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mardi 21 janvier 2020

Les grévistes CGT mettent à l’arrêt la plus grosse usine hydro-électrique de France

La centrale de Grand’Maison, Isère, a été mise à l’arrêt à compter ce mardi 21 janvier 2020 au matin

Pour protester contre la réforme des retraites, cette action de la CGT a été décidée en assemblée générale par les grévistes du site 

lesquels se sont installés en piquet de grève reconductible pour une durée indéterminée, précise le syndicat, ajoutant que les grévistes décideront dans les jours qui viennent des suites à donner au mouvement.

Selon EDF, la centrale de Grand’Maison est composée de deux usines qui totalisent 12 groupes d’une puissance installée totale de 1 800 mégawatts, soit 9 % de la puissance du parc hydraulique exploité par EDF en France.

Des coupures de courant à Rungis et Orly

La CGT Energie avait annoncé ce lundi une semaine rythmée par la grève et des actions innovantes partout en France pour obtenir une retraite solidaire décente et défendre l’exigence du service public.

Le syndicat a déjà revendiqué, mardi matin, une importante coupure de courant en région parisienne, sur la zone d’Orly et de Rungis.

La réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres après sept semaines de conflit social. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a demandé des sanctions contre les blocages, intrusions et coupures sauvages de courant.

vendredi 17 janvier 2020

Retraites : le musée du Louvre, fermé en raison d’un blocage par l’intersyndicale

L'exposition Léonard de Vinci, dommage collatéral de la réforme des retraites de Macron

François 1er avait davantage d'égards


"Les touristes avec nous !" 
Les touristes massés devant les barrières de sécurité étaient appelés par les manifestants à s’associer au mouvement...
A la suite d’un blocage des entrées par l’intersyndicale, ce vendredi 17 janvier, la direction du musée le plus fréquenté au monde assure que les détenteurs de billet seront remboursés mais n’excluait pas une réouverture dans l’après-midi, si le blocage était levé.

"C’est au cœur même de la Pyramide du Louvre, où le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi de consacrer son investiture, que se hisse contre lui, vent debout, un front d’opposition syndical contre ses orientations désastreuses en matière de retraite", a écrit dans un communiqué l’intersyndicale CGC-CGT-FSU (des enseignants)-SUD, tous extrémistes de gauche, voire révolutionnaires trotskistes.



Plus d’une centaine de manifestants - 80, selon BFM - bloquaient l’entrée de la Pyramide.
Résultat de recherche d'images pour "Les manifestants appelaient les touristes massés devant les barrière de sécurité à l’associer au mouvement : « Les touristes avec nous ! »"Ils agitant des drapeaux en scandant : "On ira jusqu’au retrait !" Ils haranguaient aussi les touristes parqués derrière les barrières de sécurité pour qu'ils s’associent au mouvement, mais la plupart venus spécialement de l’étranger passer quelques heures à Paris pour visiter l'exposition Léonard de Vinci exprimaient surtout colère et incompréhension, certains lançant des injures à l’adresse des manifestants.

Le milieu culturel est noyauté par la gauche radicale

"Notre mobilisation s’inscrit donc aux côtés de tous les agents grévistes en lutte dans le pays pour une vie digne, tant dans les structures de droit privé que dans celles de droit public", ajoutent les syndicats à l’origine de ce texte, alors que le mouvement se poursuit depuis six semaines. 

Et d’expliquer : "Alors que les conditions des agents du Musée du Louvre se dégradent de jour en jour, notamment sous les pertes d’effectifs, la précarité et le désengagement de l’Etat, il ne saurait pour nous être question de souscrire au système de retraite à points proposé par le gouvernement qui ne vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions."

Une "carabistouille" !
"Le prétendu compromis proposé par le premier ministre consistant en une suspension de l’âge pivot jusqu’à une “conférence de financement”, c'est de la pipe, explique le communiqué, en d'autres termes. Elle "aurait lieu en avril 2020" et "patronat et syndicat devraient faire des propositions pour trouver 12 milliards d’euros d’économies par an, ce qui relève de l’ "enfumage", souligne le communiqué. 

