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vendredi 22 mai 2020

Zèle policier à Paris: évacuation de l'esplanade des Invalides

Régime spécial de sévérité policière au centre de Paris; indulgence sur le Canal Saint-Martin

Le déconfinement reste exposé à des démonstrations intempestives de vigilance des activités.

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Les groupes ne dépassent pas 10 personnes et 
les distances physiques entre eux sont respectées
Sous un ciel bleu et des températures estivales, des Parisiens se sont déconfinés en nombre, après quelque huit semaines, et rassemblés en plein air, prenant des libertés avec les règles de distanciation physique et des gestes-barrière.

La préfecture de police a diligent ses forces de l'ordre pour évacuer l'esplanade des Invalides bondée ce mercredi 20 mai. 
Un zèle que ne subissent pas, en revanche, les amateurs de rodéos urbains qui représentent un danger grave dans les quartiers "sensibles", c'est-à-dire irritables et près aux violences et incendies de symboles de la République.

Le Canal Saint-Martin s'écoule sur les 10e et 11e arrondissements (socialistes) de Paris...

Le préfet de police a donc préféré donner à ses CRS l'occasion de prendre de l'exercice au détriment de populations placides et les rappeler, manu militari, à leur obligation de respect des gestes-barrière contre le coronavirus et la distanciation physique, jusque dans un lieu ouvert et sain, débarrassé de la pollution des voitures.

Le préfet de police a lancé ses CRS sur les amoureux de l’esplanade des Invalides

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Le VIIe arrondissement de Paris n'est pas connu pour des incivilités et des mises en danger d'autrui. Justement! La cible facile se prêtait à merveille à une opération de com' à moindre frais. Les personnes présentes ne participaient pas à un rassemblement organisé et n'avaient rien de fauteurs de troubles, mais les hommes de Castaner ont pourtant choisi la manière forte pour mettre un terme brutal à ce moment inédit, historique, de retrouvailles et de convivialité par petits groupes d'amis qui s’étaient retrouvés pour profiter d'une belle soirée printanièredans l’herbe haute, ce mercredi 20 mai. 

Avançant en ordre de bataille, des dizaines de policiers ont donc chassé tout ce petit monde.
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Armés de matraques et prêts à "dégainer" !
Les "forcénés" ont obtempéré, sans opposer de résistance à la "battue" organisée par le préfet:


Alors que l’évacuation était en cours, le député LR des Bouches-du-Rhône Eric Diard a exprimé sa désapprobation de la stratégie de déconfinement du gouvernement. "L’ouverture des restaurants et des cafés est-elle plus dangereuse que les milliers de personnes qui s’entassent dans les pelouses des Invalides?", s'est-il interrogé sur Twitter, accompagnant son message d’une photographie éloquente.

jeudi 26 mars 2020

Propagation rapide du Covid-19: première évacuation-spectacle par TGV d'Est en Ouest

Donner l'illusion qu'il y a un pilote dans l'avion

Evacuation non plus de migrants, mais de patients contaminés

Résultat de recherche d'images pour "y a t il un pilote dans l avion"
"La France" (sic) a procédé jeudi à une "première évacuation inédite" (sic) de patients atteints du Covid-19 à bord d'un TGV médicalisé pour désengorger des réanimations saturées face à l'aggravation rapide mais prévisible de l'épidémie, qui a fait plus de 1.300 morts dans le pays, à ce jour.

Au lendemain du déplacement de Macron dans la région Grand Est, particulièrement frappée, et la visite de l'hôpital militaire installé à Mulhouse, vingt patients alsaciens ont été embarqués jeudi matin à bord du train qui doit les évacuer vers les hôpitaux des Pays-de-la-Loire. 

"Cela n'a jamais été fait à cette échelle", a insisté François Braun, président de Samu Urgences sur France Info, depuis la gare de Strasbourg. 

