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mercredi 12 septembre 2018

Les députés MoDem peinent à marcher dans les pas de l'exécutif

Les centristes macroniens craignent de faire les frais de la politique de Macron dans leurs circonscriptions

En dépit des signaux de détresser adressés par ses troupes, François Bayrou reste fidèle au chef de l'Etat

Le groupe MoDem à l’Assemblée nationale continue de s'assurer de la protection de la majorité présidentielle LREM à l'Assemblée mais, sur le terrain, ils commencent à prendre la mesure des couleuvres avalées. Or, en cette nouvelle rentrée parlementaire, l'approche des Européennes crispe l'alliance. 

Les députés, fidèles au chef de file MoDem, commencent à en avoir assez d'essuyer les critiques des électeurs plus que mécontents dans les circonscription. "Nos mandats sont fragiles. Nous le savons. Alors quand on entend "on ne vous a pas élus pour cette politique", ben, ça fait réfléchir. Et personnellement je ne m’y retrouve d’autant moins qu’on ne nous écoute pas", gronde un député MoDem, harcelé par les retraités, les chômeurs et autres précaires de son département.

Les élus MoDem font remonter au sommet le sentiment grandissant d’être pris "pour de la roupie de sansonnet". Au cœur de leurs récriminations contre le Président et son gouvernement, le manque d’une politique sociale clairement affichée. "Bien évidemment que le compte n’y est pas en matière sociale en cette rentrée", s'irrite Bruno Fuchs, député apparenté MoDem du Haut-Rhin pointant  du doigt les déclarations du premier ministre sur la non-indexation des retraites sur le coût de la vie et les menaces pesants sur la politique familiale.

"Nous ne sommes clairement pas assez entendus. Le volet social et humaniste que nous défendons n’est pas assez pris en compte par le gouvernement. Il faut que nous soyons plus revendicatifs, que nous montrions plus ce que nous sommes et que nous exprimions plus clairement nos convictions", tempête, à l’unisson avec son collègue, Richard Ramos, le député MoDem du Loiret. "ON ne nous a pas entendus quand nous avons dit que le plafond du montant des retraites pour l’augmentation de la CSG était trop bas", conteste-t-il. Le plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté qui doit être présenté jeudi sera-t-il de nature à apaiser leurs états d’âme, quand on sait que les promesses sont revues à la baisse ?

Les juppéistes ne manifestent pas les mêmes impatiences

En décembre 2017, François Bayrou exhortait déjà le gouvernement à marcher sur ses deux jambes lors du congrès du MoDem. En cause, le volet économique et surtout le volet social. 

Des critiques exprimées une nouvelle fois un semestre plus tard lors d’un conseil national du MoDem, en juin dernier. Devant ses troupes clairsemées, l'ancien ministre d'Edouard Philippe s’en était pris sans ménagement à la politique de Macron. Des amertumes réservées au huis-clos de la rue de l’Université, siège du MoDem.

Début septembre, les députés les plus libres ont demandé à leur chef de file de monter cette fois publiquement au créneau. "Il faut qu’il s’exprime et fortement", souhaite anonymement l’un d’entre eux. Pour le moment, le démissionné du gouvernement s’est contenté d’un entretien avec le quotidien de sa région pour annoncer qu’il ne serait pas tête de liste aux prochaines européennes : le sujet de ses ambitions personnelles reste sa priorité.

"Tout ce qu’il a à dire, il le dira lors de l’université de rentrée du MoDem [qui se tiendra à Guidel dans le Morbihan du 21 au 23 septembre]", précise de son côté Marielle de Sarneznuméro 2 du MoDem et  présidente -par protection- de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. 
"Nous sommes pleinement à l’aise dans cette majorité, assure Richard Ramos, très lucide sur sa dépendance à LREM, sans addiction, et nous souhaitons tous qu’elle réussisse"
"Nous serons très attentifs à ce que les efforts demandés ne pèsent pas sur les plus fragiles déjà lourdement mis à contribution et nous serons tous d’accord pour nous opposer à la fin du repos dominical", nuance, en bon démocrate chrétien, Jean-Noël Barrot, porte-parole du Modem et député des Yvelines.

