POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Binet E. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Binet E. Afficher tous les articles

jeudi 22 mai 2014

Assemblée: l'adoption de la loi famille se fait contrer par l'opposition

L'opposition contraint le gouvernement à reporter la proposition de loi sur l'autorité parentale

Coup de théâtre à l'Assemblée
La minorité fait suspendre jeudi le débat commencé depuis lundi. Chaque article a  été âprement discuté par l'UMP et, sur twitter, l'UMP Daniel Fasquelle a pu s'en féliciter: "Texte sur la famille reporté sine die ! Victoire ! Nous avons mis en échec le gouvernement". Depuis lundi, l'UMP dénonçait la tentative de la gauche de "casser les repères" de l'enfant.

Avec détermination, les membres de l'Entente parlementaire pour la Famille ont défendu leurs amendements au nom de "l'intérêt supérieur de l'enfant".  Par sa proposition, la majorité parlementaire tentait de relancer le projet de grande loi sur la famille, abandonné en février sous la pression populaire de février dernier. 


Les députés PS refusent d'être les hommes de main de l'exécutif. "Le gouvernement ne laissera pas tomber ce texte dans les oubliettes de l'obstruction parlementaire. Je vous donne rendez-vous pour continuer l'examen de ce texte", a cependant assuré aux députés Laurence Rossignol, la secrétaire d'État chargée de la Famille et des Personnes âgées, soulignant ainsi la tentative d'instrumentalisation des godillots de l'Assemblée par le gouvernement.

Bisou entre Nicolas Bays et Yann Galut,
députés PS, à Paris le 27 janvier 2013
Les députés ne pouvaient poursuivre l'examen du texte jeudi, réservé à l'étude de propositions de loi du Front de gauche. Et l'Assemblée ne siégera pas vendredi à 48 heures des élections européennes. Centré sur les conséquences des séparations de couples pour les enfants, le vote solennel de ce texte gouvernemental repris par les groupes socialiste et écologiste ne peut avoir lieu comme  prévu le 28 mai.
Ce sera à la conférence des présidents de l'Assemblée de proposer une nouvelle date alors que le calendrier parlementaire des prochaines semaines est déjà très chargé avec notamment au menu la réforme pénale et le collectif budgétaire.

"L'adoption de cette proposition de loi pourra être ralentie par les arguments et les comportements les plus réactionnaires mais elle ne pourra être entravée. Ceux qui au sein de l'UMP s'attribuent la mission de gardien de la famille se révèlent en être finalement les geôliers", ont dénoncé dans un communiqué la rapporteure du texte Marie-Anne Chapdelaine (siège PS réservé à une femme, photo) et Erwann Binet, néo- député PS isérois (2012, fort occupé, ci-dessus) en charge de ce texte.

Le chef de file des députés UMP sur ce texte, Philippe Gosselin, avait dénoncé toute accusation d'une "intention de jouer le match retour" de la loi sur le mariage pour tous. L'opposition se voit reprocher d'avoir voulu donner la priorité aux couples hétérosexuels pour l'adoption.

Le débat sur la reconnaissance du rôle des beaux-parents a été interrompu au milieu de l'examen de l'article 10 du texte 
L'UMP s'oppose en effet à ce que l'autorité parentale puisse être déléguée et donc diluée entre quatre personnes.

Dans l'après-midi, la majorité a en revanche réussi à faire passer la double domiciliation de l'enfant d'un couple séparé
Cette disposition est l'une des plus controversées du texte et a donné lieu à plusieurs passes d'armes entre l'UMP et la majorité. L'UMP a fait valoir que l'instauration du principe de la "résidence alternée" se fait au détriment des enfants, ce que nie Laurence Rossignol, connue pour son engagement féministe, accusant la "mauvaise foi et manipulation" à court d'arguments.
Cette disposition est pourtant contestée dans une pétition par quelque 5.500 psychiatres, psychologues ou professionnels de l'enfance. Elle pose le principe d'une résidence de l'enfant au domicile de chacun des parents après une séparation et dans le cas d'un exercice conjoint de l'autorité parentale, sans préjuger du temps passé chez l'un et l'autre. Les modalités de fréquence et de durée sont déterminées d'un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge.

