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lundi 4 avril 2016

Valls, socialiste nanti qui se ferait bien passer pour un Français moyen

Premier ministre, expert en optimisation fiscale et millionnaire dissimulateur

"Manuel Valls, un ministre endetté sans réel patrimoine," titrait Le Figaro 

Lors de la publication de sa déclaration de patrimoine, la presse croyait avoir cerné Manuel Valls à son arrivée à Matignon en juin dernier. Cette déclaration du Premier ministre ne faisait état que de 93.000 euros d'actifs, plaçant "P'tit Zizi" dans le "peloton de queuedu gouvernement Valls I en matière patrimoniale. 

A la nomination du nouveau gouvernement (Valls II), le 25 août 2014, quatrième gouvernement de Hollande depuis 2012, toutes les déclarations de patrimoine ont été retirées du site de la Haute Autorité pour la Transparence de la vie publique, même si la plupart des ministres sont restés à leur poste. Sa seule et unique déclaration patrimoniale remonte au 19 décembre 2014. 

Certaines étaient habilement (et parfaitement légalement) rédigées 

Du travail de pro, à en croire Charlie Hebdo paru jeudi 9 octobre 2014 ! Ainsi, outre les 93.000 euros d'actifs déclarés (déduction faite de ses dettes, des emprunts), la déclaration patrimoniale du Premier ministre socialiste ne déclarait qu'un appartement de 88 m2 à Evry, et un autre de 44 m2 à Paris. C'est dans cet appartement parisien du XIe arrondissement (Bastille) que Manuel Valls vit avec son épouse, la violoniste Anne Gravoin. Un premier ministre dans un F2, cela éveille des soupçons... 

Charlie Hebdo a révélé la combine Valls dans son édition papier du 1er octobre 2014, mis ensuite en ligne sur son site Internet un peu plus tard. Marié sous le régime de la séparation de biens, Manuel Valls ne possède qu'une seule part de la SCI Homère qui détient l'appartement du XIe arrondissement. Les 99 autres parts (sur 100) sont détenues par son épouse. 

Mais surtout, la SCI Homère ne détient pas ce seul petit studio de 44 m2, mais 16 lots de copropriété, pour un total de 210 à 250m2, le tout étant valorisé entre 1,6 et 2 millions d'euros !

Sur le plan  cadastral, le descriptif des lots est effarant
Outre les 4 chambres, ce qui est tout à fait normal sur cette surface, il y aurait également 5 salles d'eau ou salles de bains (soit une par chambre, ce qui est déjà assez luxueux) mais aussi.... 7 pièces de séjour, ainsi que 5... cuisines et 2 terrasses
On imagine aisément que certaines pièces décrites comme "cuisine" dans le cadastre ont pu depuis changer d'affectation. Et Le Point avait osé qualifier de "bohême" ce logement, rappelle Charlie Hebdo. 

Comme par magie, le F2 s'est transformé en un somptueux appartement (duplex ?) de 11 pièces, voire 15, si on admet qu'une seule cuisine suffit au couple Valls, et que les 4 autres ont été transformées en bureau, salon télé, dressing ou encore buanderie... "On en connaît d'autres qui adoreraient vivre dans une telle bohème," dixit Charlie Hebdo. 
Ni Cécile Duflot, ministre EELV du Logement, ni DAL (proche du NPA du trotskiste Olivier Besancenot), qui apitoient les artistes Guy Bedos, Jean Rochefort ou Josiane Balasko, ni les amis de Julien Bayouconseiller régional d'Ile-de-France, ancien agitateur des collectifs Génération précaire et Jeudi Noir, que l'on retrouve en 2010 et 2011 dans l'opération de militants pro-palestiniens "Un bateau pour Gaza" (pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens) et aux côtés d'Eva Joly, puis de Jérôme Kerviel, aucun n'a interpellé le socialiste donneur de leçon sur son patrimoine.
La part de Manuel Valls dans la SCI montée avec son épouse ne vaut donc en effet que quelques milliers d'euros
en fonction du montant de l'emprunt probablement contacté par la société civile pour acheter les 16 lots de copropriété. La déclaration de patrimoine de Manuel Valls raconte donc l'histoire d'un homme politique "sans réel patrimoine", selon le très crédule journal Le Figaro, ce qui est comptablement exact. 
En revanche, même sous le régime de la séparation de biens, les époux sont censé être solidaires sur un certain nombres d'actifs, à commencer pour les impôts qui taxent les revenus et les biens du couple, quel que soit le contrat de mariage auquel ils ont souscrit. 