En 2019, le Louvre a reçu 9,6 millions de visiteurs, légèrement en-deçà du record de 2018 (10,2 millions). Alors que quelque 260.000 billets avaient déjà été réservés, au jour de l'ouverture de l'exposition, le 24 octobre 2019, la billetterie en ligne du musée du Louvre était alors en partie inaccessible et SUD n'y était alors pour rien. Vous avez jusqu'au 24 février...

mercredi 15 janvier 2020

A Pau, Macron, empêché d'accéder à la mairie de Bayrou

Macron interpellé, mais aussi président entravé

La presse monte en épingle certains faits, mais en dissimule d'autres

Résultat de recherche d'images pour "Pau avocats en colere"Le Français ont eu le droit de savoir qu'un professeur a interpellé Macron à Pau, le 14 janvier 2020. Ce qui est escamoté est d'une toute autre gravité : le président a dû renoncer à mettre les pieds dans l'hôtel de ville, après avoir inauguré...un bus écologique. L'accès à la maison du peuple lui était interdit par des hommes de loi que le président entend contraindre sur le sujet de la réforme des retraites. 

Plusieurs dizaines d'avocats en robe noire portant une banderole "Avocats en colère" se sont rassemblés devant la mairie de Pau
La présentation que l'AFP donne des faits est à cet égard particulièrement cocasse, mais symptomatique de la désinformation instaurée par le régime: L'agence de presse écrit : "Ils ont attendu en vain le chef de l'Etat." L'explication qu'elle ne daigne pas fournir est embarrassante en effet.

Le président est tellement apprécié , selon Elabe, qu'il est 'persona non grata' à la mairie. Son long trajet en jet pollueur se sera ironiquement soldé par l'inauguration d'un bus écolo !

Les avocats avaient été tenus à distance du palais Beaumont.

Les avocats de Pau manifestent sur les marches du palais de justiceRéunis notamment par le syndicat des jeunes avocats (UJA),ils avaient tenté sans succès de s'approcher de la salle où se tenait une table ronde sur l'écologie dans les territoires, bouclée par les forces de l'ordre, rapporte incidemment une journaliste de l'AFP présente au centre de congrès de Pau, qui fut casino municipal quand la FDJ (l'Etat) n'avait pas encore raflé la mise.
Les avocats palois ont protesté le 5 décembre. Le bâtonnier Jean-Philippe Labes avait alors expliqué que cette réforme ne doit en rien concerner les avocats "car notre caisse de retraite n’est pas un régime spécial. Nous sommes sous un régime autonome. Les avocats financent leur retraite sur leurs fonds propres, sans passer par le régime général. Un système qui par ailleurs est excédentaire. Or, dans le projet du gouvernement, notre caisse autonome disparaît, ce qui n’a aucune légitimité parce qu’on n’impacte en rien le fonctionnement des autres systèmes de retraite".
Le 14 janvier, c'était "le premier déplacement d'Emmanuel Macron en France depuis le 22 novembre à Amiens (Somme). Le président de la République n'est pas allé sur le terrain depuis le début du conflit sur les retraites. Son retour ne se fait pas n'importe où, mais à Pau (Pyrénées-Atlantiques), la ville de François Bayrou", explique la journaliste Anne Bourse, présente sur place. Et pourtant, le déplacement - reporté - sera marqué par plusieurs affronts

La réponse du berger républicain à la bergère jupitérienne ne s'est pas fait attendre.
"Avec une petite manifestation d'avocats en colère et un échange tendu avec un enseignant," mentionne l'AFP, à la limite du mépris. Libération rapporte en quelques mots que les avocats rassemblés en robe devant la mairie de Pau ont attendu en vain la venue du président qui a préféré les éviter...
La presse mettra le focus sur son interpellation - au demeurant courtoise - par un "professeur de maths de collège", à son arrivée. L'enseignant lui a demandé de "retirer" sa réforme des retraites et la presse en a fait un fromage, en sorte de passer sous silence la difficulté du locataire de l'Elysée de circuler en France sans se faire apostropher et entraver. 