Rossignol, à la gauche de M. Touraine,
à la tête d'un ministère sans parité...
La majorité a également décidé que la non-représentation d'enfant fera désormais encourir une contravention immédiate -et peu sociale, car très inégalitaire- de 135 ou 375 euros, plus simple à appliquer qu'un délit qui n'était que rarement poursuivi. En cas de récidive, dans un délai de deux ans, la sanction  restera un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros. Les parents défavorisés, notamment les pères, n'ont pas intérêt à faillir: les trois femmes du ministère des Affaires sociales et de la Santé ne feront pas de quartier.

dimanche 15 septembre 2013

Mariage homo franco-marocain

Avec l'islam, ça ne passe pas !

Le "mariage pour tous" de Taubira est une escroquerie

La ministre n'avait pas prévu une convention bilatérale entre la France et le Maroc
Un couple homosexuel franco-marocain va donc devoir saisir la justice pour faire reconnaître son droit au mariage, a-t-on appris samedi 14 septembre auprès de son avocat. "Nous allons engager une procédure devant le tribunal de Grande instance de Chambéry pour demander que l'opposition du Parquet soit levée", a déclaré Me Didier Besson, confirmant une révélation du Dauphiné Libéré.

Le mariage de Mohammed et Dominique est empêché
Il n'y a pas eu d'union ce samedi à Jacob-Bellecombette, dans l'agglomération de Chambéry. "Nous avons fait opposition conformément aux instructions de la chancellerie", s'est justifié Pierre Filliard, vice-procureur à Chambéry. "(Elle) nous a demandé de faire prévaloir l'accord international sur le code civil. C'est pour l'instant la position officielle de la France", a-t-il précisé.

Une circulaire du ministère de la justice, publiée fin mai après la promulgation de la loi sur le mariage pour tous, précise en effet que les ressortissants de 11 pays, dont le Maroc, ne peuvent pas épouser une personne de même sexe. Les conventions bilatérales entre la France et ces pays qui n'autorisent pas ces unions"ont une autorité supérieure à la loi", estime en effet le ministère.
Le gouvernement ne tentera pas de renégocier les conventions bilatérales qui empêchent les ressortissants de onze pays de se marier avec un ou une Français(e) de leur sexe. Dans une réponse écrite, envoyée mi-août, au député socialiste de l'Isère Erwann Binet, rapporteur de la loi autorisant le mariage homosexuel, les ministères des affaires étrangères et de la justice écartent cette option, évoquée dans un premier temps par la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Les homosexuels originaires de Pologne, de Bosnie, du Monténégro, de Serbie, du Kosovo, de Slovénie, du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, du Cambodge et du Laos ne pourront donc pas, jusqu'à nouvel ordre, se marier avec un partenaire français de même sexe. Seules des actions en justice pourraient permettre aux couples demandeurs d'obtenir gain de cause: des magistrats vont encore faire la loi à la place des représentants du peuple...

Existe-t-il un droit supérieur à la loi républicaine?
Me Besson conteste cette lecture du droit. Il estime que la convention franco-marocaine, signée en 1981, "ne s'applique pas directement en droit interne": en clair la loi française ne s'applique pas en France ! "Cette convention dit que la France s'engage à appliquer les dispositions de la loi marocaine pour les mariages célébrés en France", dit l'avocat. "Ça n'a pas de sens ! Car la loi marocaine interdit le mariage entre une musulmane et un non-musulman. Vous vous imaginez appliquer ça en France ?", demande-t-il.

L'avocat entend en outre saisir le tribunal administratif pour demander réparation pour les frais de mariage engagés par ses clients. "L'opposition leur a été notifiée le 12 septembre pour un mariage prévu le 14, alors que les bans étaient publiés depuis longtemps", raconte-t-il. "Toutes leurs réservations étaient faites, les invités étaient déjà arrivés", ajoute l'avocat.

Face à ce type de situation,
plusieurs associations françaises ont demandé mercredi au ministère de la justice une "réponse politique et rapide". Elles demandent que la possibilité du mariage entre personnes de même sexe soit inscrite "comme un principe supérieur en France, principe au nom duquel il est possible d'écarter la loi étrangère normalement compétente".

Le couple va attaquer le Parquet de Chambéry pour lenteur

Pensant célébrer leur union officielle ce samedi, Dominique et Mohammed avaient engagé des frais et certains de leurs invités étaient déjà arrivés. Parmi eux, Sami, un Marocain qui s'est marié à son compagnon en Belgique. Il raconte que les démarches qu'il a dû effectuer ont été semblables à celles d'un couple hétérosexuel. "L'État belge applique sa loi sur son territoire", explique-t-il. "On ne va pas appliquer la loi du Maroc, le Maroc ne reconnaît même pas l'homosexualité !" 
Si la cérémonie a été annulée, Dominique et Mohammed comptaient quand même faire la fête pour célébrer, à défaut de mariage, leur pacs, contracté au mois de mars.

