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lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...

jeudi 2 avril 2020

Crise sanitaire: des hôpitaux craignent une pénurie de médicaments en réanimation

Philippe et Véran sont-ils transparents devant la mission d'information parlementaire?

Plusieurs chefs de services de réanimation alertent le président Macron sur le risque de pénurie de certains médicaments indispensables



Dans ce contexte de détresse hospitalière, les médecins s'adaptent au manque et les patients souffrent ou meurent.
C'est un dommage collatéral des économies infligées aux hôpitaux confrontés à la crise du coronavirus. Plusieurs établissements d'"accueil" mettent en garde contre un risque de pénurie de certains médicaments indispensables en réanimation : curares, hypnotiques, antibiotiques ou corticoïdes, la plupart fabriqués à l'étranger, effet de la délocalisation. 

"Nous avons quelques craintes à propos des médicaments utilisés pour les patients en réanimation. Ils sont consommés à un rythme inhabituel. Ces médicaments sont fabriqués par les mêmes firmes pharmaceutiques qui sont sollicitées par l'ensemble des pays du monde, donc le risque de tension augmente chaque jour", a notamment affirmé ce lundi sur BFMTV/RMC, le docteur Rémi Salomon, président de la Commission médicale de l'AP-HP. "Il y a potentiellement une pénurie de médicaments de réanimation à venir", alertait déjà le Pr Bruno Riou, directeur médical de crise de l'AP-HP, lors d'un point presse téléphonique, vendredi, il y aura une semaine demain

Ces médicaments sont nécessaires à l'anesthésie et au coma artificiel des patients sous respirateur. 
"Ce qui se passe, aujourd'hui, c'est qu'il y a une explosion du nombre de patients infectés, avec tout ce cadre de soins qui impose une sédation continue. Ce qui veut dire qu'il y a une demande importante de ce type de produit, les médicaments ainsi que le matériel pour les administrer", assure à RFI Laurent Heyer, médecin anesthésiste et administrateur du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs (SNPHAR).

"Les produits qui sont en forte tension sont connus"

"Les produits qui sont en forte tension sont connus", grince François Crémieux, directeur général adjoint de l'institution. Ses 35 hôpitaux franciliens "ont fait remonter les quatre ou cinq classes thérapeutiques sur lesquelles les risques étaient importants, du fait du nombre de patients qui vont être pris en charge tout au long du mois d'avril". 

Selon un point de situation du ministère de l'Intérieur le 25 mars,  "les hôpitaux civils n'ont qu'une semaine d'approvisionnement, tandis que les hôpitaux militaires n'ont plus que 2,5 jours de stock, contre quinze jours en temps normal," révèle Mediapart.
Sur ce site trotskiste révolutionnaire, un réanimateur explique avoir besoin de ces médicaments pour endormir les "patients Covid les plus critiques". "Pour cela, on a recours à des médicaments anesthésiques puissants, notamment le curare, pour que l'organisme oppose le moins de résistance possible. Ce sont des médicaments quotidiens, anciens, de première nécessité. Dans mon hôpital, nous avons trois jours de stock", précise-t-il, ajoutant faire appel à la "débrouille" pour s'en sortir.  
Des vies humaines sont-elles mises en péril ? Et sacrifiées ?

Quelques "bons principes d'économie"

Pour éviter la rupture, un groupe de médecins anesthésistes et de réanimation de l'AP-HP a dû élaborer un texte, qui "explique en détail les bons principes d'économie" de ces "produits précieux", selon le Pr Riou. Plusieurs méthodes permettent en effet d'atteindre "l'efficacité sans dépasser la dose et en s'adaptant" : appareils mesurant "la profondeur d'anesthésie" ou "le degré de curarisation", médicaments pour "potentialiser" l'effet des hypnotiques... "On peut obtenir une réduction de 20% sur la consommation de ces produits (...) sans qu'il y ait de conséquences importantes pour les patients", a-t-il estimé. 