Les élus MoDem se plaignent d'être classés parmi les "gens qui ne sont rien" 

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Au bord de la fronde, les députés MoDem commencent à exprimer leur ras-le-bol de ne pas être entendus. Leur décision de présenter leur propre candidat - pour la forme- à la présidence du perchoir en est le symbole. Officiellement, il s’agit pour Marielle de Sarnez de "montrer que nous sommes présents. Ce n’est pas une candidature contre Ferrand, insiste-t-elle. Le MoDem exprime sa sensibilité et sa volonté de voir le Parlement exister dans la plénitude de ses pouvoirs". C’est la raison pour laquelle la candidature de la benjamine du groupe Sarah El Haïry, députée de Loire-Atlantique, a été avancée - le groupe devait en débattre dans la soirée de mardi. Une candidature alternative leur éviterait de voter pour Richard Ferrand, le patron du groupe LREM qui n’est pas le meilleur exemple de la "république exemplaire" défendue par Macron et Bayrou.

Dès le début de l’affaire Benalla, l'ex-député des Pyrénées atlantiques n'a pas hésité à écorner son image de "monsieur propre", pourtant déjà souillée par l'affaire d'emplois fictifs européens : François Bayrou aime d'autant plus l'UE que le Parlement européen rapporte à son parti... Sa surenchère de loyauté à l’endroit du chef de l’Etat utilisa les mêmes éléments de langage pour expliquer que le Benallagate ne serait en rien d’une affaire d’Etat mais juste d’un simple fait divers. 

Les élus MoDem ne peuvent ignorer que Bayrou est un inconditionnel de Macron. "Nous avons montré qu’en cas de coup dur, nous étions derrière le président de la République et que nous ne lâchions pas. Même si cela posait problème et questionnait beaucoup d’entre nous. 
"Maintenant que nous avons fait preuve de notre loyauté, il ne faudrait pas qu’il oublie de nous entendre, lance le marchand de tapis de l'ancien monde. Nous entrons maintenant dans une phase beaucoup plus politique avec lui", confirme un des députés MoDem parmi les plus entendus, mais qui préfère garder l'anonymat. 
Or, dans le logiciel macronien, la loyauté n'est pas une vertu qui serait récompensée en retour. En revanche, toute désertion est payée cash.

dimanche 8 juillet 2018

Emmanuel Macron devant le Congrès de Versailles : une mise en vedette à 4 ou 500.000 euros

Un "pognon de dingue" pour un caprice jupitérien


Le président de la République convoque à nouveau son Congrès à Versailles, un an après avoir usé pour la première fois de cette prérogative offerte depuis 2008 au chef de l'Etat par la Constitution.

C'est un chiffre qui irrite ceux qui s'opposent à la tenue d'un nouveau congrès à Versailles, ce lundi 9 juillet. Le coût de l'opération de com' présidentielle s'élèverait à 286.000 euros, pour donner au peuple l'illusion que les 577 députés et 348 sénateurs convoqués sont derrière lui. La captation audiovisuelle représente plus du tiers du coût prévisionnel.
Si le coût augmente encore inutilement la dépense publique, il serait toutefois 7.000 euros inférieur à celui de l'an dernier (293.000 euros en 2017). Quels sont donc les nouvelles ristournes consenties au président, après celles dont le candidat avait été gratifié en campagne?

"De la communication politique à 500.000 euros"

Pour l'An II de son quinquennat, comme l'an dernier, les députés de la France insoumise ont décidé de boycotter l'invitation, refusant d'entendre "le monarque" sans débat possible.
Quelques députés des Républicains ne s'y rendront pas non plus, dénonçant le coût et l'inutilité du discours. 
"C'est juste de la communication politique à 500.000 euros, par respect je n'irai pas", a ainsi déclaré le député LR de Moselle Fabien Di Filippo.
"Cela coûte extrêmement cher. On parle tout de même de 400.000 euros", dénonce de son côté le député du Morbihan Paul Molac, qui sera le seul élu LREM à ne pas se déplacer à Versailles.

L'Elysée se défend en indiquant que le président ne fait que profiter d'une disposition de la réforme constitutionnelle de 2008. Elle permet au chef de l'État de prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote". Beaucoup de bruit pour rien.

mercredi 8 avril 2015

Plan Vigipirate : la grogne monte chez les CRS

Faut-il faire appel aux... postiers ou redéployer dans la rue les nouvelles recrues de l'Education nationale ?