Najat Vallaud-Belkacem n'a pas été vigilante 

En 
militant les yeux fermés, le robot du gouvernement n'a pas été bonne conseillère. Elle n'a pas réalisé dans quels beaux draps elle met ses compatriotes en France.
Lien PaSiDupes : Premier mariage homo: nouveau prosélytisme de Najat Vallaud-Belkacem

Octobre 2012: invitée par une association militante de gays et lesbiennes, Vallaud-Belkacem dit à des collégiens du Loiret ce qu' "il faut penser" du "mariage pour tous", mais ce n'est pas, selon elle, du prosélytisme... Est-ce alors un abus de confiance sur mineurs par personne ayant autorité ou un viol des consciences ?

VOIR et ENTENDRE
VBK se décarcasser en milieu scolaire:
 

Les lesbiennes de Bollène, Vaucluse
Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), la maire de Bollène, a refusé aussi longtemps qu'elle a pu de célébrer au nom de "sa conscience" l'union de deux femmes, Angélique Leroux et Amandine Gilles. L'adjointe municipale à la culture les a finalement mariées mardi 10 septembre, pour éviter des poursuites judiciaires à la maire. Mme Bompard leur a même offert un bouquet de fleurs: elle respecte les personnes, mais conteste la loi.

mardi 23 juillet 2013

Diffamation: le député Erwann Binet s'était cru au-dessus des lois

Encore un député socialiste condamné par un Tribunal Correctionnel 

Le Tribunal Correctionnel de Vienne vient de condamner Erwann Binet, député PS de l'Isère
des faits de diffamation à l'encontre de Thierry Kovacs, adjoint au maire de la ville de Vienne, ainsi qu'à l’encontre de l'office public HLM, Advivo.

Ainsi, le Tribunal Correctionnel reconnait-il la culpabilité d’Erwann Binet, rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel et catholique pratiquant, ce qui signifie que ses écrits et ses accusations étaient faux.


La liberté d’expression et le débat politique ne doivent pas tout autoriser.

C’est la 2ème fois que localement la gauche en général, et Erwann Binet ou son entourage en particulier, sont condamnés pour diffamation à l'encontre de l'élu municipal.

Il faudrait pouvoir espérer que la gauche sache en tirer les conclusions et s’en tienne à l’avenir au débat d’idées.

Les élus de la majorité présidentielle doivent donc cesser de se prendre pour des citoyens au-dessus des lois et exempts de l'obligation de respect aux Français comme l’a cru de toute évidence Erwann Binet, député et conseiller général.

Erwann Binet, ancien attaché parlementaire de Louis Mermaz (1997-2002), est donc reconnu coupable et a été condamné à verser un euro symbolique.

samedi 30 mars 2013

Les opposants au mariage homo conspuent des ministres en Régions

Les anti-mariage homo ne lâchent plus les ministres qui les méprisent

Vincent Peillon chahuté à Rennes par des opposants au mariage gay

Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

"On veut du boulot, pas du mariage homo", "Hollande, ta loi, on n'en veut pas". Des centaines d'opposants à la filiation homosexuelle ont scandé leur opposition au projet samedi matin à Rennes lors de la venue du ministre de l'Education Vincent Peillon au Forum Libé. Plusieurs d'entre eux ont chahuté le ministre, scandant "Peillon, démission" à portée d'oreille, malgré un dispositif policier important.


Munis de sifflets, de tambourins ou de cors,
les opposants s'étaient rassemblés devant le Théâtre national de Bretagne, où se déroulait depuis vendredi une série de débats organisés dans le cadre du Forum Libé, gardé samedi par un important cordon de gendarmes mobiles. Les manifestants portaient des pancartes disant "Touche pas à ma filiation" sur fond de main rose, ou "Egalité devant la naissance". Certains brandissaient aussi une grande monture de lunettes en carton, avec une pancarte demandant "Ouvrez les yeux".