Les wagons sont transformés en unités de réanimation avec quatre malades et six soignants par voiture. Le train est stable permettant d'effectuer "des gestes de réanimation extrêmement compliqués", a-t-il précisé.
Il va de soi que l'opération de com' ne met pas la vie des  passagers en danger... C'est ce que l'avenir dira : sur BFMTV, Laurent Neuman prépare son embrouille du public et Trobeth Ndiaye, les excuses du gouvernement...
Que les autorités sanitaires se gardent ses statistiques pour agir:
ce que les Français réclament, ce sont des actes !
"Une première en Europe, claironne l'AFP
 
Cette opération déclenchée pour soulager une des régions de France les plus touchées par l'épidémie pourrait être amenées à se répéter, si on pense qu'égayer les malades à travers la France est le meilleurs moyen de réduire la propagation : l'Ouest était jusqu'ici la région la moins sévèrement contaminée.
Ce transfert "massif" de patients vers "les régions de France et d'Europe" où l'épidémie n'arrivera pas avant deux ou trois semaines, est une suggestion Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou à Parisdéplorant par ailleurs sur Europe 1, les pénuries de matériel de protection et de tests partout en France. "Parfois je me pose la question: de quoi ne manque-t-on pas?", a-t-il lancé. 
Répartis dans 5 voitures, les malades testés positifs au Covid-19 sont transférés et pris en charge par les hôpitaux d'Angers, Le Mans, Nantes et La Roche-sur-Yon.

Les hospitaliers d'Angers ne sont pas rancuniers:
pourvu que Trobeth Ndiaye n'aille pas les provoquer...
Premier décès de gendarme à déplorer, statistique macabre qui ne réconforte pas pour autant les Ehpad

"La nation tout entière est mobilisée," a assuré Macron, plein de mots encore  mercredi soir. Contre le post-coronavirus, il promet  un "plan d'investissement massif" pour l'hôpital, ce qu'il n'envisageait pas en période moins sombre.

Alors que chaque mois de confinement ferait perdre 3 points de PIB à la croissance annuelle, Macron n'hésite pas à garantir "une prime exceptionnelle" aux soignants, ainsi qu'à l'ensemble des fonctionnaires mobilisés.

L'épidémie qui a fauché au moins cinq médecins, a fait une première victime dans les rangs de la gendarmerie: un sous-officier âgé de 51 ans est décédé mercredi à son domicile de la caserne de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). 

Au moins 40.000 "nouveaux cas de Covid-19" ont été diagnostiqués par les médecins généralistes la semaine dernière, selon les estimations de Santé Publique France, alors que le nombre de malades testés positifs est de seulement 25.000 (!) depuis le début de l'épidémie. 
Les "scientifiques" accepteront-ils d'augmenter leur chances de survie en autorisant l'accès au traitement à base de chloroquine ?

85% des Français sont "inquiets" pour eux et pour leur famille
C'est ce que confirme sans surprise une enquête d'Ifop-Fiducial: à croire toutefois que les 15 autres pour cent confinés chez eux depuis plus d'une semaine sont sereins... (sondage réalisé les 24-25 mars pour CNews et Sud Radio (propriété de... Fiducial) contre 44% fin janvier.

Et ce n'est que le début: le pays doit s'attendre à des "jours difficiles", a souligné le Directeur général de la Santé (DGS), Jérôme Salomon, en annonçant mercredi soir un total de près de 3.000 patients en réanimation (2.827, soit 311 de plus en 24 heures). "C'est un nombre considérable, exceptionnel dans un temps aussi bref et pour une seule maladie".
L'Est de la France reste particulièrement touché, mais l'Ile-de-France, désormais, affronte aussi une "tension majeure" malgré "des efforts considérables  - considérables, mais tardifs et désordonnés - pour ouvrir encore des centaines de lits en réanimation après avoir déjà multiplié par deux" le nombre de lits disponibles. Et après en avoir fermés...

Après une politique d'endormissement et de freinage, Macron vire à l'alarmisme officiel  

"La crise va être longue, les prochains jours vont être particulièrement difficiles", a estimé le Pr Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, soulignant que "la vague de cas graves" était "déjà là".

