POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Pau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pau. Afficher tous les articles

mercredi 15 janvier 2020

A Pau, Macron, empêché d'accéder à la mairie de Bayrou

Macron interpellé, mais aussi président entravé

La presse monte en épingle certains faits, mais en dissimule d'autres

Résultat de recherche d'images pour "Pau avocats en colere"Le Français ont eu le droit de savoir qu'un professeur a interpellé Macron à Pau, le 14 janvier 2020. Ce qui est escamoté est d'une toute autre gravité : le président a dû renoncer à mettre les pieds dans l'hôtel de ville, après avoir inauguré...un bus écologique. L'accès à la maison du peuple lui était interdit par des hommes de loi que le président entend contraindre sur le sujet de la réforme des retraites. 

Plusieurs dizaines d'avocats en robe noire portant une banderole "Avocats en colère" se sont rassemblés devant la mairie de Pau
La présentation que l'AFP donne des faits est à cet égard particulièrement cocasse, mais symptomatique de la désinformation instaurée par le régime: L'agence de presse écrit : "Ils ont attendu en vain le chef de l'Etat." L'explication qu'elle ne daigne pas fournir est embarrassante en effet.

Le président est tellement apprécié , selon Elabe, qu'il est 'persona non grata' à la mairie. Son long trajet en jet pollueur se sera ironiquement soldé par l'inauguration d'un bus écolo !

Les avocats avaient été tenus à distance du palais Beaumont.

Les avocats de Pau manifestent sur les marches du palais de justiceRéunis notamment par le syndicat des jeunes avocats (UJA),ils avaient tenté sans succès de s'approcher de la salle où se tenait une table ronde sur l'écologie dans les territoires, bouclée par les forces de l'ordre, rapporte incidemment une journaliste de l'AFP présente au centre de congrès de Pau, qui fut casino municipal quand la FDJ (l'Etat) n'avait pas encore raflé la mise.
Les avocats palois ont protesté le 5 décembre. Le bâtonnier Jean-Philippe Labes avait alors expliqué que cette réforme ne doit en rien concerner les avocats "car notre caisse de retraite n’est pas un régime spécial. Nous sommes sous un régime autonome. Les avocats financent leur retraite sur leurs fonds propres, sans passer par le régime général. Un système qui par ailleurs est excédentaire. Or, dans le projet du gouvernement, notre caisse autonome disparaît, ce qui n’a aucune légitimité parce qu’on n’impacte en rien le fonctionnement des autres systèmes de retraite".
Le 14 janvier, c'était "le premier déplacement d'Emmanuel Macron en France depuis le 22 novembre à Amiens (Somme). Le président de la République n'est pas allé sur le terrain depuis le début du conflit sur les retraites. Son retour ne se fait pas n'importe où, mais à Pau (Pyrénées-Atlantiques), la ville de François Bayrou", explique la journaliste Anne Bourse, présente sur place. Et pourtant, le déplacement - reporté - sera marqué par plusieurs affronts

La réponse du berger républicain à la bergère jupitérienne ne s'est pas fait attendre.
"Avec une petite manifestation d'avocats en colère et un échange tendu avec un enseignant," mentionne l'AFP, à la limite du mépris. Libération rapporte en quelques mots que les avocats rassemblés en robe devant la mairie de Pau ont attendu en vain la venue du président qui a préféré les éviter...
La presse mettra le focus sur son interpellation - au demeurant courtoise - par un "professeur de maths de collège", à son arrivée. L'enseignant lui a demandé de "retirer" sa réforme des retraites et la presse en a fait un fromage, en sorte de passer sous silence la difficulté du locataire de l'Elysée de circuler en France sans se faire apostropher et entraver

Bien que détenus par des hommes d'affaires multi-millionnaires - Libération en 2 (Niel et Pigasse), Le Figaro en 3 (Dassault), Le Monde en 4 (Niel et Pigasse, encore) ou Les Echos en 9( LVMH) -, les organes de presse subventionnée ont choisi de s'attarder sur la volonté du président de se démarquer de ses sujets illettrés, ces "gens qui ne sont rien", à parler la langue vernaculaire du pays. C'est ainsi que, tel un vulgaire débatteur LREM ou la porte-parole franco-sénégalaise Ndiaye, Macron lui reprocha de tout mélanger, mais en des termes d'un autre siècle : "Vous mélangez tout; vous patachonnez dans la tête" [vous déraillez, ce qui est lourd de sens à la SNCF ces dernières semaines], lui a reproché le président de tous les Français.

Des engagements flous et une élection par défaut, la démocratie file un mauvais coton.
 Résultat de recherche d'images pour "Pau avocats en colere""Non, la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens-là [cadeau aux cyniques et aux fainéants? Non, les riches de BlackRock, en l'espèce !], car les gens seront obligés de prendre des (retraites) à côté, regardez les enseignants", a poursuivi le professeur. "C'est faux", a contesté, laconique, le président qui prétend "en même temps" que sa réforme n'a pas fait l'objet de la pédagogie nécessaire et que ses électeurs ont voté pour qu'il mette en oeuvre sa promesse de campagne ! Echange "vif", qui s'est conclu par une poignée de main. 