VOIR et ENTENDRE une video amateur, puisque les media occultent  les manifestations hostiles au projet de loi de Hollande:
"On ne lâche rien," avaient-ils promis
C'est le nouveau mot d'ordre du collectif La Manif pour tous. La phrase est répétée dans tous les communiqués et dorénavant martelée à chaque rassemblement. "Je crois que François Hollande se fiche totalement de nous. Donc il va falloir qu'on continue (...) et nous avons plein d'idées !" a déclaré jeudi Frigide Barjot, chef de file du mouvement. 
"Malgré nos actions de masse, le gouvernement fait l'autiste, nous avons donc décidé de multiplier les actions et notamment de réserver des comités d'accueil aux ministres partout où ils iront", a prévenu Albéric Dumont, l'un des coordinateurs nationaux du collectif. 
Le ministre de l'Education est le dernier en date à faire les frais de la nouvelle stratégie des anti-mariage homo: le comité d'accueil

Najat Vallaud-Belkacem a été sifflée vendredi 29 et prise à partie verbalement à son arrivée à Rennes 

A sa grande surprise,
la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de la femme a eu droit à un comité d'accueil

VOIR et ENTENDRE un reportage minimaliste de la presse régionale, Ouest France, bien obligée:

La ministre s'est vue récompensée pour son prosélytisme en exerçant des pressions morales sur de jeunes collégiens de 4e:

Autre personnalité visée: le député PS Erwann Binet

Le rapporteur du projet de loi a été empêché de tenir un débat dans les Yvelines mardi et a dû partir sous protection policière, non sans avoir pris la mesure du refus poupulaire.



VOIR et ENTENDRE la scène occultée par la presse institutionnelle:





En décembre, il avait déjà trouvé un contradicteur à Lyon:

La presse officielle parle de "pédagogie" !
Certains ne sont pourtant pas réceptifs à cette "pédagogie", en décembre encore:

Taubira est évacuée par une porte latérale...

La ministre de la Justice a dû regagner sa voiture sous escorte, alors que les opposants étaient pourtant tenus à distance par les forces de police.


Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

Les organisateurs de La Manif pour tous appellent également à mettre la pression sur les élus. Ainsi, avant l'examen du texte au Sénat, qui débutera jeudi, un site internet a été créé qui permet en quelques clics de connaître les coordonnées de son sénateur et de lui envoyer un courrier électronique, déjà rédigé, contre le mariage pour tous.

Cette mobilisation tous azimuts s'appuie sur une communication parfaitement rodée et ultra réactive grâce aux réseaux sociaux. Pour chaque action décidée, des dizaines de SMS sont envoyés aux militants de la première heure, aux bénévoles, aux photographes et vidéastes amateurs... 
Les infos sont ensuite diffusées sur internet et les internautes qui s'affairent derrière leurs écrans sont aussi nombreuses que celles des militants du PS pendant l'entretien Hollande-Pujads de jeudi.
20 à 30 personnes se relaient jour et nuit pour poster des messages, qui sont ensuite reproduits des dizaines de fois par les internautes soutenant le mouvement. 

Ils ne laissent pas les media ignorer leur actions...
 
Depuis des semaines, un point de presse par semaine est organisé, avec  plus de bénévoles présents que de journalistes ! Et, lors de la dernière grande manifestation, huit communiqués de presse ont été envoyés aux media dans la journée. Qui l'eut cru !

La tour Eiffel évacuée par peur d'un attentat après un appel anonyme

La tour Eiffel a été évacuée entre 19h15 et 19h45 samedi 30 suite à un appel téléphonique anonyme reçu par la police. Par crainte d'un attentat, les personnes présentes dans le monument ont dû descendre sur le Champ-de-mars.

Selon une source policière,
"un commissariat du Val-de-Marne a reçu un appel anonyme provenant d'une cabine téléphonique du même département". Cette personne indiquait qu'une bombe allait exploser à 21h30 à la tour Eiffel.

Au total, quelque 1.400 personnes ont été évacuées à la demande la Société d'exploitation de la tour Eiffel. Elles ont été priées de descendre sur le Champ-de-mars, dans le 7e arrondissement. "Depuis les services compétents sont sur place", indique la prefecture de Police. Un périmètre de sécurité a été établi autour du monument.

La tour pourrait ouvrir à nouveau dans la soirée.

mercredi 30 janvier 2013

Débat: mariage homo contre mariage bio

Tentative de préservation de la famille naturelle 

Le débat sur le mariage homosexuel s'est poursuivi mardi, en séance de nuit à l'Assemblée

Deux conceptions de la famille s'opposent

La majorité met en avant l'égalité des droits, l'opposition fait valoir les dangers du "négationisme" de la différenciation sexuelle. Les tenants de la Science nient les différences, aussi bien physiologiques que biologiques, admises par l'Université.



