POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est opposition. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est opposition. Afficher tous les articles

samedi 15 février 2014

Européennes 2014: Peillon fait campagne comme ministre

Candidat en campagne dans le sud-Est, ministre chahuté

Ce 13 février, en déplacement officiel à Aix-en-Provence et Avignon

Le ministre de l'Education nationale était donc  dans le Sud-Est, région où il est candidat aux élections européennes...
Le ministère de l'Education nationale avait voulu pour son ministre un petit déplacement convivial: visite d'établissements, spectacles d'enfants, conférence de presse improvisée.
Le ministre-candidat avait prévu un escort boy, le camarade socialiste Jack Lang, aujourd'hui conservé dans le formol à la direction de l'Institut du monde arabe. L'ex-ministre de la Culture était sa "guest star" à Avignon où le septuagénaire compte encore des fans nostalgiques.

Les agendas les mieux bichonnés ont leurs impondérables
  
Un double comité d'accueil attendait le ministre controversé au collège Anselme-Mathieu d'Avignon. Ni le ministère, ni Valls n'avait prévu que des  professeurs en grève puisse gâcher la fête. Peillon avait même mobilisé des manifestants de la Manif pour tous et des mamans voilées, massés sur le trottoir d'en face, mais contenus par les CRS Aux cris de "Peillon démission !", "Peillon-Hollande, on n'en veut pas!", le ministre faisait l'unanimité contre lui.  La berline ministérielle ne fait pas d'arrêt pour permettre au candidat de serrer des mains. Avec sa mauvaise foi coutumière, il nous assurera que c'est bien la preuve qu'il n'est pas en campagne...

Le collège Anselme Mathieu d'Avignon est l'un des premiers réseaux préfigurateurs d'éducation prioritaire (REP+), annoncés le 15 janvier dernier. Des élèves enthousiastes présentent au ministre une saynète en italien. 
Pendant ce temps, le chef de cabinet de Vincent Peillon reçoit deux des mamans qui manifestaient devant le collège. "Les gens sont toujours étonnés que nous prenions le temps de les recevoir et de les écouter. Mais c'est comme ça que travaille le ministère", assure-t-il, sans précision sur les suites à donner aux revendications.
Un "temps d'échange" est prévu  avec les professeurs dociles ou militants avant le passage à la signature d'une convention entre le collège et La Fabrica, lieu de résidence du Festival d'Avignon. Vincent Peillon cite la phrase du jour due à ...Jules Ferry : "À chaque enfant de France, l'école doit apporter le meilleur des Beaux-Arts". Un professeur de musique propose au ministre de lui envoyer un CD réalisé avec ses élèves. Une autre présente une exposition photo. "Mais où trouvez-vous l'argent pour faire tout ça?" croit malin d'interroger le ministre. "On utilise notre matériel personnel", rétorque une professeure, "On bricole beaucoup" complète le principal. Mais aucun des présents sélectionnés ne profite de l'occasion pour déplorer le manque de crédits pour leurs projets pédagogiques. Les "mauvais" professeurs ont été laissés sur le trottoir: avec eux, pas de concertation. 

Peillon ne laisse pas paraître que les comités d'accueil ont gâté sa bonne humeur. Le candidat ne s'économise pas pour serrer des mains, distribuer les sourires, mais aussi féliciter le personnel enseignant du SGEN et louer son "dévouement" auprès de jeunes ici majoritairement issus de milieux défavorisés. Il insiste: "Ce que demandent les professeurs, ce n'est pas de l'argent (sic), c'est du temps, et c'est ce que nous allons leur donner. Avec les dispositifs REP+ , ils auront plus de temps de ...concertation". Personne n'est là pour le contredire, alors le ministre masochiste en profite: "Nous avons l'école la plus douloureuse au monde. Le système scolaire qui marche le mieux est celui qui donne le plus de confiance aux élèves; et l'estime de soi, la confiance, c'est ce que la pratique artistique permet de développer", selon lui. Le sport n'est pas ici à l'honneur, à Sotchi non plus.

L'heure vient du point presse  

Le déplacement est largement calculé pour permettre de communiquer au candidat aux élections européennes dans le sud-est. 
Peillon retoque les questions sur la grève du jour, les qualifiant "de questions de parisiens, ça !"
Les manifestants anti-genre attroupés devant le collège ne lui inspirent que le déni. "Sur ce sujet, les rumeurs ont atteint un niveau délirant, assure le ministre. Pour lutter contre ce genre de polémique mensongère, il n'y a qu'une solution : expliquer ce que nous faisons vraiment en classe, expliquer et encore expliquer - et redire que, non, l'éducation nationale n'enseigne pas la théorie du genre à l'école", maintient-il, avant de nier en bloc. "Certains pensent que les professeurs n'ont pas à transmettre de valeurs - si, c'est leur travail de transmettre les valeurs de la République", assène encore le philosophe en guise de démonstration. "C'est fini !" tranche, peu ouverte au dialogue,  la conseillère presse du Pol-Pot de la Rue de Grenelle.  