VanHool est une société familiale belge...
les transports écologiques "made in France" attendent toujours !
Les grévistes de la RATP y sont-ils pour quelque chose ?
François Bayrou a ensuite présenté au président un nouveau bus à hydrogène récemment entré en service dans sa ville, à bord duquel il a circulé sur quelques dizaines de mètres. 
Alors qu'il inaugurait ce bus à hydrogène, le dépôt de bus était bloqué par des grévistes, rapporte franceinfo. Succintement. Rouler écolo, la ville de Pau s'y est engagée : huit BHNS (bus à haut niveau de service) sont en service depuis le mercredi 18 décembre. Leur particularité : ils roulent à l'hydrogène. Aller à pied à la mairie de Pau est plus compliquer pour le président En Marche !


mardi 14 janvier 2020

Retraites : Macron interpellé par un enseignant à Pau

Ce professeur lui a demandé de se garder sa réforme des retraites

Lors de sa visite déjà reportée à Pau, le président élu par refus de Marine Le Pen a dû avoir un échange musclé, de ceux que Macron tente d'éviter en gardant secret les dates de ses déplacements

Pierre Coste, professeur de mathématiques, a dit  à Macron tout le mal qu'il pense de sa réforme des retraites
(Palais Beaumont à Pau, le 14 janvier 2020)





Macron s'est fait harponner par un intervenant imprévu par les services de l'Elysée, voire indésirable, à  peine arrivé à Pau, Pyrénées-Atlantiques, pour une table ronde au Palais Beaumont sur l’écologie, ce mardi 14 janvier.

"Vous patachonnez dans la tête"
Le président de la République a dû s'arrêter pour entendre Pierre Coste, professeur de mathématiques et membre du Snes-FSU, syndicat dominant d'enseignants, proche de la gauche extrême. Durant l'accrochage, rapporté par le quotidien Sud Ouest , l’enseignant a lancé à Macron : Ce n’est pas en donnant la légion d’honneur à BlackRock qu’on est exemplaire, faisant ainsi référence à la promotion dans la légion d’honneur du patron du gestionnaire d’actifs BlackRock France, Jean-François Cirelli. Vous mélangez tout, vous patachonnez dans la tête, lui a rétorqué l'ex-banquier.

"la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens, assène Pierre Coste  assurant que les gens vont être obligés de cotiser à côté. Faux, selon Emmanuel Macron.

Une seule option : "le retrait complet de la réforme". 
Appelé par Sud Ouest à commenter l'échange, Pierre Coste confirme avoir voulu attirer l’attention de Macron sur sa réforme des retraites ainsi que sur les conditions de travail des enseignants et lui demander le retrait complet de la réforme.

L’enseignant n'aurait pas dû être là ! 
Il ne doit le privilège d'avoir pu exposer les raisons de son rejet au président qu'au fait d'être élu local. Il a pu accéder au Palais Beaumont grâce à une accréditation : "Je siège au syndicat des transports de l’agglomération paloise ,car je suis conseiller municipal à Morlaas," précise-t-il.

"Je ne le [Macron] crois pas un instant", gronde-t-il.
Quant au contenu de leur échange vif, le professeur de mathématiques dévoile : Emmanuel Macron m’a répondu que la situation des enseignants s’améliorait […] et qu’ils allaient être les grands bénéficiaires de cette réforme des retraites", mais "je ne le crois pas un instant". L’enseignant poursuit : "Il est resté sur ses positions. Je l’ai invité à venir voir comment ça se passe dans mon collège."

Le langage désuet du tenant paradoxal d'un "monde nouveau" 

Pratiquant d'une langue archaïque, le quadra marié à une sexagénaire recourt à un vocabulaire que les jeunes et les anciens n'emploient plus depuis des lustres et le président d'un autre âge a récidivé, ce mardi 14, à l'occasion d'un déplacement dans le Béarn de Bayrou, à Pau dont le centriste fut le maire MoDem, mais qui lui bat froid, lui aussi, depuis que le président en peau de lapin dépose ses propres coucous LREM dans ses nids MoDem.

Au conseiller municipal de Morlaas, où le professeur enseigne au collège, un gréviste d'extrême gauche qui l'apostrophait, le locataire de l'Elysée lui objecta : "Vous patachonnez dans la tête !  Vous mélangez tout, cela n'a rien à voir." Ce que ripostent aussi ses élus envoyés débattre sur les plateaux de radio et de télévision, mais pris au dépourvu et traités comme des "gens qui ne sont rien", puisqu'ils se voient accusés de ne rien comprendre et de se livrer à des amalgames. 

Internet indique que le verbe 'patachonner' renvoie à de très rares occurrences. Autrement dit, le mot est tombé en désuétude et n'est plus compréhensible que des passéistes. Le mot a bien existé dans la langue française, mais son usage remonte à la période dite de la 'Belle Epoque' , à la fin du XIXe  siècle, pour dire "errer".

En clair, Macron accuse l'enseignant de "divaguer"... 