En clair, les médecins doivent se débrouiller. "On essaie le plus possible de ne pas sédater trop profondément ces patients, pas tant pour faire des économies mais pour avancer vers un sevrage de la ventilation. 
Et Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à la Pitié-Salpêtrière à Paris et secrétaire général adjoint de la Société française d'anesthésie et de réanimation (SFA) de résumer pour FranceinfoOn réfléchit aux modalités d'administration, à utiliser des vieux produits qu'on n'utilisait plus, qui ont des stocks un peu inutilisés" [et un peu périmés?]... 

lundi 30 mars 2020

Pénurie: Bruno Le Maire se fait moins affirmatif dans ses certitudes

"Si demain il devait y avoir une pénurie, je le dirais aux Français," envisage le patron de Bercy 

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, envisage désormais l'hypothèse d'un risque de pénuries alimentaires en France 

culpabilisation du/de la pn, manipulateur/trice | Être heureux ...
"Il n'y a pas de pénurie aujourd'hui dans les grands magasins et les commerces alimentaires", a-t-il observé sur RMC et BFMTV, ce lundi.

Mais il ajoure : "Et s'il devait y en avoir demain, "je le dirais aux Français et ils seraient informés pour que nous prenions les dispositions nécessaires", a lâché Bruno Le Maire.

Interrogé sur la possibilité que le gouvernement emploie la méthode Coué sur les pénuries, le ministre a répondu qu'il n'y en avait aucune "à l'heure où je vous parle. Je fais le point deux fois par jour avec le commerce alimentaire, la grande distribution, avec l'industrie agroalimentaire", a précisé le ministre. 

Mais  qu'il "fasse le point" autant qu'il veut : sa déclaration ne nous dit rien de l'évolution du risque, alors que la CGT appelle les chauffeurs routiers à exercer leur droit de retrait, en sorte que des mesures soient prises pour assurer leur protection contre le Covid-19.

"Il y a des tensions sur certains produits," a d'ailleurs reconnu "bien volontiers" Bruno Le Maire

We Name and Shame People - Home | Facebook
Comme Macron,
Le Maire pratique le 'naming'n shaming'
"Chacun peut le voir dans ses magasins. Il y a moins de variété sur certains produits comme les pâtes mais je le répète, il n'y a pas de pénuries".
Les règles de “recrutement, de travail de nuit, sur les heures supplémentaires” dans la distribution vont être “assouplies” pour garantir la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en produits alimentaires et de première nécessité, a-t-il encore assuré pour les quinze jours à venir.

La presse décrypteuse évite de confronter les propos du jour et ceux du ministre Bruno Le Maire, il y a seulement quinze jours.
Le 15 mars, Le Maire promettait : il n'y aura "pas de rationnement"...
Et, nouvelle preuve du manque de lucidité de l'exécutif commandé par le chef de guerre Macron, de préciser: “90 à 95% des références (seraient) présentes” dans les rayons.

Comme le maître de l'Elysée, le patron de Bercy implique les Français 
"Nous comptons sur le comportement responsable des Français (...) pour ne pas se précipiter sur les rayons et acheter plus que de besoin", a craint le ministre, Il enfonce d'ailleurs le clou de la culpabilisation en disant "faire confiance aux Français" "pour ne pas se précipiter sur les rayons et acheter plus que de besoin”..

Ainsi, Le Maire insinue-t-il qu'en cas de pénurie, seuls les Français pourraient être tenus pour responsables... au premier rang desquels "les représentants de la grande distribution"...

dimanche 29 mars 2020

Les routiers appelés à exercer leur droit de retrait dès le 30 mars, face au coronavirus

Trois syndicats appellent les chauffeurs routiers à se protéger en exerçant leur droit de retrait

Pas sympa, çà, mais Macron pense-t-il à eux ?

Alors que le Covid_19 continue de se propager dans le pays, les routiers sont appelés à exercer "individuellement" leur droit de retrait, à compter du 30 mars, en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre l'épidémie de coronavirus. Les routiers sont inquiets face à cette crise sanitaire qui monte toujours en puissance. 

Manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique, mais aussi manque de sanitaires et de douches" et 
des services de restauration "pas assez répandus", tandis que des "clients ne respectent pas les conducteurs à la juste valeur", face à cette situation très préoccupante et un constat perdurant de jour en jour, justifient, selon les trois syndicats, cet appel à exercer librement leur droit de retrait, dès lundi 30 mars, si leur protection sanitaire contre le COVID-19 n'est pas garantie.

Les trois syndicats précisent plusieurs de leurs revendications

Citons  "des dispositifs sérieusement protecteurs", mais aussi "l'arrêt des transports non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers", ainsi que "les mêmes protections que les urgentistes" concernant les transports sanitaires.