Bien que détenus par des hommes d'affaires multi-millionnaires - Libération en 2 (Niel et Pigasse), Le Figaro en 3 (Dassault), Le Monde en 4 (Niel et Pigasse, encore) ou Les Echos en 9( LVMH) -, les organes de presse subventionnée ont choisi de s'attarder sur la volonté du président de se démarquer de ses sujets illettrés, ces "gens qui ne sont rien", à parler la langue vernaculaire du pays. C'est ainsi que, tel un vulgaire débatteur LREM ou la porte-parole franco-sénégalaise Ndiaye, Macron lui reprocha de tout mélanger, mais en des termes d'un autre siècle : "Vous mélangez tout; vous patachonnez dans la tête" [vous déraillez, ce qui est lourd de sens à la SNCF ces dernières semaines], lui a reproché le président de tous les Français.

Des engagements flous et une élection par défaut, la démocratie file un mauvais coton.
 Résultat de recherche d'images pour "Pau avocats en colere""Non, la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens-là [cadeau aux cyniques et aux fainéants? Non, les riches de BlackRock, en l'espèce !], car les gens seront obligés de prendre des (retraites) à côté, regardez les enseignants", a poursuivi le professeur. "C'est faux", a contesté, laconique, le président qui prétend "en même temps" que sa réforme n'a pas fait l'objet de la pédagogie nécessaire et que ses électeurs ont voté pour qu'il mette en oeuvre sa promesse de campagne ! Echange "vif", qui s'est conclu par une poignée de main. 

VanHool est une société familiale belge...
les transports écologiques "made in France" attendent toujours !
Les grévistes de la RATP y sont-ils pour quelque chose ?
François Bayrou a ensuite présenté au président un nouveau bus à hydrogène récemment entré en service dans sa ville, à bord duquel il a circulé sur quelques dizaines de mètres. 
Alors qu'il inaugurait ce bus à hydrogène, le dépôt de bus était bloqué par des grévistes, rapporte franceinfo. Succintement. Rouler écolo, la ville de Pau s'y est engagée : huit BHNS (bus à haut niveau de service) sont en service depuis le mercredi 18 décembre. Leur particularité : ils roulent à l'hydrogène. Aller à pied à la mairie de Pau est plus compliquer pour le président En Marche !


mardi 7 janvier 2020

Retraites : "Sept raffineries sur huit sont en grève," annonce la CGT

"Fermer les robinets va avoir un impact," estime la CGT

La CGT-chimie appelle à faire grève dans toutes les installations pétrolières - raffineries, terminaux pétroliers, dépôts - pendant 96 heures, du 7 au 10 janvier

Total assure que le mouvement de blocage annoncé du 7 au 10 janvier n'aura "aucun impact sur l'approvisionnement" de son réseau




Au 34e jour de la réforme des retraites, la CGT veut obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. Sa fédération de la chimie a appelé les salariés des raffineries et des dépôts de carburants à faire grève à partir de mardi 7 janvier jusqu'à vendredi 10 contre le projet de réforme des retraites. "Pas une goutte d'hydrocarbure ne doit sortir des sites pétroliers", peut-on lire sur les tracts. "Sept raffineries sur huit sont en grève", a affirmé mardi sur franceinfo Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt, qui dénonce le "racket" du gouvernement.
Aujourd'hui, il y a soi-disant des négociations avec Matignon, mais quand on nous retire 400 euros et qu'on négocie de nous en redonner 40, je n'appelle pas cela de la négociation mais du racket, explique Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fnic-Cgt.
franceinfo : Qu'allez-vous faire ?
Emmanuel Lépine : Les salariés se sont mis en grève depuis minuit. Sept raffineries sur huit sont en grève. Il y a une consultation en cours dans la huitième, celle de Gravenchon, dans le 76 (Seine-Maritime). Les situes portuaires du Havre sont aussi en grève. Il n'y a pas d'hydrocarbures qui sort de ces sites et ceci pendant 96 heures. Ce sont les salariés de la production qui sont en grève.

Quel est l'objectif de votre grève ?
Ce qu'on demande c'est le retrait de cette réforme dont personne ne veut. L'objectif, c'est que les salariés du pétrole, comme d'autres secteurs qu'on appelle à nous rejoindre, se mettent en grève et expriment par la grève le rejet de cette réforme.