Nouvelle contestation à Aix-en-Provence

Ebranlé, le ministre-candidat fait une pause cigarette inopinée sur une aire d'autoroute. Le nouveau recteur est chargé de détendre son patron. Le ministre l'a en effet amené dans ses bagages il y a six mois.
Ali Saib vient de Caen, dans la Somme, en région Picardie d'où  le candidat est lui-même d'abord parachuté. Peillon fut troisième de la liste PS dans le Nord-Ouest et donc élu en juin 2004. Candidat en juin 2009, mais dans le Sud-Est, il y retrouve Karim Zeribi, candidat PS et premier non-élu. Mais Peillon étant nommé ministre, Zéribi devient député européen en remplacement de Vincent Peillon. 
En 2014, Peillon est tête de liste socialiste aux européennes, tandis que Karim Zéribi, battu aux législatives de 2012 dans les Bouches-du-Rhône, tente sa chance avec ...EELV aux municipales 2014 à ...Marseille, après avoir été porte-parole de Jean-Noël Guérini lors des municipales de 2008 ! On dirait que Peillon a placé ses hommes et quels hommes ! 

Le ministre arrive au lycée Paul Cézanne, établissement bourgeois d'Aix-en-Provence
Lycée Maupassant de Colombes, 92:
des professeurs interpellent le ministre sur
les effets de la baisse des dota­tions horaires
dans leur lycée ZEP, le 10 février 2014
Officiellement, il est là pour visiter sa section expérimentale de langues et cultures ... C'est un proviseur tout sourire qui accueille son ministre, flanqué de D'jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale, et président de l'Institut du Monde arabe depuis 2013. 
Le ministre et Lang sont invités à assister à un cours de langues. Le ministre s'assoit au 1er rang à côté d'une lycéenne. Les photographes mitraillent. "La France que vous nous avez donnée à voir, une France qui n'a pas peur de ses différences, c'est la France que nous aimons tous!" s'enthousisme le candidat étranger à la région. Et d'ajouter: "Nous allons doubler les sections de langues orientales, et réouvrir des postes au CAPES et à l'agrégation dès l'année prochaine".  "C'est très important pour moi [la visite d'un tel ministre], explique Nouar Barakat, professeur d'arabe dans un lycée marseillais. J'apprécie qu'il insiste sur l'importance d'apprendre l'arabe dans un cadre laïque, et de ne pas laisser cet enseignement aux mains de centres culturels qui sont très présents dans nos quartiers et qui, pour certains, font du prosélytisme".
VOIR et ENTENDRE Peillon confirmer sa volonté de développer l'enseignement de l'arabe en France:

Dernière station de la tournée électorale

C'est un calvaire. Le député européen en campagne et néanmoins ministre a déjà serré une bonne cinquantaine de mains, mais il reste encore l'ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l'éducation) à inaugurer. A 75 ans, Jack Lang colle toujours au train et le septuagénaire distribue à son camarade de 55 ans les bons points pour lesquels il a été requisitionné. 
"Je ne pense pas que ce soit plus compliqué aujourd'hui qu'à mon époque d'être ministre de l'Education. Des rumeurs, des conflits, il y en a toujours eu. Les jeunes eux, ont changé, c'est une évidence, mais le travail reste le même. Il faut avoir un objectif et s'y tenir, ce que fait très bien Vincent Peillon. Il est brillant, très cultivé, et surtout passionné, ça se voit ! Regardez-le, il est ravi !" Le "brillant" ministre rosit d'aise, pense-t-on, mais en fait parce que des étudiants de l'Espé manifestent contre la réorganisation de leur cursus. 

Devant les caméramen, le ton monte entre le ministre et une étudiante. 
Vincent Peillon se voit agressé: "Madame, Madame, s'il vous plaît, vous serez bientôt professeur...", tente le ministre. Mais "Madame" l'étudiante ne lâche rien, et s'insurge contre la précarité subie par certains étudiants

Vincent Peillon met vite un terme au dialogue et tourne les talons, plantant-là la contestatrice. A quelques rues de là, Michel Vauzelle, le président PS du Conseil régional de PACA, l'attend pour une conférence à l'IEP d'Aix-en-Provence.
VOIR et ENTENDRE les élèves-professeurs manifester, ici à Toulouse le 1er octbre 2013, et les promesses du ministre qu'une étudiante d'Aix-en-Provence a encore dû rappeler au ministre en campagne:
Avant d'attendre l'IEP d'Aix, la délégation ministérielle devra à nouveau franchir un rassemblement de la Manif pour Tous.

