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mardi 7 janvier 2020

Retraites : "Sept raffineries sur huit sont en grève," annonce la CGT

"Fermer les robinets va avoir un impact," estime la CGT

La CGT-chimie appelle à faire grève dans toutes les installations pétrolières - raffineries, terminaux pétroliers, dépôts - pendant 96 heures, du 7 au 10 janvier

Total assure que le mouvement de blocage annoncé du 7 au 10 janvier n'aura "aucun impact sur l'approvisionnement" de son réseau




Au 34e jour de la réforme des retraites, la CGT veut obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. Sa fédération de la chimie a appelé les salariés des raffineries et des dépôts de carburants à faire grève à partir de mardi 7 janvier jusqu'à vendredi 10 contre le projet de réforme des retraites. "Pas une goutte d'hydrocarbure ne doit sortir des sites pétroliers", peut-on lire sur les tracts. "Sept raffineries sur huit sont en grève", a affirmé mardi sur franceinfo Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt, qui dénonce le "racket" du gouvernement.
Aujourd'hui, il y a soi-disant des négociations avec Matignon, mais quand on nous retire 400 euros et qu'on négocie de nous en redonner 40, je n'appelle pas cela de la négociation mais du racket, explique Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt.
franceinfo : Qu'allez-vous faire ?
Emmanuel Lépine : Les salariés se sont mis en grève depuis minuit. Sept raffineries sur huit sont en grève. Il y a une consultation en cours dans la huitième, celle de Gravenchon, dans le 76 (Seine-Maritime). Les situes portuaires du Havre sont aussi en grève. Il n'y a pas d'hydrocarbures qui sort de ces sites et ceci pendant 96 heures. Ce sont les salariés de la production qui sont en grève.

Quel est l'objectif de votre grève ?
Ce qu'on demande c'est le retrait de cette réforme dont personne ne veut. L'objectif, c'est que les salariés du pétrole, comme d'autres secteurs qu'on appelle à nous rejoindre, se mettent en grève et expriment par la grève le rejet de cette réforme.

Elisabeth Borne estime que "ces annonces, elles ne sont faites que pour faire paniquer les Français, pour qu’ils se précipitent dans les stations-services, ce qui peut effectivement causer des ruptures sur un certain nombre de produits de carburant" ?
Je laisse à la ministre la responsabilité de ses propos. La pénurie, si elle existe, va effectivement être causée par les pleins de sûreté qui vont être faits par les automobilistes. C'est la cause principale. Fermer les robinets tout en laissant des raffineries au ralenti va avoir un impact. Si beaucoup de salariés d'autres secteurs nous rejoignent, nous proposerons à ceux du pétrole d'arrêter les installations à partir de vendredi.

mardi 31 décembre 2019

La CGT appelle à un "blocage total" des raffineries contre la réforme Macron des retraites

Avant le discours du Nouvel An de Macron, dont la presse serine qu'il est "très attendu",  appel au blocage de toutes les raffineries du 7 au 10 janvier

"On appelle à un grand temps fort dans toutes les raffineries de France, du 7 au 10 janvier"




"Pour faire en sorte qu'aucun produit ne sorte pendant 96 heures"
, annonce Thierry Defresne, le délégué central de la CGT chez Total, lundi 30 décembre.

Quelle forme prendrait cette mobilisation contre la réforme des retraites ? "Ce sera un blocage total, répond Thierry Defresne. A l'issue de ces 96 heures de grève on se posera la question de savoir si l'on passe à l'étape de l'arrêt des installations." La balle est dans le camp de Macron qui refuse une hausse du SMIC - il n'augmente que de 15 euros nets en janvier 2020, une augmentation automatique -. et du "bébé Juppé", Philippe, qui reste "droit dans ses bottes"...

Plusieurs blocages en cours

Résultat de recherche d'images pour "camions blocage approvisionnement   des raffineries"

Sur huit raffineries en France métropolitaine, certaines sont déjà bloquées depuis plusieurs semaines. 
Lundi 30 décembre, les expéditions de carburants sont bloquées depuis trois semaines à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) et un blocage est également en cours sur la plateforme Total de La Mède (Bouches-du-Rhônemais son bio-carburant - qui traite 60 à 70 % d’huiles végétales brutes 100% durables et 30 à 40 % de matières premières issues de retraitement de déchets - est acheminé vers l'Allemagne : les écologistes français le rejettent car il nécessite l'importation d'une grande part d'huile de palme). Quant à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), un temps bloquée, elle fonctionne  de nouveau normalement, assure la direction de Total lundi soir.

vendredi 27 décembre 2019

La pénurie de carburants s'étend et le gouvernement la nie

Peut-il nier aussi l'envolée des prix à la pompe?