Alors, Manuel Valls et Anne Gravoin devraient il payer l'ISF ? 
Le Monde sait parfois être compréhensif...
Eh bien, non, s'ils ne possèdent absolument rien de plus, ou encore s'ils sont (lourdement) endettés par ailleurs. L'appartement logé dans la SCI est certes valorisé autour de 1,25 million d'euros (abattement de 30% sur la résidence principale déduit), soit juste sous la limite des 1,3 million, déclenchant l'ISF. Le hasard est bon prince... 
Mais la SCI s'est certainement endettée en 2010 pour en faire l'acquisition : Cette dette vient en déduction de l'actif taxable, ce qui "laisse de la place" dans le patrimoine des époux Valls pour posséder d'autres biens !

Or, justement, Manuel Valls a déclaré un appartement de 88 m2 à Evry, dont on ne connaît pas la valeur, mais cela représente tout de même quelques centaines de milliers d'euros, puisque situé en banlieue parisienne (Sud). 

En fait, pour que les époux Valls ne soient pas soumis à l'ISF en 2015, il faut que leurs dettes (dans la SCI ou ailleurs) soient équivalentes au montant de leurs autres actifs, en dehors de l'appartement du XIe. S'ils possèdent pour 600.000 euros d'autres biens immobiliers, la SCI (ou eux-mêmes, directement) doivent être endettés à hauteur du même montant, pour ne pas dépasser le seuil ISF des 1,3 million d'euros. 

Au final, la déclaration de patrimoine transmise par Manuel Valls lors de son arrivée à Matignon (et avant, quand il était ministre de l'Intérieur) était manifestement régulière, mais en revanche, tout sauf sincère ou loyale. Cacher 99 % des parts d'une SCI détenant un actif de près de 2 millions d'euros, en les mettant au nom de sa femme, pour ne pas avoir à en déclarer le montant ou l'existence, en tant qu'homme politique est certes permis par la loi. les juges aux affaires familiales connaissent cependant la chanson : lors de la dissolution d'un mariage, on recherche toujours l'origine des fonds ayant servi à l'acquisition des biens détenus en indivision.
Avec ses cachets de violoniste, Anne Gravoin payerait 99 % des mensualités de l'emprunt de la SCI, et aurait apporté 99 % de l'apport initial ? Soit ! 
Mais peut-être pas, puisque le financement de son orchestre de chambre, l'Alma Chamber Orchestra, n'est pas non plus un montage très clair...

Au final, tout conduit à soupçonner une manoeuvre destinée à "blanchir" Manuel Valls d'une etiquette de bourgeois nanti. Il est en effet plus difficile de demander aux Français de se serrer la ceinture quand on est millionnaire, voire multi-millionaire, que lorsque l'on déclare un "patrimoine" de 93.000 euros à 52 ans ! 
Le patrimoine de François Hollande aussi a été décortiqué (pour ce qui en est connu, SCI La Sapinière: cf. libellé PaSiDupes) pour vérifier s'il aurait dû s'acquitter de l'ISF, tant avec Ségolène Royal que Valérie Trierweiler. 
Plus récemment, Emmanuel Macron a également intrigué: comment les 2 millions d'euros (bruts) touchés chez Rothschild ne l'ont-ils pas non plus asujetti à l'ISF les années suivantes... Mais l'intéressé a expliqué avoir fait d'énormes travaux de rénovation dans sa maison du Touquet. Oubliant cependant au passage que ces travaux, sauf si la maison menaçait de s'effondrer et qu'il s'agissait de la sauver, ont fort logiquement créé de la valeur, et augmenté celle de la maison aux yeux du fisc... 
Sauf à admettre que ces deux millions d'euros ont été investis dans la maison à fonds perdus... Comme les allocations aux faibles revenus pour stimuler le pouvoir d'achat ou les subventions gouvernementales à l'économie française.