L'équivalent de trois compagnies de CRS s'est fait porter collectivement pâle

Ils entendent manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate qui les "épuise", a-t-on appris mardi de sources syndicales policières. Depuis la semaine dernière et mardi, 240 CRS se sont déjà mis en arrêt maladie. Ce moyen de manifester son mécontentement n'est pas une première chez ces spécialistes du maintien de l'ordre, relativise-t-on du côté de Nanard Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur et chance exceptionnelle des Français.

Cela a d'abord concerné la CRS de Toulouse vendredi puis, mardi, celles de Lyon et Nancy qui devaient venir en renfort pour Vigipirate en région parisienne. Selon Nicolas Comte, responsable d'unité police SGP-FO (second syndicat de gardiens de la paix et de CRS), "l'emploi très tendu des effectifs" en raison de Vigipirate a déclenché un "ras-le-bol" des CRS. Ils se disent "épuisés" et "inquiets sur les possibilités de tenir à long et moyen terme à ce rythme". "Il faut donner des signaux, ouvrir des négociations", a demandé le syndicaliste.

Une mobilisation sans précédent

"On a tapé sur les repos et la formation, les CRS n'en peuvent plus", a assuré Nicolas Comte. Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour "plusieurs mois", avait claironné le gouvernement début mars. "Tous les sites sensibles restent protégés", a  confirmé Manuel Valls, le 4 mars dernier.

Le gouvernement n'a jamais manqué une occasion d'afficher sa détermination à poursuivre l'opération Sentinelle autant que nécessaire face à la menace d'attentats toujours très élevée visant la France. Manuel Valls avait ainsi assuré mi-février que le plan Vigipirate serait prolongé "autant que nécessaire, tant que la menace reste élevée".
"Il faut dire la vérité aux Français, avait politisé le communicant de Matignon [...] Il faut s'habituer à vivre avec cette menace terroriste qui est le fruit d'organisations internationales particulièrement barbares", avait prévenu le Premier ministre. Le pouvoir et les media ont beaucoup vanté le courage des CRS, mais, eux, ils ne s'habituent pas.
Les premières victimes de l'islamisme
seraient les musulmans
C'est l'agression le 3 février de trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice qui avait entraîné le relèvement par Manuel Valls au niveau "alerte attentat" du plan Vigipirate dans les Alpes-Maritimes, rappelle L'Obs: pour cet hebdomadaire, la solution réside-t-elle dans le départ des Juifs français ou faut-il tout de suite restituer Nice à l'Italie ou, mieux, aux Ottomans de l'actuelle République de Turquie ?

Depuis que des 
djihadistes français ont perpétré les tueries de Charlie Hebdo à Paris et de l'Hyper Casher de Vincennes, 10.500 militaires protègent 830 "sites sensibles" en France, dont 310, principalement juifs, en Ile-de-France. Un millier de CRS en moyenne est mobilisé chaque jour, selon les sources syndicales. Cette mobilisation sans précédent, qui entraîne aussi d'importants surcoûts budgétaires, risque toutefois d'épuiser les effectifs soumis à rude épreuve depuis plusieurs mois, avaient indiqué plusieurs sources lors de cette annonce gouvernementale et politicienne. Peu avant 11 heures mardi, la Direction générale de la police nationale (DGPN) n'était pas en mesure de communiquer.

Ils connaissent bien le terrain: on attend les enseignants dans la rue, vite !
Mais eux aussi ont le blues des rythmes de travail. 
Alors Besancenot et ses postiers peuvent-ils aussi faire l'affaire et servir la République ?...

dimanche 1 décembre 2013

Grogne des clubs équestres de Paris à l'Ile-de-France, lundi, en passant par Nice

"Opérations escargot" lundi pour sauver les centres équestres et les emplois

Des chevaux, poneys et cavaliers dans les rues de Paris, le 24 novembre

Les clubs de poneys ne sont pas élitistes:
ils participent à la démocratisation du sport
Des milliers de cavaliers et de poneys avaient manifesté le 24 novembre à Paris contre une hausse de la TVA qui pourrait mener à la fermeture de 2.000 centres équestres.
Des milliers de cavaliers et de poneys venus de toute la France ont protesté contre la hausse de la TVA de 7% à 20%, a indiqué Pascal Mulet-Querner, porte-parole du collectif équitation en péril. A pied ou à poney, les militants étaient partis en début d'après-midi de la place d'Italie pour défiler jusqu'à la place de la Bastille et de la Nation.

Cette manifestation nationale était soutenue par la Fédération Française d'Equitation (FFE), la Fédération Nationale du Cheval (FNC), le Groupement Hippique National (GHN), la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) ainsi que tous les Comités régionaux d'équitation de France.