VOIR et ENTENDRE la contestation aux abords de Sciences Po, Aix et  que l'AFP a manqué ou censuré et ne diffuse donc pas aux organes de presse qui attendent la becquée, la bouche ouverte:
Et voilà comment, malgré la mise à disposition de l'appareil de l'Etat et la participation du ban et de l'arrère-ban socialistes, une tournée électorale d'un ministre en butte à une contestation multiforme tourne au calvaire.

VOIR et ENTENDRE le reportage de l'AFP, l'agence de presse d'Etat qui n'a rien vu des diverses contestations:

dimanche 26 janvier 2014

Hollande a fédéré 160.000 opposants en colère, dimanche à Paris

"Jour de colère" contre les impôts, le chômage et les atteintes à la famille

"Quelques milliers" de personnes 
(120.000 à 160.000) ont crié leur révolte ce dimanche
après-midi à Paris, aux cris de "Hollande démission", à l'appel du collectif informel "Jour de colère". 

Ce collectif indépendant des partis et des syndicats dérange les militants encartés et ne convient notamment pas à la presse subventionnée et partisane. Bien qu'elle serve de relais aux syndicats, collectifs et réseaux estampillés à gauche, cette presse-là stigmatise ce groupement d'une cinquantaine d'associations qu'il est facile de qualifier d' "hétéroclite", puisqu'à la différence des autres, il n'est pas soumis au "centralisme démocratique".


Le collectif se voit accusé en outre de menaces au président, si incompétent et imprévisible qu'il soit. Les media font d'ailleurs preuve d'une inconcevable indulgence lorsque Mélenchon traite les entrepreneurs de "salopards" et réclame à Bordeaux "qu'ils dégagent tous !", mais se choquent d'entendre l'intention des autonomes du jour de "le poursuivre dans la rue, avant de le chasser dans les urnes".


Le parcours a été imposé par la préfecture cette semaine,
 ce que dénonce le collectif sur son site
Plus de 26.000 personnes avaient annoncé leur participation sur Facebook. Les manifestants sont partis de la place de la Bastille. Le cortège a dû passer par Port-Royal, direction Montparnasse, avant de rejoindre les Invalides. Ils ont défilé derrière une banderole proclamant "Français en colère, Hollande dégage". 

Slogans anti-mariage homosexuel et anti-européen 

"Non au mariage homo", "Europe sécession, la France est une Nation", criaient les manifestants, tandis que du défilé festif fusaient des fumigènes et des pétards. 
Des journalistes colporteurs d'éléments de langage et décrypteurs à la solde du pouvoir ont été accusés d'être des "collabos", s'est étonnée l'...AFP ! 

Des bérets rouges ou roses, des drapeaux tricolores, et quelques drapeaux bretons, avec la fleur de lys, symbole monarchiste, ont émaillé la manifestation. 

Les extrémismes ne se valent-ils pas ?

En marge du cortège des révoltés de la politique de Hollande et des siens, et faute de nervis, se sont agglutinés des contre-manifestants déterminés à perturber une journée qui a essentiellement réuni des familles.


Quelques centaines de sympathisants de Dieudonné ont fait des "quenelles" criant "liberté d'expression", en allusion à l'interdiction faite à l'humoriste controversé de jouer son spectacle 'Le Mur'.


Des militantes anarcho-révolutionnaires du groupe Femen ont fait de la provocation, scandant "allez brouter ailleurs", avant d'être arrêtées par les forces de l'ordre, alors que Nicolas Bedos répa.

Cohabitaient aussi dans le cortège  des partisans de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. 

Neuf personnes, dont seuls les prénoms sont communiqués, ont porté le mouvement,  selon le site Internet de "Jour de colère". Si celui de Frédéric Pichon, avocat de plusieurs militants du Printemps Français, n'apparaît pas clairement, il a été régulièrement cité et jamais démenti. 
De crainte du harcèlement des organisateurs, le site internet a été enregistré au Panama. Encore une leçon retenue de la Manif pour tous : le numéro de téléphone portable de Frigide Barjot, massivement communiqué à l'époque, avait rapidement été saturé de messages de donneurs de leçons de tolérance et souvent peu urbains.