mardi 24 juin 2014

Surfiscalisation: les nantis de gauche ne sont pas des entrepreneurs

Laurent Ruquier ne "comprend pas qu'on se plaigne de payer trop d'impôts"
Une France aux mains des amuseurs
Ruquier, plus pointeur
que tireur
Ruquier intervient dans le débat sur la fiscalité du monde des vedettes du monde du spectacle. Alors que l'animateur radio et TV poursuit la promotion de son livre Radiographie, Laurent Ruquier a eu les honneurs de la quatrième de couverture de ...Libération du 20 juin. 

L'animateur de l'émission On N'est Pas Couché (ONPC) refuse de se lamenter sur sa contribution fiscale.
"Je ne comprends pas qu'on puisse se plaindre de payer trop d'impôts", explique-t-il dans cet entretien accompagné de son portrait. "Ça fait rire mon comptable. Il sait que ce n'est pas la peine de me proposer des solutions pour optimiser ma fiscalité. On nous engraisse suffisamment. Qu'est ce qu'ils veulent de plus, un chiotte en or ?", interroge-t-il, dans son domaine de compétence.  

Le roi Philippe et la reine Mathilde à Paris
L'animateur de télévision et de radio est en fait producteur de télévision et de théâtre et sa déclaration est publiée alors que son confrère Arthur est dans la tourmente depuis qu'il s'est installé à Uccle en Belgique. Il y a un an, l'animateur-producteur, dont la fortune est estimé à 200 millions d'euros, avait délocalisé la holding de tête de son groupe Arthur World Participation Group (AWPG) de la France vers le Luxembourg. En revanche, Ruquier n'est pas contre la Belgique et les Belges: l'animateur de France 2 a avoué qu'au temps de France Inter, il était amoureux de l'humoriste belge François Pirette.

Diversion: faire oublier l'interpellation de Hollande par Patrick Sébastien

D'une part, même s'il confirme que ses "idées [sont à] gauche", Laurent Ruquier refuse en revanche d'évoquer ses revenus. "Par décence", explique-t-il, et aussi parce qu'il "ne les mérite pas".
D'autre part, Patrick Sébastien s'en est pris à François Hollande en direct sur France 2 et Ruquier s'est chargé de détourner l'attention. "Mon cher François à chaque fois qu'on s'est rencontré, tu m'as promis que l'humain prendrait le pas sur tout. J'ai toujours eu confiance en ta parole. Aujourd'hui, pour les intermittents, ou pour tous ceux qui galèrent, si tu penses que l'humain doit prendre le pas, c'est pas demain, c'est pas après-demain, c'est maintenant qu'il faut le faire !"

Travailler plus pour payer plus d'impôts

Quoi qu'il en soit, Laurent Ruquier ne risque pas de compter au nombre des manques à gagner de la rentrée ...fiscale. Il reprendra la saison prochaine son émission phare du samedi soir, On N'Est Pas Couché", avec Aymeric Caron et la nouvelle venue Léa Salamé. Et s'il quitte Europe1 et son émission culte On Va S'Gêner" dans quelques semaines, on le retrouvera sur RTL à la rentrée, à la tête des Grosses Têtes, en remplacement de Philippe Bouvard.