Elisabeth Borne estime que "ces annonces, elles ne sont faites que pour faire paniquer les Français, pour qu’ils se précipitent dans les stations-services, ce qui peut effectivement causer des ruptures sur un certain nombre de produits de carburant" ?
Je laisse à la ministre la responsabilité de ses propos. La pénurie, si elle existe, va effectivement être causée par les pleins de sûreté qui vont être faits par les automobilistes. C'est la cause principale. Fermer les robinets tout en laissant des raffineries au ralenti va avoir un impact. Si beaucoup de salariés d'autres secteurs nous rejoignent, nous proposerons à ceux du pétrole d'arrêter les installations à partir de vendredi.

lundi 6 janvier 2020

Retraites: des étudiants bloquent plusieurs universités parisiennes

Les étudiants réclament le report des examens

Des étudiants se sont de nouveau mobilisés, ce lundi 6 janvier, dans la capitale, pour réclamer un nouveau report des partiels prévus cette semaine, en raison des difficultés liées à la grève dans les transports. 
A Nanterre, un gymnase va ouvrir la nuit pour loger les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux.







Portes fermées, accès bloqués ce lundi 6 janvier: à l’aube, des barricades ont été dressées devant plusieurs sites de l’université Paris 4, Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes.

Les étudiants à l’origine de ces blocages réclament le report des partiels, en raison de la grève des transports, qui empêche certains d’entre eux d’accéder aux centres d’examen.

Examens reportés à l’université de Paris 4

La mobilisation à Paris 4, doublée d’une pétition en ligne, semble avoir payé puisque les examens ont été reportés, a fait savoir l’université en début d’après-midi.

Lorsque l’accès à certains sites est bloqué par des étudiants et autres manifestants, les examens sont suspendus pour éviter tout risque de violence. C’est le cas des partiels sur les sites de Clignancourt, Malesherbes et Michelet qui ne se tiendront pas lundi après-midi, a expliqué Sorbonne Université.

Des partiels repoussés une première fois

Les partiels initialement prévus en décembre 2019 avaient été reportés à cette première semaine de janvier 2020 dans de nombreuses universités, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Samedi 4 janvier, Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, avait affirmé qu’il n’y aurait pas de report systématique des examens prévus à partir de ce lundi.

L’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà en décembre annulé ou reporté certains partiels, a, pour sa part, de nouveau reporté les partiels. Ils s’étaleront entre le 13 janvier et le 1er février.

Un gymnase ouvert la nuit à Nanterre

A Paris 10 Nanterre, le président de l’université Jean-François Balaudé a maintenu les examens de janvier, pour ne pas rallonger l’année universitaire, en offrant une solution qui ne plaît pas à tout le monde.nUn gymnase ouvrira ses portes ce lundi soir pour qu’y dorment les étudiants qui ne seraient pas en mesure de rentrer chez eux, faute de métro ou de RER.

Le syndicat Unef a ironisé sur le nombre de places nécessaires pour loger tous les étudiants, avant d’être reçu par la présidence de l’université et d’apprendre que seuls 50 étudiants pourront dormir sur place.

Lundi midi à Nanterre, une assemblée générale regroupant environ 300 personnes a voté le blocage de la fac à partir de mardi.

Partiels reportés à Bordeaux

À Bordeaux, les partiels sont reportés en psychologie, sociologie, anthropologie et sciences de l’éducation sur le campus de la Victoire en raison de dégradations commises pendant l’occupation d’une partie des bâtiments par des étudiants en décembre, a indiqué sa présidence.


mardi 31 décembre 2019

La CGT appelle à un "blocage total" des raffineries contre la réforme Macron des retraites

Avant le discours du Nouvel An de Macron, dont la presse serine qu'il est "très attendu",  appel au blocage de toutes les raffineries du 7 au 10 janvier

"On appelle à un grand temps fort dans toutes les raffineries de France, du 7 au 10 janvier"




"Pour faire en sorte qu'aucun produit ne sorte pendant 96 heures"
, annonce Thierry Defresne, le délégué central de la CGT chez Total, lundi 30 décembre.

Quelle forme prendrait cette mobilisation contre la réforme des retraites ? "Ce sera un blocage total, répond Thierry Defresne. A l'issue de ces 96 heures de grève on se posera la question de savoir si l'on passe à l'étape de l'arrêt des installations." La balle est dans le camp de Macron qui refuse une hausse du SMIC - il n'augmente que de 15 euros nets en janvier 2020, une augmentation automatique -. et du "bébé Juppé", Philippe, qui reste "droit dans ses bottes"...