Face à cette évolution dramatique, le gouvernement annoncera "dans quelques jours" la probable prolongation du confinement. Le conseil scientifique a recommandé mardi de l'étirer jusqu'au 28 avril.
La France doit se préparer à "un effort long", a souligné le premier ministre Edouard Philippe: "C'est l'urgence sanitaire qui anime tous les esprits aujourd'hui, mais c'est aussi, et ce sera de plus en plus, un choc économique, un choc social".

Appel tardif aux armées

Le 4 mars, le ministère des Armées sort de son retranchement.
Invitée sur France 2, la ministre des Armées, Florence Parly, qui était encore sur la défensive, affirma péremptoirement qu’il n’y a aucun lien entre le rapatriement des Français de Wuhan, épicentre de la pandémie en Chine, et la contamination de la base militaire située à Creil, dans l’Oise. Pendant plusieurs jours, les soldats de l’escadron Esterel avaient été suspectés dans les lieux de libre expression, sur les réseaux sociaux, notamment.

Parly a commencé par ne promettre des militaires qu'en cas de nécessité.
"Invitée sur France 2 mercredi 4 mars, écrit Le Figaro, Florence Parly a annoncé que "les armées sont prêtes à intervenir si c'était nécessaire". "L'armée française se doit d'être disponible en tout temps et en tout lieu pour soutenir les services de l'État", a rechigné la ministre. "Si la situation le justifiait, il faut que les armées puissent à tout instant apporter leur soutien, leur secours, dans la mesure des possibilités", a-t-elle réitéré."

Ce n'est pas avant le 11 mars que Parly 

A partir de lundi 16 mars, l"l'état d'urgence sanitaire" est déclaré.
Tous les établissements scolaires sont fermés en France et les salariés sont invités à avoir recours au maximum au télétravail, afin d’endiguer la propagation de l’épidémie de Coronavirus Covid-19. 
Macron assure que le pays doit aussi se mobiliser pour son économie. Si le recours au chômage partiel va être simplifié, le président n’annonce pas de plan de relance, contrairement à de nombreux autres pays. Mais, alors que la Chine a débloqué 43 milliards de dollars pour aider ses entreprises, le Japon quatre milliards de dollars, l'Angleterre 25 milliards de livres et l'Italie 25 milliards d'euros, la France n'annonce aucun plan chiffré susceptible de rassurer les marchés. Le Président assure toutefois avoir demandé au gouvernement de préparer un "plan de relance français et européen".

Côté militaire, "
le gouvernement dément avoir pris un Décret pour mobiliser l'armée," titre La Provence. "Ne pas diffuser de fausses informations est un geste barrière", a introduit le ministère des Armées sur les réseaux sociaux. Il voulait ainsi répondre à une rumeur diffusée, selon laquelle l'épidémie de Coronavirus entraînerait la mobilisation exceptionnelle des forces armées.

Le 18 mars, "nous avons identifié 5 millions de masques dans les stocks de l’armée," claironne Parly.
La ministre des Armées convoque la presse pour dire qu'elle mobilise les moyens militaires contre le coronavirus.

Le 25 mars, 
Macron confirme la mobilisation des armées dans une opération "Résilience"
La mobilisation militaire "sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer". 
Le porte-hélicoptères amphibie Mistral sera déployé "immédiatement" dans le sud de l'océan Indien et, "début avril [dans quinze jours encore], le porte-hélicoptères Dixmude se positionnera dans la zone Antilles Guyane en soutien aux territoires ultramarins".

Plus de 100.000 personnes se sont engagées sur la plateforme "je veux aider" (qui doit permettre aux Français volontaires de proposer leur aide aux personnes en difficulté, ainsi qu’aux associations en sous-effectif), dont 40.000 pour la réserve sanitaire, a insisté le chef de l'Etat.