"Patachonner signifie errer sans rationalité, traduit la sémiologue Mariette Darrigrand en français intelligible. Par extension, cela peut vouloir dire être un peu fou. Ce terme peut également avoir une connotation sexuelle : mener une vie de patachon, c'est être un jouisseur…"

Selon L'Observatoire Des Mots, l'expression a été principalement prisée dans le milieu journalistique et littéraire, par exemple chez les critiques de théâtre ou dans les chroniques de vie nocturne. "Ce n'est pas de l'argot, au contraire, rappelle-t-elle. La langue est tenue. En revanche, c'est extrêmement daté."

Le réformiste des retraites a-t-il puisé ce terme dans les expressions chères à sa grand-mère? On dit que c'est d'elle plutôt que de sa femme qu'il tient les termes surannés, déjà sortis du formol, de "carabistouilles" et "poudre de perlimpinpin".  

Tout interlocuteur en désaccord "zigzague dans sa tête," selon Macron
Le mathématicien béarnais "mélangeait beaucoup de choses", comme s'il était en incapacité de suivre les "chemins de la raison", commente la spécialiste. "Il zigzague en quelque sorte dans sa tête".

Sur le fond, le quadra apparaît déconnecté
Sa langue confirme qu'il est "à côté de la modernité, de la vraie vie, voire d'être arrogant et élitiste", estime Mariette Darrigrand. "La politique, ce n'est pas que de la raison : c'est aussi de l'émotion." 
Un terrain en friche, un terrain vague, sur lequel le quadra sans enfants n'a jamais appris les beaux sentiments, ni les mots pour les exprimer. Son lexique reflète le personnage, sec et stérile.

samedi 14 septembre 2019

Acte 44 des Gilets Jaunes: 8.500 manifestants au total et près de 2.000 rien qu'à Nantes ...

Le point sur la mobilisation, région par région

Plusieurs cortèges de Gilets Jaunes ont défilé ce samedi un peu partout en France pour ce 44e samedi de mobilisation



La place de la Bourse, point habituel de rassemblement des gilets jaunes à Bordeaux.
Bordeaux, chez Juppé, ce samedi 14 septembre 2019 




Selon le 'Nombre jaune', les contestataires de la politique de Macron ont été 8.500 en France.

Pays de Loire

A Nantes, quelque 1.800 personnes ont manifesté dans les rues de la ville, rapporte France Bleu Loire Océan. Un appel national à manifester avait été lancé. 
Résultat de recherche d'images pour "acte 44 Gilets Jaunes Nantes"Des tensions entre les forces de l'ordre et les manifestants ont été enregistrées : 30 personnes ont été interpellées, des vitrines cassées ou taguées. 

La police de Loire-Atlantique affirme de son côté avoir découvert 22 cocktails Molotov en préparation dans un conteneur poubelle, des bombes agricoles abandonnées au Jardin des Plantes.

Une centaine de parapluies ont également été saisis. 
Gilets jaunes en France: 400 manifestants à Nantes, 18 interpellations lors de l’acte 44 des Gilets jaunesCes parapluies permettent aux activistes du Black Bloc de "changer de tenues vestimentaires", explique la police nationale sur Twitter. 
Les forces de l’ordre sont sous tension, alors que le cortège est "dispersé en groupes épars", ce qui rend difficile les interventions. Un gendarme a été blessé, indique également la police.

Ile-de-France

Dans la capitale, environ 500 personnes, encerclées par des forces de l'ordre en surnombre, ont défilé dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, près de la Tour Eiffel, où elles se sont dispersées dans l'après-midi.

Résultat de recherche d'images pour "acte 44 Gilets Jaunes Orly"A l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), une centaine de Gilets Jaunes anti-capitalistes ont manifesté en début d'après-midi contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Occitanie
A Pau, ce jour
A Pau, ville de Bayrou, complice de Macron, quelques échauffourées entre Gilets Jaunes et forces de l'ordre ont eu lieu, indique France Bleu Béarn. Plusieurs manifestants ont été aspergés de gaz lacrymogène, alors que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, était attendu à la Foire de Pau.

A Perpignan, une quarantaine de Gilets Jaunes, selon la police, se sont invités au festival de photo-journalisme 'Visa pour l'image', ce samedi. Ils ont manifesté pacifiquement à l'intérieur du couvent des Minimes, rapporte France Bleu Roussillon.

Nouvelle-Aquitaine

A Châtellerault, dans la Vienne, début du rassemblement pacifique des Gilets jaunes. 200 personnes sont réunies près du rond-point dit "de la Main jaune".

Auvergne-Rhône-Alpes

A Lyon, quelques centaines de personnes sont venues, malgré l'interdiction de manifester. Le cortège a été repoussé à l'extérieur du cœur de la ville par des forces de l'ordre en nombre et a dégrossi au fil des heures. 
La préfecture dénombre 9 interpellations pour "attroupements illégaux en vue de commettre une infraction et port d'armes illégal". 
Des conséquences sont a signaler sur la circulation. Le tunnel de Fourvière, en direction de Marseille, a été fermé pour limiter l'afflux de manifestants sur Lyon, la ville de l'ancien ministre de l' Intérieur de Macron.