La fermeture de 2.000 centres équestres
"La filière du cheval refuse catégoriquement la mise en place de toutes subventions, primes ou fonds 'cheval'", avertit le dirigeant d'un centre équestre. Selon lui, "cette augmentation va entraîner la fermeture de 2.000 centres équestres sur 7.000, la perte de 6.000 emplois directs et envoyer 80.000 chevaux à l'abattoir".

Serge Lecomte, président de la FFE, a présenté un dossier au gouvernement. Il "travaille à une solution juridique qu'il va proposer bientôt au gouvernement". De son côté, la ministre des Sports, Valérie Fourneyron annonce maintenant que "le gouvernement est prêt à activer tous les leviers pour garantir les perspectives de la filière".

"
Il faut que l'on puisse réviser cette directive [européenne] TVA et pouvoir emmener d'autres pays qui n'y sont pas favorables à ouvrir légalement un taux de TVA réduit pour les centres équestres", souligne-t-elle. "Il faut repartir sur une directive européenne révisée, mais cette renégociation n'est pas à court terme et dans cette période nous activons donc tous les leviers en concertation avec la filière pour que cet impact de la TVA soit limité", ajoute-t-elle.


Le gouvernement avait négligé de défendre la spécificité du cheval de selle français
Il avait accepté pour fin octobre une hausse de la TVA sur les centres équestres pour se mettre en conformité avec la réglementation de Bruxelles. Cette hausse a "évité une condamnation inéluctable de la France à une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros par la Cour de Justice de l’Union européenne, pour non-respect de la directive TVA", avait fait valoir le ministre. 
Le ministère n'a rien tenté et assure que la Cour de justice européenne aurait été saisie le 20 novembre pour non-respect de la condamnation intervenue en mars 2012. "Cette amende aurait lourdement affecté les comptes publics et n’aurait pas été remboursée à la France, même après mise en conformité", insiste le communiqué du ministère diffusé ce samedi.

Selon Bruxelles, le taux réduit de TVA est réservé à la vente de chevaux destinés à l'alimentation ou à la production agricole et ne peut donc pas être appliqué aux chevaux de course ou utilisés pour les loisirs, indifféremment. La France bataille depuis 2002 avec Bruxelles sur ce sujet et la Cour du justice européenne (CJCE) a indiqué en mars 2012 que la situation française n'est pas conforme à la directive TVA. 

Pour les professionnels de la filière,
cette hausse menace de fermeture un tiers des 7 000 centres équestres du pays, alors que plus de 2,3 millions de Français pratiquent l'équitation. Il s'agit de la troisième fédération sportive derrière le football et le tennis, fait valoir le groupement hippique national. Il ne s'agit donc pas d'un sport élitiste comme le prétend la gauche et il aurait donc dû motiver Valérie Fourneyron qui est supposée être ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative.


VOIR et ENTENDRE le reportage de TF1 consacré au rassemblement des cavaliers sur la promenade des Anglais à Nice, contre le triplement du taux de TVA sur les centres équestres, ce dimanche 1 décembre 2013:



Opérations escargots lundi 2 autour de Paris

Le gouvernement a avoué samedi qu'il peut réduire la hausse de la TVA en négociant avec la Commission européenne un taux réduit
pour certaines activités des centres équestres, censées être soumises à un taux plein de 20% au 1er janvier, contre 7% actuellement. 
Les ministres de l'Agriculture, du Budget et des Sports indiquent qu'ils vont se décider à solliciter de Bruxelles l'autorisation d'un taux réduit de 10% au titre du "droit d’utilisation d’installations sportives". Il existe en effet plusieurs activités, le sport (l'équitation), mais aussi, par exemple, la pension de chevaux. Et "il faut qu'on soit capable de faire la différence" entre elles pour peut-être leur appliquer des taux de TVA distincts", avait admis S. Le Foll.
Ils demanderont en outre qu'une délégation de représentants des centres équestres soit reçue par le Commissaire européen à la fiscalité. Mais les cavaliers restent fortement mobilisés et sont déterminés à protéger la filière du cheval de monte.

Les centres équestres ne sont pas prêts faire confiance sur "l'équitaxe".
La circulation en Ile-de-France risque d'être fortement perturbée lundi par une opération escargot des centres équestres qui protestent contre l'équitaxe. 