La situation est particulièrement cruelle dans les maisons de retraite où le nombre de décès n'est pas exactement connu
- il n'en est jamais fait état lors des rendez-vous journaliers de J. Salomon -, mais se chiffre a minima en dizaines de morts.  Une précision toute relative qui en dit long sur la compassion du pouvoir pour les seniors...

Face à la pénurie de test qui interdisent les dépistages en nombre nécessaires, "la France" se prépare à changer d'échelle: d'ici une dizaine de jours encore, a promis le Pr Salomon, la France disposera d'une capacité de 25.000 à 30.00 tests par jour, contre 9.000 aujourd'hui. Loin des besoins, même seulement actuels.

"La France" reste muette sur sa pénurie de respirateurs... 

Toujours dans l'attente de l'autorisation gouvernementale française du traitement à base de chloroquine, c'est un essai clinique européen qui a démarré dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux
Les rivalités entre chapelles de "scientifiques" retardent la publication des conclusions sur ce test concernant la chloroquine. C'est l'un des traitements testés qui fait débat, mais il peut être administré aux malades souffrant de "formes graves" du coronavirus, mais pas pour des formes "moins sévères". Son utilisation est désormais encadrée par un décret paru jeudi au Journal officiel.

jeudi 21 novembre 2019

Evacuation de migrants: "le bruit et l'odeur", de Chirac à Hidalgo

1.606 migrants évacués de deux campements à la Porte de la Chapelle à Paris, sur ordre de la maire sortante

En évoquant 
"le bruit et l'odeur" dans un discours sur les immigrés, l'ancien président Chirac avait suscité de nombreuses critiques.

La maire socialiste de Paris semble s'être alignée sur la droite. Lors d’un échange avec des militants RPR le 19 juin 1991, Jacques Chirac, récemment décédé, avait pointé une "overdose" d’étrangers.  
Or, ce jeudi 7 novembre 2019, pour des raisons également sanitaires, Anne Hidalgo a requis les forces de l'ordre pour procéder à des expulsions massives de plusieurs camps improvisés de migrants dans le nord-est de Paris. Mais c'est lministère de l'Intérieur qui a fait l'annonce que plus de 1.600 clandestins ont été transportés vers des gymnases. 
Des policiers vont désormais rester sur place pour éviter "la reconstitution de ces camps", assure le préfet de région Michel Cadot.
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1.606 migrants répartis dans deux campements, situés porte de la Chapelle, à cheval sur le nord-est parisien et la Seine-Saint-Denis, où les associations d'accueil les dirigent, ont été évacués à partir de 6 heures dans la matinée du jeudi 7. Une heure plus tard, les premiers bus partaient en direction de 15 gymnases de la région parisienne. 
Evacuation de camps de migrants au nord de paris - Radio FranceA 9h, l'évacuation était terminée. L'opération d'"assainissement" avait duré trois heures.

En fait, d'après les associations qui les regroupent et les autorités, ce sont entre 1.500 et 3.000 illégaux qui squattent l'espace public aux abords du périphérique parisien, de la Porte de la Chapelle à Paris à l'avenue Wilson à Saint-Denis.
Des camps de migrants ont été évacués au nord de Paris ce jeudi matin
Expulsions qui ont nécessité des opérations de nettoyage 


Faut-il déployer plusieurs centaines de policiers, 
s'il s'agit de "mettre à l'abri" 1.606 migrants ?

600 policiers ont été mobilisés pour cette opération "humanitaire", selon les chiffres officiels de la préfecture de police de Paris. Il faut ajouter les nombreux bénévoles de certaines associations qui ont accepté de participer à ces expulsions.
Mercredi, campagne des municipales obligent, lors des annonces gouvernementales sur l'immigration, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait pris "l'engagement d'évacuer d'ici la fin de l'année les campements du nord-est parisien". La préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France avaient annoncé dans la foulée que cette évacuation aurait lieu dans la matinée du 7 novembre.