A l'heure actuelle, le gouvernement ne fixe aucun contre-indication à la libre-circulation des transports en commun. Le ministère de la Santé recommande le port du masque et les bons gestes communs pour protéger sa santé, surtout au retour de Chine, de Singapour, de Corée du Sud, d'Iran ou des régions du nord de l'Italie, fortement touchées elles-aussi. 

Si des routiers exercent individuellement leur droit de retrait, comme souhaité par les syndicats 
CFDT, FO et CFTC, ils "alimenteront" encore davantage les craintes de la population d'une pénurie dans les supermarchés, en dépit des garanties présentées par le ministre de l'Economie : "aucune pénurie alimentaire et pas de rationnement prévus", a promis Bruno Le Maire, dimanche 15 mars, précisant que "90 à 95 % des références (seraient) présentes" dans les rayons.. Et d'ajouter : la "sécurité d’approvisionnement en produits alimentaires" sera "garantie dans les jours et les semaines à venir".


La semaine dernière,
FO-Transports avait, seule, lancé puis levé un appel au droit de retrait à partir du 23 mars pour les salariés du transport routier et de la logistique "non essentiels". 
Le syndicat avait expliqué lever son appel après avoir obtenu une série d'engagements du gouvernement pour garantir la sécurité sanitaire des chauffeurs pendant l'épidémie de coronavirus.

Aujourd'hui, 
"nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", ont expliqué ces trois syndicats de routiers - CFDT (réformiste), FO et CFTC (modéré) - dans un communiqué commun. "Même si des efforts ont pu être consenti", confient-ils, "cela est bien maigre au regard des risques sanitaires et cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

dimanche 22 mars 2020

Epidémie de coronavirus: LR tente de responsabiliser Macron

Les Républicains met la pression : ses députés créeront une commission d'enquête à l'automne

Il faudra "tirer toutes les leçons de l'épidémie", a annoncé Damien Abad. 

View image on TwitterLes députés Les Républicains créeront donc une commission d'enquête parlementaire à l'automne, a indiqué dimanche 22 mars leur président dans un entretien au Journal du Dimanche. "L'objectif n'est pas de distribuer des bons ou mauvais points au gouvernement, mais d'identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger et en tirer des leçons", assure l'élu de l'Ain.
Il s'agit de "tirer toutes les leçons de l'épidémie, dans les domaines sanitaires, économiques, social, administratifs et politiques", et non pas "de faire une enquête à charge".

"Trois sujets cristallisent les inquiétudes des Français, observe Damien Abad.
Il cite la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage - ils sont rationnés - , et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation". Le responsable de la droite et du centre estime qu'"il faudra repenser tout notre logiciel politique" après la crise et que "les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées".
 
Mais pourquoi attendre cet automne pour une commission d'enquête ? 
"Nous devons concentrer nos forces aujourd'hui sur la gestion de cette crise, et préserver l'unité nationale dans un esprit de responsabilité", répond-il, en affirmant que "contrairement à Mme Le Pen ou Mélenchon, nous ne sommes pas des pompiers pyromanes, mais une opposition responsable".

Le patron des députés LR appelle à durcir les contrôles du confinement 

"Pourquoi ne pas mobiliser l'armée, via la force Sentinelle, aux côtés des forces de l'ordre pour faire respecter le confinement ? La dissuasion de sortir doit être absolue". La ministre Parly a déjà répliqué par la négative, mais Macron avait en revanche fait appel à elle pour l’acte XIX des Gilets Jaunes... 
 
De plus, "la question du couvre-feu ne doit pas être éludée", d'après lui. 

En outre, il suggère d'"envisager de réquisitionner les biens privés pour produire des masques ou du gel hydroalcoolique". Et "le gouvernement doit davantage écouter l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et renforcer massivement le dépistage".

mardi 7 janvier 2020

Retraites : "Sept raffineries sur huit sont en grève," annonce la CGT

"Fermer les robinets va avoir un impact," estime la CGT

La CGT-chimie appelle à faire grève dans toutes les installations pétrolières - raffineries, terminaux pétroliers, dépôts - pendant 96 heures, du 7 au 10 janvier

Total assure que le mouvement de blocage annoncé du 7 au 10 janvier n'aura "aucun impact sur l'approvisionnement" de son réseau