mercredi 13 novembre 2013

Le secteur de l'équitation se cabre contre le ...triplement de sa TVA

A en croire Le Monde: "les centres équestres bénéficient actuellement d'une TVA réduite à 7 %" 
Cette taxe passera simplement à 20 % dès janvier 2014, soit un triplement... 
Le décret d'abrogation du taux réduit de TVA sur l'activité des centres équestres vient en effet d'être publié mercredi 13 novembre au Journal officiel. "Cette suppression du taux réduit pour les centres équestres fait suite aux injonctions de Bruxelles, et doit éviter à la France d'être condamnée devant la Cour de justice européenne", s'est justifié le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.
Et le journal socialiste prend le parti du gouvernement. "Pourtant", s'étonne-t-il, "l'annonce de cette augmentation a créé une forte inquiétude dans le monde équestre, et engendré une très forte mobilisation." Les directeurs de centres équestres "se disaient" rès inquiets. "C'est une catastrophe," résumait au Monde.fr Danielle Massuda, cogérante du centre La Lisière, dans les Yvelines."Certains centres équestres ont déjà du mal à tenir debout, il y a moins de licenciés, moins de clients. Beaucoup de petites structures vont disparaître, en particulier dans les zones peu urbaines, ajoutait-elle. Si on répercute cette hause dans le prix des licences, il y aura encore moins de cavaliers, mais on ne peut pas absorber cette hausse sans compensation."

A quatre ministres pour se retrancher derrière l'Union européenne
C'est pour éviter une nouvelle condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne que "le gouvernement a été contraint de mettre fin, à partir du 1erjanvier 2014, au taux réduit de TVA pour les activités des centres équestres", ont déclaré conjointement, le 25 octobre, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, et le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, outre Moscovici. Ils ont pourtant pour habitude de soutenir avec aplomb que leur politique n'est pas dictée par Bruxelles...

Deux millions de cavaliers


Lundi 11 novembre, ils étaient plusieurs milliers à défiler dans les rues de Paris pour se faire entendre du président de la République, François Hollande. Rappelant que la France compte plus de deux millions de cavaliers, la Fédération française d'équitation, la Fédération nationale du cheval et le Groupement hippique national estiment que ce triplement de TVA pourrait mettre en danger 2.000 des 7.000 centres équestres, mais aussi près de 6.000 emplois salariés. Comme dans la capitale, des manifestations ont eu lieu dans différentes villes comme Dijon, Rouen, Meaux ou encore Melun.

"Nous avons le soutien de pratiquement tous les sénateurs et députés, de tous bords, ajoute Serge Lacombe, le président de la Fédération française d'équitation. Le gouvernement et François Hollande étaient eux aussi bienveillants à notre égard, jusqu'à cette décision."

Hollande trahit à nouveau ses engagements

Danielle Massuda est amère. "Je ne suis pas surprise car je m'y attendais. Le gouvernement a déjà fait marche arrière face à des mesures très impopulaires, notamment concernant l'épargne, et il ne va pas multiplier les marches arrière, surtout pour un secteur d'activité comme le nôtre."

"Cette hausse va se traduire par une cacophonie dans toute la filière, qui va être fragilisée, ajoute Serge Lacombe. Elle s'ajoute à la réforme des rythmes scolaires qui a déjà réduit l'activité des centres équestres de 15 %."

Danielle Massuda, en colère, se sent trahie par la décision du gouvernement. "Le gouvernement s'était engagé à ne pas augmenter jusqu'à 20 % la TVA. Et là, ils reviennent sur leur décision. C'est incompréhensible, et non fondé. Ce brusque revirement est une trahison !" Pour calmer les ardeurs, Pierre Moscovici a affirmé son attachement au monde de l'équitation. "Nous sommes attentifs à cette filière équestre et nous ne souhaitons pas que ce sport devienne ou redevienne un sport de nantis," a-t-il perfidement expliqué à l'Assemblée nationale.

Aucun de la bande des quatre n'a envisagé que cette rentrée salutaire d'argent puisse être mutualisée et affectée au secteur sportif, notamment aux activités faiblement subventionnées... Les morts de soif du gouvernement ont manqué l'occasion de témoigner de leur vertu et de leur compassion aux athlètes de handisport.

lundi 28 janvier 2013

Mariage pour tous: le "peuple" dans la rue, les "people" au théatre

Malgré le slogan, le "Mariage pour tous", 
ce n'est pas "l'égalité pour tous" 

Manifestants venus par le métro
Trierweiler-J-Michel Ribes

A deux jours de l'examen à l'Assemblée du projet de loi ouvrant à toutes et tous le mariage et l'adoption, les partisans populaires ont marché dans Paris au départ de la place Denfert-Rochereau, direction Bastille. Le mot d'ordre était "l'égalité des droits", ce qui ne manque pas de sel de la part des priviégiés du monde de la politique et du spectacle. 