Lundi, ce sont les clubs d'Ile-de-France, renforcés par de nombreux centres équestres venus de province qui vont mener,
tôt le matin, des opérations escargot autour de la capitale
Quatre cortèges de camions sont prévus en direction du Salon du cheval à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Un premier rassemblement aura lieu aux Ulis (Essonne) à 6 heures. Ce cortège va emprunter l'A6 A jusqu'à la porte d'Orléans avant de rejoindre celui parti du Haras de Jardy (Yvelines) à la porte de Saint-Cloud. L'ensemble de ces camions rejondront par le périphérique ensuite la Porte de la Chapelle, puis Villepinte. 
Deux autres convois sont prévus. L'un partira sur l'A6 à partir d'Evry (Essonne) en direction de la porte d'Italie. Le quatrième au départ de Noisy-le-grand (Seine-saint-Denis) empruntera l'A4. Ces deux cortèges contourneront Paris par l'est. En principe, ces opérations escargot seront terminée vers 13 heures.

mercredi 13 novembre 2013

Le secteur de l'équitation se cabre contre le ...triplement de sa TVA

A en croire Le Monde: "les centres équestres bénéficient actuellement d'une TVA réduite à 7 %" 
Cette taxe passera simplement à 20 % dès janvier 2014, soit un triplement... 
Le décret d'abrogation du taux réduit de TVA sur l'activité des centres équestres vient en effet d'être publié mercredi 13 novembre au Journal officiel. "Cette suppression du taux réduit pour les centres équestres fait suite aux injonctions de Bruxelles, et doit éviter à la France d'être condamnée devant la Cour de justice européenne", s'est justifié le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.
Et le journal socialiste prend le parti du gouvernement. "Pourtant", s'étonne-t-il, "l'annonce de cette augmentation a créé une forte inquiétude dans le monde équestre, et engendré une très forte mobilisation." Les directeurs de centres équestres "se disaient" rès inquiets. "C'est une catastrophe," résumait au Monde.fr Danielle Massuda, cogérante du centre La Lisière, dans les Yvelines."Certains centres équestres ont déjà du mal à tenir debout, il y a moins de licenciés, moins de clients. Beaucoup de petites structures vont disparaître, en particulier dans les zones peu urbaines, ajoutait-elle. Si on répercute cette hause dans le prix des licences, il y aura encore moins de cavaliers, mais on ne peut pas absorber cette hausse sans compensation."

A quatre ministres pour se retrancher derrière l'Union européenne
C'est pour éviter une nouvelle condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne que "le gouvernement a été contraint de mettre fin, à partir du 1erjanvier 2014, au taux réduit de TVA pour les activités des centres équestres", ont déclaré conjointement, le 25 octobre, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, et le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, outre Moscovici. Ils ont pourtant pour habitude de soutenir avec aplomb que leur politique n'est pas dictée par Bruxelles...

Deux millions de cavaliers


Lundi 11 novembre, ils étaient plusieurs milliers à défiler dans les rues de Paris pour se faire entendre du président de la République, François Hollande. Rappelant que la France compte plus de deux millions de cavaliers, la Fédération française d'équitation, la Fédération nationale du cheval et le Groupement hippique national estiment que ce triplement de TVA pourrait mettre en danger 2.000 des 7.000 centres équestres, mais aussi près de 6.000 emplois salariés. Comme dans la capitale, des manifestations ont eu lieu dans différentes villes comme Dijon, Rouen, Meaux ou encore Melun.

"Nous avons le soutien de pratiquement tous les sénateurs et députés, de tous bords, ajoute Serge Lacombe, le président de la Fédération française d'équitation. Le gouvernement et François Hollande étaient eux aussi bienveillants à notre égard, jusqu'à cette décision."

Hollande trahit à nouveau ses engagements

Danielle Massuda est amère. "Je ne suis pas surprise car je m'y attendais. Le gouvernement a déjà fait marche arrière face à des mesures très impopulaires, notamment concernant l'épargne, et il ne va pas multiplier les marches arrière, surtout pour un secteur d'activité comme le nôtre."

"Cette hausse va se traduire par une cacophonie dans toute la filière, qui va être fragilisée, ajoute Serge Lacombe. Elle s'ajoute à la réforme des rythmes scolaires qui a déjà réduit l'activité des centres équestres de 15 %."