Résultat de recherche d'images pour "acte 44 Gilets Jaunes Toulouse parapluie"Par ailleurs, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Toulouse, photo ci-dessus et ci-dessous, où ils étaient 1.500, mais aussi à MarseilleMontpellier ou Bordeaux.

samedi 9 septembre 2017

Contrats aidés: le déplacement de Philippe à Pau perturbé par des manifestants

Le premier ministre de Macron, hué et sifflé par des Français mécontents  

Une centaine de personnes a manifesté son mécontentement des mesures prises par le gouvernement

Des membres des Calendreta (écoles immersives en langue occitane) ont dénoncé la fin "brutale" des contrats aidés décidée par l'exécutif pour 2018, lors de l'inauguration samedi de la foire de Pau par le premier ministre Edouard Philippe"Nous déplorons l'arrêt brutal des contrats aidés à la veille de la rentrée," a déclaré Nathalie Cazenave, membre de la fédération, défendant "un des maillons indispensables pour assurer notre mission".

Le Premier ministre,
proche d'Alain Juppé, accompagné de 
François Bayrou, maire de la ville, ex-ministre démissionnaire de son gouvernement, le patron du MoDem ont été fraîchement accueillis par des opposants rassemblés à l'entrée de la foire annuelle de Pau
 
Dans le groupe hétéroclite de manifestants figuraient des élus du Bassin d'Oloron protestant contre la fermeture de la maternité d'Oloron-Sainte-Marie programmée en 2018, des représentants de la FDSEA réclamant la mise en place d'un plan d'accompagnement des éleveurs de palmipèdes, ainsi que des militants de la CGT. "On est tous des fainéants !", a lancé l'un des extrémistes de gauche, faisant ainsi allusion aux propos polémiques du président Macron en Grèce. 
"Le Premier ministre nous a dit qu'il faut convaincre Bruxelles d'autoriser la France à verser ces aides", a-t-il poursuivi. "Il semble conscient de ces enjeux. N'oublions pas que les agriculteurs sont depuis plusieurs mois sans revenu", a-t-il ajouté.

Philippe et son escorte ont été accueillis par des huées et des sifflets

A l'intérieur de la foire, d'autres manifestants ont scandé des slogans hostiles à son encontre. "Loi Travail, non non non ! Rendez-vous le 12 !", a lancé l'un d'entre eux, en référence à l'appel à une manifestation le 12 septembre contre le projet de réforme de droit du travail. 

19 délégations avaient demandé un rendez-vous à Edouard Philippe. 
Seule celle de la FDSEA a été reçue par le Premier ministre, en rendez-vous "au débotté" à son arrivée à l'aéroport de Pau, samedi matin. 

Des élus ruraux de Pyrénées-Atlantiques avaient également décidé de boycotter la visite d'Edouard Philippe, mécontents de ne pas avoir obtenu de rendez-vous avec lui pour évoquer leurs inquiétudes sur l'avenir des petites communes. L'ancien candidat à la présidentielle et toujours député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a suivi Edouard Philippe et son ancien compagnon François Bayrou dans les allées de la foire. "Je vais voir si le Premier ministre me reconnaît. J'ai été député avec lui", a-t-il raillé.

Le vendredi 01 septembre 2017, a
lors qu'il se montrait à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne, parce que son maire est Benoist Apparu, un juppéiste, comme Edouard Philippe, le premier ministre avait déjà été copieusement sifflé à son arrivée par des représentants de la CGT.

VOIR et ENTENDRE
les huées - dont des "assassin" - et les sifflets pendant le face à face tendu avec une représentante de la CGT :  
"Qu'est-ce que vous nous cachez ? Il y en a ras-le-bol !" l'a interpellé la cégétiste ajoutant : "on a souffert avec Hollande. On a souffert avec Sarkozy. Ça suffit ! Les gens sont en colère. Ça suffit".
"Calmez-vous madame" a débord demandé le Premier ministre avant de lui expliquer : "Madame, vous dîtes : "Qu'est-ce que vous nous caché ? Rien. On ne va rien cacher. On va à l'objectif qu'on s'est fixé".

vendredi 19 mai 2017

François Bayrou, actuel garde des Sceaux, mis en examen par le tribunal de Paris

Affaire El Sistema : François Bayrou, convoqué au tribunal de Paris

Mis en examen pour diffamation dans l’affaire El Sistema, 

le nouveau ministre de la Justice du président du renouvellement des moeurs politiques par la moralisation très dans l'air du temps de la vie publique est "cité à comparaître" ce vendredi 19 mai 2017, devant le Tribunal de Grande instance de Paris.

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a fermé les yeux

Depuis le 3 avril, il est connu de tous, sauf de la HATVP, que la juge d’instruction chargée du litige avec El Sistema a rendu son ordonnance dans laffaire de diffamation entre l’association El Sistema France et François Bayrou. La juge d’instruction chargée du dossier a rendu l’ordonnance de renvoi du maire de Pau devant le tribunal correctionnel.

En matière de diffamation publique, les instructions sont sommaires et n’abordent pas le fond du dossier. La mise en examen est quasi automatique ; François Bayrou l’a été en novembre 2016. Passé cette ordonnance de renvoi, susceptible d’appel, le Parquet - qui est placé sous l'autorité de ...Bayrou, nommé par Emmanuel Macron - a trois mois pour citer le prévenu. On ne saura qu’à ce moment-là quand est fixée la date du procès. L’audience se déroulera devant la 17e Chambre du tribunal de Paris dont les délais de renvois avoisinent les douze mois en moyenne.