La majorité se réfugie dans le droit
 "C'est un acte d'égalité. Il ne s'agit pas d'un mariage au rabais, il ne s'agit pas d'une ruse, pas d'une entourloupe, il s'agit d'un mariage avec toute sa charge symbolique, et toutes ses règles d'ordre public", avait affirmé à l'ouverture des débats, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, totalement arc-boutée dans la subjectivité.

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a ensuite décelé une  "avancée" que représente le projet de loi, qui, selon elle, un soupçon "bisounours", donne une "vision généreuse de la famille", afin que "plus personne ne soit clandestin dans la République".

Avec lyrisme, le rapporteur du texte, le PS Erwann Binet, a affirmé  que, pour les homosexuels, "après le temps du châtiment, le temps de la tolérance, est venu maintenant le temps des cerises  de l'égalité".

L'opposition a réagi par un tir de barrage

La première salve est venue de  l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino.
"Ce texte touche à la conscience de chacun", a-t-il souligné ému, en ouverture. "Le gouvernement dit amour, liberté, égalité des droits, soulignant, mais le mariage, ce n'est pas l'égalité des droits, c'est une institution ! "

Evoquant "le million de personnes qui ont manifesté", "allons nous leur répondre par ces deux mots terribles "taisez-vous' ? Qui peut croire que la République n'en sortira pas blessée!", a-t-il insisté.

La nature est-elle mal faite ?
"Qu'y a-t-il derrière votre texte sinon la négation de la différenciation des sexes?"  "Votre texte, c'est donner le droit d'avoir des enfants à ceux à qui la nature n'a pas donné ce droit ! " a-t-il lancé, ovationné par les députés protecteurs de la nature du mariage.

En fin d'après-midi, les députés de la majorité ont repoussé deux motions de procédure présentées par l'opposition, l'une de rejet préalable défendue par Henri Guaino, l'autre de renvoi en commission défendue par Jean-Frédéric Poisson.

La discussion générale s'est poursuivie en séance de nuit.

Avant que le projet ne soit voté, l'adjudant de quartier des députés godillots, Bruno Le Roux a exprimé "une grande loi de fraternité". "C'est une loi qui ouvre les yeux sur la diversité des familles, une loi qui adapte le code civil aux évolutions de la société (...) Il était temps que la France rattrape ses voisins !", a-t-il poursuivi l'imitateur, conforté par les ...conservateurs ...britanniques qui s'apprêtent à faire adopter un projet en faveur du mariage gay.

Philippe Gosselin, l'un des principaux orateurs de l'UMP, a mis en garde contre la PMA (procréation médicalement assistée) "qui interviendra dans quelque semaines"Par les voies naturelles ?
"La PMA, a-t-il poursuivi, engendrera ensuite la GPA (gestation pour autrui).  Ce sera la logique de l'enfant à tout prix. "Mariage + adoption = PMA + GPA. Non, nous ne voulons pas d'une loi à la découpe", a-t-il asséné. "Votre projet, a-t-il aussi lancé, c'est une offensive ultra libérale voire libertaire comme on n'en a pas connu depuis mai 68 ! " Mais c'est bien le but rechercé et le prix à faire payer aux autres pour passer pour moderne et sans tabou... 

Ce n'est sans doute que vendredi que commencera la bataille autour des quelque 5.000 amendements
Ils ont été en quasi-totalité déposés par l'opposition, mais sans commune mesure avec les 6 000 amendements déposés par le seul groupe communiste en commission des lois, en juin 2003, lors du débat sur le financement des retraites.


Le record absolu fut atteint à l'été 2006 par les socialistes et les communistes opposés au projet de loi relatif au secteur de l'énergie: 137 537 amendements (43 725 pour le PS et 93 676 pour le PCF), soit six fois le nombre annuel d'amendements discutés chaque année. D'après la chaîne d'information i>télé, le coût de la duplication de ces propositions d'amendements (afin que chaque député présent puisse avoir une copie de chacun) s'éleva à environ 500 000 euros et représenta 4 fois la hauteur de la tour Eiffel. Cette fois le débat pourrait durer jusqu'au 10 février, avec un vote prévu le 12.


Lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait fait le "pari" que "dans quelques années", la droite jugerait que le mariage homosexuel constitue une "avancée", comme elle l'estime aujourd'hui pour le Pacte civil de solidarité (Pacs) qu'elle avait combattu il y a quinze ans, bien qu'il n'ait pas suffi à ouvrir la voie  à la PMA et à la GPA.

Ayrault avait bien évidemment traité par le mépris les abjurations du chef de file des députés UMP, Christian Jacob, qui lui avait demandé de "reporter l'examen du texte" dans l'attente de l'avis du comité national d'éthique sur la procréation médicalement assistée (PMA), pourtant écartée du texte. "Vous avez peur du peuple car vous n'osez pas le consulter par référendum", a également lancé Ch. Jacob, reprenant ce qui constituera un des axes de contestation de l'opposition.


Une centaine de catholiques intégristes  avait récité le chapelet

Alors que débutait la séance de nuit, des croyants offensés ont pratiqué des prières de rue à quelques mètres du Palais-Bourbon, pour demander à "la Vierge Marie" de "changer l'attitude des parlementaires" favorables au projet de loi sur le mariage homosexuel.


Quelques élus de gauche ont tenté de déloger les membres de Civitas peu avant 20 heures. 

Mais ils ont été empêchés par des CRS qui assuraient la sécurité de la veillée de prières. Hyper-excité, le député PS Yann Galut et des assistants parlementaires sont allés demander des comptes aux fonctionnaires de police en brandissant leur carte de député.

lundi 28 janvier 2013

Mariage pour tous: le "peuple" dans la rue, les "people" au théatre

Malgré le slogan, le "Mariage pour tous", 
ce n'est pas "l'égalité pour tous" 

Manifestants venus par le métro
Trierweiler-J-Michel Ribes

A deux jours de l'examen à l'Assemblée du projet de loi ouvrant à toutes et tous le mariage et l'adoption, les partisans populaires ont marché dans Paris au départ de la place Denfert-Rochereau, direction Bastille. Le mot d'ordre était "l'égalité des droits", ce qui ne manque pas de sel de la part des priviégiés du monde de la politique et du spectacle. 

Après avoir fait mine de renoncer au mariage au temps du PACS, comme E. Guigou, ils font aujourd'hui la fine bouche sur la procréation médicale assistée (PMA), qui a d'ailleurs été dissociée du mariage homo, dit pour tous, et fera partie du projet de loi présenté par choix du gouvernement et de François Hollande en mars prochain.

Bien placés, on remarque le chef du PS Harlem Désir et l'UMP "canal autonome", Roselyne Bachelot. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne peut se tenir de polémiquer et minimise l'ampleur de l'opposition au mariage entre personnes du même sexe, stigmatisant le million de marcheurs du 13 janvier 2013: "C'était pire au moment du Pacs. Cette fois, les haineux essayent de se policer." Sans haine aucune, le maire PS veut toutefois les taxer sur d'hypothétiques dégâts à la pelouse publique du Champ-de-Mars, dont il leur conteste ainsi l'accès en nombre.




Les piétons que dénaturer le mariage ne dérange pas furent, sans discussion, moins nombreux que les opposants au projet gouvernemental, le 13 janvier. A Libération, ils se consolent en estimant qu'ils étaient deux fois plus que lors de la précédente édition des "pros" le 16 décembre: entre 125.000 personnes (selon la police) et 400.000 (selon les organisateurs ! ), contre respectivement 60.000 et 150.000.

Les désinformateurs de Libération reconnaissent donc à contre-coeur qu'ils étaient "moins que lors de la manif des "antis" le 13 janvier", mais choisit sa référence, la police de Valls, pour qui "340.000 personnes étaient présentes", bien qu'il soit admis aujourd'hui qu'ils ont été autour du million.

Respect de l'autre...

Bien qu'à l'étranger, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a promis dimanche, depuis la Chine, que "les Français" peuvent "compter sur la majorité pour que ce projet de loi soit adopté".
Libération choisit ses témoins : "Plus loin, un manifestant défend le droit à l'expérimentation: "Ca fait 2000 ans que vous ratez vos mariages, laissez-nous essayer' ", aurait déclaré un manifestant, juge du couple formé par ses parents...

Les nervis du PS, assistés de ceux du PC, assuraient le service d’ordre. 

Les VIP venus en taxis


Mais plus de 700 pieds-plats du show-biz et de la politique étaient conviés par le milliardaire Pierre Bergé, initiateur du spectacle.