Le préfet de région Michel Cadot, le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo étaient présents. Michel Cadot a déclaré que l'évacuation permettra "de reconquérir normalement l'espace public", "de manière stabilisée dans la durée puisqu'il y aura un maintien de présence policière permettant d'éviter la reconstitution de ces campements".

Mais l'Intérieur n'a pas tardé à rectifier le tir.  
"Nous mettons à l'abri, c'est une démarche humanitaire, pour assurer à ceux qui sont des situations extrêmement difficiles un hébergement, mais nous ne tolérerons pas de réinstallations", a déclaré de son côté le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Sachant qu'il reste environ autant de clandestins en campements précaires sur la zone.

L'humanitaire n'exclut pas le sécuritaire

Contrôle de police dans un des camps de migrants,
Porte d'Aubervilliers à Paris
"Des effectifs de police contrôleront systématiquement les gens [des gens qui ne sont rien?]. Ceux en situation irrégulière qui reviendront seront traités comme toutes les personnes en situation irrégulière. 
Ceux en situation régulière, on essaiera de leur trouver des solutions d'hébergement, mais je préfère être très clair, il n'est pas question qu'ils recampent", a asséné Didier Lallement, préfet de police de Paris.

"Cette opération vise non seulement à prendre en charge les migrants, mais aussi à faire cesser ces installations déplorables - ou inversement, dans l'ordre des motivations - qui sont sur des délaissés de voiries qui appartiennent à la commune de Paris ou à l'Etat,"  a assuré le préfet de police de Paris.  

La maire Hidalgo était sur la défensive.
"Nous avons obtenu des garanties des deux préfets pour que les personnes soient acheminées vers des hébergements, a commenté Anne Hidalgo, maire de Paris.
Et d'insister, dans l'optique des municipales de mars prochain : "Une de nos conditions, c'était que ça ne peut pas être une évacuation pure et simple, où une partie des gens ici auraient été dirigés vers des centres de rétention. Nous n'aurions pas été présents dans ce cas-là". "La rue n'est pas un lieu pour vivre. C'est un lieu de danger et d'indignité", a encore ajouté Anne Hidalgo, intarissable. 
L'Andalouse à la tête de la mairie a également dit avoir obtenu la garantie d'un "accueil inconditionnel" des personnes présentes sur les campements. Ce que les propos du préfet Lallement contredisent lorsqu'il distingue les squatteurs en situations régulière et irrégulière.


La maire  en campagne - officieuse mais agile - a eu une pensée aussi pour les riverains... "Et c'est un lieu où y compris les riverains ne peuvent pas accepter que l'espace public devienne ce qu'il était devenu ici porte de la Chapelle". 
Le candidat officiel LREM en campagne à Paris n'arborait pas son sourire niais: il n'était pas sur le terrain à 6 heures du matin, mais était pourtant très favorable à cette opération. Que dire alors de l'adjoint communiste à la socialiste Hidalgo, en charge du logement, Ian Brossat.

L'ancienne secrétaire d'Etat de Jean-Pierre Raffarin, en charge de la Lutte contre la précarité et l'Exclusion (2002-2004) - qui créa le plan 'Urgence hivernale' destiné à venir en aide aux SDF durant les mois d'hiver, après avoir participé à la création du SAMU social avec le Dr Xavier Emmanuelli - , Dominique Versini, son adjointe chargée des solidarités et de l'accueil des réfugiés, a observé "qu'une partie des personnes" présentes sur le campement "se sont évaporées dans Paris".



mardi 12 novembre 2019

Vaste opération d'expulsions des clandestins de Paris

L’évacuation des camps de migrants à Paris et Saint-Denis en 10 photos

1.600 personnes ont été évacuées de divers campements de fortune autour de l’échangeur A1/périphérique

"Dans le calme", selon une certaine presse : 600 policiers étaient mobilisés !
Auxquels il faut ajouter la participation de membres d'associations...


 L’évacuation s’est déroulée au petit matin sous une pluie battante, mais dans le calme.