Pas de représentants des partis politiques
La manifestation a tellement mobilisé d'opposants au gouvernement que l'absence de certains sympathisants n'a pas porté préjudice. 
Interrogé sur Radio J sur cette initiative du collectifs, Luc Chatel, vice-président de l'UMP et ancien ministre, a déclaré : "Je ne la soutiens pas mais je la comprends." Il estime en effet que "le président de la République élu ne cesse de fracturer la société française, d'opposer les Français les uns aux autres".

Modèle de "factieux" !
Cataloguée "très conservatrice" par le ("très socialisant") Parisien comme ne le serait pas un communiste, Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti chrétien démocrate, a expliqué sur Canal+ ne pas vouloir "participer à une manifestation qui peut dégénérer" même si elle se reconnaît dans "cette agrégation de gens en colère".

Le collectif breton à l'origine du mouvement des Bonnets rouges avait aussi annoncé ces derniers jours qu'ils ne participeraient pas à la manifestation.

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, ne compte pas non plus s'associer au collectif. L'Avenir pour tous, la nouvelle organisation de Frigide Barjot, s'était distinguée d'une action qui, selon elle, se plaçait sur "le terrain de l'opposition politique" et avait appelé à "ne pas manifester leur colère ce dimanche".




mercredi 13 novembre 2013

Interpellation d'un opposant au pouvoir

Le fondateur de Hollande-Demission.fr harcelé par la police de Valls

David van Hemelryck, leader de Hollande-Demission.fr est sorti du dépot de la Préfecture de police hier soir 

Police politique en action

Suite aux événements du 11 novembre sur les Champs Elysées, il est retourné sur les lieux:
Débauche de moyens policiers
il a encore été interpellé cet après midi par les forces de l'ordre alors qu'il roulait sur le périphérique parisien au volant de sa voiture au couleurs de son mouvement (Hollande-Demission.fr). 

Le contrôle de police a duré plus de deux heures durant lesquelles les policiers présents sur place ont rendu compte à la préfecture, afin de rechercher un motif pour saisir le véhicule.
Vers 18h, sa voiture était enlevée par un véhicule de la préfecture

David van Hemelryck a été interpellé et conduit à l'UTJDR (Unité de Traitement Judiciaire des Délits Routiers). 

Le terrible "factieux" est ressorti du commissariat en début de soirée après que lui ait été notifiée la
saisie de sa voiture et de son contenu.

vendredi 9 août 2013

Marly-le-Roi: la police de Valls embarque une opposante à Hollande

Un jeune Vendéen dénonce la dictature sur le passage de Hollande

Les gendarmes interpellent deux femmes avec une pancarte bricolée à la main

La scène se passe à Marly-le-Roi,
Birmanie   France
En attendant l'arrivée du président de la République, la police politique de Manuel Valls intervient et embarque les deux malheureuses venues à la rencontre de  François Hollande, le mardi 6 août 2013, Espace Prévert à La Roche-sur-Yon, Vendée.


L'une réclame une revalorisation de sa retraite MSA
, l'autre, âgée de 54 ans, est au chômage de longue durée et à la recherche d'un emploi. Avec modération, la seconde tente de retenir l'attention du "président des bisous: elle exprime sa déception de la politique du PS et croit encore pouvoir s'adresser à dieu plutôt qu'à ses saints...

VOIR et ENTENDRE comment "Pépère" s'esquive:

A Marly-le-Roi (Yvelines)une militante pro-famille pacifique subit une rafle jeudi matin

Un jeune militant prend à parti François Hollande 
frontalement. 
"Dictature"! Le service d'ordre le fait taire rapidement. Le bain de foule est écourté, Hollande rentre immédiatement dans sa voiture !

La jeune femme arrêtée arbitrairement par des policiers en civil témoigne
 (photo 1).
"Après un contrôle d’identité à deux rues du point d’arrivée de M. Hollande, j’ai été suivie par les flics… mais je les ai feintés et j’ai finalement percé leur dispositif de police (dispositif impressionnant : groupes de 6-7 flics tous les 50 mètres et même sur les toits), avec ma bonne mine et mes sourires (oui, je sais aussi faire ça, même si j’ai plutôt l’air d’une harpie sur la vidéo) et puis un dernier policier m’a indiqué l’endroit où je pouvais me mettre pour attendre Monsieur Hollande… j’étais quasiment la seule badaud… le reste, une trentaine de personnes, étaient des officiels, des flics et bien sûûûr nos amis les journaleux (sans qui Flamby ne se déplace jamais puisqu’ils sont la raison d’être de ses déplacements !). J’attendais là, comme tout le monde… des hommes en costume sont venus me demander ce que je faisais là; je leur ai dit qu’un monsieur m’avait proposé de venir et de me mettre là.