Mardi soir, veille de Noël, au moins 310 stations étaient déjà officiellement dénombrées en rupture de carburants 

Station-service (photo d'illustration)
L'intox commençait avec un jeu cynique sur les mots : un carburant seulement en rupture d'approvisionnement ou stations fermées faute de la totalité des carburants? La profession assurent que les points de vente sont 11.000 et que les stocks permettent de voir venir pendant une semaine. Sur la hausse des prix, silence radio !
En cause, des blocages de raffineries et de dépôts de carburant dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. Mais aucun arrêt de production n'est encore officialisé.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre exposer le sujet de la distribution des carburants :

L'illustre joueur de poker de la Place Beauvau, Castaner, dit "simplet", prend la parole pour à la fois certifier que la situation est sous contrôle  et mettre en garde les usagers contre le risque de panique.

Les journaux faisaient leur pub en diffusant "notre carte" des points chauds.
Outre que c'était la même de l'un à l'autre, "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock", elle était aussitôt dépassée et contredite par le terrain, sans que bouge le compteur. 

Les syndicats qui bloquent les raffineries et dépôts de carburants pour s’opposer à la réforme Macron des retraites depuis le 5 décembre, commencent à mettre les stations-service en rupture d’approvisionnement.
"Nous avions [lundi 23 décembre] 2,6 % des stations françaises avec un défaut d’un ou deux produits", a fait savoir mardi le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, relayé par l'AFP en direction des organes de presse. "La situation est quasi normale", concluait-il, malgré "un peu de tension en zone PACA". Ces pénuries locales s’expliquent par des blocages d’expéditions "perlés" dans la raffinerie bio de La Mède (Bouches-du-Rhône), selon Total, ainsi que par l’arrêt d’une unité de production de la raffinerie de Lavéra (Bouches-du-Rhône), a fait savoir la CGT.

"Toutes les raffineries continuent de produire" et "l’approvisionnement des stations-service continue d’être assuré normalement", a pour sa part réaffirmé
mardi après-midi le ministère de la transition écologique et solidaire dans un communiqué. Il ajoutait que "seule la raffinerie de Grandpuits connaît des difficultés d’expéditions," ainsi que "deux dépôts sur 200". Il suffisait de faire l'addition...
Au moins 41 stations en rupture multiple de carburants, 
186 en rupture unique

Le risque d'une "pénurie" de carburants est rejeté depuis le début du mouvement social contre la réforme Macron des retraites. Encore jeudi, Christophe Castaner a insisté sur le fait qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mettant toutefois en cause les automobilistes qui se ruent dans les stations-service ouvertes pour s'approvisionner. Message subliminal: ce sont les usagers qui créent la pénurie. Pas les grévistes.

Il y a 200 dépôts en France, seuls deux sont bloqués au moment où je vous parle, donc il n’y a aucun risque de pénurie, a indiqué Christophe Castaner lors d’un déplacement en Seine-et-Marne consacré à la sécurité routière, au 22e jour du mouvement social qui bat désormais le record de durée de 1995.
Pour
éviter un risque de comportement qui ne serait pas rationnel, Castaner a invité chacune et chacun à ne pas se précipiter dans les stations-service, appelant aussi les media a observer les consignes et éléments de langage gouvernemental en n'alimentant pas "cette petite musique-là" parce que […] c’est une fausse information que d’évoquer le risque de pénurie.

Mince, encore l'un de ces traquenards dont BFM a le secret: 
la chaîne commerciale refuse de partager ses vidéos 
et balance ses pubs cyniquement, en lieu et place

VOIR et ENTENDRE l'imprudente déclaration du présomptueux Castaner :

Selon un décompte du journal Le Monde, ce taux était en vérité monté à 2,8 % mardi à minuit. Sur les quelque 11.000 réparties sur tout le territoire, 72 stations étaient en rupture multiple de carburant et 238 en rupture unique. On pouvait retrouver dans la carte interactive du Monde les stations-service encore en rupture de stock : "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock" (le compteur restait donc pourtant bloqué à 310...).