A six heures du matin, à la fraîche, sous une pluie battante. Une importante opération d'évacuation de deux campements regroupant plus de 1.600 clandestins dans le nord-est de Paris, s'est déroulée jeudi matin "dans le calme", avec une volonté affichée par les autorités de "changer de braquet" sur la gestion de ces zones devenues "incontrôlables". On n'en saura pas plus sur ce changement de méthode. Christophe Castaner explique que les "1.600 personnes ont été prises en charge et ont été placées dans 16 centres d'accueil". Les observateurs les plus sourcilleux veulent savoir si ce sont des centres de détention...

C'est au petit matin ce jeudi que près de 600 policiers ont été déployés autour des campements de personnes pour la plupart en situation irrégulière depuis des mois porte de la Chapelle, côté Paris, et le long de l'avenue Wilson, côté Saint-Denis. Des zones où, d'évacuations en déplacements plusieurs fois l'an, les riverains sont soumis à des conditions de vie insupportables.
L’évacuation des camps de migrants à Paris et Saint-Denis en 10 photos



Sous ces bâches en plastique, des tentes et autres baraques de fortune vivaient des milliers de personnes, dont 1 600 ont évacuées vers des bus pour être ensuite temporairement installées dans des gymnases ou des centres d'accueil franciliens. D'autres ont fui avant l'arrivée des forces de l'ordre cette opération d'envergure annoncée depuis plusieurs jours par les autorités.

Du côté des associations de défense des migrants, on craint que cette évacuation ne se transforme en vaste coup de filet avec des placements en détention. A l'inverse, la préfecture de région insiste à l'inverse sur le fait que ces "mises à l'abri" se feront sur la base du « volontariat ». Les examens des situations administratives se feront dans un second temps, mais l'accueil reste « inconditionnel », assure-t-on encore.

Voici en images ce que la presse veut bien rapporter de cette matinée.



1. L'évacuation a été menée sous une pluie battante

LP/Philippe Lavieille


2. Les forces de l'ordre présentes en masse

LP/Philippe Lavieille

  

3. Près de 600 policiers déployés

LP/Philippe Lavieille

 

4. En tout, 1.606 personnes ont été évacuées

LP/Philippe Lavieille

5. Des bus ont été prévus pour "mettre à l'abri" les migrants en région parisienne
LP/Philippe Lavieille


6. Les migrants forment une file pour y accéder

AFP/Martin Bureau

  

7. "La rue n’est pas un lieu pour vivre, c’est un lieu de danger, d’indignité", affirme Anne Hidalgo venue sur place

AFP/Martin Bureau

 

8. Les forces de l'ordre contrôlent les tentes une par une

AFP/Martin Bureau

 

9. Le campement est désormais vidé de ses occupants

AFP/Martin Bureau


10. La situation administrative des évacués sera ensuite examinée

LP/Philippe Lavieille





mardi 20 novembre 2018

Bordeaux : les "gilets jaunes" baladent les forces de l’ordre

Les "gilets jaunes" refusent l'affrontement avec les forces de l’ordre qui les traquent

Au jeu du chat et de la souris, la police est dépassée

Des dizaines de "gilets jaunes" se sont laissés déloger dans le calme par  l'important dispositif de sécurité des forces de l’ordre, lundi à Bordeaux, pour mieux se réinstaller quelques heures plus tard à l’entrée du Pont d’Aquitaine :  aussitôt chassés par des forces de l’ordre au pas de charge, le matin, aussitôt de retour dans l’après-midi, tranquillement.


"On ne lâchera pas l’affaire !", avait prévenu l’un des quelques dizaines de manifestants évacués en matinée de l’un des principaux axes routiers du Sud-Ouest de la France et point de passage important sur la rocade périphérique bordelaise.
"On a été chassés dimanche... On est revenus, on se refait chasser (lundi) mais c’est pas grave, on tiendra bon, on va encore revenir à la charge", assurait un autre.