François Bayrou a été visé par une plainte d’El Sistema suite au conseil communautaire du 28 septembre 2015. Le président de l’Agglo y expliquait pourquoi il se séparait de cette association, à l’origine avec la mairie de l’orchestre El Camino.

"Je ne retire pas un mot," a lancé Bayrou. "Quand nous avons découvert qu’on voulait nous faire signer l’engagement de reverser à ces gens 8 à 15 % de tous les fonds publics et privés collectés pour l’orchestre d’enfants, nous nous sommes gendarmés", avait expliqué le maire MoDem de Pau, après sa mise en examen, paraphrasant sa sortie de 2015 : "Je l’ai dit et je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit."

Jeudi, après son renvoi devant le tribunal, le garde des Sceaux était toujours aussi sûr de l'issue du procès. "Je n’ai pas eu cette confirmation, mais dès que je l’aurai, j’avancerai devant le juge avec toutes les preuves que ce que j’ai dit était la vérité absolue."

L'Elysée avait certifié qu'il prenait le temps de soumettre les nouveaux ministres au contrôle de moralité exigé par le président Macron. 
Membres de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique:
la relève promise est-elle bien assurée ?

Pour justifier la nécessité d'un délai de 48h supplémentaires dans la composition du gouvernement Philippe, la presse dévouée à la gauche avait évoqué le spectre des affaires Thévenoud et Cahuzac planant donc encore sur la vie politique. Alors que la moralisation de la vie publique était l'un des points saillants de son programme, Emmanuel Macron, le nouveau président et "maître des horloges" auto-proclamé, a préféré reporter la fixation de sa liste de ministres (18 au lieu des 15 de Bernard-le-Bref Cazeneuve, son éphémère prédécesseur). Tout ça pour escamoter les difficultés de Bayrou, ministre d'Etat et garde des Sceaux, avec la Justice ? Avec la complicité des hauts magistrats de la Haute Autorité pour la transparence...

samedi 18 janvier 2014

Pau: l'UMP blanchit Bayrou de son bout de chemin avec le PS

Libération est amer : " Bayrou est devenu 'le candidat de l’UMP et de Nicolas Sarkozy' "

Une carrière politique vaut bien une messe !

Les incohérences des opinions de François Bayrou apparaissent au candidat PS, David Habib, dans l'alliance nouvelle entre l'UMP et le MoDem pour les municipales Pau.
François Bayrou joue son avenir politique national dans sa troisième tentative de conquête de la mairie de Pau détenue depuis 42 ans par le Parti socialiste. Le président du MoDem est donc allé à Canosa pour se  rallier à l’UMP.
Jusque-là hostile à un soutien de François Bayrou qui a contribué à l'élection de François Hollande en 2012, le président de l’UMP, Jean-François Copé, a finalement accordé sa pardon vendredi, donnant son accord à une alliance entre le candidat UMP, Eric Saubatte, 42 ans, qui incarne avec Nicolas Patriarche le renouveau de l’UMP sur la place paloise, et le président du MoDem.
"J’ai eu François Bayrou au téléphone, après Eric Saubatte, et j’ai indiqué à l’un et à l’autre que (...) cela a du sens de regrouper les forces qui voulent faire battre la gauche", a déclaré Jean-François Copé lors d’une conférence de presse à Rennes.
"Et donc c’est dans cet esprit que va se constituer une liste de rassemblement avec François Bayrou et Eric Saubatte", a-t-il poursuivi. "Je comprends que les choses ont évolué (...)", a-t-il ajouté, "même si bien sûr j’ai en tête (...) le choix qui avait été fait de François Bayrou de contribuer à la victoire de François Hollande".

Le président du MoDem, réélu le 15 janvier à la présidence du mouvement centriste et qui avait obtenu 9% des voix au premier tour de la présidentielle, avait annoncé son vote pour François Hollande au second tour.

François Bayrou, qui n’a plus de mandat électif depuis sa défaite aux législatives en 2012, s’est dit "heureux que la raison l’emporte". 
"Le choix qui est le mien est de ne pas faire une campagne de partis politiques, la mairie ne doit pas être partisane", a-t-il insisté, assurant qu’il conduirait "une liste de personnalités ayant des sensibilités différentes de la droite républicaine au centre gauche, en passant par le centre".

Une recherche de l'alternance républicaine

Peu après l’annonce,
Eric Saubatte a indiqué qu’il a  fait changer d’avis le président de l’UMP "en le tenant au courant des préoccupations locales".
Le "vote à l’unanimité" des membres de sa liste pour entamer des négociations avec Bayrou a en effet été "décisif" dans l'arbitrage du chef de l’UMP. "J’ai expliqué à Jean-François Copé que la participation de l’UMP à un grand rassemblement sur Pau nous donnerait toutes les chances d’obtenir la victoire et l’alternance dans cette ville", a-t-il poursuivi. Le Parti socialiste dirige la mairie de Pau depuis 1971 et la victoire historique alors d’André Labarrère qui régna sur la ville jusqu’à sa mort en 2006.