Flamby était annoncé dans 2 minutes. Je fouille mon sac pour chercher un sifflet et mon portable… Trois mecs en costume me serrent, l’un deux se colle contre mon visage et me dit :
"Donnez-le nous avant que vous ne le sortiez !" Interloquée, je lui demande "Quoi ?" Je n’ai pas le temps de dire " ouf" qu’il plonge la main dans mon sac, qu’il en tire mon drapeau LMPT tout plié et il me dit "Suivez-nous !" Choquée de ses manières, je lui dis que je ne partirai pas… que je n’ai rien fait… qu’il n’y a aucune raison… et que la chaussée appartient à tout le monde. Les trois me serrent plus forts et m’entraînent loin de l’entrée de IX Blue [la société visitée par François Hollande]. Je comprends qu’ils veulent que cela se passe en silence, sans esclandre… alors je gueule ! je gueule le plus fort possible. Deux autres mecs arrivent, la mine pas engageante… ils m’attrapent, ils me poussent, je crie plus fort. Je leur demande qui ils sont, ils ne répondent pas… alors je résiste, je les pousse, l’un d’eux me dit "C’est la police". Je refuse de les croire. Je demande à voir une carte. Ils me plaquent contre un mur et ils me sortent une carte de police… dans la foulée, ils me menottent et la suite est dans la vidéo… comme je crie, ils veulent étouffer le bruit car Hollande arrive et ils m’enferment dans la bagnole, je continue à crier. Alors, l’un d’eux dit : " Ferme les vitres pour pas qu’on l’entende"!

Je suis restée 2h30 au commissariat. Je vous passe les détails sordides du flic qui, au moment de sortir de la voiture, se penche sur moi pour défaire ma ceinture de sécurité, et abusant de ma position menottée et de l’absence de témoins (les autres flics étaient déjà hors de la voiture), me pose la main sur le sein en me disant : "On va sortir, mais tu vas rester bien tranquille, maintenant !"

Bref, au bout de deux heures d’attente au commissariat, une fliquette est venu me demander :
"Vous le signez ou pas le PV ?" "Hein ? Quel PV ? je n’ai pas vu de PV ? Je ne signe pas un papier si je ne l’ai pas vu !" lui réponds-je. "Ben non ! il faut me dire AVANT si vous signerez ou pas, parce que je dois l’écrire en bas: c’est la dernière phrase". Ahurie par tant de bêtise, je lui rétorque : "ça vous arrive de signer des papiers que vous n’avez jamais vu, vous ? Alors je vous réponds : 'P'tet ben qu’oui, p'tet ben qu’non, ça dépend du papier !’" Elle est repartie mécontente et m’a sortie un beau PV où il était dit en substance : "Interpellée pour avoir refusé de montrer sa carte d’identité" ! Mais on ne m’a pas demandé ma carte, sauf au début et je l’ai donnée ! J’ai pas signé ce PV qui leur servait uniquement à justifier mon arrestation ! Voilà comment la police politique de Hollande arrête des gens sur des "soupçons d’intention de peut-être sortir un drapeau"…
Voilà ce que doivent savoir les prochains interpellés !


VOIR et ENTENDRE la scène que ni France 2, ni BFMTV ne propose:


Les Femen interpellent Hollande au Bourget, impunément


Le Président François Hollande en visite de propagande dans une entreprise de haute technologie et "défendre l’innovation" (sic) autorise la rafle d'une "citoyenne vigilante" (photo 1 ci-dessus), mais laissent les Femen (ci-contre) libres,
même si les méthodes sont également musclées :

jeudi 4 juillet 2013

Tour de France pour Tous: ce que la presse vous cache

La lutte anti-MPA et GPA continue: le saviez-vous ?

La preuve en images




La démocratie française en danger




 

Pendant que Hollande est en Tunisie pour donner une leçon de démocratie à la Tunisie...










samedi 30 mars 2013

Les opposants au mariage homo conspuent des ministres en Régions

Les anti-mariage homo ne lâchent plus les ministres qui les méprisent

Vincent Peillon chahuté à Rennes par des opposants au mariage gay

Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

"On veut du boulot, pas du mariage homo", "Hollande, ta loi, on n'en veut pas". Des centaines d'opposants à la filiation homosexuelle ont scandé leur opposition au projet samedi matin à Rennes lors de la venue du ministre de l'Education Vincent Peillon au Forum Libé. Plusieurs d'entre eux ont chahuté le ministre, scandant "Peillon, démission" à portée d'oreille, malgré un dispositif policier important.