En talons et paillettes, ils étaient accueillis par Jean-Michel Ribes, 66 ans, hier soir au théâtre du Rond-Point à proximité immédiate des très populaires Champs-Élysées à Paris et subventionné à parité par l'État à travers le Ministère de la Culture  et la mairie de Paris.
Ribes fut nommé à la direction en novembre 2001 par Catherine Tasca, ministre PS de la Culture, et Bertrand Delanoë, maire de Paris. C'est Ribes qui fit représenter Golgota picnic, une pièce mettant en scène un Jésus-Christ fou. Une vingtaine d'organisations dont le Parti de gauche, le Parti communiste, le NPA et le syndicat Sud, 250 personnes appelèrent pourtant à manifester contre "l'ordre moral" qui était selon elles défendu par les croyants indignés...

Côté distributeurs de subventions, au départ, on trouvait Christiane Taubira, la garde des Sceaux et mère-porteuse du projet des associations, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur qui estime les nombres de participants, selon le cas, à la louche ou à la pipette, mais également Valérie Trierweiler, l'omniprésente concubine du président socialiste qui n'est pas encore membre du gouvernement, quoi qu'il y paraisse. 
Seule la ministre Cécile Duflot défila, bravant la consigne du chef de l'Etat.


Jégo, Chenu, Bachelot, Riester, Yade
Une brochette d'acteurs politiques de droite, autorisés par leur camp s'étaient joints:  Yves Jego, député radical de Seine-et-Marne, Franck Riester, député–maire UMP de Coulommiers, Monique Pelletier, ancienne ministre UDF, Rama Yade et, surtout, Roselyne Bachelot qui recueillit une acclamation à sa montée sur scène.

Des artistes se sont évidemment mobilisés




Le 27 janvier, 
Lilian Thuram lance un message de tolérance, en présence de Ferrari et Hanouna

Ils étaient peu nombreux le 16 décembre : Dave, l’animateur Steevie, l’homme d’affaires milliardaire Pierre Bergé, l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, le mannequin Arnaud Lemaire, escort-boy de Claire Chazal… 
Des "personnalités" comme Julien Clerc, Jenifer ou Valérie Damidot sont signataires du manifeste pro-mariage gay, mais on ne les a pas vus dans les cortèges… Le premier secrétaire du PS et de nombreux élus défilèrent. Erwann Binet, le jeune rapporteur PS de la loi, fit savoir qu'il ne serait pas du cortège, pour pouvoir passer l’après-midi avec ses enfants... Et de leur mère ? " Le mariage implique l'adoption. On ne peut pas faire l'un sans l'autre, sauf à interdire l'adoption. Et le but n'est pas de faire entrer l'homoparentalité dans le code civil, mais de mener un combat pour l'égalité. " Voilà résumée la philosophie - actuelle - d'Erwann Binet.



Laurence Ferrari
Soit qu'ils étaient présents,  soit qu'ils ont adressé des messages de soutien: Charles Berling (élu fantôme de Paris) est apparu avant le 12e coup de minuit, Pierre Arditi ou encore Jane Birkin, entre autres, ont lu ou fait lire leur prose.
Laurence Ferrari, qui anima la soirée, Emma de Caunes, Daniel Pennac, la grande Sophie, Charles Berling, Alfredo Arias, Arielle Dombasle, Laurent Ruquier, Aurey Pulvar avec un chignon de compétition, présentaient leur meilleur profil aux caméras…

Des coquettes se font désirer et font monter la pression. Caméras et micros sont aux aguets. le très maniéré Gérard Miller ou Lara Fabian, se prêtent volontiers à l’exercice. 

La ministre Najat Vallaud-Belkacem est de celles qui se font attendre.


Les people entre eux, lors de la soirée du milliardaire socialiste Pierre Bergé au théâtre du Roind-Point.


VOIR et ENTENDRE
si les
 socialistes nantis se mélangent au peuple:



Hortefeux dénonce cette frature sociale établie par la gauche des riches


Brice Hortefeux a commenté la manifestation pour le mariage homosexuel.

"Nous avons eu il y a 15 jours l’exemple d’une manifestation du peuple. Là, ce sera une manifestation people", a observé l’ancien ministre de l’Intérieur, lors du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/iTélé.
"Si c’est une réforme de société, alors la société mérite d’être consultée, a-t-il estimé.

VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre de l'Intérieur ironiser sur la "manifestation people" des partisans du mariage entre personnes du même sexe, le 27 janvier 2013:

Brice Hortefeux s’est par ailleurs dit "favorable à un référendum".