Danielle Massuda, en colère, se sent trahie par la décision du gouvernement. "Le gouvernement s'était engagé à ne pas augmenter jusqu'à 20 % la TVA. Et là, ils reviennent sur leur décision. C'est incompréhensible, et non fondé. Ce brusque revirement est une trahison !" Pour calmer les ardeurs, Pierre Moscovici a affirmé son attachement au monde de l'équitation. "Nous sommes attentifs à cette filière équestre et nous ne souhaitons pas que ce sport devienne ou redevienne un sport de nantis," a-t-il perfidement expliqué à l'Assemblée nationale.

Aucun de la bande des quatre n'a envisagé que cette rentrée salutaire d'argent puisse être mutualisée et affectée au secteur sportif, notamment aux activités faiblement subventionnées... Les morts de soif du gouvernement ont manqué l'occasion de témoigner de leur vertu et de leur compassion aux athlètes de handisport.

vendredi 8 novembre 2013

Standard and Poor's sanctionne la politique économique de Hollande

Un réquisitoire justifie la dégradation par l'agence de notation  

L’agence s’interroge en clair sur la capacité des socialos-écolos
L’agence de notation a décidé d’abaisser la note souveraine accordée à la France. Elle passe de « AA+ » à « AA ». - AFP
à mener des nouvelles réformes et à réduire les dépenses publiques.

En dégradant la France pour la deuxième fois en moins de deux ans,
à AA , Standard & Poor’s porte un coup dur au gouvernement. D’autant que, loin de critiquer les fondamentaux de l’économie, l’agence de notation met en cause directement à sa politique économique et s’interroge ouvertement sur la capacité de l’exécutif à réformer le pays.
"Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaire et structurelle dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ", explique Standard & Poor’s dans son communiqué . Après une croissance nulle cette année, elle anticipe une hausse du PIB de 0,7 % l’an prochain et de 1,4 % en 2015, inférieure aux prévisions de Bercy (+0,9 % en 2014, + 1,7 % en 2015).

Marge de manoeuvre réduite

S&P prend note des mesures prises depuis un an (notamment le crédit d’impôt compétitivité et emploi, ou encore l’accord sur l’emploi conclu par les partenaires sociaux traduit dans la loi cet été) mais estime qu’elles sont "probablement insuffisantes " pour débloquer le potentiel de croissance et n’ont "pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016".

Ce contexte réduit la marge de manoeuvre du gouvernement, selon Standard & Poor’s. "Le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ", souligne l’agence. 
La fronde bretonne sur l’écotaxe, impôt maudit en France, et, plus globalement le débat sur le "ras-le-bol fiscal" ne sont également pas passés inaperçus. Le "mécontentement grandissant" des Français face "au poids croissant de la fiscalité" et les " revirements" du gouvernement en la matière (écotaxe, épargne..) "les pouvoirs publics disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", met en garde S&P.

"Incapacité à réduire significativement les dépenses"

L'agence pointe l'"incapacité du gouvernement à réduire les dépenses de l’Etat de manière significative". Comme ne cesse de le répéter l'opposition, "nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance", a précisé Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de S&P. Impossibilité d’augmenter davantage les impôts, difficultés à baisser les dépenses, "la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors que nous la considérions auparavant comme élevée au regard des pays comparables", poursuit l’agence. 
S&P annonce un déficit de public de 4,1 % cette année, conforme à la prévision du gouvernement, mais supérieur aux 3,5 % attendus par S&P il y a un an quand elle avait confirmé la note de la France. Elle estime désormais que la dette publique de la France culminera à 93,2 % du PIB en 2015 (hors soutiens aux fonds européens).

Difficile pour le gouvernement d'avoir raison contre tous

Hollande avait fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice,
depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique. Mais il a aussi créé des postes de fonctionnaires et engagé des dépenses inconsidérées, tels les 3 milliards promis encore aujourd'hui par Ayrault pour le désenclavement des quartiers populaires de Marseille nord.
Le gouvernement a mal pris la condamnation de sa politique. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille pour la municipale 2014, a soutenu sur France Bleu Provence que l’agence n’aurait "pas pris en compte toutes les réformes" menées depuis l’an dernier, notamment le projet concernant les retraites, en dépit de l'opposition de TOUS les sénateurs, toutes tendances confondues, un fait sans précédent. 
De son côté, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a dénoncé les " jugements critiques et inexacts" de l’agence de notation.