Munis de sifflets, de tambourins ou de cors,
les opposants s'étaient rassemblés devant le Théâtre national de Bretagne, où se déroulait depuis vendredi une série de débats organisés dans le cadre du Forum Libé, gardé samedi par un important cordon de gendarmes mobiles. Les manifestants portaient des pancartes disant "Touche pas à ma filiation" sur fond de main rose, ou "Egalité devant la naissance". Certains brandissaient aussi une grande monture de lunettes en carton, avec une pancarte demandant "Ouvrez les yeux".

VOIR et ENTENDRE une video amateur, puisque les media occultent  les manifestations hostiles au projet de loi de Hollande:
"On ne lâche rien," avaient-ils promis
C'est le nouveau mot d'ordre du collectif La Manif pour tous. La phrase est répétée dans tous les communiqués et dorénavant martelée à chaque rassemblement. "Je crois que François Hollande se fiche totalement de nous. Donc il va falloir qu'on continue (...) et nous avons plein d'idées !" a déclaré jeudi Frigide Barjot, chef de file du mouvement. 
"Malgré nos actions de masse, le gouvernement fait l'autiste, nous avons donc décidé de multiplier les actions et notamment de réserver des comités d'accueil aux ministres partout où ils iront", a prévenu Albéric Dumont, l'un des coordinateurs nationaux du collectif. 
Le ministre de l'Education est le dernier en date à faire les frais de la nouvelle stratégie des anti-mariage homo: le comité d'accueil

Najat Vallaud-Belkacem a été sifflée vendredi 29 et prise à partie verbalement à son arrivée à Rennes 

A sa grande surprise,
la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de la femme a eu droit à un comité d'accueil

VOIR et ENTENDRE un reportage minimaliste de la presse régionale, Ouest France, bien obligée:

La ministre s'est vue récompensée pour son prosélytisme en exerçant des pressions morales sur de jeunes collégiens de 4e:

Autre personnalité visée: le député PS Erwann Binet

Le rapporteur du projet de loi a été empêché de tenir un débat dans les Yvelines mardi et a dû partir sous protection policière, non sans avoir pris la mesure du refus poupulaire.



VOIR et ENTENDRE la scène occultée par la presse institutionnelle:





En décembre, il avait déjà trouvé un contradicteur à Lyon:

La presse officielle parle de "pédagogie" !
Certains ne sont pourtant pas réceptifs à cette "pédagogie", en décembre encore:

Taubira est évacuée par une porte latérale...

La ministre de la Justice a dû regagner sa voiture sous escorte, alors que les opposants étaient pourtant tenus à distance par les forces de police.


Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

Les organisateurs de La Manif pour tous appellent également à mettre la pression sur les élus. Ainsi, avant l'examen du texte au Sénat, qui débutera jeudi, un site internet a été créé qui permet en quelques clics de connaître les coordonnées de son sénateur et de lui envoyer un courrier électronique, déjà rédigé, contre le mariage pour tous.

Cette mobilisation tous azimuts s'appuie sur une communication parfaitement rodée et ultra réactive grâce aux réseaux sociaux. Pour chaque action décidée, des dizaines de SMS sont envoyés aux militants de la première heure, aux bénévoles, aux photographes et vidéastes amateurs... 
Les infos sont ensuite diffusées sur internet et les internautes qui s'affairent derrière leurs écrans sont aussi nombreuses que celles des militants du PS pendant l'entretien Hollande-Pujads de jeudi.
20 à 30 personnes se relaient jour et nuit pour poster des messages, qui sont ensuite reproduits des dizaines de fois par les internautes soutenant le mouvement. 

Ils ne laissent pas les media ignorer leur actions...
 
Depuis des semaines, un point de presse par semaine est organisé, avec  plus de bénévoles présents que de journalistes ! Et, lors de la dernière grande manifestation, huit communiqués de presse ont été envoyés aux media dans la journée. Qui l'eut cru !

La tour Eiffel évacuée par peur d'un attentat après un appel anonyme

La tour Eiffel a été évacuée entre 19h15 et 19h45 samedi 30 suite à un appel téléphonique anonyme reçu par la police. Par crainte d'un attentat, les personnes présentes dans le monument ont dû descendre sur le Champ-de-mars.

Selon une source policière,
"un commissariat du Val-de-Marne a reçu un appel anonyme provenant d'une cabine téléphonique du même département". Cette personne indiquait qu'une bombe allait exploser à 21h30 à la tour Eiffel.

Au total, quelque 1.400 personnes ont été évacuées à la demande la Société d'exploitation de la tour Eiffel. Elles ont été priées de descendre sur le Champ-de-mars, dans le 7e arrondissement. "Depuis les services compétents sont sur place", indique la prefecture de Police. Un périmètre de sécurité a été établi autour du monument.