Après avoir fait mine de renoncer au mariage au temps du PACS, comme E. Guigou, ils font aujourd'hui la fine bouche sur la procréation médicale assistée (PMA), qui a d'ailleurs été dissociée du mariage homo, dit pour tous, et fera partie du projet de loi présenté par choix du gouvernement et de François Hollande en mars prochain.

Bien placés, on remarque le chef du PS Harlem Désir et l'UMP "canal autonome", Roselyne Bachelot. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne peut se tenir de polémiquer et minimise l'ampleur de l'opposition au mariage entre personnes du même sexe, stigmatisant le million de marcheurs du 13 janvier 2013: "C'était pire au moment du Pacs. Cette fois, les haineux essayent de se policer." Sans haine aucune, le maire PS veut toutefois les taxer sur d'hypothétiques dégâts à la pelouse publique du Champ-de-Mars, dont il leur conteste ainsi l'accès en nombre.




Les piétons que dénaturer le mariage ne dérange pas furent, sans discussion, moins nombreux que les opposants au projet gouvernemental, le 13 janvier. A Libération, ils se consolent en estimant qu'ils étaient deux fois plus que lors de la précédente édition des "pros" le 16 décembre: entre 125.000 personnes (selon la police) et 400.000 (selon les organisateurs ! ), contre respectivement 60.000 et 150.000.

Les désinformateurs de Libération reconnaissent donc à contre-coeur qu'ils étaient "moins que lors de la manif des "antis" le 13 janvier", mais choisit sa référence, la police de Valls, pour qui "340.000 personnes étaient présentes", bien qu'il soit admis aujourd'hui qu'ils ont été autour du million.

Respect de l'autre...

Bien qu'à l'étranger, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a promis dimanche, depuis la Chine, que "les Français" peuvent "compter sur la majorité pour que ce projet de loi soit adopté".
Libération choisit ses témoins : "Plus loin, un manifestant défend le droit à l'expérimentation: "Ca fait 2000 ans que vous ratez vos mariages, laissez-nous essayer' ", aurait déclaré un manifestant, juge du couple formé par ses parents...

Les nervis du PS, assistés de ceux du PC, assuraient le service d’ordre. 

Les VIP venus en taxis


Mais plus de 700 pieds-plats du show-biz et de la politique étaient conviés par le milliardaire Pierre Bergé, initiateur du spectacle.

En talons et paillettes, ils étaient accueillis par Jean-Michel Ribes, 66 ans, hier soir au théâtre du Rond-Point à proximité immédiate des très populaires Champs-Élysées à Paris et subventionné à parité par l'État à travers le Ministère de la Culture  et la mairie de Paris.
Ribes fut nommé à la direction en novembre 2001 par Catherine Tasca, ministre PS de la Culture, et Bertrand Delanoë, maire de Paris. C'est Ribes qui fit représenter Golgota picnic, une pièce mettant en scène un Jésus-Christ fou. Une vingtaine d'organisations dont le Parti de gauche, le Parti communiste, le NPA et le syndicat Sud, 250 personnes appelèrent pourtant à manifester contre "l'ordre moral" qui était selon elles défendu par les croyants indignés...

Côté distributeurs de subventions, au départ, on trouvait Christiane Taubira, la garde des Sceaux et mère-porteuse du projet des associations, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur qui estime les nombres de participants, selon le cas, à la louche ou à la pipette, mais également Valérie Trierweiler, l'omniprésente concubine du président socialiste qui n'est pas encore membre du gouvernement, quoi qu'il y paraisse. 
Seule la ministre Cécile Duflot défila, bravant la consigne du chef de l'Etat.


Jégo, Chenu, Bachelot, Riester, Yade
Une brochette d'acteurs politiques de droite, autorisés par leur camp s'étaient joints:  Yves Jego, député radical de Seine-et-Marne, Franck Riester, député–maire UMP de Coulommiers, Monique Pelletier, ancienne ministre UDF, Rama Yade et, surtout, Roselyne Bachelot qui recueillit une acclamation à sa montée sur scène.