Depuis mai 2012,
chacun redoutait d'avoir à payer d'un lourd tribut l'inexpérience du président et l'amateurisme de l'exécutif. 
Les Français affligés ont dû faire avec l'injustice sociale et la totale inconscience d'un pouvoir d'idéologues donneurs de leçons inappropriées et incapables d'adaptation à la situation. Non seulement ils prennent leur entêtement pour une "détermination" que les résultats ne justifient en rien, mais ils nient avec entêtement les évidences, les conseils et les mises en garde, d'où qu'ils viennent.

Les Bonnets rouges ont compris qu'il n'y a rien à attendre de bon de ces bras cassés-là.

Pourvu qu'ils n'aient pas donné en Bretagne le signal de la révolte partout en France.

   

dimanche 3 novembre 2013

Impopularité: les ministres de Hollande irritent les préfets

Grogne dans la préfectorale

L'amateurisme perdure


Le manque de coordination, l'improvisation permanente sont les maux  principaux dont souffrent  les préfets lors des visites ministérielles en province.
Le mauvais exemple vient de l'Elysée
Lors de son déplacement de mai 2013 à Caen, escorté de Cécile Duflot, ministre du Logement, et de Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, le préfet et les parlementaires du Calvados avaient été informés le mardi pour le vendredi.
La police doit protéger les manifestants
contre les badauds
De même le Premier Sinistre qui s'est rendu à Caen le lundi 14 janvier 2013 était attendu au train, mais est arrivé en avion.

Plusieurs préfets ont fait connaître au sommet de l'Etat leur mécontentement sur la manière dont sont organisées les visites ministérielles en province, alors que les problèmes de sécurité vont croissant.

Déplacements sous haute protection
La dernière note de synthèse rédigée par le ministère de l'Intérieur, datée du 11 octobre, pointe explicitement cette grogne, citant le cas du Calvados, où des manifestations officielles se sont télescopées, sans aucune concertation préalable. Le préfet donne pour exemple de cette mauvaise coordination l’organisation avec un très bref préavis d’une visite officielle qui a occulté dans les media la conférence régionale pour l’emploi qui se tenait le même jour et qui marquait la mobilisation de l’Etat, des acteurs économiques et des collectivités dans la déclinaison de la conférence sociale nationale du 21 juin dernier. Cela n’a pas manqué d’exaspérer les élus locaux, dont ceux de la majorité présidentielle.  

En cause, la crainte de rencontrer les Français face à face

Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : un rapport confidentiel des préfets tire la sonnette d'alarme, soulignant l'exaspération grandissante des Français.
Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : selon un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur, les Français sont de plus en plus exaspérés.Faut-il craindre le pire dans les mois à venir ? 
Une note confidentielle a été rédigée par le ministère de l'Intérieur à partir des rapports transmis par les préfets, du fait de l'exaspération grandissante des Français. Cette note a été jugée suffisamment préoccupante pour être   publiée le 27 septembre et communiquée aux principaux dirigeants de la majorité, comme le révèle Le Nouvel Observateur.


Le président Hollande a réduit à deux jours ses déplacements en région, suite aux nombreux incidents qui ont émaillé son déplacement à Dijon.

Leur impopularité incite ses ministres à dissimuler leurs déplacements.
Ils n'en font l'annonce qu'au dernier moment, de peur de se faire siffler et mettent les préfets en difficultés.  
Les représentants de l'Etat sont ainsi contraints de faire tenir le peuple à distance respectable et de prévoir des positions de repli pour assurer le sécurité des membres du gouvernement lors de leurs déplacements  de dernière minutes.
Manuel Valls à Trappes 
 le vendredi 22 juillet 2013: 
scène révélée par une vidéo I>Télé
Outre le président Hollande régulièrement interpellé, les principaux ministres visés sont les membres du gouvernement les plus répressifs, tel Manuel Valls,
 ou les plus arrogants et méprisants, au premier rang desquels on trouve Montebourg et Taubira, laquelle a été insultée par une foule de parents et d'enfants exaspérés qui l'ont traitée de "guenon", comme d'autres de noms d'oiseaux...
Une semaine après le rassemblement de la Manif pour tous organisé à Angers, à l’occasion de la venue de la garde des Sceaux, Angers Mag a publié sur son site une vidéo de la scène d’insultes qui fait esclandre.


Un rapport confidentiel des préfets ne pointe pas seulement les ministres
Il montre les racines d'une exaspération qui peine à s'exprimer sur le terrain social, mais qui menace de tout emporter dans les urnes.