Plusieurs blocages en cours

Résultat de recherche d'images pour "camions blocage approvisionnement   des raffineries"

Sur huit raffineries en France métropolitaine, certaines sont déjà bloquées depuis plusieurs semaines. 
Lundi 30 décembre, les expéditions de carburants sont bloquées depuis trois semaines à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) et un blocage est également en cours sur la plateforme Total de La Mède (Bouches-du-Rhône, mais son bio-carburant - qui traite 60 à 70 % d’huiles végétales brutes 100% durables et 30 à 40 % de matières premières issues de retraitement de déchets - est acheminé vers l'Allemagne : les écologistes français le rejettent car il nécessite l'importation d'une grande part d'huile de palme). Quant à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), un temps bloquée, elle fonctionne  de nouveau normalement, assure la direction de Total lundi soir.

dimanche 29 décembre 2019

Retraites: Djebbari dénonce un "syndicalisme de blocage" et d'"intimidation"

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat aux Transports agressif

Le collaborateur d'Elisabeth Borne, Jean-Baptiste Djebbari, s'en est pris aux méthodes de la CGT

Résultat de recherche d'images pour "djebbari Martinez"
Quand la France est dans la rue depuis plus de trois semaines,
Macron délègue à Philippe et Philippe à un petit secrétaire d'Etat novice
Alors que les chroniqueurs de presse s'évertuent à faire croire que le gouvernement recherche sans relâche les moyens de renouer le dialogue avec les syndicats, Djebbari a haussé le ton et fait bondir Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en plein conflit social sur la réforme des retraites. 

Au 25e jour de la mobilisation contre le projet de système universel de retraite par points, Djebbari dénonce "une pression qui s'exerce de façon anormale sur une partie des cheminots", qualifiant cette attitude d"'inacceptable". 

Prenant le parti de diviser, il s'est porté aux côtés des non-grévistes. 
"J'ai demandé aux dirigeants de la SNCF et de la RATP d'être vigilants et d'agir de façon résolue face à des attitudes d'intimidation, de harcèlement, voire d'agression dont seraient victimes les agents qui ont fait le choix de travailler", assure-t-il dans un entretien avec le JDD. 
"La CGT-Cheminots et SUD-Rail ne sont jamais venus au ministère des Transports débattre, proposer ou même faire état de leur désaccord", assène le secrétaire d'Etat, fustigeant une "politique de la chaise vide", alors qu'il salue "des échanges exigeants, francs et ouverts avec l'UNSA et la CFDT".

Pour favoriser la relance du dialogue avec la CFDT, syndicat réformiste, comme l'UNSA, le petit secrétaire d'Etat aux Transports - 1,75 m -  avait-il besoin de dénoncer le syndicalisme "de blocage", voire "d'intimidation" de la CGT ? Le secrétaire d'Etat aux Transports oppose clairement la CGT à la CFDT, accusant le syndicat de lutte de pratiquer "un syndicalisme d'opposition systématique à toute réforme, de blocage et parfois d'intimidation". "La CGT veut marquer les esprits par des coups de poing médiatiques, a-t-il encore insisté. 

Le petit bonhomme dressé sur ses ergots s'est tourné vers les usagers pour les pousser à manifester leur mauvaise humeur contre les grévistes.
"Les Français ne sont pas dupes de la politisation à l'extrême gauche de ce mouvement", a-t-il commenté, suivant la même technique du 'diviser pour régner'.

Le dirigeant syndical n'a pas manqué de reprocher au gouvernement d'organiser "le bordel"

Le ton monte entre Philippe Martinez (à gauche) et Jean-Baptiste Djebbari (à droite) (Photo d'Illustration).Philippe Martinez riposte à l'agression verbale de l'exécutif. Dans un entretien également accordé au JDD, il l'accuse d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit, déjà plus long que celui de 1995. "Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", tacle le secrétaire général de la CGT.