Des artistes se sont évidemment mobilisés




Le 27 janvier, 
Lilian Thuram lance un message de tolérance, en présence de Ferrari et Hanouna

Ils étaient peu nombreux le 16 décembre : Dave, l’animateur Steevie, l’homme d’affaires milliardaire Pierre Bergé, l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, le mannequin Arnaud Lemaire, escort-boy de Claire Chazal… 
Des "personnalités" comme Julien Clerc, Jenifer ou Valérie Damidot sont signataires du manifeste pro-mariage gay, mais on ne les a pas vus dans les cortèges… Le premier secrétaire du PS et de nombreux élus défilèrent. Erwann Binet, le jeune rapporteur PS de la loi, fit savoir qu'il ne serait pas du cortège, pour pouvoir passer l’après-midi avec ses enfants... Et de leur mère ? " Le mariage implique l'adoption. On ne peut pas faire l'un sans l'autre, sauf à interdire l'adoption. Et le but n'est pas de faire entrer l'homoparentalité dans le code civil, mais de mener un combat pour l'égalité. " Voilà résumée la philosophie - actuelle - d'Erwann Binet.



Laurence Ferrari
Soit qu'ils étaient présents,  soit qu'ils ont adressé des messages de soutien: Charles Berling (élu fantôme de Paris) est apparu avant le 12e coup de minuit, Pierre Arditi ou encore Jane Birkin, entre autres, ont lu ou fait lire leur prose.
Laurence Ferrari, qui anima la soirée, Emma de Caunes, Daniel Pennac, la grande Sophie, Charles Berling, Alfredo Arias, Arielle Dombasle, Laurent Ruquier, Aurey Pulvar avec un chignon de compétition, présentaient leur meilleur profil aux caméras…

Des coquettes se font désirer et font monter la pression. Caméras et micros sont aux aguets. le très maniéré Gérard Miller ou Lara Fabian, se prêtent volontiers à l’exercice. 

La ministre Najat Vallaud-Belkacem est de celles qui se font attendre.


Les people entre eux, lors de la soirée du milliardaire socialiste Pierre Bergé au théâtre du Roind-Point.


VOIR et ENTENDRE
si les
 socialistes nantis se mélangent au peuple:



Hortefeux dénonce cette frature sociale établie par la gauche des riches


Brice Hortefeux a commenté la manifestation pour le mariage homosexuel.

"Nous avons eu il y a 15 jours l’exemple d’une manifestation du peuple. Là, ce sera une manifestation people", a observé l’ancien ministre de l’Intérieur, lors du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/iTélé.
"Si c’est une réforme de société, alors la société mérite d’être consultée, a-t-il estimé.

VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre de l'Intérieur ironiser sur la "manifestation people" des partisans du mariage entre personnes du même sexe, le 27 janvier 2013:

Brice Hortefeux s’est par ailleurs dit "favorable à un référendum".

L’association Le refuge est d'ailleurs fort critique de cet événement mondain

Elle acceuille les jeunes homosexuels chassés de chez eux par leurs parents et dénonce le côté bling-bling de cette soirée de gala : " La belle journée de mobilisation se clôture par un évènement mondain malvenu... (…) Le champagne coule à flot ce soir au Théâtre du Rond-Point... Des dizaines de jeunes dorment dehors... Soirée mondaine réservée à une élite. " 
Même certains invités, comme Christophe Alévêque, raillent "cette solidarité des homos avec les hétéros. C’est très bien parce qu’ils vont être confrontés au divorce, aux juges, à la prestation compensatoire...".
Plus lucide, le gracieux Christophe Beaugrand, ont admis que tout cela n’estt peut-être pas d’un très bon goût : " Fier d'avoir marché avec les vraies gens cet aprèm. Réservé sur cette soirée people entre “gens bien”. (…) Je me suis senti très mal avec tous ces gens. " 
Indécente, cette soirée n'aura pas servi la cause.


mercredi 6 juin 2012

Gouvernement Ayrault (PS), niche à ministres nantis

Le président Hollande aime les riches de la "gauche caviar" 


Quatre ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ont payé l’impôt sur la fortune (ISF) en 2011.
 