La tour pourrait ouvrir à nouveau dans la soirée.

mercredi 27 janvier 2010

Elections: communication institutionnelle vs. propagande électorale

Des partis bafouent les critères d'appréciation de la propagande

Vademecum à l'usage des élus d'opposition

"Le Conseil d’Etat, tout comme le Conseil Constitutionnel, passent au crible d’un certain nombre de critères formels les campagnes d’information. Ainsi de la périodicité et de la régularité des actions de communication.

  • L’ancienneté et la régularité des moyens de communication mis en œuvre par les collectivités territoriales sont des éléments souvent déterminants pour écarter le risque d’une requalification électorale.
    Ainsi sera regardée avec suspicion une initiative de communication qui apparaîtrait par trop novatrice si celle-ci venait à se dérouler à proximité de l’organisation du scrutin.
    Une commune qui n’aurait pas pour habitude d’inviter la population à l’inauguration d’un bâtiment public encourt le risque, si elle se hasardait à une telle initiative en période électorale, de se voir soupçonnée d’avoir recherché un effet électoral.
    A l’inverse, une collectivité coutumière de ce genre de manifestations est autorisée à poursuivre sa pratique habituelle.
    [il suffit d'anticiper pour se protéger]
    Le juge vérifiera cependant que les inaugurations correspondent à des réalisations véritables, que le coût de la communication ou des initiatives qui les accompagnent n’est pas exorbitant au regard de l’ordinaire et qu’elles n’ont pas, par le contenu de la communication, l’objet de promouvoir un candidat.
  • De même, une grande attention est-elle portée à l’évolution du budget de communication. Si celui-ci peut bien évidemment progresser d’une année sur l’autre, voire prendre en compte un événement exceptionnel, il va de soi qu’il n’est guère envisageable de doubler l’année des élections le montant des crédits normalement affectés aux actions de communication.
    Si un changement de pagination ou de formule éditoriale est accepté, encore faut-il qu’il n’occasionne pas un bouleversement des traditions, notamment financières, de la communication locale. Dans un pareil cas, tout indice de propagande électorale sera naturellement amplifié, la collectivité étant soupçonnée d’arrières pensées électorales.
  • Au-delà de ces premiers critères, et bien évidemment, le juge de l’élection examine, en priorité, le contenu de l’information.
    La notion essentielle permettant d’identifier un risque de propagande électorale est celle du profit électoral qu’en retire le candidat par la valorisation de son image, de son action, ou de son programme.

    Ce sont ces trois obstacles que doit s’efforcer de surmonter la communication municipale.
    Une communication non personnalisée s’analysant davantage comme une information apportée au public que comme la valorisation d’une action, demeure licite.

    [Ex. 1] C’est ainsi qu’une campagne d’affichage sur le recyclage des papiers s’inscrivant dans un ensemble d’actions de communications en faveur de la protection de l’environnement ne constitue pas une campagne illicite (CC, 4 nov.1993, AN Rhône, 2ème).
    Dans cette espèce, le Conseil Constitutionnel a relevé que la campagne de communication tendait à informer le public de l’importance du recyclage des vieux papiers et qu’elle se bornait à porter à sa connaissance les modalités de leur collecte sélective.

    [Ex. 2] De la même manière, un affichage destiné à informer le public sur la mise en œuvre prochaine de travaux d’aménagement n’est pas interdit dans la mesure où il privilégie l’information des habitants, éventuellement en leur présentant les désagréments qu’ils subiront du fait des travaux, et non pas la valorisation de l’ouvrage ou du maître d’ouvrage (CC, 6 oct. 1993, AN Lot, 1ère circonscription).
    En revanche, et dans le même arrêt, le Conseil constitutionnel a critiqué la publication d’un reportage publicitaire inséré dans un journal d’informations, d’un courrier par lequel le maire exposait le programme de développement de sa ville, qu’il entendait mener pour l’année à venir.

    Il est également important de respecter le rythme administratif des actions municipales.
    Ainsi, de nombreux textes législatifs ou réglementaires imposent aux collectivités d’informer les habitants de leurs projets.
    Par exemple : les textes imposent de nombreuses enquêtes publiques relatives aux opérations d’aménagement à l’occasion des DUP ou des études d’impact en cas de grands travaux.
    Les communes n’ont aucune raison, dès lors qu’elles en ont l’habitude, de renoncer à ce type de communication qui peut être importante dans la mesure où les textes n’imposent qu’un minimum d’obligations, laissant aux collectivités la possibilité d’aller au-delà des textes.
    [Ex.3] Ainsi, si la création d’une ZAC peut se contenter d’une information minimale, rien n’interdit aux collectivités de présenter des projets d’urbanisme de manière plus ambitieuse.
    [Ex.4] De la même manière, rien n’interdit aux collectivités, qui en ont l’habitude, de procéder à l’inauguration d’équipements publics.
    Encore faut-il que la date d’inauguration soit dictée, non pas par des motifs électoraux, mais par les délais normaux du processus d’élaboration administrative et de réalisation des travaux.