"Où est l'acte II du quinquennat ?"
"Il y a une vraie colère. Bien sûr, 24 jours sans être payé, c'est dur. Mais ce conflit est le reflet de deux ans et demi de souffrance", fait-il valoir en rejetant un projet de réforme des retraites "individualiste" alors qu'il devrait être "solidaire". "Avec la grève, on obtient toujours quelque chose. Regardez, depuis deux semaines, on apprend chaque jour que tel ou tel régime spécial sera finalement maintenu".

Philippe Martinez attend que, lors de ses voeux pour la nouvelle année mardi soir, le président Macron reconnaisse "que la majorité des gens ne sont pas contents, qu'il s'est trompé". "Il a dit qu'il avait changé, qu'il était prêt à l'écoute... Où est l'acte II du quinquennat ? Aujourd'hui, il joue avec le feu : avec le Rassemblement national aux aguets, attiser les rancœurs est dangereux", met en garde le responsable cégétiste.

vendredi 27 décembre 2019

Philippe Martinez (CGT) est allé soutenir des grévistes rassemblés à Vitry aux aurores

L'absence de la droite signifie-telle indifférence au sort des plus précaires ?

La droite républicaine soutient les efforts de réformes de Macron sans même en dénoncé les procédés

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors d\'un rassemblement au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), vendredi 27 décembre 2019.

Pendant les fêtes de fin d'année, la CGT maintient la pression contre la réforme Macron des retraites. 
Vendredi 27 décembre, l'Union départementale du Val-de-Marne et le syndicat de la RATP Bus ont notamment organisé un blocage du dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, bastion communiste depuis 1944, sans interrruption.

Le secrétaire général de la CGT était aux côtés des grévistes qui se sont rassemblés vendredi matin au dépôt de bus RATP de Vitry, bastion communiste.
Au petit matin ce vendredi 27, le leader de la CGT en a profité pour rappeler que la grève n'est pas terminée : "C'est un mouvement fort, qui est toujours soutenu par l'opinion, a-t-il souligné (...) 

"Il est temps que le gouvernement et le président de la République voient la colère, et qu'ils écoutent le peuple", a-t-il affirmé, avant de poursuivre : "quand on est face à une telle réforme, qui va complètement bouleverser notre système social, ça vaut le coup de s'investir dans la grève, dans les manifestations. C'est le moment ou jamais," a-t-il insisté.
VOIR et ENTENDRE le Cégétiste:


Quatre dépôts de bus étaient bloqués vers 6 heures, dont deux partiellement, à Paris et en petite couronne, selon la préfecture de police. 

"On est accueilli par des matraques. Cette conception du dialogue social, ça montre la fébrilité du gouvernement", a dénoncé Philippe Martinez.

Deux heures plus tard, après intervention des forces de l'ordre, il n'y avait "plus aucun blocage sur l'agglomération parisienne", a précisé le représentant local du ministère de l'Intérieur sur Twitter. 

La pénurie de carburants s'étend et le gouvernement la nie

Peut-il nier aussi l'envolée des prix à la pompe?

Mardi soir, veille de Noël, au moins 310 stations étaient déjà officiellement dénombrées en rupture de carburants 

Station-service (photo d'illustration)
L'intox commençait avec un jeu cynique sur les mots : un carburant seulement en rupture d'approvisionnement ou stations fermées faute de la totalité des carburants? La profession assurent que les points de vente sont 11.000 et que les stocks permettent de voir venir pendant une semaine. Sur la hausse des prix, silence radio !
En cause, des blocages de raffineries et de dépôts de carburant dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. Mais aucun arrêt de production n'est encore officialisé.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre exposer le sujet de la distribution des carburants :

L'illustre joueur de poker de la Place Beauvau, Castaner, dit "simplet", prend la parole pour à la fois certifier que la situation est sous contrôle  et mettre en garde les usagers contre le risque de panique.

Les journaux faisaient leur pub en diffusant "notre carte" des points chauds.
Outre que c'était la même de l'un à l'autre, "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock", elle était aussitôt dépassée et contredite par le terrain, sans que bouge le compteur. 