Au 34e jour de la réforme des retraites, la CGT veut obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. Sa fédération de la chimie a appelé les salariés des raffineries et des dépôts de carburants à faire grève à partir de mardi 7 janvier jusqu'à vendredi 10 contre le projet de réforme des retraites. "Pas une goutte d'hydrocarbure ne doit sortir des sites pétroliers", peut-on lire sur les tracts. "Sept raffineries sur huit sont en grève", a affirmé mardi sur franceinfo Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt, qui dénonce le "racket" du gouvernement.
Aujourd'hui, il y a soi-disant des négociations avec Matignon, mais quand on nous retire 400 euros et qu'on négocie de nous en redonner 40, je n'appelle pas cela de la négociation mais du racket, explique Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt.
franceinfo : Qu'allez-vous faire ?
Emmanuel Lépine : Les salariés se sont mis en grève depuis minuit. Sept raffineries sur huit sont en grève. Il y a une consultation en cours dans la huitième, celle de Gravenchon, dans le 76 (Seine-Maritime). Les situes portuaires du Havre sont aussi en grève. Il n'y a pas d'hydrocarbures qui sort de ces sites et ceci pendant 96 heures. Ce sont les salariés de la production qui sont en grève.

Quel est l'objectif de votre grève ?
Ce qu'on demande c'est le retrait de cette réforme dont personne ne veut. L'objectif, c'est que les salariés du pétrole, comme d'autres secteurs qu'on appelle à nous rejoindre, se mettent en grève et expriment par la grève le rejet de cette réforme.

Elisabeth Borne estime que "ces annonces, elles ne sont faites que pour faire paniquer les Français, pour qu’ils se précipitent dans les stations-services, ce qui peut effectivement causer des ruptures sur un certain nombre de produits de carburant" ?
Je laisse à la ministre la responsabilité de ses propos. La pénurie, si elle existe, va effectivement être causée par les pleins de sûreté qui vont être faits par les automobilistes. C'est la cause principale. Fermer les robinets tout en laissant des raffineries au ralenti va avoir un impact. Si beaucoup de salariés d'autres secteurs nous rejoignent, nous proposerons à ceux du pétrole d'arrêter les installations à partir de vendredi.

dimanche 18 août 2019

Pénuries de médicaments en France : son ministre de la Santé est une pharmacienne...

Pendant l'alerte par les médecins, la ministre est en vacances

Une tribune de médecins appelle à relocaliser la production des principes actifs contenus dans les médicaments

Buzyn ne peut ignorer le risque sanitaire qu'elle fait courir aux Français
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Dès 2017, 538 signalements de rupture ou tensions d'approvisionnement ont été recensés en France par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), un record en France, contre seulement 44 en 2008. 
Mais c'est seulement le lundi 8 juillet 2019 que le ministère de la Santé a dévoilé le plan du gouvernement pour lutter contre la pénurie de médicaments en France. Agnès Buzyn [non pas pharmacienne, mais médecin : merci, ami lecteur! Je fais amende honorable..., bien qu'elle ait été collaboratrice de trois laboratoires privés avant 2011] a plaidé pour un meilleur partage de l'information et une meilleure gestion du "circuit du médicament", du fabricant jusqu'à à la pharmacie. Fort bien, mais qui dit plan, dit  projet et donc délai de mise en oeuvre. Avec l'espoir qu'il est adapté à la situation d'urgence. 

A la veille du retour de vacances du gouvernement, des professionnels de santé alertent, ce dimanche, sur une pénurie de médicaments de plus en plus fréquente en FranceLa ministre de la Santé n'a pas révélé son lieu de vacances mais a assuré qu'elle part "en France métropolitaine". "Je vais surtout rester très vigilante tout l'été; je vais rester joignable sur mon lieu de vacances qui n'est pas trop éloigné de Paris", a-t-elle indiqué au micro de... BFMTV.

Les signataires de la tribune mettent en cause notamment la délocalisation de la fabrication des principes actifs 
Visages réels de nos pharmaciens
Il ne suffit pas de jeter la suspicion sur les produits homéopathiques, une médecine parallèle d'appoint et de bien-être, mais aussi de soins, que les tenants de l'allopathie contestent, en ardents défenseurs de l'industrie chimique. Le professeur Jean-Paul Vernant et un collectif de médecins hospitaliers ont publié une tribune dans les colonnes du Journal du Dimanche, le 18 août. Ces professionnels de santé s'insurgent contre le manque de dispositifs visant à  prévenir les pénuries de médicaments et la fréquence des pics de carence pharmaceutique.