Parité parmi les riches socialistes du gouvernement

Laurent Fabius (le ministre des Affaires étrangères qui rentre de Berlin en avion "low cost" pour épater les Français) et Jérôme Cahuzac (...Budget), d'une part,

Michèle Delaunay (Personnes âgées et Dépendance) et  Marisol Touraine (...Affaires sociales et Santé ! ) sont assujettis à l’ISF, selon l’Express.


Deux autres ministres ont été redevables de l’ISF
Le ministre du Travail, Michel Sapin 
et le ...premier-ministre, Jean-Marc Ayrault

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ne sait plus quand il a payé l’ISF pour la dernière fois. Le "gommeux" va devoir publier un bulletin de santé...


Sylvia Pinel, la ministre déléguée à l’Artisanat, au commerce et au tourisme n’a pas "souhaité" répondre à l'Express, malgré la consigne de transparence et le "pacte de déontologie" signé par tous les membres de ce gouvernement vertueux. 

Pour payer l’ISF, il faut être  à la tête d'un patrimoine égal ou supérieur à 1,3 million d’euros. 
Un quart des 34 ministres de Hollande - celui qui "n'aime pas les riches" - qui ont dû souffrir de la baisse de 30% de leurs salaires officiels, à n'en pas douter...

samedi 14 avril 2012

Un grand patron socialiste défend son super bonus

Les grands patrons de gauche défient François Hollande

 


"Le pragmatisme est ma boussole"
(M. Lévy)



Le patron du groupe Publicis a défendu ses plus de 16 millions d'euros de bonus qui lui ont été octroyés et qui avaient été critiqués par de nombreuses personnalités politiques.
"C'est une rémunération différée c'est-à-dire qu'elle a été accumulée au fil des années", a argumenté Maurice Lévy (ci-contre), président du directoire du groupe, samedi le sur RTL.

Publicis a en effet révélé dans son document de référence 2011 que Maurice Lévy recevrait près de 16,2 millions d'euros au titre de rémunérations variables différées accumulées depuis 2003.
"C'est neuf années pendant lesquelles il y avait une exigence (...) qui était de sur-performer (...) Si j'avais reçu mes primes de match chaque année, personne n'en aurait parlé", a-t-il ajouté, reconnaissant qu'il s'agissait là de "beaucoup d'argent" et disant comprendre que cela puisse choquer les manents...

Maurice Lévy s'est plaint d'une forme de récupération politique du montant de son bonus, en pleine période de campagne électorale.
Sans les nommer, il a ainsi estimé que certains hommes politiques avaient décidé de s'en saisir "soit parce qu'ils étaient en panne de programme, soit parce qu'ils étaient en panne de ressort politique, soit tout simplement parce qu'ils avaient envie de flatter les bas instincts de ce qu'on appelle le populisme".
"On est en train de dire la réussite est interdite quand elle s'accompagne d'une réussite économique", a-t-il estimé.

Le publicitaire a jugé qu'ON aurait "mieux fait" de lui demander ce qu'il comptait faire de ce bonus, sans toutefois apporter d'ailleurs de réponse à cette question.
Financer la campagne de François Hollande ?
             
 Maurice Lévy désigne F. Hollande sans le nommer

Le candidat PS François Hollande le lâcha en rase campagne, estimant qu'il n'était "pas acceptable" que des personnes touchent une telle somme en période de crise "où chacun doit faire des efforts".

La porte-parole du gouvernement   et ministre du Budget , Valérie Pécresse, a également jugé "disproportionné" un tel bonus.
Quant à Nicolas Sarkozy, qui a promis, s'il est réélu, d'instaurer un encadrement plus strict des très hautes rémunérations, il a  réagi au flou généraliste du PS en ciblant sa condamnation sur la socialiste Elisabeth Badinter, fille du fondateur du groupe, principale actionnaire de Publicis et présidente du conseil de surveillance de Publicis. Soulignant qu'elle a "le coeur à gauche", le président-candidat a reproché aux socialistes de condamner le bonus de Maurice Lévy sans l'y associer.