Eric Saubatte a précisé que la répartition des sièges au sein de la liste menée par François Bayrou "est en cours de négociation et se fera  en fonction des compétences et non des partis".
Plusieurs ténors de l’UMP, tels Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Pierre Raffarin, ont apporté depuis leur soutien à François Bayrou.


Alain Juppé avait notamment plaidé publiquement  l'alliance en accordant tout son soutien au président du MoDem s'il souhaitait se lancer dans les municipales. Échange de bons procédés, le MoDem girondin soutient l'ancien premier ministre pour un nouveau mandat de maire à Bordeaux.

Dans un sondage IFOP - Sud Radio - Sud Ouest, réalisé mi-novembre, François Bayrou arriverait en tête au premier tour à la tête d’une liste MoDem-UDI avec 29% des voix, devant la liste menée par le député PS David Habib (27%) et celle sans étiquette de Yves Urieta (16%), dissident socialiste, mais qui avait été soutenu aux législatives de 2012 par Nicolas Sarkozy. La liste menée par Eric Saubatte était arrivée en 4e position au premier tour et les 9% dont l'UMP avait été créditée dans cette ville socialiste seront nécessaires à Bayrou, au second tour.
Aux municipales de 2008, François Bayrou avait été devancé d’à peine 342 voix par la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou qui ne se représente pas. 

Pour le candidat PS, David Habib, le président du MoDem est devenu "le candidat de l’UMP et de Nicolas Sarkozy". "Je n’ai jamais cru à la posture d’indépendance de Monsieur Bayrou" et "les Palois vont ainsi constater que les engagements de Monsieur Bayrou ont une durée de vie très limitée", a-t-il polémiqué par communiqué interposé.

Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, s’est "réjoui" de son côté de cette alliance
"Ce soutien va dans le sens du large rassemblement UDI-MoDem-UMP que nous essayons de bâtir dans le plus grand nombre de villes possible".

mardi 29 mai 2012

Eva Joly met Hollande et Bayrou dans le même panier

Eva Joly déplore que Hollande n'ait pas parlé d'écologie au Bourget


Depuis le meeting de François Hollande en janvier au Bourget, certes l'aigre sexagénaire psycho-rigide ressasse, mais la magistrate retraitée met aussi en évidence les failles du discours de  Flamby 1er.
La candidate binationale d’Europe Écologie-les Verts a ainsi reproché à l’ex de de l'ex-ministre de l'Environnement, Marie-sEGOl'haine Royal de n’avoir "pas dit un mot d’écologie dans son discours".   L'eurodéputée en conclut que " cela me donne une obligation de résultat ! " Résultat ? 2,26% !

L’équipe de campagne de Hollande ne semble pas du tout motivée par les problématiques écologiques. Si en offrant des places de députés au parti écolo, le PS paraît déléguer tout en se donnant une image verte, il ne fait en fait que  s'en débarrasser. Et l'analyse de la Franco-Norvégienne reste d'actualité: "Lui, c'est le candidat classique de la gauche classique. Moi, je suis la candidate des solutions nouvelles et de la transformation écologique", affirmait-elle. "François Hollande croit toujours qu'il va redémarrer avec la croissance. Nous, nous savons que ce n'est pas vrai ", avait-elle surtout souligné.

Mais livrer Paris aux Verts ne constitue pas un acte écolo fort…  
Si le PS se soucie de l’écologie comme d'une guigne, alors pourquoi Europe Ecologie-Les Verts (EELV) passent-ils un contrat avec lui ? Est-ce naturel en effet de vendre son âme (?) en sacrifiant des centrales nucléaires au PS au nom de valeurs partagées qui n’ont strictement rien à voir avec l’environnement ? " Non cumul des mandats, parité, droit de vote des étrangers, fin des privilèges ", sont les seuls points de convergence entre les deux partis de gauche, comme  le souligne elle-même.
Finalement, les altermondialistes, pas plus que le PS, n’ont rien à faire de l’environnement. Leurs obsessions de bobos sont essentiellement ailleurs, politiques  et sociétales: mariage homo, légalisation des sans-papiers, etc...

L'éolienne du paysage politique a aussi déversé sa haine et son lisier de militante sectaire sur le candidat du Modem

L'ex-juge anti-corruption traita alors ce pauvre Bayrou d’imposteur méprisable.
Elle lui avait proposé un accord de désistement réciproque. Mais, au final, le fin stratège a préféré se donner à la "gauche molle", pensant que ça ferait moins mal. Sa posture méprisable ? "'Dire qu'on est un résistant, comme le fait François Bayrou dans son dernier meeting ". "D'où tire-t-il ce titre de gloire? Il n'a risqué sa vie nulle part. Ou alors la langue ne veut plus rien dire. A mes yeux, il s'agit, là, d'une imposture ", avait-elle lancé.
Et dans le genre "accord de désistement réciproque", la Ch'tite Aubry refusa de retirer la candidate socialiste pour faciliter le passage à Pau de la 5e roue de la présidentielle 2012 et,  brutalement, déniaisa Bayrou.