"En 2018, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d'approvisionnement"  -contre  538 en 2017 - commencent par rappeler les signataires du texte."C'est 20 fois plus qu'en 2008 (44 signalements)", précisent-ils.

Un constat d'autant plus préoccupant que certaines ont concerné "des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l'hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux...", s'alarment les médecins. 

Ces médecins vigilants désignent la responsable
Certes Agnès Buzyn est prise en défaut, mais aussi la délocalisation de la production des principes actifs par les laboratoires pharmaceutiques. Cette tâche est confiée à des laboratoires de chimie basés en Inde ou en Chine, majoritairement. "La production des principes actifs de 80% des médicaments passés dans le domaine public a été  délocalisée,  pour des raisons de moindre coût, depuis plusieurs années," sur ces territoires, peut-on lire.

Or, la sous-traitance d'une partie de la fabrication des médicaments favorise la survenue de pénuries, selon les professionnels qui appellent ainsi à relocaliser ces activités.

Les signataires de la tribune préconisent, enfin, la constitution de stocks dans les laboratoires pharmaceutiques, qui fonctionnent actuellement en flux tendus, et la création d'un établissement pharmaceutique non lucratif.

Une version définitive du plan annoncé en juillet est prévue pour septembre.
French Health Minister Agnes Buzyn calls for “accelerating the pace” to raise at least $14 bn to fight the 3 major pandemics with Global Fund.
 En février 2019, Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, était à New Delhi pour représenter la France à la conférence préparatoire de reconstitution du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Les "grandes orientations" floues évoquées par Buzyn ne constituent qu'"un point de départ", de son aveu même, et seront enrichies des propositions des acteurs concernés, pour aboutir à un plan définitif en septembre, précise la ministre dans le document présentant cette feuille de route.

Cyniquement, cette ministre de la Santé avait pourtant froidement observé fin mai que
"plus d'un Français sur quatre affirme aujourd'hui avoir été en difficulté pour acheter un médicament courant. Entre 2008 et 2018, c'est près de vingt fois plus de pénuries signalées".
"On voit bien", nous diront les députés bavards à l'étiage de twittos-militants de LREM, que le dossier est sur la table, que les ministres sont au travail et qu'il n'y a pas le feu au lac : "ils sont au contact des gens" et "il faut raison garder", n'est-ce pas? 
Le 1er avril 2013, la Cour suprême indienne avait rejeté la demande de brevet déposée par le laboratoire suisse Novartis pour son médicament anticancéreux Glivec : "pas assez inventif". Les laboratoires occidentaux qui disent avoir de plus en plus de mal à faire respecter leur propriété intellectuelle cherchent "en même temps" à faire produire leurs médicaments à bas coût.Déjà, mercredi 12 décembre 2012, le Bureau indien des brevets avait annulé la protection d’un médicament contre l’asthme conçu par Merck. Il favorisait du même coup le fabricant indien de génériques Cipla qui peut ainsi inonder le marché de copies à bas prix du médicament de l’américain. Trois mois plus tôt, c’est un autre suisse, Roche, qui faisait les frais de l'intransigeance indienne. Depuis son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2005, l’Inde a pourtant entériné des règles de protection des brevets. Y compris pour les médicaments. Mais son interprétation diffère de celle des pays occidentaux...
Buzyn va devoir laisser son empreinte écologique et se rendre en Inde, tout en restant joignable. D'ici qu'elle ne nous revienne pour assurer qu'en réunion de travail, elle et son équipe ne se nourrissent que d'une aile de poulet au 'tandoori'...  

jeudi 11 juillet 2019

Homéopathie - De peu remboursée, à plus du tout : économies obligent ?...


La Suisse l'avait déremboursée; elle a rétabli son aide aux traitements  de complément

Progressivement, l'homéopathie ne sera plus remboursée d'ici 2021

Résultat de recherche d'images pour "HOMEOPATHIE"D'ici un an et demi, la Sécurité sociale aura cessé de rembourser ne serait-ce que les 30% actuels et les 15% en 2020, a tranché mardi le gouvernement, se retranchant ainsi à derrière l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) - dont la ministre Buzyn était elle-même membre depuis mars 2016. La HAS avait livré les conclusions qu'attendait leur consoeur ministre, l'"efficacité insuffisante" de ces produits pharmaceutiques. 