C'est la bataille des mots entre le gouvernement et les grévistes. 

VOIR et ENTENDRE CNews diffuser les éléments de langage gouvernementaux, sachant que la video montrant Castaner nier l'extension de la pénurie a été retirée :


Simplet a aussi appelé à la "responsabilité" de ceux qui veulent bloquer les raffineries, ceux qui veulent bloquer ces dépôts, leur demandant de ne pas empêcher les Français de se déplacer.

Où en est la distribution de carburants ce vendredi 27 ?


Où sont les stations-service touchées par un manque [sic] de carburant?
Un cycliste passe à côté d'une station essence à Montpellier, le 4 décembre 2018 (photo d'illustration).Le magazine est passée de la "pénurie" au "manque"... Son article est assorti d'une illustration indiquant que seul le "diesel" pointé par les écolos serait affecté par les blocages.

VOIR et ENTENDRE une série de reportages de presse faisant état d'une raréfaction inquiétante des produits pétroliers.

Dimanche déjà, la pénurie n'est pas aussi faible qu'indiquée, malgré "des mesures de rationnement" :

La pénurie s'installe, mais il ne faut pas s'inquiéter: 

La pénurie s'étend, mais tout va bien...

Du côté de Lavera, les ponts sont bloqués, la CGT empêchant la circulation des camions-citernes et l'approvisionnement des dépôts de carburants, mais tout va bien Madame la marquise...
Castaner est serein et Macron nous prépare un "grand" et beau discours de bonne année plein de mots (maux ?).

lundi 19 novembre 2018

"Gilets jaunes" : la mobilisation continue, ce lundi

Au troisième jour, ce que "comprennent" les Gilets jaunes, c'est que Macron n'"entend" ni "comprend" rien

Condescendance des jeunes arrogants de sa bande qui défilent pour faire de la "pédagogie" aux "illettrés", ces "gens qui ne sont rien"
Gilets jaunes à Caen, le 18 novembre 2018
Ils s'appellent Sacha Houlié (du haut de ses 30 ans), Pacôme Rupin (ça ne s'invente pas), 33 ansAurélien Taché (34 ans) ou Stanislas Guérini (36 ans), sous la houlette de Gilles Le Gendre (entrepreneur de 60 ans, fils d'entrepreneur et de Catherine Chassaing Mandegou de Borredon), et Benjamin Griveaux, violent avec J.-J. Bourdin et insultant, ce matin "vous dites n'importe quoi !" x3). Comme la presse hautaine, ils prétendent nous expliquer la vie : "on va (tout) vous expliquer!" assurent-ils.

Laurent Neumann (BFMTV) "explique" précisément aux "gens" que le mouvement des Gilets jaunes pourrait s'essouffler, faute d'encadrement structuré et d'interlocuteurs désignés. Il souligne du même coup que les actions conventionnelles réussissaient mieux dans l'"ancien monde" parce que animées par les partis politiques et les syndicaux et que les décisions n'étaient pas prises par la base: les manifestants étaient instrumentalisés. Or, désormais, les manifestants de la "France d'en bas" sont acteurs et les décrypteurs, comme le gouvernement, ne savent plus par quel bout prendre les rebelles.   

A 11h30, dans les Bouches-d-Rhône, la ville de Martigues est bloquée
Les points d'approvisionnement en carburants, notamment, mais aussi le centre commercial Auchan, ne sont pas accessibles.
Comme les dépôts pétrolier du Petit et du Grand Quevilly, ainsi que de Rennes.

9h33  - Paris bloquée samedi ?
Le chauffeur de routier de Melun (Seine-et-Marne) à l'origine du mouvement de ce week-end, Eric Drouet  a lancé un nouvel appel sur réseaux sociaux : tous place Concorde, à Paris, samedi 24 novembre. Intitulé "Acte 2, toute la France à Paris", l’événement Facebook affichait lundi matin plus de 19.000 "participants" et 140.000 "intéressés", souligne Le Parisien.