L’association Le refuge est d'ailleurs fort critique de cet événement mondain

Elle acceuille les jeunes homosexuels chassés de chez eux par leurs parents et dénonce le côté bling-bling de cette soirée de gala : " La belle journée de mobilisation se clôture par un évènement mondain malvenu... (…) Le champagne coule à flot ce soir au Théâtre du Rond-Point... Des dizaines de jeunes dorment dehors... Soirée mondaine réservée à une élite. " 
Même certains invités, comme Christophe Alévêque, raillent "cette solidarité des homos avec les hétéros. C’est très bien parce qu’ils vont être confrontés au divorce, aux juges, à la prestation compensatoire...".
Plus lucide, le gracieux Christophe Beaugrand, ont admis que tout cela n’estt peut-être pas d’un très bon goût : " Fier d'avoir marché avec les vraies gens cet aprèm. Réservé sur cette soirée people entre “gens bien”. (…) Je me suis senti très mal avec tous ces gens. " 
Indécente, cette soirée n'aura pas servi la cause.


lundi 21 janvier 2013

Hollande recevra les associations pour le respect du mariage

Hollande réaffirmera aux associations sa détermination à faire adopter le projet
Arrivée des opposants au projet de la gauche
(Champ de Mars à Paris, le 13 janvier 2013)

"Le principe ne changera pas" !, prévient le locataire de l'Élysée

Traduction de ce "foutage de gueule": "Cause toujours !"
Sans préciser de calendrier de rendez-vous à la veille de la manifestation de soutien de son projet, le président François Hollande a fait savoir qu'il recevra les associations qui militent contre le mariage entre personnes du même sexe, pour leur réaffirmer sa volonté de faire adopter son texte, a-t-on froidement annoncé lundi au palais présidentiel, un soupçon provocateur. 

Ce mépris obstiné a été rapporté par Frigide Barjot

La chef de file du mouvement pour le respect du Code civil tenait une conférence de presse à Paris sur les suites de la manifestation massive qui a mobilisé environ 1 million d'opposants au saccage de l'institution du mariage, le 13 janvier. 

Interrogée sur un rendez-vous à l'Élysée, la publiciste a simplement répondu : "Nous attendons que les modalités soient fixées et annoncées de façon officielle. Je serais ravie d'avoir l'information directement.

Elle  laissait ainsi comprendre que la convocation d'une nouvelle manifestation dépendrait du contenu de l'entretien. "Si le projet n'est pas suspendu, il y aura une nouvelle manif", a-t-elle assuré.

Valérie Pécresse a mis en cause la duplicité du chef de l'État

La responsable UMP a estimé lundi matin qu'  "en refusant de recevoir à l'Élysée les anti-mariage homosexuel, il dit bien qu'il les considère comme des citoyens de seconde zone."

Le pouvoir manipule l'opinion

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui porte ce projet, nie en effet que " les mots de père et de mère vont disparaitre du Code civil mais ces mots demeurent dans le titre 7 du code civil relatif à la filiation et dans le chapitre 8" sur la filiation adoptive", a-t-elle affirmé. 
Le texte est désormais prêt à affronter l'Hémicycle, à partir du 29 janvier prochain. 

L'Assemblée nationale a fini d'examiner le projet en commission 
Dans la nuit de mercredi à jeudi,  droite et gauche se sont surtout affrontées sur les mots "père" et "mère", menacés de disparition du Code civil une fois votée  la loi sur le mariage homosexuel
"Nous sommes au coeur du texte", a souligné Hervé Mariton au Palais Bourbon. 
Désormais délégué général au projet dans le nouvel organigramme de l'UMP, il dénonce la volonté de la gauche de nier toute altérité sexuelle dans les textes officiels. Pour preuve, le député Philippe Gosselin (UMP) a ajouté : "Dans les formulaires de la SNCF pour les familles nombreuses, les termes de père et de mère sont déjà remplacés par ceux de parents 1 et 2. Nous voulons stopper cela!", a-t-il fait valoir.

D'ailleurs, le rapporteur du texte, Erwann Binet, pense avoir trouvé la ruse sémantique. 
En effet, le député socialiste a fait voter un amendement-balai, modifiant l'article 4 du texte projet de loi. En clair, ce nouvel article prévoit qu'à chaque fois que le Code civil fait référence à "père" et "mère", ces dispositions s'appliqueront également "aux parents du même sexe".