Dès le 1er janvier prochain, les petites granules aujourd'hui remboursées à 30% ne le seront plus qu'à 15%, puis ce taux tombera à zéro dès 2021, a-t-on appris mardi du ministère de la Santé. 

Les laboratoires réclamaient un "moratoire"
Cette courte "période de transition" permettra de "se laisser le temps de la pédagogie" auprès des patients et "laissera aussi le temps aux industriels de s'organiser", a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn dans un entretien mis en ligne par Le Parisien, en pleine période de pénurie de certains produits pharmaceutiques.
Un timing désastreux : en France, cela fait plusieurs années qu'il est difficile de trouver certains médicaments (anti-hypertenseurs, vaccins, insuline, par exemple). Face à cette pénurie, liée à la délocalisation de laboratoires français dans des pays à faibles coûts de production et à la montée en flèche de leur consommation dans les pays émergents tel le Nigéria, le gouvernement aux finances déficitaires a chargé la ministre de la Santé Agnès Buzyn de faire des économies sur la santé des Français, lesquels sont pourtant attachés à cette médecine de complément, qui permet notamment aux patients sous chimio de mieux supporter leur traitement ou souffrants de douleurs chroniques de trouver du soulagement.

La ministre a annoncé lundi un plan pour rétablir l'accès à certains médicaments
 
Buzyn s'est efforcée de trouver des compensations à ce déremboursement qui peut impacter sensiblement le budget santé des familles les plus défavorisées. Si le tube d'homéopathie revient à 2,50 euros en moyenne, c'est en effet le plus souvent de cure(s) dont il est question, donc de plusieurs tubes par mois, soit une dépense de plusieurs centaines d'euros par an, de l'ordre de 300 euros. 

Mais les annonces des grands axes de la politique de Buzyn en matière de médicaments ne sont que le constat de dysfonctionnements à faire cesser en urgence: faciliter le signalement des ruptures de stocks, mieux gérer le parcours du médicament du fabricant à la pharmacie - ne réduiront pas la facture des familles : ils rétabliront - peut-être- l'accès libre aux produits médicaux. Telles sont les promesses que Buzyn s'engage à tenir pour mettre un terme aux défaillances actuelles du secteur médical. Or, ces mesures apparaissent déjà insuffisantes aux associations du secteur, alors que, sur le terrain, pharmaciens et patients commencent à gronder.

La ministre adresse donc une fin de non recevoir aux laboratoires, qui avaient plaidé pour un "moratoire" sur la question du remboursement et pour un "débat parlementaire", après la publication fin juin de l'avis scientifique accablant de la HAS.
Evidemment cet organisme chargé d'évaluer les médicaments dispose d'une commission de la transparence ! Et, le 12 juin 2019, surprise, elle avait conclu que les produits homéopathiques n'avaient "pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d'un remboursement". Macron n'en attendait pas moins et Buzyn avait bien mené l'affaire : ne connaît-elle pas parfaitement des arcanes de cette instance dévouée ?
Disant assumer [sic : expliquez moi ce qu'elle entend par là !] le caractère "impopulaire" de cette mesure, Agnès Buzyn estime que la décision de dérembourser n'empêchera pas les médecins de continuer à prescrire de l'homéopathie ni les Français d'en acheter. Preuve que ces Français-là aussi sont des crétins ? 

Comble de l'hypocrisie  macronienne,
la ministre avait à plusieurs reprises affirmé sa volonté de suivre l'avis de la HAS ! 
Créée par Jean-Louis Borloo le 13 août 2004, la Haute Autorité de Santé a la même fonction que la Commission de régulation de l'énergie (CRE, créée par des lois de 2002 et 2003 voulues par Jospin et Raffarin, et dont le premier président, nommé par le gouvernement, fut un protégé de Laurent Fabius), celle de justifier les demandes de hausses des tarifs (électricité comme homéopathie) des ministres.

Le déremboursement de l'homéopathie n'est pas la preuve de son inefficacité

L'avis de la Haute Autorité de Santé en faveur d'un déremboursement de l'homéopathie n'a surpris personne, puisqu'on savait déjà que le gouvernement  attendait d'elle non pas qu'elle déclare les granules et granulés inefficaces, mais "peu efficaces". L'urgence de son besoin de réaliser des économies n'a pas incité le pouvoir à cracher sur les granules: il ne pouvait que jeter la suspicion puisqu'il les a déremboursés pendant de génération en génération et de gouvernement en gouvernement.