Comme promis, il sont revenus dans l’après-midi installer un barrage filtrant.

Bouclée en quelques dizaines de minutes, sans heurts, l’évacuation matinale avait visiblement relancé la motivation des manifestants, qui sont revenus à plus d’une centaine à l’entrée du grand pont suspendu enjambant la Garonne.
Dans la matinée, quand les CRS se mettaient en place pour les déloger, les"gilets jaunes" avaient mis le feu à leurs barrages de fortune, faits de branchages, de troncs d’arbres et de pneus, qui bloquaient totalement les deux sens de circulation.

Une longue file de camions - bloqués ou bloqueurs - depuis la veille, est restée sereine, même à l’arrivée des dizaines de fourgonnettes des forces de l’ordre. Certains ont même klaxonné à l’arrivée des CRS, comme pour donner de l’ardeur aux manifestants.
"Ce n’est pas rassurant mais je n’ai pas peur", confiait Ruben, 31 ans, un Espagnol qui effectue des trajets vers l’Angleterre. "Je suis en faveur de ce mouvement, c’est une bonne chose."

"C’est la démocratie, tout le monde doit pouvoir s’exprimer", renchérissait Buda, un Roumain de 36 ans, depuis son poids-lourd et qui roule habituellement entre l’Espagne et les Pays-Bas. "Nous n’avons eu aucun problème avec ces gens, tout s’est bien passé".

Aucune dérive

A l’approche des forces de l’ordre le matin, les "gilets jaunes" ont entonné une Marseillaise, chant de guerre révolutionnaire écrit en 1792 et hymne à la liberté, appel patriotique à la mobilisation générale et exhortation au combat contre la tyrannie.

Ces "gaulois réfractaires" se sont dispersés sans violence et sans provocation. "On est des pacifistes", lançait l’un d’eux.
"Notre seule arme c’est de chanter, de s’asseoir; on n’est pas là pour faire du grabuge", expliquait un jeune gilet jaune, la vingtaine, qui n’a pas voulu donner son nom. 
A côté de lui, certains portent des foulards sur le visage, car, si le droit de manifester est constitutionnel, Macron et Casanier n'hésitent pas à interpeller certains pour l'exemple. Et ils sont condamnés à des peines fermes parce qu'ils ne sont pas couverts par les syndicats.
 

La veille, à quelques kilomètres au nord, sur l’A10, le face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre s’était pourtant tendu au péage de Virsac, lorsque la police a fait usage de gaz lacrymogènes, auxquels ont répondu des jets de projectiles.
Evacué en matinée par les forces de l’ordre, sans affrontements, ce point de blocage a également été réinvesti lundi après-midi et le barrage bloquant réinstallé.

Droit dans ses bottes face aux policiers qui avancent sur le pont d’Aquitaine, Daniel, 55 ans, explique qu’il fait 2.000 km par mois pour ses trajets domicile-travail.

La "prime à la reconversion" en petites cylindrées de 4 CV est-elle adaptée ? 
"Je partais embaucher ce matin, mais finalement je suis venu, car plus on est nombreux et plus ça aura d’impact", dit-il, arborant le gilet jaune. "Je ne suis pourtant pas un révolutionnaire!" Alors, un "anarchiste", comme l'affirme l'exécutif ?

"Mais quand la France gagne la finale de la Coupe du monde, on est des millions dans les rues, alors pourquoi pas là ? Il faut être unis dans les bons comme dans les mauvais moments", estime-t-il.

Menuisier, ce quinquagénaire déplore que "le président de la République ne s’intéresse pas aux pauvres".
Emmanuel Macron cristallise la colère. "Il ne veut pas céder sur la hausse du carburant, de toutes les taxes et les retraités, et on en a marre !", dit un manifestant qui se fait appeler Peter.
"Le gazole est à 1,20 euro en Espagne... Il faut arrêter de nous prendre pour des cons", lance un jeune homme dont le dos de la chasuble jaune affiche l’inscription 'Macron is dead'.