Pâques. 
Se faire sermonner par le président du Sénat, qui plus est membre de son propre camp, est en revanche une autre prouesse accablante de Jean-Marc Ayrault. 

VOIR et ENTENDRE Ayrault se revendiquer "chef" de cet orchestre à vent: 


La chance de Ayrault, c'est qu'il n'a plus que quatre ans et six mois à tenir !
Si Hollande est plus  mou que Mitterrand, malade, avec Edith Cresson...
Quant à nous, nous serrons tout ce que nous pouvons.