Les syndicats qui bloquent les raffineries et dépôts de carburants pour s’opposer à la réforme Macron des retraites depuis le 5 décembre, commencent à mettre les stations-service en rupture d’approvisionnement.
"Nous avions [lundi 23 décembre] 2,6 % des stations françaises avec un défaut d’un ou deux produits", a fait savoir mardi le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, relayé par l'AFP en direction des organes de presse. "La situation est quasi normale", concluait-il, malgré "un peu de tension en zone PACA". Ces pénuries locales s’expliquent par des blocages d’expéditions "perlés" dans la raffinerie bio de La Mède (Bouches-du-Rhône), selon Total, ainsi que par l’arrêt d’une unité de production de la raffinerie de Lavéra (Bouches-du-Rhône), a fait savoir la CGT.

"Toutes les raffineries continuent de produire" et "l’approvisionnement des stations-service continue d’être assuré normalement", a pour sa part réaffirmé
mardi après-midi le ministère de la transition écologique et solidaire dans un communiqué. Il ajoutait que "seule la raffinerie de Grandpuits connaît des difficultés d’expéditions," ainsi que "deux dépôts sur 200". Il suffisait de faire l'addition...
Au moins 41 stations en rupture multiple de carburants, 
186 en rupture unique

Le risque d'une "pénurie" de carburants est rejeté depuis le début du mouvement social contre la réforme Macron des retraites. Encore jeudi, Christophe Castaner a insisté sur le fait qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mettant toutefois en cause les automobilistes qui se ruent dans les stations-service ouvertes pour s'approvisionner. Message subliminal: ce sont les usagers qui créent la pénurie. Pas les grévistes.

Il y a 200 dépôts en France, seuls deux sont bloqués au moment où je vous parle, donc il n’y a aucun risque de pénurie, a indiqué Christophe Castaner lors d’un déplacement en Seine-et-Marne consacré à la sécurité routière, au 22e jour du mouvement social qui bat désormais le record de durée de 1995.
Pour
éviter un risque de comportement qui ne serait pas rationnel, Castaner a invité chacune et chacun à ne pas se précipiter dans les stations-service, appelant aussi les media a observer les consignes et éléments de langage gouvernemental en n'alimentant pas "cette petite musique-là" parce que […] c’est une fausse information que d’évoquer le risque de pénurie.

Mince, encore l'un de ces traquenards dont BFM a le secret: 
la chaîne commerciale refuse de partager ses vidéos 
et balance ses pubs cyniquement, en lieu et place

VOIR et ENTENDRE l'imprudente déclaration du présomptueux Castaner :

Selon un décompte du journal Le Monde, ce taux était en vérité monté à 2,8 % mardi à minuit. Sur les quelque 11.000 réparties sur tout le territoire, 72 stations étaient en rupture multiple de carburant et 238 en rupture unique. On pouvait retrouver dans la carte interactive du Monde les stations-service encore en rupture de stock : "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock" (le compteur restait donc pourtant bloqué à 310...).

C'est la bataille des mots entre le gouvernement et les grévistes. 

VOIR et ENTENDRE CNews diffuser les éléments de langage gouvernementaux, sachant que la video montrant Castaner nier l'extension de la pénurie a été retirée :


Simplet a aussi appelé à la "responsabilité" de ceux qui veulent bloquer les raffineries, ceux qui veulent bloquer ces dépôts, leur demandant de ne pas empêcher les Français de se déplacer.

Où en est la distribution de carburants ce vendredi 27 ?


Où sont les stations-service touchées par un manque [sic] de carburant?
Un cycliste passe à côté d'une station essence à Montpellier, le 4 décembre 2018 (photo d'illustration).Le magazine est passée de la "pénurie" au "manque"... Son article est assorti d'une illustration indiquant que seul le "diesel" pointé par les écolos serait affecté par les blocages.

VOIR et ENTENDRE une série de reportages de presse faisant état d'une raréfaction inquiétante des produits pétroliers.

Dimanche déjà, la pénurie n'est pas aussi faible qu'indiquée, malgré "des mesures de rationnement" :

La pénurie s'installe, mais il ne faut pas s'inquiéter: 

La pénurie s'étend, mais tout va bien...

Du côté de Lavera, les ponts sont bloqués, la CGT empêchant la circulation des camions-citernes et l'approvisionnement des dépôts de carburants, mais tout va bien Madame la marquise...
Castaner est serein et Macron nous prépare un "grand" et beau discours de bonne année plein de mots (maux ?).