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mardi 13 octobre 2020

Covid-19 : Macron, cas-contact du président polynésien ?

Macron est-il aussi irresponsable que Trump

Alors que le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a été testé positif à la Covid-19 deux jours après sa rencontre avec le président français, Macron nie qu'il est devenu "cas contact".

Peut-être est-il le contaminateur du président polynésien...

Edouard Fritch, président de la Polynésie et Emmanuel Macron en juillet 2019

A l'Elysée, personne ne respecte les consignes présidentielles de distanciation physique


Edouard Fritch, le président de la Polynésie française, a déclaré être positif au coronavirus dimanche 11 octobre alors qu'il avait rencontré Macron jeudi 8 octobre dernier à l'Elysée. 

Trump nie avoir été ébranlé par le virus

Le président n'est d'ailleurs pas le seul à avoir rencontré Edouard Fritch: Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et le premier ministre Jean Castex ont également échangé avec lui, rappelle LCI. "Macron, Darmanin, Castex et Lecornu sont cas contacts après leur rencontre jeudi avec le président de la Polynésie Édouard Fritch. 

"Ils doivent s’isoler et faire un test PCR 7 jours après le contact s’ils sont sans symptôme", a estimé lundi 12 octobre au matin le professeur Gilbert Deray, chef de service à la Pitié-Salpêtrière.

Si Castex ignore quel est le nom de l'appli de son gouvernement permettant le traçage des porteurs de la covid - à deux reprises, il l'a appelée "télécovid" - , est-il un dommage collatéral du cas-témoin Macron ?

Malgré ces recommandations, l'Elysée a écarté l'hypothèse que Macron puisse être un cas contact. "Le président de la République n'est pas contact car le protocole sanitaire a été scrupuleusement respecté, masque, distanciation...", a-t-elle communiqué.

Dès juillet 2017, Macron se faisait hélitreuiller sous les caméras et devenait le James Bond des Américains 

Conseil des ministres mercredi, comme prévu...

vendredi 22 mai 2020

Zèle policier à Paris: évacuation de l'esplanade des Invalides

Régime spécial de sévérité policière au centre de Paris; indulgence sur le Canal Saint-Martin

Le déconfinement reste exposé à des démonstrations intempestives de vigilance des activités.

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Les groupes ne dépassent pas 10 personnes et 
les distances physiques entre eux sont respectées
Sous un ciel bleu et des températures estivales, des Parisiens se sont déconfinés en nombre, après quelque huit semaines, et rassemblés en plein air, prenant des libertés avec les règles de distanciation physique et des gestes-barrière.

La préfecture de police a diligent ses forces de l'ordre pour évacuer l'esplanade des Invalides bondée ce mercredi 20 mai. 
Un zèle que ne subissent pas, en revanche, les amateurs de rodéos urbains qui représentent un danger grave dans les quartiers "sensibles", c'est-à-dire irritables et près aux violences et incendies de symboles de la République.

Le Canal Saint-Martin s'écoule sur les 10e et 11e arrondissements (socialistes) de Paris...

Le préfet de police a donc préféré donner à ses CRS l'occasion de prendre de l'exercice au détriment de populations placides et les rappeler, manu militari, à leur obligation de respect des gestes-barrière contre le coronavirus et la distanciation physique, jusque dans un lieu ouvert et sain, débarrassé de la pollution des voitures.

Le préfet de police a lancé ses CRS sur les amoureux de l’esplanade des Invalides

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Le VIIe arrondissement de Paris n'est pas connu pour des incivilités et des mises en danger d'autrui. Justement! La cible facile se prêtait à merveille à une opération de com' à moindre frais. Les personnes présentes ne participaient pas à un rassemblement organisé et n'avaient rien de fauteurs de troubles, mais les hommes de Castaner ont pourtant choisi la manière forte pour mettre un terme brutal à ce moment inédit, historique, de retrouvailles et de convivialité par petits groupes d'amis qui s’étaient retrouvés pour profiter d'une belle soirée printanièredans l’herbe haute, ce mercredi 20 mai. 

Avançant en ordre de bataille, des dizaines de policiers ont donc chassé tout ce petit monde.
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Armés de matraques et prêts à "dégainer" !
Les "forcénés" ont obtempéré, sans opposer de résistance à la "battue" organisée par le préfet:


Alors que l’évacuation était en cours, le député LR des Bouches-du-Rhône Eric Diard a exprimé sa désapprobation de la stratégie de déconfinement du gouvernement. "L’ouverture des restaurants et des cafés est-elle plus dangereuse que les milliers de personnes qui s’entassent dans les pelouses des Invalides?", s'est-il interrogé sur Twitter, accompagnant son message d’une photographie éloquente.

lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...