Le responsable départemental de Tarn-et-Garonne du parti politique 'Debout la France' de Nicolas Dupont-Aignan, Franck Buhler, a lui aussi appelé à une nouvelle mobilisation. Il propose de bloquer Paris le samedi 24 novembre "à pied, à cheval ou en voiture".
9h18  - Laurent Berger dénonce une "forme de totalitarisme" des Gilets jaunes
Le secrétaire général de la CFDT  s'est dit "inquiet" lundi de la colère manifestée durant le week-end par les gilets jaunes, dénonçant les "violences" et "une forme de totalitarisme" associée selon lui à certains comportements.
"Il y a un certain nombre de pratiques qui ont eu lieu ce week-end qui sont inquiétantes", a condamné, dans un langage lourd à la François Hollande, le numéro un de ce syndicat réformiste lundi sur RTL (En français, l'homme de la rue dirait "un certain nombre de pratiques, ce week-end, sont inquiétantes"). "Moi j'ose le dire, tant pis si cela ne plait pas", a ajouté le ...provocateur!



: "qu'on soit obligé de dire qu'on est d'accord avec ceux qui manifestent pour pouvoir passer, c'est une forme de totalitarisme, ce n'est pas acceptable", Laurent Berger @CfdtBerger dans
Twitter Ads info and privacy9h Édouard Philippe critiqué par l'opposition
Figé dans le clivage caricatural traditionnel, le progressiste reproche à la droite et la gauche d'avoir critiqué lundi un premier ministre jugé inflexible après son entretien avec France 2 au cours duquel il a assuré que le pouvoir tiendra "le cap" malgré la mobilisation des "gilets jaunes".

"Il a tort, car cela exacerbe la colère", a réagi la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet sur Franceinfo: "Son intervention hier était l'apogée du mensonge et du mépris", a-t-elle ajouté en critiquant sa "totale déconnexion" d'avec les Français.
"Nous continuons le combat" :

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise
L'extrémiste de gauche démontre que le mouvement des Gilets jaunes n'est pas téléguidé par l'extrême gauche, comme affirmé par Cnews ou suggéré par les journalistes aux ordres, tels Laurent Neumann ou, moins frontalement, par Christophe Barbier.

a bien parlé... pour ne rien dire.

Le boxeur est fatigué : l'esquive ne suffit pas après deux jours d'insurrection citoyenne.
Ian Brossat, tête de liste PCF pour les élections européennes

A la différence de Benoît Hamon et Olivier Faure qui n'ont pas souhaité se mêler aux Gillets jaunes de la "France d'en bas", samedi 17 novembre, la qualifiant d'extrémiste de droite, le populiste communiste instrumentalise la révolte de la base dont il n'a pas vu monter la colère :

Edouard Philippe : "Le cap est bon, nous allons le tenir."
Il aurait pu dire "Je vous emmerde", ç'aurait été moins long et ç'aurait voulu dire le même chose...
Boris Vallaud, porte-parole du PS

Après l'interview pour rien du Président, voici l'interview pour rien du Premier ministre. Rien ne change, rien n'est annoncé, tout est de la faute de ceux d'avant. Il "entend" mais s'entête. Un seul accord avec É. Philippe : "les Français veulent des résultats". Il n'y en a pas.
Au Rassemblement national, l'eurodéputé et responsable du Rassemblement national Nicolas Bay a critiqué sur Radio Classique un Premier ministre qui "dit 'j'entends la colère mais je ne bougerai pas d'un iota sur le cap'", et un "pouvoir" qui veut "décrédibiliser un mouvement qui leur échappe totalement".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France


Ex-partisan de Christiane Taubira, Julien Bayou, porte-parole des écologistes d'EELV
8h30  - Un "gilet jaune" blessé
Plusieurs incidents ont à nouveau émaillé la nuit. 
A Calais, un automobiliste anglais et un chauffeur routier australien ont été placés en garde à vue après avoir "touché" (sic, AFP !) des manifestants en forçant des barrages.

A Saint-Dizier (Haute-Marne), le conducteur d'un camion a été interpellé par les gendarmes, également après avoir blessé un "gilet jaune", transporté à l'hôpital.