Maurice Lévy s'était prononcé en faveur d'une taxation des plus riches en août 2011 signant, dans un vieux réflexe de jeunesse, un manifeste demandant une surtaxation provisoire des hauts revenus et avait d'ailleurs renoncé à son salaire fixe (900 000 euros), avant de finalement s'élever contre la proposition du candidat socialiste de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par an.


La sincérité du socialisme de M. Lévy mise en question

"Il ne suffit plus, pour comprendre les grandes tendances consuméristes, d'avoir de bonnes intuitions. Citoyen du monde, le consommateur n'est plus passif, il a tout simplement pris le pouvoir (...), le pouvoir d'intervenir dans le débat et d'envoyer, quand il le veut, des messages viraux susceptibles de mettre à mal ces grandes marques que l'on pensait à l'abri de tout. " (C'est du Lévy pur jus)


Cette condamnation à droite se comprend si on connaît l'affichage socialiste de Maurice Lévy

Le Monde rappela en 2003 que "l'indéboulonnable patron de Publicis cherche à convaincre que l'ère des rémunérations astronomiques des PDG est révolue."

Le parcours du "Napoléon de la publicité", né au Maroc il y a 70 ans, parle contre l'idéologie socialiste
Cet ingénieur informaticien se fit  remarquer de la direction par ses talents et succéda au fondateur du groupe, Marcel Bleustein-Blanchet, au poste de PDG en novembre 1987. C'est avec le soutien de la principale actionnaire, Élisabeth Badinter,  l'héritière de Bleustein-Blanchet, que Maurice Lévy s'est maintenu à la tête d'une affaire qui se place au 3ème rang mondial des groupes de communication.
Or, Élisabeth Badinter n'est autre que l'épouse de Robert Badinter, ministre de la Justice de François Mitterrand (1981-1986) qui le nomma à la présidence du Conseil constitutionnel (1986-1995).   

Lorsque le magazine La Tribune dévoila en mars 2012 que Maurice Levy allait empocher ce super bonus dans un contexte de crise économique, de nombreux remous apparurent et des interrogations s'élevèrent une nouvelle fois sur la rémunération des "grands patrons".

Plusieurs sources firent alors état de pressions dignes d'un régime totalitaire sur les salariés de Publicis pour forcer le soutien des salariés au grand patron socialiste.

Sur RTL, Marie Drucker s'est surpassée : " Il est bon quand même de rappeler que vous n’avez pas usurpé votre rémunération. Vous avez transformé Publicis en groupe de com’ mondial. Vous avez multiplié ses revenus par dix, créé des milliers d’emplois, personne ne conteste ce que vous avez fait de Publicis [...] et que vous êtes un bon patron. "

En riposte, d'autres salariés de Publicis et des militants de Sauvons les riches et de Génération Précaire ont "fêté" ironiquement avec confettis et champagne ce bonus devant le siège du groupe sur les Champs-Elysées. "Il faut vraiment être hyper mégalo pour penser que la performance du groupe tient à un seul homme", a estimé Julien Bayou, membre des collectifs Sauvons les riches et Génération précaire, au côté de Eric Diemer, délégué CGT Info-Com chez Publicis Consultant. Désormais directeur de la communication de la candidate altermondialiste Gro-Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts), Bayou a fait savoir que Publicis, groupe fleuron du socialisme à la française, utilise " 40% de stagiaires ".


Maurice Lévy est une des personnalités socialistes les plus influentes de Paris.

Il est membre du club
Le Siècle et du conseil de la fondation du Forum économique mondial, le Forum de Davos. Il est aussi président de l'Association française des entreprises privées (Afep) et co-fondateur du Cercle de l'Industrie, avec Dominique Strauss Kahn. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2011.

Déclaration finale du modeste Maurice Lévy abandonné par les siens:
" C’est triste de voir que l’on veut abîmer un travail exemplaire, une entreprise formidable et un patron qui s’est conduit de manière toujours exemplaire. En ce moment, on dit “réussite interdite."
Mauvais timing !