    Un autre critère fréquemment utilisé est la date de diffusion des vecteurs de communication. En effet, s’agissant d’un document présentant les réalisations d’une collectivité, le Conseil d’Etat s’attachera à la date de sa confection et de sa première distribution pour déterminer s’il entre ou non dans le champ d’application de l’article L.52-1.
    Autant la distribution tardive d’un tel document serait, éventuellement, répréhensible, autant le fait qu’il continue à être mis à disposition de la population dans des endroits publics postérieurement au délai de 6 mois, ne sera pas obligatoirement critiquable.
    [Ex.5] A titre d’exemple, à considérer avec prudence, le Conseil d’Etat a admis la diffusion d’un document intitulé « bilan » qui, eu égard à sa présentation et à son contenu se limitait à une énumération en des termes mesurés des principales actions entreprises par la municipalité et était dépourvu de toute polémique électorale .

    En considération de ces principes du droit électoral, si les collectivités doivent être prudentes et mesurées, rien n’autorise cependant une paralysie de la communication locale.

    Il suffit, mais cela est souvent délicat, de s’en tenir à une information légitime qui ne puisse pas, ou difficilement, prêter le flanc à la critique.
    [Ex. 6] Notamment, rien n’interdit que, pendant la période préélectorale, les magazines d’information continuent à publier un éditorial signé du Maire ou du Président du conseil général, et illustré de leur photographie coutumière.
    De la même façon, dès lors que les magazines comprennent habituellement des photographies des conseillers municipaux et des conseillers généraux, rien ne fait obstacle à ce que ces photographies continuent d’illustrer les articles du magazine s’y rapportant.

    Les tribunes de l’opposition

    L’obligation pour les collectivités locales de réserver, dans le magazine municipal ou départemental, un espace réservé à l’expression des élus de l’opposition est prévue par les articles L.2121-27-1 et L.3121-24-1 du Code général des collectivités territoriales.
    Saisi d’un référé liberté contre la décision du Maire de supprimer, en période préélectorale, la publication des tribunes de l’opposition, le Tribunal administratif de Versailles a considéré que cette suppression porte une atteinte grave et immédiate à l’exercice du mandat des conseillers de l’opposition et méconnaît les dispositions de l’article L.2121-27-1.
    => Aussi, la période préélectorale ne justifie pas que la publication des tribunes libres soit supprimée, au contraire, une telle suppression pourrait être sanctionnée par le juge administratif.
    => De la même façon, le Tribunal administratif d’Orléans vient de restreindre fortement la possibilité pour le Maire ou le président du Conseil général de contrôler le contenu des tribunes libres de l’opposition.
    En effet, dans un arrêt du 5 janvier 2007 , le Tribunal administratif d’Orléans a considéré que le Maire, en tant que directeur de publication, ne détenait pas le pouvoir de s’opposer à la publication d’un article de l’opposition dans la Tribune libre.
    Il a d’ailleurs expressément fait référence à l’article L.52-1 du Code électoral pour préciser que cet article ne donnait pas compétence au Maire pour refuser des articles de l’opposition.

    La possibilité pour le Maire, en tant que directeur de la publication, de vérifier le contenu des articles proposés et, le cas échéant de refuser leur publication s’ils ne rentrent pas dans des sujets d’intérêt local ou s’ils revêtent clairement un caractère électoral, paraît donc devoir être utilisé avec précaution.
    Selon le contenu de l’article, deux attitudes pourront être adoptées.
    En effet, lorsqu’un article sort quelque peu du débat d’intérêt public local pour, par exemple, commenter une politique de dimension nationale, la publication ne pourra pas être refusée.

    En revanche, lorsque, en période préélectorale, l’article revêt clairement un caractère électoral, le Maire, sans refuser pour autant la publication, pourrait néanmoins avertir l’auteur des risques tenant à cette publication.
    L’envoi de ce courrier pourrait conduire l’auteur de l’article litigieux à le supprimer ou, du moins, à l’amender.
    En cas de diffamation ou d’injure, le président de l’exécutif local pourra saisir le juge pénal dans les conditions de droit commun."
    (source elunet, portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne, PCF )