8h10 - "Le mouvement n’a aujourd’hui pas la même ampleur", minimise Nuñez
C'est le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur qui parle et c'est CNews qui lui tend le micro : "Le mouvement n’a aujourd’hui pas la même ampleur", a estimé, sur CNews, Laurent Nuñez. "Les consignes sont les mêmes : nos forces de l’ordre sont mobilisées lorsque des axes structurants sont bloqués ou lorsque des violences surviennent".
LUCAS BARIOULET / AFP
8h - Le rond-point des vaches, bloqué en Seine-Maritime



A Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, à 11h30 ce lundi:

⚠️PRUDENCE ➡️Manifestations en cours sur certains axes et ronds-points, notamment rond-point des vaches @rouen ⚠️
7h55 - A Roanne, les "gilets jaunes" veulent être reçus à l'Élysée

A Roanne (Loire), alors qu'une centaine de personnes était présente ce matin pour organiser un barrage filtrant, un organisateur du filtrage affirme qu'il "faut un geste du gouvernement" pour faire évoluer la situation : "Il faut une rencontre entre le gouvernement et les Gilets jaunes. On le demande officiellement. On demande au président Macron de nous considérer, puisque nous sommes nombreux, de tous les couches de la population. On veut être reçus à l'Élysée; il faut discuter, on ne va pas bloquer bêtement notre pays sans raison. Il faut que le dialogue s'ouvre."

7h48 - Le point sur les blocages attendus

Nord-Ouest : des blocages sont à prévoir en Haute-Loire et dans le Morbihan. Jacline Mouraud, l'une des figures du mouvement, a précisé à Europe 1 qu'elle se rendrait lundi après-midi à Vannes, au rond-point de Luscanen. Au Mans, plusieurs "gilets jaunes" prévoient de bloquer l'accès à l'autoroute A28. 

En Normandie, des barrages filtrants ont été mis en place au niveau du pont de Tancarville, rapporte la station.

Nord et Nord-Est : des barrages filtrants et des opérations escargots sont annoncés dès 8 heures, dans les secteurs de Lens, Arras, Lesquin, Lille et Valenciennes. Dans le Territoire de Belfort, le péage de Fontaine sur l'A36 est bloqué dans les deux sens.

Sud et Sud-Est : sur l'autoroute A7, où les blocages ont continué une partie de la nuit, le mouvement devrait se poursuivre explique Europe 1, notamment à Orange et à Avignon Nord. 

Au péage de La Barque, à Aix en Provence, en direction Lyon, les automobilistes ne peuvent rouler que sur une seule voie. 

Dans le Var, les entrées et et sorties d'autoroutes sont bloquées à hauteur de Brignoles et de Saint Maximin. 

Dans le Rhône, sur l'A6, le péage de Limas, à hauteur de Villefranche-sur-Saône, est bloqué en direction de Paris.

Sud-Ouest : des blocages ont commencé dans le Sud-Ouest, notamment dans le secteur de Libourne, sur l'autoroute A10, au péage de Virsac et sur le pont d'Aquitaine, fermé à la circulation depuis samedi.
7h45 - Un automobiliste déféré ce lundi
Un automobiliste qui a foncé sur un barrage tenu par des "gilets jaunes" samedi à Firminy (Loire), blessant plusieurs personnes, est déféré ce lundi matin devant le parquet de Saint-Étienne. L'un des blessés s’est vu prescrire une interruption totale de travail (ITT) de 45 jours et un autre une ITT de 7 jours.

En tout cinq personnes étaient en garde-à-vue dimanche soir pour des violences commises dans la région stéphanoise ce week-end. Trois sont des conducteurs qui devront répondre de violences volontaires avec arme (leur véhicule) à l’occasion d’une manifestation publique. Une autre, membre des gilets jaunes, doit être déférée pour des violences volontaires en réunion sur un des automobilistes qui avait forcé un barrage, blessant des manifestants.
Un dernier déferrement prévu lundi également concerne un individu alcoolisé, soutien des "gilets jaunes", suspecté d’outrage, rébellion et violences légères sur un policier, mais n’ayant pas entraîné d’ITT.





: des manifestants se sont postés cette nuit à l'entrée des sites pétroliers de la Pallice à La Rochelle. Ils y espéraient le renfort de routiers.


Embedded video

Gilets jaunes: aucun camion n'entre ou ne sort du dépôt pétrolier Total de Lespinasse, près de Toulouse
Ce lundi matin, celui du port de la Pallice, à La Rochelle, et le dépôt de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, étaient également bloqués, selon Franceinfo.

Ce lundi matin sur RMC, Benjamin Cauchy, porte-parole des gilets jaunes, a indiqué qu'une "dizaine de dépôts de carburants" sont bloqués par le mouvement. "On veut désormais bloquer les raffineries et les dépôts industriels pour avoir un impact économique", a-t-il ajouté.