Pour protester contre cette décision, les pro-homéopathie organisent des manifestations à Paris et Lyon.
La Haute Autorité de Santé (HAS) va rendre vendredi son verdict officiel sur le remboursement de l'homéopathie, mais Macron et sa presse nous préparent à avaler la pilule sans grimaces. 
Pourtant, les Français accordent toute leur confiance à l'homéopathie. 77% en ont déjà consommé et les trois-quarts d'entre eux sont contre ce déremboursement, selon une enquête Ipsos de novembre 2018. La macronie sera-t-elle crédible en nous disant qu'elle est "à l'écoute des Français et des Françaises" ? De nombreux experts se sont penchés sur l'efficacité de l'homéopathie et aucune de leurs études n'a montré son efficacité. Aucune n'a démontré non plus son inefficacité ! 

Si, sur le plan scientifique (en vérité sur la base politique d'économies de la Sécurité sociale), la question est tranchée, c'est la ministre de la Santé qui aura le dernier mot, mais elle n'aura aucun état d'âme puisque c'est sa demande à la HAS. Agnès Buzyn  s'est déjà engagée à suivre l'avis de la HAS.

Des licenciements ?

Alors,
du côté des pro-homéopathie, la riposte s'organise. Des manifestations sont prévues vendredi à Paris et à Lyon, avec un "chantage à l'emploi", osent écrire Le Point et L'Opinion, Libération et Europe1, notamment. Chez Boiron, leader du marché des produits homéopathiques, on prévient que 1.200 emplois sont menacés du fait d'une chute des ventes, puisque les prix vont augmenter en rapport du déremboursement.  

Mais il est douteux que les Français puissent se détourner de granules qui ont leur confiance. Un sondage Odoxa de fin janvier, montre que 63% des consommateurs ne changeront rien à leurs habitudes, même s'ils doivent payer de leur poche, puisqu'ils en sont satisfaits. Et ce, d'autant plus que l'homéopathie n'est pas suspecte ni d'effets secondaires, ni de risques d'interactions médicamenteuses.

Sacrifier le remboursement de l'homéopathie qui soulage, au profit de médicaments très coûteux qui peuvent nuire ?
Une autre question demeure : pourquoi dérembourser l'homéopathie, alors qu'elle ne pèse que 126 millions d'euros sur les 20 milliards d'euros de budget de la Sécurité sociale ? Au nom du principe d'équité ? D'autres remèdes, comme les médicaments anti-Alzheimer, jugés peu efficaces, ont été déremboursés. Est-il raisonnable d'arguer que tel produit nouveau doit être déremboursé, sur la base d'une efficacité douteuse, pour juger qu'un autre, plus ancien de plusieurs siècles, serait accusé d'efficacité insuffisante, pour des raisons budgétaires ? Les doses répétées de Château Yquem, prises sans modération par François de Rugy, entre amis, sur le compte de l'Assemblée nationale, sont-elles plus efficientes en termes de soins des relations publiques de l'Etat ?   

Faut-il sacrifier le plus grand nombre, et ses "petites" pathologies ordinaires, aux traitement lourds et coûteux de la minorité ? La parité n'est-elle pas requise dans ce contexte de l'homéopathie, comme dans les autres? Il est vrai que de nombreux médicaments très coûteux arrivent sur le marché, notamment des traitements contre le cancer. Ils sont prometteurs, mais leur prix est-il justifié sans le recul nécessaire à leur évaluation ? De même qu'on ne peut tuer l'espoir qu'ils font naître, de même est-il inhumain de priver les malades des bienfaits d'un traitement de complément dans des pathologies également handicapantes, plus souvent qu'on ne veut bien l'admettre dans les milieux de la chimie.  
Mais, si tous les Français veulent continuer à en bénéficier, expliquent les experts (économistes?), il faudra qu'ils renoncent au remboursement de l'homéopathie bientôt, mais aussi à des centaines de produits jugés également peu efficaces.


En termes d'écologie, les associations et autres ONG ont longtemps entretenu le flou sur le danger créé par la consommation d'huile de palme. Alors les non-initiés ont craint pour leur santé, mais  ce que ces organisations ne disaient pas c'est que ce qui leur importe en première urgence, ce n'est pas la santé de leurs semblables, mais celle, au premier chef, de la planète...