Au  cynique " Paris vaut bien une messe " d’Henri IV,  l’innovante Éva Joly ajoute " Paris vaut bien des réacteurs nucléaires " !

samedi 22 mars 2008

Municipales : des démocrates réfractaires à la décision des urnes

Mauvais perdants, les battus se rebiffent: 3 cas de recours en annulation
Les battus le sont souvent de justesse.
Une manière de jeter la suspicion sur les résultats du vainqueur, c'est le recours en annulation: la seule contestation qui vaille. Le but d'une éventuelle action en justice «ne serait pas d'invalider tel ou tel candidat, mais de déboucher sur l'annulation du résultat des élections». Le tribunal administratif dispose d'un délai de trois mois pour statuer, à compter de l'enregistrement de la réclamation au greffe. Cà ne coûte rien: accusez et il en reste toujours quelque chose.
Voyons les exemples de Corbeil-Essones, Pau et Perpignan.

Le PC, à Corbeil-Essonnes : battu par l'UMP Serge Dassault et pas content
Ce qui arrive quand on est battu de 170 voix (6.621 contre 6.451), au second tour des municipales, c’est qu’on conteste. . A Corbeil-Essonnes, le maire sortant Serge Dassault (UMP) est accusé d’"irrégularités" par le candidat communiste battu, Bruno Piriou, qui a annoncé le dépôt vendredi d’un recours en annulation devant le tribunal administratif de Versailles. Classique! Mais surprendre des communistes sur le terrain des irrégularités, ce serait en soi un exploit !…L'objectif à atteindre est de salir le vainqueur et de ternir l’élection pour les années et les élections à venir : peu importe la décision du tribunal, le PCF pourra toujours ressortir ses présomptions à des fins électoralistes, pendant des générations…
Piriou, qui assure n'être "ni procédurier, ni mauvais perdant", et il fallait bien le dire, dénonce néanmoins des "distributions d'enveloppes", des "intimidations", ce que S. Dassault dément formellement. D’autant que l’intimidation relève du subjectif : « Y m’a regardé !... »
Le PC Piriou avait lancé en début de semaine un appel à témoins –ce qui implique qu’il accuse avant même d’avoir rassemblé des preuves ou témoignages- mais a affirmé dès vendredi soir devant le conseil municipal disposer "d'attestations et de preuves irréfutables". Plus rapides que la police, Piriou and Co? Des preuves de militants ? Irréfutables, les preuves ou les militants ?
Il dénonce, encore et entre autres, des "achats de voix", des "pressions sur les électeurs", des "irrégularités de propagande". Il n’est donc pas allé faire un tour à Marseille, dans le 1er arrondissement de Patrick Mennucci, le porte-bagages- garde du corps de Sa Cynique Majesté Royal, dont nul ne saurait dire qui a formé l’autre…
Avant la réunion du nouveau conseil, qui a vu la réélection de Serge Dassault pour un troisième mandat, comme Gaudin à Marseille, une centaine de militants avaient été rassemblée, à l'appel des élus de gauche, pour brandir les cartes électorales ou des facs-similés pour les sans-papiers.
A l'extérieur de la salle du conseil, plusieurs dizaines de personnes ont donc scandé en choeur: "Ils ont triché!". "On a gagné!", leur ont répondu des partisans de Serge Dassault depuis l'intérieur de la salle. Deuxième refrain: "Dassault en prison!", "Piriou voyou!", ont tour à tour crié opposants et partisans du maire, présents en masse devant la salle du conseil, comme à l'intérieur. Ambiance garantie là où se trouve la gauche habituée à la manif de rue.
Au second tour, Serge Dassault a recueilli plus de 1700 voix de plus qu'au premier tour, tandis que Bruno Piriou a fait 200 voix de plus que la somme des suffrages des deux listes de gauche au premier tour. CQFD ?

Le MoDem à Pau : sur la liste de Bayrou, on est traumatisé
Jean-Paul Brin, l'avocat palois no5 sur la liste du MoDem battue aux municipales à Pau, a déposé vendredi un recours en annulation devant le tribunal administratif, selon non pas le cher maître, mais François Bayrou qui a cependant souligné qu'il s'agissait "d'une démarche individuelle". Elle n'émane donc pas de la tête de liste, commeon pourrait s'y attendre, quand c'est un chef qui prend ses responsabilités... Si vous arrivez à suivre…
Ce recours porte sur plusieurs présomptions d’irrégularités de campagne: d’une part, de faux tracts qui auraient pu être distribués dans l'entre-deux tours par n’importe qui –y inclus des socialistes- et d’autre part, une dénonciation de l'hebdomadaire gratuit "Les coulisses de Pau" qui, du point de vue des perdants, aurait pris fait et cause pour la candidature du maire sortant Yves Urieta, un UMP et ex-PS pourtant battu, à qui le crime supposé n’a pas profité. Mais alors, à qui ? Si vous prenez les prises de position de La Provence pour Guérini à Marseille, l'UMP Gaudin devrait pouvoir déposer un recours en annulation...
Sereine, comme Sa Cynique Majesté Royal et comme si de rien n’était, vendredi, la députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Martine Lignières-Cassou, 56 ans, s’est faite élire à la tête du conseil municipal de Pau. La capitale béarnaise reste donc aux mains du PS qui occupe le fauteuil de maire de manière ininterrompue depuis 1971. Bayrou est donc gros jean comme devant, mais surtout comme derrière : le PS ne lui a pas fait de cadeau !
Lors des municipales, la liste de gauche l'avait emporté sur celle du président du MoDem François Bayrou avec 342 voix de retard, sur plus de 36.000 suffrages exprimés. Le PS occupe désormais 35 sièges dans le nouveau conseil municipal contre neuf pour les amis de François Bayrou et cinq pour ceux d'Yves Urieta. C'est la faute au scrutin.
A son tour, le président du Modem François Bayrou envisage de saisir la justice pour annuler le résultat des municipales à Pau entachées de «manœuvres» diverses, selon des déclarations publiées le 20 mars par le quotidien La République des Pyrénées.
«Cette élection a été l'objet de manoeuvres en contradiction flagrante avec la loi électorale (...) elles doivent avoir une suite judiciaire», assure François Bayrou, candidat malheureux à la mairie de Pau. Dans les propos rapportés par La République des Pyrénées, le député béarnais, estime que «le résultat de cette élection a été faussé», comme probablement la présidentielle. «Il y a un écart de moins de 1% entre Martine Lignières-Cassou et moi-même ['moi-même', sic!], je n'ai aucun doute que les voix que je n'ai pas eues ont été influencées par ces manœuvres», ajoute François Bayrou. C'’est l' « annus horribilis » de Fanfan Bayrou!

Le PS à Perpignan: l'UMP Jean-Paul Alduy (UMP) réélu maire malgré un recours.
Elle s’y croyait déjà, Jacqueline Amiel-Donat (PS), qui à la tête de la liste d'union … gauche-MoDem (si, si !) au second tour des municipales à Perpignan, a présenté vendredi un recours en annulation du scrutin pour irrégularités, peu après la réelection du sénateur-maire sortant, Jean-Paul Alduy (UMP).
Mme Amiel-Donat a annoncé que son recours en annulation a été envoyé au tribunal administratif de Montpellier par fax, alors qu'une copie était déposée à la préfecture de Perpignan par maître Jean-Pierre Amadei.
Le recours de la liste gauche-MoDem regroupe une quinzaine de "griefs", dénonçant notamment l'utilisation de moyens de pression sur les fonctionnaires de la ville et les électeurs et des irrégularités lors des opérations de vote et de dépouillement, tel l'ajout de bulletins de vote et la manipulation des listes d'émargement avec l'ajout de signatures. Des témoins ?
Selon Mme Amiel-Donat, un contrôle partiel "et un simple décompte arithmétique des émargements et des enveloppes enregistrées lui auraient permis de noter sur seulement 4 des 66 bureaux, que le nombre des enveloppes était supérieur de 253 à celui des signatures", selon la perdante
"En outre, de nombreuses signatures constatées sont des croix", a-t-elle précisé, ajoutant: "C'est une preuve supplémentaire des fortes présomptions de bourrage d'urnes lors du scrutin de dimanche". Ou du niveau d’instruction de la population?… Que de respect !
Mme Amiel-Donat a été distancée dimanche de 574 voix par J.-P. Alduy, lors d'une triangulaire où le maire sortant a obtenu 45,48% des suffrages exprimés, contre 44,11% à la liste gauche-MoDem et 10,42% à la liste du Front national menée par Louis Aliot.
Mardi,
Réagissant aux accusations de la candidate PS, Jean-Paul Alduy a qualifié "d'inconcevable" la différence entre le nombre de signatures et le nombre d'enveloppes au 2e tour des municipales dénoncé par Mme Amiel-Donat et ses accusations selon lesquelles un président de bureau de vote aurait été trouvé en possession d'enveloppes et de bulletins dans ses poches et chaussettes lors du dépouillement dimanche. Il était peut-être socialiste, mais l’histoire ne le dit pas…
Le maire élu a déclaré : "Poursuivant sa désinformation systématique entreprise depuis les résultats du 2ème tour des élections municipales de Perpignan (...) elle a manifestement opéré une confusion en comparant les émargements du 1er tour avec le nombre de votants du deuxième tour". "Comment expliquer cette nouvelle confusion aussi grossière de la part de Mme Amiel-Donat ? Soit Mme Amiel-Donat s'est encore trompée, soit elle a menti", ajoute-t-il.
Tandis que J.-P. Alduy était reconduit dans ses fonctions vendredi matin par le nouveau conseil municipal, par 41 voix contre 2 à Louis Aliot (FN), la liste de gauche et du MoDem, demandait la démission du conseil et "une nouvelle élection après un scrutin marqué d'irrégularités", et refusait de participer au vote.
"J'ai confiance dans la justice pour apprécier les irrégularités mais aussi la diffamation et les atteintes faites à mon honneur", a-t-il ajouté, sous les applaudissements de 300 de ses partisans massés dans la mairie.
Au même moment, 200 partisans de la liste ... gauche-MoDem selon la police, 400 selon les membres de la liste, vêtus de noir, s'étaient réunis devant la préfecture, protégée comme la mairie par des dizaines de policiers, pour "porter le deuil de la démocratie".

Accepter la décision des urnes, est-ce donc anti-démocratique ?